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Accueil du site > Actualités > Société > L’inadéquation fondamentale

L’inadéquation fondamentale

 En pleine frénésie du corps, du « balance ton porc » et en pleine exacerbation de « l’état amoureux » comme de la guerre des sexes, l’Homo sexualis est en réinvention perpétuelle dans la mêlée de plus en plus confuse de l’internationale des vivants…

 

Il n’est sans doute pas d’expérience plus humaine, plus commune et plus ineffable que celle de « l’amour » palpitant au cœur de chaque existence. Du moins de celles de ces existences qui font vœu d’intensité et ne demandent qu’à s’éveiller à de nouvelles possibilités écrites à fleur de peau - au renouvellement d’un « monde toujours neuf toujours beau toujours enchanté »… Mais voilà : les deux pôles du monde n’arrivent plus à s’aimanter dans nos sociétés verrouillées en mode tout-à-l’ego – alors que le plus insignifiant des invertébrés du règne animal trouve à s’accoupler en toute simplicité...

Pourquoi autant de jeunes femmes vivent-elles dans le dénuement de cette solitude originelle – « ce fond ultime de la condition humaine » (Octavio Paz) ? Qu’ont-elles donc à refuser leur salle de bains ou leur « confiance » au sexe dit « fort » – mais à le traquer partout sur « la Toile », au moyen d’ « applications » sur « smartphones » ou sur « réseaux sociaux » - souvent, pour le rejeter après usage ? Leur conquête de l’autonomie se paierait-elle au prix d’une grande solitude dans cette culture de sex shop à ciel ouvert où tout s’achète et se vend au libre-service de ces métropoles regorgeant d’opportunités et d’options sexuelles prêtes à l’emploi ?

D’ailleurs pourquoi 95% des êtres vivants se reproduisent-ils par accouplement ? Se reproduire et mourir ?

A l’évidence, chacun a besoin encore, à l’heure des bébés-éprouvettes, d’une relation avec quelqu’un, de l’autre pôle du monde ou non, pour se construire, le temps d’une relation vécue comme privilégiée…

Et jamais, il n’y a eu autant d’opportunités de rencontres, comme le constate Bénédicte Ann, love coach de son état… Mais cela facilite-t-il les choses pour autant entre célibertins ?

On le sait, «  l’univers de la rencontre est de plus en plus impitoyable, les pires aspects de la société de consommation l’ont pénétré : abondance et massification de l’offre, comportements pulsionnels, ère des produits jetables, quête à tout prix d’un bonheur dionysiaque  »…

Organisatrice des Cafés de l’amour qu’elle anime dans les grandes villes francophones, Bénédicte Ann rappelle de ne plus se fier au hasard et « d’agir en stratège » – au risque de considérer son « objet » comme un serpent froid trop prompt à se dérober dans les failles et les interstices de l’ego système... L’amour mode d’emploi, c’est consommé – froid comme une vengeance de stratège en chambre...

Mais après tout, il s’agit de travailler à l’amélioration de sa relation au monde ou d’œuvrer à guérir du sentiment de séparation en augmentant son « niveau de conscience » ( ?) pour devenir une « personnalité claire, construite », sachant d’où elle vient et ce qu’elle veut …

« Tirer le numéro gagnant », serait-ce là l’infini à la portée de tous les mammifères sexués, de tous les singes nus et transis au seuil de l’ineffable et de l’inestimable ? Cela est-il jouable en demeurant ancré dans son centre de gravité, en mode « recul par rapport à la société de consommation » ? Et en jouant au mieux des « bonnes techniques » voire de sa solitude originelle ? Comme l’on jouerait d’une note de fond ou d’une couleur de base pour trouver l’harmonie la plus juste dans des communions possibles ?

 

L’œuvre de l’amour…

 

Depuis l’aléatoire moléculérisation de la vie, quelle équation fondamentale est à l’œuvre dans le savoir des corps mis en états d’amour ? Qu’est-ce qui fait couple dans l’écoulement de notre hypermodernité liquide qui ne reconnaît plus ni le prochain ni le semblable – mais juste des « objets de « jouissance » ? Et qu’est-ce qui fait œuvre dans le désir éperdu de faire corps avec l’Autre ?

A l’ère de la marchandisation générale de l’existence, la gamme d’expériences auxquelles on attribue le nom d’ « amour » n’en finit pas de s’élargir jusqu’à l’impensable – mais y a-t-il « en amour » un être assez achevé ?

On le sait : la fidélité ne fait plus recette dans une « société liquide » en mal d’amour qui pousse ses membres en quête perpétuelle d’intensité à multiplier ces « expériences d’amour » dans l’indéfini comme dans l’indéterminable … Le sexe vécu dans l’instantanéité comme dans la jetabilité sans culpabilité aliène autant qu’il libère.

Journaliste indépendante spécialisée dans les questions du travail et de la santé (Le Monde, Rue89, Radio France, France Télévisions, avotresante.net), Elsa Fayner a passé une année en immersion chez les patients en découverte d’eux-mêmes de la sexologue Romy Steiner (un pseudonyme…) pour comprendre ce qui fonde les couples, les cimente – ou les sauve quand ils vacillent : « La relation a besoin d’abord d’un mythe fondateur, que les deux partenaires se racontent comme tels et qui les unit : ils sont ces deux inconnus qui se sont rencontrés par hasard dans la rue, ou lors de ce fameux dîner qui n’aurait pas dû avoir lieu, ils sont « la Belle et la Bête », le prof et son élève, ceux qui ont rompu avec leur famille, etc. Plusieurs éléments sont nécessaires à la nouvelle entité pour poursuivre : d’autres mythes tout au long de leur vie, et des rituels. »

Des fantasmes aux « chemins d’excitation » pris par les uns et les autres pour ne pas s’accommoder des baisses d’intensité du réel, aucun partenaire ne semble s’accorder la reconnaissance qu’il cherche dans le désir de l’autre pour se rassurer… Serait-ce en allant à la rencontre de sa présumée « beauté intérieure » que l’on pourra reconnaître celle des autres ?

Du policier réfractaire aux caresses à la pianiste vierge, Elsa Fayner livre à travers huit histoires vécues une explication des sexes pour une fête des corps éphémères - où l’on ne saurait entrer qu’avec beaucoup de cœur à l’ouvrage...

 

L’amour à l’œuvre….

 

Des « polyamoureux » pour qui la rédemption par la quantité congédie le spectre du manque comme de l’insécurité (sans s’interdire l’approche hautement qualitative …) jusqu’au couple fusionnel, il s’agit toujours de la force d’attraction comme principe d’organisation.

L’obsédante quête de l’âme sœur révèle la crudité du vrai crevant l’écran d’une fabrique des images survoltée. C’est l’amour à l’œuvre, comme un pas de côté, hors des rangs de la normalisation marchande des corps condamnés à la « performance » comme à la « transparence »…

C’est la danse vitale des flamants roses – ceux qui ne disposent pas de pattes ni de ruses ou de « moyens de pressions sociales » pour forcer l’accouplement, comme le constaterait tout ornithologue avisé – et parfaitement étranger aux mœurs prédatrices de quelques nababs de la fabrique du rêve hollywoodienne…

Est-ce pour cela que les passereaux développent leur art inégalé du chant comme les flamants roses, les paons, les tétras-lyres et autres oiseaux de paradis déploient les splendeurs de leur art chorégraphique dans le grand concert des vivants ? Quoi de plus naturel en somme que de faire vivre l’amour entre mortels, aux antipodes des prédations de toute nature – sans se complaire à être boucher, chasseur, proie ou bourreau ?

Dans La fin du surmâle (Calmann-Levy, 1973), l’anthropologue Elaine Morgan (1920-2013) prophétisait : « Il se peut fort bien que pour l’Homo sapiens de l’avenir, les manifestations extrêmes des comportements de domination et d’agressivité soient désavantageuses en matière d’évolution ; et s’il en était ainsi, l’homme s’en débarrassera peu à peu de la même façon que jadis il s’est débarrassé de son pelage »…

Claude Lévi-Strauss (1908-2009) n’affirmait-il pas que la collision des sexes fut le premier terrain de rencontre de la nature et de la culture ? Voire l’origine de la culture, faute d’être celle du monde ou du vide entre les mondes ?

Bénédicte Ann, C’est décidé, j’arrête d’être célib !, Albin Michel, 190 p., 14,50 €

Elsa Fayner, Sexo thérapies, Seuil, 238 p., 18 €


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46 réactions à cet article    


  • Si vous n’avez pas su vous frotter à l’amour, même FOU, votre vie ne vaut pas la peine d’être vécue:sept expériences. Chaque fois différentes, chaque fois la même. Mon truc qui fait crac-boum-hue. Pas grand chose. Cherchez dans les restes de la sociétés, là ou brillent les diamants. Loin des autoroutes de la con-sommation. 


    • bob14 bob14 7 janvier 07:14

      C’est fou le nombre de femmes qui ce sont mises à genoux pour avoir un rôle au cinéma ?

      Au fond le 7eme art c’est le bordel...


      • lephénix lephénix 7 janvier 10:47

        @Ysengrin

        l’autre pôle du monde, indéniablement , la plus haute expression de la vie sur Terre - et notre avenir si elles ne singent pas l’homme et ne se complaisent dans la contrefaçon de la féminité....


        • @lephénix


          Exactement. La femme peut rentrer dans les domaines que la civilisation a longtemps considéres comme le privilège des hommes : la création (les femmes étant cantonnées à la « reproduction »)., mais de grâce cessez de vouloir leur ressembler dans ce qu’ils ont de plus abject : l’instinct de domination et la haine de la nature.

        • Fifi35 Fifi35 8 janvier 11:33

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Bonjour Mélusine.
          « L’instinct » de domination n’est pas le propre du mâle, mais de l’humanité et du vivant en général !
          La femme exerce également une forte dominance, différente dans sa manière que l’homme.
          La dominance est l’exercice naturel du vivant à l’état de nature. En résumé, c’est survivre ou mourir.
          Si tu souhaites l’égalité Homme/Femme, seule la culture (civilisation) pourra te l’offrir .
          La Nature est « injuste » par définition. Les forts mangent les faibles dans tous les sens du termes. L’éthique et la morale n’ont rien à y faire.
          Il ne faut pas confondre égalité avec similarité. La femme et l’homme seront toujours différents dans la pensée et dans l’agir. Et si nous sommes toujours sur cette planète depuis plus de 200 000 ans, c’est que cela fonctionne bien. Nous sommes indispensables l’un à l’autre.
          L’injustice est un état de la culture, et c’est sur ce terrain que l’homme peut s’améliorer pour rendre plus égalitaire la relation qu’il a avec la femme. Et de ce côté-là, je concède qu’il y a encore fort à faire...


        • @Fifi35

          Oui, mais comme le dit l’auteur, je suis hors-sol et mes schémas de couples étaient et sont très anti-conformistes. Si l’homme et la femme le voulaient, il se rendraient compte qu’au fond, ils sont très semblables et ont les mêmes aspirations. C’est le modèle dévoyé de la religion qui a introduit le schisme. 

        • Fifi35 Fifi35 8 janvier 11:56

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Vous êtes donc bien une femme de culture !
          Hommes et femmes aspirent au bonheur, mais le chemin emprunté est et doit être différent. C’est ce qui fait barrage (pour l’instant) à une forme de pensée unique mondialisée. Notre sexuation nous fait penser différemment suivant que nous soyons homme ou femme. Et c’est une chance formidable ! 
          La religion est le propre de l’homme. Elle est le fruit de notre nature mise en forme par la culture.
          La religion, c’est l’inconscient de l’homme transcrit par le verbe. Il ne faut pas la rejeter, mais plutôt faire avec et tenter d’en anticiper les excès.
          Parole d’athée


        • @Fifi35

          J’ai lu Festugière et suis profondémment religieuse (reliante). Mais plus proche d’Hildegarde von Bingen que des buchers de l’inquisition. N’admettant de féminin que la vierge pure. Ou comme mes grands-parents qui conçurent mon père par la fente d’un drap.

        • @Fifi35


          Vous en êtes encore à opposer culture et nature. Et que faite-vous de l’agriculture ? 

        • Fifi35 Fifi35 8 janvier 17:07

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          L’agriculture c’est la culture de la nature. Pas d’opposition. Juste deux états qui ne sont pas miscibles.


        • @Fifi35


          Hier, j’ai regardé une superbe émission sur Arte et la découverte des chars anciens et de la roue en chine. Que je sache, ceux-ci étaient construits de bois, de bronze, de pierre. Juste retravaillé par l’homme et sa science. Il s’agit bien plus d’une fusion. La nature guidant la main se l’homme,....Il s’agissait de faire entrer les rayons dans 18 puis 28 trous. C’est en écoutant la torsion du bois et y joignant sa science mathématique que l’union fut possible. 

        • Fifi35 Fifi35 8 janvier 17:20

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          La féminité c’est exactement l’inverse de la virginité !
          La virginité est un culte patriarcal qui met la femme en place d’objet. Dans l’ancien testament, on demandait aux couples d’user des délices de la chair pour se rapprocher de Dieu.
          La culture judéo-chrétienne a sali ce cadeau de la vie pour des raisons sociétales et mercantiles. Nous voyons ce que cela à donné...


        • @Fifi35
          You tube cantitique de cantiques Bashung


        • @Mélusine ou la Robe de Saphir.


          Lire : Cantique des cantiques.

        • Une femme sera d’autant plus aimée qu’elle aide l’homme à retrouver sa part féminine. Si elle ne sert qu’ à le confirmer dans sa masculinité sèche, il ne faut pas s’étonner que le couple lui-même finisse par se statufier dans l’ennui d’un quotidien codifié selon les règles de la sociéte. Un couple qui roule bien, sait avant tout : « jouer ». Etre dans la joie des passantes inconnues qui renouvelent le rythme journalier du train qui nous mène vers les « Siècles à venir » (Henri Michaux)


          • Albert123 7 janvier 12:16

            Rue89


            Ses journalistes génération z à la cervelle peu irriguée, sa ligne rédactionnelle misérable et ses 50 nuances de néo féminisme lgbt pour hyppocrites de 1 ere catégorie, 

            En matière de rapport hommes femmes, c’est surtout ce qu’il faut éviter de prendre comme modèle a moins de vouloir s’assurer échecs et déconvenus à répétition, 

            Un ramassis de journalistes aliénées ne peuvent être attirées que par des cas leur ressemblant afin de se rassurer elles même du bien fondé de leur propre folie

            Il est trés simple de comprendre pourquoi ce genre de profil qui se refuse au logico cognitif pour lui préférer le paralogisme n’arrive à rien de durable avec qui que ce soit en matière de relation humaine.

            Je ne donne pas 10 ans à notre civilisation si le diktat des lolitas s’installe définitivement (ce qui est visiblement le cas) et ce ne sera pas seulement la faute des petites cruches mais surtout des mâles primaires qui sont tout émoustillés par des fillettes hypersexualisés qui ne deviendront certainements jamais des femmes.






            • lephénix lephénix 7 janvier 12:17

              @Melusine

              il y a des femmes de proie, de plus en plus, comme il y a des hommes de proie ou des poissons volants - tout se dénature sauf pour les poissons volants... les anthropologues diraient que l’assujettissement des femmes constituait le pilier des sociétés humaines organisées autour de la « norme virile », ça ne change pas forcément en bien mais dans l’indifférenciation de la prédation : l’ultime défi anthropologique serait de s’affranchir du besoin de domination car l’homme comme la femme sont désormais dominés par la domination qu’ils veulent exercer - quel aphrodisiaque, de bas-fonds en charniers...alors qu’il n’ y aurait qu’à retrouver juste une proximité vitale avec chaque existence dans l’univers...


              • zygzornifle zygzornifle 7 janvier 14:41

                Bientôt avec les robots bourrés d’intelligence artificielle on choisira sur l’écran de son smartphone la gaterie que l’on désire , n’oubliez pas de vidanger de temps en temps le compartiment a semence  ..... 


                • Platonicienne, j’aime ce qu’il dit de l’amour. Nous sommes destinés à la bonne personne qui nous complète parfaitement. Synchronicté. Cela s’appelle le « Coup de foudre ». Voir ce superbe Film : ADALINE. Un peu comme les Trilobites.


                  • Fifi35 Fifi35 8 janvier 11:45

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    La première illusion du couple c’est la complétude. Ne faire qu’un avec l’autre...
                    Illusion de croire que l’amour recompose la division de l’homme et de la femme en un être unique.
                    C’est de cette croyance platonicienne que naît bien des désillusions dans les couples.
                    Accepter la division autorise le sujet à exister en tant que tel et ainsi permet l’échange vrai dans le couple.
                    Quelle richesse que d’essayer de comprendre l’autre dans sa différence fondamentale. Un voyage passionnant d’une vie...de couple !


                  • @Fifi35


                    Vous confondez fusion (déni de la différence) et complémentarité. C’est bien l’image du trilobite,...concave-convexe.

                  • @Fifi35
                    « Accepter la division autorise le sujet à exister en tant que tel et ainsi permet l’échange vrai dans le couple ». Justement, c’est en affirmant sa différence que la complémentarité devient possible. C’est en me sentant femme que j’attire ma moitié.


                  • Fifi35 Fifi35 8 janvier 12:05

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Je pense que c’est vous qui êtes dans la pensée de fusion.
                    Vous parlez de « moité », de « complément » comme si vous étiez incomplète.
                    Je préfère le mot supplément employé par Lacan plutôt que complément, car cela libère le sujet d’une possible forme de dépendance à l’autre. Comme le nourrisson avec sa mère.
                    Et pour revenir à l’essentiel : l’important c’est d’être heureux et complet seul, puis à deux.


                  • @Fifi35

                    Lacan qui recevait ses patients en se rasant,... Non merci. J’ai pris de lui le meilleur, laissant aux intellos désséchés le reste. N’a-t-il pas énoncé que la seule femme de l’homme est la « garce » (sous entendu : le garçon,...). 

                  • Fifi35 Fifi35 8 janvier 16:13

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Je ne suis pas psy. J’ai lu quelques ouvrages de Lacan par curiosité. C’était un homme provoquant par son langage. Difficile à comprendre, ses notes ouvrent des perspectives à qui veut bien lui consacrer du temps. Je n’ai lu ni entendu cet énoncé au sujet des femmes. « Garce » est le féminin de gars avec une connotation péjorative mais aussi admirative. Un mot ambivalent certes !
                    Par contre, je puis vous certifier qu’il aimait les femmes. C’était un homme galant et prévenant. Et lorsqu’il a affirmé que « la femme n’existe pas  », je puis vous assurer que c’est bien une ode à la féminité qu’il venait de constituer, dans son apport clinique. Quant à l’individu et son histoire, comme nous tous il avait ses zones d’ombres.


                  • J’ai aussi constaté que les « enfants dits de l’amour » ont plus de chance de le rencontrer. Raison pour laquelle je ne prônerai jamais la PMA. Le passage par le médical pour procréer n’aide pas à cette synchronicité qui participe de la rencontre amoureuse. 


                    • Armelle Armelle 8 janvier 12:02

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Que devrait-on alors penser de la PCA ?!? « la procréation chrétienne assistée » dont a fait l’objet (nous dit-on) JC ?!?!?
                      Alors si vous dites vrai, il est étonnant de voir l’église s’étonner du manque d’amour et d’empathie sur terre au bout de 2000 ans !!!!!!!!



                    • Armelle Armelle 8 janvier 12:17

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Que dois-je y lire dans votre lien ? je suis aveugle d’un seul coup !!!
                      J’aurais adoré que nos peintres au fils des siècles, se torturent l’esprit pour immortaliser, chacun à leur façon, l’étreinte de Marie avec son géniteur...D’ailleurs votre protégé Botticelli aurait sans doute laissé qqes oeuvres délicieuses...


                    • @Armelle

                      Je peins des couple dans l’accouplement. Ce moment de fusion. Certes qui ne durent que quelques instants. Un instant déternité comme dirons certains. Quin ensuite nous permet de retrouver le réel augmenté da sa rêverie. Il vaut mieus affronter ses factures ou la vaiselle, le coeur heureux de ses souvenirs qu’amer parce que la vie, c’est pas de la tarte. Lire : Jacques Steinbeck : TOI MA NUIT. 

                    • Armelle Armelle 8 janvier 12:26

                      @Melusine ou la robe de saphir,
                      Mais de toute façon je pense que le sujet ne peut que prêter à s’égarer dans la mesure où nous ne parvenons décidément pas à admettre que l’être humain n’a absolument rien en héritage. TOUT EST ACQUIS. Nous bénéficions du strict et même matériel dès la naissance et la forme et la qualité de nos acquis se construisent en fonction de l’environnement dans lequel nous évoluons. L’enfant dont vous parlez n’a pas d’amour a donner parce qu’il serait né de l’amour mais bien parce qu’il a évolué dans un environnement où l’amour est distribué !!!


                    • @Armelle


                      Grandede rêveuse, je sais ce qu’il en est de l’inconscient collectif. Cela s’appelle la phylogenèse. Plus précisément l’ontogenèse est la science qui étudie la croissance et le développement d’un individu à partir de l’oeuf (ovule fécondé par un spermatozoïde) jusqu’à l’âge adulte. Le terme ontogenèse ne doit pas être confondu avec celui de phylogenèse qui désigne le développement de l’espèce.

                    • Armelle Armelle 8 janvier 13:09

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Oui c’est un fait, l’ontogenèse  désigne le développement psychologique d’un individu depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte et plus généralement, pour désigner les transformations structurelles observées dans un système vivant, mais en aucun cas ne désigne ni ne définit les origines ni les sources de ces transformations. Et c’est précisément à travers l’environnement de l’enfant que naissent ces transformations !!! Ces transformations n’ont absolument rien de génétique et n’ont aucun lien avec une notion d’organisation naturelle ou divine !!!
                      Nous aurions la capacité de faire évoluer un même enfant dans une famille « aimante » puis dans une famille totalement dénuée d’empathie, bien évidemment que cet enfant en question ne serait pas le même à l’âge adulte !!!
                      Je suis désolée mais c’est l’éducation qui fait TOUT de l’être, rien d’autre !!!


                    • @Armelle

                      Je ne vous suis pas sur ce chemin. Ayant fait des thérapies, j’ai vu des enfants élevés dans ce quii s’appelle l’apparence d’un bon environnement et bloqué dans leur problématique (Winnicott, lire le « faux self ») et d’autres avec un passé tragique se développer harmonieusement parce qu’ils savaient d’où ils venaient et étaient portés par leurs ancêtres. Exemple : Charlie Chaplin. Bon ! le personnage n’est pas parfait.

                    • Armelle Armelle 8 janvier 14:54

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Je ne vous suis pas plus dans le vôtre, d’ailleurs vous en donner vous-même sans le vouloir une explication ;
                      « l’apparence d’un bon environnement »
                      D’ailleurs qu’est-ce qu’un « un bon environnement » ? Comment et par quoi le défini t-on ?
                      Et des contre exemples au vôtre, on en trouve à la pelle, les familles d’accueil sont pleines d’enfants « issus de l’amour » comme vous dites, les prisons aussi...
                      Le vécu dessine l’avenir et c’est logique puisque l’avenir n’est que la somme des conséquences du passé !!! Douteriez-vous de cela ?
                      Alors d’après vous, nous naissons catholique, musulman ou athée ? L’enfant devient catholique parce qu’il évolue dans une famille de catholiques, ni plus. Ni moins. Et dans cet esprit je ne vois pas comment un enfant qui n’a pas reçu d’amour, pourrait, lui en donner ! De même que l’enfant banalisera la violence s’il évolue dans une famille où celle-ci est omniprésente !!!
                       smiley


                    • Fifi35 Fifi35 8 janvier 16:23

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Vous m’amusez Mélusine. C’est au moment de l’orgasme que les êtres sont le plus éloignés l’un de l’autre !
                      Chacun est dans son ressenti, coupé de l’extérieur. Un moment d’égoïsme partagé. Par contre, tout ce qui se passe avant est un réel moment de partage, d’échange et d’amour. Vous êtes encore dans une illusion de fusion, comme le nourrisson avec sa mère.
                      Par contre, peindre ce moment est une belle manière de sublimer l’acte amoureux. Je vous envie, car je suis nul en peinture.


                    • Fifi35 Fifi35 8 janvier 17:03

                      @Armelle
                      Bonjour Armelle.
                      Je suis d’accord avec vous.
                      L’éducation et l’instruction prennent une part prépondérante dans l’individuation d’un enfant. Pourtant il ne faut pas oublier l’héritage génétique, cette partie innée qui joue également un rôle important dans notre développement.
                      L’éducation au sens large permet de contrarier notre destinée et nous donne un plus de liberté d’autodétermination.


                    • @Armelle


                      Je vous invite à lire : Femmes qui dansent avec les loups de Clarissa Pinkola Estè. Javais aussi l’impression d’être étrangère dans ma famille (le vilain petit canard dans une famille hyper catho). J’ai aussi trouvé ma famille de rêve en 1979. Celle que j’aurais aimé avoir : libre, sexuellement libérée, chaleureuse et loin du climat de protestantisme de mon enfance. 

                    • Fifi35 Fifi35 9 janvier 10:58

                      @ysengrin
                      Bonjour,

                      J’entends bien ce que vous voulez dire.
                      Vous comprendrez également que cette connexion « cosmisque » n’est qu’une construction mentale et que rien ne sort de nous pour aller vers l’autre.
                      Cela n’empêche pas l’émerveillement et l’idée de fusion ou d’osmose avec l’Autre ou le divin.


                    • L'Astronome L’Astronome 8 janvier 10:02

                       
                      «  A l’évidence, chacun a besoin encore, à l’heure des bébés-éprouvette...  »
                       
                      Hé oui, nous sommes en plein dans l’époque des « FrankWeinstein »
                       

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