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La justice ordonne de nommer « mère » un homme devenu « femme » à l’état civil

La Cour d’appel de Toulouse s’est prononcée ce matin sur la filiation d’un enfant engendré au cours d’une relation sexuelle entre sa mère et une femme trans, à savoir son mari ayant obtenu le changement à l’état civil de la mention de son sexe masculin en sexe féminin.

La Cour ordonne la mention du mari devenu femme trans sur l’acte de naissance de l’enfant comme « mère ».

L’association Juristes pour l’enfance regrette profondément cette décision qui fait prévaloir le désir et la volonté des adultes sur la réalité de la filiation de l’enfant.

La volonté d’une personne de vivre dans le sexe opposé à son sexe biologique relève de sa vie privée, mais n’a aucune légitimité à impacter l’état civil de l’enfant : le fait d’avoir engendré un enfant ne confère pas le droit de trafiquer son état civil pour l’adapter au ressenti personnel du ou des parents, même entériné par l'état civil des intéressés.

Quel que soit le cheminement des personnes et leur ressenti intime, parler d’une femme qui fournit des spermatozoïdes relève de l'utopie. Contrairement à ce que certains voudraient croire et faire croire, car il s’agit bien d’une croyance, une personne qui engendre un enfant en fournissant ses spermatozoïdes dans une relation sexuelle ne peut être que père. 

Cette personne peut se présenter dans la vie courante comme femme et même être désignée comme telle à l'état civil, il reste qu'elle a engendré comme père. Tel est le réel.

D’ailleurs, pour les enfants de cette femme trans nés avant son changement de la mention du sexe à l’état civil, la loi est bien claire sur le fait que ce changement n’a pas de conséquence sur leur état civil. Cette femme trans est donc toujours désignée comme père à l’égard de ses enfants aînés, alors même qu’elle se présente au quotidien comme femme. Le bon sens comme la justice imposaient d’appliquer la même solution à l'enfant né après le changement de la mention du sexe à l’état civil.

Dès lors que la justice s'égare à reconnaître comme mère la personne qui a fourni les spermatozoïdes pour la conception de l’enfant, alors que signifie désormais le mot mère ?

Ce n’est pas parce que la paternité et la maternité ne se réduisent pas à la dimension biologique que cette dimension pourrait être déformée. La déformation de la réalité pour faire prévaloir le seul ressenti des parents est une injustice à l’égard de l’enfant qui est privé de la réalité de sa filiation, remplacée par une filiation mythique car issue du mythe d’une femme fournissant des spermatozoïdes.

La loi de 2016 qui a permis le changement de la mention du sexe à l’état civil sans modification morphologique, permettant la création de situations comme celle jugée à Toulouse aujourd’hui, n’a rien prévu pour les enfants nés après ce changement d’état civil du père ou de la mère. Nous demandons une intervention du législateur pour rétablir les droits et le respect de l’enfant.


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16 réactions à cet article    


  • hans-de-lunéville 11 février 11:16

    Il y a des gens qui vivent dans une situation... je plains les enfants à l’école.


    • sylvain sylvain 11 février 13:47

      @hans-de-lunéville
      dans le contexte sociale de mon époque, il est sur qu’au collège, il vaudra mieux garder ton petit secret bien secret, sinon tu te feras lapider


    • Lynwec 11 février 11:18

      Je plains sincèrement le pauvre enfant (qui a probablement du vouloir détruire l’Univers dans une incarnation antérieure pour se retrouver coincé entre ces deux « parents ») qui va vivre dans ce cadre (même si d’autres vivent probablement pire dans le monde d’aujourd’hui).

      Le choix de ces deux personnes est le leur, mais l’enfant n’a rien demandé...


      • wagos wagos 11 février 11:22

        Bravo l’auteur, revenons au bon sens qui s’égare de plus en plus malheureusement ! 


        • Albert123 11 février 11:27

          Qui ? Qui juge les juges ? 

          quand vous aurez répondu avec efficience à cette question vous aurez déjà les bases d’un projet de société viable et durable.


          • Étirév 11 février 11:34

            « La justice ordonne de nommer « mère » un homme devenu « femme » à l’état civil »
            Par contre la Justice appelle toujours « Père », un homme devenu un « Porc ».
            Explication (en partie) :
            Lorsque, après la conversion de Constantin, on chercha à introduire la religion nouvelle en Gaule, on comprit qu’il faudrait des siècles pour détruire le culte de la Nature, qui y régnait, et la glorification de Marie.
            Le culte de Marie se répandit plus vite que celui de Jésus, parce que Marie représentait une Déesse antique et avait un passé glorieux, tandis que la légende de Jésus, avec toutes ses invraisemblances, ne pouvait être écoutée que comme une histoire sans valeur.
            Puis, dans la Gaule, déjà, on attendait la Vierge qui devait enfanter (Virgini Parituræ) ; on était donc préparé à la recevoir, mais on n’attendait pas un homme, d’autant plus qu’on voyait déjà, dans ce culte renversé des Catholiques, qui adoraient l’homme et n’adoraient pas la Femme, la cause des mauvaises mœurs qui régnaient partout et allaient prospérer.
            Tant que l’erreur ne sera pas extirpée de la société, la JUSTICE n’y pénètrera pas.


            • Clocel Clocel 11 février 11:45

              Les véritables détenteurs du pouvoir se désignent eux-mêmes par la perversité du modèle qui ne peut naître que dans un esprit malade et consanguin.


              • Gégène Gégène 11 février 12:00

                je dénie que ta mère soit amère . . .


                • sirocco sirocco 11 février 12:33

                  Brizitte va donc pouvoir être appelé « la mère du poudré ». Voilà qui met temporairement un terme à la polémique à ce sujet, non ?


                  • Philippulus Schrek 11 février 13:26

                    pauv’ gamin !


                    • Sergio Sergio 11 février 13:30

                      Et la question en suspens qui de la poule et de l’œuf se relance et là on est dans une sacrée avancée !

                      http://forevershowtroll.f.o.pic.centerblog.net/cc3ea85e.jpg


                      • sylvain sylvain 11 février 13:57

                        La volonté d’une personne de vivre dans le sexe opposé à son sexe biologique relève de sa vie privée, mais n’a aucune légitimité à impacter l’état civil de l’enfant 


                        Effectivement, ce qui pose problème dans cette histoire est bien l’état civile .

                        Dans un contexte personnel, ce type qui change de sexe devra régler son problème ave son fils, sa femme, ses potes .Or si ces personnes n’y voient pas d’inconvénients et que ça se passe bien, en quoi le reste de la société serait il concerné ?? on s’en fout, qu’ils fassent leur vie .

                        Par contre si la loi s’immisce dans ce problème c’est l’état régalien, a savoir une armée, une police, qui entend arbitrer ce conflit .Et la loi étant la même pour tout le monde, cette décision sera imposée a tout autre cas .C’est ici que cet évènement deviendra menaçant pour tout un chacun


                        • rogal 11 février 20:49

                          Ça fait plus d’un mois qu’il a été demandé à l’Élysée de donner des nouvelles de Jean-Michel Trogneux (Opération Chambre Jaune). En réponse, le silence va s’épaississant, à un point tel qu’il vaut aveu. Nul n’ignore plus désormais ce qu’il en est. Là encore, la mère c’est le père.


                          • Franz 12 février 05:49

                            @rogal

                            Ton père n’est pas ton père, et ton père ne le sait pas (Sacha Distel)


                          • Esprit Critique 12 février 03:06

                            Ces lois totalement débiles doivent etre abrogées de toute Urgence.


                            • Franz 12 février 05:48

                              Je l’imagine donner le sein au petit dernier.....Ah, les Cons !

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