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Accueil du site > Actualités > Société > L’intelligence artificielle et la disparition de l’homme

L’intelligence artificielle et la disparition de l’homme

 

JPEG L’intelligence artificielle est certainement le thème scientifique qui préoccupe le plus les Occidentaux. Pour preuve, l’apparition récurrente d’intellectuels et de scientifiques conviés à parler de l’intelligence artificielle dans des contextes pluriels. Dans les années 1980, la mode était au chaos, aux fractales et à l’effet papillon qu’il était indispensable de sortir lors d’un dîner en ville ou sur un plateau télévisé. Parler de l’effet papillon, le placer dans une conversation, et vous passiez pour un savant homme à défaut d’être honnête. Les fractales servaient de prétexte esthétique pour illustrer les pochettes des disques de techno, à l’image des figures kaléidoscopiques et de l’art néo-nouveau présents sur les vinyles de psyché dans les sixties. Les fractales sont passées de mode. Le thème dominant des années 1990 fut la génétique, le séquençage du génome et les promesses, non tenues, de soigner les maladies rares ou dégénératives. Dans les années 2000, les trous noirs et les multivers ont bénéficié d’une honorable notoriété médiatique partagée avec le boson de Higgs et récemment les ondes gravitationnelles. Après la crise financière de 2008, l’intelligence artificielle s’est déployée dans les sphères médiatiques aussi vite que la croissance des réseaux sociaux et des applications sur smartphone.

 

L’intelligence artificielle liée aux capteurs numériques impacte de nombreux secteurs de la société et non des moindres. Elle constitue un outil pour produire une économie nouvelle basée sur le marché des données. Elle est un puissant instrument pour le contrôle des choses et surtout des hommes. De ce fait, elle est un moyen pour façonner des sociétés policières visant à contrôler les citoyens, les surveiller, les insérer dans un système de calcul pour mieux les asservir et les manipuler. Un congrès s’est tenu récemment dans la capitale à l’initiative de Cédric Villani, en marche pour diriger la rédaction d’un rapport sur l’intelligence artificielle avec la participation des meilleurs spécialistes. Dans un tout autre registre, Noah Yuval Harari, intronisé penseur le plus important du moment, consacre à l’IA nombre de chapitres dans ses deux derniers ouvrages. Si l’intelligence artificielle n’est pas un sujet de conversation pour les participants de l’amour est dans le pré, en revanche elle figure en bonne place dans les articles partagés sur le réseau professionnel LinkedIn.

 

Selon les observateurs bien placés, les deux places fortes de l’intelligence artificielles sont la Californie et la Chine. La première est connue pour abriter les recherches de pointe en la matière, les activistes du transhumanisme et trois des géants du numérique formant le GAFA avec Amazon sise à Seattle, comme du reste Microsoft. La Chine développe l’intelligence artificielle dans plusieurs mégalopoles du numérique et maintenant, possède une large expérience dans l’utilisation du numérique pour contrôler son territoire et ses populations. L’Europe reste perplexe, en s’efforçant de croire qu’en suivant un axe Londres, Paris, Zürich, elle marchera vers son destin intelligent et trouvera son salut numérique dans la croissance intelligente.

 

Le statut ontologique de l’intelligence artificielle doit être questionné faute de quoi les sociétés devront se plier à cet ensemble d’outils dont on peut penser qu’il recèle des horizons idéologiques dangereux. Comme il y en eut après 1918, avec le matérialisme historique comme ressort du stalinisme et le biologisme racial comme ressort du nazisme. Peut-on déduire une sorte de matérialisme numérique et un biologisme artificiel mettant au centre de la société le cerveau humain en bonne marche, comme en d’autres temps, le biologisme racial avait comme ressort la puissance mécanique du corps humain ? Ces tendances sont perceptibles mais avec un bas bruit. Une autre tendance réside dans le matérialisme numérique comme axe de la société, de la politique, avec la croissance historique comme seul et unique salut de l’humanité.

 

Harari a cerné l’une des menaces majeures liée à l’IA qui pourrait à terme remplacer nombre de travailleurs et engendrer de ce fait des populations d’inutiles. Que feront les autorités de ces inutiles, les placeront-elles dans des camps ? Sans être pessimiste, une autre option est envisageable selon Harari qui paraît naïf à bien des égards en imaginant que l’IA et le numérique puisse façonner une société de partage en étant accessible à tous pour le bien collectif. La démocratie politique, ce n’est pas rendre accessible pour tous les moyens mais de permettre à tous de décider comment vivre ensemble en discutant, délibérant et pensant. Le numérique ne va pas de pair avec la démocratie. Dès 1970, Habermas avait anticipé le schisme entre une société centrée sur le langage du sens et des finalités humaines et une autre centrée sur la technique et les moyens.

 

Une chose est certaine, l’IA n’a rien d’un effet de mode car elle est amenée à interférer de plus en plus avec le quotidien des hommes. Dans la variante « deep learning », l’IA est capable de simuler des processus d’essais et d’erreur comme le fait le cerveau humain dans les opérations techniques ou mentales se perfectionnant avec le retour sur expériences. Elle parvient à effectuer des diagnostics médicaux aussi bien que le corps médical. La médecine chinoise traditionnelle sera-telle abandonnée ? L’homme va-t-il disparaître ? Non, mais disons que l’homme tel qu’on le connaît actuellement risque de s’effacer telle une figure dessinée sur le sable face à la marée montante. Des études ont montré que l’usage des écrans plats favorisait la génération de jeunes gens inaptes aux rapports sociaux conventionnels avec des visages et un langage. Ce fait n’a rien d’étonnant mais peut-on généraliser à toute une génération ?

 

On l’aura compris, ces notes n’ont pas vocation à donner des réponses mais ouvrir des questions. C’est le propre d’un chemin philosophique que de cheminer sur des questions. Ce qui est la meilleure stratégie pour vivre sans se laisser manipuler par les donneurs de leçon et de réponse qui façonnent les radicalisés de demain.

 

Avec le numérique et l’intelligence artificielle, l’homme peut disparaître. A vous de réfléchir et de méditer sur cette question. Pour configurer cette interrogation, une étude transversale est indispensable. Espérons que les éditeurs et les médias sauront mettre en avant ceux qui offrent un regard perçant pour ne pas dire stratosphérique sur la question, au lieu de publier les « copains » des chapelles universitaires.

 


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44 réactions à cet article    


  • astus astus 5 octobre 2018 08:49

    Bonjour Bernard,

    Le philosophe montre la réalité de la société numérique, mais l’imbécile regarde son téléphone...
    A+


    • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 13:49

      @astus

      Mais ni l’un ni l’autre n’auront le loisir de se préoccuper trop longtemps de tout cela. Une phrase de l’article résume d’ailleurs plutôt ma pensée : « L’intelligence artificielle est certainement le thème scientifique qui préoccupe le plus les Occidentaux. »
      -> Parce-que les Occidentaux les premiers restent fascinés par le rêve technologiste, réagissant positivement ou négativement, mais de façon toujours très naïve. Des systèmes d’analyse et de contrôle de plus en plus évolués prennent de plus en plus d’importance, ça c’est clair. En revanche, l’avènement du « règne des machines » n’aura pas le temps de se produire avant le crash économique, énergétique et environnemental (qui sont à bien plus court terme que le fameux « réchauffement climatique ») qui nous guette. Tout ce qu’on peut estimer possible c’est qu’un système de défense militaire bugué déclenche une guerre nucléaire. Façon Terminator mais sans le faire exprès !

    • Clocel Clocel 5 octobre 2018 09:00
      Il reste à démontrer qu’il reste encore de l’intelligence « naturelle » au siècle du portable et des institutions prostituées...

      Le vieil Érasme avait raison, on ne naît pas Homme, on le devient, encore faut-il qu’il trouve (l’Homme) un milieu propice son épanouissement...

      Malgré tous ses diplômes, Macron a tous les symptômes du crétin des Alpes.




      • Ruut Ruut 5 octobre 2018 09:25

        @Clocel

        Un manque d’IOde peut être :)


      • Clocel Clocel 5 octobre 2018 09:35
        @Ruut

        Je pencherais plutôt pour un manque de coups de pompe dans le cul, la bonne vieille psychanalyse du pauvre, tant décriée, mais qui a fait ses preuves.

      • Dom66 Dom66 5 octobre 2018 17:17

        @Clocel

        Bien d’accord avec vous

        Pour Macron c’est bien de L’intelligence artificielle… Là c’est certain smiley


      • Paul Leleu 5 octobre 2018 22:42

        @Clocel


        « on ne naît pas Homme, on le devient » ... et aujourd’hui, on ne nait pas femme, mais on le devient... 

      • MKT 5 octobre 2018 09:25
        Dan Simmons, dans Hypérion et la suite a de mon point de vue, bien perçu ce que pourrait devenir le (les) mondes futurs.
        Sa vision de l’IA décentralisée et répartie dans un immense réseau est assez crédible.

        • Ruut Ruut 5 octobre 2018 09:26
          L’IA doit rester un outil.
          Ce n’est pas parce que mon grille pain, autoradio, etc, me fait la causette qu’il est vivant.


          • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 13:51

            @Ruut
            Johnny 5 l’était, mais c’était un film (assez mignon au demeurant)...


          • Taverne Taverne 5 octobre 2018 10:42

            La question est celle du progrès de l’humanité. Peu importe que l’on ait recours à l’IA, le progrès est dans le contentement et dans la satisfaction. Le contentement consiste à avoir son content (se rassasier sur tous les plans vitaux). La satisfaction est tirée elle, de l’effort et de l’amélioration de soi. Elle est physique et intellectuelle. Tant que nous pourrons avancer dans ces deux voies, fût-ce avec l’aide de robots, et partager les bénéfices avec ses semblables, il y aura progrès de l’Humanité.


            • Francis29 JL 5 octobre 2018 11:16
               
               « La pente naturelle de la machine consiste à rendre impossible toute vie humaine authentique » (Orwell)
               
              L’IA, par la prétention de ses puissants adorateurs, nous dépossèdera si nous n’y prenons garde, de notre intelligence aussi surement que les adorateurs de dieu ont tenté de nous déposséder de notre part de divin.
               

              • Taverne Taverne 5 octobre 2018 11:20

                @JL

                En quoi une machine pourrait-elle avoir une pente « naturelle » ?


              • Francis29 JL 5 octobre 2018 11:38

                @Taverne

                 
                « En quoi une machine pourrait-elle avoir une pente « naturelle »  ? »
                 
                je ne suis pas Orwell, je ne pourrais vous dire que ce que j’en ai compris : et ça me satisfait, c’est pourquoi je répète cette formule.


              • Taverne Taverne 5 octobre 2018 12:09

                @JL

                Je suis d’accord et je ne voulais pas « moucher » Orwell. En revanche, il faut toujours être prudent dans l’emploi des mots quand on veut faire dans le laconique.


              • zelectron zelectron 5 octobre 2018 13:25

                @Taverne
                Il n’est point de génies qui ne faillissent


              • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 13:56

                @JL
                On y trouve Rousseau qui, une fois de plus, prône tout et son contraire...


              • Taverne Taverne 5 octobre 2018 12:06

                L’IA ne connaît pas la liberté, si l’on en croit la citation de Victor Hugo : « la liberté commence où l’ignorance finit ». L’exégèse de cette formule me conduit à déduire que l’ignorance est la première condition de la liberté, puisqu’il faut sortir de l’état d’ignorance pour obtenir la liberté.

                Or, l’IA ne connaît pas le stade de l’ignorance (elle saute ce stade car on lui injecte les données). L’Humain tire satisfaction de sa progression en connaissance, la machine ne connaît pas cet état de satisfaction par l’effort et le progrès accompli.

                Ce que je sais en tant qu’Homme, c’est que mon ignorance est grande et tant mieux car vaste est par conséquent le champ de ma satisfaction à venir ! Plus vaste encore est le champ de l’étonnement que l’IA ne connaît pas non plus et qui est la source première de la pensée philosophique.

                Résumé : l’IA n’est pas libre et elle ne pense pas.


                • Ruut Ruut 5 octobre 2018 12:27
                  I.A. = Idiot d’Automate = Idiotie Automatisée.



                  • Taverne Taverne 5 octobre 2018 12:44

                    @Ruut

                    C’est sûr : automatiser l’idiotie ne rendra pas l’idiotie intelligente.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 5 octobre 2018 17:13
                    @Taverne
                     Tant qu’il existera des idioties, il subsistera une part du genre humain

                  • Dom66 Dom66 5 octobre 2018 17:21

                    L’intelligence artificielle…..

                    Merci votre article est très bon et pose questions. J’ai retenu ceci


                    « De ce fait, elle est un moyen pour façonner des sociétés policières visant à contrôler les citoyens, les surveiller, les insérer dans un système de calcul pour mieux les asservir et les manipuler ».


                    Là est le risque


                    • Montagnais Montagnais 5 octobre 2018 17:44

                      « Y’aura jamais autant d’intelligence dans 100 000 computers bite-à-cul que dans la tête d’un piaf .. »


                      Je cite un vieil ingénieur de chez Renault dans la cour de Polytechnique, Sainte Geneviève, lorsque mon pote avait fait venir Edward Feigenbaum .. le Père .. et qu’il y avait autour 50 des directeurs S.I. des plus grosses boites de France.

                      L’ami Dugué a raison qui écrit : 

                      De ce fait, elle est un moyen pour façonner des sociétés policières visant à contrôler les citoyens, les surveiller, les insérer dans un système de calcul pour mieux les asservir et les manipuler

                      Mais c’est un truisme isn’it ?

                      La viande à pas d’importance .. seules les idées, immortelles, cheminent tranquille

                      Bonne journée, je recommande Steve Cutts

                      • EL Yagoubi 5 octobre 2018 21:53
                        Merci à Bernard Dugué dans cette contribution concise et riche ;

                        J’aimerais ici dire ce que je ne sais pas dire dans ce domaine de l« intelligence artificielle » parce que cela ne mérite même pas une réflexion si minime qu’elle soit.
                        Je suis tellement étonné de voir depuis un an des publications en cascade partout en France y compris dans la presse de bas niveau comme Le Monde, Libération, etc. portant sur cette soi-disant intelligence. Pire, des colloques, des conférences, des médias et même du politique qui par ignorance volontaire ou par médiocrité et débilité sans limites surévaluent un système ou dispositif de traitement de l’information dans une stratégie pseudo-scientifique mercantile indécente juste pour neutraliser la véritable intelligence humaine, qualifié complexe et dynamique.

                        Dans des cas critiques, ce n’est ce dispositif qui pourrait sauver la vie sur terre mais c’est l’instinct et l’interprétation du contexte globale qui est le propre de l’homme. Stanislas Pétrov (1983) n’avait pas suivi l’ordre des alertes automatisées pour réagir aux attaques des missiles américains détectés sur son écran mais il a suivi son instinct. Par ce détour salvateur, il a pu sauvé le monde d’une guerre atomique. Il a supplié le ciel d’avoir raison : 

                        http://www.slate.fr/monde/78394/stanislav-petrov-guerre-froide


                        • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 13:59

                          @EL Yagoubi
                          Excellente remarque à tous les niveaux.


                        • sls0 sls0 6 octobre 2018 02:42

                          L’algoritme j’aime bien, j’en ai fait.

                          J’aime R, il est utile et me permet l’algo bayésien et à plusieurs dimensions.
                          Je suis assez bien tout ce qui tourne autour de l’IA et la robotique.
                          J’aime bien voir la google car faire ses preuves mais je n’aprécie pas que d’ici 20 ans ça foutra 8 millions de chauffeurs au chômage aux USA.
                          Je trouve ça superbe que facebook arrive a trouver 2 milliards de pigeons pour alimenter une IA pour son apprentissage. Je trouve cela intéressant que facebook arrête une expérience après qu’ils aient réussi à foutre 65% de cobayes morose en triant leurs messages.
                          Mais j’ai horreur du coté intrusif de facebook vis à vis d’une majorité de pigeons.
                          Le meilleur docteur pour le diagnostic du cancer du sein est français, pour une IA je devrais parler de conception française. Ben oui, il n’y a pas que les chauffeurs qui risquent de dérouiller.
                          Trouver un boulot où l’on est à l’abri, il en faut de l’imagination.

                          Théoriquement c’est élégant tout ça, pratiquement ça fait un putain de changement presque civilationnel dans une vingtaine d’années.

                          Qui gagnera pour nous faire chier, le couple IA/robot ou le manque de ressources naturelles ? Comment ? Les deux mon général ?

                          Ca fait un bout de temps que je me pose la question de l’IA avec une intelligence conceptuelle. Si ça arrive, elle passera d’un QI de 5-10 à beaucoup plus que nous très rapidement. Ce que l’on a mis des millions d’années à faire pourra mettre quelques seconde, c’est plus à l’exponentielle qu’il faut envisager.
                          J’y croyais pas de trop à cette éventualité du moins pas dans un avenir proche.
                          En regardant les travaux de Stanislas Dehaene en neuroscience et en appliquant le principe à l’apprentissage de l’IA, peut être que ce serait plus facile.

                          Notre chien comprend un peu ce que l’on dit. Quand on tape dans le conceptuel il ne suis pas trop. Il y a un rapport de 10 coté QI.
                          Une IA avec un QI de 1000 ou plus, coté discussion avec nous devrait lui être pénible assez rapidement.
                          Une IA marchera comme tous, carotte ou baton. Est ce possible pour elle de changer la recette du plat de carottes ?

                          Des questions sans plus, on verra bien.
                          Il manquera 85 millions de concepteurs d’algo dans 20 ans au niveau mondial. Google gâte ses meilleurs concepteurs, une prime de 100 millions c’est normal pour celui qui apporte des milliards.
                          Donc il y aura débauche mais aussi embauche.
                          Pour l’embauche une forte intelligence conceptuelle sera nécessaire, genre de truc que l’on a parfois avec un QI au dessus de 115, surtout 125.
                          Plus de ségrégation, il suffira d’avoir plus de 125. Comme c’est une IA qui fera le trie, bonjour si on veut se le faire au baratin.

                          Pour la courbe de QI l’écart type est de 15.
                          Là on regardant les différents QI des pays, on s’aperçoit que coté Chine, Japon, Singapour il y aura moins de non concepteur ou laissé pour compte qu’ailleurs.






                          • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 14:02

                            @sls0

                            « Il manquera 85 millions de concepteurs d’algo dans 20 ans au niveau mondial. »
                            -> Ne vous inquiétez pas, ils seront en « low cost countries », pas chez nous. D’ailleurs, 85 millions ce n’est qu’une infime partie de leur population, aucun problème là-dessus.

                          • L’Astronome 6 octobre 2018 08:23
                             
                            « L’intelligence artificielle et la disparition de l’homme »
                             
                            A mon avis, l’homme a déjà disparu.
                             

                            • Montagnais Montagnais 6 octobre 2018 09:32

                              @L’Astronome


                              Vrai que la presque totalité des bipèdes a déjà été métamorphosée, zombifiée, propulsée hors du réel, aliénée à jamais

                              La Patrie du Grec, c’était sa cité, celle du juif, le Mot, celle de l’Indien, la forêt, les montagnes et la plaine

                              Celle d’Homo Festivus : l’économie de l’inutile et la non-conscience .. Any Where Out Of The World

                            • L’Astronome 6 octobre 2018 08:39

                               

                               «  un biologisme artificiel mettant au centre de la société le cerveau humain »
                               
                              Aveze-vous remarqué que, dans les discours ou les écrits, le cerveau humain est maintenant réduit à un ordinateur ? Le cerveau est un un disque dur, on parle de logiciel là où il faut parler de structure, de principes, on parle de RAM pour la mémoire, de connexions pour les synapses, etc... Nous sommes déjà « bionisés ».
                               

                              • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 14:04

                                @L’Astronome
                                Les comparaisons sont d’ailleurs souvent ridicules car le cerveau, comme toute la nature, est un système analogique qui n’a rien de comparable, même dans « le principe en gros de loin », avec un système à microprocesseur.


                              • L’Astronome 6 octobre 2018 08:53
                                 
                                «  remplacer nombre de travailleurs et engendrer de ce fait des populations d’inutiles »
                                 
                                On a affaire à la fameuse règle de Pareto (les 20 / 80) : 20 % de population utile, qui fait tourner le pays, 80 % de population inutile, juste bonne à regarder les pubs à la télé, à consommer des pizzas, à écouter de la musique anglo-américaine ou à regarder des matchs de fouteballe.
                                 

                                • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 14:05

                                  @L’Astronome
                                  C’est le modèle déjà en vigueur pour l’Europe, même avant l’IA. Mais pas de chance : Ce genre de société ne survit pas, même en cas de manne économique miraculeuse. Et comme en plus il n’y en a pas...


                                • Djam Djam 6 octobre 2018 10:25
                                  Comme toujours lorsque des esprits délirants et fonctionnant sur de la toute puissance veulent convaincre ils lancent dans les médias (ces armes qui fabriquent de la non pensée) ce qu’on appelle maintenant des prophéties auto réalisantes. En bon français simple, on dira une bonne méthode Coué.

                                  A force de raconter partout que sous peu l’IA remplacera en grande partie les humains, les masses finissent par le croire. Cela fabrique de la peur, état émotionnel nécessaire pour figer davantage encore les cerveaux.

                                  Citer Harari pour étayer le sujet de cet article laisse également perplexe. Harari est un auteur chanceux, il a été plébiscité par la machine à débulber en masse pour pondre ses trois pavés indigestes. Ceux qui les ont lus réagissent comme si ce que cet homme raconte était la vérité probable d’un futur transformé par la technologie envahissante.

                                  Si à l’évidence l’envahissement des gadgets technos a modifié nos comportements, ce n’est pas grâce à la supposée « puissance » de la technologie, laquelle est globalement de la quincaillerie stupide, mais parce que l’homme de la post modernité est avant tout redevenu un être régressif à qui l’on impose de jouer, de se divertir, de s’amuser, et surtout... de ne pas penser par lui-même.

                                  Non, l’IA ne remplacera jamais l’homme. Même avec des nanos morceaux de neurones humains entre les vis et sur les circuits électroniques les robos qu’on nous présente toutes les semaines ne prendront le pouvoir nulle part. Ça, c’est le conte (storytelling) qui nous est raconté par les benêts fascinés par le moindre jouets qui parle d’une voix artificielle.

                                  Que des robots fassent le travail crétinisant des chaînes de montage est une excellente nouvelle. Avoir forcé des millions d’humains à s’abrutir sur ces chaînes d’industries était le début de la guerre livrée sur les humains par une poignée de malades mentaux en costards cravates et surpayés sans bosser.

                                  Harari n’est pas un auteur crédible, c’est juste un Aberkane exotique qui a juste fait une énorme synthèse subjective prospectiviste censée nous suggérer (!) ce que demain sera. Tous les ouvrages de prospective se plantent, Harari aura engrangé un max de pognon et c’est tout. Le futur aura sans doute une toute autre gueule que ce que ces gens racontent à qui veut les écouter.

                                  C’est aux enfants que l’on raconte des histoires et comme le post moderne festif, crétinisé et inculte est un enfant efficacement abêti il gobe, il avale, il ingurgite et croit. La nouvelle religion est bien là et elle s’appelle Techno. Son dieu est Artifice, son terrain de jeu : les cerveaux humains.

                                  • Jean Keim Jean Keim 6 octobre 2018 19:10

                                    L’intelligence est partout et donc extérieure à notre enveloppe matérielle, c’est ce qui permet à un cerveau de s’auto-étudier (mais pas que), celle dite artificielle des machines vient de sa quincaillerie, ce que l’homme doit redouter des robots est ce qu’il concevra et l’usage qu’il en fera, comme on peut avec un marteau clouer une planche ou défoncer un crâne.


                                    • Ecométa Ecométa 7 octobre 2018 11:47
                                      L’intelligence artificielle, ceci au prétexte qu’elle serait muni de capteurs électroniques reliés à un système son, qui dirait « bonjour » ou « au revoir », selon le sens de franchissement, ou encore « tu as les pieds mouillés » et bien d’autres choses : serait capable de qualifier une carpette d’intelligente !

                                      L’artificiel, l’artifice, peut être de conception intelligente mais ne peut pas être « intelligence », ni même qualifié « intelligent » !. Le terme d’intelligence artificiel est un pur sophisme... il n’y a là que de l’ingénierie mécanique !


                                       

                                      • Jean Keim Jean Keim 7 octobre 2018 13:38

                                        J’ai entendu à la radio ce matin que les programmes de reconnaissance de formes sont réversibles et qu’il sont ainsi créatifs car capables de reproduire les formes, ont peut passer vite sur cette info, mais on peut également s’y attarder et réfléchir, est-ce être créatif que de pouvoir reproduire une forme connue ? Et en généralisant, reproduire ce qui est connu est faire preuve sans aucun doute d’érudition, de savoir faire, mais est-ce pour autant de la créativité ou de l’intelligence ? L’intelligence est ce qui est à l’origine de tous les savoirs, comme le dit un évangéliste, l’intelligence était avant que le monde ne fût.


                                        Il n’y a pas votre intelligence ou mon intelligence, il y a l’intelligence qui s’exprime par la pensée d’autant plus que celle-ci ne soit pas trop pesante, trop processuelle et donc routinière.

                                        • osiris 7 octobre 2018 21:17

                                          L’intelligence artificielle n’est que purement calculatoire et n’atteindra jamais le niveau de l’intelligence humaine qui est intuitive c’est à dire qui possède le sens de l’intuition.. L’intuition est l’intelligence de l’intelligence ,c’est elle qui fait percevoir ou capter de nouvelle loi mathématique de l’univers infini mais aussi les idées éthiques et esthétiques de l’espace transcendantal, comme les Idées absolues platoniciennes ,le sens en soi du Vrai ,du Juste ,du Bon et du Beau, en un mot du Bien en soi.

                                           Qu’est-ce que l’intuition !?

                                          Je dirais que l’intuition est une sorte de sens psychique ondulatoire de l’esprit humain qui capte les ondes psychiques envoyées par l’Esprit transcendantal lequel contient l’ensemble des idées transcendantales créatrices de l’univers immanent humain selon la thèse de la Théorie d e la Connaissance qui englobe entre autre la théorie de la réminiscence de Platon .

                                          A l’origine du Big Bang ,l’homme est entièrement inconscient car réduit à la nature atomique inerte ,et au fur et à mesure de son évolution et de son développement la conscience apparaît et augmente avec le progrès de sa nature . Du champ de l’Inconscience et donc de l’ignorance originelle qui était infinie et illimitée au début de la création (qui est une Décréation de l’Esprit au Big Bang) apparaît petit à petit par petites créations successives de connaissances par captages d’intuitions des lois transcendantales projetées dans l’univers immanent , un champ de Conscience.

                                           Donc celui qui produit une intuition captivant une loi de l’univers ,loi physique ou psychique ,est une sorte de devin ou prophète , il crée à son échelle une nouvelle connaissance ex-nihilo ;, c’est là le fondement de l’intelligence humaine qui apporte un progrès ,un perfectionnement ,un plus dans le champ d e la Conscience de l’Univers .

                                           Un robot ou cyborg ou ordinateur quelconque ne possède aucune intuition ,aucune sens intuitif ou sensation intuitive ,du vrai en soi ,du juste en soi ,du beau en soi et donc du parfait en soi. Et si son intelligence artificielle peut évoluer ou auto-progresser elle ne peut l’être qu’au niveau quantitatif de ce qui est connu ou existe déjà dans l’univers mécanique ,elle ne peut d’elle même progresser qualitativement en augmentant le niveau de qualité ou de perfection car ne pouvant pas créer ex-nihilo de connaissance par intuition captative de lois inconnues en soi d e l’Univers

                                           Donc par rapport à l’intelligence de l’homme qui possède ce sens transcendantal de l’Intuition perceptrice de sensation des valeurs absolues ,du bon en soi ,du vrai en soi ,du juste en soi ,du beau en soi ,en un mot du parfait en soi ,qui lui permet d’augmenter son Champ de Conscience et par là l ’élevant vers la perfection toujours plus haute ,l’intelligence artificielle de la machine sera toujours inférieure à un niveau toujours en dessous de celle de l’homme.

                                           En résumé l’homme possède une étincelle divine de création et de perfectionnement que la machine artificiellement créée par l’homme n’aura jamais et que l’homme donc transcendera toujours la machine


                                          • zelectron zelectron 8 octobre 2018 12:48
                                            L’illustration de cet article est « orientée » négativement. La peur des robots, de l’AI et autres transhumanismes a l’air de prendre comme la mayonnaise dans l’esprit des gens ...
                                            sauf que sans ces technologies adieu la conquête des étoiles !

                                            • V_Parlier V_Parlier 8 octobre 2018 14:13

                                              @zelectron
                                              Je ne prétend pas rejeter toute technologie. Mais l’exemple que vous donnez me laisse perplexe : La conquête des étoiles pour faire quoi ? On ne saura toujours pas envoyer nos déchets toxiques ailleurs que sur la Terre donc il faudra rendre un planète habitable à des millions d’années lumières d’ici ? Il n’y a pas un paradoxe qui vous choque ?


                                            • osiris 8 octobre 2018 20:02

                                              @V_Parlier

                                               La conquête des étoiles est nécessaire pour la survie de l’humanité en la faisant quitter cette galaxie terrienne qui explosera un jour ou l’autre avec son étoile le soleil pour une autre galaxie vivable sous un nouveau soleil.


                                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 octobre 2018 20:13

                                              @osiris

                                              Quelle confusion ...c’en est comique ou pénible ?


                                            • osiris 8 octobre 2018 21:36

                                              @Aita Pea Pea

                                               C’est peut être comique et pénible pour vous ,mais vous n’avez pas répondu si ce que dis est vrai ou faux

                                               

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