• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Incendie de la maison de R. Ferrand : l’élite se protège (...)

Incendie de la maison de R. Ferrand : l’élite se protège !

à en croire les politiciens dont les cris d'orffraie sont sans aucune retenue propagés par les médias et relayés par certains chercheurs (historiens, politologues...) la république serait en danger en France. Elle le serait d'autant plus qu'un de ses symboles, le président de l'assemblée nationale qui par ailleurs voit son cas se promener de parquet en parquet évitant ainsi les foudres de la Justice, aurait été attaqué : une tentative d'incendie contre sa maison. Quelle est la part du délire dans ces propos alarmistes ?

 Lorsque Jean-Luc Mélenchon s'opposant à une perquisition déclarait « je suis la France » tout le monde du microcosme politico-intellectuel s’est esclaffé. Aujourd’hui, 13 semaines après le début du mouvement des Gilets Jaunes ceux qui riaient hier aujourd’hui ont peur, leurs privilèges sont mis en discussion par un mouvement populaire. Alors, tous ceux du microcosme se rassemblent pour soutenir le pauvre Monsieur Ferrand dont la maison a été victime d’une tentative d’incendie. Cet incident et les réactions qu’il provoque posent deux questions.

 

 Il faut tout d’abord s’interroger sur les aspects matériels de l’incident. Comment ce fait-il, surtout dans cette période de tension sociale extrême marquée par de la violence et par des attaques contre des domiciles et des permanences de députés qui ont déjà été perpétrées, que le domicile de Monsieur Ferrand, Président de l’Assemblée nationale, ne bénéficie pas d’une garde statique ? Pas de pandore devant la maison donc l’incendiaire ou les incendiaires disposaient de tout le temps nécessaire pour allumer un feu de nature à vraiment endommager voire détruire la maison, or les images ne montrent que des dégâts relativement mineurs. En outre cet « incendie » tombe opportunément au moment où l’affaire Benalla rebondit et, de surcroît, il permet de jeter l'opprobre sur le mouvement des Gilets Jaunes. On relèvera que d’emblée les discours ont mis en avant un désaccord « politique » comme source du délit alors que l’enquête n’a pas débutée. Et, si ce n’était que le fait d’une personne qui aurait eu à pâtir de la curieuse gestion de Monsieur Ferrand directeur de mutuelle, élu local dont nombre de Bretons ont eu à se plaindre, une gestion marquée par une intervention judiciaire qui traîne en longueur montrant la tentative du pouvoir pour protéger son affidé, et des agriculteurs n’étaient‑ils pas venus déverser du fumier devant cette maison en 2016 ?

 Sans attendre une quelconque information en provenance de l’enquête les élus de tous bords ont vilipendé « l'attentat » en laissant planer un doute sérieux sur la culpabilité des Gilets Jaunes ; ils ont, sans réserve ni retenue, apporté leur soutien à un élu dont le cas se balade de procureur en procureur pour éviter qu’il soit traité. Ainsi, hier Mélenchon avait droit à l’ire de tous, aujourd’hui Richard Ferrand est positionné en symbole de la République ! Or il ne l’est pas, ni comme personne ni comme « fonction », car un symbole c’est un objet, une image, un signe ou un comportement manifestant, figurant ou évoquant quelque chose ; ainsi l’article 2 de la Constitution de la République française définit clairement ce que sont les symboles de la République française : « La langue de la République est le français ; L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge ; L'hymne national est la "Marseillaise" ; La devise de la République est "Liberté, Egalité, Fraternité" ; Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » Aucun élu, pas même le président de la République, ne peut revendiquer d’être le symbole de la République pas plus qu’on pourrait le faire pour un bâtiment ou un monument. Alors, déclarer que telle ou telle personne ou fonction seraient un symbole de la République est un abus de langage qui voudrait conférer à cette personne ou à cette fonction une nature qui la distinguerait du reste de la société, la positionnerait au-dessus comme dans un mouvement religieux ; ce faisant demain on viendra nous dire que la lampe du pupitre du président de l’Assemblée nationale est telle la lumière rouge du tabernacle. Là, il ne faut pas confondre l’Etat et son mode de gouvernement : une république démocratique. C’est là la deuxième question qui se pose à l’issue de cette tentative d’incendie : que veut-on protéger, qui veut-on protéger ?

 D’évidence aujourd’hui dans le discours du microcosme politico‑intellectuel ce n’est pas la République qu’il s’agit de protéger, d’ailleurs est-elle en danger autrement que dans un délire et une logorrhée politico-intellectuels, ici il s’agit de protéger cette nouvelle aristocratie élitaire qui s’est construite au fils du temps, constituée par « la bourgeoisie économique (celle qui participe directement au processus d’accumulation du capital) et une bourgeoisie culturelle dont le pouvoir de prescription se fonde moins sur le capital hérité que sur le diplôme ou la célébrité » (J‑C Michéa, in journal La Décroissance, décembre 2018) auxquelles il convient d’ajouter une population qui s’y rattache par analogie de valeurs (si ce sont des valeurs) : goût pour le changement social et l’innovation technologique, et satisfaction de leur « sort social » plus exactement satisfaits de leur « mobilité sociale ». Dans cette affaire, l’incendie de la maison du président de l’Assemblée nationale notamment en raison de ses répercussions médiatiques, entraîne à ce que la composition de la bourgeoisie culturelle retienne l’attention du fait de la force de prescription du message qu’elle organise en une doxa moyenne se présentant comme une vérité absolue ; ce faisant elle prend le relai de la bourgeoisie économique dont on attendrait sans surprise qu’elle envoie un message d’opposition au mouvement des Gilets Jaunes et de désapprobation de cet acte violent et délictueux. C’est la bourgeoisie culturelle, notamment des éditorialistes, des « essayistes » et des chercheurs, qui diffusent le message de désapprobation organisé sur les seules bases d’une doxa moyenne de ce qu’est la république et en l’absence de toute considération de la situation sociale, dans un vaste mouvement de propagande qui vise d’une part à montrer à la bourgeoisie économique qu’elle est bien dans une proximité de pensée et affective, et d’autre part à protéger les privilèges dont elle dispose : un meilleur accès aux services de l’Etat dont l’éducation et la formation, des revenus salariaux et autres qui lui permettent un accès facile au surplus une fois payé les dépenses obligatoires : loisirs, voyages, tourisme… Surtout cette bourgeoisie culturelle, qu’on peut parfois appeler élite, accapare, essentiellement à son bénéficie les postes de la Haute Fonction publique et les fonctions électives notamment parlementaires. Aujourd’hui, parmi cette bourgeoisie culturelle l’ensemble des membres du microcosme politico-intellectuel sont mis en cause et ce sont eux qui ne refusent aucun abus de langage pour essayer de nous faire croire qu’en incendiant la maison du président de l’Assemblée nationale ou en dévastant la permanence d’un député ce serait la République qui serait attaquée. A ceux-là il faut dire qu’à ne pas vouloir entendre et surtout discuter avec les gens, ces derniers n’ont peut‑être plus que la violence pour dire leur exaspération face au mépris et leur désespoir dans un monde où l’argent prend rang de valeur morale et organise la reconnaissance sociale, d’autant plus si comme réponse on ne leur propose que la violence policière et comme dialogue des réunions (un débat qui n’en n’est pas un) où est diffusée, à grand renfort de médiatisation, la propagande du gouvernement.

 Quand bien même la République serait attaquée il n’y faudrait pas voir autre chose que la manifestation de désapprobation d’une partie de la société (peuple est un concept complexe et compliqué). Face à cela il n’y a que deux positions qui vaillent : la discussion et la recherche de solutions et de réformes pertinentes, ou la coercition et la propagande ; manifestement c’est la dernière solution qu’a choisie le gouvernement. Au-delà, rappelons au microcosme politico‑intellectuel qu’aucun mode de gouvernement d’une nation est définitivement installé et si nous décidions de demeurer en république celle-ci aussi peut changer de forme comme elle l’a déjà fait 5 fois depuis 1792 en ayant connu des périodes d’interruption.

 Ce n’est pas la République qui est attaquée mais son agent de gouvernement : l’Etat qui aujourd’hui ne protège qu’une élite qui accapare les pouvoirs, l’éducation et l’argent comme avant 1789. Il ne semble donc pas incongru, dans cette circonstance où en plus celui qui s’est fait élire en promettait « un nouveau monde », que certains se révoltent jusqu’à mettre à mal les représentants ce cette élite car c’est aussi un abus de langage que de dire que les parlementaires et le président de la République représentent l’ensemble des Français. De fait et strictement ils ne représentent que ceux qui ont voté pour eux, et dans le mode démocratique les autres se soumettent (dans un mouvement de soumission volontaire) à cette majorité acceptant de fait le mandat qui est donné aux élus, chacun étant plus concerné par la manière dont le mandat est exercé que par le contenu du programme électoral qui le plus souvent n’est pour l’électeur qu’une plateforme a minima et consensuelle entre ses valeurs et celles présentées par le candidat. Quoi qu’il en soit du rapport des citoyens aux programmes électoraux, lorsque les mandants ou les soumis, ensemble ou séparément, ne sont pas satisfaits de la façon dont les « représentants » procèdent ils ont pleinement le droit de manifester leur mécontentement voire de mettre fin au mandat fusse avant le terme qui aurait été préalablement défini. Aujourd’hui la République française n’est pas attaquée, elle n’est certainement pas en péril, seul le mandat donné aux “représentants” et la façon de l’exercer sont en cause. C’est bien l’Etat et l’élite, plus particulièrement le microcosme politico‑intellectuel, qui sont remis en cause dans un vaste mouvement social que médias, “intellectuels” et politiciens essaient de minimiser par de fausses informations sur les chiffres de participation, en focalisant l’information sur la seule violence (négligeant celle des policiers) et, aujourd’hui, en montant en épingle un fait somme toute relativement mineur. La réponse coercitive, auquel appartient le Grand Débat avec la démarche de propagande du président de la République, mise en place par le gouvernement rappelle La Terreur qui, voulant sauver la Révolution, entacha l’histoire du pays et conduisit vraisemblablement au coup d’Etat de brumaire 1799 et à l’émergence du 1er Empire. Aujourd’hui comme sous la Terreur il y avait les bons révolutionnaires et les mauvais révolutionnaires, il y a « les bons Français » et « les mauvais Français » ces derniers étant caricaturés comme des personnages violents et « populistes ». Dans cette comparaison entre la Terreur et aujourd’hui, qu’on prendra avec précaution, faudrait‑il appliquer à Emmanuel Macron ce que Mirabeau disait de Robespierre : « Cet homme ira loin, il croit à tout ce qu’il dit. », dans ce cadre de personnalité qu’elle place reste-t-il pour la parole de l’Autre ?


Moyenne des avis sur cet article :  4/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

51 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 12 février 09:15

    L’incendie du Reichstag était un fuax drapeau.

    Mais ça n’a rien à voir !


    • François Pignon François Pignon 12 février 14:01

      @pinott

      un partout la balle au centre


    • ZenZoe ZenZoe 12 février 09:23

      Je suis d’accord avec tout ce que vous dites.


      • pemile pemile 12 février 09:26

        @LATOUILLE « que le domicile de Monsieur Ferrand, Président de l’Assemblée nationale, ne bénéficie pas d’une garde statique ? »

        Parce que c’est une résidence secondaire dans laquelle il n’a pas mis les pieds depuis quelques années ?


        • Fergus Fergus 12 février 11:34

          Bonjour, pemile

          Il semble en effet qu’il s’agisse d’une maison sans grande valeur et sans confort dans laquelle Ferrand ne séjourne pratiquement jamais. Elle ne justifiait pas de surveillance particulière.


        • solitaire solitaire 12 février 18:30

          @pemile

          C’est bien venu, il comptait la retaper pour la louer. L’assurance a été contactée....


        • Cyril22 13 février 09:44

          Effectivement, les photos montrent une maison très quelconque et guère entretenue, seuls les gens du coin devaient savoir qui en était propriétaire, l’état ne peut pas mettre des plantons pour surveiller toutes les propriétés de tous les élus.
          Ceci étant, on ne peut pas minimiser l’acte d’incendier une maison, qu’il s’agisse d’une vengeance privée ou d’une protestation politique, cela reste un acte criminel.


        • ZenZoe ZenZoe 13 février 11:08

          @Cyril22
          Une fraude à l’assurance aussi, allez savoir ...


        • Saint Rata de l'himalaya Saint Rata de l’himalaya 13 février 11:17

          @ZenZoe
          c’était la planque à Benalla ,un service en vaut un autre ???
           smiley


        • Alren Alren 13 février 13:25

          @Cyril22
          « Ceci étant, on ne peut pas minimiser l’acte d’incendier une maison, qu’il s’agisse d’une vengeance privée ou d’une protestation politique, cela reste un acte criminel. »

          Pas criminel, la maison n’étant pas habitée, mais délictuel, c’est vrai.

          Ce qui était criminel, c’était le projet de militants d’extrême-droite de brûler vif Jean-Luc Mélenchon.
          Euh non, pardon ! Selon ces « messieurs » c’était une « blague » !!!


        • Cyril22 13 février 20:54

          @Alren
          juridiquement parlant, il faut en effet parler d’« incendie volontaire » s’agissant d’une habitation (pour une forêt on parle d’incendie criminel, potentiellement la mise en danger est considérée supérieure).
          Concernant les « menaces », elles sont jugées en fonction de l’effectivité de l’intention, les slogans et intimidations politiques, même sans intention de donner suite, vont trop loin.


        • Abou Antoun Abou Antoun 12 février 10:15

          On parle aujourd’hui beaucoup de la violence faite aux biens et aux personnes. Il s’agit d’une violence dirigée contre tout ce qui représente l’ordre établi (élus, banques, commerces de luxe, forces de sécurité, etc...) Cette violence est condamnable mais on ne s’interroge jamais sur les raisons de cette forme de violence, c’est à dire sur la violence subie par des millions de personnes chaque jour depuis des années ou des décennies du fait de leur condition.

          Enfin, on récolte ce qu’on sème. Le pouvoir est plus soucieux de diaboliser le mouvement de révolte que d’analyser réellement les causes du phénomène.

          Il faut en finir avec la compassion à sens unique entretenue par les journaleux.


          • Fergus Fergus 12 février 11:36

            @Abou Antoun

            « on récolte ce qu’on sème »

            Ce n’est évidemment pas faux. Mais cela ne doit pas servir de justification à des actes de vandalisme sur les biens des élus. Le mieux est de vider son sac en face à face lorsqu’ils sont dans leur circonscription, de préférence dans un lieu public ! 


          • pipiou 12 février 14:45

            @Abou Antoun
            Vous ne faites que justifier les violences.
            Car vous prétendez avoir analysé les raisons de ces violences, vous tout seul.

            Sachant que les personnes les plus exposées aux violences « du fait de leur condition » sont les femmes seules élevant des enfants, combien de femmes avez-vous vu commettre des violences ?
            Comment expliquez-vous ce décalage entre votre ressenti et la réalité ?

            Il faudrait peut-être en finir avec cette justification des violences...


          • Abou Antoun Abou Antoun 12 février 18:02

            @pipiou
            Vous confondez peut-être ’justifier’ et ’expliquer’ (ou tenter d’expliquer). Justifier c’est légitimer, c’est soutenir que ce moyen d’action est approprié.
            La violence est condamnable par principe, certes mais que dire si quelqu’un vous insulte, vous humilie pendant des heures et que vous finissez par lui foutre votre poing sur la g... ?


          • pipiou 12 février 18:25

            @Abou Antoun
            Non je ne confonds pas : clairement la violence vous la « comprenez » et vous l’acceptez.
            Le « condamnable par principe, mais ... » c’est une façon de se laver les mains,

            c’est du « violence washing ».

            Votre analogie n’est pas recevable bien sûr : qui a humilié qui ?
            Les abribus ont humilié les manifestants ? les commerçants qui souhaitent travailler le samedi ont humilié qui ? 
            La colère c’est l’alibi peu facile. Elle donne des excuses à celui qui veut bouziller des radars ou se défouler à bon compte.


          • ninportequoi 12 février 18:54

            @pipiou
            « Il faudrait peut-être en finir avec cette justification des violences ».
            Totalement d’accord avec vous car, effectivement, il serait temps d’en finir avec la justification des violences policières, des tabassages, des yeux crevés, des mains arrachés. D’aucuns, toujours prêt à justifier injustifiable, à excuser l’inexcusable, leur trouvent toujours de bonnes raisons. Sur ce point la justice est d’ailleurs beaucoup trop laxiste ce qui constitue une évidente forme d’encouragement.
            Ca vous convient comme analyse ?


          • Abou Antoun Abou Antoun 12 février 20:06

            @ninportequoi
            La grande violence (contre les personnes) est effectivement le fait des forces de « l’ordre » (de répression).
            D’un côté on a une foule démunie privée par les fouilles successives de moyens de protection élémentaires, casques, masques, etc... de l’autre des gens lourdement armés et très bien protégés (leur équipement fait peur).
            On parle de blessés chez les policiers, les CRS, les gendarmes, etc... mais ce ne sont que des blessés légers, très légers en comparaison des manifestants ou de simples passants qui se prennent une balle de caoutchouc ou des éclats de grenades offensives.
            Les grands blessés, les mutilés sont tous du même côté. On voit donc ce qu’est la vraie violence. Les dégradations (regrettables) seront compensées par l’élévation des primes d’assurance comme dans le cas des incendies ’rituels’ des banlieues. Donc finalement ce sont encore les sans-dents qui paieront une grande partie des dégâts.
            Le pouvoir, à côté de nombreuses autres manœuvres comme la diabolisation, joue la carte de l’intimidation et de la terreur, pour le moment sans grand succès.
            L’hiver se termine et les frustrations grandissent avec le nombre des morts, des blessés, des condamnés, des emprisonnés. Va-t-on vers un ’printemps français’ que Maduro ne manquera pas de saluer ?


          • pipiou 12 février 22:06

            @ninportequoi
            Pour en finir avec les violences policières vous faites comme dans les manifestations qui n’ont donné lieu à aucune violence récemment : la manif pour le climat, la manif contre les violences faites aux femmes, la manif des foulards rouges, etc ...
            Vous voyez c’est pas difficile d’arrêter les violences, si on le veut vraiment . Sauf qu’on n’en parle pas à la télé des ces manifs, c’est sans doute pour cela que vous encouragez ces violences.

            Donc oui votre analyse promouvant la violence brute me convient, elle ne fait que confirmer que comme beaucoup vous aimez la loi du plus fort.


          • pipiou 12 février 22:10

            @Abou Antoun
            Vous êtes du genre à donner des coups de pieds à un chien et à hurler à la répression si ce chien vous mord.

            A un moment j’avais cru que vous veniez du monde universitaire, mais j’ai fait fausse route quand je vois vos raisonnements.
            Maduro c’est votre référence ? Combien de centaines de morts déjà ?
            10 morts dus au GJs mais vous nous dites que les grands blessés sont toujours du même côté ? Pffffffiou


          • Cyril22 13 février 09:51

            @pipiou
            vous dites « 10 morts dus au GJs » et d’autres disent « 11 morts dus aux autorités »
            La plupart des décès ont été des GJ lors de forçage de barrages ou des accidents routiers, non pas lors de violences délibérées (à l’exception de la dame à sa fenêtre, « victime collatérale »

            par un éclat de grenade)


          • L'Astronome L’Astronome 13 février 11:15

             
            @Abou Antoun
             
            Beaucoup avancent, vu l’absence d’inscriptions rageuses et le manque de revendications, que c’est un incendie volontaire, c’est-à-dire une fraude à l’assurance. D’ailleurs les dégâts sont très very minimes.
             


          • pipiou 13 février 11:20

            @Cyril22
            Les autorités n’ont pas été impliquées dans les 10 morts alors c’est mensonger de les attribuer aux autorités.
            Ces 10 morts sont bien dues à des manifestations sauvages et incontrolées, à des barrages illégaux et non sécurisés.
            L’honnêteté n’étouffe pas les manipulateurs d’opinion.


          • Attilax Attilax 13 février 11:40

            @pipiou

            La violence prend la place quand les mots ne servent plus à rien.
            Les politiciens jouent aux autistes depuis 3 mandats présidentiels. Non respect du référendum, taxation abusive, grignotage des « acquis sociaux », démontage territorial, précarisation de la classe moyenne, vente des services et entreprises publics, etc... Quand le pouvoir s’exerce sur les citoyens sans plus aucun contrepouvoir et n’écoute rien, ni manifs ni pétitions ni aucune demande citoyenne, quand la justice épargne systématiquement les rares élus qui se font attraper alors qu’elle met au gnouf des manifestants par centaines 6 mois à un an pour avoir juste manifesté, quand enfin la plus grande répression depuis la guerre d’Algérie se met en place pour étouffer des demandes légitimes, quel autre moyen que la violence reste-t-il aux citoyens écrasés pour se faire entendre ? Aucun. Comme vous l’avez fait remarquer, manifester pacifiquement ne sert plus à rien, tout le monde s’en fout, c’est quand ça barde que le pouvoir recule. Sauf que là il ne recule pas.

            Jusqu’à présent, contrairement à vous, je trouve les GJ très patients. Malgré les gazages, les matraquages, les flashballs, les grenades, les insultes quotidiennes de leurs « représentants » ou des médias, malgré les blessés, les mutilés, les morts, ils n’ont pas ou peu versé dans la violence, justement. Il y a certes des affrontements, mais pas de lynchages, pas d’armes, pas d’expression tangible de vengeance pour l’instant. Pourtant, la colère est là, elle monte de semaine en semaine, et il est évident que si rien ne bouge là-haut, ça finira par vilainement dégénérer, car on passera de manifestants à résistants et là c’est plus la même affaire : les citoyens s’arment et deviennent des soldats et la violence devient légitime pour renverser une tyrannie. Oui, c’est bien une affaire de rapport de force, dans laquelle l’état est armé aussi bien militairement qu’institutionnellement et les citoyens totalement désarmés.

            Justifier l’injustifiable violence de l’état tout-puissant vis-à-vis d’une partie de sa population à l’heure actuelle, c’est justifier l’inévitable violence à venir de cette même population à l’égard de l’état demain, et c’est accepter que l’état ne soit plus un vecteur de solidarité mais seulement au service de ses élites.

            L’injustice est un sentiment moteur dans l’histoire des révolutions et l’alimenter comme le fait le gouvernement n’est pas seulement immoral : c’est suicidaire.


          • pipiou 13 février 12:31

            @Attilax
            Alors quand quelqu’un n’accepte pas vos revendications vous lui tapez sur la gueule ?
            Quand les GJs bombardent de pavés les flics et tout ce qui passe, quand ils brulent des voitures, démolissent des barricades, ne respectent pas les parcours qu’ils ont déclarés vous les trouvez patients ? Sérieusement ?

            Les morts ils en sont responsables, les gazages ils les provoquent, les insultes ils en distribuent beaucoup plus qu’ils n’en reçoivent.

            Ce sont des irresponsables et en les dédouanant vous êtes irresponsable également. C’est vous qui justifiez l’injustifiable, arrêtez de renverser les valeurs, ça pourrit la tête des gens.


          • Abou Antoun Abou Antoun 13 février 12:35

            @Attilax
            J’approuve totalement votre intervention.


          • pipiou 13 février 12:41

            @Abou Antoun
            On a compris que vous légitimez la violence


          • Cyril22 13 février 19:15

            @pipiou
            Si un camion est en panne sur la chaussée, la gendarmerie établit une signalisation et régule la circulation. Cela n’a pas été fait à proximité des rond-points avec barrages filtrants sur lesquels des accidents se sont produits (dans d’autres cas, il y avait signalisation et même -j’y ai été confronté- déviation imposée vers un délestage, ce qui évite les accidents). Alors OK, ce ne sont pas les autorités qui les ont « provoqué », mais quand une voiture s’encastre sur une file de voiture à l’arrêt, cela relève de l’accident. On peut noter que le nombre de décès routiers accidentels a baissé en Novembre et Décembre, malgré les barrages ...et les radars neutralisés. Peut être du reste que les Français se sont un peu moins déplacés du fait des perturbations de circulation.


          • lloreen 12 février 10:17

            Le fond du problème n’est pas le privilège, en soi déjà anormal dans une république qui prône l’égalité et donc qui se renie elle-même dans l’un de ses principes mais plus simplement que ces gens sont élus pour représenter le peuple et surtout:pour le servir.

            Il n’échappe plus à grand monde, à part aux privilégiés, que l’état calamiteux du pays, attaqué dans ses fondements prouve sans erreur possible, que loin de servir, cette élite se sert et en plus de se servir, ce qui est une fois de plus totalement en contradiction de son objet social, elle asservit et mutile.

            Et à ce stade, la seule solution consiste à appliquer le droit pénal,ce qui n’est pratiquement jamais fait.

            Il semble que les français se sont tout simplement levés, lassés d’être à ce point maltraités. Un sentiment somme toute, très simplement humain.


            • keiser keiser 12 février 10:32

              Il est évident que les démarcheurs ne laissent pas de place à la parole de l’autre.

              Le 08/02 Griveaux nous la fait à l’envers et sans vergogne.

              "Ce doute permanent qu’on instille dans les micros, ça fait que nos concitoyens ne croient plus à la justice de leur pays, et croient qu’il y a des complots permanents"

              Maintenant et malgré leur totale soumission, ce sont les « micros » que l’on accusent

              de distiller le doute et si j’ai bien compris :

              La presse se doit donc d’être aux ordres et de ce fait, l’investigation devient complot.

              Circulez il n’y a rien à voir.


              • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 12 février 14:07

                Ferrand,... l’homme aux multiples « casseroles » perso, je pencherais plutôt pour cette sentence !


                @+ P@py


                • zygzornifle zygzornifle 12 février 14:13

                  Ferrand s’en contre fiche de sa turne en Bretagne , il l’avait complétement oubliée lui qui pieute dans un méga appart avec plusieurs chauffeurs et voitures blindées sans que cela lui coute le moindre centime , de toute façon il est bien couvert il a une superbe MUTUELLE grâce a sa femme , ils en connaissent un rayon sur les MUTUELLES , ce sont des pros des MUTUELLES ces 2 la ....


                  • zygzornifle zygzornifle 12 février 14:17

                    "Ce doute permanent qu’on instille dans les micros, ça fait que nos concitoyens ne croient plus à la justice de leur pays, et croient qu’il y a des complots permanents"

                    "Ce doute permanent que le président ,ses ministres et députés de la majorité instillent dans les micros, ça fait que nos concitoyens ne croient plus au GOUVERNEMENT de leur pays, et croient qu’il y a des complots permanents et ils ont bien raisons" , ça crève les yeux dirait Castaner a un CRS ....


                    • Traroth Traroth 12 février 15:31

                      La violence répond à la violence. Quand on exerce la violence, on perd le droit de se plaindre de la subir. Et donc tous ces « marcheurs » devraient tout simplement fermer leurs grandes gueules. Fermez le ban.


                      • pipiou 12 février 16:20

                        @Traroth
                        Pompier pyromane et spammeur en plus, félicitations !
                        Donc je peux sur qui je veux avec votre profession de foi.


                      • Attilax Attilax 13 février 11:46

                        @Traroth

                        Oui, bien sûr : que tout le monde ferme sa gueule et marche au pas.


                      • McGurk McGurk 12 février 17:07

                        Bah c’est pas si grave smiley  ! Il en a deux, alors si l’un brûle, il a toujours l’autre...

                        De toute manière, avec son salaire de roi de l’univers, il a sûrement d’autres propriétés ou biens pouvant lui servir. Plus un compte en banque qui doit plus que ravir les banquiers.

                        Alors finalement, on s’en branle pas mal.

                        Qui plus est, c’est en jouant véritablement avec le feu que les disciples d’EM feront s’embraser tôt ou tard le pays. Et lorsque que ça arrivera, leurs maisons respectives seront toutes brûlées au sens premier du terme.

                        Qui sème le feu...


                        • Désintox Désintox 12 février 18:45

                          Ici : « les politiciens dont les cris d’orffraie sont sans aucune retenue... ». Ce n’est pas grave ! On s’en est juste pris au domicile d’un élu.

                          Par un autre auteur : « Un tag antisémite sur la vitrine d’un magasin »Bagelstein« à Paris et revoilà le chœur habituel des pleureuses ». Comment ? vous pleurnichez pour quelques tags antisémites ?

                          C’est absolument dégueulasse. Ces derniers temps, on voit hélas se multiplier des articles nauséabonds de ce genre sur Agoravox.

                          Le côté obscur des gilets jaunes ?


                          • JC_Lavau JC_Lavau 12 février 18:56

                            @Surintox. Heureusement l’or pas frais sait crier plus fort que les autres.


                          • ETTORE ETTORE 12 février 19:21

                            Moi je vous préviens......en aucune façon je ne veux être rendu responsable

                            de la diarrhée que pourrait se chopper Macron .

                            Non....parce que là....au rythme où ça va...on vous rend responsable de tout, pourvu que vous ayez un vêtement jaune, comme si vous étiez volontaire....

                            désigné d’office !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès