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La naissance d’une démocratie légitime nécessite la liberté de conscience et d’appartenance

La naissance d’une démocratie légitime nécessite la liberté de conscience et d’appartenance

 

Problème insoluble des temps modernes, la légitimité de la démocratie représentative est en berne, avec une forte hausse de l’abstention, de l’implication politique et de la réprobation galopante de nos systèmes d'organsiation de la vie collective.

Certains pourraient clamer que les élus ne sont plus guère représentatif des citoyens, mais dans une logique partisane, tandis que d’autres diront que ces derniers sont déconnectés des attentes d’un être-humain lambda, ou même, au sein d’une législation étouffée par des idées d’antan n’étant plus en phase avec les attentes des génération post-80, désormais premiers de corvée.

Mais s’il y a bien un problème peu abordé, c’est celui de la liberté de choix et d’appartenance.

Peut-on vraiment appeler démocratie, qu’elle soit représentative ou participative, un système d’organisation de la vie collective qui intègre de force, et impose coûte que coûte l’adhésion à ses principes, sans consentement ?

Quel choix donne-t-on à l’individu ? Dès sa naissance, il est affilié à une personnalité juridique par création de l’acte de naissance, passe sous la tutelle de l’État et peut-être enlevé à ses parents à tout moment dès l’instant où un juge en donne son aval légitime ou non, est soumis de force aux lois et principes économiques de la présente République avec les atteintes personnelles que ça peut impliquer, puis rendu responsable de ses actes face à la loi une fois majeur, qu’importe la légitimité de cette dernière.
Aucune échappatoire ne lui est permis, aucune approbation de bon cœur ne lui est possible, on ne lui laisse guère de choix, sinon l’illusion du choix, de sa vie future, au sein d’une société déjà bien rodée, avec ses avantages certes, mais également ses inconvénients.

Fondamentalement, malgré l’apparente liberté clamée par la France, il manque quelque chose venant renforcer un choix d’appartenance et d’intégration à la société, permettant de relier la liberté de conscience de chacun.

L’on pourra éduquer, accompagner, former autant que possible, qu’il demeurera des êtres-humains, qui, face à l’absence de choix, et de liberté d’appartenance, et une apparente démocratie, même poussée à son paroxysme, auront le sentiment que rien n’est légitime, du simple fait qu’on ne leur a jamais laissé la liberté de consentir, qu’il n’y a aucun rite ni cérémonie permettant d’acter ce type de choix et marquer un passage pour intégrer pleinement la vie collective et faire au mieux pour participer à l’épanouissement commun de l’humanité.

Le symbole d’une cérémonie ne se suffirait d’ailleurs, pas à lui-même, bien qu’il pourrait être un acte fort dans la vie de l’Être-Humain, tel que peut l’être une cérémonie de mariage, mais c’est bien le choix, le nœud du problème.

Ce sentiment s’inscrit bien au-delà d’un simple problème de légitimité des élus, des logiques partisanes, et pourrait bien expliquer notamment que beaucoup de gens se sentant laissés pour compte, se détournent de la politique, de l’exercice de la citoyenneté, d’autant plus à mesure que le petit jeu des chaises musicales du confort économique, prend de l’ampleur, qu’un sentiment d’injustice et de révolte, s’installe, aggravé par le manque d’exemplarité, les mensonges, le baratinage, de nombreuses personnalité d’État, élus et nommés.

La liberté de vote ne suffisant plus, la liberté de choix serait-elle la condition nécessaire à l’existence d’une démocratie en bonne santé ?

L’enfant mineur n’étant de toute façon pas responsable pénalement, L’État devrait-il continuer de forcer des parents à intégrer leur progéniture en son sein, substituer les droits naturels pour l’y soumettre, dans les conditions obligataires actuelles ?
Ce dernier ne pourrait-il pas offrir des degrés de libertés supplémentaires, en laissant l’enfant grandir et atteindre un âge où il se sentirait en capacité d’être suffisamment éclairé et instruit, pleinement capable d'esprit critique, pour offrir sa pleine adhésion ou non à ce dernier, ses principes, décision potentiellement révocable, en conscience, et contribuer au maintien et évolutions des principes régissant la vie collective ?

L'État, l'humanité, ne pourraient-ils pas y trouver là, des énergies et volontés capables de soulever des montagnes, au delà des simples principes économiques, législatifs, politiques, de solidarité, et individualistes ?


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24 réactions à cet article    


  • Captain Marlo Captain Marlo 18 juin 19:10

    Bonjour,

    Pourquoi les citoyens ne vont plus voter ? Parce que cela ne change rien. Et pourquoi cela ne change rien ? Parce que les décisions essentielles ne sont plus prises à Paris, mais à Bruxelles, à Francfort et pour l’Otan, à Washington.

    Le 1er Mai 2014, à l’Assemblée Nationale.

    "La Luxembourgeoise Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne, Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, est reçue par des parlementaires français. Sur le ton de l’évidence, elle leur assène : «  Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune. »

    Quand il n’y a plus de politiques intérieures nationales, « Gouverner par le peuple et pour le peuple », comme il est écrit dans notre Constitution, est vidé de sens par l’Union européenne :

    Les Commissaires européens qui décident de vos vies, ne sont élus par personne, ils sont nommés par les gouvernements, après des tractations de marchands de tapis.

    Les Députés européens sont élus, mais le Parlement n’a qu’un rôle consultatif.

    C’est la Commission qui concentre les pouvoirs.

    En clair, que les électeurs votent pour la Gauche, la Droite, le Centre ou les extrêmes, tant qu’ils voteront pour des Partis pro européens, ils auront toujours la même politique néolibérale, la même mondialisation, bref, tout ce qui est écrit dans les Traités. Tant que nous resterons dans l’UE, il est illusoire de parler de démocratie.


    • Clocel Clocel 18 juin 19:54

      Lorsqu’un sujet est à la mode c’est que ce qu’il plébiscite a cessé d’exister, un chant du cygne en quelque sorte.

      Arrêtez de vous branler avec la « démocrassie », on est au terme d’un projet qui a parfaitement fonctionné, quelques poignées de raclures bien secondées par « vos élus » ont raflé toute la mise.

      Nous n’aurons bientôt plus rien à perdre, il perdra donc totalement de sa pertinence, ils n’ont plus besoin de cet artifice.

      Il n’y a aucune place pour les fauchés dans un casino.

      La seule question : Que vont-ils faire des surnuméraires ?


      • Captain Marlo Captain Marlo 19 juin 05:58

        @Clocel
        Arrêtez de vous branler avec la « démocrassie », on est au terme d’un projet qui a parfaitement fonctionné, quelques poignées de raclures bien secondées par « vos élus » ont raflé toute la mise.

        La démocratie n’est pas du tout un sujet secondaire, nombreux sont ceux qui ont commencé à se poser des questions sur l’Europe et sur notre classe politique, à partir de la forfaiture concernant le référendum de 2005.

        La Suisse, pays souverain qui vient de claquer le porte au nez de l’ Union européenne, est un exemple de démocratie à notre porte, avec le référendum !
        Voici les derniers sujets soumis à referendum en Juin 2021 :

        "Cinq sujets sont soumis à une votation fédérale le 13 juin prochain. L’un concerne l’initiative populaire « pour une eau potable propre et une alimentation saine », le deuxième est « pour une Suisse libre de pesticide de synthèse ». En ce qui concerne les référendums, ils vont être voté sur « la loi Covid 19 », mais aussi sur « la loi sur le CO2 » et « la loi contre le terrorisme ». Que signifie exactement ces votations et quel est le positionnement des partis politiques ? Explications.etc

        Le RIC, c’est ce que demandaient les Gilets jaunes, mais en restant dans l’UE, ils peuvent toujours attendre...


      • Clocel Clocel 19 juin 09:51

        @Captain Marlo

        Essayez de sortir « démocratiquement » de l’Europe ou, juste de remettre en cause les GOPÉ ...

        Bon courage.

        Je vis depuis 30 ans dans une petite municipalité de 700 habitants, et même-là la magouille les passe-droits sont la norme, la Mairie représente les notables locaux.

        Quant aux suisses, ils ont intérêt à veiller au grain, ils n’ont pas que des amis dans leurs propres rangs, au premier endormissement ils se feront niquer comme le premier pigeon français venu.

        Cela dit, on s’emmerde en Suisse, c’est un modèle qui ne me donne pas envie...


      • Lampion Séraphin Lampion 19 juin 10:07

        Mohamed BOUHOUCH m’a bloqué pour l’accès au commentaire de son article pour « non respect de la charte ».


        • troletbuse troletbuse 19 juin 10:12

          @Séraphin Lampion
          Enfin, on pourra passer en tête sur les articles de Bouhouch. smiley
          Va falloir que je me force parce que je n’ai jamais posté sur ses articles.


        • troletbuse troletbuse 19 juin 10:13

          @Séraphin Lampion
          Vous avez mis une contrepeterie ? smiley


        • Lampion Séraphin Lampion 19 juin 10:15

          @troletbuse

          même pas


        • Lampion Séraphin Lampion 19 juin 10:21

          @troletbuse

          je lui ai seulement parlé des Sahraouis et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes


        • troletbuse troletbuse 19 juin 10:25

          @Séraphin Lampion
          Je ne connais à vrai dire pas grand chose sur ce problème et j’ai du mal à m’y interesser vu que la chose primordiale aujourd’hui est la conspiration du faux Covid qui ,nous amène à la dictature que les mougeons ne voient absolument pas..


        • troletbuse troletbuse 19 juin 10:27

          @Séraphin Lampion
          Comme nous, en 2005  smiley


        • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 19 juin 10:27

          @Séraphin Lampion
          Quand lama faché euh non lampion faché, lampion faire toujours comme chat 
           smiley


        • Clocel Clocel 19 juin 10:28

          @Séraphin Lampion

          Les Sahraouis mon bon Séraphin...

          Ils n’ont même pas d’Iphone, aucun pouvoir d’achat, sois raisonnable.


        • HELIOS HELIOS 19 juin 11:44
           ==== La naissance d’une démocratie légitime nécessite la liberté de conscience et d’appartenance ====


          100% d’accord avec vous ! (2eme degré)

          Demandez par exemple à un rosier si la democratie est bien d’accepter que les ronces l’etouffent et le fasse disparaitre !


          Il n’y a de démocratie que dans un ensemble homogène.

          Regardez... que pousse sous un pins ? des feuillus, des hortensias ? Jamais, le pin se defend et interdit a toute « alieneté » de s’installer !

          Est-ce dire que le pins n’est pas démocrate ? pourtant, il l’est dans une pinède, il y a differentes sortes de pins, de toutes formes, parce que tous, defendent la pinède.


          Alors, votre liberté de conscience, votre liberté d’appartenance c’est une fois de plus du pipeau pour justifier une forme d’humanité sans aucune référence, sans aucune construction civilisationnelle, sans développement juste un mauvais taillis.


          C’est insupportable de lire cet argument suicidaire... vous supposez que les démocrates survivront face a la loi du plus fort, ils perdront tout simplement parce que tous les autres sont des ennemis et sont tous associés.


          Au dela de l’ombre du pin, la nature est libre.... il faut elever des barrieres (des frontieres physiques, culturelles, civilisationnelles) pour que puisse survivre un groupe, peu importe le choix du groupe, sauf a se suicider.


          La multiculturalité ne peut exister, il y a toujours une culture dominante qui elimine les autres.

          Pour nous, notre culture, peu importe comment les « autres » la voit, nous ne voulons pas la voir disparaitre et si par humanisme, nous acceptons d’en recevoir, ces autres cultures doivent etre fortement minoritaires et elles doivent accepter de ne pas etre dominantes en quoi que ce soit et etre discrètes pour lesquelles tout proselytisme devient une cause d’eradication.

          Il n’y a pas de « petit accrocs », il n’y a pas de petites acceptations.... les poissons ne vivent pas dans le ciel et les oiseaux dans l’eau.

          Ce sont les etrangers au groupe qui doivent décider d’accepter ou pas, la discretion qui est due au titre de leur différence, ce n’est pas au groupe de le faire



          • HELIOS HELIOS 19 juin 11:47

            @HELIOS
            ... il manque la dernière phrase (je n’ai pas fait « voir avant... », la voici :

            Cela s’applique a toute construction societale, y compris la politique


          • Arogavox Arogavox 27 juin 09:54

            Une « La démocratie représentative » peut-elle être autre chose qu’un oxymore, ou une fourberie verbale ? de façon consciente (i.e. perverse) , ou pas ...

             De deux choses l’une : 

              le pouvoir est au peuple (avec une égalité en dignité pour chaque individu composant ce peuple, ce qui implique une égalité en responsabilité, en représentativité, en devoir ... cf ’noblesse oblige’, car égalité en dignité implique égalité en noblesse ...) 

             ou bien le pouvoir est abandonné à des individus qui ont la prétention irraisonnée de représenter, voire d’incarner tous les individus (dont eux-mêmes) plus la communauté toute entière (qui est plus que la somme des individus  cf phénomènes d’émergence) 

             Dire qu’en ces temps modernes qui se voudraient ’scientifiques’ , des veautants peuvent encore gober ce genre d’oxymore ! 


            • Clocel Clocel 27 juin 10:02

              @Arogavox

              Ach... La fabrique du consentement est très efficace, la paresse intellectuelle et l’esprit de meute fait le reste.

              La science la plus accomplie est sans nul doute celle du comportement et les dingues ont pris possession de l’asile.


            • Arogavox Arogavox 27 juin 10:24

              Remarque d’ordre plus général :

              La conscience humaine (donc ma propre conscience) participe de la conscience de l’Univers qui nous englobe.
               Car si jamais il existe des dimensions (au-delà de celles de l’espace-temps que nous pouvons concevoir) qui donnent lieu à une conscience inaccessible à celle de notre espace-temps, reste que la conscience de l’univers passe nécessairement par celle de notre espace-temps, qui elle-même passe par nos consciences humaines.

              Et si jamais , dans un indémontrable absolu, il n’existait pas d’autre conscience que la nôtre, cela ne change rien au constat !

              Alors, (à moins qu’ils ne soient des E.T. ?) pourquoi et comment un ou des ’représentants’, ou pire, un ou des incarneurs , pourraient-ils prétendre chapeauter ma conscience ?
                Ce faisant, les représentants-incarneurs se voudraient représentants d’individus d’une dimension ou dignité inférieure à la leur, ce qui contredit l’idée qu’ils puissent alors être eux-mêmes égaux en dignité avec des moins-qu’eux-mêmes (voire même avec des ’rien’ !).
               Seule une intellectualisation très intello peut donner lieu à l’idée ’hors sol’ d’individus qui puissent être en même temps des personnes physiques et des ’personnes morales’.
               Tout au plus peut-on concevoir des missions d’arbitrage, attribuées selon une légitimation la plus consensuelle possible : missions ponctuelles et soigneusement contextualisées, limitées et contrôlées ...



            • eau-pression eau-pression 27 juin 10:42

              @Arogavox

              Et si le fameux « bonus au sortant » venait du fait qu’il se re-présente ?


            • eau-pression eau-pression 27 juin 11:25

              @Clocel

              Belle profondeur historique dans ce retour à Zweig et Bernanos.

              Retenons qu’un intellectuel comme Zweig reconnaît : « nous ne comprenons pas les sensations les plus importantes jusqu’à ce que les ayons vécues nous-mêmes ».


              De notre temps, on se croit tellement représentable qu’on s’affiche en hologramme.


            • Arogavox Arogavox 27 juin 14:31

              @Clocel
              Pour cibler un sous-contexte du contexte de votre lien ,
              je préciserais mon propos en commentant ce passage :

              "... l’intellectuel de profession, le parasite intellectuel, toujours complice du pouvoir, même quand il paraît le combattre, ripostait avec dédain que ce préjugé contre la Science risquait de mettre obstacle à une admirable réforme des méthodes d’identification, qu’on ne pouvait sacrifier le Progrès à la crainte ridicule de se salir les doigts.

              « 


               (Ai-je tort de voir là un clin d’œil à certain propos de Onfray qui semblait confondre toute critique d’une certaine vaxxination avec une inculture congénitale quant aux découvertes de notre bon vieux Pasteur ?)

                Actuellement, en 2021, circulent des videos de conférenciers, à la fois scientifiques et philosophes légalement estampillés, qui nous serinent que, à la fois, les ’vérités scientifiques’ ne sauraient se trouver à l’aide de scrutins,
              mais que, en même temps, elles seraient établies par la majorité des meilleurs des scientifiques !

               Comment ces références de la Science nationale peuvent-ils être autorisés à galvauder de telles contradictions ?

               D’abord, n’auraient-ils pas du (à l’instar de ce que l’on peut trouver dans les meilleurs pdf échangés entre spécialistes médicaux) commencer par préciser le sens attribué aux mots-clé qu’ils emploient ?

                Si leur ’la Science’ est compatible avec une notion de ’vérité scientifique’, pas sûr que tous leurs pairs approuveraient leur définition de ’vérité scientifique’ :
               pourquoi n’adoptent-ils pas plutôt, par exemple, le terme plus clair et précis de ’résultat consensuel parmi les présumés-ou-autodéclarés meilleurs des scientifiques’ ?

               Idem : sont-ils bien assurés que leur ’le Progrès’ soit consensuel, entre leurs pairs, autant que face à leur auditoire ?

               Ensuite, déterminer une majorité parmi leurs pairs ne s’apparente-t-il pas à une technique de scrutin ?
               D’où une contradiction même pas digne, en matière de logique, du plus pire des non-scientifiques ! 
               ... à moins qu’ils n’assument leur a priori aristocratique (selon l’étymologie : pouvoir des ’meilleurs’) en s’accordant une forme de scrutin là où ils ne veulent pas en entendre parler pour les autres ?
               ou aussi, à moins qu’en fait, ils ne soient incapables de composer avec une quelconque incertitude ... et qu’ils ne comptent que sur une majorité absolue, quitte à répudier, en les accusant de »charlatanisme’, tous ceux de leurs pairs qui critiqueraient la thèse unique qu’ils veulent procédurièrement légitimationner ?

               
              Le Progrès pourrait alors être la victoire d’un processus digne de l’Inquisition, par lequel seront diffamés et écartés ... tous ceux qui ne sont pas Le Meilleur des Scientifiques.
                Explication :
               s’il suffit de quelques mois pour opposer des pairs autant que les profanes, à propos d’une question vue uniquement comme ’Scientifique’ (cf Nobélisés et experts mondiaux rabaissés au titre de complotistes et charlatans),
              et si cette séparation dichotomique s’opère sur la moitié de la population dans un temps qui restrera à peu près constant d’une controverse à la suivante ;
               alors la vitesse de réduction du cheptel des « meilleurs des scientifiques » sera exponentielle ! ... si bien, que très bientôt nous n’aurons plus que :
               un seul « meilleur des scientifiques » !!!

              Ce qui nous donne à admirer l’intuition, pas nécessairement scientifique, de l’auteur de l’essai « Du contrat social » lorsqu’il écrit :

               « ... Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres, vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ; alors il n’y a plus de volonté générale, et l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier. »


            • Arogavox Arogavox 27 juin 15:23

              Autre contresens véhiculé par l’a priori d’un « Intérêt Général » qui serait en quelque sorte calculé par la science :

               contrairement à ce scientisme, ou pire à cette non conscience d’une croyance en l’absolu d’une « la science » ou d’un « le Progrès »,

               notre bon vieux Montaigne disait :

               « La vraie science est une ignorance qui se sait. »

               Mais outre le caractère présomptueux de ce contresens, révélateur de ce paradoxal

              défaut de ce conscience, le pire est qu’il procède d’un coupable manque de rigueur et d’attention dans l’analyse du besoin auquel il prétend répondre.

               Qui a établi que l’Intérêt Général soit, toujours et en tous lieux, d’assurer à tous, la plus longue vie, ou les plus grandes facilités à vivre, ou les meilleures conditions de vie ... ou quoi d’autre ?

                L’Intérêt de la garde de l’Empereur, lorsqu’elle a prononcé le mot de Cambronne, n’était-elle pas plutôt de sauver son panache ?

               Dès lors, aurait-il été ’démocratique’ au sein de cette soldatesque, de décréter que leur Intérêt Général aurait été d’en passer par une reddition ?


               Ne pas être attentif et vigilent face au risque de généralisation de ce contresens nous expose au danger d’un abandon-glissement de l’idéal démocratique au profit d’une idéologie ’scientiste’ même pas conscientisée.

               Pourtant de même qu’une vérité mathématique ne saurait être énoncée en dehors du formalisme mathématique permettant son expression,

              n’est-il pas immédiat de comprendre que la notion d’intérêt général ne saurait être découplée de celle qui la précède et dont elle dépend nécessairement, à savoir : la Volonté Générale !

               Aucun intêrêt général ne saurait être évalué sans une évaluation préalable de la Volonté Générale ; et le fait que cette Volonté Générale puisse être changeante et incertaine, ne change rien à cet impératif logique.





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