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Accueil du site > Actualités > Société > Faut-il encore toucher aux retraites ?

Faut-il encore toucher aux retraites ?

« Les grandes promesses sont comme certains beaux yeux, on s’y noie. » (Anne Barratin, 1894).

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Depuis le vendredi 1er juin 2018, les citoyens peuvent apporter leurs contributions personnelles sur la prochaine réforme des retraites grâce à un site dédié. Ce type de consultation du peuple n’aura peut-être pas beaucoup de conséquences concrètes sur le texte qui sera présenté au Parlement, mais il a au moins le mérite de mettre tous les citoyens en situation de prendre part à la réforme. Quant aux partenaires sociaux (syndicats), ils sont déjà en cours de consultation depuis janvier 2018.

Lors de l’audience solennelle de la Cour des Comptes le 22 janvier 2018, le Président Emmanuel Macron a rappelé son projet de réformer les retraites pour l’année 2019 (le texte finalisé avant l’été 2019). Cet agenda semble confirmé ces derniers jours : l’ambition du gouvernement est de finaliser cette réforme dans l’année 2019. Et avec l’objectif de créer « un grand choc de lisibilité ».

Vu l’importance du sujet et le nombre de personnes qui vont être "impactées" (dans son livre blanc publié le 24 avril 1991, Michel Rocard avait dit que le sujet des retraites était capable de faire renverser une dizaine de gouvernements !), autant dire que la réforme de la SNCF est syndicalement de la "gnognotte" par rapport à la réforme des retraites.

On a vu un très fort mécontentement des retraités depuis février 2018 à cause de la hausse de la CSG appliquée au 1er janvier 2018, hausse qui n’a pas pu, nécessairement, être compensée par la baisse de charges salariales (surtout les cotisations chômage). Dans le cas de la réforme des retraites, il n’y aurait aucune raison d’un mécontentement des retraités (autrement que politiquement ou par solidarité avec leurs enfants et petits-enfants), puisqu’ils ne seront évidemment pas "impactés" (aucune loi ne peut être rétroactive, c’est un principe constitutionnel).

La tendance générale depuis plusieurs décennies est la suivante : l’espérance de vie ne cesse de croître (même si la croissance est moindre qu’auparavant) et la natalité descend. Le système français que tout le monde en France (sauf quelques extrémistes) veut préserver, les retraites par répartition, à savoir, que les actifs ne cotisent pas pour préparer leur propre retraite, mais pour financer les retraites de leurs aînés déjà à la retraite, a un défaut majeur lorsque le rapport entre la population active et la population à la retraite est en baisse. Cela est d’autant plus critique lorsque, au sein de la population active, il y a un fort taux de chômage qui cotise nécessairement peu voire pas du tout. De plus, il y a, ces dernières et prochaines années, un problème démographique ponctuel, lorsque la génération du baby-boom est arrivée à la retraite.

Pour faire durer le système, il n’y a donc pas trente-six leviers, il n’y en a que trois : baisser le niveau des pensions (du moins, pour les nouveaux retraités), augmenter le montant des cotisations retraites des actifs, augmenter la durée de la vie active et réduire ainsi, proportionnellement, la durée de vie passée à la retraite. Ces trois leviers peuvent d’ailleurs être utilisés les trois en même temps. Ce fut l’objet des cinq dernières réformes des retraites depuis le gouvernement d’Édouard Balladur.

Mais soyons positifs quand même. Faisons en effet un constat heureux en 2018 : la structure financière du système est actuellement saine jusqu’en 2025 au moins, ce qui démontre ainsi, même dans l’esprit de ses anciens opposants, que la réforme des retraites menée par François Fillon lorsqu’il était à Matignon en 2010 a été financièrement utile.

Emmanuel Macron ne va évidemment pas la remettre en cause mais a fait des promesses électorales qui sont très importantes et dont l’application sera un marqueur dans le respect de ses engagements.

Pour les connaître, il suffit de relire son programme présidentiel présenté le 2 mars 2017 (on peut le télécharger ici). Que dit-il ?

D’une part, il s’est engagé à conserver deux points pour rassurer ses électeurs potentiels : « Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions. ».

D’autre part, son discours était plus d’ordre moral que social. La philosophie très générale (qu’il a déclinée dans d’autres domaines comme la fiscalité ou le logement social) : « En France, la République est née de l’abolition des privilèges. Et pourtant, ils sont encore nombreux ! Notre pays se veut la patrie de l’égalité. Mais le favoritisme fausse souvent les choses. Les privilèges bloquent notre société. ».

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Cette introduction pour présenter ensuite son programme sur la réforme des retraites commence donc mal : parler de "privilèges" lorsqu’il y a "différences" pourrait être très mal interprété (même erreur lorsqu’il a été dit que le statut des agents de la SNCF était un "privilège").

Cela donne la ligne générale suivante : « Nous voulons une société où tous ont les mêmes droits, tous ont les mêmes devoirs et tous sont soumis aux mêmes règles. ».

Déclinée pour les retraites ainsi : « Nous mettrons fin aux injustices de notre système des retraites. ». Notons bien le mot "injustice". Il s’agit bien de se placer sur le plan moral et pas sur le plan financier ni social. Pour préciser : « Un système universel avec des règles communes de calcul des pensions sera progressivement mis en place. Le fait de changer d’activité ou de secteur sera sans effet sur les droits à la retraite. Avec un principe d’égalité : pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ! ». Cette dernière formule a été répétée le 22 janvier 2018 devant la Cour des Comptes par Emmanuel Macron devenu Président de la République entre-temps.

Sur le papier, cela a l’air très admissible et même rationnel.

L’application concrète de cette promesse a ces deux principales conséquences développées ci-dessous.


1. La fin des 37 régimes spéciaux de retraites

Aucun gouvernement n’a jamais osé mettre réellement fin aux régimes spéciaux de retraites. Même Alain Juppé, lorsqu’il était à Matignon, n’est jamais allé aussi loin. Pourtant, ces régimes spéciaux ont été montrés du doigt quasiment à chaque campagne présidentielle depuis une trentaine d’années.

Le problème, c’est que l’égalité ne doit pas entrer en contradiction avec la diversité. Je rappelle que la devise de l’Union Européenne est très belle (comme la devise française) : « Uni dans la diversité » (ce qui contredit les "souverainistes" qui pensent que l’Europe refuse les identités nationales ; au contraire, elle les défend et les protège).

Or, l’origine de chaque régime spécial est chaque fois spécifique, historiquement. Les raisons de la spécificité de certains régimes tiennent encore aujourd’hui, d’autres non. Par exemple, les militaires, qui ont un job particulièrement éprouvant puisqu’ils sont prêts à mourir pour la France dans des opérations extérieures (et indépendamment de la situation de stress, le fait que certains meurent fait qu’on n’a pas à payer une pension, ou seulement partiellement à leur famille), ne comprendraient pas si l’on leur retirait leur propre système de retraites.

Or, au-delà de cas très spécifiques, le principal régime spécial par rapport au régime général, c’est celui des fonctionnaires. Si le niveau des cotisations est devenu de plus en plus équivalent (entre privé et public), le calcul du niveau des pensions est resté très différent et c’est là qu’Emmanuel Macron a pointé la principale inégalité qu’il entend supprimer : la pension des fonctionnaires est calculée sur la base des six derniers mois de traitements dans la vie active, et la pension d’un salarié du privé (régime général) sur la base des vingt-cinq meilleures années de la vie active. Sans compter que le pourcentage est assez différent entre les deux.

On imagine que cette différence a de quoi faire bondir n’importe quel salarié du privé. Parce qu’on imagine aussi que plus on progresse dans sa carrière professionnelle, plus son salaire est élevé.

Il est intéressant d’aller un peu plus loin que cette réaction initiale. Lors d’un débat sur LCI le 31 mai 2018, le secrétaire général de l’UNSA depuis le 17 mars 2011, Luc Bérille (61 ans), ancien enseignant, a eu des propos à la fois mesurés et intéressants.

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L’UNSA est un syndicat assez récent, l’Union nationale des syndicats autonomes. Elle a été créée en 1993 pour regrouper des organisations syndicales non confédérées (en particulier la FEN) afin d’être mieux représentées dans les négociations sociales (face aux cinq syndicats historiques). De fait, ce syndicat est dit réformiste, c’est-à-dire que, comme la CFDT, il accepte de discuter avec les gouvernements pour améliorer leurs projets, au lieu de s’opposer systématiquement et de laisser passer des textes dans leur contenu le plus brutal. Son principe : « une démarche réformiste, laïque et revendicative, fondée sur l’indépendance syndicale pour un syndicalisme rénové et démocratique ».

Luc Bérille est plutôt favorable à l’égalité de traitement en général, mais il a mis en garde sur la différence de calcul de la pension entre public et privé. Il a expliqué que l’objectif était qu’à la fin du calcul, la pension soit à peu près du même niveau entre public et privé.

Effectivement, dans une vie de fonctionnaire, même si le traitement est sensiblement inférieur (à qualifications égales) que celui du privé (et encore, l’écart s’est réduit et parfois s’est inversé), le traitement est toujours croissant. Tandis que dans la vie active d’un salarié du privé, souvent, il faut compter une vingtaine d’années de "vaches maigres", et ces vingt ans ne sont pas forcément les vingt premières années, car il peut y avoir des périodes de chômage, de travail à temps partiel, de petits boulots mal payés, etc.

Luc Bérille a donc expliqué que si la pension des salariés du privé était calculée de la même manière que celle des fonctionnaires, globalement, les salariés du privé y perdraient beaucoup (sauf par exemple, les cadres supérieurs qui ont toujours été en activité). En effet, beaucoup, après une période de chômage, sont dans l’obligation de prendre leur retraite en raison de leur âge. Pour eux, les six derniers mois de leur carrière professionnelle sont particulièrement faibles.

Inversement, si la pension des fonctionnaires était calculée selon le mode de calcul du régime général, les fonctionnaires seraient évidemment désavantagés par rapport au système actuel.

Au-delà des régimes spéciaux spécifiques de certaines catégories d’employés qui peuvent avoir leurs raisons historiques et qu’il convient de regarder précisément pour savoir si ces raisons tiennent encore, l’uniformisation des retraites du privé et du public pourrait créer plus de mal que de bien sous le prétexte plus moral que social de l’égalité.


2. Pour un système de retraite par points

Au-delà des régimes spéciaux, Emmanuel Macron voudrait surtout changer le mode de calcul des pensions en reprenant son principe qui, dans l’absolu, ne peut être qu’acceptable : « Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ! ».

Cela signifie une mesure simple : la retraite par points. Le principe est simple. Chaque fois qu’on cotise, on se dote de "points". Et chaque point ouvre droit à un montant défini en euro. Chaque cotisation donne un certain nombre de points et donc, un certain nombre d’euros pour la pension plus tard. Ce système est déjà le cas pour les cadres avec les retraites complémentaires.

En revanche, le régime général est différent puisque le montant de la pension est calculé sur les vingt-cinq meilleures années (voir ci-dessus). Et dépend donc du nombre d’annuités travaillées (42 ans maintenant) et de l’âge légal de départ à la retraite (62 ans).

J’ai toujours trouvé étonnant que le débat, pendant une cinquantaine d’années, se soit focalisé sur l’âge légal de départ à la retraite, que François Mitterrand avait abaissé de 65 à 60 ans après son élection en 1981. Parce que l’essentiel reste le nombre d’annuités. Si, à 60 ans, vous n’aviez pas fait le nombre seuil (à l’époque, c’était 37 ans et demi), vous n’auriez pas eu la pension à taux plein et vous auriez dû continuer malgré tout à travailler. L’élément clef, c’est donc le nombre d’annuités pour avoir le taux plein, pas l’âge légal. 

C’était avec cette réflexion que j’étais partisan de ce système de retraite par points qui me paraissait le plus équitable du monde. C’était du reste la proposition du candidat François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2012 qui voulait une retraite à la carte, libre et égale pour tous, avec un système de points éventuellement pondéré avec la pénalité du travail accompli (je me demande d’ailleurs si la promesse d’Emmanuel Macron ne résulte pas de l’influence de François Bayrou dans ce domaine).

J’étais donc (en 2012) partisan d’un tel système par points pour une raison simple, en plus de l’égalité : c’était sa simplicité. Actuellement, le système est opaque et anxiogène pour les actifs car tout le monde se dit qu’on doit travailler beaucoup et longtemps pour une pension très faible à l’arrivée.

Pourtant, là non plus, ce n’est pas si simple que cela.

Dans le même débat du 31 mai 2018 sur LCI, Luc Bérille a rappelé que le système par points va considérablement désavantager les salariés du privé. Pourquoi ? Parce que le montant de la pension ne sera plus calculé à partir des vingt-cinq meilleures années mais sur la totalité de la carrière professionnelle, y compris les périodes de chômage, d’emplois précaires et mal payés, voire d’inactivité due à des congés maternité, maladie, années sabbatiques etc.

L’idée de vouloir rendre la pension proportionnelle, finalement, à la réalité des montants de cotisations réellement versées (et traduits en points) serait ainsi une fausse bonne idée, car elle reviendrait presque, finalement, à une retraite par capitalisation. On épargne une montant X (les cotisations) et on obtient une rente Y (la pension) proportionnelle à X. Sans compter que la relation entre pension et points pourrait évoluer arbitrairement par un gouvernement ou, plus lâchement (comme le taux du livret A), par une indexation complétée par l’avis d’une commission de technocrates.


Simplifier et clarifier

Pourtant, le système des retraites est actuellement peu satisfaisant. Comme je l’ai indiqué, il est anxiogène pour tout le monde. Et comme le disait Emmanuel Macron, tout le monde pense que son voisin a un régime meilleur que le sien.

Ce qui manque cruellement aujourd’hui, au-delà d’assurer sa pérennité financière pour plusieurs décennies, c’est la transparence et la simplicité. Même en prenant leur retraite, certains restent dans le flou sur leur situation pendant encore plusieurs mois. Alors, pour des actifs à la carrière discontinue, avec des hauts et des bas, des statuts différents, voire des expériences à l’étranger, la visibilité de leur retraite est aujourd’hui quasiment impossible (même si on a fait déjà quelques progrès).

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C’est donc cet enjeu qui devrait compter plus que sur une impossible égalité qui ne prendrait pas en compte la spécificité de chaque métier : rendre le système plus simple et plus transparent. Je souhaite donc bon courage au gouvernement, car les résistances ne vont pas manquer, mais aussi et surtout, bonne écoute, car les partenaires sociaux ont sur ce sujet une expertise qu’il convient de ne pas de jeter à la rivière…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 octobre 2018)
http://www.rakotoarison.eu

(La dernière image, ci-dessous, sur les Pokémons, provient d’un article du site www.leblogfinance.com publié le 22 janvier 2018).


Pour aller plus loin :
Faut-il toucher aux retraites ?
Le statut de la SNCF.
Programme du candidat Emmanuel Macron présenté le 2 mars 2017 (à télécharger).
La génération du baby-boom.
Bayrou et la retraite à la carte.
Préliminaire pour les retraites.
Peut-on dire n’importe quoi ?
La colère des Français.
Le livre blanc des retraites publié le 24 avril 1991.


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Réagissez à l'article

33 réactions à cet article    


  • Sergio Sergio 26 octobre 13:03

    C’est la vache qui en a marre. quand on lui parle de re-traite ça la gonfle !


    • ASTERIX 28 octobre 10:25
      @Sergio
      NON AU HOLD UP SUR les retraités oui AU HOL D UP SUR LES 180 MILLIARDS D EUROS
      DONNES AU MEDEF PAR RAMSES DE MARCHE ARRIERE
       !!!!
      pourquoi marche arriere laisse TOMBER le tissu industriel de notre PAYS pour plaire a l’europe la la chancelière ET AUX LOBBYS QUI CASSENT POUR GAGNER PLIS AILLEURS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      depuis que ramses est la 18mois la FRANCE PERD UNE INDUSTIE PAR MOIS GENRE VALLOUREC

      JE PENSAIS QUE L EUROPE COUPERAIT LES PARTS DU GATEAU AU PROFIT DES LOBBYS J AVAIS RAISON  ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; 

    • ASTERIX 28 octobre 10:26
      @ASTERIX

      GAGNER PLUS AILLEURS LE DEAL DE L EUROPE ASSUJETTIE AUX LOBBYS !!!!!!!!!

    • ASTERIX 29 octobre 09:18
      @ASTERIX

      OUI les chasseurs de « pokèmon » cherchent ne votent pas et vivent rendermés sur eux memes

      OUVRONS LEUR LES YEUX  FAISONS LEUR COMPRENDRE QUE DANS CE PAYS ET LES AUTRE IL N Y QU UNE SEULE EGALITE celle donnée par le « quotient familial »

       LES PROMESSENT EN L AIR DES ELUS NATIONAUX :

      - retraites TRES BONNES POUR LES CADRES SUPERIEURS ET LES ELUS(assemblée nationale +12% retraités 0.3 %)


      - essence pour les PRIVILIEGES ELLE EST GRATUITE  !!!!!!!!!! meme celle de leurs avions ou helicopteres  !!!!!!!!!!!!!!!!!

      COMME NOS ELUS LOBBYISTES BEN ALI -MAM on lui pretait un avion et plein de kérosène
      et un équipage  !!!!!!!!!!!!!

      pour TROUVER DES IMMEUBLES DE LOCATION DE BONR RAPPORT
      vers TABARKA-BIZERTE




    • jymb 26 octobre 13:26

      Ce qui est soigneusement passé sous silence c’est que certaines caisses de retraites ont eu l’obligation ou la nécessité de faire des réserves pour assurer leurs futures fluctuations démographiques, les cotisants ont payé, en ronchonnant mais ils ont eu l’obligation de payer..et l’état souhaite bien sûr rafler dans le nouveau système ces réserves financières comme n’importe quel bandit devant un coffre ouvert par la force 


      Cette clique ne nous épargnera rien 

      • Le421 Le421 27 octobre 09:17

        @jymb

        Houlà !!
        Faut surtout pas le dire, ça !!

        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retraite sont en faillite !!
        Les caisses de retr....

        Là, c’est de la bonne info.
        Du Gœbbels.
        Répétée cent fois, une connerie devient une vérité !!

      • ASTERIX 29 octobre 09:22
        @Le421

        LES CAISSES DU MEDEF SONT PLEINES
        -
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        LES CAISSES DU MEDEF SONT PLEINES toujours avec LES 180 MILLIARDS QUE DONNE LE TRIO RAMSES/LE MAIRE/DARMANIN

      • Gabriel Gabriel 26 octobre 13:51

        J’ai hâte de lire un article de vous sur les milliards de bénéfices faites par les ventes d’armes, sur les milliards dépensés à faire la guerre, sur les milliards détournés par la fraude fiscale, sur les milliards joués en bourse qui affament des millions de personnes et en enrichissent une poignée... Mais il est vrai que les retraites sont responsables de l’appauvrissement de notre misérable société. Accuser le poisson de la pollution de la mer n’a pas l’air de déranger grand monde, plus c’est gros et plus ça passe ! 


        • Le421 Le421 27 octobre 09:18

          @Gabriel

          Le pauvre Sylvain, ce qu’il sait faire, c’est des articles « Pathé Marconi »...
          La Voix de son Maître.  smiley


        • Jeekes Jeekes 26 octobre 15:54
          Tu t’es encore distingué, rakoto-lèche-fion.
           
          Tu ne te sens pas encore menacé, donc tu fais ton métier de serpillière. Mais quand tu seras à la retraite, je ne te souhaite qu’une chose, de crever la gueule ouverte !
           
          J’espère qu’à ce moment-là tu te souviendras à quel point tu n’as été qu’une misérable merde pour ceux qui te commanditent aujourd’hui...
           


          • taketheeffinbus 26 octobre 17:15

            J’ai bien une suggestion, mais certaines personnes risquent de pousser des cries d’orfraies !

            Comme nous sommes dans un système de retraite par répartition, et que les générations emmerdées actuellement ont fait moins d’enfants que la précédente, il faudrait Indexer la retraite en plus des cotisations d’une vie de travail, sur le nombre d’enfants qu’il y a eu.
            Sachant que ce sont les enfants que l’on fait, qui au final, paient notre retraite, ça semblerait logique, à chacun d’assumer ensuite son choix d’avoir peu ou pas d’enfants pour des raisons politiques, philosophiques ou idéologiques. (Ce qui d’ailleurs permet d’économiser pour son propre avenir, notamment, l’argent qu’un enfant aurait coûté, donc le bilan est équilibré.)

            • JC_Lavau JC_Lavau 26 octobre 17:22

              @taketheeffinbus. Les enfants adultérins qu’on a élevés, ça compte aussi ?


            • Sergio Sergio 26 octobre 17:38

              @taketheeffinbus


              Moi, je laisse aux autres le soin de faire des enfants pour qu’ils puissent payer ma future ex-retraite. GPA, PMA, adoption, cigognes, ’ Monsieur dans Madame ’manifestant pour tout le monde, du moment que ça répartit bien !

            • Claudec Claudec 26 octobre 17:32

              « Ce qui manque cruellement aujourd’hui [à notre(?) système de retraite], au-delà d’assurer sa pérennité financière pour plusieurs décennies, c’est la transparence et la simplicité. »


              Peut-être aussi de cette égalité dont Chateaubriand disait pourtant que les Français la placent bien au-dessus de la liberté ? La transparence ne suffira pas.

              À noter par ailleurs que ceux qui contesteront le plus les décisions qui seront prises, ne seront probablement pas ceux qui auront le plus participé au débat préalable. 

              • finael finael 26 octobre 17:39

                Il faut arrêter de se prendre la tête !!


                En France la difficulté à financer les retraites vient du chômage de masse.

                Résoudre le problème du chômage (mais pour ça il faut changer de politique économique et, plus difficile, la mentalité patronale) résoudra automatiquement les problèmes de financement des retraites et des assurances sociales

                • Yaurrick Yaurrick 26 octobre 20:25

                  @finael

                  Si ce n’était que le fait du chômage... vous occultez le problème du vieillissement de la population, visible dans la pyramide des ages (qui n’est plus une pyramide) :
                  Ce qui se traduit par une forte baisse du nombre de cotisants pour chaque
                  retraité :

                • Ouallonsnous ? 27 octobre 11:44

                  @finael



                  Changer « la mentalité patronale », écrivez vous !

                  Ce que s’échinent à faire tous les interlocuteurs du patronat depuis qu’il existe, pour un résultat nul !

                  Pourquoi ne pas supprimer le patronat, composante négative de la société ?

                • soi même 26 octobre 17:47
                  C’est un débat mal poser, il y serrait plus pertinent comment répondre à une économie décroissante, qui est bien le cas en France qui est à présent dans une désindustrialisation pratiquement achevé.


                  • Sergio Sergio 26 octobre 18:13

                    La re-traite ça s’appelle la rebloche et ça fait le bidochon, non le reblochon !


                    • Esprit Critique 26 octobre 18:18

                      Ceux qui pensent qu’il est normal que sur une carrière, pour des gains en salaires accumulés identiques, un pluri-pensionné du privé touche 20 % de retraite de moins qu’un fonctionnaire, (Estimation, ça peut faire plus), Alors, c’est sur faut rien changer !

                      Continuons faire payer des impôts pour payer la dette que l’on continue de creuser en empruntant pour payer les retraites de fonctionnaires !


                      • foufouille foufouille 26 octobre 19:14

                        @Esprit Critique

                        le ùieux que tu ais la retraite d’un uber taxi = le minimum veillesse ou que tu fasses arbeit macht freï.


                      • Le421 Le421 27 octobre 09:24

                        @Esprit Critique

                        Oui, oui, c’est cela...
                        Le déficit, c’est la retraite des fonctionnaires.
                        Vous ne seriez pas un copain à Cartapus ??  smiley


                      • Esprit Critique 27 octobre 12:27

                        @Le421
                        Vous lisez mal, je ne parle pas déficit mais de dette.

                        Les retraites que l’état doit contractuellement a ses fonctionnaires doit être comptablement ajouté, pour partie, a la dette que l’on a déjà contracté ( les fameux 2200 milliards) , par des emprunts.. 

                        Les retraites des fonctionnaires fond effectivement partie de la construction du deficit annuel. pour lequel on emprunte encore au rythme de 50 a 70 milliards par an.

                        Que ça vous plaise ou non c’est la réalité.


                      • foufouille foufouille 27 octobre 12:44

                        @Esprit Critique

                        ton RSI a un déficit depuis 50 ans, ce sont les autres français qui payent pour toi comme pour la MSA.


                      • Esprit Critique 27 octobre 19:25

                        @foufouille
                        Mon post a pour objet de rappeler que dans ce pays ou on nous rebat les couilles de lutte contre les inégalités, il existe des inégalités monstrueuses et crapuleuses dans les retraites.

                        Personne n’a les couilles d’en parler !

                        Vous touchez le RSI tant mieux pour vous, et vous avez une bonne mutuelle, c’est super !


                      • foufouille foufouille 28 octobre 10:19

                        @Esprit Critique

                        en réalité, il s’agit plus du fait que les fonctionnaires ont fait des grèves tous ensemble. le RSI a certainement un soutien du MEDEF ............


                      • foufouille foufouille 26 octobre 19:14
                        Et pourtant, ils sont encore nombreux ! Notre pays se veut la patrie de l’égalité. Mais le favoritisme fausse souvent les choses. Les privilèges bloquent notre société. ».

                        c’esst quand qu’il montre l’exemple ???


                        • troletbuse troletbuse 27 octobre 08:23
                          Un article de rototoparkingson, ca ne se lit pas comme ceux de Grouniche. Mais en défilant le texte, j’ai vu :
                          Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous
                          Je suppose que POUR TOUS comprend :
                          le prêt pas sans-dent de la ripoublique
                          les sinistres et sous-sisistres
                          les secret tare des tas
                          les des putes
                          les cénat teurs
                          les haut fonction nerfs
                          etc


                          • Le421 Le421 27 octobre 09:26

                            @troletbuse

                            Et comme dit l’autre, toute ma vie j’ai gagné des cacahuètes et j’ai épargné que dalle.
                            Il me reste pour la retraite...
                            Une balle dans la tête !!

                          • cevennevive cevennevive 27 octobre 08:34

                            « Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ».

                            C’est, en effet, un énorme mensonge que personne ne peut croire !


                            • zygzornifle zygzornifle 27 octobre 12:22

                              @cevennevive


                               on va voire fleurir des retraites inférieures au RSA.....

                            • zygzornifle zygzornifle 27 octobre 12:21

                              Si tu est retraité et que tu roules en diesel la tu est mort .....


                              • Hightrek Saintismus 28 octobre 09:01

                                Un des principaux maux Français , cultivé par nos politiques a des fins de division ( pour mieux régner, sic..) c’est la jalousie.

                                Comme vous le citez plus haut , Macron pense que chacun d’entre nous imagine que son voisin a une meilleure retraite.. 
                                cette petite phrase est pour moi la pierre angulaire de sa politique, et de sa philosophie politique : il faut que chaque citoyen sache qu’il est sur un pied d’égalité avec ses concitoyens. 
                                Du coup, point de jalousie , plus de régimes spéciaux , de favoritisme , et le corolaire de cela est simple : responsabilisation individuelle... choix individuel 
                                Vous voulez une meilleure retraite ? Alors travaillez plus ou plus longtemps, ou les deux..
                                L’avantage est de remettre le citoyen face à sa propre responsabilité, son propre choix , ce n’est plus une histoire politique , mais de choix de vie
                                Bien sûr argüerez vous, ce n’est pas si simple : on ne peut pas tout choisir , le chômage , les grossesses , ... et c’est là précisément que le collectif , la politique sociale doit intervenir pour protéger les plus faibles : offrir des points aux chômeurs, aux femmes enceintes ,.. et c’est là que le politique reprends une partie de sa place , dans un débat collectif, 

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