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Accueil du site > Actualités > Société > Combien de glyphosate avez-vous dans le corps ?

Combien de glyphosate avez-vous dans le corps ?

On aimerait bien que nos candidats à la présidentielle en parlent davantage : pourquoi donc chaque pays européen ne devrait pas pouvoir décider d’autoriser ou non les produits de Monsanto, du Roundup au MON810, sur son territoire  ? Nouvel argument : la présence de glyphosate dans nos corps, démontrée par les partisans d’une pétition que j’ai signée et que je vous recommande vivement de signer également.

 

12,5 fois la concentration admissible dans l’eau dans les urines !
 
Merci à Générations Futures d’avoir conduit une opération aussi parlante ! Une dizaine de personnalités ont donné un échantillon à l’association pour tester la présence de glyphosate. Le résultat est sans appel : la molécule active du Roundup de Monsanto est présente dans 100% de l’échantillon, à une concentration qui équivaut à 12,5 fois le maximum autorisé dans l’eau, la palme revenant à l’ancienne ministre Delphine Batho, avec 32 fois plus  ! Bien sûr, la concentration dans l’eau et celle dans les urines n’est pas pleinement comparable, mais cela n’en reste pas moins inquiétant étant donné qu’une agence de l’OMS avait classé la substance « cancérogène probable  » en mai 2015.
 
 
Malgré tout, mi-2016, la commission européenne avait prolongé l’autorisation du glyphosate de 18 mois, et comme une agence européenne, l’ECHA, a jugé que le produit ne présentait pas de risque il y a quelques semaines, la réautorisation semble acquise, d’autant plus que les instances de l’UE sont en général assez acquises aux causes de Monsanto & Co. Mais 60 ONG ont dénoncé des conflits d’intérêts et l’opacité des études non publiées qui absolvent le glyphosate, alors que celle qui l’avait classé « cancérogène probable » était fondée sur des études publiques. Bref, il nous reste un moyen d’agir : en parler, le plus possible, et signer l’ICE, même si cela est contraignant  !
 

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45 réactions à cet article    


  • JL JL 11 avril 13:12

    ’Le glyphosate est plus souvent présent dans les produits sans sucre, le maïs, le soja et le blé, et responsable du gène du cytochrome P450, la production de l’enzyme inhibitrice dans le corps. Les enzymes CYP jouent un rôle crucial dans la détoxication de certaines substances, comme les médicaments, les substances cancérigènes, et les pesticides. En inhibant ce processus de désintoxication naturelle, le glyphosate renforce systématiquement les effets néfastes d’autres toxines environnementales qui nuisent à l’organisme. Ceci, à son tour, perturbe l’homéostasie, augmente l’inflammation, et mène à une déconstruction lente du système cellulaire. Les toxines s’accumulent dans l’intestin au fil du temps et se décomposent à travers les parois intestinales, infiltrant le sang, et passe dans le cerveau, endommageant la fonction neurologique.’’
     
     Faut-il y voir la cause des épidémies de maladies neurologiques, Parkinson et autres ?

    • malitourne malitourne 11 avril 13:40

      @JL
      Vous avez fait un bilan de santé pour Jean-Luc ? Le fait qu’il se trompe quand il vote au parlement européen vient peut-être de troubles neurologiques ! 


    • Descartes Descartes 11 avril 14:11

      @JL
      le site que vous donnez est peu crédible.
      les cytochromes P450 sont des enzymes qui permettent notamment la métabolisation des médicaments. ce n’est donc pas une enzyme inhibitrice à ce propos.
      si le glyphosate agit, ce n’est donc pas de la façon indiquée.

      en plus, dans la plupart des cas, un médicament pris per os passe par la veine porte (comme tout ce que vous mangez) vers le foie où sont massivement synthétisées ces enzymes, ainsi que d’autres. il n’y a pas accumulation dans l’intestin, donc.

      mais ce n’est pas à dire que le glyphosate est sain. je me dis bien que si des lobbys en veulent la vente alors que des études montrent son danger...

      (je suis étudiant en médecine, croyez-moi ou non).


    • JL JL 11 avril 14:34

      @Descartes
       

       Je reconnais que la phrase est mal construite. Mais je crois que la conclusion est bonne : tous ces poisons sont une calamité, et si en plus l’un d’entre eux empêche notre organisme de les éliminer au fur et à mesure, je me dis que la machine agro-alimentaire est décidément diabolique.

    • Descartes Descartes 11 avril 14:49

      @JL
      oui, là-dessus, pas de problème : je suis de votre avis !
      et puisque vous soutenez Mélenchon, j’imagine que votre ennemi à vous aussi est le Capital.
      sachons bien que tout cela est dans la logique du Capital ! car des gens malades, ce sont des gens qui consomment davantage de biens et services de santé, faisant tourner la machine capitaliste...

      bien que je soutienne Asselineau, je n’oublie pas que le grand destructeur est le Capital.

      quelques conseils si on veut éviter le plus possible le glyphosate (notamment), il faut utiliser le plus possible des produits BRUTS et les cuisiner soi-même, utiliser du coton biologique ou employer d’autres méthodes pour les oreilles, etc., choisir des vêtements avec précaution et éviter les moins coûteux car le risque y est potentiellement plus élevé, vivre à distance de toute zone d’épandage, utiliser du savon de Marseille naturel (lire composants) pour sa lessive (en plus, c’est moins cher...)...
      y’aurait tellement à dire !
      bon après, c’est au petit bonheur la chance.


    • JL JL 11 avril 15:36

      @Descartes
       

       ’’il faut utiliser le plus possible des produits BRUTS et les cuisiner soi-même’’
       
       Il semble que même les farines bio en contiennent, hélas.

    • Descartes Descartes 11 avril 16:01

      @JL
      oui, c’est probable.
      mais l’éventualité ou concentration est inférieure à celle des farines non bio, a priori !


    • JL JL 11 avril 18:33

      @Descartes
       

      ’’ employer d’autres méthodes pour les oreilles’’
       
       Y aurait-il un lien avec les acouphènes ?

    • Descartes Descartes 11 avril 18:50

      @JL
      franchement, je ne sais pas, désolé.


    • Descartes Descartes 11 avril 18:54

      @JL
      si j’ai dit ça, c’est pour éviter l’exposition aux phyto-sanitaires, puisque les cotons sont souvent traités. rien de plus !


    • Osis Osis 11 avril 13:36


       
      Les états ont voté majoritairement contre ...
      Les bureaucrates eurocrates sont passés outre et nous imposent ces poisons...

      Il faut impérativement quitter cette Europe mortifère.

      La blonde illettrée à l’immunité parlementaire européenne ne le fera pas, on s’en doute...
      Hélas, pas plus que Monsieur Mélanchon, ce que je regrette profondément.

      Quitter l’Europe, cela se mérite...
      Il faut juste savoir pour quoi l’on vote. Pour qui est secondaire, seul le but compte.

       
       


      • JL JL 11 avril 15:40

        @Osis
         

         vous pouvez voter Asselineau et prier pour qu’un miracle se produise.
         
         On peut aussi voter pour la FI : le pouvoir au peuple.
         
         Ce n’est pas la France qui doit quitter l’Europe, les Français y sont chez eux ; ce sont les politiciens qui ont installé l’UE en France qui doivent dégager.

      • Osis Osis 11 avril 17:31

        @JL

         « vous pouvez voter Asselineau et prier pour qu’un miracle se produise. »


        En fait, nous sommes très proche l’un de l’autre...

        Moi, j’attends un miracle...
        Vous, vous rêvez sur ce que ferait Monsieur Mélanchon...


        Je vais voter Asselineau, parce que pour moi, l’urgence c’est de quitter l’Europe et sa monnaie de singe, et surtout, surtout, quitter l’Otan qui nous entrainera indéfiniment dans des guerres iniques et sans fin.
        Bientôt nous devrons les suivre en Corée...

         


      • Vipère Vipère 11 avril 17:50

        @Osis

        Avant de voter Asselineau, allez mettre un cierge à Lourdes et priez Sainte Rita, la patronne des causes désespérées ... smiley un miracle est toujours possible, quoique je ne parierai pas là dessus personnellement  !


      • JL JL 11 avril 18:36

        @Osis,

         
         mais non, nous ne sommes pas proches : un miracle c’est un miracle, ce n’est pas une probabilité même minime.

      • Osis Osis 11 avril 19:03

        @JL

        mais non, nous ne sommes pas proches : un miracle c’est un miracle, ce n’est pas une probabilité même minime.

        Mais une rêve tourne vite au cauchemar avec un socialiste eurocrate.(pléonasme, je sais...)
         

         

        PS
        C’est tout de même votre candidat ministre de Jospin qui a contribué, entre autre, à privatiser les autoroutes...

        Une peu de mémoire SVP...


      • Osis Osis 11 avril 19:08

        @Vipère

        Et ??


      • foufouille foufouille 11 avril 19:16

        @Osis

        agenouilles toi devant le nouveau, fils du dieu tout puissant qui a un nouveau visage : asselineau.
        regardes la lumière de son fils te transfigurer !!!
        tu iras au paradis si tu écoutes la voix du messie asselineau.
        amen.


      • Osis Osis 11 avril 20:16

        @foufouille
         

         

         


      • kalachnikov kalachnikov 11 avril 15:48

        @ J-L

        « ce sont les politiciens qui ont installé l’UE en France qui doivent dégager. » : Mélenchon a voté lyriquement Maastricht, il est rincé pour promouvoir l’Ue vai des subventions, etc etc.

        Dont acte. DEGAGEONS-LE


        • Doume65 12 avril 00:00

          @kalachnikov
          « Mélenchon a voté lyriquement Maastricht »
          L’argument est faible. Il s’est trompé, il y a longtemps de ça, et il le reconnait. Le problème est surtout qu’il cherche avant tout (c’est lui qui le dit) à sauver cette UE pourrie (c’est moi qui ajoute le qualificatif).


        • Sparker Sparker 12 avril 00:19

          @Doume65
          Surtout ils se sont dit « on fait l’europe des marchés et le social viendra après », et il n’est jamais venu, laï laï laï laï...
          L’a mis du temps mais c’est barré quand même, merci à lui et à l’énergie qu’il y met.


        • zygzornifle zygzornifle 11 avril 16:12

          Avec Macron ou Fillon ce sera du Glyphosate matin midi et soir et dans le biberon des enfants la cantine et même le glyphosate allal embouteillé face a la Mecque pendant la prière , manger ou buvez 5 Glyphosate par jour et faites du sport c’est bon pour l’Europe et la mondialisation , c’est bon pour les labos qui croulent sous le pognon et glissent des enveloppes a nos politiques , c’est bon pour les médecins, les hôpitaux et les pompes funèbres ha putain que c’est bon .......


          • zygzornifle zygzornifle 11 avril 16:15

            Nafissatou Diallo a gagné contre DSK car on avait trouvé du Glyphosate dans son sperme ......


            • foufouille foufouille 11 avril 17:18

              c’est con de gober n’importe quoi.
              http://www.bunkerd.fr/chiffres-rassurants-rapport-flippant-la-methode-generations-futures/

              En somme, avec les données de Générations Futures, on trouve une consommation moyenne quotidienne de glyphosate, ramenée au poids de l’individu, d’au plus 0,25 μg/j/kg. Dans le pire cas trouvé par l’ONG, les mêmes calculs donnent 0,58 μg/j/kg. Ces résultats sont à comparer à une dose journalière admissible (DJA) pour le glyphosate de 0,5 mg/j/kg (précédemment estimée à 0,3 mg/j/kg) [4] [5]. On est au pire à 0,2% de la DJA, et c’est avec ça que Générations Futures fait peur ?! C’est tout simplement ridicule.

              C’en est d’autant plus ridicule que Générations Futures mentionne la possibilité de faire ce calcul, ainsi que les données nécessaires. C’en est d’autant plus ridicule que si l’on cherche “glyphosate urine” sur le Google (.com) ou sur Google Scholar, on tombe sur un article scientifique expliquant comment traiter les données urinaires sur le glyphosate, développant ce calcul, et expliquant que des résultats similaires à ceux dont on parle indiquent une absence de risque sanitaire [3]. C’en est d’autant plus ridicule que l’ONG remarque avoir des résultats comparables à ceux de l’étude allemande UNIRALE qui portait sur 2009 échantillons, et le BfR avait déjà remarqué que ces résultats indiquaient une consommation de glyphosate inférieure à un centième de la DJA [8].


              • Descartes Descartes 11 avril 18:48

                @foufouille
                c’est très moyen ce que vous nous sortez là.

                je ne sais si vous êtes capable de convertir les masses de molécules en quantité de molécule mais nous ne sommes pas à des niveaux non-négligeables, même au micro-gramme. on a des médicaments actifs aux doses que vous citez... (Un-Alfa, par exemple)
                aussi, le concept de DJA est un concept fallacieux et aisément manipulable. on a déjà remarqué que l’eau potable n’était pas toujours conforme en certaines communes ; il suffisait alors de modifier la DJA (ou concept approchant) et c’était réglé.
                classé probable cancérigène, les principes moraux de base devraient nous obliger à nous assurer que le glyphosate est sain car le simple fait de retrouver des traces de produits phyto-sanitaires est choquant pour tout individu et pousse forcément à l’interrogation mais aussi à la paranoïa (il ne faut pas le nier). la démarche d’attaquer les gens qui s’intéressent à la question est un procédé déplorable et on se demande même ce qui peut la motiver. en santé, ce n’est pas « tant qu’on n’a pas prouvé la toxicité, c’est open-bar » mais « tant qu’on n’a pas prouvé l’innocuité, surtout lorsqu’un risque quelconque a été démontré, ce doit être interdit le temps de réaliser des études approfondies. » car si on se retrouve malades dans 10 ans, ce sera un peu trop tard pour agir et le rigolo du site ne sera pas garant pour nous et même pour vous.


              • Osis Osis 11 avril 19:09

                @foufouille

                « c’est con de gober n’importe quoi. »

                Surtout du glyphosate...

                 


              • foufouille foufouille 12 avril 10:04

                @Descartes
                non mon vieux, la DJA est différente suivant les produits.
                pour certains, elle est de zéro, faible pour d’autres et importantes pour certaines comme pour la vitamine B6.
                continue tes études sans apprendre bêtement.


              • Descartes Descartes 12 avril 12:04

                @foufouille
                non mon vieux, la DJA est différente suivant les produits.

                aussi, le concept de DJA est un concept fallacieux et aisément manipulable. on a déjà remarqué que l’eau potable n’était pas toujours conforme en certaines communes ; il suffisait alors de modifier la DJA (ou concept approchant) et c’était réglé.

                aussi, le concept de DJA est un concept fallacieux et aisément manipulable. on a déjà remarqué que l’eau potable n’était pas toujours conforme en certaines communes ; il suffisait alors de modifier la DJA (ou concept approchant) et c’était réglé.

                aussi, le concept de DJA est un concept fallacieux et aisément manipulable. on a déjà remarqué que l’eau potable n’était pas toujours conforme en certaines communes ; il suffisait alors de modifier la DJA (ou concept approchant) et c’était réglé.


              • foufouille foufouille 12 avril 13:07

                @Descartes
                la DJA est basé sur des études scientifiques, comme pour la vitamine B6 qui a un effet secondaire réel à haute dose.
                c’est écrit sur la notice comme pour tous les médicaments.


              • Descartes Descartes 12 avril 13:26

                @foufouille
                le lien que je produisai ne parlait pas de médicaments mais de l’eau potable.
                on pourra retrouver la même chose dans d’autres produits sûrement.
                si il le faut et en catimini, on augmentera la DJA.
                par contre, oui, pour des médicaments, c’est différent. mais encore une fois, ce n’était pas mon propos. sur l’aluminium dans l’eau potable, on a augmenté la DJA.


              • Descartes Descartes 12 avril 13:28

                @foufouille
                de toute façon, votre propos est inepte.

                • en santé, ce n’est pas « tant qu’on n’a pas prouvé la toxicité, c’est open-bar » mais « tant qu’on n’a pas prouvé l’innocuité, surtout lorsqu’un risque quelconque a été démontré, ce doit être interdit le temps de réaliser des études approfondies. » car si on se retrouve malades dans 10 ans, ce sera un peu trop tard pour agir et le rigolo du site ne sera pas garant pour nous et même pour vous.

                si vous croyez l’auteur de l’article délirant que vous avez cité, allez acheter un peu de RoundUp et bon ap’.

                on se revoit dans 10 ou 15 ans, ok ?


              • foufouille foufouille 12 avril 13:55

                @Descartes
                c’est pareil pour l’eau, il existes des études scientifiques prouvant que tel dose de x produit est sans danger. c’est le cas des nitrates, phosphates, etc.
                c’est bizarre, il me semblait que c’était au programme des facs de médecines.


              • Descartes Descartes 12 avril 14:12

                @foufouille
                moi je parle du glyphosate.
                le site délirant cité montre bien qu’il y a un effet de ce principe actif chez une autre espèce.
                et on en revient au problème que j’exposai : la DJA est un concept aisément manipulable. si toutes les eaux ont été en contact de phyto-sanitaires, deux solutions : 1. on avertit la population afin de réduire l’exposition, on effectue IMMEDIATEMENT des actions de dépollution et on interdit les phyto-sanitaires ; 2. on relève la DJA.
                à votre avis, on va plutôt pencher pour quoi ?

                aucune étude sérieuse n’a montré l’innocuité du glyphosate.
                si vous êtes honnête (car vous avez sorti un article à charge), je vous dis : achetez du RoundUp et buvez.

                enfin, je suis certes étudiant mais pas encore docteur. j’ai encore à apprendre.


              • foufouille foufouille 12 avril 15:22

                @Descartes
                tu as encore beaucoup à apprendre si tu ne comprends pas que les autres espèces peuvent une quantité différente de x produit.
                certains insectes survivront sans problème à une très grosse irradiation.
                il existes des races qui font des tumeurs spontanés sans aucunes raisons connus, d’ailleurs utilisés par des escrolos.
                cela dépend également du mode d’administration et dans ce cas là, c’est sans danger à la dose donné par voie orale.
                et si c’est prouvé sans danger.
                il ne faut croire tout ce que disent certains écolos manipulateurs comme pour les labos ou encore certains médecins. surtout ceux qui donnent 100% de chance de guérison pour des maladies graves.


              • foufouille foufouille 12 avril 15:34

                @Descartes
                http://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_273§ion=pathologieToxicologie#tab_toxiExperi

                La toxicité aiguë du glyphosate est faible par voie orale. L’exposition par inhalation provoque des atteintes pulmonaires parfois sévères, des atteintes hépatiques et rénales. De légères irritations cutanées et de sévères irritations de l’œil ont été rapportées. 

                Le glyphosate présente une faible toxicité aiguë par voie orale avec des valeurs de DL50 supérieures à 2000, 5000 ou 8000 mg/kg (tests limites) chez le rat. Des signes généraux de toxicité incluant des difficultés respi­ratoires, une réduction de l’activité, de l’ataxie et des convulsions ont été observés.

                Selon la souche de souris testée, des DL50 supérieures à 2000 mg/kg, égales à 4000 mg/kg ou supérieures à 7500 mg/kg, ont été obtenues. Des cas de mortalité ont été observés à partir de 2500 mg/kg.

                Chez la chèvre femelle, la DL50 par voie orale est de 3530 mg/kg. Les signes cliniques notés avant la mort ont été les suivants : cessation de prise de nourriture, détresse abdominale, ataxie, diarrhée, néphrose tubulaire et modifications hématologiques et biochimiques.

                La DL50 par voie orale du sel d’isopropylamine est supé­rieure à 2000 ou 5000 mg/kg (tests limites) chez le rat. Elle est de 3669 mg/kg chez la souris et de 5700 mg/kg chez la chèvre.

                Par voie cutanée, la DL50 du glyphosate acide et de son sel d’isopropylamine est supérieure à 2000 mg/kg (test limite) chez le rat.

                Par inhalation, chez le rat, la CL50 du glyphosate acide et de son sel d’isopropylamine, après exposition de 4 heures, est supérieure à 5 mg/L, dose limite testée. Cependant, dans deux autres études, toujours chez le rat, il n’a pas été possible de générer une atmosphère suffisamment concentrée avec le sel d’isopropylamine pour atteindre cette dose limite. Voici les principaux signes cliniques notés dans certaines de ces études par inhalation : œdème, hémorragies et congestion au niveau pulmonaire, infiltra­tion de mononucléaires et congestion au niveau du foie, congestion et néphrocalcinose au niveau rénal.

                Irritation cutanée

                Des irritations cutanées légères sont parfois observées chez le lapin, aussi bien avec le glyphosate qu’avec son sel d’isopropylamine.

                Irritation oculaire

                Le glyphosate est sévèrement irritant pour l’œil du lapin : en moins d’une heure, une opacité cornéenne marquée et des lésions conjonctivales non réversibles à 21 jours sont observées.

                Le sel d’isopropylamine n’est, quant à lui, que légèrement irritant.

                Sensibilisation cutanée

                Les tests de Buehler, de Magnusson et Kligman, conduits sur le cobaye, n’ont pas mis en évidence de potentiel sen­sibilisant, que ce soit avec le glyphosate ou avec son sel d’isopropylamine.

                Toxicité subchronique, chronique [4, 7, 8, 10, 11]

                Les études subaiguës et subchroniques par voie orale montrent une toxicité faible du glyphosate.

                Chez le rat, dans les études subaiguës (30 jours ou moins) par voie orale, la dose sans effets la plus basse est de 50 mg/kg/j, avec les premiers effets apparaissant à 250 mg/kg/j : les modifications des paramètres biochi­miques et du poids du foie indiquent un impact hépa­tique ; les fèces molles et les diarrhées, associées à une réduction occasionnelle du gain de poids corporel et de la consommation alimentaire, suggèrent une irritation du tractus gastro-intestinal.

                Chez la souris, aucun effet n’est observé jusqu’à la plus forte dose testée de 800 mg/kg/j.

                Le chien supporte une dose de glyphosate de 1000 mg/kg/j par voie orale pendant 14 jours, voire, dans le cas de doses croissantes, jusqu’à 1000 mg/kg/j pendant 21 jours sans signe particulier de toxicité. Par contre, le sel d’isopropylamine induit chez le chien une sévère irritation du tube digestif (vomissements et diarrhée) à partir de 625 mg/kg/j.

                Dans les études subchroniques (3 mois) par voie orale, la dose de glyphosate sans effets sur le rat est de 150 mg/kg/j ; au-delà, des effets sur le foie et le tractus gastro-intestinal sont notés.

                Des lésions plus ou moins sévères des glandes salivaires (altérations cytoplasmiques, hypertrophies des cellules acineuses) ont été mises en évidence sur deux souches de rats et une souche de souris. Des études mécanistiques entreprises par le NTP [7] sur le rat F344/N et la souris B6C3F1 ont montré que le glyphosate pouvait se compor­ter comme un agoniste adrénergique de faible activité. Dans ces études, le niveau sans effets sur les glandes sali­vaires est de 507 mg/kg/j chez la souris, alors que chez le rat ces effets sont observés à toutes les doses (205 à 3393 mg/kg/j).

                Une exposition répétée au glyphosate par voie cutanée chez le lapin (21 ou 28 j) et chez le rat (21 j) n’entraîne pas d’effets systémiques : une irritation cutanée apparaît à partir de 5000 mg/kg/j chez le lapin, et à partir de 1000 mg/kg/j chez le rat.

                La toxicité subaiguë du glyphosate par inhalation chez le rat est faible : jusqu’à la plus forte dose testée de 3,8 mg/l d’air (exposition de 6 h/j, 5 j/sem pendant 2 semaines), ni une toxicité locale ni une toxicité systémique n’ont été notées.

                Dans les études disponibles, aucun effet neurotoxique du glyphosate n’a été mis en évidence.

                Effets génotoxiques [7, 8, 10]

                Le potentiel mutagène du glyphosate a été évalué dans de très nombreux tests in vitro et in vivo, qui n’ont pas montré d’effets génotoxiques.

                Le glyphosate n’induit pas de mutation génique, aussi bien dans les tests sur bactéries (test d’Ames sur S. typhimurium et E. coli) que sur cellules de mammifères (test sur lymphome de souris et test HGPRT).

                Deux études de cytogénétique in vitro sur lymphocytes humains et sur cellules ovariennes de hamsters chinois n’ont pas mis en évidence d’aberrations chromosomiques. Des résultats négatifs sont également observés dans les tests UDS conduits in vitro.

                Les tests in vivo (4 tests du micronoyau sur souris, 2 tests cytogénétiques sur moelle osseuse de rat et de souris) n’ont pas mis en évidence d’effets clastogènes, excepté dans un des tests du micronoyau sur moelle osseuse chez la souris où la dose la plus forte de 5000 mg/kg/j, administrée par gavage pendant 2 jours consécutifs, a provoqué une augmentation du nombre de micronoyaux.

                Cette augmentation n’est constatée que chez les femelles, et n’a pas été observée dans un autre test reconduit dans le même laboratoire et dans les mêmes conditions. La forte variation du nombre de micronoyaux dans les lots femelles testés et la possible cytotoxicité à la plus forte concentration suggèrent que ce résultat positif isolé pour­rait être dû au hasard.

                Des résultats négatifs sont également observés dans les tests du dominant létal chez le rat et la souris.

                Effets cancérogènes [7, 8, 10]

                Les différentes études de toxicité chronique réalisées n’ont pas mis en évidence de potentiel cancérogène pour le glyphosate.

                La toxicité à long terme a été étudiée dans plusieurs étu­des chez le rat et la souris. Peu d’effets ont été observés et, dans presque tous les cas, uniquement à des doses relati­vement élevées : au niveau hépatique (augmentation du poids du foie et des phosphatases alcalines chez le rat, hypertrophie des hépatocytes chez la souris), au niveau des glandes salivaires (augmentation du poids des glan­des avec modifications histologiques chez le rat), au niveau de l’estomac (inflammation de la muqueuse gas­trique chez le rat), de la vessie (hyperplasie de l’épithélium chez la souris) et des yeux (cataracte chez le rat).

                La dose de glyphosate à long terme, la plus basse, est de 31 mg/kg/j (étude à 2 ans chez le rat).

                Ces études n’ont pas mis en évidence de potentiel cancé­rogène pour le glyphosate.


              • Osis Osis 12 avril 15:35

                @Descartes

                Vous devriez croire ce bon Foufouille le Tamaloù sur parole.

                Certes il n’est pas médecin, dieu merci, mais en temps qu’hypocondriaque au dernier degré, il s’y connait tout de même un peu...

                Ne lui en veuillez pas, pendant qu’il fait le troll, il ne chougne pas, et cela soulage son entourage.


              • foufouille foufouille 12 avril 16:10

                @Osis
                j’ai mis les sources, si tu es trop lobotomisé pour comprendre je ne peut rien pour toi.
                continue surtout à gober les mensonges de certains écolos.
                moi, j’ai un dossier médical et une reconnaissance de handicap physique à 80% depuis 2004.


              • Descartes Descartes 12 avril 16:27

                @foufouille

                tu as encore beaucoup à apprendre si tu ne comprends pas que les autres espèces peuvent une quantité différente de x produit.
                je sais pas pourquoi vous me parlez de cela, sachant que je n’ai fait que parler de DJA et en précisant qu’elle a déjà été manipulée relativement à certains produits que l’Humain consomme.. !
                et puis, l’aspirine a des effets désastreux chez certains rongeurs, je le sais...

                *
                vous n’avez pas répondu : si toutes les eaux ont été en contact de phyto-sanitaires, deux solutions : 1. on avertit la population afin de réduire l’exposition, on effectue IMMEDIATEMENT des actions de dépollution et on interdit les phyto-sanitaires ; 2. on relève la DJA.
                à votre avis, on va plutôt pencher pour quoi ?
                *

                en tout cas, merci pour cette étude. pour tout vous dire, je ne m’étais jamais intéressé directement à la problématique du glyphosate (soyons honnêtes).
                mais aussi, puisque vous m’y avez forcé, j’ai reconsulté mes cours de première année.
                pour les médicaments (a priori consommés seulement par qui de besoin), il est effectué plusieurs études pré-cliniques obligatoires dont une portant sur le long terme impliquant deux espèces animales (un rongeur et un non-rongeur) exposés à des doses faibles/moyennes/fortes durant diverses durées (et la plus longue durée obligatoire d’exposition doit être de 6 mois).
                dans ce que vous me dites, on est assez loin de ce que je viens d’exposer (sauf sur la caractère cancérigène...), mais je reconnais que la dose employée est ultra-élevée.
                donc nous parlons d’une étude réalisée sur du très court terme à dose très élevée alors que notre environnement humain nous conduit à consommer du glyphosate sur du très long terme (sinon à vie) et nous devrions nous fonder sur cette étude qui tendrait à affirmer l’innocuité du glyphosate ?
                pour les médicaments, nous avons une exigence bien supérieure !
                donc même si pour le profane, cette étude est rassurante, à mon sens, ce n’est pas assez. on n’a, tout au plus, qu’un début de preuve d’innocuité.
                mais même si le glyphosate était soumis aux mêmes critères que les médicaments, il n’empêche qu’on n’est pas à l’abri de scandale, comme avec le Médiator, Vioxx, etc.

                je reste donc dans le camp des sceptiques : la preuve formelle de l’innocuité du glyphosate n’a pas été produite encore.


              • Descartes Descartes 12 avril 16:42

                @Osis
                en effet, la simple lecture d’une source, aussi prestigieuse soit-elle, ne suffit pas !
                j’espère l’avoir démontré dans mon précédent commentaire.

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