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Accueil du site > Actualités > Société > Esprit, es-tu dans la culotte de Mina ?

Esprit, es-tu dans la culotte de Mina ?

JPEG Au palmarès des arnaqueuses à vocation tardive, Mina Goligher mérite une mention spéciale. Il n'est pas donné à tout le monde, quand on sait à peine écrire son nom, de rouler dans la farine les grands de ce monde.

Elle serait née en 1888 dans une famille pauvre vivant dans une cabane au Canada blottie au fond des bois. Un début digne des « Deux orphelines »...

Le milieu rural lui paraissant sans espoir pour son avenir, elle émigre à Boston où elle travaille dans une paroisse et joue du piano et du violoncelle dans des orchestres locaux, sans réel succès, avant de se mettre en ménage avec l’épicier du quartier. Un ancien illusionniste de fêtes foraines, dépassé par les trouvailles de ses jeunes concurrents, qui enseignera à Mina les rudiments du métier de magicien.

Les photos d’époque sont floues, et puis notre sens de l’esthétique a changé. Mais pour un mâle du début du XXème siècle, Mina est très appétissante. Sans être un canon, elle est loin d'être un boulet. Elle compense son physique banal par une sensualité à fleur de peau, accentuée par des œillades provocantes et des vêtements moulants. Femme libre avant l'heure qui allume et qui assume.

 

Une femme d'esprits

En 1917, l'entrée en guerre de l'Amérique la sort de sa petite vie terriblement ennuyeuse. Elle devient chauffeur d’ambulance, rencontre le docteur Lee Roy Crandon, un chirurgien fantasque qu’elle épouse rapidement, en lui faisant reconnaître l'enfant qu’elle a eu avec l’épicier, et qu’elle présente comme un « don du seigneur » façon sainte vierge !

Son mari est un adepte des séances de spiritisme. La mort omniprésente dans les hôpitaux militaires a altéré sa raison. Il voudrait parler à ceux qu'il n'a pas pu sauver et intègre un cénacle de nécromanciens auquel il consacre le plus clair de son temps. Sa fortune familiale le dispense d'exercer véritablement son métier. Il n'est pas donné à tout le monde d'habiter à Boston un hôtel particulier de 4 étages. Une apparente opulence qui inspire confiance aux visiteurs même si les Crandon ne roulent pas sur l'or. Mais dans une ville rudement frappée par la crise économique de l'après-guerre, ce sont des privilégiés.

La belle qui se fait appeler Marjorie comprend vite l’intérêt qu’elle peut tirer des lubies de son mari et de ses comparses. À 30 ans passés, elle se découvre le don de discuter avec les défunts en faisant bouger les tables ! Entre autres capacités extraordinaires. Car elle prédit aussi l’avenir et est également télépathe, ça vous épate ? Quant au guéridon, cet accessoire traditionnel est vite remisé au grenier. Les dons supérieurs de Mina lui permettent de s'en passer. Elle dispose d'une ligne directe : Allo les macchabbées ?

Son premier « client » est Walter, son cher frère décédé en 1911 dans un accident de chemin de fer. Elle sait tout de sa vie, il lui est donc facile de faire les questions et les réponses. Après, pour les autres entités, elle brodera... De toute façon, Walter reconnaissant sera son intercesseur privilégié avec le royaume des morts.

Des premiers succès dans la bonne société de la côte Est dont est originaire le docteur Crandon la lancent. Un certain William Jackson Crawford, auto-proclamé enquêteur du paranormal, admirateur de Mina et fétichiste collectionneur de sous-vêtements féminins sera son premier fan. On verra que les petites culottes ont toute leur place dans cette histoire.

Lors de séances spirites, Crawford décrit des ectoplasmes tantôt vaporeux reliés en faisceaux de fils arachnéens, tantôt pâteux formant des ondulations et des renflements, traversant la pièce et venant s’enrouler autour des participants. Au toucher, ces « lambeaux de suaires » sont doux, tièdes et élastiques. Blancs ou gris, ils paraissent phosphorescents. Ils se déplacent tantôt lentement, tantôt rapidement, en obéissant à la voix du médium, et répondent à ses questions en produisant divers bruits. Ces fils et ces rubans sont vraiment de la matière vivante captée par Mina dans l’au-delà.

Pour Crawford devenu journaliste et amant de Mina, la preuve expérimentale est indiscutable ! Des veufs éplorés, des mères qui ont perdu un enfant, des orphelins traumatisés viennent demander à Mina d’établir un contact avec leur cher disparu. Mais pour servir de pont avec l'au-delà, il faut des objets auxquels le défunt tenait.

Rien de tel que des doublons en or, des dollars en argent ou des bijoux sertis de pierres précieuses en guise d'obole pour leurs aller-retour sur le cours tumultueux du Styx. Ces artéfacts étant chargés des effluves de la mort après avoir servi, Mina-Marjorie se dévoue pour en débarrasser ses dupes, les protégeant ainsi de malheurs futurs.

 

Elle a la science infuse !

Quand on la consulte ses réponses sont évasives mais rassurantes... Mina a au moins un vrai don : fine psychologue, faisant preuve d'une grande empathie, elle sait écouter ses client(e)s et répondre à leurs attentes, dispensant du baume sur les meurtrissures de leur psyché. Sa réputation ne cesse de croître. On vient la voir de plus en plus loin. Les journaux parlent d'elle et encensent ses dons extraordinaires. Au début des années 1920, des nouveaux riches traversent tout le continent depuis la Californie pour la consulter. Et chantent partout ses éloges.

Dès lors, cette femme qui sait tout juste signer son nom se prend au sérieux. Elle fait la leçon à des médecins et à des professeurs d’université, tombés sous le charme. Et à des pasteurs et des évêques qui l’écoutent religieusement. Expliquant aux uns et aux autres comment l'âme survit au corps dans une espèce de zone intermédiaire, trouble et difficile d'accès. Sauf à ceux que le destin a désignés pour intercesseurs.

Il lui arrive d'employer des mots savants dont elle ignore le sens, soufflés par son mari. Ça fait plus sérieux. Et puis ses transes sont tout un spectacle que nul ne voudrait manquer. Les esprits s'expriment vraiment à travers sa gestuelle lascive et ses discours à vocalises multiples.

La réputation de Mina Goligher Crandon grandit de séance en séance, et les gazettes en font une « people » avant l’heure, contant avec force détails son commerce avec les fantômes et les esprits errants. Sans oublier quelques détails croustillants sur sa vie privée. C’est la loi du genre.

Mina aime les hommes et en change souvent. C’est son droit. Mais pour l’époque, ça fait scandale. Mina est fantasque, romantique et rêveuse. Roublarde et dissimulatrice. Un peu hystérique aussi. C’est ainsi qu’on désignait de son temps les femmes revendiquant la liberté sexuelle et le droit de vote. Tout un programme !

Elle fréquente d’ailleurs les suffragettes. De bonnes clientes. Elle leur révèle en 1921, sans autre preuve que le témoignage de son transparent mari, qu’elle avait prédit l’attribution du droit de vote aux femmes en 1920 dans toute l’Union, l’année même de l’élection de Warren Gamaliel Harding qu’elle avait également vue en rêve éveillé.

Élu très confortablement avec plus de 60% des voix, le président Harding mourra empoisonné à mi-mandat en 1923, après que l’opposition ait déterré ses petits secrets : interné dans sa jeunesse dans un asile psychiatrique, se parant de faux diplômes, coureur de jupons obsessionnel, alcoolique sous la prohibition et accro au poker. Sans oublier un aïeul Noir des Caraïbes. On en mourait pour moins que ça en Amérique !

Mina le savait, bien sûr. Mais elle n’a rien dit. Pour ne pas porter tort à un si brave homme qui a accepté que les femmes jouent un rôle en politique. Harding la récompensera de sa délicatesse, en envoyant son fantôme participer à quelques séances spirites. Mais pas n’importe lesquelles. Uniquement celles avec des gens importants. De préférence riches et généreux. Quand on a été Mister President, on ne se commet pas avec des personnes ordinaires. C’est du moins ce que racontent avec une délectation aussi sordide qu’impudente les gazettes fascinées par Mina... Si la télé avait existé elle aurait sans doute battu Greta à l'audimat !

 

Un défi à sa mesure

Ivre de son ascendant sur des gens aussi crédules, la charlatane se croit tout permis ! Le 23 juillet 1924, elle postule pour le prix de 2500 US $ offert par le magazine « Scientific American », à qui démontrera des capacités télékinésiques sous contrôle scientifique.

Le jury est composé entre autres personnalités du professeur William Mac Dougall (qui fut le premier à théoriser la manipulation des foules par la presse et la TSF) de quelques médecins mondains, de l’universitaire Joseph Bank Rhine (l’homme qui a dénaturé la pensée de Carl Jung après en avoir discuté avec une jument télépathe !) et dans le rôle de l’expert qui ne s’en laisse pas conter, Harry Houdini, le plus illustre prestidigitateur de son époque.

Pour faire une comparaison avec aujourd’hui, Houdini est un personnage flamboyant à mi chemin entre David Copperfield et Gérard Majax. Inventant, à l'instar du premier, des illusions déconcertantes qui laissent les foules sans voix. Comme par exemple quand il fait se volatiliser un éléphant au sommet d'un gratte-ciel... Et dénonçant les manigances des prétendus parapsychologues en décortiquant publiquement leurs tours, comme Majax face à Uri Geller.

Parmi ses membres, le comité compte aussi un certain Herreward Carrington, docteur en philosophie, psychologue et magicien amateur. Cet homme est un des plus ardents défenseurs de Mina. Pardi, ils couchent ensemble et ne s’en cachent pas ! Le vieux mari complaisant l’accepte sans barguigner car, comme chacun sait, le commerce avec les entités de l’au-delà consomme beaucoup d’énergie, et le fluide vital de ses amants permet à la belle de reprendre des forces !

Dans un premier temps, comme le comité délibère et tergiverse, le secrétaire de séance, un certain docteur Malcolm Bird, annonce à la presse que les prestations de Marjorie sont reconnues valides. Ce drôle d’oiseau qui se pâme comme un paon devant Mina croit pouvoir lui donner un coup de pouce en se déclarant convaincu, et il se permet de parler au nom des hésitants... Qui le désavoueront sans plus tarder. Ils ne sont pas convaincus par le spectacle et exigent des preuves plus solides. Bird publiera quand même un livre admiratif et complaisant « Margery the Medium » avant de reconnaître en 1930 qu’il s’est fait manipuler de façon diabolique. Vengeance tardive d’un amoureux évincé ?

 

L'épreuve de force

La charlatane qui bénéficie du doute n'a été démasquée qu'à moitié. La décision du comité reste en suspens, et elle clame à qui veut l'entendre qu'elle est victime d'une machination pour ne pas lui payer son dû... Afin de clarifier la situation, Harry Houdini invite alors une brochette de journalistes à un spectacle où il reproduit à l’identique les effets surnaturels qui ont fait la réputation de Mina, dont il livre ensuite tous les secrets techniques dans un opuscule explicite.

D’après le célèbre illusionniste, Mina est une habile ventriloque qui utilise des diversions classiques en faisant du bruit avec ses genoux et ses pieds. Et une fois le public conditionné par sa mise en scène, lance des chiffons effilochés en usant des mêmes trucs que les artistes de cabaret pour sortir un foulard de leur nez ou de leurs oreilles.

D'autres fois, profitant de la pénombre elle utilise des fines baguettes translucides pour faire sonner à distance une cloche, ou alors profitant d'un éclair de flash au magnésium aveuglant son public, elle extirpe des morceaux de viscères desséchés d'animaux présentés comme des lambeaux de cadavres. Posés sur la table, ils se volatiliseront à la fin de la séance parce qu'il faut rendre à l'au-delà ce qui lui appartient ! Apparemment ces facéties de Grand Guignol, loin de la desservir, renforcent sont « autorité »... Et les démonstrations probantes de Houdini n'y changent rien, bien au contraire.

Mina hurle au scandale et au complot, et joue les victimes appuyée par une presse toute acquise. Le milieu des années 1920 c'est aussi l'époque où des émetteurs de radio éclosent en Amérique du Nord, avec des émissions destinées à la bonne bourgeoisie, celle qui a les moyens d'acheter des postes. C'est-à-dire la clientèle de Marjorie qu'on évitera de contrarier.

Houdini lui propose alors de faire apparaître ses ectoplasmes et autres messagers de l'au-delà, enfermée dans une caisse d’où ne sortiront que sa tête et ses mains. Le prix est doublé et, en cas de réussite, Houdini ajoutera 5000 dollars de plus de sa poche, ce qui fait 10.000 dollars en tout. Soit l’équivalent de 500 mois (plus de 40 ans) du salaire d’un bon contremaître en 1925.

Elle accepte pour la forme cette proposition avantageuse. Mais avec l’incommensurable culot qui l’anime, elle affirme d’abord que son double spirite immatériel refuse d’opérer dans des conditions aussi humiliantes... Et puis, comme Houdini insiste, elle l’accuse purement et simplement d’avoir truqué la caisse avec des sortilèges pour empêcher le contact avec l’au-delà. Et ses admirateurs la croient ! Parmi eux Sir Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, moins avisé que son héros, qui finira par se fâcher avec son ami Houdini qu’il tance de mauvaise foi !

Mais le coup de poignard fatal pour Mina viendra du naïf Rhine, plus perspicace avec les femmes qu’avec les juments. Il dénonce les tricheries de Mina, et les manipulations qu’il a pu observer, dissimulé dans la pénombre, à l’insu de la diablesse. Les ectoplasmes ne surgissent pas tout seuls de l’éther. Mina les retire manuellement de dessous ses jupons froufroutants avant de les jeter spectaculairement dans la pièce, en orientant les regards ailleurs.

Cela dit, les fantômes de Mina étaient de sacrés coquins. Et le contact spirite de Marjorie dans l’au-delà un drôle de lascar. Il sortait toujours d’entre ses jambes pour produire les phénomènes surnaturels, ce qui émoustillait les spectateurs et participait au détournement d’attention. D’autant que Marjorie, au comble de l’extase spirite, émettait des petits cris orgasmiques.

Des sceptiques malveillants iront même jusqu’à prétendre qu’elle dissimule des fils de soie et autres matériaux légers nécessaires à l’illusion dans son vagin ! Enfin, pas dit comme ça. L’Amérique puritaine et pudibonde évoque une « cavité naturelle ». Sans aller jusque là, un ample calebard béant suffisait largement, d’où sans doute les obsessions fétichistes de son premier admirateur William Jackson Crawford.

Enfin, il se murmurait que lors de séances métapsychiques privées, Marjorie quand elle avait un peu trop bu, se dénudait avant de se jeter sur les genoux des hommes. Parfois à la demande de son mari qui répandait une poudre phosphorescente sur ses seins et sur ses cuisses. Le commerce avec les morts flirtait alors avec les messes noires de carnaval et le satanisme de bazar.

 

Mais tout a une fin

Mina était vraiment une femme très culottée. Dans tous les sens du terme. Quoi qu’il en soit, lorsque Eric John Dingwall, de la British Society for Psychical Research propose à Mina de refaire les tests en collants, celle-ci refuse vigoureusement, arguant d’une atteinte à son intimité. Une forme d’aveu inconscient ?

Le prix de la revue « Scientific American » est finalement refusé à la « diablesse » qui ne fera pas de procès malgré ses menaces réitérées (la manie quérulente est une forme d'intimidation très répandue chez les charlatans pris au piège de leurs propres affabulations)

Paradoxalement cet échec lui sera profitable, puisque jouant la victime incomprise de rationalistes obtus et d’organisateurs malhonnêtes, elle renforce sa popularité et sa crédibilité. Les journaux sont plus que jamais admiratifs et le public complètement subjugué. Adorée, adulée, invitée dans la meilleure société wasp d'Amérique et à la cour de quelques monarques européens, elle profitera de la vie facile et agréable que ses « dons » lui assurent jusqu’à sa mort en 1941. Elle n’a que 53 ans. Mais peut-être n’y a-t-il plus assez d’hommes à sa disposition pour la revitaliser de leur fluide magique ? En tout cas, l’histoire ne dit pas si une autre médium a réussi à faire surgir le fantôme de Mina de sa petite culotte.

 


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36 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 12 mars 17:37

    aujourd’hui elle aurait été économiste ..........


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 mars 17:56

      Moi aussi, j’ai eu recours au spiritisme. Mon copain d’enfance était mort. On avait fait un pacte : le premier qui mourait réservait la place au paradis pour l’autre, question de ne pas s’éloigner. Mais je ne pouvais pas attendre de mourir pour avoir de ses nouvelles, alors j’ai participé à une séance de spiritisme et le contact a été immédiat :

      – Alors comment ça va ?

      – Je vais bien merci, je me plais bien ici…

      – Hé bien raconte ! Comment se passent tes journées ?

      – Je me lève le matin et crac-crac, tu vois ce que je veux dire, un peu d’exercice dès le lever, puis je prends mon petit-déjeuner et crac-crac. Je déjeune et là-dessus crac-crac jusqu’au dîner. Finalement quelques crac-crac avant de dormir et voilà…

      – Le rêve… alors tu n’oublies pas de réserver ma place au paradis hein…

      – Mais je ne suis pas au paradis, j’ai été réincarné en lapin et je suis dans un élevage, dans le Gers !


      • CLOJAC CLOJAC 12 mars 18:02

        @Séraphin Lampion

        « Mais je ne suis pas au paradis, j’ai été réincarné en lapin et je suis dans un élevage, dans le Gers !  »

        Voilà qui me rassure ! J’imaginais votre ami au paradis des salafistes.
        Finalement, vous n’avez pas de si mauvaises fréquentations que ça.  smiley


      • gaijin gaijin 12 mars 19:23

        @Séraphin Lampion
        j’ai croisé votre pote , il était bon ...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 mars 21:05

        @gaijin

        c’est un chaud lapin qu’on peut mettre au féminin


      • Sozenz 12 mars 21:13

        @gaijin
        ça vous change des poules et des chevres ...
         oups vous vouliez dire qu’ il etait bon en civet ... ( peut etre )

        precisez quand vous dites quelque chose . ça porte à confusion tout ça


      • CLOJAC CLOJAC 12 mars 21:38

        @Séraphin Lampion

        « c’est un chaud lapin qu’on peut mettre au féminin »

        Le tout est de ne pas s’étrangler avec l’os.


      • gaijin gaijin 13 mars 09:42

        @Sozenz
        honni soi qui mal y pense


      • sls0 sls0 12 mars 18:05

        Houdini a nettoyé les USA de ses spirites.

        Il reviendrait il serait zététicien, des charlatans qui profitent de la crédulité d’autrui ça existe toujours.


        • CLOJAC CLOJAC 12 mars 18:35

          @sls0

          « Il reviendrait il serait zététicien, des charlatans qui profitent de la crédulité d’autrui ça existe toujours. »

          Dans le temps j’avais pondu un mémoire sur la pensée magique, étayé par une enquête de terrain, et avais été stupéfait de voir combien de gens instruits, occupant des places enviables dans la société, croyaient à ces sornettes.


        • Doume65 12 mars 19:01

          @sls0
          Les zététicien insistent sur la nécessité d’exercer son esprit critique. C’est l’exact contraire de « profiter de la crédulité d’autrui ».


        • CLOJAC CLOJAC 12 mars 19:15

          @Doume65

          « Les zététicien insistent sur la nécessité d’exercer son esprit critique. »

          Au temps d’Usenet, il y avait un forum dédié zététique.
          C’était assez amusant de voir des charlatans, qui n’en avaient pas compris la philosophie générale, venir y faire de la pub pour leurs prestations et artéfacts.


        • gaijin gaijin 12 mars 19:26

          @Doume65
          « Les zététicien insistent sur la nécessité d’exercer son esprit critique »
          et ils ont bien raison, le dommage c’est qu’ils n’exercent jamais leurs talents pour démonter le discours d’un politique ou d’une multinationale ....
          un biais cognitif ?


        • CLOJAC CLOJAC 12 mars 23:57

          @gaijin

          ’ils n’exercent jamais leurs talents pour démonter le discours d’un politique ou d’une multinationale .. "

          Tu poses une question doublement intéressante : La valeur de la preuve négative.
          Et l’inversion de la charge de la preuve.
          On peut demander à un politique ou une entreprise de prouver ses assertions.
          Avec le projet d’examiner de près ses éléments et ses arguments.

          Mais en l’absence de réponse (ou de réponse très générale comme c’est le cas) comment apporter la preuve négative que ce n’est que du vent ?
          Sauf à entrer dans le procès d’intention.
          Et alors, la spéculation sort du champ de la zététique.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 mars 00:20

          @CLOJAC

          Et se branler de tout ça. Le verbiage c’est de la merde donnée aux cochons.


        • gaijin gaijin 13 mars 09:34

          @CLOJAC
          «  comment apporter la preuve négative que ce n’est que du vent ? »
          en démontant les failles logiques et les manipulation du discours ce que les zététiciens font très bien par ailleurs.
          la main invisible du marché ? trop dur a démonter ? les fleuves qui ruissellent de bas en haut ? le cogito ? le sens objectif du progrès ? les math qui représentent le réel ? la démocratie ? autant de fictions bien plus pernicieuses que le soucoupisme auxquelles les zététiciens ne s’attaquent pas ....


        • bebert 13 mars 15:18

          @Aita Pea Pea
          Ah ben Griveaux n’était pas d’accord avec çà ...


        • San Jose 15 mars 16:35

          @CLOJAC
          .
          J’avais aux PTT il y a trente ans un collègue venu de très loin, fonctionnaire technique de niveau B, persuadé de la capacité des sorciers de chez lui à se changer en animaux. 


        • CLOJAC CLOJAC 16 mars 07:58

          @San Jose

          « un collègue venu de très loin, »

          Un extra terrestre ! Ils sont tous polymorphes. C’est pour ça qu’on ne les remarque pas.  smiley


        • San Jose 12 mars 18:34

          Le pouvoir d’achat du dollar de 1925 avoisine celui de 15 dollars actuels. Il n’y a pas de rapport entre l’inflation européenne et américaine. Un contremaître ne gagnait pas 20 dollars par mois. Par semaine, c’est possible (les salaires étant souvent à la semaine).

          Revoir les Incorruptibles, remplis de références de cet ordre ! 


          • CLOJAC CLOJAC 12 mars 19:06

            @San Jose

             « Un contremaître ne gagnait pas 20 dollars par mois. Par semaine, c’est possible (les salaires étant souvent à la semaine). »

            Vous avez sans doute raison, j’ai calculé de tête un peu vite, en considérant que dans les années 1920 Boston était une ville ruinée avec fermeture d’usines, grèves à répétition, faillite de banques, abandon par la middle class...


          • foufouille foufouille 12 mars 19:27

            @San Jose

            ils sont morts de faim ?


          • San Jose 12 mars 21:08

            @foufouille
            .
            Quatre ans après on achevait bien les chevaux


          • Aimable 12 mars 22:43

            De tous temps la naïveté a été été exploitée par des escrocs , il y a même des bouquins anciens qui servent encore de supports a de telles manipulations .


            • CLOJAC CLOJAC 12 mars 23:40

              @Aimable

              « De tous temps la naïveté a été été exploitée par des escrocs  »

              Et aujourd’hui, on les y encourage !
              Mitterrand, sous l’influence d’Elisabeth Teissier, avait fait supprimer du code pénal les articles condamnant les charlatans.
              Ne subsiste aujourd’hui que l’incrimination pour escroquerie.
              Mais la cour de Cassation a décidé : 
              « Si l’individu auquel la dupe s’est adressée n’a employé aucune manœuvre frauduleuse pour l’attirer à lui,et donc s’il s’est contenté de profiter de l’occasion qui lui était offerte d’exploiter la crédulité d’un ignorant, alors le délit d’escroquerie n’est pas constitué. »
              En termes moins juridiques, nul ne peut se plaindre d’être con ! smiley


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 mars 23:06

              Ia orana...franchement bien , je me suis marré.


              • CLOJAC CLOJAC 12 mars 23:28

                @Aita Pea Pea

                « franchement bien , je me suis marré. »

                Ia orana to’u hoa
                Nos tahuas sont plus forts que cette wahiné !  smiley


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 mars 23:32

                @CLOJAC

                Encore que ...lol


              • eau-pression eau-pression 13 mars 11:02

                Mais peut-être n’y a-t-il plus assez d’hommes à sa disposition pour la revitaliser de leur fluide magique ?

                Et bien non. Ce départ précipité est bien la preuve qu’elle avait accès à l’au-delà autant qu’aux beaux draps de Boston : elle avait hâte d’entamer sa vie de succube.


                • The White Rabbit The White Rabbit 13 mars 13:51

                  Tiens c’est marrant je me suis fait censurée par Mme Néant sans droit de réponse pour avoir osé écrire :

                  « Magnifique article de propagande russe qui tente vainement de discréditer un procès bien embarrassant pour poutine » (sur le MH17)

                  Vachement citoyen comme réaction smiley


                  • CLOJAC CLOJAC 13 mars 17:32

                    @The White Rabbit

                    « Vachement citoyen comme réaction »

                    Quelques auteurs, des propagandistes mais aussi des caractériels, n’acceptent pas la contradiction ;
                    La réaction la plus simple est de les mettre en quarantaine : cesser de les lire et de les commenter.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 14 mars 09:31

                    Chapeau bas Mina !!!

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