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Accueil du site > Actualités > Société > Henri Salvador est mort ? Le show-biz l’avait pourtant déjà tué (...)

Henri Salvador est mort ? Le show-biz l’avait pourtant déjà tué plusieurs fois !

Le bon roi Henri est mort, et tout le monde va y aller de sa larme, y compris notre président qui va se sentir obligé d’assister à ses funérailles, étant donné ses prestations antérieures en la matière. Henri Salvador est mort, mais on avait déjà tenté de l’assassiner à plusieurs reprises, car notre nonagénaire n’avait pas eu la carrière qu’il espérait ni qu’il méritait : son décès aujourd’hui, pointe amèrement sur un show-biz qui l’a contraint à faire dans l’alimentaire pour se voir en fin de parcours reconnaître comme autre chose qu’un simple amuseur public.

Henri Salvador est mort en tenant sa revanche, au moins, sur les gens qui n’ont pas cru en lui et qui l’ont encensé cinquante après. Ça lui fait une belle jambe, me direz-vous, mais je pense que dans son rire, qu’il avait forcé, il y avait pas mal de rancœur sourde sur les années noires qu’on lui a fait subir à marche forcée.

Au départ, Salvador est un jazzman, et un bon : débarqué de sa Guyane natale à 12 ans, il dut fuir la France en 1941, les autorités de l’époque ayant affiché un racisme patent qui lui faisait craindre le pire, même vis-à-vis des coreligionnaires des "colonies" comme on disait encore. Soldat à 22 ans, il passe en zone libre et rejoint l’Amérique du Sud, où, repéré au départ (dès 1935, à 18 ans) par Django Rheinardt, il sera le guitariste de Ray Ventura pour lequel il improvise chaque soir des facéties dont il a le secret. Très vite, alors que le jazz le titille, on lui fait comprendre chez Polydor que "ce que préfèrent les Français" ce sont les chansons amusantes et non les chansons à texte, où vont bientôt se casser les dents un Brassens, puis un Brel et enfin un Ferré, tous honnis ou presque de leur vivant, ou en tout cas sévèrement vilipendés par certains qui leurs reprochent leur langage trop "cru". Le Gorille, écrit dans un baraquement du STO, par exemple, comme chanson, sera des années durant interdit d’antenne pour outrages aux bonnes mœurs. Et c’est finalement Brel qui brisera le carcan de cette pensée typiquement petite bourgeoise en s’attaquant de front à deux de ces fiefs, la religion et les "bonnes manières". Pour mémoire, il faut savoir que Brassens avait pourtant supprimé le couplet final initial du Gorille, qui disait ceci :

Nous terminerons cette histoire
Par un conseil aux chats-fourrés
Redoutant l’attaque notoire
Qu’un d’eux subit dans des fourrés :
Quand un singe fauteur d’opprobre
Hante les rues de leur quartier
Ils n’ont qu’à retirer la robe
Ou mieux à changer de métier.

Brassens, Brel et... Ferré, ce dernier chapeautant le tout après un discours diantrement plus libertaire, qui le fera longtemps exclure des antennes radio et ne jamais passer à la télévision. En ce sens, la photo la plus célèbre des trois réunis le 6 janvier 1969 dans le local du magazine Rock and Folk est leur consécration par une partie de la jeunesse qui leur reconnaît (enfin !) un statut de maîtres à penser que les adultes ont violemment contesté, notamment au Figaro où se sont illustrés des rédacteurs devenus "célèbres" pour les avoir traînés dans la boue. Un Ferré très lucide sur les fameux goûts des Français :

"Il y a des gens qui reçoivent d’abord la musique, d’autres qui reçoivent d’abord les paroles. Les gens les plus intelligents reçoivent d’abord les paroles. Les gens les plus sensibles - et peut-être les moins intelligents, ce qui est possible aussi - reçoivent d’abord la musique. Ce qui fait que j’ai pu faire connaître Baudelaire à des gens qui ne savaient pas qui était Baudelaire".

Dans l’après-guerre, c’est différent : on s’essaie à tout. Le Be-Bop, bien entendu, qui fait la joie des caves de Saint-Germain, et les tout débuts de la chanson à texte... qui dérive vite sur la paillardise, les rois en étant les 4 barbus, qui resteront jamais célèbre pour avoir écrit La Pince à linge, l’un des textes les plus hilarants jamais écrits, sur le thème de la 5e de Beethoven. Avec leurs têtes d’instituteurs (et leurs barbiches en colliers), ils ne franchiront malheureusement jamais la frontière du grand public et du tiroir-caisse qui va avec. Pour réussir, il faut faire autre chose. C’est Boris Vian qui s’y lance avec une parodie de rock, que ce mauvais jazzman détestait. L’album qui sort en 1956 réalisé par Michel Legrand et Boris Vian se moque outrageusement des rockers façon Little Richard chantant Tutti Frutti... Salvador signant la musique de Rock Hoquet... mais sous le pseudonyme finaud d’Henry Cording. Le sommet étant atteint avec le Blouse du dentiste, parodie rondement menée de blues... lancinant. L’album se vendra certes, mais nettement moins que la déferlante qu’il était censé dénoncer. La consécration rapide décrochée par le grand prix de l’Académie Charles Cros pour Maladie d’amour, qu’il a décroché en 1949 ne lui procure pas les ventes espérées.

Chanson pour amuser, certes, mais à l’aube des années 60, Salvador ne vend encore rien ou tout comme : il n’est pas assez bellâtre pour jouer les tombeurs, pas assez jazzman pour faire carrière dans le jazz, et pas encore assez amuseur pour vivre de ses disques. L’album de 1955 avec une belle photo Harcourt de notre jazzman et sa guitare reprend ses succès de 1952, dont Clopin-clopant, C’est le be-bop, et le petit bijou qu’est Le loup, la Biche et le Chevalier (Une chanson douce), mais aussi Maladie d’amour, clin d’œil exotique et amusé à la négritude : notre homme, dans chacun de ses disques, joue sur les trois facettes de son talent. A noter que dans ses tout premiers titres figure Le Collaborationniste, où il s’en prend à Sacha Guitry, dont il moque la diction ampoulée. Guitry vient d’échapper de peu au peloton d’exécution. Le texte est mordant et la prose acerbe. Salvador n’est pas seulement qu’un agneau aux yeux de biche et se souvient des sombres heures de son pays.

Au seuil des années 60, il en a déjà vendu quelques-uns et, au lieu de tout brader, dans une vie de vedette de la chanson (belles voitures, jolies filles, etc.) il investit dans son propre avenir... en faisant sécession et en claquant la porte avec fracas de sa maison de disques, qu’il accuse de ne pas s’occuper assez de sa carrière. En 1961, il fait un bras d’honneur à Barclay, trop intéressé par ses dividendes, et fonde sa propre société d’édition : "Les disques Salvador", distribués par Philips. Salvador devient le tout premier en France à s’autoproduire, et ça produit un séisme dans le métier. Salvador, qui a rompu la chaîne du profit qui prévaut à l’époque, est mis à l’index de la profession. Pour faire ses disques, il devra un peu plus tard construire son propre studio : on lui fait bien comprendre que certains lui sont désormais fermés. Salvador est alors un paria dont on souhaite la disparition au plus vite de la scène de la chanson française. Il a brisé un tabou : on ne quitte pas comme ça une maison de disques !

En 1962, on offre à Henri Salvador la possibilité de réussir un rêve : Bernard Dimay lui écrit Syracuse, qui le propulse crooner, en pleine époque des Bing Crosby. Hélas, celui qui va tirer les marrons du feu de la chanson c’est un vieux rival du monde du Jazz à la française : Jean Sablon, qui représente davantage aux yeux du public de l’époque le chanteur attirant les femmes (Sablon a déjà 56 ans alors que Salvador est plus jeune : 45 ans) et, plus tard, encore c’est Yves Montand qui rafle un nouvelle fois la mise avec le même titre, en place de Salvador qui repart dans la case "amuseur". Salvador sort juste en effet du Lion est mort ce soir, une adaptation d’un titre américain qui vient juste de le rendre enfin célèbre. Personne n’avait pensé à ce titre imaginé en 1939 par Solomon Linda et les Evening Birds, et devenu en aussi peu de temps un traditionnel intemporel. Toute la France, emmenée par Salvador, chantonne "Wimoweh,""Wimoweh". Aux Etats-Unis, c’est Pete Seeger, apôtre de la paix et chanteur engagé qui l’a fait connaître. C’est alors Myriam Makeba qui vient de le reprendre, et Salvador est enthousiasmé par la version. On ne sait s’il a entendu la version renversante de 1952 de la non moins renversante Yma Sumac.

En bisbilles, déjà, avec Philips, Salvador, pour beaucoup, est déjà un artiste mort en 1963. Lui n’est pas en reste, avec ce show-biz qui ne l’aime plus, y croit encore, et fonde une nouvelle société, qui produit un EP (disque 45 tours à 4 titres) dont le dernier s’intitule Zorro est arrivé, une adaptation française de titre américain (Along Came Jones des Coasters, signé Lieber et Stoller !), comme environ 80 % de tout ce qui sort en "yéyé" cette année là. Salvador, ronchon, a enregistré le titre à la va-vite et n’est pas content du tout du résultat... Le hic, c’est que c’est ce quatrième titre qui va le propulser au firmament des ventes !!! Salvador est pris à son propre piège : il souhaitait faire de la chanson à texte et des ballades, il se retrouve propulsé vedette du show-biz catégorie amuseur public. De rage, dans les rééditions du 45 t, il fait supprimer la référence au titre ! Il n’empêche : devenu phénomène télévisuel avec ses pitreries, il restera scotché dans les téléviseurs pendant un bon bout de temps (vingt ans !), en ayant l’intelligence de produire lui-même ses émissions (Salves d’or) : un amuseur, certes, mais aussi un homme prévoyant. Son label "Rigolo" engrange directement les revenus de ses passages télés. Les disques sont éreintés par la critique, mais Salvador s’en fiche.

Il a déjà choisi une voie, celle qu’a expliqué un jour Leo Missir à Daniel Balavoine. Missir, le pape des producteurs des années 60-80. Un Balavoine débutant simple choriste de Patrick Juvet. J’ai eu la chance d’interviewer Balavoine, dont je n’appréciais pas le début de carrière, avant qu’il ne disparaisse : il m’avait conté alors les déboires qu’il avait eus avec sa banque, qui venait de lui refuser un prêt de 60 millions de l’époque pour l’achat d’un Synclavier, alors qu’il en ramenait le quadruple déjà par album vendu... Balavoine était scandalisé, et avait expliqué la vision de Missir qui lui avait dit en le signant qu’en France ce n’était pas sorcier : ou on chantait des trucs engagés qu’on faisait soi-même ou presque et le succès mettait trente ans à arriver, ou bien l’on acceptait tout de suite des concessions (production, orchestre, violons, parolier, etc.) et là le succès venait tout de suite, ce qui permettait de se constituer un matelas d’argent frais pour ENSUITE se produire soi-même et devenir réellement indépendant. En fait, Balavoine, par la voix de Léo Missir, venait de se faire expliquer la méthode Henri Salvador ! Et décrivait une époque qui allait arriver pour tout détruire progressivement, comme le disait si bien Léo Missir : "La première fois que j’ai été obligé de faire un devis, pour Balavoine, c’est lorsque Philips a racheté Barclay. Le marketing arrivait (rires) !" Avec une firme de disques actuelle, c’est simple, Salvador n’y serait jamais arrivé, dès le début on lui aurait signifié "invendable". L’homme était bien trop hors normes.

Un Salvador qui rafle au passage en 1971 un deuxième prix de l’Académie Charles Cros, le Goncourt de la musique, pour un album inhabituel et savoureux : la musique du dessin animé Les Aristochats, tout empreint de jazz... que notre phénomène a concocté presque seul dans son home studio personnel... A 54 balais, notre bonhomme joue au gamin qui découvre les joies du re-recording. En maître. Lui qui s’est fait appeler Henry Cording se marre... Car l’homme n’oublie jamais le jazz : en 1979, introduit à la télé, il rencontre un autre fêlé, Jean-Christophe Averty, qui avait tant scandalisé avec ses "Raisins verts" pour produire un bel hommage à... Boris Vian. Puis les Maritie et Gilbert Carpentier partent, Guy Lux se fâche avec tout le monde... et Salvador disparaît des écrans, fortune faite. Il part jouer à la pétanque, qu’il fait comme le reste : en faux dilettante bûcheur. Il pointe comme il mixe : des centaines de fois, avant d’attraper le bon coup de main. Mais joue au décontracté pour cacher le boulot derrière. Comme il n’y a pas de disque d’or en pétanque, il finit plusieurs fois champion de ligue d’Île-de-France. Avec un grand sourire ! Le show-biz, qui ne comprend toujours pas, l’enterre une deuxième fois : Salvador est un ringard qui joue aux boules, vous vous rendez compte !

En novembre 1982, le faux dilettante passe à l’attaque et pointe... 60 concerts d’affilée à Pantin, où le public vient découvrir un Salvador quasi inconnu, puisque ça fait à l’époque vingt-deux ans qu’il n’a pas fait de scène. Un crooner, un vrai. Avec derrière le gratin du big-band : Eddy Louiss, Maurice Vander, etc. A 68 ans bien tassés, Salvador fait un carreau sur les critiques. Dans le public, tout le gratin parisien... et le grand Moustache (qui jouera avec Zanini). Mais la mayonnaise ne prend pas pour autant, les disques issus des concerts ne se vendent pas pour autant. On pense que Salvador, à la fin des années 90 est définitivement mort pour la chanson, à défaut de l’être pour la scène. Il vit de la sortie de ses compilations, qui se vendent toujours, elles, sans efforts.

Salvador mort ? Vous n’y pensez pas : il attend douze ans et remet ça avec un album qui met tout le monde d’accord ou les autres par terre. Notre bonhomme s’est fait faire le coup de l’époustouflant Nougayork datant de 1987, qui avait relancé la carrière de Nougaro, viré de sa maison de disque (encore Barclay !) qui venait de mettre en marche ce que Missir avait pressenti : le fameux "marketing". Cette fois-ci, pas de Marcus Miller à la basse ou de Philippe Saisse à la production : c’est Mick Lanaro qui chapeaute l’opus. Magique ! Salvador sait qu’à son âge, 77 ans, il peut TOUT se permettre. Il s’attaque même à Layla, d’Eric Clapton. Et réussit haut le pupitre son examen de passage. Il a encore bûché en cachette, mais personne ne doit le savoir ! Hélas, l’album qui pour la première fois est encensé par la critique, dont celle de Télérama, réputée pour sa méchanceté... ne se vend pas plus que ça. Mais un vieux lion n’est jamais mort : s’il ferme l’œil c’est pour mieux (re)bondir plus loin. Chez Salvador, ça prend six ans, au bas mot. En 2000, il assomme définitivement ces adversaires avec SON chef-d’œuvre, sorti à 83 ans. Chambre avec vue concocté et ciselé par Marc Domenico, en cheville avec un hyper-doué encore trop méconnu de la chanson française : Art Mengo. Domenico est là car le producteur c’est Philippe Ulrich, oui, celui de Cryo Interactive, ex-Ere Informatique pour les connaisseurs, qui vient juste de fonder son label Exxos. La maquette originale est signée Keren Ann Zeidel et Benjamin Biolay et comprend une chanson écrite par Salvador il y a quarante ans et qui n’avait jamais trouvé jusqu’ici de producteur (La Muraille de Chine). L’album monte instantanément à plus d’1,5 million d’exemplaire. Cette fois-ci tout le monde est bien d’accord. Salvador a gagné son long combat contre le show-biz en prouvant l’immensité de son talent et sa justesse de vue à être devenu très tôt indépendant. Même Libération ressort pour l’occasion Bayon, qui écrit un papier dithyrambique façon Bayon, c’est-à-dire illisible, à nous rappeler certains contributeurs d’Agoravox. Salvador, interviewé par le journal, répond à la question "comment résumer l’album ? "C’est le disque dont je rêvais". 83 ans pour réaliser un rêve, on ne pourra pas dire que notre (grand) bonhomme n’était pas têtu, et que le show-biz l’a vraiment aidé durant toute sa vie. L’interview se termine par un abrupt : "Comment voyez-vous votre mort ? auquel notre enchanteur, "dont le grand plaisir était de faire des jolies choses", réponds par un "Je ne me vois pas mourir !". Le problème, c’est que nous non plus, Henri. On l’avait pas prévue, celle-là... la vraie.

Documents joints à cet article

Henri Salvador est mort ? Le show-biz l'avait pourtant déjà tué plusieurs fois ! Henri Salvador est mort ? Le show-biz l'avait pourtant déjà tué plusieurs fois ! Henri Salvador est mort ? Le show-biz l'avait pourtant déjà tué plusieurs fois !

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54 réactions à cet article    


  • jako jako 14 février 2008 10:57

    Encore un régal encyclopédique vôtre article merci à vous Morice


    • haddock 14 février 2008 10:58

       il aurait néanmoins été bien inspiré d’ avoir des relations harmonieuses avec son fils Jean-Marie Perrier , ce qui ne lui aurait ôté aucun de ses talents de crooner et d’ amuseur , quelle tristesse de vision de la vie que la sienne ...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 février 2008 11:03

        Bravo Morice pour ce billet fort intéressant, éclairant notamment la face caché du show bizz et ses chacals avides de profit, bref, un monde trouble, autant que peut l’être celui des tractations sous-marines

        Salvador n’est pas ma tasse de thé mais c’est le prince du rire et dieu sait si on en a besoin, quand on voit les tristes sires sévissant dans les médias, Cauet, Carla, ......

        Adieu Henri, et sois sérieux là haut, tu pourrais faire rigoler Dieu, quoique, Sarko s’en charge ici !


        • brieli67 14 février 2008 14:14

           

          va illico plusser l’idiot du village avec ses hi ha ho et va le rejoindre sur 1oopap

          Charge enfin un correcteur d’orthographe idoine tu pollues

          http://clicnet.swarthmore.edu/dictionnaires.html

           

          sinon ton sarko..................... in the pockett

          http://www.youtube.com/watch?v=FElV9v5prWM&NR=1

          comment peut-on..

          a plus brute épaisse

           

           


        • roOl roOl 14 février 2008 11:10

          "car notre nonagénaire n’avait pas eu la carrière qu’il espérait ni qu’il méritait : son décès aujourd’hui, pointe amèrement sur un show-biz qui l’a contraint à faire dans l’alimentaire pour se voir en fin de parcours reconnaître comme autre chose qu’un simple amuseur public."

          Enfin bon, c’etait pas un genie non plus hein....

          Il n’a rien inventer et s’est contenter de suivre les courants toutes sa vie, ses rares succes il ne les a pas ecrit...

          Mais il aura eu pas mal de chance dans sa vie, jusqu’a la fin, mourrir vite, dans son lit et les bras de sa femme.

           


          • BenG BenG 14 février 2008 18:02

            Cher RoOl,

            Comme vous le dites un peu plus loin... les goûts et les couleurs ne se discutent pas... Mais j’aurai clairement préféré que vous disiez "HS, je n’aime pas", plutôt que de proférer une énormité telle que "c’était pas un génie... il n’a rien inventer" (hum... désolé, je cite sans modifier). Pour un gars qui n’a fait qu’être le précurseur de la bossa nova et dont une des chansons à tellement laissé scotché Tom Jobim qu’elle lui a révélé la voie à suivre...

            Alors rien inventé ! On aimerait que les artistes de maintenant fassent preuve d’aussi peu de créativité... !


          • roOl roOl 15 février 2008 16:41

            Henri Salvador :

            « Tom Jobim est allé au cinéma où il a vu un film dans lequel je chantais Dans mon île, chanson que j’avais composée. Quand il l’a entendue, il s’est dit : « Tiens, c’est ça qu’il faut faire : ralentir la samba, mettre de belles mélodies et de beaux accords ». Je suis tout fier d’avoir inspiré Jobim, mais ce n’est pas moi qui ai inventé la bossa. »

             

            aller hop, a demonter smiley

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Bossa_nova


          • maxim maxim 14 février 2008 11:15

            c’est dommage d’ailleurs que beaucoup de gens n’aient découvert le réel talent de Salvador qu ’au moment de sa résurrection musicale et scènique de ces dernières années ,alors que c’était un vrai crooner ,un jazzman,le premier créateur de la Bossa Nova ,rehabilitée par Sacha Distel immense guitariste de jazz lui aussi ...

            si l’on écoute les premieres chansons de Salvador ,par exemple : la marche à pied ,le fond musical et le rythme ,c’est du vrai jazz ... : quand je monte chez toi également ,le rythme est à fond jazzy .....

            la liste est longue ...Syracuse ...l’incontournable .....

            bien sûr il il y eu la période Zorro ,le travail c’est la santé et tout un tas de trucs faits pour assurer la pitance comme il le disait ouvertement ,afin aussi de satisfaire les goûts d’un public qui n’avait envie que de chansons drôles où la qualité était laissée de côté pour laisser la place au consommer de suite ....

            au milieu des années 50 ,Henri Cording ( futur Salvador)nous apportait les prémices du rock , cette musique que tout le monde décriait ,nous étions à la pleine apogée de Luis Mariano ,de Georges Guétary ,rois de la guimauve ,sans oublier le musette avec Yvette Horner et les autres manipulateurs de soufflet .....

            Salvador était encore presque confidentiel ,et à l’époque ,nous entendions sur quelques stations radio ses premières chansons ,la réaction des braves gens c’était " écoute moi ça ces conneries " surtout le blues du dentiste !!!

            il y a eu le Salvador des shows radiophoniques et télévisés ,bon enfants ,amusants ,toujours de bon goût ,du vrai bon divertissement ,à l’époque où Salvador était vedette reconnue ,et plebicitée par le plus grand nombre .....

            pour ma part,c’est surtout la voix ,le mélodiste ,le chanteur et musicien de jazz que je retiendrai ...

            il disait toujours que les plus grands avaient été Sinatra et Nat King Coole ,il avait raison ,et je le rajoute volontiers dans ce trio ,qu’il va certainement retrouver là haut !

             


            • morice morice 14 février 2008 11:21

              roOI : c’est ARCHI-FAUX !!! il a écrit 960 chansons, moi je trouve pas mal le score. Vous restez sur le côté rigolard que dénonce ce texte ! Le problème c’est que le public (dont vous) en a retenu cinq . Et je pense que celui qui a écrit « une chanson douce » a atteint une chose rare : l’universel. Comme Trenet avec La Mer (mettez ça sur un gramophone, l’engin avance tout seul sur la table tellement l’orchestration est forte !). Trouvez-moi quelqu’un qui n’aime pas cette chanson, de Salvador, et je serais (peut être) d’accord avec vous. La, je ne peux pas. Salvador a atteint au sublime à plusieurs reprises, et ça moi ça me suffit. Ce n’était pas QUE Minnie !


              • morice morice 14 février 2008 11:22

                Merci Maxim pour cet hommage vibrant !


              • roOl roOl 14 février 2008 11:53

                L’egout et les couleurs...


              • roOl roOl 14 février 2008 14:40

                MAIS !!

                tu es pationnant Julien, continue smiley


              • claude claude 14 février 2008 14:56

                cher morice,

                 

                merci pour l’article,

                mais peu importe que le show-biz ait boudé salvador, le public, lui ne s’y est pas trompé : il l’a suivi tout au long des ses 75 ans de carrière.

                ses chansons, tant comme amuseur que comme jazzmann -crooner, sont superbement écrites. je range au même rang de chef-d’oeuvre, le blouse du dentiste et syracuse. www.paroles.net/chansons/1831.1/Henri-Salvador

                faire rire intelligemment sans être vulgaire, est aussi difficile que d’écrire de belles ballades.

                alors merci à ce grand bonhomme de la culture française, qui avait comme amis quincy jones, roberto gil, ray charles... mais aussi tous les gamins des années soixante qu’il a fait délirer sur son zorro !


              • Yohan Yohan 14 février 2008 12:25

                Contrairement aux autres jazzmen, il ne s’est pas trop mal débrouillé en louvoyant. Pas si mal à la barre de son bateau quand même. S’il a pu s’offrir et vendre le disque dont il rêvait, c’est parce qu’il y a un retour d’affection pour les crooners et le cool jazz chanté. Belle carrière et belle vie que la sienne.

                 


                • pallas 14 février 2008 12:26

                  Sa ne me fait n’y chaud n’y froid qu’il soit mort. Franchement je ne voi pas l’interet de ce pencher sur son cas a la television et dans la presse. Il avait 90 ans, c’etait quelqu’un d’ambitieux, de malin qui a crée son image et fait du business, un bon commercial, sa s’arrete la. A part sa, serieusement, je ne voi pas ce qu’il a de particulier pour en pleurer quoi que se soit. En toute honneté qu’il soit mort m’indiffere a un haut point, parcontre que l’ont fasse la une dans les journeaux, sa m’agace quelque peut.

                   


                  • Nobody knows me Nobody knows me 14 février 2008 15:10

                    En toute honneté qu’il soit mort m’indiffere a un haut point, parcontre que l’ont fasse la une dans les journeaux, sa m’agace quelque peut.

                    Et nous aussi, on s’en branle que vous vous en foutiez. Et on devine clairement que vous ne vous posez pas sur des critères musicaux, connaissant vos antécédents dans ces forums...

                    Merci morice pour ce résumé sincère et sans détour. Autrement plus enrichissant que les jérémiades habituelles des stars du showbiz qui s’il le faut ne le connaissaient même pas réellement.

                    J’ai vu la même remarque ce matin à la télévision, à savoir son désappointement de n’avoir pas pu être réellement crooner, tout ça pour les besoins d’une industrie qui préconise la vague du jour plutôt que la diversité et la singularité de chaque artiste. Et ça empire, ça empire.

                    Concernant le débat fort inutile sur "Quel style de musique est mieux que l’autre ?", je vous conseille d’arrêter de suite, sinon vous y êtes encore dans 400 ans. Allez on prend sur soi, on aime ou on aime pas, point barre.


                  • aequopulsatpede 14 février 2008 15:28

                    par pallas (IP:xxx.x61.96.54) le 14 février 2008 à 12H26

                    - Chronique nécrologique qui vous irait à merveille Pallas !

                    - Sauf que pour vous, personne ne se donnera la peine d’en rédiger une.

                     

                     


                  • claude claude 14 février 2008 15:45

                    @ pallas,

                    non seulement vous n’avez pas appris à lire et à écrire, mais vous avez oublié d’apprendre à ouvrir votre esprit.

                    "" Henri Salvador


                    On peut voir en Salvador le rigolo de service qui a fait marrer la France entière avec "Zorro" ou "Le blues du dentiste". Mais, derrière l’humour, il y a tout le génie d’un formidable créateur qui, entre autres, a inventé le clip télé. A la fois proche de Boris Vian et de Ray Charles, il est le parfait exemple de ce que la France peut produire de mieux en matière de synthèse culturelle.(...)

                    En 1935, il joue devant le Tout-Paris au Jimmy’s Bar, cabaret renommé de l’époque. Django Reinhardt, lui-même, l’engage alors comme accompagnateur.(...)

                    Engagé dans l’orchestre de jazz de Bernard Hilda à Cannes, il est repéré par Ray Ventura qui lui propose un emploi de musicien fantaisiste dans son orchestre. Ensemble, ils partent alors pour une longue tournée à travers l’Amérique du Sud. La guerre étant là, Henri accepte. Il débarque à Rio pour Noël 1941. Grâce à lui, les spectacles sont d’immenses succès.

                    En 1942, au Brésil, on lui propose alors un important contrat en vedette. Il accepte et pendant plusieurs mois, il va concurrencer les stars américaines dans leur propre langue. Il joue avec succès devant des salles remplies de milliers de soldats américains.(...)

                    En 1948, il partage l’affiche de l’opérette "Le Chevalier Bayard" avec Ludmilla Tcherina et Yves Montand sur la scène de l’Alhambra.(...)

                    En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros et passe à l’ABC, le temple des music-halls parisiens, dans la revue de Mistinguett "Paris s’amuse". (...). C’est à cette époque, qu’il rencontre Boris Vian via le pianiste de jazz Jack Diéval. Il interprétera quelques-unes de ses premières chansons dont "C’est le be-bop". Cette première collaboration est brève mais ils se retrouvent vers 1954 pour produire des dizaines de succès.(...)

                    En octobre 1956, il part aux Etats-Unis où le célèbre animateur de télévision, Ed Sullivan, l’engage deux semaines dans son show. Son tempérament d’homme de scène, de véritable "showman" tel que les Américains le conçoivent, séduit les critiques de New York qui le surnomment "Fire Ball".

                    Henri Cording

                    A son retour en France, il rencontre Boris Vian avec qui il composera plus de 400 titres. Leur répertoire se caractérise par un humour caustique et des influences inédites comme le rock’n’roll, rythme encore peu connu en Europe. Sous le pseudonyme de Henri Cording, Henri Salvador écrit avec Boris Vian, des titres qui mêlent blues ("Blouse du dentiste"), rock ("Rock and roll mops") ou encore biguine antillaise ("Faut rigoler"). En 1959, la mort subite de Boris Vian laisse Henri Salvador orphelin. Mais, plein de ressources, il monte sur scène à l’Alhambra, et pendant de nombreux mois, il joue et chante à guichets fermés.(...)

                    En 1971, les studios Walt Disney se joignent à Henri Salvador pour lancer la chanson "Les Aristochats", chanson inspirée du dessin animé sorti en 1968. Salvador, qui a enregistré ce titre seul dans un studio improvisé chez lui, obtient pour cette performance, le prix de l’Académie Charles Cros.(...)

                    En 1980, il sort un nouvel album "Salvador en fête". En 1981, outre quelques nouveaux titres en 45 tours, sortent des albums de ses meilleurs titres et des albums pour enfants. En novembre 82, Salvador fait son grand retour sur scène, sous le grand chapiteau de la Porte de Pantin, salle de spectacle disparue depuis. Pendant 60 soirées exceptionnelles, il présente un show devant une salle comble. Il est accompagné pour l’occasion par de grands noms du jazz français comme Maurice Vander ou Eddy Louiss. Cette même année, il quitte RCA, sa maison de disques depuis 1977, pour le label DISC AZ chez qui il sort deux albums en public(..)

                    C’est à New York que Henri Salvador enregistre en 1994 un nouvel album, "Monsieur Henri", qui sort sur le label Tristar de Sony Music. Entouré d’excellents musiciens américains, Salvador renoue sur ce disque avec ses racines, le blues. Les textes sont signés de noms tels que Boris Bergman, Jean-Claude Vannier, Gérard Presgurvic mais aussi des amis disparus tels Bernard Dimay ou Boris Vian. Il reprend même le célébrissime "Layla" d’Eric Clapton.

                    Alors que l’année du Brésil en France bat son plein, Henri Salvador, qui est aussi le parrain de cette grande manifestation culturelle, se retrouve sur scène avec le ministre de la culture brésilien Gilberto Gil, le 13 juillet 2005. (...)En novembre, se rendant au Brésil, Henri Salvador est décoré de l’Ordre du mérite brésilien par le président Lula, en présence de Gilberto Gil.(...)""

                     

                    voir aussi : pagesperso-orange.fr/joo/biographie.htm

                    Ch. : En 1950, vous rencontrez votre future femme, qui deviendra votre imprésario. Vous enchaînez récital sur récital, notamment en 1954, salle Pleyel. Puis vous travaillez avec Boris Vian. Comment a eu lieu votre rencontre ?

                    H.S : J’ai rencontré Boris Vian grâce au pianiste Jack Diéval, mais notre collaboration n’a été effective qu’en 1957. Boris était alors directeur artistique chez Philips. Nous avons réalisé 450 titres ensemble, jusqu’en 1959, année de sa mort. C’était une époque fantastique. Tout était beaucoup plus simple qu’aujourd’hui : Boris et moi, nous composions une chanson, nous l’enregistrions. Le lendemain, elle était sur les ondes. Et ça marchait. C’était un passionné de jazz, un trompettiste de talent, collaborateur de Jazz Hot. Un homme très cultivé. Il composait tout le temps... Il adorait les canulars. Il m’a introduit au Collège de ’Pataphysique avec Ionesco et Prévert. Entre nous, ça a tout de suite "collé".

                    Ch. : En 1955, Michel Legrand revient des États-Unis avec des disques de rock and roll. Il en compose des pastiches et vous demande de les interpréter. Pourquoi vous ?

                    H.S : Boris Vian avait proposé mon nom à Michel Legrand. Presque dix ans avant Johnny Hallyday, sous les pseudonymes d’Henri Cording, et de Vernon Sullivan, nous introduisions en France les premiers le rock and roll avec Rock and roll mops, Rock hoquet et Va-te-faire cuire un œuf, man. Et puis il y a eu Le Blouse du dentiste dont l’arrangeur était Quincy Jones, qui était également chez Philips.

                    Ch. : Dans les années 60, votre carrière s’oriente vers les spectacles de variété à la télévision et vers le public des enfants. Vous aviez déjà participé au Ed Sullivan show en 1956. Pourquoi ce tournant ?

                    H.S : Ed Sullivan m’avait vu à l’Alhambra et m’avait invité. Mais c’est en 1961, après avoir réalisé Jardin d’hiver, que j’ai compris que c’était ce que je souhaitais faire. La télévision est facteur de progrès social : elle donne accès aux spectacles à tous publics, pauvres ou riches. (...) Dans les années 70, la société Walt Disney nous a proposé un contrat d’exclusivité pour les chansons de ses films, distribués en France : Les Aristochats, Blanche-Neige et les sept nains, Robin des Bois, etc.(...)


                  • Mirabelle 14 février 2008 19:03

                    je ne veux pas être méchante, c’est nullement mon but, mais n’y a t’il pas une obligation, ou un fort conseil, d’écrire les posts en évitant les fautes d’orthographe et le langage sms ?

                     

                    sinon, meme si Maitre Henri est très loin de mon univers musical, je salue sa vitalité, son entêtement et sa carrière.


                  • haddock 14 février 2008 19:25

                    même


                  • roOl roOl 15 février 2008 16:51

                    Bien que cela semble bizarre, il n’ya aucune charte sur Agoravox allant dans ce sens.

                     

                    Saluer sa vigueur, c’est pour le moins etrange.


                  • Mirabelle 15 février 2008 19:09

                    Désolée, venant de l’étranger, mon clavier ne comporte pas d’accent et parfois il m’arrive d’en oublier ....


                  • Rapetout 9 mars 2008 08:23

                    Pallas : "c’etait quelqu’un d’ambitieux, de malin"

                    y Léthé surtou malain pourre antubé laids quouillont deux tourriste allah pétanc

                     

                    Ouf ! J’ai calqué mon orthographe sur la vôtre afin que vous me compreniez bien. Remerciez-moi, c’était pas de la tarte.


                  • Internaute Internaute 14 février 2008 12:44

                    Bel article plein de nostalgie. En regardant les rétrospectives je me suis rendu compte que des refrains qui traînaient dans ma tête sans en connaître l’auteur étaient de lui.


                    • morice morice 14 février 2008 12:55

                      Merci internaute !! il en a écrit plus qu’on ne pense....


                      • L'enfoiré L’enfoiré 14 février 2008 13:19

                        Salut Oh Morice,

                         Comme j’ai cité ton article dans le mien chez Le Panda. Je me permets de te le signaler.

                         Une autre manière de présenter le même sujet. Un "mauvais sujet" même ce Henri.

                         


                        • Cléopatate Cléopatate 14 février 2008 14:48

                          Merci de cet article tres interessant et particulierement bien écrit.

                          Salvador restera toujours pour moi (enfant des année 70) la voix extraordinaire du conteur d’Emilie Jolie et celui qui me chantait une chanson douce (que me chantait ma maman).

                          Grace a vous, j’ai une meilleur vue d’ensemble sur l’étonnante carriere de l’artiste, et cela me donne une vraie envie de découvrir d’autres facettes de son talent.

                          Merci encore.


                          • morice morice 14 février 2008 15:44

                            Cléopatate :« Salvador restera toujours pour moi (enfant des année 70) la voix extraordinaire du conteur d’Emilie Jolie » merci de rappeler ce que je n’ai pas cité par oubli ou inconstance : voilà qui est fort constructif !! SA « voix de miel », son timbre, plaisait énormément aux enfants : trouvez-moi public plus difficile !! merci énormément pour relier notre homme à l’enfance autrement que par de simples pitreries !


                            • morice morice 14 février 2008 15:49

                              Merci Gurul, vous effacez presque vos prestations antérieures en reconnaissant à notre guyanais le plus célèbre que le monde n’est qu’un. Avec Salvador, c’est une part de l’anti-racisme qui disparaît aussi. Il le savait, étant très sensible sur le sujet. Comme vous le signalez, je ne ferais jamais de nécrologie larmoyante : Salvador était la joie de vivre, il trouverait INDECENT qu’on le pleure. Et puis de toute façons, il n’est pas mort : on a assez de titres de lui pour le faire vivre... éternellement ! Henri Salvador, qui savait toucher les enfants, était extrémement ...touchant !


                            • morice morice 14 février 2008 16:01

                              Pallas : marrant de ne pas écrire à ma place, ça serait plus pratique que de tartiner en couper-coller. « mais vous avez oublié d’apprendre à ouvrir votre esprit. » qu’on me dise où dans cet article !!! ce que vous RECOPIEZ, je l’avais et tout le monde l’à aujourd’hui : j’ai écrit AUTRE CHOSE : sa LIBERTE... avec ses liens avec les show-biz.. Vous appelez ça de la fermeture d’esprit ??? Ridicule et mal venu !!! Il n’a pas été le seul collaborateur de Jazz-Hot, figurez-vous, et là vous pourriez avoir de sérieuses surprises en bûchant un peu la question, dont vous ne SAVEZ RIEN. L’article de Bayon dit la même chose que ce que vous dites, je ne vois pas l’intérêt de votre post, à part vous en prendre à la personne, comme d’hab...


                            • morice morice 14 février 2008 16:01

                              Pardon ; c’est Claude l’auteur du post, qui répondait à Palllas.



                            • chevsinclair 14 février 2008 16:34

                              Morice

                              a propos des rapports Sarko Salvador que vous évoquez au début de votre article :

                              un lien où Henri Salvador nous dit ce qu il pense de Sarko, intéressant :

                              http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bsalvador/video/x1uo0c_salvador-soutient-sarkozy_politics


                              • morice morice 14 février 2008 17:02

                                 Merci Chevsinclair : je le savais, l’avait visionné et mon post du début y faisait effectivement allusion, mais n’ai pas voulu insister, sachant que ce serait devenu inutilement polémique : Salvador a toujours été de droite et ne s’en est jamais caché. On peut aussi, figurez-vous, apprécier des chanteurs en dehors de leurs convictions politiques, tant qu’elles ne sont pas extrêmes : Salvador n’a jamais chanté de chanson POUR la peine de mort, comme Sardou... Et éthiquement, il n’était pas non plus un Carlos. Ne cherchons pas la polémique où elle ne vaut pas la peine là... et ne tentez pas par votre post de m’entraîner sur cette pente savonneuse ;


                                • chevsinclair 14 février 2008 17:17

                                  mon commentaire était effectivement éloigné du sujet, mais comment vous dire ?

                                  Lorsque je suis tombé sur agoravox, j ai vu en page d’accueil, à peu près la moitié des articles visibles liés à de la propagande anti-sarko, où les militants ps et autres hystériques déversent leur haine du président et de la droite en général.

                                  Or, j aime lire sur AV des articles pertinents, constructifs et différents de ce qu’on peut trouver dans un Libé ou autre journal. Vous conviendrez que c’est plus intéressant que lire la propagande des partis de gauche (c est un peu lourd de politiser tous les débats). 

                                  Bref, je tombe sur un article sur Salvador, très bien ! A la seconde ligne, on y trouve :"y compris notre président qui va se sentir obligé d’assister à ses funérailles, étant donné ses prestations antérieures en la matière"

                                  Un peu pénible, non ?


                                  • chevsinclair 14 février 2008 17:20

                                    Et je ferme cette parenthèse pour ne pas dévier. Et merci pour le reste de l’article, très bien écrit et très intéressant.


                                  • marie t marie t 14 février 2008 17:45

                                    Merci pour ce bel hommage a Salvador et à la chanson française de nos trois saints laiques : saint Brassens, Saint Brel et Saint Ferré.

                                    Un seul bémol : moi aussi je suis resistante depuis le 6 mai, mais est-ce bien nécessaire de parler de S...... ? A-t-il vraiment sa place ici ? L’oublier un peu, de temps en temps, ça ferait du bien...


                                    • haddock 15 février 2008 08:15

                                      Vous avez raison Marie , et méfiez-vous aussi des produits que vous mangez , il sont peut-être produits par des non-résistants du 6 mai . Vous allez droit à la maladie ( pas d’ amour )


                                    • morice morice 15 février 2008 08:41

                                      Haddock est mort. Enfin, le vrai.


                                    • morice morice 14 février 2008 18:08

                                       "Bref, je tombe sur un article sur Salvador, très bien ! A la seconde ligne, on y trouve :"y compris notre président qui va se sentir obligé d’assister à ses funérailles, étant donné ses prestations antérieures en la matière"

                                      Un peu pénible, non ? oui, un peu pénible qu’il soit allé à des enterrements où un chef d’état n’a pas à être nécessairement présent. Et je vous rappelle le lien que VOUS avez cité : votre manière me parait MOINS élégante que la mienne !! C’est vous ou c’est moi le plus "lourd" là ? : vous.

                                       

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