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Accueil du site > Actualités > Société > La possibilité d’un monde...

La possibilité d’un monde...

Comment réparer un monde qui se disloque ? Face à l’actuel désenchantement démocratique, un éditeur et un philosophe dialoguent, en spectateurs émancipés de leur époque, et s’efforcent de tracer des chemins ou des perspectives sur une carte du pensable, à partir de mots-clés comme « démocratie », « peuple », « insurrection », « lutte », « travail » ou « communauté »…

 

Entre août 2016 et février 2017, l’éditeur Eric Hazan et le philosophe Jacques Rancière dialoguent, le temps d’une campagne électorale, sur ce qui se défait dans une démocratie quand un parti arrivé au pouvoir trahit systématiquement ses promesses électorales – ou quand le matraquage médiatique fait du port (ou non) d’un costume de bain une « cause nationale » voire « la question » dont dépendrait l’avenir d’une « civilisation »…

La défaite de la démocratie doit-elle être confondue avec la faillite de son système représentatif alors que les pouvoirs étatiques et économiques se retrouvent inextricablement entremêlés comme jamais avant ?

Pour Jacques Rancière, «  ce n’est pas le peuple qui se représente mais la représentation qui produit un certain type de peuple  ». Et le professeur émérite de l’Université Paris VIII, aiguillonné par l’éditeur, de rappeler l’effet de découragement qui fait tenir le dit système, au risque de décourager plus d’une vocation de stratège de chambre face à ce qui oppose un monde de l’égalité d’un monde de l’inégalité : « Le système présidentiel français se soutient moins par les espérances qu’il suscite que par le découragement qu’il produit (…) On consent non parce qu’on est dupes mais pour montrer qu’on n’est pas dupes (…) On se soumet à une forme de domination dans la mesure même où elle vous offre la possibilité de la mépriser. La plupart des formes de domination aujourd’hui fonctionnent ainsi : il n’y a pas besoin de « croire » aux messages médiatiques, d’être séduit par les images publicitaires ou d’espérer quelque chose des gens qu’on élit. Le système marche très bien à l’incroyance, ce qui revient à dire que la prétendue incroyance est aujourd’hui le mode normal de croyance, le mode normal d’intériorisation de l’état des choses qui affecte aussi bien ceux qui votent et ceux qui ne votent pas. »

La fin du travail ? De même, la « loi travail » ne doit-elle pas être comprise comme une « déclaration de péremption définitive du travail comme monde commun  » ? Le « travail » n’aurait-il plus de « raison de faire communauté » dans nos sociétés d’ultranumérisation et de marchandisation de nos vies ?

Pour l’ancien élève de Louis Althusser, il ne « fait plus monde » et il n’y a plus de « communauté déjà-là qui garantisse la communauté à venir » : «  La communauté est devenue avant tout un objet de désir. C’est le phénomène marquant du mouvement des places et des occupations  »…

Comment alors « garder le moral » envers et contre tout face à l’insoutenable ?

Comment refuser de céder à un grand sentiment d’impuissance et retrouver des raisons d’espérer dans un monde organisé par et pour les puissances financières ? Comment « s’émanciper » et libérer de nouvelles potentialités voire « construire du commun » ?

Pour le philosophe, il s’agit moins d’aller plus loin « en avant » que « d’aller à contre-courant du mouvement dominant » en se défiant de toute volonté de puissance et en cultivant l’écart : « L’émancipation, cela a toujours été une manière de créer au sein de l’ordre normal du temps un temps autre, une manière différente d’habiter le monde sensible en commun. Cela a toujours été une manière de vivre au présent dans un autre monde autant – sinon plus – que de préparer un monde à venir. On ne travaille pas pour l’avenir, on travaille pour creuser un écart, un sillon tracé dans le présent, pour intensifier l’expérience d’une autre manière d’être. (…) Nous avons aujourd’hui non la voix d’un mouvement mais des paroles singulières qui essaient de penser la puissance commune incuse dans des moments singuliers, de les maintenir dans l’actuel et de maintenir ouvert l’espace de leur compossibilité. »

Mais… « l’insurrection » ? L’horizon du penseur n’est pas celui de l’activiste ou du bateleur d’estrade : «  Pour qu’il y ait insurrection populaire, il faut qu’il y ait peuple, c’est-à-dire un sujet politique  »…

Donc, un peuple capable de faire preuve d’une « imagination politique » pour concevoir des institutions et des symboles, pour effectuer un « travail de réélaboration du perceptible et du pensable », formuler d’autres « propositions de monde » dans le tissu déchiré du « monde dominant » - et manifester assez de « force unitaire » à cet effet…

La démocratie est « le pouvoir de ceux qui ne sont pas qualifiés pour exercer le pouvoir  » et le « capitalisme » n’est pas une citadelle à prendre d’assaut – juste notre milieu à aménager sans se fracasser contre toute illusion de frontalité : « Le capitalisme n’est pas une forteresse en face de laquelle nous nous trouverions, il n’est pas simplement une force qu’on subit, il est un milieu dans lequel nous vivons : un milieu qui détermine le type normal de choses auxquelles nous avons affaire, des actes et des comportements par lesquels nous nous rapportons à elles, des relations dans lesquelles nous entrons les uns avec les autres (…) Le Capital et le milieu au sein duquel nous vivons et agissons et dans lequel notre activité normalement reproduit les conditions de la domination. Dans ce milieu enveloppant, on essaie de creuser des trous, de les aménager et de les élargir plutôt que d’assembler des armées pour la bataille.  »

Et… « Nuit debout », une occasion manquée ? « La bonne issue pour Nuit debout aurait pu être une intervention inusitée dans le domaine des institutions, par exemple une campagne pour la non-présidence  »…

Refusant toute parole surplombante, « paresseusement marxiste », et tout défaitisme, la petite musique dissonante de Jacques Rancière n’en fait pas moins danser l’espoir d’une « communauté de lutte  » dans le non-lieu où se démantèle l’armature de ce qui faisait société. Et vibrer la piste d’une perpétuelle réinvention par la grâce des écarts, rejouée à chaque pas de côté ouvrant à d’autres communions en toute lucidité - jusqu'à la possibilité d'un monde en commun, si peu commun...

 

Jacques Rancière, En quel temps vivons-nous ? Conversation avec Eric Hazan, éditions La Fabrique, 80 p., 10 €


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19 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 31 août 09:22

    ce sont ceux qui ont l’argent le pouvoir et les médias qui façonnent le monde tel qu’ils en ont besoin pour augmenter ainsi leurs profits et étancher leur soif de pouvoir .....


    • Mélusine7 Mélusine7 31 août 10:29

      Je pense simplement qu’il vaut mieux se préparer à la fin de cette civilisation ci....On est bien plus heureux que de jouer les Sisyphes,....


      • Mélusine7 Mélusine7 31 août 10:33

        Psychologue, j’ai accompagné des mourants....afin de leur faire comprendre que rien est jamais fini,...c’est une autre vie qui commence. Amie de la cousine de la Ministre française de la culture,...je sais de quoi je parle.... La destruction est voulue,....comme on se débarasse d’une voiture qui ne sert plus à rien et que l’on a usé jusqu’à la corde,...elle ne fait plus que : reuh, reuh, reuh,...


        • Ciriaco Ciriaco 31 août 10:58

          Encore un livre qui s’articule autour de la pensée globale. Par la cristallisation de l’opposition en institutions, vous n’obtiendrez bien souvent qu’une reconduction : une abstraction. Le pouvoir, individuellement, il est sain de s’en foutre. Le problème est quand il vient normaliser les rapports - ou pire, les contraindre de manière coercitive.


          L’écart individuel est nécessaire. La difficulté sociale, c’est la difficulté du lien tant le capitalisme, via la nature extensive des marchés, s’est étendu dans toutes les zones de liberté et de transgression.

          • Cateaufoncel 31 août 11:36

            Il n’y a rien à faire. Même chez des gens qui affichent des prétentions intellectuelles, le côté feuille de route de l’Union - comme ils disent - européenne, ça n’entre pas, ça ne veut pas rentrer, comme s’ils étaient ensuqué par un cocktail psychotrope destructeur à base de déni de réalité, de dissonance cognitive et d’excipient quelconque

            Depuis quelques jours, je tombe et je retombe sans cesse sur une phrase de Péguy - la dernière fois, hier, page 356 de La Cause du Peuple, de Patrick Buisson :

            « Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.
             »

            Je n’y vois pas un signe, mais comme un rappel

             Quant à faire communauté - mais d’où vient ce sabir, c’est du globish ? make community ? – il vaut vraiment la peine de s’interroger avec qui

            - Avec ces dix millions de Français qui ont voté pour un parti où l’on scande « On est chez nous » ?

            - Avec ces deux tiers de Français qui estiment n’être plus chez eux comme avant ?

            - Avec ces trois quarts de Français qui estiment qu’il y a trop d’étrangers - lire « étrangers visible », pas Blancs - en France ?

            - Avec ces plusieurs millions de musulmans à qui on n’a jamais demandé s’ils voulaient « faire communauté » avec des Français qui marient leurs fils entre eux, et qui laissent déshonorer leur famille tant par leur femme que par leur(s) fille(s) ?

             - Avec ces millions de Subsahariens dont un journaliste suisse de gauche, décrivait déjà le communautarisme en 1998 – il y tantôt vingt ans :

            « Tu vis en Afrique noire, alors que tu voudrais être à Paris, tu fermes les fenêtres et, le soir, les volets, tu te mets de la ouate dans les oreilles, rien à faire, tu y restes confronté. Et, même en rêve, un film virant au cauchemar se déroule devant tes yeux. »
            « Le dégrisement que je ressens à Paris et qui frise souvent l’insupportable, je crois qu’il est une conséquence de cet afflux démesuré en provenance du tiers monde… » « Ce qui a lieu à Paris en ce moment, je pense que c’est bel et bien un déferlement de la périphérie sur le centre. Ils ne sont pas les messagers d’un autre monde qui cherchent ici asile ; ce ne sont pas des hommes en grand nombre qui viennent faire l’apprentissage de Paris ou de l’Europe. Ce sont des pans entiers de l’Afrique, du tiers monde et du quart monde, qui se déversent chez nous, voulant à peine savoir où ils sont et nullement disposés à travailler à leur intégration ; ilsinstallent leur Afrique ou autre en plein Paris, que cela nous convienne ou non. » ?

            - Et, pour faire bon poids, avec ces centaines de milliers de Juifs, donc ceux qui se mêlent au trèpe, ne le font que par l’intermédiaire du tube cathodique ou de l’écran plat, dans le cadre de leurs occupations et prestations télévisuelles ?

            Cent cinquante-huit ans à eux deux, MM. Hazan et Rancière sont peut-être définitivement trop vieux, pour avoir le courage iconoclaste de voir ce qu’ils voient…


            • lephénix lephénix 31 août 13:02

              @cateaufoncel

              seuls les « gens de peu » voient à ce quoi ils sont confrontés frontalement au quotidien dans leur espace de vie : pas moyen d’éviter le choc de l’évidence... les somnambules et fossoyeurs de leur propre « union » e... qui ont creusé leur tombe répondront-ils à cette question : la « cause des femmes » contre celle de.... ? chacun amène son non-lieu son nulle-part dans ce non-lieu qu’est devenu l’ue où est la « ligne rouge » ? la ligne de front ? sans feu ni lieu les lignes de vie se brouillent, les territoires les cohérences les « identités » les tissus se désagrègent...la vie se dissout dans la non-vie...


              • lephénix lephénix 31 août 13:04

                @ciriaco

                tant que le capitulisme ne s’étend pas comme un voile sur l’essentiel...


                • lephénix lephénix 31 août 13:11

                  @melusine

                  le deuil de ce système de fraude maquillé en « civilisation » est déjà fait - comme celui de notre confort et de notre existence individuelle

                  rien ne se perd mais est -ce que le rien peut recoudre le rien ?


                  • Mélusine7 Mélusine7 31 août 20:44

                    @lephénix

                    Depuis le 7 octobre 1983, je savais que je ne ne vivrais que dans un hoax de « civilisation ». Amusant, née à Renaix devenu Ronse, imaginez le nombre de fois que des personnes m’ont : comme le phénix, tu ranix toujours de tes ronces (ou cendre) Je me suis amusée à faire mon nom en gématrie et voilà sur quel chiffre je suis tombée : http://www.lamanicle.com/phenix-vice-versa2466 selon la légende du Phénix/.

                  • lephénix lephénix 31 août 13:53

                    @zygzornifle

                    « le pouvoir » mais sur quoi ? même pas sur le rien qui les constitue.. mais le rien rentre partout comme dans du beurre fondu - il est partout chez lui...


                    • Mélusine7 Mélusine7 31 août 20:45

                      @lephénix

                      Depuis le 7 octobre 1983, je savais que je ne ne vivrais que dans un hoax de « civilisation ». Amusant, née à Renaix devenu Ronse, imaginez le nombre de fois que des personnes m’ont dit : comme le phénix, tu renais toujours de tes ronces (ou cendres) Je me suis amusée à faire mon nom en gématrie et voilà sur quel chiffre je suis tombée : http://www.lamanicle.com/phenix-vice-versa2466 selon la légende du Phénix/.

                      • lephénix lephénix 1er septembre 08:40

                        @melusine

                        le 25 mars 1983 c’est le « tournant de la rigueur » puis « there is no alternative »... ll’humain devenu un coût hérité à éliminer... le début de la phase visible du démantèlement... et des écrans qui étendent leur toile comme un voile sur la réalité... mais le 7/10 ?


                        • Mélusine7 Mélusine7 1er septembre 12:03

                          @lephénix


                          Mort d’un psychanalyste et forgeron passeur d’histoire. Il a écrit un livre qui raconte son histoire pendant la guerre et la fuite de sa famille juive à Millau,... C’était disons : MON GRAND AMOUR, psychologue, je l’avais rencontré en stage et notre histoire a commencé quand je me suis proposée de dactylographier son histoire. TITRE : La forge de Lourmarin. En lisant son histoire, elle rejoignait la mienne,...J’ai passé mon enfance dans un village près de Renaix qui s’appelait : Russeignies et qui signifie plus ou moins : le lieu de la rose et des juifs. En face de ma maison, il y avait une forge et chaque matin je me réveillais avec les son du marteau sur l’enclume (en référence au conduit auditif,...). Mes ancêtres sont forgerons et tisserands (comme les Dogons,...). Mon grand -père paternel nous a laissé un livre qui raconte probablement un pan de son histoire personnelle : Les Saints sans auréoles. C’est son histoire d’amour avec une juive résistante au Mont de l’Enclus en Belgique,... Vous voyez d’emblée tous les liens qui se sont faits dans ma tête en tapant le livre,...Le livre devait être édité en 1983, nous avions toutes les souscriptions,...hélas : refus, l’artisanat, les histoires de la guerre, plus d’actualité,...La forge de Lourmarin a fermé, mais césar a raconté dans un livre toute l’histoire, les rencontres, les amis,...http://compagnonnage.info/blog/blogs/blog1.php/2010/06/02/souscription-leforgerondelourmarin. L’autre versant de l’histoire est toujours dans mes caisses,...il est temps pour moi de relire et faire le pont entre la passé et l’avenir,.....tous les bobos de Lourmarin s’arrêtait devant la forge, dont de nombreuses personnes célèbres. Certains disent même que c’est la plus belle forge du monde,...Mon histoire avait commencé le 2 février 1979 et s’est terminée le 7 octobre 1983 (dans la nuit,....). Pour moi, un monde s’écroulait,...

                        • zygzornifle zygzornifle 1er septembre 08:55

                          peut être qu’un jour notre immonde se transformera en monde .....


                          • microf 1er septembre 13:29

                            @zygzornifle

                            Très bien dit @zygornifle, ce que vous avez dit est prophétique, ce monde immonde est entrain de se transformer en monde.
                            Tout ce chaos qu´on voit aujourd´hui dans le monde, en language chrétien nous disons que l´adversaire voyant sa défaite proche, lance ses dernières forces espérant gagner, alors, comme promis, la Vierge Marie est lá pour écraser la tête du serpent, écrasera cet adversaire.

                            Cette année 2017 marque le 100e anniversaire des apparitions de Fatima 1917-2017.
                            En 1917, le monde va très très mal. 
                            Les Européens champions du chaos et de la destruction, se battent entre eux pour contrôler ce monde qu´il n´ont pas crée.
                            Le Communisme est en marche, bref, le monde est au bord de l´extinction.
                            A l´époque á Fatima au Portugal, apparait la Sainte Vierge Marie á trois enfants avec ce message au monde, n´ayez pas peur, convertissez vous et prier le Rosaire pour la Paix, pour la conversion de la Russie, le Communisme passera, la Russie ce convertira, les forces du mal ne vont pas gagner, et á la fin, mon coeur Immaculé triomphera...
                            Les recommandations de la Sainte Vierge Marie furent suivis..., les gens se mirent en prière, la guerre ce termina, plus tard, le Communisme, sans guerre s´éffondra, les forces du mal furent vaincues.
                            La Russie Communiste s´est convertit á la Foi en Dieu.
                            En 1989, il n´y avait que 20 monastères ouverts en Russie, aujourd´hui il ya déjá plus de 1000 monastères qui ont été renovés et sont aujourd´hui ouverts.
                            En Russie chaque semaine s´ouvre au moins un monastère, la Foi en Dieu renait.
                            Les Russes sont plus confidents et forts face á la vie aujourd´hui pas parcequ´ils sont matériellement bien, mais, par la Foi en Dieu.

                            Aujourd´hui en 2017, nous faisons encore face á de très grands dangers cette fois-ci causés par un matérialisme débridé et décadent, le désespoir aujourd´hui en 2017 comme en 1917, s´installe partout, les gens ont peur de l´avenir, alors que faire ? très simple, revenir á la source, á Dieu.

                            Ce monde ressemble á cette histoire de Jésus avec ses disciples pendant la traversée de la mer, au cours de cette traversée, la mer ce déchaine, jésus fatigué, dort á l´arrière du bateau. La tempête se fait de plus en plus forte, les vagues d´eaux entrent dans le bateau, les disciples ont peur, et que fait Jésus, il dort.
                            Alors ses disciples exédés de le voir si calme et continuant á dormir, le réveille, Maitre disent-ils nous allons sombrer, aide nous.
                            Alors, Jésus ce lève et demande á la mer ce se calmer, le vent tombe et un calme impressionnant ce fait sentir, les disciples tombent á ces pieds et disent, quel est cet homme á qui mêmes les éléments obéissent ? OUI, tu le fils de Dieu confessent-ils.

                            Notre monde d´aujourd´hui ressemble á cette histoire de Jésus dans la barque avec ses disciples.
                            Ce monde d´aujourd´hui est balloté de partout par toutes sortes de vents, les gens ont peur et se demandent comme les disciples, que fait Dieu ? pourquoi dort-il alors que nous sombrons ?.
                            Dieu ne dort pas, il regarde car une partie des solutions est entre nos mains, mais lorsque nous serons incapables de trouver les solutions, Il réagira exactement comme dans la barque, car ce monde, c´est Lui qui l´a crée et les forces du mal causeront des dégats, mais ces forces du mal ne pourront jamais, jamais le détruire.
                            Le Coeur Immaculé de Marie qui intercède pour nous, triomphera, il faut croire, prier, éviter de faire du mal si possible et faire du bien, beaucoup de bien, voila les clés.


                          • Mélusine7 Mélusine7 1er septembre 12:23
                            Le forge est d’essence féminine.
                            elle est un creuset ou s’enfantent des matières qui prennent forme durablement dans le secret d’une alchimie mystérieuse, qui naissent en son sein brûlant.
                            La forge est une chambre close, où dans une pénombre crévée par l’illumination grondante du feu qui projette des ombres dansante sur les murs sombres drapés des fers bleus, de tentures ocres et de rideaux de poussière noire, se déroule la scène rituelle et intime de l’alliance de l’outil et du métal, dans le halètement profond du soufflet et le rythme précipité du martèlement de l’enclume.

                            L’enclume est la couche sur laquelle se pratiquent ces noces brûlantes et ou se créent des signes nouveaux, une beauté, un devenir. L’écho cristallin de l’enclume répondant à la cadence du marteau qui bat la mesure d’un cri de joie, de plaisir, comme le cri répété d’une jouissance. Car l’enclume ne gémit ni ne se plaint, elle chante. L’outils qui la touche plaque ses accords parfaits sur sa peau de métal luisante aux reflets dorés du feu. Le profane, s’en tenant à l’apparence, comme unenfant craintif et fasciné sur la pas d’une porte entre-baillée, pourrait y voir le déchaînement d’une force brutale, une agitation frénétique là où il n’y a qu’une action mesurée, réfléchie dans une ardeur contrôlée et attentive et où il entre autant d’habilité, de savoir faire, que de souplesse et de caresses appuyées, qui respecte le fer qu’elle modèle, qui entend sa réponse et cherche l’union plutôt que d’imposer sa domination.

                            • Mélusine7 Mélusine7 1er septembre 12:34

                              Lire : « Scène primitive » de Philippe de La Genardière. A deux nous avions rêve de recréer un nouveau monde,...Le 29 septembre 1983 sortait le film de André Delvaux : « BENVENUTA » avec Fanny Ardant. Mon histoire a simplement duré plus longtemps que celle du Roman de Suzanne Lilar qui a inspiré le film. Amie de la cousine de la Ministre de la culture Française et Directrice d’Actes Sud. L’espoir renaît d’enfin éditer : La Forge de Lourmarin,... hum, demain c’est l’anniversaire de ma mère née en 34 et entre 1983 et 2017,....il y a juste 34 années,...

                              Signification du nombre 3405Nov

                              Sur le plan spirituel c’est une très bonne vibration.



                                • lephénix lephénix 1er septembre 23:40

                                  @melusine

                                  merci pour ces liens et ce partage, cette poétique alchimique : l’âme du feu consumera-t-elle le désastre de ce bûcher des vanités ? l’ardeur des filles du feu réchauffera-t-elle la vieille écorce d’un monde qui se refroidit pour le faire renaître par la grâce d’une langue ardente, pourvoyeuse de vie ?

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