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L’agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l’exemple de Parthenay

Depuis les années soixante, le mode de vie des Français a considérablement changé, et pas seulement sur le plan de la libération sexuelle, héritée des évènements de Mai 68. Plusieurs évolutions majeures ont profondément modifié les habitudes de nos compatriotes : la spectaculaire croissance du parc automobile, l’entrée massive de la télévision dans les foyers, l’équipement de l’habitat en sanitaires, en appareils électroménagers, en matériel hi-fi. Des mutations qui, durant quelques décennies, ont joué un rôle positif dans le développement commercial de petites villes assoupies et nostalgiques d’un passé plus prospère et parfois glorieux. Désormais, il semble pourtant que l’on déchante ici et là, au cœur des vieilles cités, telle Parthenay (Deux-Sèvres) dont les rues boutiquières agonisent dans un silence de cimetière. La faute à la révolution commerciale...

Tout commence le 3 juin 1960 dans la jolie ville d’Annecy (Haute-Savoie). Ce jour-là est inauguré, à l’initiative des familles Fournier et Defforey, le premier véritable supermarché français sous l’enseigne Carrefour. Le concept, né aux États-Unis, connait un succès fulgurant confirmé l’année suivante par l’ouverture à Roubaix (Nord) d’un supermarché Auchan, propriété de la famille Mulliez. Dans le même temps apparaissent les stations-service accolées à ces magasins d’un nouveau genre. Éclatant succès, là aussi, qui ne sera jamais démenti par la suite, au grand dam des distributeurs indépendants condamnés à fermer les pompes en laissant derrière eux des portiques rouillés, dérisoires vestiges d’une entreprise parfois mort-née.

Trois ans après sa première implantation savoyarde, le groupe Carrefour franchit une nouvelle étape en ouvrant à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) le premier hypermarché de France. Sur 2600 m² – bien loin du petit commerce traditionnel ! –, on vient en famille faire ses emplettes : de l’alimentation à la papeterie, en passant par les produits d’entretien et le petit bricolage, tout est là, à disposition en libre-service. Á l’américaine ! Et comble de félicité, la voiture est garée à 50 mètres des caisses sur le parking géant au bout duquel trône la station-service. Le « rêve consumériste » – avoir tout ou presque sous la main – devient réalité. Dès cette « première », le mouvement est lancé. Il sera irrésistible – la France compte aujourd’hui plus de 6000 grandes surfaces* – et ne pourra jamais être enrayé par le commerce de proximité, très largement condamné à péricliter puis à disparaître, avec la complicité des élus locaux. Seules exceptions : ici, quelques boutiques chics ; là, a contrario, de modestes boutiques de vêtements ainsi que des épiceries de dépannage tenues par des maghrébins ou des personnes trop âgées pour se reconvertir, ou dans l’impossibilité de revendre un fonds de commerce par trop dévalorisé.

Parthenay est, à cet égard, un exemple typique de cette évolution. Longtemps prospère, cette superbe cité médiévale, bâtie au cœur de la Gâtine et dont les quartiers historiques sont fièrement enserrés dans des remparts au-dessus de la paisible boucle du Thouet, a connu un développement lié, dès le Moyen-Äge, à des foires aux bestiaux parmi les plus importantes de France, puis à l’implantation de fabriques textiles et de tanneries. Si l’activité du textile et de la tannerie a disparu, les marchés aux bestiaux continuent de drainer chaque mercredi une certaine animation dans la ville, et Parthenay a tenté de jouer un rôle dans le développement de l’activité numérique. Un pari partiellement gagné, mais insuffisant pour permettre à la ville de maintenir sa population comme en témoigne l’érosion qui, depuis les années soixante-dix, s’est traduite par un net reflux : 10 415 habitants en 2007 contre 12 728 en 1975, au profit, il est vrai, de communes environnantes, la communauté de communes, en progression depuis 1990, comptant 17 227 habitants en 2008. Les NTIC sont d’ailleurs loin d’être au centre de l’activité du bassin, beaucoup plus tourné vers l’industrie aéronautique et, comme un lien naturel avec la tradition des foires, vers l’agro-alimentaire.

Dans le même temps, et conformément au constat que l’on peut faire dans de nombreuses villes de taille comparable, c’est à un vieillissement de la population et à une demande croissante d’habitat individuel que doivent faire face les élus locaux conduits par le maire et président de la communauté de communes Xavier Argenton (Nouveau-Centre). Des facteurs qui favorisent incontestablement la fréquentation des grandes surfaces pour des raisons de commodité que l’on ne retrouve plus dans le centre-ville, et notamment dans le quartier Saint-Laurent, naguère le cœur commercial de Parthenay. Conditionnés par le marketing, et progressivement déshabitués de la marche à des fins d’achat dans les boutiques du centre-ville, les parthenaisiens, comme tant d’autres de leurs concitoyens, sont désormais attirés, tels des papillons par une lanterne, vers les grandes surfaces et leur offre diversifiée de produits et de services. Trois enseignes majeures dominent à Parthenay : E. Leclerc et Hyper U, le supermarché Casino faisant figure de parent pauvre.

Ouvert en 2008, l’hypermarché Leclerc, outre ses propres services, regroupe sur son parking et dans sa galerie marchande une vingtaine de commerces allant de la banque à la presse en passant par le cordonnier ou les inévitables franchises Phildar et Yves Rocher. Sans oublier la cafeteria Eris ou l’incontournable Mac Donald, établissements où l’on vient désormais déjeuner en famille pour la plus grande gloire de la gastronomie française !

Résultat : le commerce de centre-ville s’est effondré de manière spectaculaire en quelques années seulement. En un an, ce sont même une cinquantaine de boutiques et de magasins qui ont mis la clé sous la porte dans les deux principales rues où se concentrait l’activité commerciale de Parthenay : la rue Jean-Jaurès, et plus encore la rue Louis Aguillon, totalement sinistrée comme le montrent les photos qui illustrent cet article.

De tout cela, il semble malheureusement que M. Argenton n’ait cure. Fier de son Plan local d’urbanisme (PLU) qui fait la part belle à la périphérie et à un projet emblématique de lotissement écologique, il semble se laver les mains de la décrépitude d’un centre-ville constitué dorénavant d’un quartier bas historique, certes séduisant et préservé, mais sans la moindre activité commerciale, et d’un quartier Saint-Laurent abandonné à l’errance des chiens et des chats. Il est vrai qu’en termes de recettes fiscales les grandes surfaces rapportent beaucoup plus à la municipalité que le commerce de proximité. Difficile dans ces conditions pour les habitants de Saint-Laurent de faire entendre leur voix lorsque les élus eux-mêmes se plient à la logique du profit, quitte à sacrifier le cœur de la cité dont ils ont la charge !  

 

* En 2007, le nombre des hypermarchés était de 1452 (nettement dominé par Leclerc avec 447 établissements) et celui des supermarchés de 4613 (nettement dominé par Intermarché avec 1269 surfaces commerciales)

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119 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 18 mars 2011 08:55

    Patience, la tendance commence à s’inverser : les dernières données en matière d’urbanisme soutenable prônent le retour à la « cité » : les villes vont être redessinées de manière à correspondre aux exigences « basse consommation », la nature, les loisirs, la culture et les commerces vont réinvestir les quartiers : on travaillera et on « vivra » sur place comme au « bon vieux temps » les « temples de la consommation » des zones commerciales vivent leurs derniers beaux jours... les nouveaux éco quartiers des grandes métropoles( Londres, Hambourg...)donnent enfin le bon exemple...


    • Fergus Fergus 18 mars 2011 09:27

      Bonjour, Arminius.

      Vous avez raison, et ce phénomène se vérifie également à Paris (il suffit de voir le succès phénomal des Monop ou des épiceries bio auprès des bobos pour s’en convaincre). Mais cela vaut surtout pour les grandes villes et les métropoles régionales. Rien de tel ne se dessine dans les agglomérations de 10 à 20 000 habitants. Pour l’instant du moins...

      En attendant, le prix de l’immobilier montre bien que les quartiers centraux (pour ne pas dire historiques) des petites villes sont souvent moribonds. A Parthenay vous disposez de plus de 200 m² dans un appartement de caractère contre 80 m² à Rennes (centre-ville) et 30 m² à Paris 3e ou 11e.

      Autre phénomène qui va (et commence déjà à) jouer un rôle : le cyber-commerce qui devrait de plus en plus grignoter les parts des centres commerciaux de périphérie. Mais cela touchera plus, là encore, surtout les grandes villes, l’accès des espaces de grande distribution dans les petites villes étant plus aisé que dans les grandes agglomérations soumises à des problèmes aigus de circulation automobile. Affaire à suivre...



       


    • brieli67 18 mars 2011 11:51

      un peu d’histoire : les grands groupes commerciaux français de 1972 à 1979

      Tatatata Fergus ne pas évoquer la singularité française : la loi Royer

      si généreuse si scandaleuse avec tous nos partis politiques !

      c’est le financement du Politique qui a cassé tous ces services de proximité, aussi bien la distribution que la restauration que l’hotellerie. cf Jacques Borel plus grave un savoir-être, un savoir-faire hexagonal !

      En Alsace il y a la famille Jung _ La Société alsacienne de supermarchés (SASM) 

      avec ses Suma et ses Inno- Bagg -Mammouth, le premier hyper INNO est des années 63_64 à Schiltigheim

      dans cette plaquette de Schillick : 

      les Grands magasins populaires Jung (1929 démolis en 1973)route de Bischwiller,

      une « épicerie sociale »

      un petit clin d’oeil au Georges de Talence - de la maison U de Mulhouse

      ps : et les héritiers Jung ?? 

      Il y a le Gaston et son théâtre

      et le Crazy French Ranch de la veuve à Michel avec ses 25ooo ha de chasse


    • Fergus Fergus 18 mars 2011 17:17

      Merci pour tous ces liens instructifs, Brieli.

      Pour ce qui est du cynique et vorace Borel, mon père a eu affaire avec sa gestion. Garçon de restaurant dans l’historique et prestigieuse Régence en face de la Comédie-Française, alors le plus vieil établissement de Paris avec le Procope, mon père avait l’habitude de servir des acteurs du « Français » avec lesquels il entretenait des rapports courtois et qui, tous, avaient signé son livre d’or personnel. Il a même un jour servi la Queen Mum Elisabeth en visite à Paris.

      Puis Borel est arrivé et a installé un libre-service juste au-dessus de la salle du restaurant où était conservé la table d’échec de Napoléon. Une arrivée qui, tandis que mon père quittait Borel pour le petit gars de Molsheim, Jean-Paul Bucher et son Terminus-Nord, a signé la mort de cet établissement historique.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 09:55

      Voilà un article utile , merci Fergus . 


      Dans presque toutes les villes de France les centres sont devenus quelques vitrines 
      pour opticiens , banques , distributeurs de billets , agences immobilières , bureaux d’ assurance et peut-être une bijouterie selon l’ endroit .

      En l’ espace de 50 ans ont disparu grâce à la grande distribution le plaisir du lèche-vitrine , de la vraie nouveauté due à d’ innovants artisans , le savoir-faire de spécialistes en tout genre remplacés par des franchisés aux marketing vendu par des grandes marques nationales  et ont apparu dans les proximités alentour des cités des espaces clé en main ou l’ on trouve les mêmes articles du nord au sud et de l’ est à l’ ouest . Une uniformisation ressemblant à un formatage comme si il n’ y avait qu’ un modèle de façon de vivre . 

      Il n’ y a pas longtemps en arrière on pouvait trouver de nombreuses épiceries , boucheries boulangeries drogueries bazars chocolateries , quinquailleries fromageries pâtisseries un magasin de chemises , de vêtements , de chaussures , de vélos , literie matelas , café du sport , du commerce , aux bons amis , à côté des grands magasins il y avait de la place pour de petites entreprises ayant un savoir-faire reconnu et nous voilà rendus à cette vie uniforme sans goût ni saveur .

      La société actuelle .

      Une urbanisée  merde banlieusarde  profitant à quelques milliardaires du bissness .


      • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:11

        Bonjour, Capitaine, et merci pour votre commentaire.

        Les villes ont en effet subi de très grandes mutations, comme vous le décrivez.

        Des mutations diverses selon leur taille. Ainsi à Rennes, métropole bretonne, la principale rue commerçante (et piétonne) du centre-ville a-t-elle été conquise par les boutiques de fringues et de téléphonie tandis que disparaissait quasiment toute trace de commerce alimentaire.

        Pour ce qui est de l’uniformisation, on la constate même au niveau mondial. Désormais à Paris, Londres, Rome, Prague ou... Bangkok, on trouve les mêmes enseignes. Déprimant, non ?

        Pour en revenir à Parthenay, je signale (pour l’avoir oublié dans l’article) que le centre commercial Leclerc est évidemment doté de son « espace culturel », bref d’une sorte de supermarché du livre et du CD où l’on ne trouve que les produits formatés et dans l’air du temps. Mais cela suffit à tuer définitivement toute velléité de commerce traditionnel tenu par un véritable professionnel !

        Cordiales salutations.


      • Pyrathome Pire alien 18 mars 2011 18:41

        Article pertinent, merci Fergus  !
        et pour une fois un commentaire non moins pertinent, du capitaine crochet smiley...
        une fois n’est pas coutume.....


      • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:25

        Et merci à vous pour la visite, Pire Alien (Pyralène ?)

        Bonne soirée.


      • ARMINIUS ARMINIUS 18 mars 2011 10:08

        Bonjour Fergus,
        En ce qui concerne le prix de l’immobilier, Londres consacre 40% des réalisations immobilières au logement social, ce serait déjà bien d’y arriver... En attendant que la bulle immobilière explose (ça finira bien par arriver) il faudrait mettre les moyens sur le « work at home » et sur le cyber-commerce, la fin des grandes surfaces ira de pair avec la réduction drastique de l’emploi de la voiture individuelle. L’idéal serait aussi de pouvoir développer une offre abordable pour l’accession à la propriété en libérant des terrains à prix décents( la je ne vois d’autre solution que droit à préemption des municipalités). Toujours en respectant les normes BCE et en recherchant à abaisser les coûts et délais de construction, des solutions existent...


        • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:28

          @ Arminius.

          Le cyber-commerce devrait à l’évidence jouer un rôle clé dans l’avenir, encore qu’il faille se montrer prudent si l’on en juge par les déboires (malgré leurs sites d’achat en ligne) des grands groupes de distribution par correspondance, en quelque sorte les ancêtres de cette forme de commerce.

          Pour ce qui est de l’immobilier et du logement social, la solution passe, cela va de soi, par une implication accrue des collectivités et la préemption d’espace. Problème : nombre d’entre elles sont endettées en cette période de crise et dans l’incapacité de se porter acquéreuses de ces espaces. Mais c’est pourtant la piste la plus sérieuse.

          Une autre consisterait à limiter drastiquement le montant des loyers privés dans les grandes agglomération en fixant une limite autorisée en fonction d’un prix moyen local. Car tout maintien de la liberté de prix dans ce domaine avec forte taxation d’un dépassement de la limite pénaliserait encore plus le locataire sur lequel serait répercutée la surtaxation, ou alimenterait les locations au black.

          Rien n’est simple...

          Bonne journée.


        • easy easy 18 mars 2011 10:13

          Je crois aux changements et l’ère des grandes surfaces aura forcément une fin.

          Un changement de tendance se fait parfois sur des petits riens.
          Par exemple, il suffit que dans des BD on dessine une Cellutite tirant un caddie à deux roues en tissu écossais pour que plus aucune jeune femme n’ose en tirer un et qu’en conséquence les marchés et les commerces de proximité perdent une part de marché. (Les hommes, tirer un caddie en tissu écossais ? Plutôt crever !)

          Or, toujours sur le registre de la caricature de l’homoroue à partir de l’engin qui nous porte ou qu’on pousse, le caddiman à 4 roues en a pris plein la figure et quasiment dès son apparition. C’est des millions de fois que l’image du chariot à pièces a été utilisée dans toutes sortes de film (dont des fins du Monde, des apocalypse), et jamais à l’avantage de celui qui le pousse. Il y a donc depuis presque 30 ans, une raillerie facile qui va à faire passer le pousseur de Cad x 4 pour un Bidochon, un zonard et un proclodo.

          Faire ses courses dans une grande surface est dévalorisant et nous passons tous sous les fourches caudines banc rouge anti Manouche pour remplir notre frigo et notre réservoir. Nous avons supporté pendant 30 ans cette humiliation, ce face-à-face avec le ridicule de notre vie, chaque fois que nous sommes entrés dans ce genre de grande aire commerciale où les caméras et vigiles nous prennent d’emblée pour des voleurs.

          Notre envie de trouver une solution moins humiliante est immense et le moindre relooking plus glamour de ces endroits nous offre une raison de persister à pousser encore et encore le chariot à pièce faute d’alternative meilleure.

          Il faudrait donc des changements de données très profonds pour que nous en finissions avec ce caddie de la honte. 
          Et dans ce changement, le e-commerce joue sa part. Acheter les mêmes choses au même prix et au même Géant mais sans avoir à se sentir con de devoir danser pendant une heure avec son symbole grillagé et tintinnabulant sur une musique de cafard et un éclairage qui ne l’est pas moins, c’est la soluce qu’offre la vente sur le Net et la part de ce marché va en augmentant. 

          Les grandes surfaces sont prêtes à subir un quelconque lourd changement de données (dont le renoncement à la voiture par exemple) et à abandonner alors leurs structures physiques, leur immense parking. Mais elles resteront les maîtres du jeu en achetant de grands volumes, en nous livrant à domicile et les commerces plus petits devront d’une manière ou d’une autre s’approvisionner chez ces gros acheteurs. 

          Pendant que la très grande majorité des gens choisissent d’habiter près d’un centre commercial, d’autres, souvent beaucoup plus riches mais pas toujours, font un point d’honneur d’habiter dans un endroit, par exemple les coeurs des villes, où il n’y en a pas, où ils ne peuvent même pas être soupçonnés de savoir ce qu’est un chariot à pièces. (Je connais des familles, logées Avenue de l’Opéra, qui sont dans cette ligne de pureté).



          • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:38

            Bonjour, Easy.

            Je ne partage pas votre optimisme concernant la clientèle des grandes surfaces. Le propre des Bidochons (mais nous le sommes tous à un moment ou un autre) c’est précisément de ne pas se rendre compte d’être des Bidochons. Il suffit à cet égard de voir des familles entières venir faire leur sortie au restaurant dans une cafeteria Eris ou Casino pour comprendre que le combat est loin d’être gagné.

            Pire : il y a quelques mois, une enquête menée auprès des clients marseillais du centre commercial géant de Plan-de-Campagne (Marseille) à propos de l’ouverture dominicale montrait que nombre d’entre eux considéraient leur venue dans ce centre comme un « loisir ». Certains reconnaissaient y passer jusqu’à... 3 heures ! De quoi pleurer en entendant cela alors que ces gens habitent à deux pas des calanques ou des îles du Frioul !

            Cela dit, vous avez peut-être raison. L’avenir nous le dira.


          • easy easy 18 mars 2011 11:52

            Je n’aime pas prendre les autres pour des cons. Je n’ai pas envie de penser qu’il y a des gens qui ne se rendent pas compte.

            A observer les prisonniers des camps nazis ou de nos prisons, on irait vite à se dire qu’ils n’ont pas l’air conscients de leur mauvais sort. Ils font la lessive, ils papotent du goût des frites, ils fument un clope, ils dorment, ils pissent et chient comme d’hab. Ils sourient même parfois.

            Effectivement, on a l’air con quand on est jeté en tôle et habillé en pyjama rayé ou fluo. Quand on n’a même pas de lacet. Quand on n’a même pas la possibilité de se suicider. On a l’air de ne penser à rien d’intelligent. On a l’air d’être stupide, inconscient.

            Les gens qui festoient dans une cantine de centre commercial s’accommodent de leur misère pécuniaire et embellissent leur sort par aveuglement réflexe. Il faut aimer le peu qu’on a pour ne pas devenir malade de jalousie. Quand on ne peut pas se payer des restos Michelin, on fait avec les Pizza d’el Arte et on joue à trouver ça chouette. C’est un jeu coûteux en énergie mentale, comme tous les dénis mais c’est ça ou la dépression ou l’envie de tout casser.


          • Fergus Fergus 18 mars 2011 12:52

            Vous avez raison, Easy, il ne s’agit pas de « prendre les gens pour des cons » et je ne jette pas la pierre à ceux qui déjeunent en famille dans une cafeteria Casino qui leur tient lieu de restaurant, faute de moyens.

            Beaucoup plus critiquables à mes yeux, ceux qui considèrent les centres commerciaux comme des lieux de détente ou de sortie.


          • foufouille foufouille 18 mars 2011 13:08

            "je ne jette pas la pierre à ceux qui déjeunent en famille dans une cafeteria Casino qui leur tient lieu de restaurant, faute de moyens."
            en cherchant un peu, on trouvent des petits resto pour le meme prix
            et de meilleur qualite


          • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:18

            Entièrement d’accord sur ce point, Foufouille, surtout en province, et particulièrement lorsque l’on a la possibilité de déjeuner en semaine : il existe alors des offres de grande qualité, y compris dans des restaurants réputés, à des prix défiant toute concurrence (entrée-plat ou plat-dessert pour 11 à 13 euros ici à Rennes). Dans les auberges de campagnes, on peut même trouver d’excellents repas complets pour 13 euros !


          • Ariane Walter Ariane Walter 18 mars 2011 10:23

            Oui, les temps vont changer.
            D’une part les grandes surfaces attirent bcp moins de monde. Moins d’argent , bien sûr, mais aussi ras le bol de sortir avec des notes astronomiques quand on a acheté pour trois jours. trop grandes aussi ces surfaces. Un vrai marathon avant d’aller de l’eau à la lessive. puis une accumulation de produits douteux ne donne plus le vertige.
            Puis ce n’est plus nouveau. J’achète dans les petites boutiques mais mon centre ville, comme le vôtre , sauf pour les restos, est dévasté.
            la télé aussi a tué les centres.

            Quel progrès !!


            • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:43

              Salut, Ariane.

              Eh oui, nous vivons une époque formidable !

              Comme Rocla un peu plus haut, je regrette le temps des centres-villes animés et colorés par des commerces de toutes sortes, tenus par des commerçants aimant leur métier et souvent de bon conseil.

              Espérons que les choses évoluent. C’est déjà le cas dans les grandes villes...

              Bonne journée.


            • foufouille foufouille 18 mars 2011 10:41

              il y a aussi des loyers elevees en centre ville, meme pour les petites villes


              • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:47

                Salut, Foufouille.

                Loyers et impôts locaux. C’est effectivement le cas dans certaines villes. Mais cela devrait pouvoir se négocier sur les deux plans, personne n’ayant intérêt à l’abandon de ces espaces.

                Bonne journée.


              • foufouille foufouille 18 mars 2011 11:45

                salut fergus
                j’ai plutot vu le contraire
                le local pro est tres cher et en mauvais etat
                le loyer reste le meme, des annees apres


              • Robert GIL ROBERT GIL 18 mars 2011 11:17

                Les petits commerces sont des lieux d’échanges et de rencontres, et jouent un rôle essentiel dans les quartiers en terme de lien social et de convivialité. De plus, le commerce de proximité crée plus d’emplois que la grande distribution pour la même surface de vente. La disparition de ces milliers de petits commerçants a engendré des milliers de chômeurs, qui n’ont pas pesé lourd face à la grande distribution, s’ils voulaient s installer et développer leur propre commerce.   

                http://2ccr.unblog.fr/2010/11/11/grande-distribution-et-grande-illusion/

                 










                • Fergus Fergus 18 mars 2011 11:24

                  Merci, Robert Gil, de rappeler ces autres réalités : la grande distribution a détruit des dizaines de milliers d’emploi et contribué à dégrader fortement le lien social.

                  Bonne journée.


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 11:57

                  le grand pire du système actuel c ’est la mainmise sur la distribution par 

                   quelques groupes et à projetant cette image et en la comparant à la famille 
                  Trabelsi Ben Ali c ’est une capture  de l’ argent par deux ou trois multimilliardaires , 
                  et celà est foncièrement anti-démocratique . 

                  Il y a cinquante ans en arrière un artisan pouvait assez facilement installer son 
                  activité e, commençant dans un quartier abordable puis quelques années plus
                   tard , bien au fait de son métier pouvait prétendre s’ installer en plein centre . 

                  Un artisan qui voudrait s’ exprimer dans un hypermarché dans une galerie 
                   marchande , si c ’est un débutant il ne pourra jamais franchir le pas , loyers 
                  exorbitants à la clé . 

                  Le meilleur moyen de tuer la libre entreprise a été la grande distribution . 

                  Qui non seulement tue la libre entreprise , mais tue le travail chez nous en 
                  France en important de millions d’ articles des pays situés à l’ autre bout 
                   du monde . 

                  C ’est le diable se mordant la queue . 

                  A qui profite ce crime ?



                  • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:25

                    Tout cela est exact, Capitaine.

                    A propos de la grande distribution, l’un des moyens les plus efficaces de tuer la concurrence de centre-ville a été d’offrir un rayon spécialisé à un commerçant (poissonnier, boucher, épicier) avec à la clé un revenu régulier et attractif. Les premiers qui ont cédé aux chants de ces sirènes ont condamné leurs confrères à une mort, plus ou moins lente, mais inéluctable.

                    De la « belle ouvrage », frappée au coin du cynisme le plus révoltant !


                  • brieli67 18 mars 2011 17:54

                    Méfiez-vous ....

                    Hormis la sardine et le pilchard en boîte, la morue séchée ,et le tonneau d’harengs saurs, pas terrible la poiscaille proposée ;; ; avant. Le fromage à la découpe aussi...

                    Je me plains plutôt de la disparition des quincaillers des droguistes , des graines & semences....... et de tous leurs conseils ; Du plaisir rare des disquaires, se « capitonner » pour un brin de musique.. en interclasse ou en lieu et place de la Guerre des Gaules de la mère Muller.... du Jethro Tull ou du Brahms. 


                  • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:31

                    D’accord avec toi, Brieli.

                    Pour ce qui est de la viande, du poisson et des fruits et légumes, nous restons fidèles, mon épouse et moi, au marché et aux commerce traditionnel.

                    Comme toi, je regrette les disquaires d’antan chez qui j’allais fouiner. Je pouvais même commander chez eux des disques classiques édités seulement aux Etats-Unis et pas distribués en France. Autre temps...


                  • PhilVite PhilVite 18 mars 2011 12:12

                    Bonjour Fergus,

                    Un jour il faudra bien faire le bilan complet de ce modèle commercial. Sur tous les plans.

                    Il s’agit en fait d’une espèce d’archétype du capitalisme machiavélique - et mondialisé - dont l’équation finale peut se résumer ainsi : vendre pas cher à des chômeurs - ou à des salariés pauvres - des produits merdiques fabriqués par de pseudo-esclaves à l’autre bout du monde, en employant pour ce faire une masse de gens mal payés, pour le seul et unique profit des détenteurs du capital. Gigantesques, les profits, mais réalisés hors de France, dans des paradis fiscaux par des entreprises intermédiaires appartenant aux mêmes propriétaires.
                    Exemple simplifié de parcours commercial classique maintenant connu de tous : Produit acheté 1 en Chine par une société immatriculée à Jersey qui le revend 10 au distributeur français qui nous le vend 12. Résultat, 0 impôt sur les 9 gagnés à Jersey et tout petit impôt - voir pas d’impôt du tout - sur les 2 réalisés ici.

                    Résultat : plus de production locale car trop chère, d’où chômage, d’où perte de revenus, d’où petit pouvoir d’achat, d’où obligation de consommer pas cher, d’où recours à la grande distribution, d’où disparition du petit commerce et enrichissement éhonté des maîtres de la grande distribution et pertes fiscales liées, d’où délaissement des centres-ville, d’où délitement social, d’où crise sociale...

                    Evidemment que je force le trait, mais la bonne idée, plutôt que de pousser à la baisse des prix, n’aurait-elle pas été de pousser à la hausse des revenus ? Ah mais que je suis bête ! « on » a justement « importé » en France durant cette même période des travailleurs étrangers dans le seul but de calmer les revendications salariales. Au bénéfice de qui ? C’est curieux comme tout se tient...
                    La grande distribution est juste un des outils - fabuleusement efficace - de ceux qui organisent le monde à leur seul et unique profit. Et nous participons contraints et forcés à notre propre avilissement chaque fois que nous franchissons la porte d’un hyper !

                    (SVP, ne me faites pas de mauvais procès. Les travailleurs immigrés sont aussi - d’une autre manière - les dindons de la même farce)


                    • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:42

                      Globalement d’accord avec vous, Philvite.

                      Encore qu’il convienne d’établir une distinction entre les différents types de grande distribution, notamment entre les supermarchés des grands groupes et les discounters de type Lidl. Les produits peuvent différer entre ces deux types de commerces, et tous ne vendent pas à des « chômeurs ou salariés pauvres des produits merdiques ». Il y a même des produits de marque assez coûteux, et c’est normal dans la mesure où les super et hypermarchés sont également fréquentés par les classes moyennes.

                      Entièrement d’accord en revanche sur les scandaleux circuits mis en place pour échapper le plus largement possible à l’impôt en transitant par des sociétés d’import établies dans des paradis fiscaux. Avec effectivement pour corollaire l’agonie des producteurs locaux, du moins ceux qui n’ont pas la possibilité de vendre directement sur les marchés. Cette dérive doit être combattue avec détermination.

                      Bonne journée. 


                    • Taverne Taverne 18 mars 2011 12:20

                      Nous avons maintenant un ministre de la Ville. Malheureusement, sa nomination de courte durée (suite au remaniement) est le résultat d’un calcul politique (c’est le centriste Maurice Leroy) et il ne fait rien. On attend toujours aussi l’ANRU 2.

                      Le budget 2011 de la politique de la ville a été amputé de 96 millions d’euros par rapport à 2010. Et pour financer les travaux de rénovation urbaine des trois prochaines années, on n’a rien trouvé de mieux que de faire payer les organismes HLM (245 millions d’euros par an, donc du logement social en moins).


                      • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:46

                        Salut, Paul.

                        On navigue, en effet, entre l’immobilisme et le recul avec le pouvoir en place. Et ce n’est pas avec des gens comme Leroy ou Apparu que les choses vont évoluer dans le bon sens. Vivement 2012 et un nouveau pouvoir, en espérant qu’il s’attaquera véritablement aux causes des problèmes tant sur le plan de l’urbanisme que sur celui du logement social.

                        Bonne journée.


                      • brieli67 18 mars 2011 12:39

                        zut la plaquette Schillick infos n’a pas passé  avec l’épicerie sociale.

                        La grande distribution est entrain de changer :

                        L’ouverture de ces Centres 24h/24 de tout commerce, des guichets « administratifs » a complètement bouleversé la donne à Sampa ( la métro agglo de Sao-Paulo) moins de pollution et le centre s’est ranimé 

                        Fergus, t’as fait un tour au Carrefour de Singapoure ? Tu te sers, tu déballes toi_même, tu remplis tes bouteilles ? tu précuisines ... des fontaines à eau et des lingettes partout et on te surveilles ton hygiène. Si tu tranches toi-même c’est moins cher ...le vendeur fixe le prix ( que tu peux marchander) en fonction du produit et du travail qu’il avait à faire...

                        Dans le coin de Dortmund , l’hyper est un grand hall où ta commande internet des XXL, des indispensables est préparée.. tu cherches le matos, on t’emprunte un utilitaire ou on te livre et on t’aide à ranger ( et on te débarasse des emballages)

                        Le long de la frontière hollandaise... les pharmacies ferment.... l’e-commerce fait rage ; Non seulement les ordonnances sont remboursés, on te fait des petits cadeaux de crèmes et autres para-pharmacies. La tendance actuelle : on te délivre pas que de la Pharmacie...

                        en Allemagne , ces services sont beaucoup moins chers : mon e-bay « tourne » depuis des années chez un copain à Offenbourg....

                        Paraît que dans les centre-villes , une bâtisse louis-philliparde ou Jugenstiel recyclée en hall-entrepôt ou en garages privés ça rapporte.....


                        • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:57

                          Salut, Brieli.

                          Merci pour tous ces exemples qui montrent que, désormais, c’est le règne du grand n’importe quoi, directement imposé par la course aux profits juteux d’une minorité.

                          Concernant Singapour, si je connais ce petit état (intéressant à bien égards), je n’ai en revanche pas fréquenté son Carrefour, préférant nettement en matière alimentaire les nombreux food-courts locaux.

                          Pour ce qui est des commerces installés en centre-ville dans des immeubles de caractère aux façades classées, sûr que cela doit très bien marcher, notamment auprès des clientèles de type bobo, toujours en recherche de lieux branchés, fussent-ils dédiés à la vente de packs de bière ou de produits B.O.F. industriels !

                          Bonne journée.


                        • brieli67 18 mars 2011 15:01

                          nix verstehen. brrrr... mal verstehen !

                          Ces logements, ces magasins,ces administrations centrales vides deviennent des locaux de stockage. ;; et permettent une logistique de proximité.

                          Bonnes nouvelles ou nouvelle tout court : aux USA le retour en ville, c’est parti. Quelle solidarité peut_on attendre d’un bled péri-urbain ? D’autant que les plus values années 80/ actuellement 80 bâtons revendus 400 ..... faut trouver acquéreur de chlorophylle. 


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 13:36

                          en fait la grande distribution c ’est un truc de gangsters en col blanc comme ce  la pharmacie le Médiator  est au médicament ce qu’ une machine est à faire de l’ argent 

                          Du pognon , juste du pognon .

                          • brieli67 18 mars 2011 13:41

                            et si on se tournait vers le SEL et autres formes d’échanges ?

                            Armin, Fergus .. vous connaissez le Chiemgauer ? j’en parle des fois

                            d’autres liens ici !


                            • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:13

                              Merci pour tous ces liens intéressants, Brieli.

                              Il faut reconnaître que le SEL, déjà ancien, a du mal à décoller significativement, la faute sans aucun doute à l’individualisme et à des équivalences pas toujours faciles à évaluer.

                              Plus intéressante me semble être l’idée de ce Chiemgauer dont je ne connaissais pas grand’ chose, sinon son origine bayerisch. Je vais étudier cela de plus près.


                            • brieli67 18 mars 2011 14:37

                              Pour faire saliver ( et réfléchir) notre retraité en vadrouille ! y a pas klaaaaaa Souizzzzzzzzz 

                              http://www.stephanskirchen-urlaub.de/pages/Anfah_02.html

                              autour du Simmsee c’est la Bavière des plus traditionnelle. lentement en 15 ans c’est devenu un énorme parc écologique avec des marchés bios. Fonctionnement trés simple entrée c’est le forfait de transport pour toute la journée pied calèche vélo scooter train ou votre voiture. Et gratuité sur tous les réseaux de la ville de Rosenheim - bientôt Salzbourg. Même prix si vous venez en rail de Munich et prochainement de Vienne. ah oui votre vélo pris en charge gratuitement. Bien sûr activité bed and breakfest chez l’autochtone. Pas de chaines d’hotel pas de nouveau restaurant ou de franchisés .... plus de constructions de résidences secondaires. Seule exception trois maisons de cure.... remise en forme.

                              Bref une enclave qui progresse moins vite le mode de circulation privilégié est le rail. Le Land de Bavière offre larga manu des « bons de transports » aux municipalités et aux associations qui les redistribuent aux concitoyens / membres les plus méritants.

                              Un projet semblable se met en place en face de Rothenburg ob de Tauber. la célèbre ville médiévale que Patton avait refusé de raser en 45.

                              rq : les Sels méritent un toilettage la première étant de penser une « imposition » Acceptées dans le monde entier, la justice française plaçaient les z’aiens devant la justice pour travail et argent au black !

                              J’ai un passé de WG Wohngemeischafft d’avant la chute/ à l’ombre du Mur : des locaux en communs : cuisines et matos si tu invites, grandes chambres froides, de grosses machines à laver,repasser,sècher.... congélos, les premiers Ataris avec jeux et programmes.... des achats groupés ... de la presse photocopiée... 

                              Jeder kann, niemand muss !! A chacun : libre choix, rien n’est obligé

                              Il y a beaucoup moins de tirs aux flancs..... et d’égoïstes qu’on ne croit.


                            • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:35

                              Intéressante, Brieli.
                              Et belle formule : « Chacun peut, aucun ne doit ! » Ah ! si la vie pouvait être vécue ainsi !


                            • actea 18 mars 2011 13:55

                              Je pense que la faute est aux personnes qui se rendent dans les grandes surfaces . Combien par goût de la facilité s’y rendent ???Maintenant les grandes surfaces s’implantent même dans les petits bourgs sous forme de mini supérette avec un maximum de services. Et que font les gens ils y vont. Et adieu les autres petits commerces. Français réveillez vous svp. On dirait des moutons.


                              • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:06

                                Bonjour, Actea.

                                Le problème est que les gens se heurtent à un cercle vicieux : moins il y a de commerces traditionnels, et plus ils sont obligés d’aller vers les grandes surfaces. Sauf à payer 15 à 20 % plus cher dans des magasins de proximité, du type Monop.

                                Mais dans les petites villes de province, rien de tel, d’où le recours quasiment obligatoire aux grandes surfaces. Du moins pour ceux qui marchent à fond dans le système car il reste souvent des marchés hebdomadaires de qualité alimentés par des producteurs locaux. Mon choix personnel en l’occurence.

                                Cela dit, il faut reconnaître qu’en dehors des marchés, les choses sont de moins en moins faciles avec la disparition rapide des poissonniers et des bouchers, deux espèces de commerçants particulièrement menacées.


                              • jymb 18 mars 2011 15:00

                                A moins d’habiter dans un ultra centre, la volonté de chasser les véhicules et/ou essorer les clients potentiels par des sationnements payants détrousseurs décourage définitivement les derniers candidats à la promenade lèche vitrine.
                                Exclues les personnes âgées, fatiguées, chargées de poussettes, de paquets, d’enfants ou simplement peu avides de cyclisme sous la pluie.
                                Il ne reste plus que la solution de faire beaucoup plus de km pour aller dans des multi enseignes standardisés
                                A croire que ce sont les mêmes sociétés qui se gavent avec les parcmètres et les courses forcées extramuros.

                                Et certains avancent des arguments écolos !


                                • K K 18 mars 2011 15:29

                                  j’habite en hypercentre dans une zone fermée aux voiture. La solution locale est de faire ses courses dans une superette centrale qui livre tout. C’est plus simple et on n’a pas besoin de se garer ou de porter les sacs (difficile avec une canne). Et pour les parcmetres, c’est 10 euros pour 15 jours en résidentiel si la voiture ne bouge pas. 


                                • Fergus Fergus 18 mars 2011 16:10

                                  Bonjour, Jymb.

                                  Vous avez très largement raison pour ce qui concerne les villes grandes et moyennes.
                                   
                                  Dans les petites villes, les parcmètres sont en revanche souvent peu nombreux (hyper centre) et peu onéreux. Quand ils ne sont pas inexistants.


                                • jymb 18 mars 2011 17:44

                                  K et Fergus,

                                  Le souci n’est pas pour celui qui habite un hypercentre tant que justement des commerces de proximité persistent ; Pour moi qui habite une petite ville, avec un logement suffisament excentré et en dénivelé pour devoir utiliser un véhicule l’arrivée des horodateurs imbéciles m’a découragé. Effectivement je m’oriente vers Amazon au lieu de ma libraire et vers les zones commerciales de la grosse ville voisine, mais je n’en suis pas fier. Faut-il être content par ailleurs d’être toujours plumé ?


                                • JL JL 18 mars 2011 15:32

                                  Bonjour Fergus,

                                  j’ai connu Landerneau à l’époque de l’arrivée des magasins, je devrais dire des dépots Leclerc.

                                  Je dois dire que si les commerçants indépendants avaient offert un service satisfaisant pour leur clientèle de fonctionnaires et d’ouvriers, peut-être ces derniers ne leur auraient pas tourné le dos comme ils l’ont fait. J’ai connu les époques du « glorieux » Poujade, et de son triste émule Gérard Nicoud (ou Nicoux ?).

                                  Vous aurez compris, j’espère, de quoi je parle. Et ce ne sont pas les gens qui vous déclarent en face qu’un « bon fonctionnaire est un fonctionnaire mort », ceux qui passent leur temps à piétiner les malheureux chercheurs d’emploi, les mêmes qui geignent ici en se pâmant d’aise sur cet article qui leur fait chaud au coeur qui me feront pleurer sur leur sort.

                                  J’ai également connu l’époque de ces ports bretons florissants dont la population ne regardait pas à la dépense quand la pêche était bonne, pour le plus grand bonheur des commerçants, puis j’ai vu les usines fermer une à une, sans prévenir, pour aller s’installer là-bas où la main d’oeuvre est moins chère. Les ouvrières arrivaient au travail et trouvaient porte close ! On ne les avait même pas prévenues. Puis après les usines, ce fût la pêche elle-même, condamnée par les quotas bruxellois. Mais les commerçants qui étaient le plus souvent de la même famille politique sinon de sang que ces industriels locaux et traitres ont continué à cracher sur les fonctionnaires et les ouvriers.


                                  Désolé.


                                  • Fergus Fergus 18 mars 2011 16:57

                                    Bonjour, JL.

                                    Comme je viens de l’écrire un peu plus bas à Rocla, il me paraît stérile d’opposer une catégorie de Français à une autre catégorie de Français. Des bons, des moins bons et des mauvais, il y en a partout, dans toutes les corporations, et cela me désole que l’on puisse en venir à la colère, voire à l’invective. 

                                    J’avoue que je ne comprends pas le contenu de votre 2e paragraphe car des commerçants indépendants, j’en ai connus de toutes sortes, et le plus souvent compétents et disponibles. Quant à cracher sur les fonctionnaires et les ouvriers, je reconnais ne pas avoir vécu ce genre d’expérience, si ce n’est ici et là quelques « vannes » sur la garantie de l’emploi et les horaires de la fonction publique. De quoi rigoler parfois comme avec cet ami commerçant morlaisien qui reprenait de type de reproche sur les horaires alors que sa femme et lui, se relayant pour tenir leur boutique de fringues, ne travaillaient pas plus de... 4 heures par jour. Beaucoup de folklore dans tout cela ! Du folklore également dans les sous-entendus sur la prétendue galette des commerçants, nombre d’entre eux vivant plutôt modestement.

                                    Ce qui n’empêche sans doute pas, ici et là, des réelles et pénibles guerres larvées entre les uns et les autres.

                                    Pour ce qui est de la pêche et des problèmes de la filière, vous avez raison de dénoncer les conditions, souvent scandaleuses, qui ont amené à la fermeture des usines et à leur délocalisation. Mais cela est un autre débat sur un sujet que je maîtrise peu.

                                    Cordialement.


                                  • JL JL 18 mars 2011 18:59

                                    Fergus,

                                    voir ma réponse ci-dessous à cet imposteur de rocla.

                                    cracher sur les fonctionnaires et les ouvriers, c’est à lui que je fais allusion, mais j’ajoute : quand le travail a commencé à manquer, au lieu de faire alliance avec les victimes des délocalisations, qu’a fait le FN, ce nid de poujadistes ? Lisez ce qu’en dit l’imposteur, vous comprendrez peut-être mon amertume.



                                    • Fergus Fergus 18 mars 2011 16:35

                                      Bonjour, Lmdk.

                                      Un lien qui rejoint ce qui a été dit plus haut dans les échanges avec Rocla et Brieli. Pas très enthousiasmant tout cela, même si, en échange, il faut reconnaître que les centres-villes de nos métropoles régionales se sont refait une beauté. Mais au prix d’une forme de déshumanisation.


                                    • LE CHAT LE CHAT 18 mars 2011 16:00

                                      une bonne partie de la faute est due aux municipalités qui racketent les automobilistes avec des parcmètres aux tarifs exhorbitants et au peu de place pour se garer ! ça en décourage aussi plus d’un !


                                      • Fergus Fergus 18 mars 2011 16:15

                                        Salut, Le Chat.

                                        A relativiser. Comme je viens de l’écrire en réponse à Jymb, cela vaut surtout les villes grandes et moyennes, beaucoup moins dans les petites villes, certaines n’ayant même pas encore institué l’usage des parcmètres, excepté parfois dans un hyper-centre limité à quelques dizaines de mètres de chaussées aux abords de l’hôtel-de-ville.

                                        Bonne journée.


                                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 16:03

                                        Quand un fonctionnaire touche irrémédiablement son émolument quoique

                                         il arrive pendant toute sa vie  et que pendant ce temps là un artisan 
                                        essaie de surnager entre la grande distribution et tous les aléas et 
                                        embûches semés sur sa route et qu’ en plus ces cons de fonctionnaires
                                         vous empêchent de circuler pour arriver à payer toutes les charges dues , 
                                        on arrive très facilement à dire « un bon fonctionnaire est un fonctionnaire 
                                         mort » Il n’ y a aucun poujadisme là-dedans juste un genre d’ évaluation 
                                        de ce que pourrait être le mot égalité . 

                                        J’ invite un JL , illustre sachant tout en phrases creuses de créer une petite entreprise dans le monde de la jungle nous entourant . 
                                        Très très facile de raconter  des théories en tout genre allaité aux fins du mois sécurisées , une autre histoire est de faire sa place au soleil avec ses réelles capacités dans la vraie vie et non derrière un clavier .

                                        Et si vous vivez dans un monde pourri , ne vous demandez pas d’ où vient la pourriture .

                                        • Fergus Fergus 18 mars 2011 16:31

                                          Ne vous fâchez pas, Capitaine.

                                          Oui, il existe des fonctionnaires qui abusent de leurs pouvoirs ou qui se contrefichent des difficultés des autres. Mais ils ne constituent pas la majorité du genre.

                                          Et il existe également des commerçants et des artisans peu raisonnables dans leurs choix d’activité (certains s’implantent sans la moindre étude de marché préalable, aussi modeste soit-elle), et parfois peu compétents dans la gestion administrative de leurs affaires (certains, et j’en ai connus, en oublient d’envoyer les facture aux clients !*). Mais là non plus, et fort heureusement, ils ne constituent pas la majorité du genre.

                                          Je ne crois pas que ce soit en dressant telle ou telle catégorie l’une contre l’autre que l’on fait progresser la vie en société. Par chance, il y a des municipalités où les commerçants s’entendent bien avec les fonctionnaires territoriaux, chacune des parties essayant d’arranger l’autre, que ce soit en termes de stationnement, de terrasses sur l’espace public, d’horaires de livraison ou même de fiscalité.

                                          * Le pire ayant été la livraison d’une bibliothèque de Nantes à Morlaix par un déménageur local à l’occasion d’un groupage. Malgré plusieurs rappels, pas la moindre facture. Il a fallu que nous allions sur place le régler 2 mois plus tard pour solder cette affaire !


                                        • Redj Redj 18 mars 2011 17:56

                                          Il se fait bouffer par la grande distribution, et c’est la faute des fonctionnaires. 

                                          Moi j’ai mal au pied, et c’est la faute à la route !

                                        • JL JL 18 mars 2011 18:54

                                          Redj,

                                          +1

                                          et pas mieux.

                                          Sauf peut-être ceci : ce comportement est typique chez ceux qui n’assument pas, ceux qui veulent une chose et son contraire, les égotistes immatures.

                                          La pourriture dont parle cet imposteur, c’est lui est ses petits copains du FN, idiots utiles du Capital qui les a bouffés, qui l’ont laissé advenir.


                                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 mars 2011 16:38

                                          slu Fergus,
                                          " tout est là, à disposition en libre-service. Á l’américaine ! Et comble de félicité, la voiture est garée à 50 mètres des caisses sur le parking géant au bout duquel trône la station-service. « je me souviens avoir fait dix bornes en bagnole avec mon beauf le soir de noêl, il y a vingt ans, pour aller chercher une boite de chocolat au mammouth, qu’est ce qu’on se donnait comme mal pour être heureux pour les fêtes c’était le » rêve américain ".faut voir aujourd’hui comment ça déchante ! bientôt on ne rencontrera plus que des zombis des handicapés et des automates.

                                          un bon exemple à méditer, c’est Crécy la Chapelle, dont le centre ville a été entièrement déporté par un seul homme,prédateur heu pardon promoteur bétonneur aux grandes heures pour ceux qui connaissent l’agent Péroz.


                                          • Fergus Fergus 18 mars 2011 17:26

                                            Bonjour, Lisa Sion.

                                            Eh oui, le rêve passe, et ce qui nous semblait hier une fée séduisante revêt désormais à nos yeux les oripeaux d’une harpie décrépite. Ainsi va la vie.

                                            Malheureusement, des Parthenay et des Crécy, il en existe un peu partout sur le territoire. Sans doute ne sommes-nous collectivement pas encore assez mûrs pour nous opposer à ce saccage des centres-villes pour le profit d’une poignée d’individus. Mais cela viendra, à en juger par les réactions négatives de plus en plus nombreuses vis-à-vis de ces usines à consommation déshumanisées.


                                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 16:56

                                            En effet Fergus , 


                                            Il y a des incapables partout . 
                                            Il est cependant curieux de constater que lorsque l’ on parle de ce genre 
                                             de phénomènes de société que sont l’ organisation de la vie urbaine et l’ accaparement unilatéral de la distribution que sont les géants des hypers 
                                            dont tout le monde connait la collusion avec les politiques pendant toutes 
                                            les années de leur implantation et que les professions du petit commerce 
                                             se 
                                             sont réduites à portion congrue , je ne peux supporter les donneurs de leçons
                                             de JL et autres farceurs de l’ EN  syndicalistes défileurs grands utilisateurs de mots creux , viennent parler ici comme ailleurs en tant que sachant tout , alors qu’ ils n’ ont aucune idée du combat journalier d’ un petit artisan face au mur de la connerie administrative .

                                            Par exemple savez-vous que pour que votre balance vous devez la faire 
                                             vérifier tous les deux ans et que pour cette petite affaire qui dure dans les 
                                            30 minutes chez le vérificateur il faut débourser dans les 250 euros si elle fonctionne correctement . Ce tout petit détail ajouté à des dizaines d’ autres 
                                             font que lorsque parlent les ignorants incultes en la matière me font bondir .
                                            Je ne parle pas du nombre de fois où j’ ai raté des journées entières dans 
                                            des barrages en tout genre alors que les mêmes qui mettaient les barrages 
                                             étaient payés à la fin du mois , qui cependant vous traitent encore 
                                             de poujadistes .... 

                                            Mais c ’est vrai , là n’ est pas la question la question c’ est ce que vont 
                                             receuillir nos enfants , c ’est à dire des paysages sans âmes , des 
                                             franchises à longueur de km , des boutiques oranges vous pressant le 
                                            citron et du béton à perte de vue ...
                                            La convivialité de la carte bancaire .

                                            • brieli67 18 mars 2011 18:03

                                               le cours du Macaron imitation Pierre Hermé en hausse ??

                                              faudra se remettre au Sû-brot au Schenkela au Schnackala..... 

                                              La laine est tondue min Leewer ! 


                                            • Annie 18 mars 2011 17:08

                                              Bonjour Fergus,
                                              Je trouve que l’on ne parle pas assez des personnes âgées car la fermeture des petits magasins est une des raisons qui les poussent à se reloger, surtout dans les petits villages, ou à entrer en maison de retraite. Je voudrai donner un exemple de chez moi, un petit village dont le dernier magasin a fermé il y a 3 ans.
                                              Les habitants ont décidé de rouvrir le magasin. Ils ont mené des campagnes et fait des appels de fonds, et ils sont parvenus à ouvrir une petite épicerie, qui ne tournent qu’avec des bénévoles, dont la moyenne d’âge doit être de 70 ans. Ce qui démontre qu’il n’est pas totalement impossible d’inverser la tendance.


                                              • Fergus Fergus 18 mars 2011 17:34

                                                Bonjour, Annie.

                                                Vous soulevez là un problème bien réel, et qui présente d’autant plus d’acuité que la population vieillit de plus en plus.

                                                Des exemples comme celui que vous citez, il en existe heureusement ici et là, et parfois d’autres formules à l’initiative des petites municipalités elles-mêmes (je connais des cas en Lozère) qui mettent gratuitement des locaux rénovés à disposition pour la tenue d’une épicerie et parfois d’un café-restaurant.

                                                Sur le plateau de l’Aubrac, c’est même devenu une nécessité.


                                              • kitamissa kitamissa 18 mars 2011 17:55

                                                chez nous à Fontainebleau ...


                                                il y a encore pas mal de commerces traditionnels,certains perdurent,mais beaucoup changent d’enseigne ...ex : anciennes charcuteries devenues magasin de fringues ou de godasses ,ou banques ou encore magasin d’optique !

                                                par contre ce qui pêche,c’est qu’on ne peut plus stationner comme avant ! sous la pression des Bobos locaux et des vieilles Bourges ,il y a de nouveaux plans de circulation qui font que les nouveaux aménagements qui changent au gré des humeurs du Maire et de son équipe municipale déroutent totalement les automobilistes qui voudraient bien stationner pour faire leurs courses mais ne le peuvent plus,et risque une prune si jamais ils arrêtent la bagnole le temps de la charger !

                                                au point que les commerçants de la Rue Aristide Briand ont vu leur chiffre dégringoler et que certains en sont au dépôt de bilan !

                                                j’ai un copain garagiste qui avait vu lors des nouveaux aménagements,sa clientèle partir ailleurs au point qu’il lui arrivait de ne faire que 15 € de recette certains jours ! il avait vendu soit un bidon d’huile ! ou réparé une crevaison !....

                                                j’y vais pour faire mes vidanges et l’entretien alors que j’ai une carte Midas,mais c’est un pote de longue date, et ça me ferait chier qu’il fasse faillite !

                                                le restau d’en face a mis la clé sous la porte ! 

                                                et puis il y a les grandes surfaces à une dizaine de bornes ! le Carrefour Villiers en Bière ,un des plus grands d’Europe,et sa galerie marchande bien entendu ,ou l’on peut tout acheter,même une bagnole quand un exposant vient dans la galerie avec ses tutures !

                                                les stations services bien entendu,la réparation automobile..ça va de soi !

                                                et alors ,2 kms plus loin,c’est le Centre Leclerc La Justice ,immense,en Zone commerciale ,avec ses Foirfouilles,ses Godasseries et ses Fringoramas ! y’a même Roc Eclair si la grand mère a cassé sa pipe et qu’il faut l’enterrer et profiter des promos sur les cercueils !

                                                bon alors moi qui suis très attaché à la tradition,je vais plutôt chez Mon Boulanger ! mon Boucher vient de fermer y’a une Semaine !.... Mon Marchand de vélos,Mon Garagiste !....Mon Bijoutier Horloger, Mes commerçants attitrés que je connais depuis un bail ! 

                                                alors,je croise les doigts pour qu’ils subsistent et qu’il trouvent un remplaçant digne de ce nom le jour de leur retraite !

                                                • Fergus Fergus 18 mars 2011 18:11

                                                  Salut, Kitamissa.

                                                  Il est vrai qu’il y a, ici et là, des difficultés de circulation à Fontainebleau (une ville que je connais bien) et des parcmètres qui ont tendance à s’étendre de plus en plus loin du centre-ville. Cela dit, la belle (et très bourgeoise) Fontainebleau a, contrairement à beaucoup d’autres villes de taille comparable, conservé de nombreux commerces dans la rue Grande et la rue des Sablons notamment, sans oublier la halle. Sans doute faut-il y voir l’influence du pouvoir d’achat élevé des habitants du centre-ville (le m² à la vente atteint plus de 6000 euros aux Ecuries du Roy !).

                                                  Bonne journée.


                                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 18:03

                                                  On vit à l’ envers .


                                                  Quand petit dans les années 50 -60 j’ allais passer quelques jours chez ma grand-mère dans la vallée de Thann on cherchait vers 5 6 - heures du soir du lait frais chez le fermier à 500 mètres de là . On voyait les vaches les chèvres , le lait était encore chaud . Trois épiceries dans ce petit village de moins de mille habitants , deux boulangers un coiffeur  deux bouchers et un marché le mercredi matin avec ce qu’ il faut pour la vie courante .. Pour de plus grandes courses on prenait l’ autocar et en avant la grande vie . On achetait une casquette dans un magasin de chapeaux , des chaussures dans un magasin de chaussures , plein de petits magasins où l’ on trouvait son bonheur . Sans pub , sans dépliants qui remplissent nos poubelles .

                                                  Sur le lait on enlevait la crème dont aucune aujourd’hui dans le commerce a cette saveur de frais . 

                                                  Le soir les gens se réunissaient pour la veillée , ça discutait autour de la cheminée . 
                                                  Ca n’ a jamais dû arriver à nos intellectuels agrenobles se parant du savoir encyclopédique et universel .....

                                                  • Leo Le Sage 18 mars 2011 18:11

                                                    Hmmm...
                                                    Ce sont les trentes glorieuses aussi...

                                                    A l’époque il y avait de la pub mais ce n’était pas indispensable, le chômage était très faible et le besoin en main d’oeuvre important...

                                                    Si notre situation économique était la même ce serait pareil de nos jours.

                                                    Donc le monde n’est pas si à l’envers que cela.


                                                  • foufouille foufouille 18 mars 2011 18:59

                                                    « Sur le lait on enlevait la crème dont aucune aujourd’hui dans le commerce a cette saveur de frais . »
                                                    si
                                                    mais faut chercher
                                                    j’en connais


                                                  • Leo Le Sage 18 mars 2011 18:08

                                                    Dans les grandes villes, la tendance est au retour des commerces de proximité.
                                                    C’est tout simplement parce que de moins en moins de monde ne veut aller perdre son temps à aller faire quelques kilomètres pendant de longues minutes pour un avantage comparatif faible.

                                                    Gain de temps gain d’argent, et surtout la possibilité de consacrer sa vie à sa petite famille pour chaque minute grignotée...

                                                    Ainsi, les grandes enseignes font ce qu’ils peuvent pour attirer le chaland chez elle.
                                                    Cà marche bien sûr.
                                                    .
                                                    .
                                                    .
                                                    Pour les petites villes, cela ne m’étonne pas.
                                                    Vu le coût en logistique, le coût de la vie y est forcément plus cher.
                                                    Comme justement dans ces villes là on ne roule pas sur l’or, mécaniquement la clientèle se fait rare.
                                                    On oublie en plus que la population est vieillissante et que les jeunes préfèrent à juste titre aller vivre tout simplement ailleurs de préfèrence dans les grandes villes...

                                                    (Pourquoi croyez vous qu’ils osent fermer les petits hôpitaux ?)


                                                    • Fergus Fergus 18 mars 2011 18:51

                                                      Bonjour, Leo.

                                                      Des différences d’organisation et de mode de vie qui ne cessent de creuser l’écart entre les grandes villes et les petites...


                                                    • HELIOS HELIOS 18 mars 2011 18:10

                                                      Bonsoir,
                                                      ... et si la fuite des petits commerce etait simplement du au modele de vente devenu inadapté ?

                                                      Vous savez, a l’epoque dont nous parlons tous, lorsque les grandes surfaces sont arrivée, ce qui me plaisait le plus c’etait la possibilité de voir,de toucher et de decouvrir qu’il existait d’autres produits que ceux qui m’etaient proposés avant.
                                                      Le « bonjour monsieur le quincailler, je voudrais un clou » et le commerçant me donnait un clou... sauf que je ne savais pas qu’il existait des clous avec differentes têtes, differents acier etc... vous me suivez ?

                                                      Lorsque j’allais chez le pompiste, je faisais irremediablement la queue, et je ne donnais pas ma clé au serveur, MAIS je devais attendre qu’il me serve, apres qu’il ait fait le pare-brise d’a-coté.... il ne me mettait jamais exactement la quantité que je voulais et il ralait — mais moi je payais --- lorsque l’essence debordait... et a sa tête je voyais bien qu’il attendait la « piece ».

                                                      Tout ça pour dire que les petits commerces de centre ville n’ont pas SU s’adapter au monde moderne, celui des « pre-embalés », celui du self service, celui du CHOIX du consommateur.

                                                      La plupart des clients auraient surement été prets a payer un peu plus cher si la relation avec le vendeur s’etait ameliorée dans le sens ou le vendeur aurait du accepter de perdre une partie de son exigence d’orientation du client et se montrer attentif et ouvert.

                                                      L’arrivée de la pub informative et SURTOUT maintenant avec l’arrivée d’internet, cela a fait que le client sait ce qu’il veut et n’est plus pret a se laisser convaincre.... Vous voulez une Renault ? partiriez vous de la station service/garage de proximité avec une Peugeot ? Non, bien sur... pourtant c’est ce qu’il se passait avant.

                                                      Le petit commerçant a une enorme carte a jouer face a la grande distribution et internet s’il sait s’organiser. Le defaut d’internet, c’est le delai entre la commande et la mise a disposition. cela « casse » le coup de coeur . Le centre ville peut revivre si les commerçants savent passer des accords de pre-stockage de facon a avoir dans un delai tres court - une demi journée a une journée pour de gros aricles —, plus court que la poste, le produit demandé.

                                                      Si cela ne se fait pas, alors, la grande surface que vous dites morte — je ne le crois pas un instant, et je ne le constate pas — aura gagné.

                                                      D’autant que le centre ville est devenu un vrai repoussoir a celui qui n’habite pas lui-même au centre ville. Parking impossible, circulation abusivement ralentie, réprobation et contravention... pourquoi aller se jeter dans un tel merdier, pour, en plus ne pas repartir avec ce que l’on convoite ?

                                                      Mais, objectivement et en restant simple :

                                                      ...désolé pour les verts, mais ceux qui travaillent dans des ZA, Zones d’acrivités, quand ils rentrent chez eux le soir, ils n’ont pas envie du tout de rajouter un embouteillage pour traverser la ville et s’arreter chez le boulanger. Ils preferent prendre une rocade et s’arreter sur une ancienne station d’essence transformée en marchand de legume/boulangerie : pas de detour, arret minute, parking sans probleme..

                                                      Vous avez chassé les entreprises (trop de bruit, trop de mouvement, pas de livraison).... vous avez chassé les bureaux (peu de place, pas de reseaux modernes, pas de commodités, prix excessifs)... vous avez chassé l’automobile (trop de bruits, de pollution, trop cher au stationnement quand il existe, trop de lenteur) et pourtant, c’etait ça la vie.... Il faut maintenant assumer, les coeurs de villes sont des lieux morts, même les gares n’y penetrent plus !

                                                      il faut HELAS comprendre, le modele est a reinventer, c’est sur.... et vous voulez remplacer l’automobile par les transports en commun ??? qui allez vous tuer avec cette décision ? Ce sont justement ces petits commerçants a la peripherie des villes qui ne sont pas des grands groupes et des grandes surfaces, car vous le savez, le bus ne s’arretera pas chez le boulanger. Les gens acheterons le pain A CONGELER avec les autres courses le samedi (ou le dimanche) et vous ne les verrez plus jamais ailleurs que dans les grands centres commerciaux

                                                      Bon week end a tous.


                                                      • easy easy 18 mars 2011 18:58

                                                        J’aime bien.
                                                        Très pertinente remarque sur les modèles de « clous » ou de vis...


                                                        Si les centres commerciaux ont été plébiscités depuis 40 ans sans qu’il apparaisse encore d’alternative probante, c’est qu’ils représentent une excellente soluce pour la consommation de masse.


                                                      • Fergus Fergus 18 mars 2011 19:10

                                                        Bonjour, Hélios.

                                                        Sur le petit commerce à l’ancienne, il y aurait beaucoup à dire, en négatif parfois mais surtout en positif. Ainsi chez le petit quincailler dont vous parlez, vous pouviez trouver des pièces qui ont désormais totalement disparu des rayons, y compris chez Bricorama. Exemple : des vieux modèles de têtes de berger pour attacher les volets. Désormais, les modèles anciens ont disparu au profit d’un modèle unique dans toutes les grandes surfaces. Vous parlez de clous (ou de vis, ou de pitons) : là où il vous en fallait un ou deux, payés quelques centimes, vous devez désormais, selon leur taille, acheter un paquet de 20, de 50, voire de 100, facturé 2, 3 ou 5 euros, et qui vont rouiller au fond d’une caisse.

                                                        Pour le reste, si vos constats ne sont pas dénués de fondement, on ne peut pas dire que les centres-villes soient morts partout : ils ont évolué, notamment par rapport aux exigences des nouveaux habitants, souvent bobos (même au coeur du Panier à Marseille) et abritent désormais des commerces de luxe ou directement liés aux tendances du temps, à l’image des multiples boutiques de téléphonie qui jalonnent les avenues ou les rues piétonnes.

                                                        Le problème reste toutefois entier pour de nombreuses petites villes dont la population est insuffisante ou pas suffisamment aisée pour justifier des installations en doublon des galeries commerciales de la périphérie.


                                                      • HELIOS HELIOS 19 mars 2011 00:23

                                                        Merci Easy, Merci Fergus, Merci Haddock... dans le sujet qui nous interresse, je suis loin d’avoir une competence particuliere, je suis comme tout le monde avec une perception necessairement orientée par mon experience au quotidien.

                                                        J’ai essayé de m’exprimer sur cet article en apportant mon point de vue, je ne voudrais pas généraliser car tous les commerçants ne sont pas identiques et les grandes surfaces generalistes ou specialisées ont bien apporté quelque chose au commerce.

                                                        Comme dans tout, il y a de la mesure a avoir, mais notre monde n’est plus « mesuré », vous le savez comme moi, il est dirigé par des predateurs... mais nous sommes tous dans une certaine mesure et a des degres differents des predateurs dans un ou autre domaine..

                                                        Cela ne nous exonere pas d’une reflexion plus globale sur notre cadre de vie et sur les tissus sociaux, et je crois bien que c’est ce que tente de faire l’auteur avec l’exemple de Partenay.

                                                        Quoi qu’il en soit, on ne peut tout vouloir et son contraire. ceux qui revent d’un centre ville calme, reposant, s’opposent necessairement a ceux qui le desire animé et commerçant. Tout est comme d’habitude question de mesure. Je pense qu’on a franchi une ligne qui nous entraine vers une destruction de l’âme de notre culture. Les petits artisans regroupés autour des centres historiques où la place du village etait bordée par l’eglise, la poste, l’hotel et le café-bar-tabac n’existent plus pour pleins de raison sur lesquelle je ne m’etends pas. Les contraintes de circulation y sont aussi pour quelque chose, c’est tres dommage, mais les temps changent, ce n’est plus « mon monde » c’est celui de mes enfants et de mes petits enfants (et des votres). Laissons les le construire, c’est bien ce que nous avons fait en notre temps.

                                                        Bonne nuit, ou bonjour, c’est selon....


                                                      • Fergus Fergus 19 mars 2011 09:38

                                                        Merci pour votre commentaire de 00 h 23, Hélios.

                                                        C’est effectivement dans l’esprit que vous décrivez que j’ai rédigé cet article : amener les lecteurs à réfléchir et à porter un regard sur une situation fortement contrastée entre ce que nous connaissons de la vie dans les grandes villes et de la réalité des petites villes.

                                                        La conclusion vous revient : c’est en effet à nos enfants de dessiner les nouveaux cadres d’existence en tenant compte précisément du vécu de ces dernières décennies avec ses avancées mais aussi ses contraintes et parfois ses reculs en termes de lien social. Puissent-ils trouver l’équilibre entre les attentes des uns et des autres, tout aussi légitimes...

                                                        Bonne journée.


                                                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 18:28

                                                        Exact Hélios , 


                                                        Même encore aujourd’ hui il y des petits commerces dont on franchit la porte , ni bonjour ni sourire et même des fois sans aucune compétence , et en effet réussir à rester et à prospérer demande beaucoup de savoir-faire , proposer des articles de qualité à de bons prix .
                                                        Souvent les caissières d’ hypermarchés sont plus aimables que certains petits commerçants , elles ont des cours d’ amabilité .... smiley

                                                        Mais bon  chercher deux vis chez Leroy-Merlin  c ’est genre aiguille dans une botte de foin ...

                                                        • Fergus Fergus 18 mars 2011 19:15

                                                          @ Rocla.

                                                          Le problème des vendeurs et vendeuses actuelles vient surtout du fait qu’ils ne font pas cela par goût, mais par défaut, parfois en attendant de trouver un job plus en rapport avec leurs aspirations.

                                                          Autrefois, ils étaient réellement formés sur place et faisaient parfois carrière (une carrière modeste) dans le magasin, à l’image de ce vendeur du 13e arrondissement à Paris qui, dans une boutique de bonbons, travaillait en blouse grise et connaissait tout sur les dizaines de produits en vente dont il parlait avec une certaine forme de... respect. Etonnant, non ?


                                                        • tvargentine.com lerma 18 mars 2011 19:10

                                                          C’est un bon article ,toutefois vous oubliez de faire la relation entre le financement des partis politiques par les centrales qui gèrent les Hypers en France


                                                          Qui a laissé les Hypers s’implanter partout ?

                                                          Qui a permis la concentration des centrales d’achats dans quelques mains ?

                                                          Même les élus locaux sont les premiers à manger dans leurs mains



                                                          • Fergus Fergus 18 mars 2011 19:22

                                                            Bonjour, Lerma.

                                                            Vous avez raison, j’ai mentionné furtivement la « complicité des élus locaux » mais sans entrer dans un débat sur la manière dont ont été implantées des grandes surfaces de plus en plus grandes et de plus en plus nombreuses, en échange de « services » rendus aux partis.

                                                            Sans doute y aurait-il matière à un article sur cet édifiant sujet...


                                                          • Daniel Roux Daniel Roux 18 mars 2011 19:18

                                                            Bonjour Fergus

                                                            Un article intéressant et agréable à lire.

                                                            Je ne crois pas que les politiques péri urbaine soient très différentes d’une étiquette politique à l’autre.

                                                            Le centre ville de Parthenay ressemble beaucoup à celui de Fontenay le comte, et d’autres petites villes proche de la campagne et de ses ZAC bons marchés. Par contre d’autres petites villes gardent des commerces en centre ville, comme Luçon ou Rochefort.

                                                            L’histoire commence aujourd’hui dit-on. Les automobiles et leur carburants sont de plus en plus onéreuses, les revenus sont en baisse, la confiance dans les produits alimentaires est en baisse. Les gens commencent à en avoir ras le bol des tracas et complications imposés par les grands groupes de distribution, les banques, les assurances et autres dictateurs commerciaux.

                                                            Il semble que les aspirations à un changement de mode de vie prennent forme, ne serait ce que parmi les retraités et les jeunes adultes. Il est fort probable que les petites villes conviviales ont un avenir si elles cultivent la convivialité. A suivre...


                                                            • Fergus Fergus 18 mars 2011 19:29

                                                              Salut, Daniel, et merci pour ce commentaire.

                                                              Je ne crois pas, en effet, qu’il y ait lieu, dans ce domaine, de stigmatiser tel parti plutôt que tel autre. Et comme vous le soulignez, les disparités sont grandes entre des villes d’importance équivalente. Le phénomène parhenaisien est d’ailleurs presqu’inexistant dans les petites villes bretonnes.

                                                              Comme vous, je crois que nous sommes à la veille de mutations des modes de vie pour un ensemble de raisons. Et l’émergence de comités de quartiers est là pour montrer que l’on est peut être en train de sortir de l’isolement individualiste qui a constitué le modèle dominant des dernières décennies. A suivre, en effet...


                                                            • barrere 18 mars 2011 19:18

                                                              même désastre à Pau !

                                                              fermeture du petit commerce face aux grandes surfaces, reste plus que banques, téléphonie, avocats, notaires et agences immo : bref rien d’original

                                                              la municipalité prend les taureaux par les cornes : énormes travaux pour rendre le centre ville aux piétons........travaux durant un temps infini.....provoquant la fermeture des derniers commerces ( sauf avocats et notaires smiley )
                                                              bilan : centre ville piétonnier totalement déserté et sans commerces.........qui maintenant reviendra en premier ? le piéton ou le commerce ?


                                                              • Fergus Fergus 18 mars 2011 19:34

                                                                Bonjour, Barrère.

                                                                Le fait est que la superbe ville de Pau, si elle a largement fait peau neuve en matière de voirie dans le centre-ville, ne brille pas par une offre commerciale diversifiée. Nous nous en faisions la réflexion avec ma femme, la dernière fois que nous y sommes passés, de retour de Luz-Saint-Sauveur. Cela montre que le syndrome est bel et bien réparti sur tout le territoire.


                                                              • Marc Bruxman 18 mars 2011 19:42

                                                                La mairie est ici stupide et ne comprend pas que les gens vont en banlieue car ils peuvent s’y garer sans payer et faire leurs courses. Tant que les gens voudront un centre ville comme au moyen age, les commerces fuiront.

                                                                Pour que la vie revienne au centre ville, il faut offrir des parkings des voies de circulation large et augmenter la hauteur des batiments pour maintenir la densité.

                                                                D’ici 30 ans vous verrez qu’on redécouvrira le principe du « quartier sur dalle » et que l’on se dira que ce n’était pas si bête à condition de corriger certains problèmes (coût d’entretien, financement (souvent la dalle était privée ce qui posait des problèmes d’accès aux forces de sécurité entrainant une fréquentation douteuse)). Un quartier sur dalle c’est :
                                                                 - Des rues enterrées (pour les bagnoles) avec des parkings enterrés
                                                                 - Une dalle comprenant souvent un centre commercial à l’intérieur et une zone 100% piétonne au dessus.
                                                                 - Des habitations et bureaux au desus.


                                                              • Marc Bruxman 18 mars 2011 19:38

                                                                Votre article est intéressant, mais difficile de soutenir un commerce dans une ville qui perd sa populatrion (l’étalement correspond pour le centre ville a une perte de population).

                                                                Dans les villes plus dynamiques, on constates :

                                                                • L’apparition de nombreuses surfaces « moyennes » (type Franprix) correspondant au mode de vie des citadins c’est à dire ouvertes tard (jusqu’à 22H en bas de chez moi c’est le kif).
                                                                • Le remplacement de la plupart des commerces indépendents par des franchisés. La rue reste occupée mais tout devient franchise. Si vous allez en amérique du nord c’est encore plus impressionnant. Il ne reste quasiment plus un commerce indépendent que ce soit aux USA ou au Canada.
                                                                • On constate l’apparition de plus en plus fréquentes de galleries commerciales en centre ville.
                                                                Les gens commencent en effet à se re-rapprocher du centre ville des grandes agglomérations mais le prix au m2 rend le démarrage d’un petit commerce difficile. Et lorsqu’un « vieux » revend son fond de commerce c’est généralement un franchisé qui paie le pas de porte (la banque préfére).

                                                                Pour le reste, je pense comme Helios, le modèle du centre ville avec son Boucher, son Charcutier et son Boulanger est devenu inadapté à la vie moderne. Les gens ont besoin d’avoir tout au même endroit, accessible facilement en bagnole (les courses pour 4 personnes c’est lourd) et pas cher. Or, dans certaines villes, le parking est très problématique dans le quartier « commerçant ». Pas étonnant que les gens aillent dans les « boites » de banlieue, ou le parking est gratuit et les produits moins cher. Si le commerce doit revenir de proximité (dans des villes autre que Paris qui est un cas particulier), il faut mettre des parkings en quantité et faciliter la circulation des véhicules dans le centre ville. Les quartiers sur dalle (qui ne sont plus à la mode) avec leurs rues entérrées et leur parking apportaient une réponse très intéréssante. Ils ont mal vieillis, mal aimés et mal entretenus. On rase aujourd’hui Beaugrenelle, dommage c’était certe laid vu d’en dessous mais très sympa pour ceux qui avaient un appart sur la dalle. De même pour les Olympiades du XIIIème (pas encore rasées mais je crains que la mairie de Paris ait de funestes idées). Il aurait largement mieux valu corriger certains problèmes des quartiers sur dalle plutot que de revenir à du néo-hausmanien qui faute de matériaux de qualité sera tout aussi pourri dans 30 ans et ne résoud pas les problèmes d’urbanismes liés à l’invention de la voiture.


                                                                • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:22

                                                                  Bonjour, Marc.

                                                                  Telles que vous les décrivez avec leurs franchises et leurs galeries commerciales, ces villes dynamiques sont des métropoles régionales ou des arrondissements de Paris et Lyon qui correspondent assez à ce modèle, avec leurs Franprix (meilleur marché) et leurs Monop (plus cher et plus bobo) ou équivalents locaux. Cela marche en effet plutôt bien, et ce modèle semble devoir s’imposer et perdurer. Mais il ne fonctionne bien qu’avec la proximité de rues commerçantes plus traditionnelles pour les produits de qualité en légumes, charcuterie, boucherie, fromage (exemples pour Paris : rues Daguerre, du Commerce, Mouffetard, de Bretagne, du Poteau, des Petits-Carreaux, pour ne citer que celles-là). 

                                                                  Pour ce qui est de l’habitat sur dalle, j’ai donné durant 20 ans dans le 13e arrondissement et ni mon fils ni ma femme ni moi ne voulons plus en entendre parler tant cet univers se révèle très vite froid, pour ne pas dire inhumain, et apporte effectivement des problèmes de sécurité et d’entretien.

                                                                  Pas trop d’accord sur la recherche de solutions automobiles. Personnellement je suis un inconditionnel des transports en commun dans l’univers urbain, y compris dans les petites villes, soit sous la forme de navettes fréquentes en accès libre, soit - pourquoi pas ? - (cela a été envisagé mais jamais réalisé en France) sous celle de transports de type hectométrique par tapis roulant dans des environnements adaptés.


                                                                • Marc Bruxman 19 mars 2011 02:55

                                                                  Bonsoir Fergus,

                                                                  Malheureusement il n’y a plus beaucoup de gens qui habitent près des rues que vous citez. Rue des petits carreaux c’est essentiellement des bureaux et Mouffetard, il y a beaucoup de logements pour touristes mais assez peu de locaux à ce qu’il me semble.

                                                                  Concernant le XIIIème, je le fréquente depuis très longtemps, je trouve que vous êtes sévére. Je trouvais ca affreux quand je suis arrivé (ce fut mon premier contact avec Paris, je venais de province), mais avec le temps j’ai fini par aimer cet endroit.

                                                                  Les Olympiades ont d’énormes défauts notamment le fait que la dalle appartient à la copro et non à la ville ce qui pendant longtemps empéchait totalement la police d’intervenir (d’ou des traffics) et fesait supporter aux résidents le coût d’entretien du domaine public (d’ou des charges très élevées résultant dans un entretien variable des parties communes). Le fait que les premiers habitants (des chinois ayant fui la chine pour aller au cambodge puis qui ont du fuir le fou de pol pot) étaient très pauvres n’a rien arrangé. Mais au niveau des points positifs, on a le fait de ne pas avoir de voiture lorsque l’on descend de chez soi, un accès aisé aux places de parking ainsi qu’aux commerces (le centre commercial qui contient le Paris Store est un peu glauque mais il est pratique). Et puis il y a le coté multiculturel du quartier que l’on aime ou pas. Et la dessus je dirai que la population asiatique apporte beaucoup à ce quartier.

                                                                  Je trouve que l’on est beaucoup trop sévére sur ces architectures modernes. Il y a eu des conneries de faites, parfois énormes, mais il y avait un coté fonctionnel que l’on a depuis reperdu. La plupart des constructions neuves actuelles en style dit « néo-haussmanien » (dixit mon agent immobillier) n’ont ni ce coté fonctionnel ni le coté durable du hausmannien classique. Le problème c’est qu’à avoir renonçé à adapter le coeur de ville (dense) à la société moderne on n’a fait que favoriser l’étendue urbaine et la construction d’étendues pavillonaires invivables (quand j’entends ceux qui ont fait ce choix autour de mois et que je vois le nombre d’heures de transport qu’ils subissent cela me parait affreux). Ces grandes zones pavillonaires c’est en somme tous les inconvénients de la ville (en terme de transport et de pollution) sans aucun des avantages (tout est loin). Avec les économies d’énergies qui vont devoir être faites, je crois qu’il va falloir redensifier la ville et se remettre à la penser de manière fonctionelle.

                                                                  Quand aux transports en commun, il faut les favoriser (je prends volontiers le métro pour la plupart de mes déplacements) mais lorsqu’il y a des choses à transporter ou que l’on doit voyager avec des enfants, la voiture est quand même plus pratique (la pousette dans le métro avouez que c’est chiant). Si les distances sont courtes, on va pouvoir passer à la voiture électrique et se débarasser d’une grande partie du bruit et de la pollution. Et n’oublions jamais qu’une voiture sur deux à paris intra-muros circule parce qu’elle cherche une place ! Faire des parkings grands et pas cher, c’est aussi limiter une grosse source de pollution inutile, et d’énervement pour les usagers.


                                                                • Fergus Fergus 19 mars 2011 09:31

                                                                  Bonjour, Marc.

                                                                  Ayant habité square Dunois, je connais très bien les Olympiades, où habitaient des amis, des collègues et des gamins que j’avais en charge comme éducateur du PUC (Paris Université Club) et, franchement, je n’aurais pas voulu y vivre tant cet univers me semblait comme je l’ai écrit, déshumanisé. Un avis d’ailleurs partagé par plusieurs de mes connaissances qui ont fui les tours Athènes ou Tokyo. Mais je reconnais que certains ont aimé et apprécient encore ce type d’environnement, bien qu’il soit impossible de les trouver par un visiteur qui ne dispose comme adresse que 4 rue du Javelot ou 12 rue du Disque !

                                                                  Pour en revenir aux rues commerçantes, s’il est exact que la rue des Petits Carreaux est surtout environnée de bureaux, elle n’est pas moins fréquentée car les clients y viennent d’assez loin, de même que rue Mouffetard. Et des rues commerçantes de ce type, il y en a partout dans Paris : aux précédentes, je pourrais ajouter la rue du Faubourg-Montmartre, la rue du Faubourg-Saint-Denis, la rue d’Avron, la rue Saint-Maur, la rue du faubourg-du-Temple, la rue de Lévis, la rue de Picpus, sans oublier les marchés à l’image de celui de la place d’Aligre. Bref, nul bessoin de voiture pour ses courses alimentaires, et les parisiens le savent d’autant mieux qu’ils renoncent de plus en plus nombreux à en posséder une. De plus, en cas d’achat d’un meuble ou objet plus volumineux, il est possible d’accéder gratuitement à des parkings de magasins durant un temps donné ou à des aires de chargement.

                                                                  Pour en revenir aux petites villes qui ne disposent pas de parkings suffisants en surface et proches des centres-villes, je réaffirme que la solution passe par des navettes fréquentes et gratuites entre le centre-ville et les parkings excentrés. Cela fonctionne dans certains pays et probablement déjà dans quelques villes de France, le transport d’un caddie de courses nétant pas un handicap. Reste le problème posé par les familles nombreuses, notamment équipées de poussettes et là, force est de reconnaître que la voiture reste la meilleure solution.

                                                                  Cordialement.


                                                                • spartacus spartacus 20 mars 2011 10:11

                                                                  Nous avons assisté a plusieurs transformations. Dans un premier temps, le commerce organisé alimentaire c’est mi à la périphérie des villes, à la recherche de surfaces étendues. 

                                                                  Ensuite en périphérie des hypermarchés se sont mis des centres commerciaux. Les seuls indépendants qui ont pu s’y installer sont les franchisés, les droits d’entrée et le cahier des charges ne permettant que l’accès à des commerces ayant prouvé leur rentabilité.

                                                                  Aujourd’hui encore une transformation se fait et chasse définitivement même les franchisés derniers indépendants du commerce : le commerce intégré. Les nouveaux centres commerciaux abritent maintenant en majorité des commerces intégrés et chassent doucement mais sûrement les franchisés.
                                                                  Une seconde révolution se fait actuellement aussi en même temps, les produits « à la marque ». Articles que l’on ne trouve que dans la même enseigne, ou magasin de la même marque. 
                                                                  Cette dernière tendance est très préjudiciable au pouvoir d’achat. 

                                                                  La fin des indépendants franchisés ou non est très préjudiciable à la concurrence, au pouvoir d’achat et la diversité des choix de produits à consommer. 

                                                                  Au delà, les grands grand groupes propriétaires ont investis des organismes en lobbying comme le conseil de la concurrence en France (LVMH est membre de ce conseil avec de curieuses absences de discounter). 
                                                                  Pire ce même conseil entièrement corrompu aux lobbys se permet de faire du lobbying au nom du consommateur en écrivant à l’Europe pour entraver le développement du e-commerce indépendant et son action renforce les barrières du droit sélectif pour permettre à ce qu’il n’y ai plus que des boutiques de marques, et des produits trouvables que dans des magasins intégrés. 

                                                                • Fergus Fergus 20 mars 2011 14:32

                                                                  Bonjour, Spartacus, et merci pour ces précisions.

                                                                  Une seule logique préside à tous cela, et personne n’en sera surpris : la recherche de nouveaux profits, seul moteur de l’évolution des modèles commerciaux dans la grande distribution.

                                                                  Cordialement.


                                                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 19:46

                                                                  C ’ est un exploit de nos jours de monter un commerce ou une activité commerciale de nos jours en centre-ville de prospérer et de donner du travail à des employés , alors que pour faire fonctionnaire il suffit de savoir compter jusqu’ à 12  comme les 12 mensualités leur tombant automatiquement dans l’ escarcelle , qu ’ils soient performants ou non , imposteurs ou simples postiers . C ’est la grande différence entre  la vraie vie , celle ou on se démerde et l’ autre celle où on reçoit son virement mensuel .


                                                                  JL  et autres  rigolos , à vos marques , prêts ? ......non ? c ’est bientôt la fin du mois ? 
                                                                  Rigolo  de chez rigolo le fonctionnaire .

                                                                  • JL JL 18 mars 2011 19:55

                                                                    rocla,

                                                                    pauvre type qui ne comprend rien à rien !

                                                                     smiley


                                                                  • yvanstanislas 19 mars 2011 00:20

                                                                    non pas idiot !

                                                                    Il a surement directement souffert de quelques fonctionnaires tout puissant qui vous dictent une conduite et sûr de leurs prérogatives vous écrasent et vous emmerdent.....

                                                                    Ce type de fonctionnaire ne représente heureusement qu’une minorité (mais quesqu’ils sont visibles).
                                                                     Et quand ils vous tombent dessus et qu’ils vous léssivent ça peut laisser des traces et beaucoup amertumes.

                                                                    PS : ET que vient faire ce type de débat dans "l’agonie commerciales des quartiers centraux ? 

                                                                  • JL JL 19 mars 2011 08:40

                                                                    yvanstanislas,

                                                                    vous demandez ce que ce type de débat vient faire ici ?

                                                                    C’est pourtant clair : par leur refus de payer des impôts et de voter pour des gouvernements qui privilégient le collectif sur l’individuel et la justice sociale, les poujadistes ont permis l’accumulation de gigantesques fortunes insolentes et incontrolées, fortunes colossales qui ont produit les grandes entreprises dont la grande distribution qui les ont bouffés.

                                                                    Et ces gens pleurent aujourd’hui contre un Etat qui aurait dû les protéger mais qu’ils ont tué au profit d’un Etat qui a nourri leurs ennemis, la société capitaliste. Et comme des crabes dans un panier, ils s’en prennent à ceux qui ne sont que des exécutants de cet Etat félon de droite, les fonctionnaires.


                                                                  • barrere 19 mars 2011 09:45

                                                                    je crois surtout qu’il parle justement du petit commerce de CV qui est écrasé par les charges qu’il ne peut pas répercuter sur ses ventes sans etre immédiatement déserté par ses clients......

                                                                    c’est valable aussi pour la petite épicerie de village.

                                                                    cela dure depuis un certain temps. j’ai été clerc d’huissier, et j’en ai signifié des contraintes d’urssaf et autres cancava à ces petits commerces....tous fermés maintenant.......


                                                                  • JL JL 19 mars 2011 09:57

                                                                    barrere,

                                                                    je veux bien admettre que les poujadistes se révoltaient contre des taxes trop lourdes : je me rappelle avoir entendu en live l’un d’entre eux dire qu’ils n’avaient pas d’autre alternative que de frauder ou de crever.

                                                                    Mais alors : pourquoi ont-ils laissé faire cette droite capitaliste et mondialiste ? Pourquoi ne se sont-ils pas rangés du coté des exploités, les prolétaires ? Parce qu’ils méprisaient les prolétaires, clients trop peu fortunés et trop rares dans nombre de boutiques pour cette raison.


                                                                  • JL JL 19 mars 2011 10:03

                                                                    Aujourd’hui, on ne trouve plus rien qui soit de qualité élémentaire : à quoi bon des petits commerces ? On trouve tout ce qu’on veut dans les temples de la consommation, mais tout est bon « à jeter » à peine sorti de l’emballage, obsolète avant l’heure, importé depuis des pays exotiques à bas coût et fort taux de profits, et cela coûte une fortune en énergie de transport et détruit la planète après avoir détruit nos emplois.


                                                                  • Fergus Fergus 19 mars 2011 12:04

                                                                    @ JL.

                                                                    Effectivement les produits vendus dans les « temples de la consommation » sont le plus souvent médiocres.

                                                                    Il existe toutefois, et c’est le cas dans les villes grandes et moyennes (y compris à Rennes) des commerçants traditionnels qui vendent des produits, notamment alimentaires, de qualité.

                                                                    Bonne journée.


                                                                  • JL JL 19 mars 2011 12:41

                                                                    Fergus,

                                                                    le problème que je soulève, c’est celui du pouvoir d’achat : entre le low cost (*) et le commerce de luxe, il n’y a pas place pour des commerces dignes de ce nom. Je relie ça à la disparition progressive des classes moyennes. On s’achemine vers une société à deux vitesses, en fait, un retour à l’Ancien Régime.

                                                                    Et tant que le libéralisme triomphant n’aura aucun contre pouvoir, tant qu’il n’y aura pas des partis de gauche fiers et puissants, cette marche forcée vers la régression se poursuivra. Et l’on ne peut pas compter sur l’extrême droite qui s’y entend pour berner les gens avec leurs boucs émissaires exotiques. Il suffit de les voir oeuvrer ici pour comprendre qu’ils ne sont pas prêts à changer, leur passe temps favori oscillant entre taper sur les Arabes et taper sur la gauche en passant par les fonctionnaires.

                                                                    Voilà ce que j’avais sur le coeur.

                                                                    (*) Au sujet du phénomène « low cost », et puisque l’autre jour il y avait sur Avox un article scélérat qui dénigrait l’ouvrage de Bruno Fay, je signale à ceux que ça intéresse le livre ’No low cost" publié en 2009 aux Editions Du Moment (221 p, que je n’ai fait que survoler).


                                                                  • Fergus Fergus 19 mars 2011 13:13

                                                                    Merci, JL, pour cette référence au livre de Fay.
                                                                    Bonne journée.


                                                                  • JL JL 19 mars 2011 13:18

                                                                    Fergus,

                                                                    je m’aperçois que j’ai omis de citer le co-auteur de Bruno Fay qui est Stéphane Reynaud. Qu’il me pardonne s’il lit.

                                                                    Bonne journée.


                                                                  • Claire 19 mars 2011 12:26

                                                                    Bonjour à tous,

                                                                    Je viens de parcourir vos échanges.
                                                                    Nous sommes aujourd’hui même confrontés, à Saillans (Drôme), à la situation que vous évoquez.
                                                                    Notre maire, par l’intermédiaire de la communauté de communes, désire ardemment installer un petit supermarché à 1,5 km du centre du village. Personne ne comprend ses raisons, et il n’en évoque aucune, si ce n’est une prétendue « évasion commerciale », qui ne serait aucunement combattue par l’implantation d’un supermarché.
                                                                    Saillans (1 200 habitants) est un village dynamique, pourvu de nombreux commerces, qui mourront à moyen terme en cas de concurrence d’un supermarché. Nous savons par ailleurs que jusqu’à 1 000 mètres carrés, les grands distributeurs n’ont pas besoin d’autorisation particulière (en dehors du permis de construire).
                                                                    Les citoyens sont hyper-mobilisés depuis le mois d’octobre : une pétition a recueilli 850 signatures, et tout récemment, nous avons déposé une demande officielle de consultation des électeurs (sorte de référendum non décisionnel), signée par 30 % des électeurs (alors que 20 % seulement sont nécessaires).
                                                                    Nous attendons maintenant le vote du conseil communautaire, en espérant qu’une consultation sera décidée. Nous avons une impression très forte de déni de démocratie et d’abus de pouvoir.
                                                                    À suivre...

                                                                    • Fergus Fergus 19 mars 2011 13:23

                                                                      Bonjour, Claire, et merci pour ce commentaire.

                                                                      Installer un supermarché aux portes d’un village de 1200 habitants semble effectivement une aberration dans la mesure où elle signerait probablement la mort des commerces traditionnels de Saillans. Peut-être le maire y trouve-t-il un intérêt personnel pour lui-même ou l’un de ses proches ? Peut-être quelques commerçants ont-ils négocié en sous-main, comme cela a existé ailleurs, un poste de chef de rayon bien rémunéré au sein du supermarché, au risque de définitivement tuer les confrères moins chanceux ? Tout est hélas possible, y compris qu’il n’y ait rien de tout cela mais simplement l’aveuglement d’un maire prêt à commettre une énorme ânerie pour faire preuve de « modernité ».

                                                                      Quoi qu’il en soit, je vous souhaite, ainsi qu’à tous les habitants pétitionnaires de Saillans, de réussir dans votre entreprise. Des jolis villages, il n’en manque pas dans la Drôme, mais seuls ceux qui ont gardé leur âme de jadis ont encore un réel attrait. Peut-être le maire devrait-il méditer cela avant de tourner la page de ce qui a fait l’histoire de votre commune.

                                                                      Cordiales salutations. 


                                                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 mars 2011 19:26

                                                                      l’ apothéose sera quand la distribution totale sera aux mains de quelques groupes . Plus de marchés , plus de contacts humains , plus de bonhomie de vraie gentillesse , plus que des consommateurs genre JL n’ ayant sans doute jamais mangé un fromage de producteur , une grive ou une bécasse du paysan-terrien , un vrai pâté de campagne fait avec art par un charcutier du pays , un saucisson des hauteurs de l’ Ardêche et autres magnifiques création des artisans amoureux de leur art . Ferrat le disait , tu seras flic ou fonctionnaire et tu mangeras ton poulet aux hormones , ta viande réembalée , et ton monde betonné avec ses panneaux attrape-couillons défigurant le paysage français .


                                                                      On aura eu la vie que l’ on mérite , celle du gargariseur de mots stupides et vains .

                                                                      • JL JL 20 mars 2011 20:12

                                                                        Combien de fois faudra-t-il vous dire, rocla, que vous n’avez aucun argument à opposer à mes interventions ? Jamais ? Et que vous en êtes lamentablemnt réduit à me parler comme un personnage imaginaire et qui hante vous rêves, et sur lequel vous projetez votre bile et votre peur ?

                                                                        Vous seriez pitoyable, rocla, si vous n’étiez pas un poison dangereux.


                                                                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 mars 2011 20:23

                                                                        juste vous dire , petit prétentieux de JL , qu’ à l’ âge de 14 ans à 2 heures du mat j’ apprenais un métier manuel , en l’ occurrence boulanger , qui est un des plus beaux métiers qui soient , pendant que de ce temps là vous avez appris le métier de branleur de mots creux dont on constate à longueur de vos pénibles interventions la vacuité juste aidée par des citations que vous volez à d’ illustres auteur s qui vous aident  à croire que vous auriez un moindre capital d’ intelligence  ou de connaissance , alors que vous êtes un sinistre imbécile n’ ayant ni jamais rien prouvé ni rien construit . Un âne . Comme il s’ en promène disons , dans beaucoup de sites entourant l’ espace internétique , déballant leur foie gras dans des stations services en tant que valeurs de gauche . Des idiots tels que dans le dictionnaire .


                                                                      • JL JL 20 mars 2011 20:32

                                                                        rocla,

                                                                        vous ne savez rien de moi, mais parce que vous vous répandez en propos misérabilistes à votre sujet, vous imaginez que si je n’en fais pas autant, c’est que je suis différent : différent à la fois des pauvres gars comme vous, mais aussi des populistes de droite qui vous caresent dans le sens du poil.

                                                                        Vous avez raison, je suis différent, mais vous n’avez pas assez d’imagination ni de connaissance pour imaginer correctement. Et c’est pourquoi vous serez toujours pitoyable quand vous vous adresserez à moi sur ce ton.


                                                                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 mars 2011 20:41

                                                                        la différence entre vous et moi c ’est que je joue franco de port , vous vous êtes dans le vague , ne dites rien de votre profession de ce que vous avez fait , de combien d’ emplois vous avez créés , du montant de vos taxes professionnelles , vous êtes juste , comme l’ immense majorité , des coqs sur leur ergots du net , un genre de zombie clamant des phrases tourneboulées n’ ayant ni queue ni tête ,  un genre de générateur de mots stupides à usage d’ imbéciles consommateurs de littérature de troisième zone , alors que je suis très très fier de mon parcours semé d’ embûches en tout genre . Pas fonctionnaire du tout , ni gréviste ni empêcheur de circuler . Et tant que vous resterez dans la posture je vous prendrais pour ce que vous êtes , une esbroufe .


                                                                      • JL JL 21 mars 2011 10:16

                                                                        rocla,

                                                                        vous pourriez nous dire pourquoi « un générateur de mots stupides à usage d’imbéciles consommateurs de littérature de troisième zone » suscite chez vous une telle indignation ?


                                                                        ps. Merci à la modé.


                                                                      • pastori 20 mars 2011 19:54

                                                                        les « quelques groupes » qui mangent les petits commerçants sont d’énormes monstres qui ne connaissent aucun sentiment.

                                                                        le fric avant tout.

                                                                        les amis de ces groupes, les amis du médef, du CAC 40 sont au pouvoir et soutenus par une majorité de petits commerçants qui embrassent le loup qui va les croquer.

                                                                        c’est pourtant du Français ! mais qui comprends ?

                                                                        faut savoir ce qu’on veut. le petit qui s’allie au gros se fera manger par le gros.

                                                                        le peuple n’a pas la vie qu’il mérite. il a la vie que lui impose une poignée de nantis, aidés par un tas d’imbéciles qui ne le sont pas pas.

                                                                         un petit boulanger et mme bérencourt qui votent la même chose, à la base, il doit y avoir un problème.

                                                                        de plus mme bétencourt, ça m’étonnerait qu’elle achète son pain chez le petit boulanger. 



                                                                        • Fergus Fergus 20 mars 2011 23:42

                                                                          Salut, Pastori.

                                                                          Entièrement d’accord sur la première partie.

                                                                          Pour ce qui est de la deuxième, les choix politiques sont malheureusement complexes et souvent liés au poids de l’éducation ou du milieu d’origine qui peuvent induire des alliances électorales a priori contre-nature : quel rapport à droite entre un spéculateur cynique et un catholique aux convictions sociales fortement marquées ? Quel rapport à gauche entre un ouvrier syndicaliste et un bobo friqué sensibilisé aux droits de l’homme ? Rien n’est simple...

                                                                          Bonne nuit.


                                                                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 20 mars 2011 20:11

                                                                          un bon pâté ou un bon pain n’ est ni de gauche ni de droite , le cochon ou la farine ne sont pas dans des partis politiques . 




                                                                          • Fergus Fergus 20 mars 2011 23:34

                                                                            Bien d’accord avec vous sur ces affirmations, Capitaine. Dommage toutefois de se quereller pour des motifs corporatistes.

                                                                            Un peu plus haut, vous avez fait allusion à la chanson de Ferrat et au « poulet aux hormones ». La mal-bouffe touche désormais de nombreuses catégories socio-professionnelle, y compris des paysans de ma propre famille pourtant habitués naguère à consommer des produits de qualité fabriqués à l’ancienne. Mais pour des raisons de temps et de commodité, certains ont renoncé à ce mode de vie, acceptant même en échange de leur lait des fromages de coopérative semi-industrielle très loin d ’être correctement affinés. Quel gâchis !

                                                                            A propos de paysans et d’appartenance politique corporatiste, je note aussi que si la grande majorité des paysans, y compris dans ma famille, votent à droite, il existe des bastions de paysannerie a contrario très ancrés à gauche, dans le Limousin notamment. Comme quoi, l’appartenance à une corporation ne suffit pas à dessiner avec certitude les choix politiques.

                                                                            Bonne nuit.


                                                                          • pastori 21 mars 2011 01:29

                                                                             de ce que je consomme , dire que je peux manger 80% des produit sous la forme naturelle, authentique, de qualité......


                                                                            que je produit mes légumes, mon huile d’olive, mon miel, mon vin, mes fruits, mon fromage, mon pain cuit avec mon bois, je pêche mes poissons, je bois du lait de mes brebis qui ne mangent que de l’herbe bio....

                                                                            dire que l’eau que je bois vient de la montagne proche, qu’aucun nuage pestilentiel ne vient perturber mon ciel et l’air que je respire......

                                                                            ça ne m’empêche pas de songer à celui qui ne peut pas le faire, qui subit sans pouvoir agir.....
                                                                            et qui pourtant peut vivre vieux.

                                                                            mais comment se fait-il que malgré ce privilège extraordinaire donné à une majorité de gens, le taux de cancer est ici un des plus élevé du pays ?

                                                                            les saloperies qu’on nous fait boire, manger ou respirer ne fabriquerait-elles pas aussi des anti corps protecteurs ?
                                                                            va savoir smiley

                                                                            • Fergus Fergus 21 mars 2011 09:13

                                                                              @ Pastori.

                                                                              Le fait que la Corse ait été l’un des régions françaises les plus impactées par le nuage de Tchernobyl n’est peut-être pas étranger au nombre plus élevé des cancers.

                                                                              Bonne journée.


                                                                            • brieli67 21 mars 2011 10:32

                                                                              What We Did to Father (Ce que nous avons fait à père).

                                                                              L’occasion de relire du Roy Lewis, dans toute bonne librairie !! N’est ce pas JL ?

                                                                              Instructif, l’Oedipe mal règlé à tout âge.

                                                                              Quant au poujadisme, en général et en particulier l’ex belle plume de la Haie comme Brigitte _ oui le plus morse des 2 s’est encore lâché/lynché...  S’il n’a pas signé son arrêt, ça y ressemble !

                                                                              Bonnes lectures JL !!


                                                                              • JL JL 21 mars 2011 10:48

                                                                                brieli67,

                                                                                soyez gentil, lisez tout ça pour moi et faites en un compte rendu clair et précis ; je vous promets que je le lirai et le commenterai.


                                                                              • brieli67 21 mars 2011 11:04

                                                                                Dans le texte du Gros c’est en gras !
                                                                                Le lien absent ou perclus se retrouve en ce Monde


                                                                              • JL JL 21 mars 2011 11:23

                                                                                brieli,

                                                                                quelque part vous me paraissez un peu , ... « furtif » !


                                                                              • thomthom 21 mars 2011 13:23

                                                                                Cette disparition des petits commerces de centre ville est effectivement regrettable et en un sens préjudiciable à tous.

                                                                                Mais les supermarchés ne sont pas les uniques responsables de cette situation.

                                                                                on pourrait citer deux facteurs :
                                                                                - le cout de l’immobilier commercial qui s’envole : il faut pouvoir le rentabiliser le loyer (ou l’emprunt) de la boutique !
                                                                                - les commerçants eux même : entre les marges de malades que ce font beaucoup d’entre eux (acheter un truc 100 et le revendre 300, je n’appelle pas cela du commerce mais de l’arnaque !), les horaires d’ouvertures mal foutus de la plupart des magasins (comme les administrations, beaucoup ne sont ouverts que quand les consommateurs ne sont pas dispo, au boulot, et sont fermés lorsqu’enfin les consommateurs ont du temps pour faire leur courses) sans bien sur oublier le manque d’amabilité voire la malhonnêteté de certains (heureusement très minoritaires)

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