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Accueil du site > Actualités > Société > Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !

Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !

Il y a quelques jours, un restaurateur rennais, entendu lors d’une réunion, affirmait travailler… 18 heures par jour. Autant que Jean-Louis Borloo sous le poids de ses responsabilités écologiques planétaires, nous apprenait mercredi dernier Le Canard Enchaîné. 18 heures par jour : une spécialité de droite initiée en son temps par l’éphémère ministre de l’Économie et des Finances Hervé Gaymard...

Les journées ne comptant que 24 heures, sauf erreur de ma part, voilà des hommes qui, dans les 6 heures qu’ils ne passent pas à trimer durement pour sortir la nation de son ornière économique, ont le temps de : petit-déjeuner, déjeuner, dîner, se doucher, se peigner, se raser, se laver les dents au moins deux fois par jour, s’habiller, consacrer un moment à l’éducation de leurs enfants et, cerise sur le gâteau, honorer leur épouse.

Un constat duquel on peut logiquement déduire : 1° qu’ils n’ont jamais de loisirs, si ce n’est quelques rares moments le week-end ; 2° qu’ils dorment moins de 3 heures par nuit. Impressionnant, n’est-ce pas ?

À moins que ces travailleurs acharnés ne fassent qu’une station très brève dans la salle de bains, ce qui pourrait être le cas de Borloo, vu l’état de sa coiffure et la puanteur de ses pieds révélée en mars 2008 par Rachida Dati.

À moins, autre hypothèse, qu’ils n’éprouvent pas un grand intérêt pour la copulation et se dispensent de cette corvée. Difficile à croire de la part des hommes de pouvoir dont on sait qu’ils sont très largement portés sur le coït. Plus difficile encore dans le cas de Gaymard dont la ribambelle de futurs petits ultralibéraux élaborés sous la couette avec son épouse Clara (série en cours) nécessite de remettre souvent l’ouvrage sur le métier et le… tenon dans la mortaise ! Encore qu’entre les performances de Rocco Siffredi et celles du lapin Panpan, il y ait moyen de dégager un temps précieux. Qui sait à quelle catégorie appartient Gaymard ?

Bref, on ne croit pas un instant à ces rodomontades visant à nous persuader que ces messieurs n’hésitent pas à sacrifier leur sommeil, leurs loisirs et leur vie de famille au bien-être de leurs administrés ou de leurs clients. Ou alors il faut admettre que les galipettes de Strauss-Kahn avec une collaboratrice hongroise du FMI relevaient de la réunion de travail. Et que la turlute (rien à voir avec un chant québecois) pratiquée par Monica sur l’hypertrophie pénienne de Bill avait été rendue nécessaire pour soulager le Président des États-Unis d’une douloureuse crise de priapisme survenue dans l’exercice de ses fonctions ; une sorte d’accident du travail en quelque sorte.

La majorité des commerçants sont exactement sur la même ligne. Sans mettre en avant leurs 18 heures de boulot quotidien, tel mon restaurateur rennais, nombre d’entre eux affichent 10, 12, voire 14 heures de travail par jour. Y compris ceux ou celles, pourtant très nombreux, qui habitent au-dessus de leur boutique et qui, en attendant le client, lisent le bouquin de Frédéric Mitterrand pour se documenter sur les boxeurs thaïlandais de 40 ans, regardent Les feux de l’Amour, ou testent le vibro-masseur reçu la veille dans un paquet discret.

Des redoutables, ceux-là, qui n’hésitent pas à entrer dans le lard de ces « fainéants de bureaucrates qui se la coulent douce » alors qu’eux-mêmes sont contraints de « bosser comme des forçats », et tout ça pour « se faire plumer par le fisc ». « Ah, ils ne connaissent pas leur bonheur, ceux qui bénéficient des 35 heures ! » ajoutent-ils d’un air pincé. C’est sûr que la vie est tellement plus douce pour le chaudronnier-fraiseur P3 affecté en équipe de nuit dans une unité de production à 50 kilomètres de son domicile, ou pour l’opératrice téléphonique qui, stressée par les cadences imposées et la crainte des appels mystères, doit se payer de surcroît deux ou trois heures de transport en commun par jour entre son centre d’appel et son HLM de banlieue. Le pied !

On touche d’ailleurs là une règle d’or : le petit patron, le commerçant et le travailleur libéral incluent toujours, lorsqu’ils ne résident pas sur place, leur temps de transport dans le temps de travail qu’ils brandissent comme une preuve de leur sacrifice aux yeux d’une société ingrate. Un temps de transport qu’ils refusent pourtant de prendre en compte pour ces privilégiés de salariés, toujours prompts à revendiquer et partisans du moindre effort. Les différences entre les uns et les autres s’en trouvent artificiellement gonflées.

Tout cela pour dire – en restant dans le domaine du plein-temps – qu’il existe d’énormes disparités dans tous les secteurs d’emploi, qu’ils soient publics ou privés, libéraux ou salariés, qu’ils concernent les employés ou les cadres, les salariés protégés par des conventions ou ceux qui sont soumis à l’arbitraire des petits patrons. Tout cela pour souligner également que, du côté des commerçants ou des travailleurs indépendants, on constate de très grandes inégalités entre ceux qui mouillent leur chemise sans compter leurs heures et ceux qui se la jouent galériens en se prélassant dans l’arrière-boutique.

On peut d’ailleurs étendre le constat de cette disparité au monde agricole, marqué lui aussi par d’énormes différences entre les secteurs de production. Rien de commun entre un céréalier, un maraîcher, un producteur d’agrumes, un vigneron, un éleveur traditionnel, un éleveur hors sol ou un aviculteur semi-industriel. Chacun a ses contraintes professionnelles, ses moments de forte charge et ses périodes de relative liberté. Impossible d’évaluer pour eux un horaire quotidien de travail tant cela serait dépourvu de sens entre les journées sans fin au moment des moissons ou des vendanges – pour ne citer que ces exemples – et les longues périodes hivernales de quasi inactivité en raison du repos de la terre ou de l’enneigement des cultures.

En définitive, ce sont les mères célibataires qui effectuent les journées les plus éprouvantes en cumulant emploi, transports, courses, cuisine, éducation des enfants et travaux ménagers. Des mères courage qui, malgré la fatigue accumulée, ne se couchent pratiquement jamais sans s’être assurées préalablement de la qualité du sommeil de leurs enfants. Elles ne font peut-être pas 18 heures de travail par jour, mais ce sont elles qui s’en approchent le plus. Et c’est avant tout à ces femmes-là qu’il convient de rendre hommage !
 

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133 réactions à cet article    


  • Mania35 Mania35 7 décembre 2009 09:59

    Bonjour Fergus,
    Tu as mauvais esprit de critiquer Borloo et consorts, il ne faut pas oublier que dans ces « 18 heures de travail », il y a une contrainte très pénible pour eux (et le portefeuille des contribuables) : les déjeuners d’affaire voire les diners. Donc ton décompte des activités hors travail est biaisé.
     Sur ce, bonne journée.


    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:10

      Salut, Mania.

      Nombre d’entre nous, du moins pour ceux qui ont eu l’occasion d’en profiter, savent très bien qu’une bonne partie de ces déjeuners d’affaire est en réalité un moment de détente prolongé et parfois généreusement arrosé, avec pour conséquence d’engendrer de peu productifs états de demi-somnolence au retour du restaurant. Cela dit, il y a en effet de véritables repas d’affaire où le contenu de l’assiette et du verre s’efface derrière les enjeux, mais je ne suis pas sûr qu’ils constituent une majorité.

      Bonne journée.


    • apami 7 décembre 2009 10:17

      @fergus

      Je crois que le commentaire de Mania était à prendre au 2nd degré...
       :)
      Apami


    • Mania35 Mania35 7 décembre 2009 10:23

      Exact Apami et même au 3ème....
      Bonne journée


    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:27

      Merci, Apami, j’avais compris, mais il m’a néanmoins semblé utile de mettre les points sur les ’i".


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 décembre 2009 11:27
      A l’auteur

      il devrait exister un site ou ne se disent qu’élégamment des choses intelligentes. Où les textes resteraient une semaine et où l’on irait, de temps en temps, un verre de Jerez à la main, pour sourire d’un bon mot ou apprendre un recette de Sandro. L’invective y serait interdite et l’évidence y apparaitrait incongrue. Faites le nécessaire et que ça saute ! Appelez-moi quand ce sera prêt.... 

       PJCA

    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:52

      Salut, Pierre.

      J’applaudirais des deux mains une initiative de ce genre. Mais je manque de temps et de compétence pour être à l’origine d’un tel projet.

      Cela dit, d’accord pour ce qui est des invectives. Je pense, comme vous, que l’on peut discuter d’à peu près tous les sujets, et même polémiquer, sans tomber dans les excès. Mais manifestement certains ne partagent pas cette approche... civilisée du débat.

      Bonne journée.


    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:30

      Salut, Actias.

      Loin de moi l’idée de taper sur les petits patrons. Il m’est d’ailleurs assez souvent arrivé de les défendre contre les agressions dont ils sont souvent l’objet pour cause d’amalgame avec les comportements choquants de quelques grands patrons. Certains mouillent même leur chemise pour des gains médiocres, parfois à peine supérieurs à ceux de leur employés.


    • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 12:32

      Actias pose une excellente question en fin de message.


    • Traroth Traroth 7 décembre 2009 15:41

      @Fergus : il faut dire que les petits patrons ne font rien pour se désolidariser des grands patrons. Il suffit de regarder la CGPME se ranger comme un seul homme derrière le Medef, alors que leurs intérêts n’ont souvent que peu en commun. Les délocalisations sont un exemple parfait : les PME sont souvent des sous-traitants, et les délocalisations leur font énormément de tort. Pourtant, on n’entend pas souvent des patrons de PME s’exprimer contre...


    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:18

      Bonjour, Traroth.

      Il arrive cependant qu’il y ait des divergences entre le Medef et la CGPME ou l’Association des Jeunes entrepreneurs. Le plus bel exemple en a été donné par la mise en place des 35 heures. Tandis que le Medef était vent debout contre cette mesure, un grand nombre de PME et PMI l’ont accueillie favorablement car elle leur a donné l’occasion de rationnaliser leur activité et de mettre en place une annualisation des temps de travail en échange des 35 heures.


    • brieli67 7 décembre 2009 10:19

      @ Fergus il parait qu’il y a eu qqs changements depuis mon cursus Les 36 h sur pied de Madame ou Monsieur l’Interne des hôpitaux Prise de service normal à 8 h, en plus "vider la poli des urgences Prise de garde DE 24H à midi taillable et corvéable à toute heure. Et responsable... Classiquement, présenter lors de la contre_visite du soir du Patron les nouveaux admis du service... en espérant que la récolte de « beaux cas » a été bonne et fructueuse.


      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:59

        Bonjour, Brieli.

        J’avoue que je connais fort mal le cas particulier des hôpitaux. Cela dit, il est de notoriété publique que les fonctionnaires qui y travaillent débordent souvent largement leurs heures normales de travail dans les catégories soignantes.

        Cela n’empêche pourtant pas certaines dérives purement comptables des pouvoirs publics, dérives en contradiction totale avec les objectifs de santé annoncés par ailleurs dans les plans de com’.


      • Traroth Traroth 7 décembre 2009 15:42

        @brieli : ce que vus dites est sûrement vrai, mais on n’arrive sans doute toujours pas à 18 heures de moyenne. Parce que 18 heures de moyenne, ce n’est tout simplement pas tenable !


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 7 décembre 2009 16:59

        Chapeau bas devant Brieli, 

        en effet bien qu’il n’aie pas encore donné sa bio sur AV, on a appris qu’il est pluri-docteur en médecine, en pharmacie, scientifique, aussi paysan (maïsoculteur dans le 67) et inventeur et détenteur de brevets (on ne sait pas de quoi) et toute ces occupations où il n’a sûrement pas compté son temps, lui ont permis de se retirer de la vie de travail à cinquante ans. Le veinard. Maintenant il passe beaucoup de temps ici même - gratuitement, comme vous et moi - pour y distiller sa science et ses vastes (oui, c’est vrai) connaissances formulées en français, allemand, alsacien, anglais et même grec !
        Parfois il est très caustique et un peu mauvaise langue, et s’il s’énerve il ne se retient pas.
        Calmos Brieli, vois les bons côtés de ce post. Merci d’avance. 
        Eugène. 

      • JL JL 7 décembre 2009 10:21

        Bonjour Fergus. Bonne occasion de mettre un peu les idées au clair sur cette affaire du temps de travail.

        Il est tout à fait dans l’ordre des choses qu’un patron, un artisan, un professionnel libéral, ... travaillent sans compter leurs heures, puisqu’ils travaillent pour eux. En revanche, un salarié travaille d’abord pour un salaire mais aussi pour un patron, et il n’est pas logique que ce dernier lui demande le sacrifice de sa vie extra professionnelle. 

        Ceci pour dire que comparer le temps de travail des premiers avec celui des seconds est une aberration.

        La deuxième chose à dire à ce sujet, c’est que si un patron trouve que le temps de travail légal des salariés est insuffisant, libre à lui de travailler tout seul ! Ce que je veux dire par là, c’est que le salariat est une bonne chose s’il permet le plein emploi. Il devient un mal rédhibitoire dès que le taux de chômage dépasse un certain seuil : le temps de travail salarié devrait être inversement proportionnel au taux de chômage.

        Faites une expérience de pensée : actruellement, le gvt réduit les effectifs de la Fonction publique. Cela a pour effet d’agmenter le taux de chômage. Cela aurait pour effet de réduire le temps de travail salarié. Croyez-vous que les employeurs s’en réjouiraient ?

        Inversement, si le gvt employait augmentait les postes de la Fonction publique, cela aurait pour effet de résorber le chômage, donc d’augmenter le temps de travail salarié. Qui s’en plaindrait ?


        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:34

          Bonjour, JL.

          Globalement d’accord avec votre analyse, et notamment sur la différence fondamentale qui existe entre ceux qui travaillent à leur compte et ceux qui travaillent pour le compte d’un patron privé en recherche de profit pour lui-même ou pour ses actionnaires. Il fallait que ce ce soit dit, merci de l’avoir fait.


        • L'enfoiré L’enfoiré 7 décembre 2009 10:24

          Salut Fergus,
           Il y a travail et travail.
           Le travail n’est plus un travail quand il devient un hobby.
           Le temps ne compte plus. J’ai eu cette chance. Cela ne veut pas dire que je ne me suis pas payé de « bonnes tranches » comme on dit chez nous.
           Travailler peut être seulement « penser », de « rêver ». Cette notion tellement essentielle et qui nous fait vivre mieux. Comme je l’écrivais récémment.
           Travailler à la « con », voilà ce qu’il faut éviter et revendiquer de ne plus pratiquer.
           Le travailler plus, pour gagner plus était la pire des conneries.


          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:45

            Salut, L’enfoiré.

            Entièrement d’accord. C’est d’ailleurs ce que je disais également, sur le ton de la provocation, dans un article récent intitulé « Confession d’une « salope  ». Il y était écrit :

            « …le mariage est l’une des formes les plus répandues de la prostitution. Avec le travail, lorsqu’il est subi. Vendre son cul, vendre ses muscles, vendre sa tête, quelle différence ? Seul le plaisir exonère de la prostitution. Plaisir de faire l’amour, plaisir de bâtir, plaisir de diriger, plaisir de travailler tout simplement. Dès que le plaisir s’estompe puis disparaît pour céder la place à une dépendance purement vénale ou à une routine désespérante, la prostitution triomphe de facto. Une prostitution le plus souvent rendue inévitable par les réalités économiques. Mais une prostitution admise, codifiée et affublée d’un faux-nez consensuel qui joue parfaitement son rôle d’alibi, celui de la « réalisation par le travail ». Une réalité pour beaucoup, certes. Mais un leurre pour ceux, toujours plus nombreux, qui se réfugient dans la vie associative ou les activités extra-professionnelles pour fuir ce qu’ils perçoivent, plus ou moins consciemment, comme une aliénation. En définitive, la majorité d’entre nous sont des putes qui s’ignorent. Et nous n’y pouvons rien : tout notre système sociétal est basé sur cette réalité. »
             
            OK, cela décoiffe un peu, mais sommes-nous très éloignés de la réalité vécue par nombre de nos compatriotes ?


          • L'enfoiré L’enfoiré 7 décembre 2009 14:20

            Fergus,

             Comme j’aime être décoiffé, je n’ai pas eu de mal à faire l’association.
             L’agent liant est le plaisir. (je n’ai pas dit l’argent) A toute chose. Absolument.
             La fameuse dopamine a encore beaucoup de chose à démontrer.
             (moi qui suis exempt de jogging et de vélo pour le moment, j’enrage....)

             Mon prochain article va reprendre l’affaire avec encore plus de recul.

            " En définitive, la majorité d’entre nous sont des putes qui s’ignorent. Et nous n’y pouvons rien : tout notre système sociétal est basé sur cette réalité. »

            J’adore cette réflexion.
            A+


          • Lorenzo extremeño 7 décembre 2009 15:50

            Merci l’enfoiré du distinguo !

            Je suis moi même dans la position d’être productif pour moi même,á mon rythme,
            ou de penser et rêver , á ma guise.
            Assurement je vis mieux sans me défoncer au boulot,pour gagner plus et dépenser plus,
            oui c’est de cette spirale infernale dont il faut sortir.

            Cordialement.


          • Alain-Goethe 7 décembre 2009 22:30

            Un chanteur français des années 70 , Henri TACHAN avait une chanson, dont le refrain était :

            On est tous des putes
            On est tous maqués
            et si tu veux pas être pute
            Tu seras saqué !

            C’est un type très lucide, avec des chansons contre la guerre etc. ;


          • Voris 7 décembre 2009 10:27

            Quand on travaille 18 heures par jour, il faut créer un emploi !


            • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:49

              Salut, Voris.

              Entièrement d’accord. Cela dit, les valeurs de notre république sont contradictoires à cet égard : la liberté voudrait que chacun puisse travailler autant qu’il le veut, et même jusqu’à l’épuisement s’il le souhaite. L’égalité et la fraternité devraient au contraire lui imposer de partager avec le demandeur d’emploi.


            • Armog 7 décembre 2009 12:05

              Certes. Malheureusement, il y a les charges et leurs lourdeurs peut empêcher toute embauche.


            • Fergus Fergus 7 décembre 2009 15:16

              Exact, Armog, cela contrbue en effet à limiter le partage du travail.
              Mais le principe est recevable, et une société plus solidaire devrait tendre vers ce partage. 


            • BA 7 décembre 2009 10:42

              Urgence de reconstruire la nation.

              Urgence de reconstruire un Etat très fort et très centralisé pour sauver ce qui peut encore l’être.

              Urgence de reconstruire un Etat qui intervient dans l’économie et qui nationalise tout ce qui doit être nationalisé.

              Exemple : renforcer les retraites par répartition. Ne pas basculer dans le système suicidaire des fonds de pension.

              Lundi 7 décembre 2009 :

              Les systèmes de retraite n’avaient pas besoin de cela : devant déjà faire face au vieillissement de la population, ils ont été mis à mal par la crise. « Aucun pays, aucun régime de retraite n’est à l’abri »,a prévenu Martine Durand, de la direction des affaires sociales de l’OCDE, lors d’un colloque du Conseil d’orientation des retraites (COR), jeudi dernier. L’effondrement de la Bourse en 2008 a eu de fortes répercussions dans les pays où prédominent les régimes de retraite par capitalisation.« Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23 % en 2008, soit de quelque 5.400 milliards de dollars », estime l’OCDE.

              Ce sont les pays anglo-saxons - où les actions constituaient la majorité des actifs détenus par les fonds avant la crise - qui ont été les plus touchés. Avec en tête l’Irlande, l’Australie et les Etats-Unis.

              Si la rente des personnes déjà retraitées est souvent garantie, la chute des marchés a mis en péril les économies des futurs pensionnés. « Aux Etats-Unis, près de 45 % des 55-65 ans détenaient plus de 70 % de leurs actifs dans le cadre de régimes de retraite privés sous forme d’actions », souligne l’OCDE. Et ces derniers n’ont guère le temps d’attendre que la Bourse se redresse pour reconstituer leur épargne…

              En France, « le système par répartition protège les retraités face à la crise et les mécanismes d’acquisition des droits retraite ne sont pas affectés », fait valoir Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale.

              http://www.lesechos.fr/info/france/020254046705-la-crise-met-a-mal-tous-les-regimes-de-retraite.htm

              Le graphique associé à cet article montre l’effondrement des fonds de pension en 2008.

              Voici le rendement réel des fonds de pension en 2008 :
              - Mexique : baisse de - 5,2 %.
              - Allemagne : - 8,5 %.
              - Espagne : - 11 %.
              - Suède : - 16,9 %.
              - Pays-Bas : - 16,9 %.
              - Royaume-Uni : - 17,4 %.
              - Pologne : - 17,7 %.
              - Japon : - 20,1 %.
              - Etats-Unis : - 26,2 %.
              - Irlande : - 37,5 %.

              http://www.lesechos.fr/pop.htm?/medias/2009/1207//020255552948_web.jpg

              En clair : les retraités irlandais, étatsuniens, japonais, etc. avaient des retraites par capitalisation ; ils sont aujourd’hui ruinés ; ils sont aujourd’hui obligés de continuer à travailler bien après 70 ans.

              Conclusion : fonds de pension, piège à cons.


              • Fergus Fergus 7 décembre 2009 10:53

                Bonjour, BA.

                Un grand merci pour ces précisions et pour ces liens qui montrent la relation entre travail et retraite et le « piège à cons » (j’approuve le terme) dans lequel cherchent encore à nous entraîner les prtisans de l’économie libérale à l’anglo-saxonne.


              • Jacky Jacky 7 décembre 2009 17:30

                Un peu comme la retraite par répartition française :
                1960 : 35 % de rendement.
                63-90 : 16% de rendement.
                1990 +  : 7 % de rendement.
                Aujourd’hui : 1.2 % de rendement.


              • foufouille foufouille 7 décembre 2009 10:54

                certains ayant 8 boulot .........
                meme a mi temps 32h/jour


                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:06

                  Salut, Foufouille.

                  Le pire est constitué par ces professionnels qui émargent à de nombreux Conseils d’administration ou Comités Théodule où leur utilité, grassement rémunérée, se résume à quelques heures de présence par ci, par là.


                • foufouille foufouille 7 décembre 2009 11:15

                  en fait une aprem par mois peut etre paye 1500€


                • Trashon Trashon 7 décembre 2009 11:12

                  En général, les types qui « triment » 18 h par jour ont une autre conception du travail que les ouvriers :

                  Les 4 heures hebdomadaires aux restaurant gastronomique sont du temps de travail.
                  Les 3 heures de transports par jour au volant de la grosse berline payé par l’entreprise pour se rendre dans le luxueux pavillons de très grande banlieue sont aussi considérés comme du temps de travail.
                  Les deux heures chaque matin à lire la majorité des titres de la presse, hé bien du boulot aussi.

                  Déjà , sans compter le temps passé à trousser la secrétaire, le temps nécessaire aux frais de représentation (coiffeur, tailleur, etc), la pause digestive, et autre joyeuseté, ils ne turbinent pas plus de 9 heures par jour.......


                  • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:14

                    Bonjour, Trashon.

                    Je ne vous le fais pas dire...


                  • appoline appoline 7 décembre 2009 18:11

                    @ Trashon ;

                    En principe ceux qui grattent réellement 18 heures par jour ne font pas de vieux os car rares sont les êtres humains qui sont génétiquement nés pour encaisser une telle dose de travail.

                    Enfin, dommage pour madame, c’est le moment ou jamais de prendre un amant car 6 heures par jour pour faire tout le reste, ça doit juste être un peu bâclé. Et puis, entre nous, il faut vraiment être con pour se déglinguer la santé, tout cela naturellement pour payer le train de vie de notre nain.


                  • Fergus Fergus 7 décembre 2009 20:09

                    Tout à fait d’accord, Appolline.


                  • Georges Yang 7 décembre 2009 11:16

                    Salut Fergus
                    J’aime cet humour decalle > Cela dit, sans atteindre les 18 heures, un type qui possede un bar, un resto ou une petite entrprise et qui habite a deux heures de bagnole, a du mal pour trouver le temps des galippettes, sauf s’il les inclut dans le temps de travail en flute ancilliaire et levrettes sous le comptoir


                    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:26

                      Salut, Georges.

                      Eh oui, nécessité fait loi. C’est pourquoi on absout bien volontiers ces forçats du boulot. D’autant plus que le vit, cest la vie !


                    • caramico 7 décembre 2009 11:19

                      Quelques exemples :

                      Mon médecin, qui commence ses journées à 8 où 9 heures est souvent encore à son cabinet vers 11 heures ou minuit le soir.
                      Je lui souhaite de gagner beaucoup d’argent si telle est sa motivation.

                      J’étais jeune, saisonnier dans la restauration et travaillait sans discontinuer de 9 heures du matin à minuit, mais en contrepartie, je ramenais trois où quatre fois le SMIG.
                      J’avais laissé un boulot de fonctionnaire où je m’ennuyais à mourir.

                      Tout ça pour dire que chacun choisit le type de travail qui correspond le mieux à son caractère, et que ça ne sert à rien de critiquer où d’envier les autres.
                      A un de mes clients qui avait fait une remarque dépréciative de mon travail, en sortant l’argument massue « trop payé à rien foutre », je lui avait rétorqué que pour cet emploi, on prenait le premier c.. venu, la preuve, j’avais été embauché, et que donc il avait toutes ses chances.


                      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:57

                        Eh oui, Caramico, la vérité des uns n’est pas celle des autres. Et chaque travailleur doit être respecté dans ses choix... s’ils n’entravent pas la liberté de travail des autres. Un exemple : le type qui multiplie les heures sup’ non payées dans sa boîte pour se faire mousser, au détriment d’une possible embauche.


                      • Imhotep Imhotep 7 décembre 2009 11:20

                        Petite rectification ce ne sont pas seulement les mères célibataires, mais tous les parents isolés parmi lesquels il y a quelques pères célibataires (évidemment pas la majorité) qui se tapent le même boulot.


                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 11:28

                          Bonjour, Imhotep.

                          C’est tout à fair exact, et je voulais rectifier ma formule, mais j’ai cliqué trop vite sur l’envoi en modération.
                          Merci par conséquent de l’avoir précisé à ma place.


                        • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 11:24

                          salut ,bonne remise en ordre sur le sujet..
                          cote restaurateur d’abord, j’ai dirige des restaurants en Irlande , pendant 5 ans..
                          genre 9 h du matin jusqu’à 23 heures du soir,je n’invente pas ,avec 1h30 de pause environ,mais tres sportif et résistant ca l’a fait jusqu’au moment ou en 1994 je suis tombe tres malade des intestins, d’après les médecins et moi même c’ était lie a la suractivité réelle, car la je travaillais vraiment voyez vous..aujourd’hui en 2009 je suis remis a 85 % , il reste une fatigue résiduelle ..quand je compare cela avec mon activité de VRP grande distribution être VRP c’était du tourisme du moins pour celui qui est bien organise, ...en outre j’ai aussi bosse en usine agro alimentaire 4 ans , le temps d’attraper assez de tendinites handicapantes aux épaules, aux coudes ,aux pouces,etc.
                          parler de moi en soi n’a pas d’intérêt sauf pour une chose commune a toutes ces professions, j’ai pu en effet observer partout ces gens qui n’arrêtaient pas de parler de travail, du travail qu’ils accomplissaient et bla bla bla et bla bla bla...ces gens la étaient toujours et sans exception ceux qui bossaient le moins, de vrais fainéant qui pensaient ainsi échapper au partage des taches...les gens qui bossent bien , on n’en entend jamais parler ....
                          alors le restaurateur , encore un gros megalo, mais pour comprendre cela il faut savoir que des gens rentrent dans ces professions de commerçant ou restaurateur par appât du gain et non pas par envie de le faire..ce qui fait que ca les gonfle tout le temps ,d’où d’ailleurs le cote désagréable de beaucoup ,pour eux souvent l’idéal serait en fait d’avoir plein de blé sans rien faire..vous savez une personne qui apprécie ce qu’elle fait s’en tape de ce que peuvent faire ou pas les autres, bien avec soi même est une juste conséquence d’un bon état de l’esprit,non ? donc pas de raisons d’envier les autres, alors bien dans sa peau....


                          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 12:00

                            Bonjour, Paul, et merci pour ce témoignage personnel qui illustre bien la disparité des situations.

                            Et un grand merci pour cette conclusion lucide.


                          • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 12:34

                            pas de problème..cordialement....


                          • Charles Martel Charles Martel 7 décembre 2009 11:27

                            je connais pas mal de gens qui bossent 18h/jours. La plupart du temps, ils perdent beaucoup de temps en réunion et cafés. Ils sont obligé de faire beaucoup d’heure pour avoir l’impression de travailler et compenser le peu de rendement qu’ils ont.


                            • Fergus Fergus 7 décembre 2009 12:40

                              Bonjour, Charles Martel.

                              J’en ai même connu qui traînaient au bureau en faisant des grille de mots croisés ou en lisant L’Equipe pour ne pas rentrer trop tôt chez eux et conforter, auprès d eleur épouse et deleurs enfants, leur image de cadre dynamique et impliqué. En matière de temps de travail, toutes les perversions sont possibles !


                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 7 décembre 2009 11:27

                              Cette histoire de « travailler 18 heures par jour » est éculée, c’est un leitmotiv de tous ceux qui veulent foutre des complexes aux autres, globalement envoyés dans le camps des « feignants » . En France, le feignant, c’est toujours l’autre.

                              Faire le décompte comme tu le fais rend explicite le ridicule de la chose. Mais surtout, et c’est pour ça qu’on nous bassine régulièrement avec ses supposés horaires de dingos, celui ou celle qui brandit ses 18 heures de sueur ne se rend même pas compte qu’on puisse ne pas y croire. C’est bien de notre époque, ça : n’importe quelle grosse connerie, on se dit que ça passe.


                              • Fergus Fergus 7 décembre 2009 12:42

                                Salut, Petit Canard.

                                Rien à ajouter à ce commentaire. J’applaudis sans réserve.


                              • populi 7 décembre 2009 11:35

                                Bonjour,

                                Je trouve votre article tout en caricature.
                                 Votre restaurateur exagere certainement, ce qui ne l’empeche pas de travailler beaucoup.
                                De la meme facon, l’ouvrier qui travaille 35 heures de nuit, pourquoi n’ajoutez vous pas qu’il doit faire 30 Kilometres a velo pour aller a son lieu de travail, le tableau serait complet.
                                Il ya des gens qui travaillent 18 par jours, il ya des gens aux 35h qui ont des postes et des conditions particulierement difficiles, je ne vois pas au nom de quoi les deux n’auraient pas le droit de revendiquer la penibilite de leur travail.
                                Et puis si 18h ne constitue pas une generalite, beaucoup de personnes travaillent environ 10 ou 12h par jour (hors temps de transport puisque vous semblez y tenir), ce qui est deja un rythme difficile a tenir, quand on aspire a une vie personelle. C’est mon cas, et je ne suis ni patron, ni en profession liberale.

                                 Quant aux diners d’affaires auxquels j’ai l’immense privilege de participer, je suis bien conscient qu’il ya pire que de s’assoir autour d’un bon plat, meme si les discussions sont professionelles. Neanmoins, de la a considerer cela comme un loisir ! Posez vous la question : il est 20h,vous sortez de 12h de boulot vous avez le choix entre rentrer voir votre femme et vos enfants ou parler boulot avec votre patron toute la soiree autour d’un biftek. Vous prenez quoi ? Ce que j’entends par la c’est qu’il ne s’agit peut etre pas toujours de travail (au sens « dur labeur » du terme) mais il n’en reste pas moins que vous n’avez pas le choix, et que ce temps la, c’est du temps en moins pour les loisirs, la famille la detente voir le sommeil.
                                Parce qu’apres la delicieuse soiree avec les clients, vous rentrez a minuit chez vous, vous ne culbuter pas votre femme, vous vous couchez, parcequ’a 6h faut se lever.
                                Vous allez me dire que je suis de droite, ou patron ou que de toute facon j’ai un salaire mirobolant donc c’est normal. Non, je suis un jeune « assimile cadre » et la realite du marche de l’emploi aujourd ’hui ne permets pas de s’autoriser une autre facon de faire. Encore une fois je ne pense pas etre a plaindre compare a beaucoup mais je trouve que votre article est extremement partisan, je me fais donc un peu l’avocat du diable, voila tout

                                Je ne dis pas que les personnes ayant cette vie professionelle a ralonge doivent se plaindre plus que les autres, mais je ne vois pas en quoi ils seraient necessairement menteurs, de droite et nourriraient obligatoirement une haine vicerale des fonctionnaires...c’est aussi caricaturale que de dire que les gens qui font 35h sont des faineants...


                                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 12:54

                                  Vous avez raison, Populi, mon article est volontairement un peu caricatural. Mais un peu seulement.

                                  De plus, si vous avez bien lu, je reconnais qu ’il existe effectivement des gens, et cela dans la plupart des milieux, qui ont une amplitude de travail très au-dessus de la moyenne. Pas question pour moi de stigmatiser telle ou telle catégorie de travailleurs, qu’ils appartiennent au secteur privé ou public, mais de dénoncer ceux qui travestissent la réalité de leur temps de travail.

                                  Quant à ceux qui feraient 18 heures par jour, et vous semblez en connaître, je serais vraiment curieux de les rencontrer tant cela me semble impossible comme je crois l’avoir démontré.

                                  Un dernier point : j’ai moi aussi été cadre et j’ai toujours combattu ceux qui, entraînés dans cette voie par une ambition dévorante, se laissaient aller à des débordements d’horaire non payés en brisant de facto les conventions de travail et en mettant ainsi en péril les horaires de leurs collègues. La fraternité au travail, ce n’est pas cela, c’est en faire un peu plus lorsqu’un dossier urgent le nécessite, certainement pas en faire une habitude !


                                • Freebird 7 décembre 2009 11:45

                                  Les enquêtes-emplois réalisées régulièrement par l’INSEE contredisent entièrement votre propos ; vous pouvez aller sur le site pour vérifier. Oui, les agriculteurs, les artisans-commerçants, les chefs d’entreprise et les professions libérales travaillent beaucoup plus (en temps) que les salariés ; au sein des salariés, les cadres supérieurs travaillent eux-mêmes plus que les autres. De mémoire, les premiers travaillent dans les 60-65 heures par semaine (ce qui fait quand même du 12-13 heures par jour en comptant une semaine de 5 jours), les cadres sont autour de 55-60 heures alors que les employés et ouvriers sont entre 35 et 40.


                                  • foufouille foufouille 7 décembre 2009 13:00

                                    c’est un choix
                                    pour les cultos, c’est moins difficile qu’avant
                                    et l’hiver y a peu de boulot


                                  • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:08

                                    Bonjour, Freebird.

                                    Je n’ai pas dis que les cadres, les commerçants ou les agriculteurs travaillaient peu, j’ai simplement souligné qu’il existe dans toutes les catégories d’emploi de fortes disparités.

                                    Quant aux enquêtes de l’Insee, je ne sais pas comment elles sont faites, mais je sais que, pour ce qui est des cadres ou des professions libérales, elles ne sont pas basées sur des temps conventionnels, mais sur du déclaratif dans la plupart des cas. Avec cette caractéristique que j’ai énoncée dans l’article sur le temps de transport qui est presque toujours compté par ces gens dans leur temps de trravail. De même, nombre de cadres incluent dans leur temps de travail des périodes passées à la maison et censées être consacrées à l’étude de dossiers professionnels. Invérifiable !

                                    J’en terminerai par les agriculteurs que je connais bien, étant moi-même d’origine paysanne et comptant encore plusieurs exploitants dans ma famille : tous comptent comme temps de travail l’amplitude de leur journée entre le moment où ils terminent leur petit-déjeuner et celui où ils rentrent pour dîner, et cela quelles qu’aient été leurs activités durant la journée. Là aussi il y a lieu de relativiser !


                                  • PtitLudo PtitLudo 7 décembre 2009 11:52

                                    Super article. Et que dire des profs à tout bout de champ stigmatisés, mais dont on occulte les heures de préparations de cours, de corrections et toutes les tâches administratives annexes, sans compter la pénibilité du travail avec des élèves de plus en plus incontrôlables. Je précise que je ne suis pas prof.
                                    Certes peut-être certains font moins bien leur travail que d’autres mais dans ce cas, ceci n’est pas limité aux profs.

                                    Quoi qu’il en soit quelqu’un qui travaillerai REELLEMENT pendant 18 heures par jour ne ferai pas long feu. J’ai personnellement eu dans mon expérience professionnelle un passage pendant lequel je partai à 6h de chez moi et je rentrai souvent à 22-23h, ça a duré 2 mois, c’était bien le grand maximum, et pourtant j’étais jeune et en bonne santé. Je n’aurai pas tenu bien plus longtemps à ce rythme.

                                    Je n’irai pas pleurer sur le sort de quelqu’un qui partirai en dépression ou en maladie après s’être vanté d’un tel rythme de travail.


                                    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:14

                                      Bonjour, P’tit Ludo, et merci pour cet article claivoyant.

                                      Merci également pour les profs (je n’en suis pas non plus), injustement critiqués alors qu’ils doivent effectivement passer beaucoup de temps au travail en dehors des cours. Du moins s’ils exercent avec sérieux leur métier, et j’ai la faiblesse de croire que c’est le cas de la majorité d’entre eux.


                                    • LE CHAT LE CHAT 7 décembre 2009 12:01

                                      oui c’est facile au petit patron de gonfler ses heures :

                                      ex l’artisan taxi , qui passe des heures à lire le journal et faire des mots fléchés en attendant le client .

                                      Le médecin généraliste fait lui vraiment beaucoup d’heures , tout comme l’infimière libérale , surtout avec la route , mais certains font la course au pognon , une des rares professions où on peut encore travailler plus pour gagner plus ...


                                      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:18

                                        Bonjour, Le Chat.

                                        Un petit bémol sur l’artisan taxi : le temps d’attente fait réellement partie du boulot, au même titre que pour les pompiers, présents à la caserne mais inactifs en attendant de « décaler » en urgence.

                                        Pour ce qui est des médecins ou des dentistes, on est effectivement dans le choix personnel d’horaire : certains multiplient les consultations pour augmenter leur pelote tandis que d’autres limitent leur temps de travail pour privilégier la qualité de leur vie.


                                      • Nobody knows me Nobody knows me 7 décembre 2009 16:08

                                        Bonjour Fergus, je me suis payé une bonne rigolade (sans ironie) avec votre article, merci.
                                        Vous oubliez tout de même la catégorie probablement minoritaire de médecins et infirmières de campagne qui font du chiffre... parce qu’il n’y a personne d’autre dans les alentours.
                                        C’est une situation qui je pense va s’aggraver dans les temps prochains vu la pénurie de personnel motivé pour ce rythme là.

                                        Cdlmt


                                      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:27

                                        Bonjour, Nobody, et merci pour votre commentaire.

                                        J’ai naturellement pensé aux professions de santé, mais mon article n’avait pas vocation à être exhaustif. Certains commentaires ont d’ailleur abordé la question des personnels de santé.

                                        Cela dit, il est un fait qu’un nombre croissant de médecins et infirmières en milieu rural (non touristique) doivent faire face à un accroissement non voulu (et parfois excessif) de leur charge de travail.

                                        Cela commence à devenir un véritable problème, au point que certaines communes en viennent à installer, à leurs frais, des cabinets médicaux et à faire venir des médecins de Pologne ou de Roumanie. 


                                      • sleeping-zombie 7 décembre 2009 12:07

                                        Bon article, salutaire rappel qu’avant d’asséner un résultat, il faut savoir ce qu’il y a derrière...
                                        Comme quand on dit « les charges sociales sont plus faibles dans <insérer le nom du pays voulu> », sans préciser toutefois quels droits elles ouvrent.

                                        Si on compte le temps de transport, si on compte le temps passé chez soi à penser au boulot... facile d’atteindre 18h par jour...


                                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:22

                                          Bonjour, Sleeping-zombie.

                                          De la même manière que l’on peut disséquer le temps effectivement passé sur son lieu de travail, il serait intéressant d’observer la « réalité » de ce travail, ô combien différente d’une personne à l’autre sur un même emploi...


                                        • Nobody knows me Nobody knows me 7 décembre 2009 16:14

                                          Hop hop hop, là on titille du doigt le « petit guide d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon.
                                          En gros, analyser les chiffres, les statistiques, les affirmations avant de les digérer sinon gare à l’indigestion !!
                                          Petit exemple ici :
                                          Il prend l’exemple d’un universitaire qui disait devant un auditoire d’intellectuels, il y a quelques années, que 2000 enfants irakiens mouraient chaque heure durant l’embargo américano-britannique sur l’Irak, qui a pris fin avec la chute de Saddam en 2003. « Si 2000 enfants meurent chaque heure, vous ferez facilement le calcul, cela fait 17 520 000 enfants par an, et ce, depuis dix ans ; et cela se passerait dans un pays qui compte 20 millions d’habitants », rétorque Baillargeon.

                                          Cdlmt


                                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 17:46

                                          Excellent lien, Nobody.

                                          Je n’ai pas encore lu ce bouquin, mais je vais réparer rapidement cet oubli.


                                        • Annie 7 décembre 2009 12:09

                                          Je trouve tellement inutile et malsain d’opposer les salariés et ceux qui travaillent à leur compte. Surtout que beaucoup d’entre eux ont touché aux deux, et sont capables de faire la comparaison. Et compare-t-on seulement des situations comparables ?
                                          C’est finalement tomber dans le piège tendu par un gouvernement diviseur qui exploite des fractures sociales parfois bien arbitraires pour nourrir sa popularité.


                                          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:27

                                            Bonjour, Annie.

                                            Loin de moi l’idée d’opposer les salariés à ceux qui travaillent à leur compte. Chacun est libre d’organiser sa vie professionnelle comme il l’entend (ou comme il le peut). C’est pour cela que j’ai mentionné les disparités qui existent en soulignant qu’elles touchent tous les secteurs d’activité.


                                          • Halman Halman 7 décembre 2009 12:18

                                            Si ceux qui ont la santé pour pouvoir travailler 18 heures par jour le peuvent, tant mieux pour eux, ce n’est pas pour cela qu’ils doivent tels des dictateurs imposer leur rythmes de fous furieux à ceux pour qui la santé ne peut pas le permettre.


                                            • Fergus Fergus 7 décembre 2009 13:28

                                              Absolument, Halman, entièrement d’accord avec vous.


                                            • M.Junior Junior M 7 décembre 2009 13:10

                                              Tous auto-entrepreneurs. Aidons les Agents du Pôle Emploi.

                                              Des jobs à 1 euro pour tous

                                              Junior M l’emploi


                                              • Fergus Fergus 7 décembre 2009 15:25

                                                Bonjour, Juniuor M.

                                                A propos des auto-entrepreneurs, il semble que seuls 40% aient déclaré un revenu, le plus souvent modeste.

                                                Cette innovation, excellente sur le papier, se révèle malheureusement un mirage pour beaucoup de chômeurs. Les activités libérales induites par ce statut sont en effet très loin de répondre aux attentes des aspirants auto-entrepreneurs. La faute à une absence d’étude du marché et à une concurrence parfois féroce (ex : dépannage informatique). 


                                              • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 13:14

                                                Et puis, pour être décalé totalement, ayant fait l’expérience en Angleterre dans une école a part, l’expérience de travail collectif volontaire avec salaire égal du directeur au jardinier voici ce que j’en ai tirée : , en un : coopérer volontairement sur un travail issu d’une vision collective pour organiser une bonne société non compétitive mais efficace la ou il faut ,sans être une machine,oui ,tout a fait, 100 fois oui..
                                                en deux : travailler pour un petit, moyen ou gros patron dans le cadre d’un système marchand de profit qui est la pour le profit personnel, non, c’est une société qu’on m’impose ,je n’en veux pas, alors le gars il travaille 24/24 h franchement je m’en tape de ses objectifs..
                                                moi je veux un monde non compétitif, donc sans guerres ou la capacité a coopérer est la plus haute des qualités, c’est a dire un monde qui n’a encore jamais existe, presque un monde parallèle..
                                                compétition ou coopération ,voila les deux seuls choix...non ?
                                                hélas pour l’instant seul le premier monde de compétition a toujours prévalu, avec son plus haut degré de savoir faire qu’est la guerre..
                                                c’est fou ce que l’on peut dire sur un tel sujet !
                                                tiens j’en remet une couche, dans cette école en Angleterre , de par la nature des rapports particuliers entre les personnes, l’efficacité s’en vraiment s’en rendre compte était de mise, contrairement a la propagande qui dit que seul l’appât du gain fait se bouger le cul ce qui est totalement FAUX...


                                                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 15:31

                                                  Merci, Paul, pour ce commentaire que je partage largement.

                                                  Moi aussi, je suis pour cette société de « coopération » (ou de solidarité) qui reste malheureusement du domaine de l’utopie en l’état actuel des mentalités.

                                                  Moi aussi, j’affirme que l’appât du gain n’est pas le seul moteur de la motivation. Si tel était le cas, la moitié des chercheurs auraient abandonné leurs travaux, pour ne citer que cet exemple-là.


                                                • kitamissa kitamissa 7 décembre 2009 13:46

                                                  devenir son propre patron,c’est un choix ,périlleux au début quand on n’a que ses propres deniers pour débuter ...

                                                  devenir son propre patron,c’est soit donc par choix,soit par obligation ou opportunité ( mon cas) ,il faut trouver une clientèle,acheter le matériel,la logistique,être en règle avec l’administration,et gagner la confiance des banques et des fournisseurs ....

                                                  ne pas compter ses heures également,et accepter que la vie de famille en subisse le contrecoup ......

                                                  oui,il m’est arrivé de passer des nuits blanches,oui,ma femme partait en vacances avec les enfantset sans moi,et quand j’avais un moment de répit ,j’allais les rejoindre pour quelques jours ....

                                                  et lorsque l’on embauche du personnel,on est responsable et de leur sécurité,et d’assurer les salaires ,et parfois quand le carnet de commande est moins plein,et que des clients ont des retards de paiement,notre propre salaire passe à l’as !.....

                                                  alors bien sûr c’est facile de tirer à boulet rouge sur le petit patron ,mais ce petit partron,c’est la premier employeur de France toutes activités confondues,et ce petit patron il répondra présent même le Dimanche ou les jours fériés ,ou même la nuit ( suivant l’activité bien entendu ) mais le plombier,l’électricien,le chauffagiste,le dépanneur,etc,ils viennent eux ...parce que la conscience professionnelle,ça ne s’apprend pas,on l’a ou pas .

                                                  Kitamissa ,retraité,ex chef d’entreprise de bâtiment TCE ,et ensuite prestataire de service auprès des sociétés de location automobile Avis et Europcar .


                                                  • Fergus Fergus 7 décembre 2009 15:42

                                                    Bonjour, Kitamissa.

                                                    Bonjour, Kitamissa.

                                                    Voilà ce que j’ai écrit à 10 h 30 en réponse à un commentaire d’Actias : « Loin de moi l’idée de taper sur les petits patrons. Il m’est d’ailleurs assez souvent arrivé de les défendre contre les agressions dont ils sont souvent l’objet pour cause d’amalgame avec les comportements choquants de quelques grands patrons. Certains mouillent même leur chemise pour des gains médiocres, parfois à peine supérieurs à ceux de leurs employés. »

                                                    J’ai connu des patrons comme vous et je n’ai jamais eu la moindre intention de leur tirer dessus, bien au contraire car ils sont non seulement le coeur du tissu économique français mais également les premiers créateurs de richesse de ce pays et les premiers employeurs. Nous avons par conséquent tous intérêt à assurer leur survie et celle de leurs entreprises.


                                                  • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 16:03

                                                    désolé kitamissa, mais ca ne va pas me faire pleurer du tout vos nuits blanches, c’est votre choix de société de compétition, pas le mien, votre choix s’impose par la force a la planète entière, le choix d’une société compétitive truquée et injuste et dont on se demande : mais pourquoi ?? pourquoi donc ? la reponse est simple dans un monde collectif ,il est impossible de faire du profit sur le dos des autres, cette societe competitive est responsable de toutes les guerres qui sont toujours des guerres de profit ..point barre...en plus vous n’assumez pas du tout les cotes négatifs de votre monde, un peu facile a mes yeux..votre monde dont le seul but est le profit, et qui arrive a son apogee, c’est a dire faire du pognon donc avoir le pouvoir , sans absolument rien produire, aujourd’hui les meilleurs d’entre vous sont en train de tout démolir,et c’est trop tard...


                                                  • kitamissa kitamissa 7 décembre 2009 18:45

                                                    non Muadib ...

                                                    ce n’est pas un choix de compétition,c’est un licenciement de masse dans l’entreprise où je bossais qui m’a mis chômeur à 36 ans en 1978 !......,

                                                    plutôt que de pleurnicher ....

                                                    et pour ne plus que ça recommence j’ai décidé de voler de mes propres ailes !


                                                  • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 23:48

                                                    je t’ai bien lu ,et je comprends bien ,évidemment..mais cette compétition n’est pas obligatoire ni nécessaire en absolue, je voulais en venir la, une autre façon de vivre ensemble est évidemment possible, quasiment personne n’en veut plus par ignorance je pense..
                                                     tu n’es pas superman , moi non plus ,personne d’ailleurs et ne mérite pas de gagner le jack pot parce que tu t’es mis a ton compte, ni ne mérite de perdre non plus, désolé, cela dit comparé a 800 000 euro mensuels de Thierry henry ,.......... ????!!!!
                                                     c’est ton système qui permet cela et bien pire, c’était mon point et je le maintiens...les puissants de ce monde nous balancent ces propos a la con ,comme sarko ,tout en mensonge, tout en pommade dans le dos, etc..
                                                    je réfute totalement que le petit patron ou le commerçant soient la cheville de notre monde ,car le groupe sans patron ,ou décideur , ou organisateur s’il est uni il peut faire quelque chose de tres bien, mais le pseudo individualisme de nos sociétés me fait gerber,
                                                     réellement seul , un individu ne fait rien ou si peu que ca en est négligeable...
                                                    mon propos est donc une critique féroce de ces systèmes marchands de profit, je suis conscient que dans l’idéal plein de taches sont a accomplir, mais elles peuvent l’être en bonne harmonie et partage plutôt que en compétition et de manière forcée, ennuyeuse et répétitive,..tenant si peu compte des talents et envies de chacun..ce qui est tres injuste..
                                                    nul humain n’a le droit de pouvoir sur un autre ! reste a coopérer, et ca peut être le pied de coopérer sans idée de profit, je l’ai déjà fait plusieurs fois.sur de bonnes périodes..et la tous les talents sont nécessaires, pas un n’est supérieur, un seul est nécessaire : la capacité a coopérer volontairement, c’est ca coopérer , l’envie d’être ensemble se moque de qui fait quoi ,l’important est de vouloir faire de bonnes choses mais...ensemble, le plaisir d’être avec d’autres ,de communiquer, d’apprendre ,de montrer ,de rire, etc
                                                    ps.je vis dans un monde parallèle !
                                                    salutations..


                                                  • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 13:50

                                                    Le travail. Marx et Illich. Je pense au travail « fantôme », celui qu’effectue la mère, la femme au foyer sans le travail desquelles le reste ne se pourrait. Je pense également à une société, une civilisation, qui met chacun dans une forme de travail permanente : les vacances (congés payés ou retraite) ne sont qu’un moment du travail car existant à partir du travail comme référence. Le weekend est le moment de la récupération de la force de travail (Marx, en gros). Le « tripalium » instrument de torture, à l’origine du mot travail, qui permet peut être d’expliquer cette plainte émise par votre restaurateur qui souffre de travailler tant (selon lui). Le travail dont on ne sait vraiment à quoi il sert, dont on ne voit jamais le résultat, dont on se demande s’il existerait dans une autre organisation sociale ?
                                                    Votre article est intéressant comme beaucoup de ceux que vous proposez. 

                                                    A bientôt.


                                                    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:05

                                                      Bonjour, Jacques, et merci pour ce commentaire qui nous interpelle tous dans la mesure où il pose les grandes questions : Qu’est-ce que le travail ? Est-il possible de le définir réellement ? Qui concerne-t-il ? Les travaux domestiques sont-ils du travail ? Les activités de loisir sont-elles du travail ? Etc.

                                                      Vaste sujet aux contenus économiques, sociologiques, philosophiques sur lesquels on a beaucoup écrit et non moins controversé. Peut-être aura-t-on l’occasion d’en débattre plus avant un prochain jour.

                                                      Merci de rappeler l’origine du mot « travail », ce fameux « tripalium » qui servait à soigner ou ferrer les animaux. J’en profite pour rappeler qu’il a subsisté dans la langue française pour désigner l’appareillage servant à ferrer les animaux de trait. Une photo de l’un d’eux illustre mon récent article intitulé « 1965 : un dimanche au village ».


                                                    • kitamissa kitamissa 7 décembre 2009 14:26

                                                      ah bon ? donc ,pas de travail,on vit d’amour et d’eau fraîche,de cueillette et de pêche !

                                                      faites donc dès ce soir, pour la cueillette ça va être un peu plus difficile d’ici au mois de Juin ,ou alors en attendant , il va falloir faire les poubelles ou la manche auprès de ceux qui travaillent !


                                                      • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 21:23

                                                        Cher Kitamissa...Je ne sais pas vraiment qui vous interpellez ici mais je prends la liberté de me sentir concerné et de répondre.

                                                        Ne vous êtes vous donc jamais demandé si les boulots que vous effectuiez étaient bien utiles ? Je ne pense pas à la chaine actuelle des travaux qui se complètent les uns les autres et qui sont donc « utiles » les uns aux autres mais bien à ceux qui seraient en relation directe avec les vrais besoins humains ? Moi oui, je me suis souvent demandé à quoi de fondamental pouvait bien « servir » ce que je faisais. De la, je me suis mis à considérer que bien peu d’emplois, de travaux, entraient dans cette condition de nécessité. Je me suis dit, prolongeant ce constat, que si l’humanité se mettait à ne faire que ce dont elle a besoin (entendre par la ce qui est nécessaire à la bonne vie) il resterait pas mal de temps pour l’amour et l’eau fraiche dans le pastis.



                                                      • Pyrathome pyralene 7 décembre 2009 14:42
                                                        Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !
                                                        FEIGNANT ! moi c’est 25 heures par jour.....

                                                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:08

                                                          Bonjour, Pyralene.
                                                          Vous avez trop lu Virgil Gheorghiu !


                                                        • Pyrathome pyralene 7 décembre 2009 16:20

                                                          Bonsoir , Fergus

                                                           La vingt-cinquième heure smiley c’est justement le cycle de l’homme....manque une heure ! mais d’où venons-nous ? ?...ou la planète ralenti lentement sa rotation inexorablement...ou rien de tout ça !


                                                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:32

                                                          @ Pyralène.

                                                          Les questions à ne pas aborder sans Doliprane à portée de la main...


                                                        • beuhrète 2 7 décembre 2009 14:45

                                                          Dieu ( j’ai mis une majuscule parce que le mot est en début de phrase) , n’a mis que 7 jours pour créer le travail. Il a créé. Nuances !!. Il n’avait pas l’obligation de ramener la paye au bercail pour nourrir la marmaille, payer le loyer et la bagnole. J’allais dire pour…

                                                          http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-25835988.html


                                                          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 16:11

                                                            Bonjour, Beurhète.

                                                            Dieu (j’ai mis une majuscule pour la même raison) est manifestement un auto-entrepreneur qui a réussi. Encore que... ça se discute, vu l’état de la planète. 


                                                          • beuhrète 2 7 décembre 2009 18:27

                                                            Oui Fergus l’auto entrepreneur a visiblement réussi puisque son truc marche encore après deux mille ans et des poussières.


                                                          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 17:13

                                                            Un mode de vie qui en vaut un autre !


                                                          • Fergus Fergus 7 décembre 2009 17:42

                                                            Bonjour, Pasou.

                                                            Je sais très bien à quoi m’en tenir. En outre, je n’ai pas parlé des artisans qui ont des contraintes d’organisation et d’entretien de matériel non négligeables en effet.

                                                            Et si j’ai parlé des commerçants, c’est pour souligner la très grande disparité qui existe dans cette corporation entre, par exemple, le petit épicier contraint de rester ouvert 12 heures par jour et le boutiquier de luxe ouvert de 10 à 12 puis de 14 à 19 et dont la comptabilité et les réassortiments limités sont compensés par des prix exorbitants.
                                                             
                                                            J’ai bien connu un couple qui tenait dans le Finistère un commerce de vêtements haut de gamme et en vivait très bien. Leur boutique était, comme dans l’exemple ci-dessus, ouverte 7 heures par jour, du mardi au samedi, soit... 35 heures. 35 heures pendant lesquelles, la clientèle étant peu nombreuse dans le haut de gamme, ils avaient largement le temps de mettre à jour leur comptabilité et de rédiger leur courrier professionnel. Et comme la présence des deux n’était pas nécessaire, ils se relayaient la plupart, excepté le samedi. Résultat : des semaines réduites pour chacun d’eux à un peu plus de 20 heures, les semaines de braderie et de salon professionnel exceptées.

                                                            C’est également cela, être commerçant. Certes, des cas comme celui-là sont peu nombreux, mais ils contribuent à faire une moyenne avec mon petit épicier ou avec ces restaurateurs aux journées à rallonge...

                                                            Encore une fois, je n’ai pas souhaité stigmatiser une profession en particulier, et certainement pas les commerçants ou les artisans dont la majorité ne ménagent pas leur peine !


                                                          • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 17:47

                                                            snif ! snif ! on est d’accord alors , une telle vie c’est stupide, vous en êtes rendu a essayer de nous faire pleurer , franchement je m’en moque de ce que vous faites ou pas d’ailleurs.., ce monde que votre système maintient comme otage de production. le mythe du petit patron , vous parlez ,j’ai préféré encore et de tres tres loin travailler dans une multi nationale...agro alimentaire a la chaîne que pour des petits restaurateurs, des gens tous imbuvables ne reconnaissant en plus jamais les compétences pour payer le moins possible..
                                                            dans mon système, celui qui arrivera dans des milliers d’années on coopère , mais vous n’en voulez pas sinon adieu le profit, ..
                                                            le système marchand de profit = utilisation du collectif pour toutes fabrications, transformation et distribution et la finalité ultime du captage maximum de profit, grâce a la monnaie, la j’explique plus mais sans monnaie ,comment capter du profit,.. ? le vol ?
                                                            dans ce monde inintelligent l’univers aurait créé les humains pour servir d’esclaves au pire ou de salaries payes ( je sais quelle horreur ! ) au puissants..déjà qu’il va falloir des milliers d’années avant de coopérer , alors pour trouver un sens la dedans ,ca va pas être coton..mort au profit..mort a la betise..vive les cons,j’en fait parti....


                                                          • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 21:57

                                                            Vous rendez vous compte que nous sommes dans une « organisation » sociale où 90% des activités sont des obligations de survie. 90% des travaux relèvent de l’inutile. Le gars qui fabrique des emballages plastiques qui enfermeront les cartons qu’un autre, ailleurs, constitue, pour qu’un troisième le transporte vers celui qui façonne des protections en polisthyrène qui habilleront le portable de Julie, tout cela mis en méthode par le comptable qui tranmettra la liasse fiscale au type du service des impôts alors qu’on manque d’infirmières, d’agriculteurs, de chercheurs, de médecins, de maçons...et que nous pourrions tous apprendre ces métiers, puis les faire, tous, en y consacrant que quelques heures...Et demain je bosse moi, Monsieur...et ceux qui n’ont pas un emploi de merde y sont, dans la merde...Je ne crois pas que l’on puisse tirer une fierté quelconque à être contraint de bosser dans ces conditions surréalistes...


                                                          • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 23:13

                                                            dites donc mr roux, c’est intéressant votre propos..
                                                            salut a vous ..donc..


                                                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 décembre 2009 18:08

                                                            J’ voulions mettre un post , mais je suis fatigué ...


                                                            • Fergus Fergus 7 décembre 2009 18:48

                                                              Salut, Capitaine, ça arrive même aux plus dynamiques...


                                                            • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 22:10

                                                              Et même aux cadres dynamites...


                                                            • beuhrète 2 7 décembre 2009 18:36

                                                              je le mets a ta place cap’tain.

                                                              Voilà


                                                              • beuhrète 2 7 décembre 2009 19:00

                                                                Un travailleur est un esclave à temps partiel. C’est le patron qui décide de l’heure à laquelle il vous faut arriver au travail et celle de la sortie - et de ce que vous allez y faire entretemps. Il vous dit quelle quantité de labeur il faut effectuer, et à quel rythme. Il a le droit d’exercer son pouvoir jusqu’aux plus humiliantes extrémités. Si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer : la fréquence de vos pauses-pipi, la manière de vous vêtir, etc. Hors quelques garde-fous juridiques fort variables, il peut vous renvoyer sous n’importe quel prétexte - ou sans la moindre raison. Il vous fait espionner par des mouchards et des chefaillons, il constitue des dossiers sur chacun de ses employés.

                                                                Le travail - l’esclavage salarié et la nature de l’activité qu’il induit - constitue en lui-même une bien plus valide explication à la crétinisation rampante qui submerge le monde que des outils de contrôle aussi abrutissants que la télévision ou le système éducatif.

                                                                Les employés, enrégimentés toute leur vie, happés par le travail au sortir de l’école et mis entre parenthèses par leur famille à l’âge préscolaire puis à celui de l’hospice, sont accoutumés à la hiérarchie et psychologiquement réduits en esclavage. Leur aptitude à l’autonomie est si atrophiée que leur peur de la liberté est la moins irrationnelle de leurs nombreuses phobies.

                                                                Merci à Fergus qui ne travaille pas 18 heures puisqu-il est en retraite encore que lui il répond à une majorité de commentaires ce qui ne se fait plus guère de nos jours, mais là je pense que celà relève de la courtoisie et du respect et non d- un travail.


                                                                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 19:21

                                                                  @ Beurhète.

                                                                  Je crains malheureusement que nombre de nos compatriotes ne soient en effet devenus des sortes d’esclaves, tenus par des réglements contraignants et par des petits chefs (les pires !) arrogants et parfois sadiques.

                                                                  J’ai moi-même ressenti cela autour de moi en différentes occasions. J’y ai personnellement échappé en adoptant, très tôt dans ma carrière éclectique, un profil de franc-tireur.

                                                                  C’est ainsi que j’ai découvert à quel point on peut se permettre beaucoup de choses vis à vis d’une hiérarchie souvent plus couarde qu’il n’y paraît au premier abord. Impossible pour autant de faire des émules (ou très rares) : les gens craignent de sortir du moule et préfèrent souvent être sinon humiliés, du moins méprisés plutôt que de jouer leur carte pour obtenir le respect qui leur est dû. Ainsi va notre pays.


                                                                • Yohan Yohan 7 décembre 2009 19:45

                                                                  là je te plusse Fergus. Rien de justifie qu’on fasse carpette, pas plus au boulot qu’ailleurs. Ce sont justement qui se défendent qu’on emmerde le moins, comme à l’école en quelque sorte


                                                                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 19:57

                                                                  Salut, Yohan, et merci pour ton soutien.

                                                                  Eh oui, c’est terrible de constater parfois à quel point les gens qui se font manger la laine sur le dos sont complaisants vis à vis des voraces qui les tondent. Malheureusement on ne peut aider que ceux qui se prennent eux-mêmes un minimum en charge.

                                                                  Bonne soirée.


                                                                • brieli67 7 décembre 2009 22:19

                                                                  Euh ! Difficile de ne pas faire « carpette » si les « conditions » font partie du cursus professionnel, les internes CHU sont étudiants.

                                                                  Et si nous évoquions les stages_pros en fin d’études ?

                                                                  Le travail à domicile sur le pc familial le soir/ les week_ends des jeunes recrues cadre ?

                                                                  iTS CATCH AS CATCH CAN la loi de la jungle.


                                                                • Fergus Fergus 7 décembre 2009 20:04

                                                                  Bonsoir, Waldgänger.

                                                                  Je trouve également que le fil est d’autant plus intéressant qu’il ne dérive pas sur des agressions comme on en constate parfois.

                                                                  Ce que vous dites sur le mot « travail » est très juste. En français, il recouvre de telles disparités que cela finit par ne plus avoir vraiment de sens. A cet égard, les exemples romains que vous avez choisis sont particulièrement éclairants sur le clivage existant entre le « travail » des intellectuels et celui des commerçants. Le latin étant une langue très riche et fort nuancée, sans doute y avait-il également un mot particulier pour le « travail » de la terre ou de l’élevage, activités fort différentes de deux premières. J’avoue mon ignorance en la matière.


                                                                • Danielle2 7 décembre 2009 20:40

                                                                  ce discours, quand on est fonctionnaire, fait l’animation des repas de famille !!
                                                                  il est bien connu que les fonctionnaires ne fichent rien - c’est pour ça que mon frère, artisan, me reproche de manger trop vite et de prendre mon temps, comme lui ;... il ne sait pas qu’au boulot on a demi-heure au maxi pour aller, manger et revenir de la cantine.
                                                                  Quand on travaille 18 h on doit gagner beaucoup de fric, donc, on appelle le plombier, le menuisier, etc... le petit fonctoinnaire fait les réparations lui même, donc il bosse, la mère de famille fait le ménage, les repas, etc... elle bosse, celui qui travaille 18 h on fait ce boulot à sa place - et puis peut être qu’il est content de rester à son boulot- j’en connais - pendant que bobonne s’occupe de la famille - enfait ce sont des flemmards , et des tire-au-flanc


                                                                  • Fergus Fergus 7 décembre 2009 22:21

                                                                    Bonsoir, Danielle.

                                                                    Eh oui, n’en déplaise à certains, les fonctionnaires (ou les agents des services publics) savent travailler aussi dur que les autres.

                                                                    Il y a d’ailleurs de multiples fonctions publiques d’état ou territoriales, et à l’intérieur de ces fonctions publiques, des métiers très différents les uns des autres qu’enseigant, policier, infirmier, pompier, chercheur, agent de l’équipement, etc...

                                                                    Et nombre d’entre eux ne ménagent ni leur peine ni parfois leurs heures pour assumer leurs responsabilités, sans certitude de pouvoir récupérer un jour le temps passé.


                                                                  • joe roberts 7 décembre 2009 21:19

                                                                    j’ai rarement vu un article aussi débile et aussi méprisant pour ceux qui travaillent. tu dois faoire partie de la masse des branleurs de fonctionnaires qui travaillent à peine 25h par semaine et qui passent leur temps à être jalous des autres. Si c’était si facile de créer sa boite, on refuserait du monde et c’est évidemment pas le cas. C’est bien triste d’être aussi bête ...


                                                                    • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 22:03

                                                                      MON MESSAGE NE S’EST PAS MIS OU JE LE SOUHAITAIS JE VOUS LE REDONNE DONC CI DESSOUS...CHANCEUX VA ! ;

                                                                      Vous rendez vous compte que nous sommes dans une « organisation » sociale où 90% des activités sont des obligations de survie. 90% des travaux relèvent de l’inutile. Le gars qui fabrique des emballages plastiques qui enfermeront les cartons qu’un autre, ailleurs, constitue, pour qu’un troisième le transporte vers celui qui façonne des protections en polisthyrène qui habilleront le portable de Julie, tout cela mis en méthode par le comptable qui tranmettra la liasse fiscale au type du service des impôts alors qu’on manque d’infirmières, d’agriculteurs, de chercheurs, de médecins, de maçons...et que nous pourrions tous apprendre ces métiers, puis les faire, tous, en y consacrant que quelques heures...Et demain je bosse moi, Monsieur...et ceux qui n’ont pas un emploi de merde y sont, dans la merde...Je ne crois pas que l’on puisse tirer une fierté quelconque à être contraint de bosser dans ces conditions surréalistes...


                                                                    • Fergus Fergus 7 décembre 2009 22:26

                                                                      Bonsoir, Joe.

                                                                      Je crois que vous avez mal lu, ou lu trop rapidement mon article, ce qui revient au même. Où avez-vous vu que je méprise ceux qui travaillent ? En outre, si vous aviez lu les commentaires sur ce fil, vous auriez constaté qu’à plusieurs reprises je vole au secours des petits patrons parfois injustement attaqués. Souligner qu’il existe des disparités, et que certains gonflent artificiellement leur temps de travail n’est en rien attentatoire envers ceux qui travaillent dur.

                                                                      Un point encore : je n’ai jamais été fonctionnaire !


                                                                    • homosapiens homosapiens 7 décembre 2009 22:09

                                                                      Article dégueulasse pour ceux qui justement bossent 18H par jour, et ils existent, nom de nom.
                                                                      Et oui comme vous dites, pour ce faire, ils ne se brossent pas les dents, n’honorent pas leur épouse et s’occupe de trés loin de leur gosses.. et ca fait d’eux des martyrs et non des sujets à moqueries de votre part.

                                                                      Bien sur celui que vous citez n’est pas forcément un cas réel, mais sachez que ces gens existent, et qu’il y a un vrai décalage entre certains métiers et d’autres questions horaires, revenus et qualité de vie. Qui n’a pas vu de tracteurs à 11h du soir en train de labourer à la lumière des phares...et tous ces commercants « ouverts » de 8H à 20H00 vous croyez qu’ils font les commandes, les rayons, la paperasserie et leur compta quand à votre avis ? le soir jusqu’à minuit sachant déja qu’il faudra se lever à 5 pour l’arrivée des livreurs.
                                                                      Vous vous foutez de la gueule de ces gens qui bossent et qui la ferme.
                                                                      une preuve que vous n’y connaissez rien : aucun cusinier n’est embauché au smic, on manque cruellement de cuistot, le moindre d’entre eux et même mauvais démarre facilement avec 2000 net + du black et ces exigences d’horaire (d’où le fait qu’on a plutot intéret d’etre à l’heure au restau en france, sinon le chef a déja plié la cuisine et s’est tiré).

                                                                      Une étude américaine avec été menée à la fin des années 80 pour « connaitre un peu mieux le système francais ».
                                                                      En effet, les amerloques, un peu énervé de nous voir remporter ici et là des succès on fait une étude sur le travail en france, vous savez ce pays peuplé de ploucs fainéants, tous fonctionnaires, bon qu’à raler et se foutre en grève...
                                                                      Et ben le résultat de l’étude était : en france y a pas grand monde qui bosse , mais merde alors, ceux qui bossent, et ben merde alors y bossent comme des fous.Ils en sont resté con. Evidemment cette étude n’a pas été rapportée en france. va savoir pourquoi.
                                                                      Alros réfléchis toccard avant d’insulter ceux qui font justement que ton pays n’est pas une sous merde en voie de développement et toi un pauvre type justement obligé de bosser 14 h pour jour
                                                                      assurer un plat de pate à tes gosses.
                                                                      Article nul d’un pauvre naze de gauche, révoltant, injurieux et profondément immonde pour ceux qui par leur sacrifice t’offre un part de temps pour honorer ta grosse et t’occuper, mal, de tes chiards.


                                                                      • MICHEL GERMAIN jacques Roux 7 décembre 2009 22:20

                                                                        Cher homosapiens je vous imagine Magdalénien tant votre poésie m’émeut.

                                                                        Fergus vous êtes un révélateur...soyez en loué.


                                                                      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 22:33

                                                                        Bonsoir, Homosapiens.

                                                                        J’ai lu deux fois votre commentaire et je ne sais toujours pas comment je dois le prendre : premier ou deuxième degré ? tant il caricature mes propos et les commentaires qui ont émaillé ce fil.

                                                                        Premier degré, je vous invite à relire l’article et les échanges sans a priori.
                                                                        Deuxième degré, félicitations pour la franche poilade !


                                                                      • homosapiens homosapiens 7 décembre 2009 22:50

                                                                        Cher monsieur
                                                                        même si le ton employé vous interpelle j’ai toujours du respect pour ceux qui s’expriment même si je ne suis pas d’accord.
                                                                        Mon style peu paraitre violent ou provocateur mais il n’est en aucun cas personnel.
                                                                        Car j’ai eu largement l’habitude de débattre, en vraie face à face, et on est souvent
                                                                        tous d’accord, ce sont souvent nos mots, nos termes, notre vécue réciproques
                                                                        et c’est justement le partage et le dialogue qui nous enrichit tous.
                                                                        Il y a beaucoup d’auteurs ici avec qui j’aimerais débattre en « vrai », même ceux que j’ai peut être bléssé.
                                                                        Il y a tellement de difficulté à s’exprimer, à accepter une idée nouvelle ou « non compatible » avec ces propres principes, son vécu.
                                                                        Alors pour faire plus « soft », je dirais que votre article m’a titillé et m’a donné l’impression d’une sorte de moquerie, et par principe je n’aime pas qu’on se moque.
                                                                        Est ce une valeur que nous partageons ?


                                                                      • Fergus Fergus 7 décembre 2009 23:19

                                                                        @ Homosapiens.

                                                                        Je n’ai pas de goût pour la moquerie envers les gens sincères, quels qu’ils soient, patrons ou employés, riches ou pauvres, fonctionnaires ou salariés du privé. Tous sont estimables dès lors qu’ils respectent les autres.

                                                                        Je ne peux en revanche m’empêcher de brocarder ceux dont les propos ou les actions sont caricaturaux ou condescendants envers les gens d’une moindre condition. Rien de plus.

                                                                        Je vous souhaite une bonne nuit en vous assurant que nous partageons, je le crois, le même respect pour les travailleurs. 
                                                                         


                                                                      • Paul Muad Dib 7 décembre 2009 23:25

                                                                        Salut fergus , il est tard retours du pub, murphy’s oblige,( j’habite l’Irlande ) en fermant l’ordi je vois qu’il est reste sur la page, alors dernier point puisque je viens de voir des posts..figure toi que j’ai aussi été fonctionnaire, enfin assimile , pour la sécurité sociale ,du pareil au même, j’y ai encore de bons amis même parti depuis 1979, c’est dire, ...bon y on travaille normalement , c’est plus de la chaîne que de la création artistique, c’est un stress genre france telecom, bon rien de spécial, faut être blinde car tres répétitif , compare avec le prive, c’est , a mon avis aussi performant, je dis ca ,c’est pour le sujet après les islamistes, pour les élections, ca pourrait être les cites , les chômeurs ou les fonctionnaires qui vont en prendre pour leur grade..vive les gens ouverts, nom de dieu ...OK ca se sent la pinte de trop ,peu importe
                                                                        merci de tes réponses a moi ,aux autres, un fil sympa..
                                                                        amicalement..


                                                                        • Fergus Fergus 7 décembre 2009 23:28

                                                                          Salut, Paul.

                                                                          Superbe et chaleureux pays, l’Irlande. D’ailleurs je vais aller y faire un tour au mois de mai après plusieurs années de break.

                                                                          Bonne nuit.


                                                                        • Paul Muad Dib 8 décembre 2009 09:13

                                                                          super, le moment venu tu fais signe, je suis a cote de cork avant de partir vivre dans le donegal vers juillet aout,...


                                                                        • Fergus Fergus 8 décembre 2009 09:41

                                                                          Je ne sais pas encore de quel côté nous irons, mon épouse et moi. Pour ce qui est de la région de Cork, je garde le souvenir de mon premier repas en Irlande, dans un resto indien de Kinsale. Rien à voir avec les Indiens que nous avions connus avant en France : nous avons eu l’impression de tourner un remake de Eliott le dragon, mon épouse et moi dans le rôle du dragon crachant le feu. Les plats n’étaient pourtant indiqués que « spicy ». Depuis nous nous sommes habitués. 

                                                                          Autre chose : je trouve le Donegal magnifique, comme pratiquement toute la côte ouest. A ce sujet, j’ai en projet un article sur les Iles d’Aran et peut-être sur le Burren, des coins fantastiques.

                                                                          Bonne journée.


                                                                        • Paul Muad Dib 8 décembre 2009 11:15

                                                                          Les iles d’Aran et le burren, je connais assez bien, ayant habite a Lahinch ,pas loin de Doolin, ou je serais pour Noël ,dans le fameux pub O’Driscoll connu du monde entier pour la musique..
                                                                          quelle ambiance.. !! rien que d’y penser ...mes enfants adorent ce coin, tres tres venteux..et le pub aussi ,bien que jeune, mais ici pas de pinte avant les 15 ans, enfin normalement, ??
                                                                          bonne journée..
                                                                          have a fucking good day !!


                                                                        • Fergus Fergus 8 décembre 2009 15:21

                                                                          Je connais Lahinch et sa grande plage. J’ai même failli y coucher dans un B&B un jour que nous étions allé nous balader sur l’impresionnant sentier côtier des falaises de Moher (nous avions couché à Lisddonvarna).

                                                                          Quant au pub de Doolin, nous y avons amené un jour un Australien pris en stop, et nous y sommes allés un autre jour pour la musique. Super mais quelle galère pour en ressortir !

                                                                          Bye !


                                                                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 8 décembre 2009 01:18

                                                                          Article pertinent qui semble confirmer ce que j’ai constaté sur le terrain.

                                                                          La semaine dernière en interrogeant, naïvement, mon restaurateur préféré sur les répercutions de la baisse de la TVA dans la vie quotidienne de son commerce le brave homme n’a pas été avare de franchises :

                                                                          « J’ai pas baissé mes prix, ch’uis pas fou. J’ai pas embauché. J’ai pas non plus augmenté mon personnel ! Pourquoi mes filles de salles (ses employées) feraient pas le même boulot au même prix, hein ? Elles savent même pas que la TVA elle a baissé ».

                                                                          A la question de savoir ce qu’il comptait faire de cette manne fiscale sa réponse suintait d’évidence : « Je me suis commandé une moto, je l’aurai pour Noël ».


                                                                          • Fergus Fergus 8 décembre 2009 08:55

                                                                            Bonjour, Peachy.

                                                                            Dans deux articles sur la baisse de la TVA, j’ai fait part de ce que j’ai constaté à Rennes en ênquêtant auprès de plus d’une centaine d’établissements. Un certain nombre de rstaurateurs a partiellement joué le jeu en répercutant la baisse sur les prix (quoique rarement sur les 7 références prévues par les accords) ou en augmentant leurs employés. Mais ils sont nettement minoritaires. Le témoignage que vous rapportez s’inscrit donc dans la logique de ce que l’on constate un peu partout sur le territoire. Le cynisme en plus concernant votre restaurateur !


                                                                          • Serpico Serpico 8 décembre 2009 02:00

                                                                            Borloo et ses camarades politiciens ont bien raison : ils travaillent 18 heures par jour...à faire la sieste au bureau ou à ronfler dans les travées de l’assemblée.


                                                                            • Fergus Fergus 8 décembre 2009 09:01

                                                                              Bonjour, Serpico.

                                                                              Votre jugement, dicté par le mécontentement, est sans doute quelque peu excessif. Mais il est probablement fondé pour une assez large proportion du personnel politique, tant au niveau national qu’au niveau local.
                                                                              Cela n’empêche pas des élus (je pense notamment aux maires) ou des membres du gouvernement de travailler réellement sur les dossiers qui leur ont été confiés ou sur les causes qu’ils ont choisi de défendre, mais peut-être ne constituent-ils pas la majorité du genre...


                                                                            • brieli67 8 décembre 2009 09:05

                                                                              T’sais Fergus La France du vendredi midi à lundi midi : absence complète de l’Autorité et la fuite des responsabilités plus que réelle. Dans ce noman’ land, seul tournent et encore les services d’urgence médicale. Pas de fait sur la voie publique, accidents, incendies sans la contresignature d’un médecin urgentiste sur place... Ah les huissiers:hussards de la Justice et autres recouvreurs de fonds, sont très actifs sommations expulsions, placements d’office ;; En ligne, en permanence, un « stagiaire » de l’Ena à la préfecture, au tribunal un substitut de proc du dernier vintage de Bordeaux, un capitaine-coasar de la gendarmerie qui veut qu’on parle de lui... cadre : la Vologne qui s’embouche la Moselotte ou inversement. Grégory re/bonjour !

                                                                              Un gisement d’emplois pour une France plus humaine plus humaniste


                                                                              • Fergus Fergus 8 décembre 2009 09:34

                                                                                Salut, Brieli.

                                                                                Le constat que tu fais de la France en week-end me semble assez juste, les responsabilités portant alors très souvent sur des cadres inexpérimentés, au risque de bavures, de dérapages ou d’abus d’autorité. Cela dit, je ne suis pas qu’il en aille autrement chez nos voisins. 


                                                                              • LOKERINO LOKERINO 8 décembre 2009 09:20

                                                                                Je me suis toujours demandé pourquoi ceux qui critiquent sans fin les patrons ne le deviennent pas eux même pour montrer l’exemple ? 


                                                                                • Fergus Fergus 8 décembre 2009 09:30

                                                                                  Bonjour, Lokerino.

                                                                                  C’est assez juste, encore que beaucoup estiment ne pas avoir les moyens financiers ou intellectuels pour se lancer dans cette aventure.

                                                                                  Autre chose : nombre de nos compatriotes qui travaillent comme salariés dns les services publics ou la fonction publique sont fiers de faire partie de ces corps d’état ou des collectivités non régis par la recherche du profit.

                                                                                  Enfin, peut-être serait-il bon que certains patrons aient eux-mêmes travaillé dans des bureaux anonymes ou sur des chaînes de montage pour comprendre réellement ce qu’est la vie professionnelle des employés qu’ils ont (ou auront) la responsabilité de diriger.


                                                                                • Paul Muad Dib 8 décembre 2009 11:10

                                                                                  100% de patrons , fallait y penser, c’était un peu le cas des premiers colons américains,tous patrons,tous armés jusqu’aux dents..plein de morts ,de règlement de compte et au final un pays qui parasite la planète..
                                                                                  apparemment vous n’avez pas compris un point..beaucoup d’humains ne veulent pas de compétition, beaucoup d’humains ne sont pas des rapaces, beaucoup d’humains n’ont pas envie de se servir des autres pour leur profit personnel, beaucoup d’humains veulent coopérer et organiser ensemble,sans parasites, la seule sécurité relative que nous aurons jamais, a savoir le gîte et le couvert..
                                                                                  mais pour voler le travail qui est toujours collectif, il faut invoquer des raisons , ce que votre post essaye de faire maladroitement, on se croirait quand même au 19eme siècle avec votre prose, enfin mon avis !
                                                                                  il ne peut y avoir que deux types de façons de vivre ensemble, une qui utilise le collectif a son profit, c’est a dire vous, et une autre qui utilise le collectif pour l’intérêt de celui ci..
                                                                                  cette dernière société n’a jamais existe , sauf civilisations peut être disparues..
                                                                                  cette dernière société demande un humain différent, comme une mutation a venir , pour l’instant il faut limiter les dégâts de votre monde, je vous rappelle que votre monde est le responsable des guerres toujours pour le profit, je sais ,c’est gênant ,non ?
                                                                                  PS. pour éviter un point goldwin, je précise que URSS, coree,cuba,et autres sont aussi des sociétés pyramidales de profit pour une minorité...C.Q.F.D


                                                                                • Fergus Fergus 8 décembre 2009 15:11

                                                                                  Bravo, Paul, pour cette mise au point dont j’ai particulièrement apprécié la première partie.


                                                                                • Salsabil 8 décembre 2009 14:26

                                                                                  Bonjour Fergus,

                                                                                  Bel article avec la pointe d’humour incontournable habituelle.

                                                                                  Vous remettez, si ce n’est les choses, en tous cas les idées de tout un chacun, en place. Et puis votre conclusion est un hommage certainement très apprécié.

                                                                                  Amicalement.


                                                                                  • Fergus Fergus 8 décembre 2009 15:09

                                                                                    Bonjour, Salsabil, et merci pour ce commentaire.

                                                                                    Mon objectif était de lancer une réflexion sur le temps de travail (et la perception que l’on peut en avoir) sans enfermer le débat dans des données sociologiques trop froides. Globalement il m’a paru intéressant, bien que de multiples aspects n’aient pas été traités, mais nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir une prochaine fois.

                                                                                    Quant à la conclusion, elle me semblait aller d’elle-même, ne serait-ce que pour remettre en lumière celles qui sont trop souvent oubliées de ce type de discussion.

                                                                                    Bonne journée.


                                                                                  • Blé 9 décembre 2009 06:54

                                                                                    Je trouve l’article et bon nombre d’interventions fort intéressants.

                                                                                    A partir de quels critères arrive t-on à cette notion de travail ?

                                                                                    Je pose cette question car dans le milieu social où j’ai évolué, il était courant de dire qu’une femme qui s’occupait de sa famille était « sans profession » ou « mère au foyer »sur le plan administratif dans la ligne réservée pour « profession » de la mère.

                                                                                    Mais si cette même femme faisait le même travail chez un patron, elle était payée, avait droit à des congés et même à une retraite. Elle avait pour profession, femme de ménage ou domestique.

                                                                                    A la lecture des interventions, cet aspect de la question du travail des femmes n’est jamais soulevé.
                                                                                    Le travail domestique de la femme au sein d’un foyer n’est pas reconnu par la société alors qu’il l’est si elle le fait chez un employeur.

                                                                                    Quel homme accepterait de faire « ce travail fantôme » sans broncher ?

                                                                                    Pour le moment, je constate que les maris, les pères, les fils acceptent que leur femme, leur fille, ou leur mère fournissent un travail qui n’est pas reconnu par la société, société dont ils font parti. Ces hommes qui vont demander une augmentation de salaire ou de tarif acceptent comme quelque chose de naturelle que leur femme, leur fille ou leur mère soit exploitée, moins bien payée que les hommes pour un même travail. L’individualisme à tout crin fait que ces messieurs ont un manque à gagner au niveau de leur foyer mais proteste peu, très peu. Quand ils protestent pour l’égalité des salaires homme/femme mais jamais pour l’égalité de salaire pour leur femme, leur fille, leur mère. Ce n’est donc pas demain que l’égalité des salaires se fera. Ces braves messieurs ne se sont pas encore aperçu que ceux qui profitent le plus de ces différences de salaires ce n’étaient pas eux mais « le capital ».

                                                                                    Pour ma part, je reste persuadée que ce n’est pas le travail qui use ou qui tue mais plutôt les « conditions » dans lesquelles se fait le travail.
                                                                                    Je doute fort que l’organisme humain soit programmé pour travailler en cadence, sous la pression d’une autorité quelconque, en subissant des contraintes contre lesquelles il n’a aucune prise.
                                                                                    Travailler au rythme du pas des chevaux ce n’est pas la même chose que de travailler au rythme des T.G.V.

                                                                                    Il parait que la retraite a été mise à 60 ans tout en sachant par ceux qui ont pris cette décision que peu de travailleurs après une vie de labeur dépassait cet âge.
                                                                                    La majorité des femmes étant exclue des caisses de retraites par l’absence de reconnaissance de son travail de mère au foyer, elles ne touchaient ou ne touchent que la moitié des droits de son mari.

                                                                                    Le nombre d’enfants pour chaque femme a globalement beaucoup diminué mais ce qui n’a pas diminué c’est le travail domestique. Monsieur « propre », la lessive « OMO », la quiche « tante Marie » ne font pas de miracle et ne supprime pas « le travail fantôme ».

                                                                                    Si je m’en tiens à la valeur « marchande » du travail, un footballeur, un artiste, un banquier, un Attali, un Pujadas, une Christine Okrent, etc... apportent plus à la société (à la vue de leur salaire) que toutes ces petites mains qui jour après jour, lavent, torchent, soignent, nourrissent, entretiennent linge et maison, éduquent, transmettent, vont travailler chez un employeur, font les courses, suivent la scolarité, font les démarches administratives, et j’en passe. Les femmes objets étalées sur les affiches font rêver ces messieurs, mais ce sont ces petites mains qui travaillent dans l’ombre qu’ils ont besoin au quotidien.

                                                                                    Toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne, plus on monte dans les catégories socioprofessionnelles, plus la conciliation vie maternelle/vie professionnelle est facilité, (je ne dis pas que c’est facile).

                                                                                    Quand un monsieur prétend travailler 18 heures par jour, en admettant que ce soit vrai, en définitif, travaille pour qui exactement ?


                                                                                    • Fergus Fergus 9 décembre 2009 09:36

                                                                                      Bonjour, Blé

                                                                                      Vous avez entièrement raison, et je trouve aussi qu’il est un peu dommage que, mis à part de rares commentaires, le débat n’ait pas plus porté sur la condition des femmes et la reconnaissance non seulement de leur travail domestique, mais également de leur contribution au bon fonctionnement de la nation par l’éducation qu’elles donnent à leurs enfants.

                                                                                      Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si j’ai terminé mon article sur ces mères qui élèvent seules des enfants et se trouvent confrontées à d’interminables et souvent pénibles journées de travail, dont la partie domestique n’est pas reconnue alors qu’elle est essentielle concernant l’éducation.

                                                                                      Les travaux ménagers devraient pouvoir bénéficier d’un statut particulier et donner lieu, au moins, à une indemnité minimale et à des points de retraite bien mérités pour éviter que ces femmes isolées ne se retrouvent plus tard dans une situation de précarité injuste eu égard à leur investissement personnel. Sans doute faudra-t-il voir émerger un pouvoir plus progressiste pour espérer une amélioration dans ce sens... 

                                                                                      Un motif d’espoir cependant : les représentations évoluent nettement chez les jeunes, et il est de moins en moins rare de voir les maris participer activement aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants. Mais il reste encore un long chemin à parcourir pour atteindre dans ce domaine une parité même relative. La tendance n’en est pas moins positive, et la disparition progressive des générations de cultures plus machistes héritées du passé devrait y contribuer assez largement. Mais cela prendra encore beaucoup de temps. 

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