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L’éthique française (personnaliste), rognée par une éthique concurrente (indépendantiste)

L'éthique française ? Qu'est-ce que c'est ?... A proprement parler, rien. Il n'y a pas "d'éthique française", mais des Français avec leurs éthiques - ou sans éthique. C'est très riche. Mais, si l'on va par là, nous tombons justement dans le piège que nous tendait l'éthique française (celle que nous partageons massivement). Car en effet, cette éthique nous incite à personnaliser tout de suite avec la richesse des Hommes.


Source de l'image : épisode d'une franchise vidéoludique,
se déroulant pendant la Révolution française, et permettant

pour la première fois de jouer en coopération.

 

Pourquoi cette éthique nous incite-t-elle à personnaliser tout de suite avec la richesse des Hommes ?... Eh bien, tout simplement, parce que nous héritons de bonnes moeurs, bourgeoises, post-chrétiennes, universalistes, droits-de-l'hommistes. Des bonnes moeurs, qui prétendent personnaliser la relation à chacun, pour le respecter et l'émanciper. On en raconte d'ailleurs l'Histoire à partir de la Renaissance, voilà cinq siècles, quand on quitta le théocentrisme pour l'anthropocentrisme, socialement : on passa d'une centration sur le dieu prétendu unique, pour l'amour duquel on devait aimer les autres, à une centration sur le développement humain. C'est l'humanisme - humanisme qui, politiquement, tourna au libéralisme : accorder toujours plus de libéralités aux Hommes, qu'ils puissent se développer selon leur esprit d'initiative particulier - économiquement, socialement et culturellement.

Et alors on arrive au siècle dernier, dont nous ressortons tous encore beaucoup, dans lequel nous sommes souvent encore nés. Or, au début de ce siècle, un penseur catholique nietzschéen tel qu'Emmanuel Mounier - au milieu d'André Malraux, Albert Camus, Jean-Paul Sartre et Georges Bernanos, dont Emmanuel Mounier fit des recensions dans un livre - cultiva le personnalisme.

Qu'est-ce que le personnalisme ?... Le personnalisme, c'est la philosophie qu'affiche toujours le président Macron dans la démarche. Mais c'est aussi la philosophie de Zemmour. Ou de Mélenchon. Et même de Hidalgo, Rousseau, Bayrou, Wauquiez et Le Pen. Parce que le personnalisme est français.

Le personnalisme consiste à tenir le milieu entre l'individualité, jugée autocentrée, et la communauté, jugée décentrée. La personne est une interface, selon son étymologie latine de persona, le masque de théâtre. Chacun est individuellement son personnage communautaire : c'est une façon de sauver sa sphère privée, tout en valorisant le vivre en société. Le personnalisme, c'est le troisième temps de la chrétienté, après être passée par l'humanisme et le libéralisme. Le personnalisme, c'est la chrétienté adaptée au nouveau monde moderne.

Il était porté par feu la revue Esprit, récemment toujours. On le devine dans le socialisme de l'Humanité, le républicanisme de Marianne, l'intellectualisme de Front populaire, le sociétarisme du Figaro, ou encore l'identitarisme de Causeur... Personne ne s'est jamais massivement revendiqué personnaliste, et pourtant tout le monde l'est. Le personnalisme escomptait une troisième voie entre communisme et capitalisme, à l'époque. De Gaulle le voulait. Le personnalisme, c'est la poudre réinventée des bonnes moeurs françaises, sous forme d'éthique démocrate chrétienne existentialiste sociale, diffuse pour tout le monde en nos héritages post-chrétiens. Vous êtes athées, la belle affaire, ça n'y change rien : il y a de grandes chances pour que vous trouviez ce tableau du personnalisme, tout à fait "normal, naturel, goûtu".

Or, par quoi l'éthique française (personnaliste) est-elle rognée ?... Elle est rognée par une éthique à caractère indépendantiste. On voit tout de suite que ça coince, parce que l'indépendantisme, ici, voudrait se passer du monde. Cette éthique indépendantiste, est doublement portée par la gauche et la droite. En effet, à gauche, une certaine militance voudrait mille indépendances pures et parfaites (au bout anarchistes). A droite, une certaine entreprise voudrait mille indépendances pures et parfaites (au bout corporatistes).

C'est-à-dire que, en effet, conformément aux inquiétudes personnalistes, le communisme et le capitalisme ruinent l'éthique française - soit dans l'indépendance de groupes homogènes désindividualisés, soit dans l'indépendance de groupes hétérogènes désocialisés. Et que ce soient les militants ou les entreprenants, ils font ad hoc, avec ce qu'ils trouvent : c'est de l'adhocratie populaire (la notion existe réellement, et depuis plus de cinquante ans : renseignez-vous sous un moteur de recherche) quoiqu'au fond, l'adhocratie soit bien le système D populaire, récupéré par une bande "d'experts" jouant la distanciation sociale. Mais, franchement, l'adhocratie populaire est ce qu'il y a de mieux, pour se sentir indépendant, puisqu'on fait tout, partout, tout le temps, selon une logique de l'instant - instant, qui est métaphysiquement, de façon pure et parfaite, un échantillon de temps indépendant de la durée. Evidemment, on se procure ainsi des illusions d'indépendance, puisque vivre c'est être dépendant, codépendants, interdépendants, d'une manière ou d'une autre.

Et il y a mieux - ou pire, selon. Cet indépendantisme adhocrate populaire, est contenu dans différents groupes, quand ils communautarisent sur le territoire. Face au racisme réel ou à la racisation fantasmée, les populations massivement afrasiennes, plutôt musulmanes, produisent de tels indépendantismes adhocrates populaires. Je précise bien : en France. Peut-être généralement : en Occident. Mais je parle pour : la France. Qu'elles soient typées Africaines subsahariennes ou Africaines orientales, des personnes se constituent en communautés ET individualités, indépendantistes adhocrates populaires. Il faut ajouter qu'en cela, elles prennent bien sûr exemple, sur les personnes françaises héréditaires, typées Européennes occidentales, de gauche comme de droite, qui ont quitté l'éthique française (personnaliste) au profit de cette éthique (indépendantiste) - éthique qui, au fond, est une forme de l'opportunisme, survivalisme ordinaire.

C'est cette dernière éthique, qui conduit des personnes des générations Y et Z, à dire "shè, c'est la hess, j'ai le seum, salut les kheys, frère"... expressions elles-mêmes fondées sur la base d'un théocratisme imamique inspiré par le fondamentalisme étranger, et d'une confuse référence au bled. Là-dedans, les gens du voyage, plutôt chrétiens évangéliques, tiennent le milieu entre ces deux éthiques, et d'autant mieux qu'ils viennent souvent de contrées à l'interface eurislamique, comme les Ukrainiens, sans compter que l'idéologie eurasiste russe promeut l'islamisme contre l'Occident.

A partir de là, pas étonnant, que d'aucuns aient le sentiment que la France parte à vau-l'eau, vendue, achetée et spoliée. Ce sont des affaires de moeurs, qui concernent des milices de moeurs, des bandes organisées. Gangs of Gauls.

Dîtes merci à l'Oncle Sam, à tous ceux qui l'aiment surtout gentrifiés, et à tous ceux qui nous détestent aussi surtout fanatiques - ou ne leur dîtes pas merci. Néanmoins, souvenez-vous du Général Lafayette ! Si l'Oncle Sam existe, s'il a quitté les jupes de la Grande Bretagne, c'est aussi à cause de nos ancêtres royaux...

Enfin, avant tout, ne montez pas le chauffage au-dessus de 19°C : parce que les ressources se raréfient, et qu'il faut continuer ainsi à faire de superprofits en immigrant du monde qui a besoin de ressources. Salauds de riches et pauvres !

 


Source de l'image : épisode d'une franchise vidéoludique,
se déroulant pendant la Révolution française, et permettant

pour la première fois de jouer en coopération.

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13 réactions à cet article    



    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 21 novembre 17:27

      @Clocel

      certes, c’est pas faux...


    • Lonzine 21 novembre 17:52

      @Géronimo howakhan
      cela mériterait d’être développé.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 novembre 18:13

      L’article l’aura laissé sans voix.


    • the clone the clone 22 novembre 08:05

      Les tiques donnent la maladie de Lyme .....


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 novembre 11:03

        Sans parler des tics de langage.


      • PascalDemoriane 22 novembre 12:12

        @M.Mervis Nocteau
        Toujours intéressant, mais si confus tant dans le style que sur le fond où on cherche en vain un raisonnement, des liens logiques, des points d’appuis.
        Votre chapô en gras m’est un tissu de non-sens et contre-sens imbriqués. Pourquoi pas !

        Merci, vous m’apprenez le mot adhocisme qu’à l’oral j’aurais, en fidèle tintinologue, volontiers associé à un certain capitaine buveur de whisky.
        J’appelle cela un ismisme, ce procédé paradoxal de suffixation en -isme qui fait de n’importe quel mot substantivé et suffixé l’acteur imaginaire et/ou l’outil de son propre sens. C’est très bizarre çà !
        (D’autant que c’est un procédé addictif et contagieux, je m’en fais l’auto-critique, autant que d’être hadockisto-whiskyste dès midi trente.)

        Bon, donc l’éthique française qui n’existe pas en existant, c’est le personnalisme « qui consiste à tenir le milieu entre l’individualité et la communauté. » Oui pas mal, là on suit. « C’est une façon de sauver sa sphère privée, tout en valorisant le vivre en société. »

        là çà coince faute de distinction explicite entre communauté (endogène) et société (exogène), deux phénoménologies relationnelles antagonistes. Que le personnalisme, je le tente de le comprendre ainsi, s’emploie à harmoniser.

        Après le personnalisme comme « troisième temps » du christianisme, je suis surpris car je pensais le christ justement comme son fondateur audacieux, et en cela révolutionnaire, peut-être utopiste.
        Affaire à suive, c’est l’heure de l’apéro !


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 novembre 12:54

          Merci pour votre retour, ne buvez pas trop pour garder les idées claires, enfin il est vrai que c’est cavalier tout ça. Par contre ce n’était adhocisme, mais adhocratie. On dirait que vous avez déjà bu par mal de whisky pour en faire tout un laïus ! Haha. Allez


        • Martin 22 novembre 14:21

          votre texte est drôle (comme celui des vieux c’était mieux avant), je ne pense pas y adhérer idéologiquement (quelle idéologie ?) mais est-ce grave, non me semble-t-il, puisqu’il se veut non-sérieux (j’en ai eu l’impression en tout cas, sans pour autant en être tout à fait sûr — ce qui est plutôt brillant car cette ambiguïté lui donne un certain charme). Je le mets dans la catégorie des textes humoristiques aux allures savantes, un peu comme les textes de Desproges. 


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 novembre 16:22

            Eh oui, c’est ça, les moeurs, les affaires de moeurs : volage, volatile. C’est comme Jules Renard, disant : « l’organe sexuel est la chose la plus légère au monde : une simple pensée le soulève ». Et effectivement, il y a une forme de drôle, de grotesque, là-dedans, puisque précisément, on y est... et surtout que je le regarde avec tendresse, jamais avec haine.


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 novembre 16:24

            En fait, j’suis comme Macron... l’hypocrisie en moins.


          • hamia 24 novembre 09:52

            La source de toute éthique doit etre la Révélation divine : critère absolu du bien et du mal et baromètre des actions humaines . Védas ,Upanishad ,Thora , Psaumes , Evangile , Coran tous transmettent le meme message à l’éthique universelle : «  Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre. Puis, c’est vers leur Seigneur qu’ils seront ramenés. » Coran 6 -38

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