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Accueil du site > Actualités > Société > Harcèlement : oh, rien de bien grave !

Harcèlement : oh, rien de bien grave !

Lorsque ont été lancés les « Me too » et autres « Balance ton porc », je me suis dit : j'ai eu de la chance, je n'ai jamais été agressée sexuellement, je n'ai pas subi de harcèlement. Et puis, en y repensant, des souvenirs sont remontés à la surface. Oh, rien de bien grave ! Pas de viol, pas de coups, pas même de main aux fesses. Non, seulement du machisme ordinaire, de ces petites violences si anodines qu'on les minimise avant de – presque – les oublier.

 

Un souvenir d'école

Il y a eu ces garçons à la fête du collège qui s'étaient mis à quatre pour me faire « manger des confettis » parce que j'avais refusé leurs avances. J'ai vraiment cru qu'ils allaient m'étouffer et j'ai cassé une bouteille de coca sur le crâne du plus empressé (j'ai un père adepte de self-defense, merci papa).

 

Un souvenir de voyage

Je me souviens aussi de ce policier dans les rues de Moscou qui m'avait demandé mon passeport et me l'agitait sous le nez, promettant de me le rendre si j'acceptais de dîner avec lui. La scène se déroulait sous les rires gras de ses collègues qui ne se doutaient pas que la petite Française comprenait leurs plaisanteries salaces. Ou peut-être s'en moquaient-ils. Celui-là, je l'avais eu au charme, j'avais joué la niaise, juré que je reviendrais le soir. Le type se rengorgeait, ne doutant de rien. Il m'avait rendu mon passeport et j'avais couru me réfugier à l'hôtel Intourist.

 

Salope, pute ou les deux ?

Tiens, une autre mésaventure, encore plus insignifiante, un soir à la gare de Bordeaux lorsque j'étais étudiante. Il m'avait hélée pour me « demander un service » et comme j'étais polie et ouverte je lui avais répondu « oui ? » Mal m'en avait pris, il m'avait draguée plus que lourdement, insistant, presque menaçant. Je ne savais plus comment m'en dépêtrer. Comme je restais inflexible, il avait changé d'attitude, se montrant de plus en plus brutal dans ses paroles. Il avait fini par me lancer un « c'est toujours pareil, c'est les plus moches qui refusent. J'en ai rencontrées de plus belles que toi qui ont dit oui mais toi, tu es une salope et tu dis non ». Double peine, si je dis non je suis une salope, si je dis oui une pute, ou l'inverse ou les deux. De toute façon, j'ai tort. Et cette manière de tenter de me déstabiliser en m’humiliant, en me traitant de moche.

 

Moi, moche ?

Qu'est-ce qui est le plus grave pour une jeune fille, attirer les convoitises des hommes, même les plus répugnants, ou n'attirer aucun regard parce qu'on est « moche » ?

Être laide, c'est quasiment un handicap. Le corps féminin est un attribut, un enjeu social, qu'on le fasse parader, qu'on l'expose, dénudé, ou au contraire qu'on le cache, qu'on l'enferme, qu'on l'entrave. Corps du désir, corps du délit, marqué du péché originel, on le montre pour vendre, on le vend pour sceller un marché, on le vole parce qu'on le veut, on le viole pour humilier son clan, on le voile pour l'honneur des hommes, on le voue à l'avenir, on venge sur lui les frustrations, on le punit du désir qu'il provoque, on le répudie quand il ne séduit plus, on le vilipende, on l'idéalise, on le maudit, on le sacralise, dans tous les cas, on l'utilise, on se l'approprie, il est un objet, sur lequel tout le monde a des droits, il échappe à sa légitime propriétaire.

 

Honte de quoi ?

Alors qu'un garçon peut être fort, courageux, intelligent, une fille sait depuis le plus jeune âge qu'elle doit être jolie, quelles que soient ses autres qualités, quelles que soient ses ambitions. Ce soir-là, à la gare de Bordeaux, je me sentais prise en défaut, en tort. Je tentais de m'éloigner et ce sale type aviné me suivait, m'apostrophait, me criait dessus. Les passants se retournaient et me regardaient. J'étais gênée. Il me hurlait que j'étais moche, une salope moche en plus et c'était moi qui étais mal à l'aise. Vous avez remarqué ? Ce sont toujours les mêmes qui se sentent coupables. À nous les filles, on apprend à attendre qu'on nous donne, à demander poliment et si on nous refuse, à la rigueur, on s'excuse d'avoir dérangé. Les garçons, eux ont le droit d'aller chercher ce qu'ils désirent et de l'obtenir par la force s'il le faut. Ils se demandent rarement s'ils le méritent. J'étais jeune, belle, plutôt intelligente et cultivée. C'était un ivrogne vulgaire et repoussant qui harponnait les filles dans les gares et je me sentais salie. Ses accusations stupides me touchaient, me blessaient. La honte était de mon côté.

 

Celles qui aiment les hommes

Depuis que les femmes osent témoigner fleurissent aussi sur les réseaux sociaux des déclarations signées de « femmes qui aiment les hommes » pour condamner leurs congénères.

Celles qui dénoncent le harcèlement seraient ainsi des femmes qui n'aiment pas les hommes, autant dire des mal baisées. Donc il y aurait les nanas cool, sympas, avec le sens de l'humour, qui aiment la vie, le plaisir, le sexe, bref les hommes et les autres, les féministes, les sinistres, les revendicatrices, les grincheuses, les peine à jouir jamais contentes.

 

Est-ce que j'aime les hommes ?

Est-ce que j'aime les hommes ? Il y a encore quelques jours, je vous aurais dit oui mais à force de lire les réactions de toutes ces femmes « qui aiment les hommes », qui ont si bien intégré leur infériorité qu'elles défendent un ordre phallocrate, qui sont si soumises qu'elles haïssent leur propre sexe, je les imagine élevant leurs garçons comme des roitelets à qui tout est permis et j'ai envie de répondre non.

Non, je n'aime pas « les » hommes. Je n'aime pas ceux qui profitent de leur force physique, de leur pouvoir ou de leur position pour imposer leurs envies, je n'aime pas les pervers, les manipulateurs, les égocentriques, les violents, je n'aime pas les violeurs, ni les agresseurs, je n'aime pas ceux qui frappent les femmes ou les enfants, ni ceux qui les intimident, les insultent, les menacent, les humilient ou les terrifient.

Non vraiment, je ne les aime pas et en prime, je n'aime pas les femmes qui ne supportent pas de voir d'autres femmes secouer le joug du patriarcat.


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188 réactions à cet article    


  • McGurk McGurk 6 novembre 11:02

    On est plus dans les années 50 vous le saviez ?


    • Taverne Taverne 6 novembre 11:23

      @McGurk

      « On est plus dans les années 50 » : nous sommes tous d’accord sur ce point. Mais, nous constatons de nouvelles régressions. Par exemple, la différence de salaires entre hommes et femmes, qui avait tendance à se réduire, se creuse à nouveau. Autre exemple, la place de plus en plus forte de la religion dans les quartiers opère des retours en arrière dans la manière de considérer les femmes : dans la rue, dans les foyers, dans les transports (bientôt trans-porcs" ?) dans les cafés... Il est manifeste qu’il est temps pour la société et pour les pouvoirs publics d’agir de façon concrète.

      Et il reste cette question qui se pose : doit-on continuer à trouver normal que dans les cas de harcèlements et de viols, la honte se trouve du côté de la victime seulement et qu’il n’est pratiquement rien prévu pour lutter contre cela et permettre aux victimes de porter plainte en justice ?


    • Le Panda Le Panda 6 novembre 11:37

      @Taverne
      Bonjour

      Si je partage ton commentaire partiellement, merci de faire savoir lorsque tu recherche comment l’auteure instruit LA UNE de l’un de ces ouvrages comme suit :

      « Hâte de vous rencontrer dimanche 10 septembre à Magné dans le Marais Poitevin pour bavarder, partager, aimer lire et délirer ! »

      ------------------------------------------------------------

      Le délire venant en finalité qui peut me dire comment il faut l’interpréter en ce qui me concerne je l’ignore. Puis je préfère ne pas le commenter.

      Bien à toi Paul 


    • McGurk McGurk 6 novembre 12:12

      @Taverne

      Bah justement j’en ai vraiment pas l’impression.

      Le « féminisme » d’aujourd’hui (politique), ce sont des revendications cavernaires comme si on était soixante ans en arrière et que les femmes étaient encore aux fourneaux. C’est du n’importe quoi.

      C’est comme ce sujet sur « balancetonporc », où préférait faire une véritable chasse aux sorcières plutôt que d’aller voir la police ou la justice. Avec bien sûr son lot de victimes directes et indirectes, mais ça pourquoi n’en parle-t-on pas ? Pourquoi tout le monde s’en fout et dit que c’est « normal » ?Et puis j’en ai marre qu’on stigmatise forcément les hommes, comme si les femmes n’avaient absolument rien à se reprocher. Tout ceci n’est rien que de la politique et rien d’autre.

      Concernant le monde du travail, ce sont des entreprises qui ont toujours été coupables de l’inégalité du statut des hommes et des femmes - sous prétexte qu’elles « peuvent tomber enceinte et donc ne plus être là pendant un moment et faire perdre de l’argent à l’entreprise ».

      Pour ma part, je pense que le retour de la religion est dû à l’effondrement de notre système d’intégration, social et par le travail. Effectivement, il est plus facile de se réfugier dans l’irrationnel plutôt que de chercher des solutions durables (ex : la politique française depuis trois décennies), laissant présager un retour des « valeurs traditionnelles » (les mauvaises bien sûr).

      Le gouvernement aurait également pu agir pour limiter durablement le prosélytisme de certains courants extrémistes au lieu de les laisser s’implanter encore et toujours.

      * " la honte se trouve du côté de la victime seulement et qu’il n’est pratiquement rien prévu pour lutter contre cela et permettre aux victimes de porter plainte en justice ?« 

      Je ne suis pas d’accord. Je peux comprendre la »honte« qu’éprouvent les victimes de ces abus mais garder le silence permet à ces »porcs« de continuer tranquillement sans être inquiété de quoi que ce soit. Du coup c’est quoi la définition de »honte" exactement dans ce cas précis ? La honte d’avoir été violé ou celle d’être complice des futurs abus des types qu’elles n’ont pas dénoncé ?

      J’ose espérer, contrairement à ce que vous affirmez, qu’il y a des lois à ce sujet. Si ce n’est pas le cas c’est aux législateurs de trancher.

      Enfin bref, pousser sa gueulante comme l’auteur le fait ou même de créer un site de délation en série ne sert à rien. Il faut simplement agir concrètement en allant voir les autorités et faire voter des lois plus précises à ce sujet.


    • Taverne Taverne 6 novembre 12:15

      @Le Panda
      Bonjour

      Autant j’ai apprécié ton commentaire de onze heures 22, plein de sagesse, autant celui-ci me semble déplacé. Pourquoi chercher à interpréter un seul mot d’une personne dont on ne sait pas grand chose et que l’on ne peut donc pas juger ?

      Il me semble qu’il y a lieu de faire une distinction entre le choix personnel de l’auteur (fuir les hommes si j’ai bien compris) et les arguments pertinents et vérifiés qu’elle met en avant. Ces arguments méritent débat.


    • Taverne Taverne 6 novembre 12:29

      @McGurk

      Vous écrivez : « J’ose espérer, contrairement à ce que vous affirmez, qu’il y a des lois à ce sujet. »

      Je n’ai jamais affirmé ce que vous dites. La plupart de vos arguments se trouvent d’ailleurs déjà dans mon avant-dernier article. Les victimes (quelque soit leur sexe) de viol ou de harcèlement caractérisé doivent déposer plainte devant la justice. Cela éviterait les excès de délation ou le lynchage. Elles doivent préalablement consulter une association (de soutien) et un avocat afin de définir la manière d’agir.

      Les actions inconsidérées de libération tous azimuts de la parole des personnes qui se présentent comme victimes risquent de porter préjudice non seulement à des personnes présumées innocentes mais aussi à ces personnes au témoignent (cela peut se retourner contre elles : plainte pour diffamation, pointage de contradictions dans les propos tenus).

      Mais, ce que je souligne, c’est l’insuffisance d’éducation, de formation, de sensibilisation de la société, pour libérer la parole dans le sens de la justice. Ce serait un premier pas pour lutter contre la honte paralysante.


    • McGurk McGurk 6 novembre 12:44

      @Taverne

      Rectification : « des lois suffisantes à ce sujet ».

      Oui je sais, le sujet n’est pas neuf et c’est dommage d’avoir cinquante articles sur le même thème pour re-débattre de la même chose.


    • Sylvaine Reyre Sylvaine Reyre 6 novembre 12:50

      @Le Panda Il s’agit d’un festival littéraire qui s’appelle « Lire et délire ». Et ce n’est pas la une de mon livre. La photo de couverture de ce livre vient seulement illustrer ma présence sur ce salon.


    • ukulele ukulele 6 novembre 13:16

      @McGurk
      Hélas… beaucoup en sont resté aux années 50, voir avant…


    • Le Panda Le Panda 6 novembre 13:52

      @Sylvaine Reyre
      https://sylvainereyre.wordpress.com/

      @Le Panda Il s’agit d’un festival littéraire qui s’appelle « Lire et délire ». Et ce n’est pas la une de mon livre. La photo de couverture de ce livre vient seulement illustrer ma présence sur ce salon.

      Je vais vous saluer à nouveau, car je suis poli en ce qui me concerne lorsque je m’adresse à une femme ou à priori à tout humain, même aux animaux. J’ai posé le lien pour que chacun puisse constater la réalité entre vos propos et les miens. Vous vous attribuez la publication de cet « ouvrage » vous pouvez faire disparaître mon commentaire comme celui de 11h22. Les personnes qui suivent ce fil et votre article se feront une idée. Mais je l’écris à nouveau peut-être ne souhaitez vous pas en parler. Mais si une femme et un homme ne s’était pas aimé vous ne seriez pas là. Et en ce qui me concerne j’adore les enfants les femmes mais je déteste le féminise à deux sous. Voilà à présent vous pouvez le supprimer vous ne me verrez plus sur un de vos articles. Je vous souhaite Madame une très bonne fin de journée et bon courage surtout avec tout mon respect. 


    • Le Panda Le Panda 6 novembre 13:55

      @Taverne
      Paul,

      Nous, nous connaissons suffisamment, pour que tu saches à quel point je respecte ce qui suit. Alors tu peux le constater chacun n’a pas les mêmes idées et cela comme tu le dit mérite débats ou pas. Cdt

       

      @Sylvaine Reyre
      https://sylvainereyre.wordpress.com/

      @Le Panda Il s’agit d’un festival littéraire qui s’appelle « Lire et délire ». Et ce n’est pas la une de mon livre. La photo de couverture de ce livre vient seulement illustrer ma présence sur ce salon.

      Je vais vous saluer à nouveau, car je suis poli en ce qui me concerne lorsque je m’adresse à une femme ou à priori à tout humain, même aux animaux. J’ai posé le lien pour que chacun puisse constater la réalité entre vos propos et les miens. Vous vous attribuez la publication de cet « ouvrage » vous pouvez faire disparaître mon commentaire comme celui de 11h22. Les personnes qui suivent ce fil et votre article se feront une idée. Mais je l’écris à nouveau peut-être ne souhaitez vous pas en parler. Mais si une femme et un homme ne s’était pas aimé vous ne seriez pas là. Et en ce qui me concerne j’adore les enfants les femmes mais je déteste le féminise à deux sous. Voilà à présent vous pouvez le supprimer vous ne me verrez plus sur un de vos articles. Je vous souhaite Madame une très bonne fin de journée et bon courage surtout avec tout mon respect. 


    • Sylvaine Reyre Sylvaine Reyre 6 novembre 14:14

      @Le Panda
      Je ne comprends même pas de quoi vous parlez. Pour le moment, je n’ai censuré aucun commentaire ni bloqué aucun commentateur et pourtant je ne reçois que des commentaires haineux.

      Le lien que vous avez suivi est celui de mon propre site où j’ai mis la photo de couverture de mon propre livre pour annoncer ma venue sur un salon littéraire. Où est le problème, je ne comprends pas ?
      Merci de ne plus commenter mes articles si effectivement vous n’avez rien d’intelligent à dire. Vous n’avez visiblement pas lu mon texte, ou vous ne l’avez pas compris ou vous avez tout simplement envie de me démolir par pure méchanceté gratuite ?
      Je me suis exposée avec un témoignage sincère. Je suis transparente. Et les coups que vous essayez de donner ne sont pas à votre honneur.

    • McGurk McGurk 6 novembre 14:21

      @Sylvaine Reyre

      Commentaires « haineux » ou des avis totalement divergents du vôtre ?
      Pour l’instant je crois n’en avoir pas vu de spécialement virulents.


    • Le Panda Le Panda 6 novembre 14:24

      @Sylvaine Reyre
      Je ne comprends même pas de quoi vous parlez. Pour le moment, je n’ai censuré aucun commentaire ni bloqué aucun commentateur et pourtant je ne reçois que des commentaires haineux.

      Je n’ai aucune haine à votre égard et de quel droit ? Mais lorsque je m’adresse à un « rédacteur » ou « commentateur » je souhaite savoir qui il ou (elle) est lorsque cela est possible. Votre texte je l’ai lu en modération et je l’ai approuvé. Vous faites remontez une enfance, puis vous démolir pourquoi ? Quant aux photos qui vous représentent ceux qui vous trouvez « moche » vous auriez du leur demander de se regarder dans une glace. Il y a des commentaire qui sont partis s’ils ne sont de votre fait toutes mes excuses. Je ne vous porte aucun coup si vous m’en donnez acte merci ! Je vous rassure si cela est possible mais continuez à être prudente Bien à vous


    • Taverne Taverne 6 novembre 14:47

      @Le Panda

      Tu as maintenant ta réponse de l’auteure : « délire » parce que « lire et délire » (jeu de mot, rien qu’un jeu de mots pour un évènement). Il n’y avait donc pas lieu d’interpréter...

      Et ton commentaire de 11 heures 22 n’a pas disparu. Il est juste descendu parce que des commentaires sont venus s’intercaler. Donc, on se calme, on respire profondément et on boit frais ! smiley


    • JBL1960 JBL1960 6 novembre 16:15

      @McGurk Il faut simplement agir concrètement en allant voir les autorités et faire voter des lois plus précises à ce sujet.

      Ben oui, mais la justice d’aujourd’hui considère Sarah 11 ans, victime d’agression sexuelle par un gonze de 28 ans, comme consentante et donc ne poursuit pas ce taré pour viol... Vous pensez donc si on peut faire confiance à la justice... En 1893, le Père Peinard écrivait un texte « Patron assassin » qui raconte l’histoire de 2 jeunes filles violées par leur patron, l’une enceinte et qui préférèrent se jeter dans le canal, de honte...
      Donc si le #balancetonmaitrecochon peut faire prendre conscience que l’agression sexuelle comme arme de guerre, car s’en est une, ça ne peut plus durer ben on va pas se gêner !
      N’en déplaise à Mâme Boutin, BHL qui n’aime pas beaucoup qu’on traite tous les hommes de porc et même Nicolas Bedos, même si son argumentation se tient.
      Puis-je vous rappeler que ses meilleurs amis l’appelaient Donnie « Mains d’Enfant » Trump...
      Et ses ennemis aussi remarquez bien...


    • McGurk McGurk 6 novembre 16:20

      @JBL1960

      Et pourquoi pas un #balancetabalance ? Histoire de créer le chaos une fois pour toutes ?


    • sarcastelle sarcastelle 6 novembre 16:46

      @McGurk

      .
      Vous ne voyez donc pas cette haine des femmes qui transpire de tout ce mouvement de réticence à l’exigence d’une nouvelle civilisation ? 

    • pipiou 6 novembre 16:58

      @McGurk

      « Et puis j’en ai marre qu’on stigmatise forcément les hommes ».

      Ben oui, ce sont principalement les hommes qui sont responsables d’agressions sexuelles ; vous n’allez quand même pas vous plaindre de faire partie du « sexe fort ».

      ça ne veut pas dire que les femmes ne sont jamais en tort, notamment quand elles vont trop loin dans la séduction.
      Mais dans ce qui concerne le sujet de l’article, ce sont des hommes (pas « les » hommes) qui posent problème.


    • McGurk McGurk 6 novembre 17:13

      @pipiou

      C’est de la connerie ce « sexe fort », je connais un paquet de femmes qui sont bien plus balaises que moi à tout niveau. D’ailleurs en politique, les femmes politiques sont bien plus sournoises et dégueulasses que les hommes (ex : Pécresse).

      Ce qui me sidère, c’est que la majorité des gens sont comme des moutons qui se prennent les pieds dans la propagande journalistique à deux balles qui va faire durer des semaines un évènement de moindre importance (ex : « le chien de Depardieu est vert LOL ») et qui fera 45 articles en le décrivant sous toutes les coutures.

      J’en profite pour redire que banaliser la vendetta personnelle est grotesque et aussi parfaitement illégal, on a pas le droit de se substituer à la justice. « Libérer » la parole" comme ils le disent si bien n’amènera que des ennuis et pour tout le monde.


    • spearit 6 novembre 17:33

      @pipiou
      Il y quantité de choses qui posent problème en ce monde...
      Je ne comprends pas ce qui ce promène avec une loupe monoculaire pour ne voir toujours que le même problème prenant de plus en plus de place (grâce à l’effet grossissant de leur loupe)

      Sans compter le côté de ceux qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes...


    • Agafia Agafia 6 novembre 17:56

      @Sylvaine Reyre
      Je ne comprends même pas de quoi vous parlez


      Ne vous inquiétez pas, c’est normal... Les seules phrases du Panda que l’on comprend sont celles qui volent à d’autres journalistes (sans les citer bien sur) mais celles qu’il écrie lui-même sont en général incompréhensibles ^^


    • McGurk McGurk 6 novembre 18:04

      @Agafia

      Normal...c’est un panda smiley . Déjà bien qu’il parle.


    • McGurk McGurk 6 novembre 18:07

      @sarcastelle

      A vrai dire je suis partagé à ce sujet. J’ai surtout l’impression que c’est plus un effet de mode qu’une véritable revendication sincère.


    • gueule de bois 6 novembre 19:37

      @McGurk
      Ferait mieux de bouffer ses bambous.


    • Sparker Sparker 6 novembre 20:11

      @Le Panda

      « vous ne me verrez plus sur un de vos articles. »

      Dont acte, bye bye...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 novembre 22:17

      @McGurk
       « Inégale répartition des tâches ménagères »

      " A la maison, les hommes s’adonnent volontiers au bricolage (20 minutes quotidiennes contre 5 pour les femmes). Mais les femmes passent deux fois plus de temps que les hommes à faire le ménage et à s’occuper des enfants à la maison. ... les femmes s’occupent, au quotidien, des tâches les moins valorisées et les hommes de ce qui se voit et dure."

      Vous voyez une grande différence avec les années 50 ??


    • McGurk McGurk 6 novembre 22:21

      @Fifi Brind_acier

      C’est de la généralité ça. Ou du laisser aller, à voir.


    • sarcastelle sarcastelle 6 novembre 22:41
      On constate le temps consacré à la lecture, quel que soit le sexe !!! smiley

    • JC_Lavau JC_Lavau 7 novembre 09:37

      @Fifi Brind_acier. C’est pas grave, il suffit de cacher que ce fut monsieur, qui avant son éradication, avait refait la terrasse, réparé le pilier du portail, réparé les huisseries et volets, réparé l’escalier, fabriqué le buffet de cuisine, réparé lave-linge et lave-vaisselle, élevé la petite dernière, rebouché les fissures, etc.

      Du moment que le vol profite, pourquoi se gêner  ?

    • ZenZoe ZenZoe 6 novembre 11:19

      Je ne sais plus qui a dit ça l’autre jour, mais j’ai trouvé que c’était une bonne remarque : il ne s’agit pas d’une lutte femmes contre hommes, mais d’une lutte gens civilisés contre brutes.


      • JC_Lavau JC_Lavau 6 novembre 15:04

        @ZenZoe. Tu confonds volontairement l’emballage avec le fond de la campagne.

        A la guerre sexiste comme à la guerre...
        Tout survivant sera traité de « brute » par les tueuses conjurées.

      • sarcastelle sarcastelle 6 novembre 16:47

        @ZenZoe

        .
        il ne s’agit pas d’une lutte femmes contre hommes, mais d’une lutte gens civilisés contre brutes
        .
        Comme si c’était différent ! 

      • Fergus Fergus 6 novembre 20:25

        Bonsoir, ZenZoe

        C’est en effet une excellente formule !


      • Self con troll Self con troll 6 novembre 20:44

        @sarcastelle
        Parodions la chanson

        Tous les hommes sont des brutes
        La morale de cette histoire,
        c’est que les femmes aiment les brutes


      • taketheeffinbus 6 novembre 11:20

        « Non, je n’aime pas « les » hommes. »

        Dommage, de faire une généralité. C’est du même acabit que « tous des connards » et « toutes des salopes ».

        « Je n’aime pas ceux qui profitent de leur force physique, de leur pouvoir ou de leur position pour imposer leurs envies, je n’aime pas les pervers, les manipulateurs, les égocentriques, les violents, je n’aime pas les violeurs, ni les agresseurs, je n’aime pas ceux qui frappent les femmes ou les enfants, ni ceux qui les intimident, les insultent, les menacent, les humilient ou les terrifient. »

        Oui, ces profils existent, mais vous remarquerez que la plupart des femmes sont attirées par ce qu’elles ne veulent pas, un connard prétentieux machiste qui les prend pour du jetable/remplaçable, force est de constater que celui qui a bien vécu, qui a eu de la chance, qui est beau gosse, a des facilités, se sent confiant en lui et donc a de la tchatche et du charisme, attire, couche facilement, et que partant de ça, il s’investit moins parce qu’une de perdue, dix de retrouvées. Et comme monsieur fait beaucoup moins d’efforts que les « moins biens » pour la dulcinée, mademoiselle compense en s’investissant davantage qu’à l’accoutumée des facilités auxquelles elle est habituée et donc s’accroche d’autant plus.
        À noter que c’est à peu près la même chose si on inverse la situation entre un homme et une femme (c’est peu être même pire, une femme étant hyper sollicitée par rapport aux mecs), beaucoup (si ce n’est la plupart) des belles femmes le savent et en abusent et on en arrive aux même conclusions.

        La clé de la réussite des relations homme femmes, tant dans l’amitié que l’amour, c’est un investissement égal, manque de bol, les humains restent des ados jusqu’à la trentaine, si ce n’est plus, de nos jours, les femmes veulent « aussi bien » voir mieux qu’elles, et les mecs, coucher avant tout. (Pas une généralité, mais une majorité).
        Une compétition de merde à qui dominera ou pas, l’autre, en somme. (Et force est de constater que plus on s’investit pour quelqu’un et se confie sur ses faiblesses/doutes dans la vie, plus la friendzone et la cocufication se rapprochent).

        Bref, vous n’aimez pas « ceci » ou « cela », chez les hommes, mais je vous assure, on peut retrouver les mêmes tares chez les femmes. Heureusement il reste des exceptions, mais elles se font rares.

        Ps : et oui, rien n’est plus injuste que la concurrence des physiques ou tout le monde ne naît ni ne grandi sur un pied d’égalité. (Parce que oui, la croissance (et nutrition) influe sur le physique, les moyens pour une belle dentition, le stress, etc...)


        • Le Panda Le Panda 6 novembre 11:22

          Serait-il indécent de vous demander pourquoi ressortir les souvenirs uniquement à priori négatifs de votre enfance et de sa suite contre les hommes ?

          S’il n’y avait pas eu une femme et un homme pour vous concevoir où seriez vous et pourquoi mettre un seul genre au fond du sac à défaut de ne pouvoir le noyer ?

          Respectueusement et humblement 


          • ukulele ukulele 6 novembre 13:12

            @Le Panda
            Ce billet d’humeur porte sur les hommes qui se comportent mal. Pas sur ceux qui se comportent bien…
            Ceux qui ne sont ni décents, ni respectueux, ni humbles (pour reprendre vos termes)…
            Peut être qu’elle ne parle pas de son père parce que c’était un mec bien ?


          • JC_Lavau JC_Lavau 6 novembre 14:12

            Il y a d’autres hommes que l’auteuse déteste, mais elle a oublié de le dire.
            Elle déteste les témoins gênants qui eu assez de baraka pour survivre,
            Elle déteste les harcelés, les boucs émissaires dont elle craindra toujours qu’ils lui rendent les coups qu’elle mérite.
            Elle déteste les calomniés, qui font face à des campagnes de calomnies à l’échelle de la ville : m’enfin ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour se laisser docilement suicider par les hyènes conjurées ?
            Elle déteste les spoliés : bien trop pauvres, ils vont lui rapporter quoi ? Et puis ils pourraient concurrencer son statut de victime officielle, avec tous les privilèges qui y sont attachés.
            Elle déteste tous ces scélérats qui osent résister à la JUSTE dictature de l’émotion.

            Du reste, comme l’avait fort bien écrit Michèle Dayras, vierge et martyre de son état :
            http://info.deonto-famille.org/index.php?topic=27.msg50#msg50
            Pour moi, tout homme est un « salaud » en puissance, comme on pourrait dire que tout homme est un violeur ou un intégirste en puissance. Je pense, aorès tant d’années passées à militer, qu’il ne s’agit que d’une question de degré dans l’abjection, ce qui fait que certains hommes peuvent passer pour sympa ...

            Tout comme l’auteuse de l’article ci-dessus, Michèle Dayras voue aux gémonies les hétérosexuelles, qui pactisent parfois avec l’ennemi héréditaire.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 novembre 14:12

            @ukulele

            Oui, mais le problème de ces campagnes de com’, c’est qu’elles mènent un peu trop facilement à mettre tout le monde dans le même panier.

            Lorsqu’un regard commence à devenir du harcèlement et le prélude à la barbarie, je me pose des questions.

            Pour un peu, on se demanderait si ce n’est pas le but recherché.

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