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Accueil du site > Actualités > Société > La condition agricole : honte de nos sociétés

La condition agricole : honte de nos sociétés

Dans quelques décennies, nul doute que nos descendants jugeront d’une manière extrêmement dure la façon dont nos sociétés traitaient alors ceux qui nous nourrissaient. Car derrière les gesticulations de Macron devant le monde agricole, la réalité est là, terrible. Un tiers des agriculteurs vivent avec moins de 350 euros par mois, et 20% sont carrément en déficit. Un véritable scandale.

 

L’abandon des agriculteurs à la loi de la jungle marchande
 
Moins de 350 euros par mois ! Voilà ce que gagnent un tiers des personnes qui nous nourrissent dans la France de 2018. Pire encore, selon France bleue, 20% d’entre eux perdent carrément de l’argent à produire de quoi nous nourrir. Cette situation intolérable n’est malheureusement pas nouvelle. Elle s’est construite, petit à petit, avec le démantèlement de la PAC originale, qui garantissait des prix minimums et protégeait nos marchés de la concurrence souvent déloyale d’autres pays. Le problème est que la situation ne s’est pas dégradée en une seule fois, mais plutôt de manière tellement pernicieuse et progressive que l’on ne peut pas attribuer à un seul traité cette évolution délétère.
 
Le démantèlement des protections de ceux qui nous nourrissent a été étalé dans le temps, par la réduction des prix des soutiens, jusqu’à leur abandon, et la suppression de toute protection contre les productions à la qualité douteuse venue du monde entier. Pire encore, l’Allemagne représente un concurrent redoutable pour notre agriculture, à coup d’usines géantes employant des immigrés payés au lance-pierre, ces mini-jobs qui expliquent en partie la compétitivité et les créations d’emplois de notre voisin d’outre-Rhin, tout en ayant une pauvreté plus élevée qu’en France. Comme toujours, l’Union Européenne ne protège pas, mais organise une concurrence particulièrement sauvage et violente.
 
Nos agriculteurs en sont les victimes depuis de trop longues années, comme le montre ce témoignage d’un producteur de lait, qui perd de l’argent et pousse ses enfants à ne pas prendre sa suite. Quelle honte que cette société où ceux qui nous nourrissent peuvent carrément perdre de l’argent sur leur activité, comme s’ils subventionnaient le reste de cette société bien ingrate ! Une telle situation est une honte révoltante. Comment ne pas être pris de vertige devant le laisser-faire de nos dirigeants, qui pratiquent une forme de charité dérisoire quand la tension est trop forte, avant de continuer à démanteler plus encore toutes nos protections, en signant des traités comme le CETA.
 
Le pire est que ce n’est pas comme si on pouvait dire qu’il n’y a pas d’alternatives. Les pays asiatiques nous montrent depuis des décennies qu’il est parfaitement possible de réussir une transition économique tout en protégeant ses agriculteurs d’une concurrence déloyale, pour assurer une indépendance alimentaire. Le Japon ou la Corée du Sud, pourtant proches de pays qui pourraient leur vendre du riz peu cher, préfèrent conserver des droits de douane de 322 et 218% respectivement pour rester indépendants et permettre à leurs agriculteurs de vivre de leur travail. Bref, il y a un autre modèle que ce laisser-faire destructeur. Le plus triste est que c’était le modèle originel de l’Europe…
 
 
Bref, parce que c’était notre modèle, et qu’il est celui de pays qui ont particulièrement bien réussi, il est d’autant plus révoltant de constater que nos dirigeants, par paresse intellectuelle et conformisme à l’égard des règles folles de l’UE, abandonnent à ce point ceux qui nous nourrissent. Oui, il y a d’autres modèles qu’un où un tiers des agriculteurs subsistent avec moins de 350 euros par mois.

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35 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 5 février 09:30

    la façon dont nos sociétés traitaient alors ceux qui nous nourrissaient. 


    C’est de la fautes des électeurs et de cette Europe de merde , tant que les citoyens veauteront pour des incapables qui n’en n’ont rien a foutre de leur pays et de leurs habitants rien ne changera .....

    • bob14 bob14 5 février 09:30
      La condition agricole : honte de nos sociétés ?...Vos agriculteurs pourrissent vos sols pour toucher de l’argent de l’UE... !

      • bob14 bob14 5 février 09:53

        !@bob14...en employant des poisons que l’on retrouvent dans nos assiettes..


      • bob14 bob14 5 février 09:56

        @bob14.....En employant des poisons que l’on retrouve dans nos assiettes...Merci les empoisonneurs !


      • oncle archibald 5 février 11:17

        @bob14 : « vos » agriculteurs ?? Ah vivement une bonne guerre avec rationnement de la nourriture comme l’ont connu nos parents .... Vous ferez 10 kilomètres en rampant pour aller lui acheter deux kilos de patates à « votre » agriculteur !

        « On » les a trompés, « on » les a orientés vers une production quantitative et ils se sont tellement endettés qu’ils sont dans la nasse du Crédit Agricole, plus gros propriétaire terrien de France et de loin ! Ils essayent de se débattre pour ne pas mourir.

        A coté d’eux existent les très très gros qui s’en sortent très bien (le prince de Monaco propriétaire dans l’Aisne d’un château du XVIe siècle entouré d’un domaine agricole de 2 000 hectares pour lequel il reçoit parait-il chaque année 300 000 euros d’aide européenne, c’est l’un des « paysans » les plus subventionné de France !). Existent aussi les très très petits qui sans pouvoir prétendre à faire fortune vivent quand même mieux que les « moyens » victimes de la course à la productivité et de leur endettement.

        Ceux qui ont su résister au chant des sirènes ont trouvé des « marchés de niche » et ne sont pas entrés dans le jeu des subventions à tout va. Ils produisent des aliments de qualité, les vendent directement et s’en sortent mieux que les « industriels ». Est-il pensable qu’ils puissent nourrir tous les Français avec leur faible production ? Les consommateurs accepteraient-ils leurs prix, qui sont pourtant le « juste prix » ? Dans l’état actuel de la société je ne le crois pas.


      • bob14 bob14 5 février 15:15

        @oncle archibaldi....vous défendez une profession d’assistés qui empoisonne votre peuple !...ayez un peu d’honneur !..arrêtez de toujours vous mettre du côté des connards..nous sommes en 2018 plus au XIX...


      • oncle archibald 5 février 17:21

        @bob14 : les agriculteurs qui s’en sortent sont ceux qui ont su continuer a travailler comme leurs parents sans emprunts et sans faire la chasse aux subventions, juste en comprenant qu’il fallait vendre du vin en bouteille à des restau ou a des particuliers au lieu de le vendre à des négociants, qu’il fallait faire du veau sous la mère trois étoiles au lieu de faire du veau en batterie, qu’il fallait faire du reblochon avec le lait de ses vaches au lieu de vendre le lait à une coopérative, etc etc ...

        Alors oui nous sommes au XXI eme siècle et ils labourent leurs terres avec des tracteurs, mais ils sont su flairer comment avec de petites surfaces on pouvait encore s’en sortir à condition de ne pas être en concurrence avec le monde entier !


      • zygzornifle zygzornifle 5 février 19:14

        @bob14

        avec les enveloppes que les empoisonneurs filent a nos politiques on va bouffer de la merde pendant encore longtemps sans parler des CETA et autres TAFTA que l’UE signe « notre arrêt de mort »  ....

      • aimable 5 février 10:44

        Les pays qui réussissent sont les pays ou les habitants ont le ventre plein !
        les paysans actuels ne doivent leur situation qu’a eux même a travers leur syndicat majoritaire qu’est la fnsea et a ses dirigeants successifs , ceux - ci les ont amenés sur le chemin d’une surproduction avec des méthodes de merde qui les tirent vers le bas et aussi en utilisant du matériel qui les ruinent .


        • foufouille foufouille 5 février 12:19

          « Moins de 350 euros par mois ! Voilà ce que gagnent un tiers des personnes qui nous nourrissent dans la France de 2018. »

          non, il ne suffit pas de répéter une information déformé pour qu’elle soit vraie.
          ce sont ceux uniquement déclaré au régime réel et qui mettent absolument tout dans les charges.


          • foufouille foufouille 5 février 17:42

            @kelenborn
            c’est plus bas mais il te faudra comprendre régime réel.


          • Gabyshka Gabyshka 7 février 11:36

            @foufouille
            Pour être précis, le régime réel compte toutes les charges qui sont effectivement des sorties d’argent mais aussi les amortissements du matériel et notamment des tracteurs qui sont généralement coûteux, qui n’impliquent aucune sortie de trésorerie réelle. Ainsi, le résultat fiscal d’un agriculteur peut être négatif et ne correspond pas à sa capacité de prélèvements personnels sur son activité. Ceci dit, je ne sais pas quelles données sont utilisés pour définir leurs revenus quand on parle de ces 350 euros par mois.

            Je sais par contre, puisque je travaille dans ce domaine qu’un nombre importants d’agriculteurs sont en effet en grande difficultés financières.

          • foufouille foufouille 5 février 12:37

            https://www.insee.fr/fr/statistiques/2569448?sommaire=2587886

            En France métropolitaine, 854 000 actifs permanents travaillent dans 452 000 exploitations en 2013. Plus des deux tiers d’entre eux sont des chefs d’exploitation, coexploitants et associés.

            131450 au réel = 29% et un tiers de 29% = moins de 10%


            • foufouille foufouille 6 février 12:51

              @kelenborn
              un vrai débile.
              prouves moi que un tiers de tous les agriculteurs a juste 350€.


            • foufouille foufouille 6 février 12:55

              @kelenborn
              seulement 26000 sont au RSA et le RSA est de ?


            • Odin Odin 5 février 12:56

              Le constat sur notre agriculture est juste, mais :

              « nos dirigeants, par paresse intellectuelle et conformisme à l’égard des règles folles de l’UE »

              Là c’est faux. L’intégralité de nos dirigeants élus sont européistes et suivent, volontairement, des directives établies par des technocrates non élus dont l’objectif est la création des états unis de l’Europe pour un N.O.M. à venir.

              Ce ne sont pas nos dirigeants qui sont directement responsables mais les électeurs qui les ont mis à cette place, en connaissant le programme : la perte de toutes nos souverainetés et dont celle qui était notre quasi exclusivité, des décennies en arrières, notre auto suffisance alimentaire. La messe est dite et s’il n’y a pas rapidement une distribution gratuite de neurones, la majorité des électeurs continueront dans cette direction en 2022.


              • Sozenz 5 février 16:54

                @Odin
                Ce ne sont pas nos dirigeants qui sont directement responsables

                si ils so,nt responsables ils ne suivent pas le minimum de conscience que tout humain digne de ce nom devrait avoir .

                mais les électeurs qui les ont mis à cette place, en connaissant le programme
                aussi ( ou ou pas , car beaucoup ne connaissent pas les programmes et ne connaissent pas les conséquences des programmes( quand ces mêmes programmes sont annoncés et quand ils sont suivis ;) ), et là par contre les électeurs ont une paresse intellectuelle. ils gesticulent , ils vont voter parce qu on lui dit que c est un droit ,


              • Odin Odin 6 février 19:47

                @Sozenz

                « si ils sont responsables ils ne suivent pas le minimum de conscience que tout humain digne de ce nom devrait avoir » 

                Là, vous faites une grossière erreur.

                Nos dirigeants sont ou, Young leader de la F.A.F, frère du GODF ou GLDF…, invités aux réunions annuelles du « club » le Siècle ou pour les plus prometteurs à Bilderberg, membres de l’institut Montaigne, Terra Nova, d’ONG financées par Soros etc…

                Parler de conscience humaine pour des renégats est un non sens.


              • Tom France Tom France 5 février 13:43

                Il est clair que les chantres de cette globalisation qui passent leur temps dans les aéroports et les beaux quartiers, préfèrent soutenir coûte que coûte les banksters parasites et les migrants ou tout autre type de « personne » qui ne produisent rien puisque ces derniers sont par leur dépendance totale de purs esclaves quand celui qui produit de la richesse est plus ou moins indépendant de cette soumission généralisé !


                • Sozenz 5 février 16:39

                  Bref, parce que c’était notre modèle, et qu’il est celui de pays qui ont particulièrement bien réussi, il est d’autant plus révoltant de constater que nos dirigeants, par paresse intellectuelle et conformisme à l’égard des règles folles de l’UE, abandonnent à ce point ceux qui nous nourrissent.

                  je pense que vous n avez pas bien compris comment ça fonctionne

                  et on a beau vous répéter et répéter 100 fois la même chose . ça ne rentre toujours pas dans cette fichue caboche .


                  • Le421 Le421 5 février 17:52

                    FNSEA, Crédit Agricole et les industries agroalimentaires - du marchand de semence au marchand de pesticides - se sont ligués, avec la complicité des plus gros agriculteurs pour produire une grande quantité de merde à pas cher.
                    Les céréales, la viande, les légumes, tout ce qui est de production intensive constitue un poison à long terme pour les consommateurs et à court terme pour les producteurs.
                    Le pire, c’est que la plupart se disent « pris au piège » alors que ce sont eux qui ont mis en place la souricière.
                    Perso, je mettrais une estampille « production intensive » sur tous les produits concernés.
                    Je rêve.
                    Déjà que le cirque macronien des EGA n’a même pas été capable de valider le nutriscore !!
                    Et c’est pas avec Macron que les petits producteurs vont s’en sortir.

                    Il suffit juste de regarder les jeunes du FDSEA parler à Mélenchon du Glyphosate.
                    Ça se passe de commentaires.
                    Ils feront crever femme et enfants et diront que c’est pas de leur faute...


                    • Pere Plexe Pere Plexe 5 février 19:03

                      Tous les poncifs gobés tous cru !

                      Non les paysans ne nourrissent pas plus la France que Sanofi la soigne ou Dassault la protège !
                      Non un tiers des paysans ne « gagne » pas moins de 350 € :
                      Le revenu agricole à d’ailleurs progressé de 22,2% en 2017.
                      Alors même qu’il avait progressé en 2016
                      La tricherie consiste à prélever des revenus les investissements y compris patrimoniaux
                      Patrimoine qui était en moyenne de 1 040 000 € en 2015
                      Et à progresser encore en 2016



                      • oncle archibald 5 février 19:18

                        @Pere Plexe dit : « Non un tiers des paysans ne « gagne » pas moins de 350 € »

                        Le pourcentage de paysans fauchés je ne le connais pas mais je peux vous assurer que la veuve d’un agriculteur des Hautes Pyrénées a eu le sentiment d’avoir des revenus de Nabab quand elle a touché le RSA. Elle n’avait jamais disposé d’autant d’argent pour vivre quand son mari était vivant !


                      • Pere Plexe Pere Plexe 5 février 19:59

                        @oncle archibald
                        Ben voyons ...

                        Un cas hypothétique contre une moyenne factuelle et parfaitement vérifiable et sourcée.
                        Accumuler un tel patrimoine c’est mettre 2200€ de coté chaque mois pendant 40 ans !
                        Pas franchement réaliste avec des revenus de 350€

                        Alors bien sur, on me réfutera qu’une moyenne n’est pas forcement représentative.
                        C’est vrai mais ça donne une vue globale.
                        Surtout ces chiffres sont confortés par les chiffres de revenus et patrimoines médians (600.000 €)



                      • oncle archibald 5 février 22:29

                        @Pere Plexe : juste un détail que votre cerveau de cadre sup urbain n’appréhende pas... Le capital, la terre et les bâtiments d’exploitatin vétustes ils en héritent. 


                        Il est quasiment impossible à un jeune « sans terre » de devenir agriculteur, aucune banque ne lui prêtera pour cela. C’est ce patrimoine que le Crédit Agricole prend en hypothèque pour garantir ses prêts.... 

                        Continuez vos rêves et vos calculs, la réalité est toute autre que ce que vous imaginez. Vous vous imaginez devoir constituer un patrimoine à coups de prélèvement sur vos revenus ! Eux c’est le contraire, le capital ils en ont hérité et les revenus ils n’en ont pas !

                      • Le421 Le421 6 février 10:46

                        @oncle archibald
                        Je reste « perplexe », c’est le cas de le dire, en voyant les engins à 100 boules s’aligner dans les hangars de gens gagnant 350€ par mois et vendant toujours à perte.
                        Normalement, ça ne tiens pas huit jours dans un système économique normal.
                        Essayez d’emprunter 15.000€ dans une banque, même avec 200.000 de garanties !!
                        Je le sais, je l’ai fait. On m’a dis « oui », mais à plus de 4%... Escroquerie. J’ai voulu rembourser de façon anticipée, houlàlàlà !! Pas possible.

                        Alors, je dis tout simplement :

                        Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

                        Notez qu’un smicard, quand il enlève toutes les dépenses incompressibles, il ne lui reste souvent que des dettes. Qu’il éponge en bossant « en parallèle » !!  smiley
                        On appelle cela de la « survie ».
                        Et son patrimoine ? Une vieille Renault 21 diesel au bout du rouleau...


                      • foufouille foufouille 6 février 12:58

                        @oncle archibald
                        http://www.msa.fr/lfy/documents/98830/41910604/Dossier%20de%20presse%20de%20la%20conf%C3%A9rence%20de%20presse%20de%20rentr%C3%A9e%202017/77fafd3b-bc63-44a0-9808-8168b3bac248

                        ce sont ceux qui sont au régime réel uniquement et donc tout dans les charges en achetant à gamm vert avec le compte pro.


                      • Pere Plexe Pere Plexe 6 février 19:09

                        @Le421
                        Je ne suis ni urbain ni cadre et ce ne sont pas mes calculs ni mes chiffres.

                        Ce sont des chiffres sourcés,connus et admis de tous.

                        Car contrairement à vous je donne des chiffres vérifiables : je n’appuie pas mon discours sur du vent !
                        Je ne faits pas d’un cas une généralité.
                        Sans quoi j’aurais sans doute choisi feu Belin

                      • Gabyshka Gabyshka 7 février 11:39

                        @Pere Plexe
                        Encore faut-il qu’il n’y ai pas d’emprunt en cours pour financer ces investissements, car le remboursement du capital ne rentrer pas non plus dans le calcul du résultat au régime réel. 



                      •  C BARRATIER C BARRATIER 5 février 19:28

                        Les agriculteurs possèdent de gros capitaux (terres, batiments, matériel agricole, voitures personnelles). Ils sont beaucoup plus riches que les ouvriers et employés au SMIC. Nous achetons tous le moins cher (chemises, voitures, tomates...) Ils font de même. J’en ai vu manifester avec des panneaux achetez Français avec des voitures Volvo ou Mercédes....Ils bloquent nos routes avec leurs tracteurs, qui roulent avec de l’essece ou plutot du fuel detaxés......Ne respectant pas les employés ou ouvriers qui vont au boulot et ne peuvent pas rouler.

                        Ardechois je connais de nombreux paysans qui s’adaptent dans une region pourtant pauvre, ils ne bloquent pas les routes et ont une bonne qualité de vie même s’ils ne font pas fortune, comme c’est le cas pour nous tous ou à peu près.
                        Je suis donc perplexe


                        • pemile pemile 5 février 20:34

                          @kelenborn

                          La question est surtout de savoir si le chateau est entièrement payé ou chargé de crédits, non ?


                        • oncle archibald 6 février 17:00

                          @kelenborn : avec une nuance toutefois concernant l’agriculteur de l’ile de ré qui vent au prix de l’or ses fameuses pommes de terre qui poussent dans une terre sablonneuse, enrichie par les algues qu’ils vont ramasser à l’automne sur les plages et dont ils se servent pour fumer leurs champs.

                          Fameuses c’est le mot, elles le sont et ils le font savoir en les vendant au minimum à dix euros le kilo, mais sur l’ile de ré il y a la clientèle friquée pour les acheter. Tout va bien donc pour ceux qui savent trouver les fameux « marchés de niche » dont je parlais dans un autre post.


                        • Maitre Ratatouille Ratatouille 5 février 20:07

                           L’on devrait obliger les grande enseigne à afficher leurs prix d’achat de ce qu’il nous revendent ou fixer une marge bénéficiaire plafond.
                          exemple d’escroquerie

                          Reignac Bordeaux Chateau de Reignac 2015/2015 chez le produteur livraison gratuite :9,50 euros : LIEN

                          Amazone 24,68 euros la bouteille :LIEN

                          Leclerc :21,00 euros :LIEN

                          .


                          • Le421 Le421 6 février 10:54

                            @Ratatouille
                            Et si on obligeait tout simplement à notifier « production industrielle » ou « production traditionnelle » sur les denrées alimentaires, cela laisserait le choix au consommateur.
                            Alors qu’on nous refile de l’industriel pour du « trad ».
                            Entre le miel dont on fait la pub avec des belles images des montagnes pyrénéennes, venant de Chine - quand ce n’est pas juste un agglomérat au maltose !! - et la charcuterie bourrée de sels nitrités soit disant indispensables, l’escroquerie et la mise en danger des gens est permanente.
                            Les cancers du colon se multiplient...


                          • air pur air pur 6 février 11:00

                            On pleure sur l’agriculture et les agriculteurs mais qui les a conduits dans cette situation ? leurs représentants tout simplement, le CDJA, la FNSEA , regardez ou ils sont implantés et largement majoritaires, Crédit, Coopératives, Chambres d’Agriculture, MSA, Assurance etc etc... sans parler d’un de leur représentant qui a fini comme ministre de l’agriculture, comme copinage avec les politiques on ne fait pas mieux .....
                            Ils continuent, alors qu’ils ont d’autres choix, de voter pour ces représentants qui les conduisent dans le mur qu’ils en assument les conséquences.

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