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Dernières nouvelles de la fin des temps...

Faut-il vraiment avoir très peur du moment où « l’idée même d’humanité » s’évanouira dans un monde sans lendemain ? Alors que les nations reprennent des couleurs à la faveur de ces vagues jaunes de refus du pire, « l’espèce non inhumaine » n’en poursuit pas moins sa marche au désastre. La fin de notre mode de vie hyperconsumériste et gadgetovore semble aussi inéluctable que l’approche du « mur de la fin de l’histoire » - et, bien sûr, l’échéance de notre propre mort, qu’elle soit individuelle ou collective.

 

Chaque jour se joue l’avènement du pire plus que certain ou du meilleur encore possible, envers et contre tout - et tout particulièrement ces dernières semaines...

Car il est désormais impossible de l’ignorer : le « développement économique et matériel » exponentiel de nos sociétés thermo-industrielle « devient inexorablement un problème pour l’environnement sinon pour la vie biologique ». Le philosophe Pierre-Henri Castel invite à considérer ce moment crucial où « le fonctionnement même de la civilisation voire les moyens de sa prospérité pacifique semblent conspirer à sa propre autodestruction » tout comme il invite à considérer dans son inéluctabilité l’effondrement en cours. Plus l’on s’approche de ce commencement de la fin, plus l’idée même d’ « humanité » s’effondre avec l’armature sociale « car les gens n’auraient peu à peu plus rien à considérer que leur mort en tant qu’individus pris un par un »…

Le philosophe et psychanalyste, également historien des sciences, invite moins à penser la fin des temps que ces temps de la fin où les monstres font leur apparition au grand jour, dans la lumière crue de tous les vivants en sursis : autant en tirer d’ores et déjà quelques conséquences utiles avant l’irréparable, histoire de préserver ce qui peut l’être encore de nos « capacités à jouir, à agir et à créer face à la malfaisance avérée » de ceux qui n’hésitent pas à précipiter cette fin…

 

Le "pouvoir émancipateur" des temps de la fin

 

Pour Pierre-Henri Castel, les hommes qui verront l’effondrement pourraient bien être les témoins voire les victimes ou les « agents d’un déchaînement sauvage d’égoïsme, de méchanceté et d’avilissement de la raison aux intérêts cyniquement techniques et froids de la survie (temporaire) de ceux qui en auront encore quelques moyens au détriment de ceux qu’on en aura dépouillés »…

Car enfin, en cas de collapse, qu’attendre alors d’institutions politiques « dysfonctionnelles nées de la pénurie et de l’insécurité » ? Et s’il fallait alors avoir peur, « très peur des temps d’avant la fin des temps », dès le « commencement réel du processus d’annihilation », c’est-à-dire dès la prise de conscience de son inéluctabilité aujourd’hui même ?

Il ne s’agit plus de se laisser bercer dans le vague-à-l’âme d’une inquiétude diffuse, mais de considérer une certitude pour le moins assurée, compte tenu de l’épuisement d’une planète mise à mal et à sac par une technolâtrie hallucinée. Car ces hommes de la fin des temps « reculeront de moins en moins devant le crime de masse comme moyen pour confisquer les derniers systèmes vitaux disponibles » avant de donner libre cours à une véritable « ivresse extatique de destruction » en roue libre.

Comme nous le rappelle Pierre-Henri Castel, il s’agit là de « malfaisance délibérée, de jouissance recherchée à faire le mal et tout particulièrement un mal dont les effets s’étendent largement au-delà du rayon d’action limité de l’individu malfaisant qui l’a initié ». Car « plus la fin sera certaine, donc proche, plus la dernière jouissance qui nous restera sera la jouissance du Mal » - celle prise à se nuire mutuellement dans une conscience d’émancipation « qui n’a pas besoin d’un futur »…

Se savoir vivre sans lendemain donc sans contraintes ni entraves, ça décomplexe…

Il y a ceux qui savent d’ores et déjà, avec tout ce que cela implique quant à la « préservation de leur mode de vie, de leurs privilèges, de l’ordre inégal des choses sur lequel tout cela repose » - et qui ne se projettent plus du tout dans un avenir commun avec tous les autres qui constituent « l’humanité » : ils se sont même empressés de faire le deuil allègre de leurs « frères humains » tout comme ils se sont affranchis, avec une « féroce vitalité », de toute solidarité envers eux…

Autant, pour ces initiés, jouir maintenant ou jamais « de façon paisiblement destructrice des ultimes beautés du monde » - avant que l’on ne mette fin à leur monde… Et précipiter ces temps de « l’appropriation effrénée, de la consommation gloutonne, car les voluptés qu’on peut encore en tirer ont de moins en moins d’avenir »…

 

 Grande "réinitialisation" ou grand soulagement…

 

Si la fin des temps nous est promise et si les temps de la fin se précisent dans le clair-obscur où grouillent les monstres en embuscade, le déni de réalité n’est plus tenable, compte tenu de la raréfaction voire de l’évaporation de « ressources capitales pour la survie de l’humanité ». Pierre-Henri Castel nous enjoint de prendre la mesure de « la malice de ceux dont l’avantage consiste à jouer au jeu de la fin de l’humanité dans un horizon historique avec un coup d’avance » sur ceux qui persistent à se croire encore « paisibles petits rentiers de l’histoire ».

Car enfin, « rien ne garantit que l’option que choisiraient les plus puissants et les mieux informés ne serait pas, justement, la pure malfaisance » en s’assurant de leurs « droits à l’exploitation terminale » comme de leur prise. Pourquoi s’encombrer encore de questions d’assurance-vie ou d’assurance-décès, pourquoi se soucier d’une place en maison de retraite voire de concession perpétuelle au cimetière ?

La grande simplification à venir pourrait bien avoir quelque chose de « réjouissant » pour l’auteur qui prend soin de préciser, par une citation de Freud ouvrant son bref mais incisif « essai sur la fin des temps », qu’il s’agit là d’une « spéculation » que rien n’interdit de prendre au sérieux, lors de cette marche à l’abîme dont chaque station s’avère livrée à une « prédation sans borne »…

La question qu’il nous pose est pour le moins pressante : y aurait-il encore un « quelconque Bien » ou une « représentation collective » à opposer à ce Mal qui vient ? Celui qui s’exacerbera dans un monde sans assise ni appui ? L’espèce prédatrice ne fera même plus « monde » puisque rien ne pourra plus supporter cette notion – pas davantage que celle d’humanité, après l’effondrement de la fragile idée que nous avions de nous-mêmes comme de celle d’un « gouvernement de soi ».

La belle planète bleue, ravagée par d’insoutenables prédations, retournera alors à son état originel de corps céleste puisque cette espèce-là qu’elle aura nourri et porté aura abdiqué sa chance d’en faire précisément un « monde » habitable, spirituel et unique et d’y incarner la plus haute expression de la vie…

Aurions-nous d’ores et déjà consenti à cette tentation du pire sous les cendres d’un avenir irrémédiablement consumé ? Si certains livres ouvrent au néant, ils n’en dispensent pas moins assez de lumière pour en conjurer la tentation tant qu’un humble rai de conscience pourra y féconder un infime filet de vie, dans le miroir tendu entre les lignes de front jusqu’à la falaise. Le pire à la Walking Dead ne sera jamais certain que si nous persistons d'ores et déjà à y consentir, en "marcheurs" somnambules menés vers cette falaise noire qui barre notre horizon par un joueur de pipeau ultime... Vers quel océan retourneront ces vagues de refus ?

Pierre-Henri Castel, Le Mal qui vient, Cerf, 128 p., 12 €


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17 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 décembre 2018 12:01

    Merci, c’est bien de cela qu’il s’agit. Mais face à l’effondrement du monde, il reste : SOI. La plupart des individus aujourd’hui pour « survivre » font comme si de rien n’était (déni). Mais opposer le déni au déni fait boule de neige,....car il n’y a plus de pouvoir de résistance et le mal avance inexorablement. Le conte d’Hamelin laisse une chance à celui qui justement est incapable de suivre le mouvement mortifère. les GJ me font penser par certains aspects au Djihad. Tant qu’à se savoir perdu,.....autant leur faire payer,....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 décembre 2018 12:27

      Avant de mourir ou face à une agression, l’humain produit une forte dose d’endomorphine,, adrénaline (hormone de plaisir). C’est l’ultime moyen de défense. D’autres plus pervers passeront plus aisément par la voie courte : le plaisir sadique. Beaucoup d’études ont été faites sur le plaisir que les nazis prenaient à photographier la souffrance dans les camps de concentration. 


      • Doume65 10 décembre 2018 12:48

        « le développement économique et matériel » exponentiel »

        La courbe du PIB mondial n’a plus rien d’exponentiel.


        • picpic 10 décembre 2018 15:48

          vous savez, vous pouvez lire votre article en modifiant le contexte.

          postposez le contexte, comme si tout celà concernait un processus psychologique à l’intérieur de chaque être humain.

          pour ma part, la fin des temps, c’est vivre dans l’instant présent.

          le jugement dernier étant bien sur la cessation de cette maladie compulsive du jugement de l’égo.

          bref, l’apocalypse pour moi, explique l’éveil...et comme ce qui est en haut est comme ce qui est en bas...

          si vous voulez que le monde extérieur changer, modifier votre monde intérieur activement !

          Sortez de ce mental compulsif qui n’a de cesse d’anticiper le pire.

          à chaque film qui vous obsède...faites immédiatement danser les personnages !

          Casser tous ces scénarios ou ça se passe mal, histoire d’empêcher votre mémoire de les imprimer...

          car notre mental imprime plus surement tout ce qui lui parait dangereux !

          tous les films négatifs que vous présentez à votre esprit, il les stocks...

          voilà pourquoi les médias jouent à vous faire peur...

          évitez autant que faire se peut, les films extérieurs toxiques, mais surtout les films intérieurs toxiques.

          réalisez que vous avez le pouvoir de changer le scénario à tout moment.

          vous n’avez rien à perdre à essayer de faire ce que je vous propose...

          à bon entendeur,


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 décembre 2018 16:35

            @picpic

            Excellent commentaire. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Ce qui vaut aussi pour le climat . changez de l’intérieur et votre vision du monde changera d’elle et vous renverra le fruit de votre travail. Si toute la planète pouvait comprendre,..Hélas non. Beaucoup trop de pervers-narcissiques générés par l’illusion de la matrice en permanence connectée à la technologie depuis l’ultra-libéralisme. Table d’émeraude :C’est un point assuré plein d’admiration,
            Que le haut & le bas n’est qu’une même chose :
            Pour faire d’une seule en tout le monde enclose, 
            Des effets merveilleux par adaptation.

            D’un seul en a tout fait la méditation,
            Et pour parents, matrice, & nourrice, on lui pose,
            Phœbus, Diane, l’air, & la terre, où repose,
            Cette chose en qui gît toute perfection.

            Si on la mue en terre elle a sa force entière :
            Séparant par grand art, mais facile manière,
            Le subtil de l’épais, & la terre du feu.

            De la terre elle monte au ciel, & puis en terre, 
            Du Ciel elle descend, recevant peu à peu,
            Les vertus de tous deux qu’en son ventre elle enserre.

            Bonne nouvelle Uranus est rentré dans le signe du vert émeraude : LE TAU reau. Mais le changement ne se fera pas sans casse. Le pervers-narcissique reste figé dans sa structure mentale (MACRON). Pour cela il faut sortir de la matrice. Dix psys ont analysé Macron dans le nouvel OBS. SCHEMA CLASSIQUE du pervers-narcissique ultra-libéral (le nazi soft). Absence-distance du père et toute puissance de la grand mère relayée par brigitte (enfant phallus de la mère) et naviguant entre deux eaux sexuellement. Syndrome du Peter Pan qui peut souvent se révéler très toxique.


          • picpic 11 décembre 2018 00:19

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            vous parlez de pervers narcissique, alors, ça me perd dans une réflexion.

            j’ai entendu l’histoire d’un chamane qui recevait ces touristes occidentaux pour ces fameuses séances mystiques en amazonie.
            le chamane à pris des plantes mystiques pour « voir » l’autre monde, « voir » la maladie de l’autre et il a vu, oui il a vu que les occidentaux aimaient souffrir !
            alors, ils ont créè des séances contraignantes ou il leur fallait jeûner, se passer de nourriture et de sexe etc...des tas de choses contraignantes...tout ça n’avait rien à voir avec la cérémonie originel, c’était juste pour satisfaire les occidentaux...pour que lorsqu’ils arrivent au moment de la cérémonie, ils jouissent encore plus.

            partant de là, je me pose des questions quant au liens obscures et pervers que nous entretenons avec nos maitres...ne dit on pas que c’est toujours un jeu qui se passe à deux ?

            hypothèse qui laisse songeur...


          • picpic 11 décembre 2018 15:01

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            autre chose, avec le pervers-narcissique...
            être vous sûr de ne pas pointer du doigt l’illusion que nous créons ?

            il y a avant tout un gros complot en nous même, avec un « être » menteur manipulateur, artificiel qui a usurpé notre place au point de dirigez nos vies uniquement pour le profit des banques...

            ce faux roi en notre royaume qui a pris le pouvoir sur nos vies n’est pas à l’extérieur de nous mais en nous !

            au lieu de combattre des fantômes et illusions à l’extérieur de nous même, il serait temps de regarder en nous pour arracher la racine du « mal ».

            la réalité extérieur émerge de nos mondes intérieurs.


          • lephénix lephénix 10 décembre 2018 16:59

            @Melusine ou la Robe de Saphir

            merci pour votre enrichissement : la fièvre jaune saisit tous ceux qui ne veulent plus payer l’impayable... à ce moment de notre aventure vitale, les joueurs devront prendre leurs pertes de jeu... bien sûr, « ils » ne désarment pas et aucun rappel du réel ne peut venir à bout de leur malignité... mais toutes les vagues retournent à l’océan et rompre les digues de « disruptions » en spéculations sur le malheur du monde fait surgir le déluge avant l’heure...


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 10 décembre 2018 18:27

              @lephénix

              Il était plus aisé de « tuer » le père en 68, que faire tomber la sphinge (dans le sens où elle étrangle,.....) de l’ultra-libéralisme mortifère. Le combat contre l’Oedipe est très différent de celui à mener contre la « psychose » (MATRIX et le transhumanisme). 


            • lephénix lephénix 10 décembre 2018 17:00

              @Doum65

              bien sûr, voilà pourquoi « on » veut y intégrer le « fruit » des activités mafieuses, de la drogue du trafic des êtres humains pour maintenir et amplifier les flux...


              • lephénix lephénix 10 décembre 2018 17:05

                @picpic

                bien vu et bien envoyé... on peut relire les chroniques d’avant la chute de Rome, c’est le même climat... sans se gargariser d’« optimisme », on peut choisir l’orientation de ses pensées et de sa vie de manière à ne pas nourrir la Bête qui se repaît de nos peurs comme de nos convoitises et elle sait y faire pour attiser le pire et le rendre certain, jamais décevant... « raison de plus », donc...


                • zzz999 10 décembre 2018 17:20

                  Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas  : Proverbe attribué au prophète Jérémie. Ca n’a pas pris une ride : l’homme est incapable de se gouverner et l’humanité est dans la situation de l’enfant prodigue : plus il attendra pour revenir vers son Père plus certaine sera sa mort prochaine, mais l’humain est orgueilleux au point de se suicider pour ne pas vouloir l’admettre.


                  • lephénix lephénix 10 décembre 2018 17:32

                    @zzz999

                    c’est plus vrai que jamais mais la destruction de l’humain, « augmenté » ou pas, est bel et bien enclenchée par déni de réalité, destruction du réel, généralisation des artifices et extension des impostures, après avoir « tué le père » l’espèce n’est pas encore venue au bout d’homocules « providentiels » qui ont l’impudence de vouloir « revenir » une fois leur crime perpétré mais la « capacité d’agir » des victimes abusées demeure et tous les possibles sont loin d’être actualisés..


                    • lephénix lephénix 10 décembre 2018 20:30

                      @Melusine ou la Robe de Saphir

                      oui la Sphinge ou « la jeune fille »...l’avenir a-t-il encore besoin de nous avec de telles « dispositions » ? « être possible » suppose simplement d’incarner un possible réellement existant pas de s’imaginer se vautrer dans un terrain de jeu perpétuel sur fond d’écran d’un univers déréalisé mais le joueur refuse de grandir et de se « responsabiliser »...


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 11 décembre 2018 11:06

                        @lephénix

                        Concernant la finance, ne l’identifions-nous pas au SERPENT MONETAIRE qui étouffe petit à petit ses victimes. Lire Christian Nots. Et si Hitler s’était ré-incarné au Bilderberg (montagne de l’image en français,, le contraire de celle de Moïse,...). Et de l’étoile jaune, nous serions passés à la toile jaune,.....ou l’Or transformé en plomb....


                      • picpic 11 décembre 2018 00:26

                        Toujours est il que j’espère à vous lire tous, que vous avez bien conscience que tout ceci n’est qu’un jeu ! smiley

                        Si non, alors, il vous faut impérativement vous aligner.

                        se mettre en tao me semble de la plus haute importance en ce moment, ça fichera le pichenette nécessaire pour que tout bascule.


                        • lephénix lephénix 11 décembre 2018 22:29

                          @ Melusine ou la Robe de Saphir

                          excellent rappel : le « serpent monétaire » giscardien des seventies préfigurait l’étreinte mortelle de l’euro...c’est dire à quel degré notre monde est phagogyté par notre rapport à « l’argent » c’est-à-dire le rien, l’ophidienne étreinte de l’abstraction fondamentale, du signe censé représenter le réel qui nous coupe de la réalité...nous voilà arrivés avec la « monnaie digitale » et le monde sans cash fondé sur crypto-monnaies c’est-à-dire sur le néant au terme de cinq mille ans de conditionnement monétaire...

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