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Accueil du site > Actualités > Société > La démocratie : un système qui organise la fragmentation et dans lequel la (...)

La démocratie : un système qui organise la fragmentation et dans lequel la bêtise est ainsi mécaniquement majoritaire

La bêtise étant la fragmentation de la réalité et de l'esprit humain, tout système de mesure comme la mesure d'une majorité implique nécessairement l'organisation d'une société fragmentée et donc d'une société basée sur la bêtise et non l'intelligence, qui est non fragmentée.

Ainsi, face à l'imposition souvent brutale d'un fragment sur tous les autres que représentent les dictatures, la démocratie entend quant à elle organiser la fragmentation par un système de majorité absolue, qui n'est plus en fait aujourd'hui, qu'une majorité relative, du fait de la majorité de l'abstention lors des scrutins électoraux, qui est elle-même ignorée afin de maintenir l'illusion d'un système qui fonctionne.

Aux démocrates relativistes qui dominent actuellement le marché politique, et qui assurent par cet artifice leur maintien au pouvoir, viennent donc s'opposer les démocrates absolus qui réclament une démocratie totale dont l'issue est l'inévitable ingouvernabilité du fait de l'abstention majoritaire.

Dans les deux cas, l'organisation de la bêtise est donc devenue le credo et la raison d'être des sociétés modernes, avec, pour faire illusion, la mise en avant de fragments se croyant pour un temps différents et séparés de la bêtise, du fait qu'ils soient pour un temps établis comme majoritaires, mesure de légitimité, alors que tout fragment, majoritaire ou non, est en fait expression de la fragmentation et donc de la bêtise.

Les technocrates de la fragmentation se prennent ainsi pour l'intelligence, alors qu'ils ne sont qu'une forme de bêtise glorifiée par la complexité technique des moyens aujourd'hui nécessaires pour organiser la fragmentation qui fonde nos sociétés modernes, technocrates légitimés par la mesure illusoire d'une majorité, elle-même relative.

Le dogme moderne de la majorité autour duquel s'organisent les démocraties, avec le suffrage universel, ou encore un média comme Agoravox, ne peut ainsi refléter que la bêtise générale, qui aime pourtant bien croire au concept d'"intelligence collective", lui donnant une raison d'être ou d'espérer au coeur même de la fragmentation généralisée, espoir qui n'est pourtant qu'une illusion.

En effet, la population étant elle-même conditionnée et donc non intelligente, les systèmes majoritaires ne peuvent ainsi amener au pouvoir ou mettre en avant que ce qui existe déjà, ou ne créer que des médias, comme Agoravox, qui ne sont que le reflet de ce conditionnement, et qui disposent également d'une force de renouvellement ou d'un réservoir infini.

Tous les individus, de par leur conditionnement, sont ainsi une main d'oeuvre gratuite pour les systèmes idéologiques qui impressionnent les esprits, et qui aussi, les contrôlent à leur insu, quand bien même ces esprits croient à l'illusion, très convaincante pour beaucoup, du "libre-arbitre", mais qui ne trompe pas l'esprit réellement intelligent et conscient qu'il s'agit d'un artifice de la fragmentation, qui est créé par la fragmentation et donc par la bêtise.

L'intelligence, qui n'appartient à personne, étant rare et minoritaire, jamais elle ne peut donc être mise en valeur par des moyens de suffrage majoritaire, étant donné qu'une population non intelligente ne peut reconnaître que la non intelligence, car percevoir l'intelligence, c'est déjà être soi-même intelligent, ce que n'est pas la population, conditionnée par l'éducation nationale, communautaire et l'environnement fragmenté dans lequel elle naît, vit et meurt.

C'est pourquoi les concepts et les idéologies, ainsi que leurs représentants ou porte-paroles, dominent aujourd'hui l'espace public de la société, et c'est aussi pourquoi l'autorité est elle-même mise en avant, justement, par les autorités, car une société non intelligente est nécessairement basée sur l'autorité, qui est la domination d'une partie ou d'un fragment sur tous les autres fragments, selon des règles établies par la société non intelligente.

L'établissement de règles pour organiser le chaos de la fragmentation s'inscrit elle-même comme un mouvement de la fragmentation et participe ainsi de ce chaos, qui nécessite alors l'établissement d'autorités. L'autorité de la majorité assure ainsi la perpétuation des idéologies et des concepts majoritaires et s'inscrit donc dans un moment long, contrairement à la spontanéité de l'intelligence qui est atemporelle.

Les idéologies et concepts se modifiant et se transformant sur de longues périodes, elles assurent alors leur continuité et stabilité dans le temps et l'absence de changement véritable, tout en faisant croire en l'illusion de changement par la permutation des fragments représentant l'autorité issue du chaos de la fragmentation.

Face aux "dictatures dures", la "dictature molle" de la majorité, dont l'expression politique aujourd'hui se nomme "démocratie" permet ainsi l'illusion que la population est en contrôle de la situation, alors qu'en fait, il s'agit de la situation elle-même qui contrôle la population, sans que celle-ci même ne s'en aperçoive.


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23 réactions à cet article    


  • Étirév 31 octobre 13:20

    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.

    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.


    • exol 31 octobre 13:40

      heureusement que tu es là avec ta grande intelligence hein . Tu dois te sentir bien seule face à cette océan de connerie. La démocratie n’est pas parfaite , mais c’est le seul régime qui permet à tout le monde de pouvoir s’exprimer , même les cons. Remettre en question les grands penseurs grecs et Romains , ceux de la Révolution française , faut être un peu prétentieux . Si la démocratie se transforme en dictature molle , alors ce n’est plus une démocratie CQFD. Mais donnes nous ta vision d’un monde parfait , j’attend avec impatience ta réponse.


      • Andy Capp Columbo 31 octobre 13:50

        Le système bicamériste de représentation des citoyens appelé « démocratie » (d’autres modèles sont possibles) fonctionne comme le marketing et l’audimat, ou comme les prévisions des bûcherons canadiens qui, pour savoir si un hiver sera rude, consultent un vieil indien qui, lui, se fie à la grosseur des tas de bois des bûcherons pour s’organiser en prévision de l’hiver.


        • kimonovert 1er novembre 23:47

          @Columbo

          bicamérisme = 2 chambres ! En quoi le Sénat se disant ces temps ci la représentation des territoires, élu indirectement par un collège élu en partie seulement directement (maire et adjoints), peut il se revendiquer de la démocratie 1 citoyen = 1 voix ? De plus pourquoi les baux sont de 6 ans ?


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 31 octobre 14:16

          Le talon d’Achille de la démocratie, c’est le système de scrutin « majoritaire » qui est soumis au nombre, la moitié plus un, car la « majorit »é des gens ne se soucie pas du sort des autres.


          • JPCiron JPCiron 31 octobre 15:24

            L’autre talon d’Achille, moins apparent, n’est-il pas l’information biaisée du bon peuple ?

            Car ce dernier doit bien avoir le sentiment que c’est lui qui décide ...

            .

            .


          • JPCiron JPCiron 31 octobre 14:38

            Nous autres citoyens moyens nous rattachons souvent à une idéologie ou à une autre. Cela nous aide à nous convaincre d’avoir une colonne vertébrale.

            Nos démocraties occidentales ont besoin de la diversité des idéologies qui se combattent mutuellement, afin que nos « élites » puissent tirer les fils.

            Cela continuera à fonctionner tant que le bon peuple consommera et se distraira....

            .

            .

            .


            • sylvain 31 octobre 15:31

              vous auriez dit « j’aime pas la démocratie », c’aurait été plus simple et vous auriez dit moins de bêtises


              • Claudec Claudec 31 octobre 17:25

                Dit autrement, l’intelligence – définie comme l’aptitude à franchir les limites du raisonnement sans perdre le contact avec la réalité – est une richesse dont le contraire est cette pauvreté que l’auteur nomme la bêtise.

                Comme toutes les richesses, l’intelligence se distribue pyramidalement, DU plus intelligent aux innombrables sots de tous niveaux, jusqu’aux sots profonds et incurables.

                C’est ainsi qu’un calcul élémentaire nous indique que la moitié de cette richesse que constitue l’intelligence des hommes est détenue par 14% d’entre eux, les 86% restant se répartissant l’autre moitié.

                Sans omettre qu’à l’exception de celui qui trône au sommet de l’intelligence et de ceux qui en sont totalement dépourvus, chacun est le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que lui.

                https://pyramidologiesociale.blogspot.com


                • samy Levrai samy Levrai 31 octobre 20:17

                  Pas de définition de democratie...

                  pas de définition de l’intelligence

                  du coup un truc indigeste avec des choses intéressantes noyées dans des concepts flous et conditionnés.


                  • Aristide Aristide 1er novembre 10:41

                    @samy Levrai

                    Pas de définition de democratie...

                    pas de définition de l’intelligence

                    Je suis sûr qu’Asselineau en a pour les deux. 


                  • samy Levrai samy Levrai 1er novembre 15:16

                    @Aristide
                    Les dictionnaires ne sont pas mal non plus, tu devrais essayer...


                  • Aristide Aristide 1er novembre 17:32

                    @samy Levrai

                    Les dictionnaires ne sont pas mal non plus, tu devrais essayer...

                    Je comprend mieux votre position ... simplette, si sur ces deux sujets intelligence et démocratie, vous vous contentez des quelques lignes des dictionnaires.


                  • samy Levrai samy Levrai 1er novembre 19:33

                    @Aristide
                    L’utilisation de la novlang est juste une constante chez les lavés du cerveau, le sens des mots devient abstrait et on abuse les couillons... essaie toi donc aux dictionnaires !


                  • kimonovert 31 octobre 21:18

                    « La démocratie : un système qui organise la fragmentation et dans lequel la bêtise est ainsi mécaniquement majoritaire » Dit autrement « La démocratie : un système qui donne une voix à chacun et dans lequel les cons sont ainsi arithmétiquement majoritaires » Le sous jacent « Nous sommes cernés par les cons ! »

                    « En matière de grandes catastrophes publiques, toujours privilégier la connerie au complot : la connerie est à la portée de tous, c’est donc assez largement répandu ; le complot nécessite beaucoup d’intelligence et d’organisation, c’est très rare. »

                    Michel Rocard

                    Mais la connerie ? Le sujet reste bizarrement sous-exploité. Par une sorte de fausse pudeur, on le cantonne dans les départements périphériques et bas de l’esprit. Réfléchir sur la connerie, peut-être, mais à condition de mettre des gants et de s’essuyer les pieds en sortant. Pourtant la connerie est un sujet profond, multiforme et universel, indissociable de la condition tragique et dérisoire de l’espèce humaine. Il ne relève qu’accessoirement de la plaisanterie et de la polémique, que ce petit essai, du reste, ne cherche pas à éviter. Il y a ce qu’il faut de rire et de mauvaise foi dans ces pages pour dérouter les tâcherons du discours en trois points. Car, à l’encontre de ce qui st généralement admis, l’auteur soutient que la Raison n’est pas l’ennemie jusrée de la connerie, qu’il existe entre elles une connivence, que la Raison est conne, au moins dans un certain usage grossier de ses pouvoirs. Contrairement à la bêtise, cette marche loupée de l’intelligence, la connerie déborde notre pouvoir de lucidité. Monsieur Teste pouvait prétendre : la bêtise n’est pas mon fort ; il n’aurait pas pu en dire autant de la connerie. J’écris sur la connerie, sans doute pour conjurer la mienne à travers l’évocation de celle des autres, admet l’auteur. Comme aurait pu dire Sartre : si je range l’impossible Salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Un con fait de tous les cons et qui les vaut tous et que vaut n’importe quel con.

                    Ce que disent les cons ? Ils ne le savent pas eux-mêmes, c’est leur sauvegarde. La parole du con, sans être libérée du sens, ne s’astreint pas à l’exactitude. Crécelle à vocation phatique, destinée à repousser le silence dans les coins. Le con s’accroche aux lieux-communs comme un trapéziste saoul à son filin. Il agrippe la main courante des phrases toutes faites et ne lâche plus.

                    Georges Picard dans De la connerie (Corti).

                    Un monde sans connards est possible !

                    En fait, non. Désolés. Mais ça n’empêche pas d’y réfléchir. La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C’est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécia­listes du comportement humain, n’ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l’objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d’avance. Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine.

                    Psychologie de la connerie

                    Sous la direction de Jean-François Marmion, un tableau clinique non définitif : « Le con chasse en meute et pense en troupeau », il « sait tout mieux que vous » ; contre lui, « la légitime défense est un piège » car à tenter de le raisonner on entre dans son jeu et court le risque d’apparaître comme son autre symétrique. C’est « l’effet miroir »… Surtout s’il se présente comme un champion de « l’anticonformisme », un héros de la lutte contre le « politiquement correct » – notre nouveau point Godwin. Serge Ciccotti évoque l’approche scientifique, à travers les nombreux « biais cognitifs » qui se manifestent dans le raisonnement altéré des cons : « l’illusion de contrôle » de celui qui appuie frénétiquement sur le bouton de l’ascenseur quand il est pressé, le biais rétrospectif qui fait dire à tout bout de champ « je le savais », ou encore l’effet Dunning-Kruger : vouloir à tout prix « t’expliquer ton boulot » alors que « les personnes incompétentes tendent à surestimer leur niveau de compétence » et ne parviennent pas davantage « « à reconnaître la compétence chez ceux qui la possèdent » ; le biais de confirmation, ou la propension à ne retenir que ce qui confirme ce qu’on sait ou croit savoir déjà ; « l’acceptation inconditionnelle de soi », à distinguer de l’estime de soi, laquelle s’appuie sur la performance et peut être sujette à variations… Que faire des cons ? Pour ne pas en rester un soi-même

                    Votre vie est encombrée d’une ou plusieurs créatures malfaisantes ? Vous désirez surmonter cette odieuse expérience et savoir comment vous en défaire ? Avec humour, bienveillance et sagesse, ce livre propose une nouvelle éthique pour penser et soigner ce fléau de notre temps, maladie du collectif et poison de nos vies individuelles.

                    Maxime Rovere

                    Le philosophe s’emploie à dégager des lignes de fuite dans une perspective constructive. Prenant acte du piège que constitue toute tentative de ramener le con à la raison, il suggère d’adopter au contraire une forme de sagesse relevant en l’occurrence « de la sainteté et de la grâce ». Car si les cons nous accablent et s’obstinent, ils nous amènent à faire « l’expérience de nos propres limites ». Et face au « naufrage interactionnel » consistant à perdre toute patience et bienveillance, à s’éloigner à proportion même de son idéal d’humanité, il convient de prendre en compte que les qualités d’intelligence et de tact ne tiennent leur sens qu’à la mesure de ce défi. Car le mépris est contagieux. L’inspiration spinoziste de l’auteur lui indique qu’en philosophie les jugements moraux ne servent à rien et que l’essentiel est de comprendre, ce qui signifie considérer ces comportements « comme un problème concernant des lignes, des corps ou des points », more geometrico, à la façon du géomètre.

                    Jouer au con

                    D’autant que l’usage politique de la connerie en mode retournement du stigmate peut avoir, au delà du plaisir duplice et anticonformiste, des effets corrosifs. Marie Duret-Pujol l’observe en détail dans un livre sur Coluche Président, histoire de la candidature d’un con (Le Bord de L’eau). Rappelons qu’au printemps 1980 le comique évoque son intention de se présenter aux élections présidentielles « comme candidat nul, pour faire voter les non-votants ». Coluche est dans le rôle qu’il s’est forgé : « Avec mon air qu’on reconnaît partout », « J’suis l’andouille qui fait l’imbécile ». Peu après, son premier « Appel historique » paraît dans Charlie Hebdo.

                    J’appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards… tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi.

                    Pour conclure provisoirement : on souscrit d’emblée, sans barguigner, au sens récréatif et collectif du verbe « déconner ». Alors pourquoi ne pas en faire un principe de coexistence pacifique ? https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/le-journal-des-idees-emission-du-lundi-01-avril-2019 Par Jacques Munier


                    • un des P'tite Goutte un des P’tite Goutte 31 octobre 21:32

                      Bonjour Abolab.


                      Ce raisonnement digne des plus grands philosophes nous fait faire à l’humanité un bond prodigieux. Merci, du fond du cœur.

                      Pour autant que je m’en souvienne, celles-ceux qui ne raisonnent de façon binaire qu’en intelligent/bête sont gamins sortant de l’école (primaire) ou tristement atteints d’une pathologie réduisant conséquemment les capacités cognitives ; celles d’ailleurs qui, conjointement, forment « l’intelligence ».

                       

                       D’accord, il n’existe pas « d’intelligence collective », cependant que dire de la complexité de l’esprit humain ? Savez-vous qu’il est doté d’une étonnante faculté : celle d’avoir des sentiments ? On dit parfois aussi au sujet d’un être humain qu’il « a du cœur, ou n’en a pas » ou bien encore - lisez bien, cela vous concerne, qu’il « a du bon sens ou qu’il n’en a pas »-.

                        Par pédagogie à votre égard, non, ne me remerciez pas : c’est gratuit et de bon cœur ; je vous invite à vous reporter par exemple aux thèses d’Howard Gardner sur les intelligences multiples : linguistique, logico-mathématiques, visuo-spatiale, interpersonnelle, intra-personnelle, kinesthésique, musicale, etc. toutes interactives, présentes chez un individu de manière variée, lui donnant par exemple une dominante qui fera d’un artisan un expert dans son domaine.

                      Savez-vous d’ailleurs que certaines compétences à dominantes kiné./manuelle, s’acquièrent après des années seulement : le coup de main d’un plâtrier, peintre, ébéniste ?

                      Bon.

                      Avant de donner dans la grande thèse politique, je vous invite à acquérir un peu plus d’humilité, qui vous permettra peut-être, je vous y invite aussi, à lire de nombreux auteurs qui ont passé leurs vies entières à chercher à résoudre les problèmes que pose la vie en société. Et à accepter : la vie, ben C compliqué. Complexe est plus juste.

                       smiley

                      Et il faudrait en plus de se taper des lignes de confiture, se laisser insulter comme ça sans rien dire ? : Agoravox, reflet de la bêtise générale. L’argument ne tient pas car Agoravox, qu’on le veuille ou non n’est en aucun cas représentatif de l’ensemble de la population : son style, sa forme, son fonctionnement, son histoire ont tout naturellement filtré les intervenants : jamais un journaliste mainstream ne viendrait y perdre son temps, d’autres, n’étant pas rétribués, ne daigneront pas fournir quoique ce soit à ce vulgaire webmédia, vulgaire, justement : beaucoup ne daignerons jamais non plus partager des points de vue avec ce qu’ils croient n’être que plèbe pouilleuse, etc.

                       

                      Vous connaissez la phrase : « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes » attribuée, peut-être à tort, à Churchill. Je pense personnellement que l’humanité mérite mieux, mais n’est pas prête et ne le sera pas avant des générations ; mais c’est une autre histoire. Je reprends un des commentateurs précédents : qu’avez-vous à proposer ?

                      Personnellement, en attendant mieux, je crois qu’il faut s’informer au mieux, selon des sources différentes [je garde à l’esprit cette phrase de Tatiana Ventôse : informez-vous auprès de ceux qui n’ont pas le même avis (les mêmes orientations) que vous, vous apprendrez plus ; ce que j’ai constaté comme vrai]. Je crois qu’il faut « s’éclairer » (dans le sens ancien des Lumières). Puis agir, seul ou non, au travers d’associations, de partis, par des dons, sur le web, etc.

                      D’ailleurs, en cherchant sur le web, j’ai trouvé un site intéressant, où intervenaient des gens de milieux différents, connaissant souvent leurs sujets donc bons informateurs : manuels, informaticiens, écrivains, autodidactes, travaillant dans le privé, dans le public, aux sujets variés, etc., je vous le conseille : https://www.agoravox.fr/


                      Cordialement.


                      • Coriosolite 1er novembre 12:55

                        Bonjour,

                        La question que pose l’auteur peut se résumer à : la démocratie donne-t-elle tout pouvoir à une majorité de « cons » via le principe de la souveraineté populaire et le suffrage universel ?

                        D’une part le suffrage universel n’est pas si universel que ça. Il exclut d’entrée ceux qui sont jugés d’office incapables de décision : les moins de 18 ans, les fous, les criminels, les séniles.

                        D’autre part le suffrage universel sert essentiellement à désigner des représentants qui prendront les décisions sans véritable contrôle au long de leur mandat.

                        La possibilité de décision populaire directe via le référendum, si elle est prévue dans la Constitution, reste une pratique rare et quand le peuple « se trompe » il existe bien des possibilités de passer outre l’avis majoritaire.

                        On voit bien que l’appareil d’Etat issu d’élections au suffrage universel a su se mettre à l’abri d’une souveraineté populaire aux convictions « non conformes », en quelque sorte un « garde-cons ».



                        • kimonovert 1er novembre 13:32

                          @Coriosolite

                          « ...exclut d’entrée ceux qui sont jugés d’office incapables de décision : les moins de 18 ans, les fous, les criminels, les séniles. » Les moins de 18 ans en France, oui ! Les autres, pas sûr...d’autant que fous, criminels et séniles sont des états pas des personnes, et que cela reste couvert pour fous et séniles par le secret médical, pour criminels par un extrait de casier judiciaire qui de mémoire n’est pas demandé à chaque élection : seule la carte d’électeur et la CNI suffisent ! Quant au contrôle de la réalisation du mandat électif, cela c’est amélioré de 7 à 5 ans pour ceux qu’un simple citoyen élit, il faudrait comme dans un syndic de copropriété (La France est notre copropriété), une AG annuelle...Pour ce qui est des sénateurs, ça ne nous regarde pas ! Commençons par abolir le Sénat antidémocratique (en quoi les territoires ont -ils le droit de vote constitutionnel ?) et ces sauriens aux lourdes paupières...Là, je suis dans le fantasme...


                        • finael finael 1er novembre 13:30

                          Comme je l’écris dans un autre post, la démocratie, qu’elle soit représentative, participative, tirée au sort ou autre nécessite que les prises de décision soient prises en toute connaissance de cause par des citoyens éclairés.

                          Depuis au moins deux générations on s’est ingénié à ruiner l’enseignement et on abreuve les citoyens d’opinions et non plus de faits.

                          Aucune démocratie d’aucune sorte ne peut fonctionner dans ces conditions.

                          P.S. : A propos des cons, je préfère qu’ils ne disparaissent pas : j’ai trop peur de la solitude  smiley smiley


                          • kimonovert 1er novembre 13:33

                            @finael PS. : A propos des cons, je préfère qu’ils ne disparaissent pas : j’ai trop peur de la solitude smiley smiley Et la génération spontanée ?



                            • kimonovert 2 novembre 00:10

                              @Lucadeparis A intégrer : http://www.paricilademocratie.com/approfondir/pouvoirs-et-democratie/1434-origines-de-la-democratie-d-athenes-a-aujourd-hui

                              La Démocratie ce n’est pas de la statistique ou un cocktail ! Vos exemples, cités ici, sans avoir lu plus avant la teneur des 2 liens, ne sont pas de bon sens : personne n’organise la sortie mensuelle comme vous l’expliquez, vont au restaurant ceux qui veulent, vont au cinéma ceux qui veulent ! Le summum a été inventé par les américains c’est le drive in : on mange dans sa voiture en regardant un film ! Inconvénient : ça bousille le bilan carbone ! Et par impérialisme ça bousille les familles qui mangent en regardant la télé !  ! L’autre exemple est un pur sophisme : 80 % veulent tuer les autres 20 % d’une population ou l’inverse, c’est une guerre civile ! La loi du nombre fera que les 80 % auront le dessus dans une proportion nouvelle sensiblement de 60 % à 0 % d’où le principe évident que toute guerre civile est une grande avancée démocratique !


                            • nemo3637 nemo3637 3 novembre 11:56

                              Des croyances affirmées sans preuve...

                              Des fragments d’inepties ne démontrent que la bêtise de leur auteur.

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