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Accueil du site > Actualités > Société > L’inconscience des privilégiés

L’inconscience des privilégiés

J'apprécie beaucoup encore de me promener dans Paris. Cela m'agace toujours cette nostalgie d'un Paris idéalisé à la Doisneau ou à la Amélie Poulain qui n'a jamais vraiment existé tout comme celui de Audiard qu'il reconnaissait lui-même avoir reconstruit. Le Paris réel est tellement plus passionnant si c'était possible. Les cages d'escalier à l'époque des photos du premier sentaient le chou cramé et la pisse. Les clodos y élisaient domiciles le soir venu lors des premiers frimas. Quant au Montmartre de l'héroïne de Jean-Pierre Jeunet il est depuis longtemps colonisé par les bourgeois pédagogues en quête d'authentique ripoliné à peu de frais, un authentique reconstruit, un authentique frelaté sans pauvres si vulgaires ma chèèère....

 

Cependant, cela n'enlève pas encore au charme de la ville, un charme parfois canaille, de moins en moins. Paris s'assagit, Paris se provincialise doucement. Et il est très amusant d'écouter les conversations des privilégiés qui sont maintenant la seule population pouvant se permettre d'y vivre. Leur insouciance serait presque sympathique, presque charmante, si elle ne se doublait d'une telle inconscience, d'un tel égoïsme égocentré tellement hors sol, tellement déconnecté du réel.

 

On peut les voir attablés, frais minois et habits légers, en déguisement décontracté, ne se posant aucune question existentielle, aimables comme d'aimables et gentilles bêtes de somme ayant du mal à distinguer le paysage au delà de leur museau.

 

Il ne faudrait pas se moquer. La plupart de ces pauvres petites filles riches, pauvres petits garçons gâtés ont des gros soucis. Ils sont totalement immatures et incapables de se fixer, d'aimer à long terme. Ils se justifient en arguant que leur vagabondage sexuel fait d'eux des aventuriers de la sexualité des temps modernes, des combattants contre l'ordre moral pourtant réduit comme peau de chagrin depuis belle lurette. C'est très commun ce vagabondage, cela l'a toujours été chez les riches. La seule différence notable est qu'auparavant ils camouflaient tout cela derrière les paravents d'une morale apparemment très sévère l'étant tant que l'on préservait les apparences de respectabilité.

 

On trouve parmi eux nombre de vieilles petites filles qui la quarantaine bien sonnée ont l'immaturité sentimentale d'une gamine de douze ans, beaucoup de vieux petits garçons narcissiques au dernier degré à force d'être choyés ne comprenant pas qu'ils n'ont jamais été véritablement le centre du monde contrairement à ce que leur éducation suggérait. Ils baguenaudent de lit en lit, se leurrent constamment. Il leur arrive de temps à autre d'avoir qui une crise mystique, qui une crise de civisme. Et les voilà plus religieux qu'un inquisiteur, plus soucieux des valeurs républicaines qu'un Fouquier-Tinville de la grande époque.

 

Bien sûr cela ne dure pas. Se soucier de valeurs quelles qu'elles soient suppose de se soucier des autres, de faire preuve d'une réelle altérité envers son prochain, voire de s'inquiéter de valeurs morales (mot grossier s'il en est dans ces milieux). Plus rarement, beaucoup plus rarement, du fond de leur abîme de néant, certains se réveillent et se révèlent enfin découvrant une spiritualité solide, se cultivant enfin.

 

Les autres continuent se s'amuser et de danser au-dessus du volcan, qui commence à gronder...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury - Grandgil

 

illustration ("le journal d'une femme de chambre" de Mirbeau adapté par Jean Renoir) prise ici


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48 réactions à cet article    


  • ysengrin ysengrin 21 novembre 09:15

    Bonjour


    Les clodos y élisaient domiciles le soir venu lors des premiers frimas


    Aujourd’hui ils crèvent dans la rue... Quel progrès... 

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 21 novembre 10:05

      @ysengrin
      Hé oui, il y a encore moins de justice sociale


    • Fergus Fergus 21 novembre 09:51

      Bonjour, Amaury

      « Cela m’agace toujours cette nostalgie d’un Paris idéalisé à la Doisneau ou à la Amélie Poulain qui n’a jamais vraiment existé »

      Pas d’accord avec cette affirmation. Il y a eu plusieurs quartiers de ce genre dans la capitale. Cela a notamment été le cas de la Butte-aux-Cailles (13e) où j’ai habité durant des années. Entre ses vieux habitants, son café-tabac, ses petits commerces de bouche et ses restos à la bonne franquette, il y régnait très exactement ce genre d’ambiance de village. Mais je reconnais bien volontiers qu’il est devenu depuis un quartier de bobos.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 21 novembre 10:06

        @Fergus
        Je daterai le début de la bobolisation au début des années 90


      • velosolex velosolex 21 novembre 22:11

        @Fergus
        D’accord avec vous. « Les escaliers qui sentaient la pisse » pour parler d’un Paris rétrospectif, avec l’oeil critique et hygiénique de maintenant, me semble pas très pertinent. Pour parler d’une époque passée, prière de ne pas projeter ses valeurs, et les conformismes bobos qu’on a acquis. Je ne conseille pas à l’auteur d’évoquer le moyen age, et les pots de chambre qu’on balançait du premier étage dans la rue, spectacle que j’ai vu dans les années 70 au Népal, et qui valait un voyage dans le temps...

        Le Paris des années 50, 60 étaient encore très populaire. Je me souviens du quartier des halles, où j’accompagnais mon père, qui allait acheter là bas ses feuilles de cuir et de crêpe, car il était cordonnier...Je me souviens des manufactures encore au centre de Paris, des patronnes de bistrot pleines de gouailles « Alors mon biquet, tu veux une grenadine... » Alors bien sûr, les façades n’étaient pas très propres, passées au karcher, mais la ville vivait, avec ses ouvriers, ses meublés sans douche et pas cher, sans caution, à la confiance.....Et encore même des marchandes des quatre saisons...Je vous parle d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaitre....Un paris plein d’odeurs et de sueurs, où le sifflet d’un affûteur de couteau joyeux réjouissait les autres

      • velosolex velosolex 21 novembre 22:15

        @velosolex
        Pour la photo, noire et blanc bien sur avec Leica, dont je suis amoureux, je conseille davantage que Doineau, trop malin, qui faisait souvent poser ses sujets, (voir l’histoire des amoureux du pont neuf) celle de Willy Ronis, un poète avec un appareil photo. 


        J’ai toujours dans la tête cette photo magnifique où l’on voit deux enfants jouer dans le fond d’une péniche transporteuse, vide. 
        Cliché admirable pris par Willy Ronis, magie du coup d’oeil, de l’exécution rapide. Tout le Paris de ces années là est là. 

        Alors là en cherchant le lien je tombe sur le cul, en découvrant que c’était la photo préférée du maitre

      • Fergus Fergus 21 novembre 23:01

        Bonsoir, velosolex

        « je conseille davantage que Doineau, trop malin, qui faisait souvent poser ses sujets, (voir l’histoire des amoureux du pont neuf) celle de Willy Ronis, un poète avec un appareil photo." 

        Voilà qui me fait chaud au cœur ! Moi aussi je ne cesse de dire que Ronis a été bien meilleur que Doisneau dans sa manière de saisir la vérité des quartiers populaires. Les photos de Ronis sont éclatantes de naturel là où celles de Doisneau sont « scénarisées » et souvent « posées » comme vous l’avez souligné.

        Dans un texte de 2008, j’ai évoqué le Paris populaire que j’ai connu gamin : Je me souviens...



      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 22 novembre 09:25

        @velosolex
        oh oui mois aussi je préfère largement Willy Ronis


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 21 novembre 09:58

        Les « incoyables » et les « méveilleux » ont toujours existé dans les métropoles cosmopolites. Ils changent de costumes et de registre vocal, mais ce sont toujours les mêmes marionnettes, régulièrement remises au goût du jour.


        • Fergus Fergus 21 novembre 13:48

          Bonjour, Jeussey de Sourcesûre

          C’est tout à fait exact ! Et selon les quartiers où l’on peut rencontrer, les codes changent.


        • Loatse Loatse 21 novembre 10:34
          Bonjour amaury,

          les valeurs que nous perdons, d’autres viennent en masses avec.... la nature ayant horreur du vide (spirituel notamment)

          je vais résumer ce que je constate : plus paris est à poil (dans tous les sens du terme sauf peut être matériellement) plus la province se « couvre »... 

          comprenne qui pourra. Tout ce que je sais c’est que la ville ou je suis née ou j’ai vécu mes plus belles années est devenue une ville (un repaire) de démons.

          je sais le mot est fort, peut sembler exagérer mais si je l’utilise ce n’est pas à la légère mais en toute connaissance de cause.




          • oncle archibald 21 novembre 10:49
            Le seul reproche, au demeurant
            Qu’aient pu mériter mes parents
            C’est de ne pas avoir joué plus tôt
            Au jeu de la bête à deux dos

            C’était radio-nostalgie .....


            • francois 21 novembre 10:57

              « La plupart de ces pauvres petites filles riches, pauvres petits garçons gâtés ont des gros soucis. Ils sont totalement immatures et incapables de se fixer, d’aimer à long terme. »


              Pousser la branlette à ce point, c’est du lard.

              Il est temps de faire dégonfler votre grosse tête Amaury Grandgil

              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 21 novembre 11:00

                @francois
                Et vous la vulgarité


              • francois 21 novembre 11:23

                @Amaury Grandgil

                je m’inspire de votre prose (pour la vulgarité)

                Si j’ai bien compris, vous avez tenté de draguer une rombière de 40 ans, elle vous a toiser de haut et vous à renvoyer à votre statut de prolo.

                y a pas de honte à être un prolo ame aux riz.

              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 21 novembre 12:40

                @francois
                Ah c’est pour ça !

                Non, pas du tout


              • Arcane arcane 21 novembre 19:39

                @francois

                 smiley smiley smiley

                A rajouter à la liste, ce passage auto-résonnant qui m’a fait le plus marrer :

                "beaucoup de vieux petits garçons narcissiques au dernier degré à force d’être choyés ne comprenant pas qu’ils n’ont jamais été véritablement le centre du monde contrairement à ce que leur éducation suggérait." smiley


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 22 novembre 09:26

                @arcane
                tiens l’indic n’en rate pas une pour déverser sa haine


              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 22 novembre 09:42

                @arcane
                du niveau c’est çui qui dit qui y est quand je pense que ça ça vote


              • ysengrin ysengrin 21 novembre 11:00

                La boboisation ou gentryfication à commencé il y à bien plus longtemps les bobos ont expulsé sans vergogne les classes populaires des centre ville et ont provoqué la bulle immobilière à Paris mais de même à Lyon ou Saint Jean et les pentes de la croix rousse sont désormais interdits au gueux 


                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 21 novembre 11:00

                  @ysengrin
                  C’est de pire en pire depuis l’élection de Chirac en 1977 à Paris.


                • ysengrin ysengrin 21 novembre 11:10

                  @Amaury Grandgil
                  Élection de Chirac 


                  et arrivée de la gauche caviar au pouvoir années 80

                • Rincevent Rincevent 21 novembre 13:33

                  @ysengrin

                  L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Quand certains programmes immobiliers ont commencé à s’intéresser à des quartiers populaires, c’était (officiellement) dans un but de mixité sociale. Soit. Mais, le marché de l’immobilier étant ce qu’il est, le résultat a été tout autre. Devant la demande grandissante et avec leur puissance financière, les promoteurs ont racheté des blocs entiers à des proprios touchés par la (les) crise(s), y compris des ‘’institutionnels’’ (banques, assurances, etc). Au final, adieu la mixité et le vrai populo s’est retrouvé progressivement repoussé encore plus loin, encore une fois…


                • Fergus Fergus 21 novembre 14:02

                  Bonjour, Ysengrin

                  « les bobos ont expulsé sans vergogne les classes populaires des centre ville »

                  Non, c’est faux ! Ce qui s’est passé, c’est que les anciens quartiers sont devenus progressivement insalubres, ce qui a conduit à les raser pour reconstruire ou à les restaurer. Cela a entraîné des grosse dépenses pour la mairie et les bailleurs sociaux, et de gros investissements pour les promoteurs privés. Il s’en est suivi une forte hausse du prix du m² et donc des loyers que les anciens locataires n’ont pu payer ce qui a entraîné leur départ vers la périphérie.

                  Mais ce phénomène n’est pas propre à Paris ou aux métropoles françaises : on constate le même phénomène partout dans les grandes villes d’Europe, quelle que soit la couleur politique de leur équipe municipale.


                • ysengrin ysengrin 21 novembre 15:57

                  @Fergus

                  Le résultat est le même les bobos ont pris la place des plus modestes en se la jouant proche du peuple puisqu habitant dans les quartiers dits popu 

                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 22 novembre 09:27

                  @ysengrin
                  ils ont en effet viré tous les plus modestes, il n’y a plus de mixité sociale


                • Fergus Fergus 22 novembre 11:44

                  Bonjour, Amaury Grandgil

                  « il n’y a plus de mixité sociale »

                  Si, il en reste dans les quartiers de l’est parisien où est concentré la majorité du parc social. Mais même en HLM les loyers sont relativement élevés et contraignent toujours plus d’habitants des classes populaires à s’éloigner vers la petite et la grande banlieue.

                  Et encore une fois, arrêtons de dire ou d’écrire « ils ont (...) viré tous les plus modestes ». Pas plus à Paris qu’à Amsterdam, Berlin ou Bruxelles, pas plus que dans les grandes métropoles régionales, ce phénomène n’a été voulu : il est la conséquence de la vétusté et de l’insalubrité - potentiellement dangereuses - de l’habitat ancien. Un habitat de surcroît dépourvu des éléments de confort qui sont aujourd’hui devenus des normes obligatoires. Tout cela a conduit à des transformations radicales de l’urbanisme et à faire disparaitre les fameux loyers de 1948. A titre d’information, j’ai une belle sœur âgée (92 ans !) qui bénéficie encore de ce loyer mais qui est contrainte de ce fait de vivre dans un deux-pièces dépourvu de salle d’eau !!! 


                • velosolex velosolex 22 novembre 16:41

                  @Rincevent
                  La mixité sociale a été beaucoup moins apprécié, quand la municipalité a eu l’idée d’imposer un refuges de nécessiteux dans le seizième. Voilà que des bourgeois ont manifesté pour la première fois de leur vie....Certains ont même tenté de mettre le feu, un scandale révélateur de leur esprit....

                  Revient la place disproportionnée qu’à cette ville dans notre pays hyper centralisé, qui pompe tous les bâtiments prestigieux, les sièges d’entreprises, les plates formes nationales et internationales. Vous nous remettrez encore un musée, et les jeux olympiques. Le monde culturel bien sûr n’est pas en reste. Un benêt qui fait spectacle à Paris, aura des critiques et des invitations, les radios les journaux et les télés invitant en boucle, tandis que des talents dits « de province »,continueront d’être superbement ignorés, dans une forme d’esprit remontant à l’ancien régime, où déjà comme disait Montesquieu en raillant ’il n’y est de bons becs qu’à Paris.....
                  Si l’on veut admette par esprit provincial, un esprit restant lié au passé, n’ouvrant pas les yeux sur le reste du monde, cultivant des clichés dépassés, fier de son clocher, et caricaturant les autres en « paysans » alors il n’y a pas plus provinciaux que les parisiens...Inutile de dire que cela s’est même caricaturé, la population Parisienne ne payant pas les injustices de plus marquées liées au restant du territoire, ces zones grises où la survie est à l’ordre du jour. 

                • velosolex velosolex 22 novembre 16:47

                  @Fergus
                  Il y aurait beaucoup à dire sur ces fameuses normes, soit disant à but sécuritaires, mais qui poussent sur le trottoir un type qui avait un abri....La dernière moulure sous les prétextes les plus nobles, étant le renforcement du controle technique des voitures....Bien sûr, pas de pensée malsaine, ou de buts qui ne disent pas leur nom.

                  On remarquera qu’’on sera moins exigeant avec le glyphosate, qui fait des millions de morts. Ne parlons pas du diesel, où il est pressé d’attendre...Quid du principe de sécurité à géométrie variable ?

                • Fergus Fergus 22 novembre 17:46

                  Bonjour, velosolex

                  Pour les voitures, je n’ai pas vraiment d’avis, mais pour les immeubles je ne peux qu’approuver les normes qui ont été imposées au fil du temps. Non sans raisons.

                  Il y a quelques dizaines d’années de cela, j’ai été amené à visiter - pour recouvrer des cotisations et établir des contacts - de nombreux logements des 13e et 14e arrondissements où vivaient des « associés » (supporters) du Paris FC, un an avant que ce club ne devienne le PSG. J’ai découvert en cette occasion de nombreux immeubles vétustes, et même insalubres et dangereux, avec par exemple des fils électriques dénudés dans les parties communes. Un certain nombre de ces immeubles ont été détruits pour reconstruire des habitations modernes et sûres ; d’autres ont été réhabilités par les bailleurs privés ou publics.

                  Il en est pourtant resté ici et là, et quelques-uns ont eu un destin tragique. Cela a notamment été le cas de l’immeuble vétuste du 20 boulevard Vincent Auriol, immeuble où avaient habité des gamins qui allaient dans la même école que mon fils alors que j’habitais à 150 m de là. Cet immeuble a par la suite été géré par l’association Freha pour le compte d’Emmaüs, et l’on y a entassé des dizaines d’Africains. Après quelques départs de feu sans conséquences graves, cela a été le drame : l’escalier en bois s’est embrasé un jour d’été 2005. Bilan : 17 morts dont 14 enfants !

                  C’est pourquoi je suis favorable aux normes d’habitat.


                • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 23 novembre 08:49

                  @velosolex
                  Pour la construction du foyer de SDF et migrants dans le XVIème je m’en souviens, j’y bosse.

                  Dans mon lycée tous ces braves de gens de gauche, tellement de gauche, affirmaient qu’ils étaient ravis, et puis ils ont réalisé qu’on en aurait dans nos classes. alors là ça n’allait plus du tout, lettres au rectorat, protestations, panique...

                  Moi je ne voyais pas le problème, j’étais bien un des rares...


                • ♂♪♫ 21 novembre 12:43

                  Boff... il n’y aura pas de volcan qui gronde... même les gueux se prennent pour des riches et les singent.


                  • Albert123 21 novembre 14:46

                    « Paris s’assagit, Paris se provincialise doucement. »


                    laissez donc la province où elle est,

                    Paris n’a rien de sage, elle est hystérique, narcissique et aliénée, pour synthétiser, Paris est mondialiste, la province elle est française.

                    Et depuis plus de 15 ans Paris n’est effectivement plus que le repère de pornographes mondialistes ravagés du bulbe qui nous ont infligés : les plages nudistes, les chars où on se fouette vêtu de cuir, les godemichés géants gonflables et les containers assemblés en position de levrette (j’en oublie certainement, mais en gros pipi / caca / culcul à tous les étages)

                    Bref Paris est surtout dirigés par des adulescents dont le cerveaux est resté bloqué au niveau des parties génitales, adulescents eux même élus par d’autres adulescents tout aussi obsédés par leur entre jambes.


                    • Fergus Fergus 21 novembre 16:49

                      Bonjour, Albert123

                      Désolé, mais votre image de Paris est fausse : cette ville est infiniment plus complexe et sa population nettement plus variée que les microcosmes auxquels vous faites allusion.

                      Le plus drôle est que la mode du moment est au contraire de clamer que Paris est une ville où l’on s’ennuie et où il ne se passe rien comparé à des métropoles comme Amsterdam, Barcelone, Berlin ou Londres.

                      Bref, beaucoup de clichés contradictoires. 


                    • francois 22 novembre 09:34

                      @Fergus

                      l’uniformisation est dans les têtes pas dans la rue.

                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 22 novembre 09:38

                      @francois

                      de fait l’uniformisation bourgeoise des métropoles elle est dans leur relevé de comptes, bien sûr on peut nier l’évidence

                    • ZenZoe ZenZoe 21 novembre 16:32

                      Il reste quand même à Paris des quartiers qui n’ont encore rien de bobo, du 17 au 19ème arrdt - et je me demande combien de temps ils vont tenir d’ailleurs.

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