• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Inégalités scolaires, le problème à l’envers

Inégalités scolaires, le problème à l’envers

Et c’est à ce moment que tout le monde se pose la question : Mais pourquoi les enfants des classes populaires réussissent-ils moins bien les études supérieures ?

Les inégalités scolaires ne datent malheureusement pas d’aujourd’hui. Depuis toujours on entend que les enfants issus des classes populaires réussissent moins bien dans les études supérieures que les enfants des classes favorisées. Alors il est temps de se pencher sur les chiffres. Selon le Ministère de l’Education Nationale, en 2014, 30% des étudiants français sont fils de cadres. Ce chiffre monte même à 46% dans les écoles d’ingénieurs qui comptent seulement 6% de fils d’ouvriers. Une statistique plutôt surprenante quand on sait que les cadres représentent seulement 17% de la population active (et on ne prend même pas en compte l’évolution du nombre d’enfants par foyer en fonction de la catégorie sociale).

Entrons encore un peu plus dans le détail et regardons comment évolue ces proportions en fonction du niveau d’étude. Toujours selon le Ministère de l’Education Nationale, 60% des enfants d’ouvriers n’ont pas le Bac, contre seulement 13% chez les cadres. Et plus le niveau d’études augmente, plus la différence se creuse puisque seulement 4% des fils d’ouvriers atteignent un Bac+5 alors que plus de 40% des fils de cadres réussissent. Même à l’université, là où les inégalités sont à priori les moins présentes, la volonté d'intégrer toutes les classes sociales a provoqué une hausse des effectifs d’étudiants qui a nécessité une augmentation du nombre de filières. Cette diversification des filières a conduit à une hiérarchisation : des filières de prestiges sont apparues alors que d’autres sont seulement là pour récupérer les élèves malheureusement acceptés nulle part ailleurs.

Et c’est à ce moment que tout le monde se pose la question : Mais pourquoi les enfants des classes populaires réussissent-ils moins bien les études supérieures ?

Parce qu’il est politiquement incorrecte de dire que les ouvriers, les agriculteurs,… font des enfants moins intelligents, on a commencé à chercher des pseudo-explications.

La première est bien sûr financière. L’inscription dans certaines écoles supérieures peut être chère, le logement dans les grandes villes étudiantes présente un loyer souvent élevé et des frais de transports entre le domicile de l’étudiant et celui de ses parents s’accumulent. Les parents ouvriers n’ayant pas forcement un capital suffisant, l’étudiant renonce à se lancer dans ces études ou exerce une activité rémunérée en parallèle qui lui demande du temps et de l’énergie qu’il ne pourra donc pas investir dans les études. Nous avons enfin une explication, tout le monde est heureux, continuons sur notre lancé.

L’accès à la culture ! Magnifique ! Bien évidemment la classe supérieure se rend bien compte que lorsqu’elle sort au théâtre, à l’opéra, dans les musées, le nombre d’ouvriers tient sur la main pour ne pas dire est à zéro. Voilà une nouvelle cause des inégalités, les enfants d’ouvriers n’ont pas la chance d’avoir des parents qui les emmènent se cultiver et finissent donc par se tourner vers des métiers abrutissants.

Une dernière cause semble être les relations sociales. En effet comment voulez vous qu’un enfant souhaite se lancer dans des études d’ingénieur si les seules personnes qu’il côtoie au quotidien sont son père plombier, sa mère femme de ménage, son oncle gendarme et sa cousine en CAP coiffure. Il ne sait même pas à quoi correspond le métier d’ingénieur ! De plus le système d'éducation français est basé sur la notation et la compétition entre les élèves. Ceci favorise encore un peu plus les enfants de parents diplômés.

Fiers d’avoir mis le doigt sur toutes ces causes, il était temps de trouver des solutions. Le problème le plus simple à régler est le problème financier. Il suffit que l’état verse des aides et paye les frais d’inscription. Soyons honnête, c’est une bonne chose même si aujourd’hui le montant des bourses est très insuffisant. Cependant cette aide peut tout de même encourager les adolescents à se lancer dans les études supérieures sans avoir à trop se soucier du financement. Mais cela ne résout pas le problème, et aujourd’hui les inégalités restent malgré tout présentes (voir s’accentuent), simplement parce que, en plus de donner les moyens, il faut donner l’idée et la motivation à ces jeunes.

Pour cela on a élaboré des solutions au problème d’accès à la culture, qui partent d’un très bon sentiment. On facilite l’accès aux lieux culturels qui sont alors ouverts à un public bien plus large. Cependant, un adolescent de 13 ans a plus envie d’aller se cultiver devant le tout dernier blockbuster américain que devant une pièce de théâtre. Et même s’il le voulait, qui est ce qui l’accompagnerait ? Personne dans son entourage n’a l’habitude de fréquenter régulièrement ces lieux. Là encore ce n’est pas suffisant.

Pour résumer, on a essayé de donner les moyens financiers à la classe populaire, on a essayé de l’éduquer. Rien ne fonctionne. Que faire ?

Peut-être serait-il temps de régler le dernier problème, celui des relations sociales. Peut-être serait-il temps d’inverser le raisonnement et de s’intéresser à la classe aisée. Pourquoi plus de 40% de ses enfants s’orientent vers un Bac+5 alors que cela ne représente qu’environ 15% des emplois ? Fini l’hypocrisie, il faut arrêter de défendre des causes simplement pour se donner bonne conscience et faire bonne figure. Maintenant il faut assumer et passer aux actes. Toutes ces personnes des beaux quartiers qui semblent porter joyeusement le combat contre les inégalités inscrivent ensuite leurs enfants dans des lycées privés. Si la mixité sociale n’existe pas ce n’est pas parce que la classe populaire ne veut pas se mélanger avec les plus riches (au contraire tout le monde aspire à gravir l’échelle) mais belle et bien parce que la classe favorisée, malgré tout ses beaux discours, ne souhaite pas que ses enfants soit dans la même classe qu’un fils d’agriculteur. Et c’est ainsi qu’un enfant d’ouvrier ne côtoie jamais de chirurgiens et donc ne pense pas à se lancer dans des études de médecine.

Les enfants de la classe aisée sont condamnés, eux aussi, à toujours s’orienter vers les mêmes activités et à ne jamais côtoyer un artisan, un ouvrier ou un agriculteur. La conséquence c’est qu’ils n’ont donc pas l’idée de se pencher sur des métiers manuels comme la menuiserie ou l’agriculture (seulement 5% des enfants de cadres s’oriente en CAP). Et pourtant, dans la période que l’on vit, il serait bon d’éduquer les enfants aux choses simples. L’intelligence ce n’est pas être bon en mathématiques pour plus tard devenir ingénieur. L’intelligence c’est comprendre qu’il faut de tout pour faire un monde, que chaque personne a des compétences différentes qu’elle peut apporter à la société et qu’il n’y a aucune honte à faire un métier qui plait plutôt qu’un métier qui paye. Il est temps que tout ce beau monde cesse de forcer ses enfants à devenir chirurgien et les laisse choisir d’être professeur d’EPS si tel est leur désir. « Il n’y a pas de sous métiers ». Arrêtons de le dire mais ayons des actes qui le prouvent.

Les enfants de la classe populaire ne décrocheront jamais un métier prestigieux mais les enfants de la classe aisée n’auront jamais de leçon de vie et d’humilité.

 

By Silverback

 

 

Sources et références :

De la sixième aux études supérieures : le poids des catégories sociales, Observatoire des inégalités, 11 septembre 2012.

Le Niveau de diplôme des catégories sociales, Observatoire des inégalités, 23 septembre 2016.

Les classes populaires dans l’enseignement supérieur. Politiques, stratégies, inégalités, 2010.

Les inégalités dans l’enseignement supérieur, Gérard Aschieri, 2013.

Origine sociale des étudiants 2014, Ministère de l’éducation nationale.

Tableau de l’économie Française, Edition 2016, Population active, 01 Mars 2016.


Moyenne des avis sur cet article :  1.29/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

35 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 2 juillet 10:26

    ça existe depuis toujours cette inégalité..

    demandez à Charlemagne.. smiley

    • Clocel Clocel 2 juillet 10:27
      La caste friquée a le pouvoir et souhaite le conserver...

      Les cons sont plus faciles à manipuler, point barre !

      Le reste, c’est de la branlette de pré-ado pubère.

      Mais on peut continuer à se raconter des histoires, c’est bon pour la boite à clic et ça donne la sensation d’exister.

      • foufouille foufouille 2 juillet 10:59
        "Cependant cette aide peut tout de même encourager les adolescents à se lancer dans les études supérieures sans avoir à trop se soucier du financement.« 
        si tu habites proche de la FAC même si c’est limite niveau fric.
        il faut vouloir rester 5 ans ou plus à l’école alors que les gens que tu connais sont plus souvent sans emploi. pour les 60% sans le bac, un petit diplôme permettait à une époque de trouver du boulot ou de bosser »pour soi".


        • Spartacus Spartacus 2 juillet 11:09
          Ce n’est pas une question d’argent mais d’incitations et de motivation pour d’interets individuels...

          La vraie solution est une gestion privée et libérale.
          La solution est connue depuis longtemps, par le Nobel Friedman. Le chèque éducation.

          En privatisant tout le système scolaire et offrant à chacun un chèque éducation a prendre dans l’école de son choix, les résultats sont toujours bien meilleurs.
          Les lieux d’instruction, particulièrement incitées à être performants reçoivent les chèques éducation en fonction du nombre d’élèves et donc sont motivé a faire performer toutes les classes d’age.
          La fin des statut et le licenciement si la faillite de l’école sont les résultats sont insuffisants...

          Avez vous déjà été dans une rencontre parent-profs en France ?
          Le prof :
          Dupond pas terrible, il doit s’améliorer..
          Durand il doit faire des efforts, il a des lacunes...
          Duval, pas génial ses notes.

          Cela deviendrai :
          Dupond, c’est pas terrible, je vais le faire progresser.
          Durand, je vais le motiver...
          Duval, je m’occupe personnellement pour qu’il s’améliore..

          • Clocel Clocel 2 juillet 11:16

            @Spartacus


            Ce bon Salamix !

            Pas facile à vendre l’Amérique en ce moment ! smiley

            Courage !

          • samuel 2 juillet 14:16

            @Spartacus

            Vous êtes tellement loin de la réalité de ce que font les professeurs et instituteurs...

            1/ Dans votre liste vous avez oublié Benahim, Moustapha et Aya.
            2/ Depuis quand il est à la charge du professeur de se concentrer à la place de l’élève ?
            3/ Est-ce que les parents ne devraient pas également faire l’effort d’éteindre TV, portables et consoles de jeux vidéo ???


          • Spartacus Spartacus 2 juillet 14:35

            @Clocel


            Le Nobel est Americain mais seuls 2 états ont copié le chèque éducation.

            4 pays au monde ont adopté le chèque éducation. Suède, Chili et Hong Kong et Singapour...

            Suède. Meilleurs résultats d’enseignement d’Europe. C’est le chèque éducation introduit en Suède en1992 qui est la cause des Exceptionnels résultats suédois..

            Le Chili, meilleurs résultats scolaires d’Amérique latine.

            Hong Kong et Singapour, meilleurs résultats scolaires d’Asie...

            Mais le factuel avec preuve, c’est le bon sens contre les chiens dans la niche des rentiers sans le risque de la gamelle de l’état...

          • sleeping-zombie 2 juillet 23:08

            @Spartacus

            le fait que la suede, singapour & hong kong et le chili ont chacun le record régional de pib/habitant n’a absolument aucun rapport avec la choucroute.

            Non, quand il y a plusieurs corrélations entre différents faits, c’est forcément TON interprétation qui est la bonne et fait office de « preuve ».

          • Cadoudal Cadoudal 2 juillet 23:22
            @sleeping-zombie
            En France, les sciences dures seront bientôt interdites, et c’est tant mieux, avec le nombre de sociopsychocollabomescouilles biberonnés par l’état, on pourrait perdre un jour notre statut de champions du monde du capilotractage bien pensant :

            "Des études ont mis en évidence le fait que la réussite et les capacités intellectuelles étaient fortement dépendantes du patrimoine génétique."

            Quant à te demander les preuves de tes délires sorosiens, on va te croire sur parole...


          • Alcyon 3 juillet 15:10

            @Spartacus tu as mis les pieds dans une classe ? Tu as essayé ? Allez, je suis belge, et je suis prof.


            J’ai 240 copies. En comptant les classes « en double » (math et physique) j’ai 200 élèves. Ma collègue de géographie a 445 élèves.

            Je n’ai pas fait de stats sur les deux dernière années de lycée (première et terminale) mais avec mes collègues de math, on l’a fait en seconde. J’ai 22 élèves, dont 3 sont absents de longue durée pour diverses raisons indépendantes de l’école. Il faut savoir qu’ici le travail journalier est comptabilisé, donc il est possible de compenser un examen raté par ce travail (et réciproquement) mais il est également possible d’avoir un rattrapage malgré un examen raté. Chez nous, un élève ayant entre 1 et 5 cours en échec à l’année devra passer un rattrapage en septembre. Si 6 échecs ou plus, l’élève redouble la classe.
            Donc sur les 19 restants, en math :
            6 n’ont pas de rattrapage en septembre.
            7 ont un rattrapage en septembre.
            6 redoublent ainsi que les 3 absents (sauf contre-indication pour l’un d’entre-eux. Et ce serait génial, car cela impliquerait que sa santé s’améliore).

            Ca pourrait venir uniquement de moi, mais ....

            On a 98 élèves de seconde, 24 passent dans la classe supérieure, 35 ont un rattrapage et 37 redoublent.
            24,5% passent
            35,7% ont un rattrapage
            37,8% redoublent

            Donc l’ensemble de mes collègues (on ne se limite plus en math et physique ici) auraient le même problème. en discutant avec des amis d’autres écoles, ils ont des résultats similaires. donc c’est l’ensemble du corps professoral le problème ? Mais revenons à ma situation.

            Je ne peux pas laisser tomber les élèves qui « passent », la majorité de ceux-ci redoublent (ils viennent d’une école plus « huppée ». Je ne la critiquerai pas ici, mes élèves et collègues m’ont assez entendus), ils ont déjà assez de difficultés. Ceux qui ont un rattrapage, une moitié a abandonné math (ils se dirigent vers une filière avec très peu de math) et l’autre moitié devrait s’en sortir. Ceux qui redoublent ont pour la plupart abandonné.

            Donc si je laisse ceux qui ont abandonné de côté, il me reste 100 élèves sur mes 200. Je les vois pour un total d’environ 20h chaque semaine, où il faut bien faire la matière de façon « groupée ». Si je leur consacrait individuellement 1h chaque semaine (et 1h c’est peu), il me faudrait 120h. Par semaine. Même une demi-heure, il me faudrait 70h.

            Et je ne me plains pas, je dis juste que le suivi individuel est impossible. Alors je leur permets de me contacter par divers moyen en dehors des heures de cours. Mail, Discord, Facebook, contact direct, etc. J’ai décidé que je donnais mon temps à ceux qui le souhaitent en me le demandant directement. Je m’attire les foudres de parents, mais j’ai le soutien des collègues (qui me traitent parfois de fou), des élèves qui le font (ainsi que leurs parents) et de la direction. C’est mon choix, la période d’examens est invivable (je corrige en répondant individuellement à 20 personnes à la fois) mais je le répète : je l’ai choisi et je ne supporterais pas de ne pas leur répondre quand ils en ont besoin.

            On peut se dire que nous mettons un niveau trop élevé, mais en sortant de chez nous, on en décourage pas mal à faire l’université. En fait, j’ai conseillé à plusieurs d’entre-eux qui le voulaient d’y faire un mois et à ce moment là de décider de leur avenir (sauf aux « meilleurs » naturellement) et s’ils n’y arrivent pas, de faire un bachelier. en leur permettant de me contacter si besoin, naturellement.

            Alors bon, d’expérience, baser la carrière des profs sur les résultats des élèves est complètement débile. Ce serait comme juger un cuistot sur l’obésité de ses clients.

          • sleeping-zombie 3 juillet 17:16

            @Cadoudal

            En France, les sciences dures seront bientôt interdites

            Pour toi, c’est déjà fait, infoutu que tu es de distinguer une corrélation d’une causalité.

            Quant à te demander les preuves de tes délires sorosiens

            Oh, tu nous la joues « théorie du genre » ? Pourrais-tu être explicite quant à mes « délires » ?
            Parce que dire que le Chili a le plus haut pib/hab d’Amérique du Sud, c’est pas un fait ?

          • Jean Roque Jean Roque 2 juillet 12:56

             
            SURPONTE => ÉCHEC SCOLAIRE
             
            COLONIE ISLAMO-BOOBA => ÉCHEC SCOLAIRE
             
            Les jeunes colons sahéliens sont trois à quatre fois plus impliqués dans la surdélinquance que ceux qui ont été éduqués dans des familles souchiennes, et deux fois plus que les jeunes colons d’origine maghrébine. Le confucianisme fait que que le jeune asiatique vénère les études, alors que l’Algérie n’a quasiment pas de librairies.
            La taille des familles, par exemple, n’est jamais envisagée comme un problème. Pourquoi ? Ça n’est pas bobo ? En fait, ce type de question ne participe pas de l’univers mental de la gogoche. Il y a là une inertie, une cécité, alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux : avec l’échec scolaire, le dysfonctionnement familial dans la surponte est l’une des causes premières des inconduites.
            La proportion d’enfants élevés par un seul parent est passée de 8 à 16 % entre 1960 et 1980 dans les familles blanches, mais parallèlement de 30 à 53 % dans les familles noires, à une période où la croissance était soutenue.
             
            « Le caractère prédictif le plus solide de la réussite scolaire et sociale reste le niveau culturel de la mère et son degré d’intégration professionnelle »
             
            Boobaland face à la Chine = grand avenir smiley
             


            • Goldored 2 juillet 20:35

              @Jean Roque
              Un jour, il faudra soigner cette chiasse raciste qui vous habite. Sinon, vous finirez par crever de cette logorrhée.



            • Goldored 3 juillet 07:25

              @Cadoudal
              Bof. Une étude située sans renvoyer vers la source...


            • Goldored 3 juillet 07:25

              @Goldored
              *citée pas située


            • Sozenz 2 juillet 13:26
              déjà , à la base , il faudrait que les parents arrêtent d employer des mots cretinisants leurs enfants : le dodo , le dada , le wouwou , le pimpon etc ; qui s accompagnent généralement d intonations tout aussi débiles que les mots .
              après . il est quand meme plus facile a des parents qui ont étudié, d aider leurs enfants dans leur études que d avoir des parents qui n ont pas eux même aimé l école et où toute forme d instruction est une grande énigme.
              ensuite vient aussi la part d intelligence . l intelligence se développe dans des contextes multiples ; nous pouvons avoir plusieurs types d intelligences qui vont se développer selon le contexte et les besoins . ainsi, plus un enfant sera confronté à un type de raisonnement ou de capacité physique / mental ; plus il s appropriera les terrains de prédilection ( et ce terrain est en continue stimulé par l environnement familial qui se combine aussi l affect , contrairement à l environnement scolaire qui est un milieu stimulant mais par a coup ( pédagogie différentes, attraction de l élève selon profs , car nous sommes obligé de prendre en compte l affect chez l enfant pour l intégration des connaissances )

              « Il n’y a pas de sous métiers »
              arrêtez de nous bassiner avec cette fausse phrase . bien sure que si ya des sous métiers . des métiers de merde ou tu te fais chier toute ta vie . la plus part des boulots sont des sous métiers , la plus part sont répétitifs et après la première année il n y a plus que des automatismes ;il suffit de voir la gueule des gens à leur boulot et la gueule qu ils font quand arrive la fin du week end .



              • sleeping-zombie 2 juillet 13:36
                et offrant à chacun un chèque éducation

                Le 2 juillet 2018, a 11.09, spartacus a été bolchévique.
                C’est suffisamment rare pour être noté.

                Bon, évidemment, dans sa tête, c’est d’abord la suppression des fonctionnaires-profs, et après le chèque éducation. Qu’on ne fera pas, puisque le libéralisme consiste à laisser chacun choisir ce qu’il fait de son argent....

                • Ciriaco Ciriaco 2 juillet 13:44
                  La réussite est non seulement - et évidemment - liée aux facteurs structurants que vous évoquez, mais aussi à la possibilité de se construire un réseau.

                  Pour complément, dans toutes les multinationales où j’ai bossé, il n’était pas possible de simplement travailler, faire ce qu’on avait à faire, sans lier une amitié particulière avec des personnes stratégiques. Sans cette affinité d’intérêt, et quelle que soit votre volonté ou votre application, vous ne pouvez tout simplement pas travailler.

                  C’est un... « outil » qui va bien plus loin que la question « classique » de l’accès au travail et au revenu. Une idéologie inscrite dans les nouvelles manières de travailler et un critère sélectif masqué (c’est-à-dire non reconnu face à la pression du licenciement), un outil opératoire d’une classe sociale au pouvoir, avec des moyens non seulement énormes mais sans cesse favorisés.

                  Ne croyez donc pas que l’étudiant prolo - déjà rare - a gagné ses chances après ses études, le pouvoir va toujours plus loin dès qu’il en a les moyens. Je le sais pour en être.

                  Dans les boites plus petites, vous êtes simplement un exécutant, et votre classe sociale s’exerce en plein dans cette position.

                  Reconduction à vie de votre classe sociale donc, ou abandon total au sentiment de supériorité du vendeur de plastique... il y a une nature d’homme qui est mise en péril.


                  • Ruut Ruut 2 juillet 15:59

                    Pourquoi les familles riches permettent elles a leur enfant de réussir ses études :
                    1. Le gamin dispose souvent d’une chambre au calme pour pouvoir étudier, c’est mieux que le salon avec la fratrie qui déconne et bébé qui gribouille sur les cahier de l’étudiant.

                    2. Les cours particuliers ne sont pas accessibles aux plus démunis.

                    3. L’école ne permettant pas d’y faire ses devoirs (sauf internat), les familles pauvres n’ont pas les moyens de permettre a leur enfant de faire ses devoirs dans de bonnes conditions.

                    ex : Le père qui fait les 3/8 et la mère qui bosse en journée et rentre a 18:00.
                    A peine le temps pour faire le repas et au lit.
                    Si pas de chambre isolée, le gamin ne se trouve pas dans de bonnes conditions pour réviser (la garderie ne le permet pas) ni pour faire ses devoirs correctement.
                    Sans parler que les parents n’ont pas forcément le temps, ni le niveau pour aider le gamin.


                    • Jean Roque Jean Roque 3 juillet 00:32

                      @Ruut
                       
                      L’école qui a le plus réussi est celle de Bismarck, plus de 50 élèves par classes, des pauvres paysans, mais la schlague et une éducation ultra-traditionnelle
                       
                      Résultat : congrès de Solvay 1927 : Un nb impressionnant de Nobels allemands...
                       
                       
                      « La culture se rapporte à l’esprit, la civilisation à l’estomac. Le casque d’acier avait sa culture, le gogochon a son auge-civilisation » Moeller van den Bruck
                       
                      https://www.intelligence-humaine.com/qi-par-pays-et-economie/
                       
                      http://french.ruvr.ru/news/2015_01_24/Colere-apres-la-publication-dun-tableau-ou-Algeriens-et-Marocains-auraient-le-QI-le-plus-bas-du-monde-5027/


                    • sweach 3 juillet 10:46

                      @Ruut
                      Vos arguments sont alambiqués ? 


                      1 ) On constate que les pauvres ont souvent plus de m2 disponible que les classes moyennes, la plupart des HLM étant de grande dimension.

                      2 ) Effectivement les cours particuliers représentent un coût supplémentaire, mais ils sont inutile si l’enfant est suffisamment compétent et bien formé.

                      3 ) Il n’y a pas de rapport entre l’argent et le fait de fait de bien faire ses devoirs.

                      Riche ou pauvre les horaires de travail sont un problème pour tout le monde, généralement les pauvres ont plus de temps à consacrer à leur enfant.

                      Vous faite un lien entre revenu et éducation qui n’existe pas.

                      On peut aussi prendre l’exemple d’un père et d’une mère qui donnent une grande chambre à leur enfant unique, lui paye des cours particulier, mais ne consacre ni le temps ni l’amour nécessaire pour son bon développement.


                    • Alcyon 3 juillet 15:24

                      Et sweach fait encore des déclarations non sourcées, basées sur « je l’ai dit donc c’est vrai » et donc complètement à côté de la plaque.


                      1) Observatoire des Inégalités. Le contraire des déclarations de sweach.
                      2) Quand 40% des élèves de seconde de mon lycée (et d’autres dont le public provient du même niveau socio-culturel) ont raté 6 cours ou plus (sur 11 ou 12), soit c’est le corps enseignant complet qui est à la ramasse, soit les gosses arrivent avec de telles lacunes que les profs particuliers sont nécessaires.
                      3) Voir 2 quand les lacunes accumulées deviennent impossibles à résorber seul. Et que les parents ne peuvent pas aider l’enfant.

                      Conclusion : sweach est encore à côté de la plaque. Et dire qu’on offre le bac a des mono-neuronaux comme lui.

                    • adeline 4 juillet 18:15

                      @Alcyon
                      mais non, sweach fait du second degré


                    • Alcyon 5 juillet 18:12

                      @adeline j’espère. Si c’est le cas depuis le début de ses interventions ici alors ça expliquerait pas mal de choses.


                    • bob de lyon 2 juillet 18:51

                      Encore heureux que la Suède ait adopté les préconisations du Prix Nobel d’économie décerné par la Banque de Suède !


                      • adeline 4 juillet 18:16

                        @bob de lyon
                        CAD ?


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 2 juillet 22:19

                        excellent article
                        Il faudrait du temps pour l’accès à la culture dès l’école elementaire, mais o e trouvera pas ce temps parce que les Français sont les champions des vacances et du petit ombre d’heures de cours

                        Pour acquérir les fondamentaux, il faut d’abord ne motivation

                        Blanquer se trompe pour les maternelles et les classes élémnentaires

                        Ecole,projets reforme Blanquer examen critique http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=296

                        • sweach 3 juillet 10:11

                          Je suis Fils de plombier et d’infirmière et mon frère a fait l’ESTP à Paris à la fin des années 90


                          Mes Parents avaient environ 20 000 Francs de revenue par mois, ils étaient trop riche pour pouvoir bénéficier d’aides conséquante pour pouvoir payer les études de mon frère.

                          Son logement à Paris de 11m2 coûtait 3000 Francs par mois et l’école ESTP (qui est privé) coûtait 50 000 Francs (pour les 3 ans) finançait par un crédit étudiant par mon frère.

                          Mon frère dépensait environ 1000 Francs par mois pour vivre (survivre) et se déplacer à Paris

                          Les études ont durée 3 ans soit 30 x 3000 + 50 000 + 36 x 1000 = 176 000 Francs - les APL environ 36 000 Francs = 140 000 Francs dont 50 000 par crédit.
                          Mes parents ont donc due donner à mon frère pour ses études d’ingénieur 90 000 Francs en 3 ans, soit 2500 Francs par mois, 12,5% des revenue du couple.

                          Là où c’est devenu très compliquer pour mes parents, c’est que mon Frère et moi avons fait nos études en même temps, moi je n’ai fait qu’un simple BTS sur 2 ans, mais cela représentait tout de même 40 000 Francs en 2 ans pour mes parents, 8.3 % des revenue du couple.

                          Donc 20% des revenue du couple pour financer les études des deux enfants (c’était jouable)


                          Comparons maintenant avec les chiffres d’aujourd’hui :

                          Un couple d’ouvrier gagne environ 3200 euros par mois (c’est presque pareil que fin des années 90)
                          11M2 à Paris, il faut compter 500 euros par mois
                          Les APL c’est tjr environ 40%
                          Le coût de l’école ESTP est de 7350 euros pour 2016 + 7 725 euros pour 2017 + environs 8100 euros pour 2018 = 23175 euros

                          Je doute qu’un étudiant puisse se déplacer et manger pour 150 euros par mois, tablons plutôt sur du 300 euros par mois.

                          Les études dure 3 ans soit 30 x 500 + 23175 + 36 x 300 = 48 975 Euros - les APL environ 6 000 Euros = 42975 Euros dont 23175 par crédit.
                          Des parents ouvrier qui doivent financer des études d’ingénieur 43 000 Euros en 3 ans, soit 1194 Euros par mois, 37,3% des revenue du couple.

                          Là ce n’est plus jouable, surtout que le coût de la vie à considérablement augmenté.
                          Le sacrifice que doit faire un couple d’ouvrier pour payer des études supérieur devient intenable et il ne faut pas oublier que le crédit sur le jeune représente un pois qu’il mettra des années à solder.

                          • foufouille foufouille 3 juillet 11:28

                            @sweach

                            500€ est un peu léger pour un logement à paris.


                          • sweach 3 juillet 12:06

                            @foufouille
                            Oui je sais, je donnais surtout un exemple, je ne me rappel plus trop des chiffres exacte, c’était juste pour illustrer que les salaires sont les même mais que les prix ont triplé en 20 ans.


                            Du coup ce que mes parents ont fait pour moi, visiblement je ne pourrai pas le faire.

                            Le plus scandaleux reste quand même l’ESTP qui augmente systématiquement le prix chaque années, les prix en euros vont bientôt être ce que j’avais vue en Francs.

                          • foufouille foufouille 3 juillet 12:42

                            @sweach

                            mais c’est possible dans une grande ville hors de paris. les résidences étudiantes ont poussé comme des champignons et sont loin de faire le plein.


                          • Oliver HACHE Oliver HACHE 8 juillet 16:26

                            @sweach

                            Pour rappel, le smic était à 930 € bruts en 1998... bruts... un couple gagnait donc sensiblement 10.000 francs nets par mois... soit la moitié des revenus de vos parents...

                            Avec ces chiffres, je n’arrive pas aux mêmes conclusions que les vôtres...


                          • foufouille foufouille 8 juillet 16:32

                            @Oliver HACHE

                            1000€ = 6500FF ..............


                          • Oliver HACHE Oliver HACHE 8 juillet 23:30

                            @foufouille

                            Bon... 930 euros bruts, ça fait 1860 pour le couple... on enlève un bon 22% de charges et on multiplie par 6,56 pour l’avoir en francs... on approche les 10.000 balles...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès