• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Des stéréotypes et des bobos

Des stéréotypes et des bobos

Dans le courant des années 90 est arrivé le terme "bobo" ou "bourgeois bohème" désignant des personnes issues de classes matériellement très favorisées mais plutôt libertaires dans leur acceptation de la morale sociale et sexuelle, sans se cacher. Ils se seraient voulus plus ouverts, moins étroits d'esprit que leurs prédécesseurs qui ne l'étaient pas tous loin de là. Du moins c'est ce qu'ils affirmaient. C'était tous les quadras et quinquas nostalgiques de "Soissantuite" en particulier. C'est sans doute une façon pour eux de déculpabiliser, de compenser leurs privilèges petits et grands...

 

...Certains ont clamé qu'être bourgeois même bourgeois bohème c'était un sentiment. On se sentait ou non "bobo", ou "bourgeois". Alors que c'est une situation matérielle objective, des réseaux, une "expertise" sur les études.

 

 Ils n'étaient pas forcément antipathiques seulement voilà ils avaient tout autant de préjugés que les autres. Pleins de bonne volonté ils ne se rendaient pas compte qu'ils conservaient beaucoup de stéréotypes simplificateurs et tout aussi moralisateurs que ceux de leurs aînés. C'est d'ailleurs toujours le cas, et comme disposant de ressources matérielles aisées ils sont également proches du pouvoir, c'est leur discours bourré de poncifs qui domine la vie politique en France, un discours face auquel tout le monde ou presque, y compris beaucoup de pseudo-réacs tente plus ou moins maladroitement de se justifier.

 

Tout se dit à l'aune de ces stéréotypes tous bidons...

 

Ainsi un homme plutôt sensible et cultivé, parlant d'une certaine manière, polie et pondérée, ne peut être qu'homosexuel. Ce serait juste amusant et plutôt ridicule si cela ne s'accompagnait d'un harcèlement se voulant bienveillant sur le pauvre hère pour qu'il fasse son "outing" et s'accepte enfin tel qu'il est. Maintenant, depuis quelques années, cela s'étend aux jeunes filles et jeunes femmes "garçons manqués" qui sont obligatoirement, selon les stéréotypes des "transgenre" qui s'ignorent. Ceux qui sont accrochés à ces stéréotypes ne se sentent pas vraiment concernés par le bien-être des homosexuels et des transgenre dans cette société.

 

Un gros vit forcément un mal-être, un maigre est un ascète, une jolie femme soit une idiote soit aliénée à une conception paternaliste de la beauté...

 

Il s'agit juste de se donner et de renvoyer une bonne image de soi aux autres.

 

De la Vanité quoi...

 

On ne peut pas être catholique et de droite et épanoui, à leurs yeux c'et impossible (à droite on est automatiquement un nostalgique soit du nazisme soit du fascisme mais sans le dire). On n'a pas le droit de toutes les façons. Excepté si l'on est le catho (puceau, pucelle) de service, celui qui met en lumière les autres. ou le méchant estampillé facho, l'épouvantail de service quant à lui...

 

...Finalement rien n'a changé.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen 

Amaury - Grandgil

 

illustration empruntée ici


Moyenne des avis sur cet article :  1.62/5   (26 votes)




Réagissez à l'article

15 réactions à cet article    


  • cyborg 8 septembre 2018 11:30

     
     
    Sputnik présente en 5mn le gogochon,
     
    Par 4 philosophes : Clouscard, Freund, Locke et Michéa.
     
    https://fr.sputniknews.com/radio_parade_riposte/201809071038003778-liberalisme-libertaire-analyse/
     
    Une constitution « écriture inclusive » du crétin bobo, le gôôôcho multiethniqué gogo du supermarché, pantalon bissé soumis, gland remplacé, à l’Iphone dodou, le « on » heideggerien, bouso-tripoté, bouro-tripoteur, imbu de lui-me et chiure finale de l’Occidentbref le néantissisme gogochon :
     
    https://francais.rt.com/international/53778-constitution-espagnole-bientot-reecrite-ecriture-inclusive
     


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 septembre 2018 11:43

      @cyborg Manque Christopher Lasch ...spece de gogofach .


    • cyborg 9 septembre 2018 01:54

      @Aita Pea Pea
       
      Voilà... voilà ...
       
      « L’idéologie de la ‘compassion’ sert des intérêts de classe [branlette à la charité du prébendier sorosien devant journalope...] C’est le principe qui est à la base de tout le capitalisme moderne : continuellement susciter de nouvelles demandes [gadegets bobo] et de nouveaux mécontentements qui ne puissent être apaisés que par la consommation de marchandises [béton migrant avec Iphone bobo]. »
       
      « Quand au système d’assistance sociale, il ‘socialise’ le coût humain de la production capitaliste - chômage croissant, insuffisance des bas salaires [...] et freine où détourne ainsi l’évolution vers des solutions plus radicales. [RU pour l’auge du gogochon] »
       
      « [Hobbes affirmait] que la subordination de toutes les relations sociales aux lois du Marché avaient balayé les dernières restriction de la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celles-ci [...] le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fût le premier à le comprendre [...] Aucune forme de pensée [morale] où de sentiment n’a de place logique dans une société basée sur la production de marchandises [...] Sade perçut que l’émancipation bourgeoise [bobo de gôôôche Ploutocrate Sexialiste], portée à sa conclusion logique, serait amenée à détruire le culte sentimental à la femme et à la famille, cultes poussés à l’extrême par cette même [ancienne] bourgeoisie.
      [Sade] comprit que la condamnation de la vénération de la femme devait s’accompagner d’une défense des droits sexuels de celle-ci - le droit de disposer de son propre corps, comme diraient les féministes [...] Il avait perçu, plus clairement que les féministes, qu’en régime capitaliste, toute liberté aboutissait finalement au même point : L’obligation universelle de jouir et de se donner en jouissance [...] La défense de la sphère privée aboutit à sa négation, que la glorification de l’individu aboutit à son annihilation. »

       
       ‘La culture du narcissisme’ Christopher Lasch


    • cyborg 9 septembre 2018 02:01

      « Dans sa période d’accumulation primitive, le capitalisme avait subordonné l’Être à l’Avoir, la valeur utile [d’usage] de la marchandise à la valeur d’échange [argent]. Aujourd’hui il assujettit la possession elle-même à l’apparence, et mesure la valeur d’échange au degré de prestige [la Rollex en or du rappeur colon ; le Capitalisme de la Séduction] - l’illusion de prospérité et de bien-être [la belle sdb d’Intouchables] - que confère une marchandise donnée. Comme l’écrit Guy Debord : ‘Quand la nécessité économique, qui a été la base immuable des sociétés anciennes, est remplacée par la nécessité du développement économique infini, la satisfaction des premiers besoins humains sommairement reconnus fait place à la satisfaction ininterrompue de pseudo-besoins [le portable du bobo changé tous les 6 mois, et son sur-travail consumériste]’. »
       
      « Dans le perception d’une société sans avenir, se glisse l’incapacité narcissique de s’identifier à la postérité et participer au mouvement historique [le sacrifice au travail des vieux coréens du sud, par holisme, par amour de leur peuple ...] peu portée donc à intéresser aux besoins des générations montantes [et hiver démographique...]
      Antisociaux au fond d’eux-mêmes [...] les Narcisses ne se conforment aux normes sociales que par crainte [...] Généralement corruptibles [Cahuzac le moderne bobo sans devoir] par opposition avec la moralité rigide de la personnalité obsessionnelle [De Gaulle l’ancien souchien patriote obnubilé par la ‘grandeur de la France’] 
      Le culte des relations personnelles [d’où fesses-boucs opportuniste] qui s’intensifie à mesure que s’éloigne l’espoir de solutions politiques, cache un désenchantement profond vis-à-vis de ces relations [fesses-bouquer un ‘ami’... est-ce vraiment valable ?] de même que le culte de la sensualité implique une répudiation de toute sensualité, excepté dans ses formes primitives [apologie de la pornographie]. L’idéologie du développement personnel [gode-bébé pour bobo pédéraste, il le veau bien], optimiste à première vue, irradie résignation et désespoir profond [la société n’est plus rien pour l’individu, vide holistique]. Ont foi en elle [la Ploutocratie Sexialiste actuelle] ceux qui ne croient en rien [excepté Caddie et Pognon] »

       

      ‘La culture du narcissisme’ Christopher Lasch


    • François Pignon Joker 8 septembre 2018 12:37
      Vous allez plus loin que l’inventeur de l’expression pour votre définition du « bobo » que Camille Peugny décrivait comme « une personne qui a des revenus sans qu’ils soient faramineux, plutôt diplômée, qui profite des opportunités culturelles et vote à gauche ».

      Il allait déjà plus loin que celui qui avait utilisé le terme pour la première fois, Michel Clouscard qui, lui, avait donné cette définition du bourgeois libéral-libertaire (lili-bobo) dans « Néo-fascisme et idéologie du désir (1973) » : « économiquement à droite et idéologiquement à gauche ». 

      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 8 septembre 2018 15:19

        @Joker
        La bourgeoisie est effectivement libérale libertaire en majorité en ce moment.


      • Pere Plexe Pere Plexe 10 septembre 2018 21:51

        @Joker
        Hormis qu’on peut légitimement discuter du terme « Bobo » il est savoureux de leur voir reprocher une propension aux préjugés et stéréotypes...en usant pour ça copieusement de ces travers !


      • CORH CORH 11 septembre 2018 11:11

        @Pere Plexe
        Surement mais cela ne change rien, les préjugés se trouvent bien partout, ils ne sont pas sectaires


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 11 septembre 2018 11:31

        @Pere Plexe
        On se sent concerné visiblement


      • zygzornifle zygzornifle 8 septembre 2018 14:19

        Allô Maman bobo 
        Maman comment tu m’as fait je suis pas beau 
        Allô Maman bobo


        Alain Souchon 

        • Paul Leleu 9 septembre 2018 00:25

          franchement, cette expression de bobo, on l’emploie à toutes les sauces... on ne sait plus ce que ça veut dire... on finit par mettre dedans toute personne qui nous énerve... 


          et puis ça veut dire quoi ? moi je connais plein de « bobos » qui disent « vive Poutine et Trump » pour se donner un genre populiste... alors c’est quoi ? Mais si je comprends bien, toute personne qui a des opinions progressistes est un « sale bobo » ? C’est ça le concept ? Vachement subtil... finalement, dans ce cas, « bobo » serait juste le « point godwin » des fachos ?

          Si j’ai bien lu les commentaires, Clouscard décrit à partir des années 70 (post-68), des petits-bourgeois adoptant les codes et les apparances supposées de la bohème urbaine... Un moyen de conjuger « l’air du temps » et sa condition sociale assez traditionnelle... Dans les années 90-2000 ça désigne des gens de la classe moyenne encore peu touchés par la crise, vivant dans les grandes villes, et professant des idées généreuses... Finalement, les « bobos » c’est la part supérieure socialement de la génération du baby-boom, passée par 68

          Mais dans le contexte actuel, où la classe moyenne aussi est entrée dans la crise ? Cette catégorie est-elle encore pertinante ? Les baby-boomers atteignent la retraite. Et les jeunes générations cultivées précaires sont-elles « bobo » de ce point de vue ? J’en doute... de son côté, la jeunesse dorée est assez ouvertement facho... Bobo une catégorie qui disparait, je pense... 

          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 9 septembre 2018 08:54

            @Paul Leleu
            à bobo je préfère l’expression « bourgeois pédagogue » qui est encore meilleure, j’emploie l’expression « bobo » pour être certain d’être compris. Bien entendu qu’il en reste, qui a élu Hidalgo à Paris ?


          • Christian Labrune Christian Labrune 10 septembre 2018 00:43
            @Amaury Grandgil

            Flaubert écrivait : « J’appelle bourgeois quiconque pense bassement ».

            Je ne vois pas très bien l’avantage qu’on aurait à utiliser d’autres termes que ceux qui existaient déjà il y a près de deux siècles et qui conviennent très bien à tous les philistins (autre mot convenable) d’aujourd’hui qui puent le conformisme et l’étroitesse d’esprit, se soucient avant tout de leur petite santé qu’ils entretiennent en mangeant « bio », en traversant Paris sur patins à roulettes, s’inquiètent du réchauffement climatique, respectent la nature avec dévotion, ne parlent plus de culture mais DES cultures dans leur diversité, DES musiques et non plus de LA musique, comme si Bach ou Schönberg, c’était la même chose que le rock’n roll où ce qui s’exhiba à l’Elysée le soir de la fête de la musique.

            Les Bovary, les Homais, nous submergent. Ils sont partout. Cela me rappelle que je m’étais promis de lire Vivre et penser comme des porcs, de Gilles Châtelet, mais quiconque a le malheur de survivre dans la France d’aujourd’hui n’a aucun mal à imaginer le contenu probable d’un bouquin qui ne saurait être qu’un pamphlet.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 10 septembre 2018 11:01

              @Christian Labrune

              J’aime bien le terme de Erik Satie sur les « bourgeois pédagogues ».
              C’est exactement ce que vous décrivez sinon.


            • cyborg 10 septembre 2018 11:15

               
              HEGEL : POURQUOI BOBO EST AUSSI BIOBIO
               
              Le naturalisme va de pair avec le jouir sans entrave
               
              « Les conceptions de l’innocence de l’état de nature [bonobobo ver(t)], de la simplicité de mœurs des peuples primitifs [décroissance du hippie fils à papa se branlant derrière son cheval de traie], et d’autre part la sensualité [branlette] pour qui les besoins [Sartre, Cohn le tripoté, gogochon, jouir sans entrave], leur satisfaction, les plaisirs et les commodités de la vie particulière sont des buts absolus, ont toutes les deux un même corollaire : la croyance au caractère extérieur de la culture [l’état, thèses sur Feuerbach]. On la considère dans le premier cas comme corruptrice, dans le second comme un simple moyen. L’une comme l’autre opinion dénotent la méconnaissance de la nature de l’Esprit et des buts de la raison [...] Le but rationnel n’est donc ni cette simplicité de mœurs naturels, ni les plaisirs que l’ont obtient par la civilisation d’un développement de la particularité [branlette de chaque gogochon], c’est au contraire de soumettre à un travail de défrichement [historicisme Marx] la simplicité de la nature, c.a.d la passive privation de soi et l’inculture [Hanouna] du savoir et de la volonté, où encore l’immédiateté et l’individualité [Sartre] où l’Esprit fait naufrage et de donner d’abord à cette extériorité [naturelle] la rationalité extérieure dont elle est capable, la forme de l’universel à la conformité à l’entendement."

              PPD Hegel

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès