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Accueil du site > Actualités > Société > Le côté salutaire de l’insulte

Le côté salutaire de l’insulte

Dire vertement ce que l’on pense des autres, de ceux que l’on n’aime pas est de moins en moins accepté et toléré de nos jours dans une société se voulant de plus en plus normative, qui à force de vouloir arrondir les angles, de policer les échanges entre individus et de respecter une certaine forme d’hygiène du langage devient de plus en plus regardante sur l’expression verbale. Car il y a une nette différence entre l’insulte, la calomnie et la diffamation. Traiter quelqu’un de « gros con » ou de « grosse vache » est une opinion qui n’engage que son auteur, mais qui ne met en danger ni physiquement, ni dans ses intérêts celui qui reçoit le propos. Certes insulter en termes grossiers et dévalorisants n’est pas poli, peut humilier ou blesser, mais c’est justement le but recherché de l’insulte. Faire comprendre à celui que l’on déteste, que l’on méprise à quel point on a une piètre opinion de lui. Mais désormais, la moindre dérive verbale est considérée comme justifiant des plaintes et des poursuites. Et puis celui qui est insulté a toujours la possibilité d’en faire autant et de répondre avec arrogance, ironie ou mépris. Enfin, rien n’empêche de coller quelques baffes à celui qui vous asticote avec ses propos acerbes. Mais il y a insulte et insulte. Certaines sont d’une platitude et d’une banalité qui ne méritent d’être relevée que par quelques gifles, d’autres nécessitent un effort de réflexion pour répliquer avec esprit.

Tout le monde a encore en mémoire le « Casse-toi pauvre con » qui n’est pas la phrase la plus blâmable du président Sarkozy. Bien sûr on est loin de la tirade des nez de Cyrano dans laquelle Edmond Rostand met tout son talent pour faire répondre son héros à une insulte basique et peu imaginative concernant la taille de son nez. Mais pourquoi faudrait-il bannir toute provocation, propos vert, ordurier, offensant au nom d’une civilité qui édulcore les rapports humains. L’insulte est saine en soi, surtout quand elle entre dans un cadre ludique, qui fait que l’on se fout de la gueule de l’autre. L’insulte doit porter juste, humilier, faire mal. Mais aussi faire rire au dépend de l’offensé.
Si certains propos peuvent inciter à la haine raciale, d’autres ne sont qu’ironie, quelquefois mal placée, mais faut-il s’en formaliser pour autant ? Les ligues de vertu sont désormais à l’affut de la moindre dérive verbale, du moindre mot de travers. Et d’en faire des tonnes à chaque petite phrase.
Cuistre, peigne-cul, j’en foutre, sont trop connotés vieille France et n’ont de place que dans les chansons de Brassens, qui reconnaissons-le, malgré leur poésie ne cadrent plus avec notre époque. Mais on ne peut dire, nabot, gros tas, couille molle, tas de merde ambulant, gueule de rat, sans qu’une ligue de défense considère qu’il y a la à matière à discrimination des nains, des gros, des moches ou des imbéciles. D’ailleurs, dans un texte ou une conversation, on ne dit plus nain, mais homme de petite taille ou à croissance verticale contrariée. On ne dit plus gros mais individu en surcharge pondérale.
 
Le « fidèle castré » adressé à Fillon par le Pen est bien loin de ses outrances habituelles et pourtant limites et fait sourire car pour une fois il tombe juste. Et certains propos de Georges Frèche ne méritaient pas qu’on en fasse tout un plat. L’insulte rend la vie politique vivante, mais une mode de type américano-scandinave voudrait que l’on s’exprime de façon neutre et insipide pour soi-disant respecter le débat d’idée. Pourtant l’insulte était partie intrinsèque de la vie politique en France sous la Troisième République. Cela se finissait par des coups, quelquefois par des duels. De nos jours, seuls les Russes osent encore s’insulter à la Douma et y faire le coup de poing, et quelquefois les Italiens qui possèdent un arsenal de mot crus et dévalorisant bien plus important que les Français.
Et dans la vie quotidienne, au bureau, dans les transports, le Français moyen n’a plus l’insulte facile. Il baisse le nez devant le loubard, l’enseignant syndiqué applique son « droit de retrait » au moindre propos irrévérencieux d’un « jeune con ». Si les Français se sentent victimes d’injures venant de jeunes désœuvrés, dont certains viennent de l’immigration, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes car ils sont devenus trop lâches pour répliquer. L’insulte enfin soulage, quand on a perdu de l’argent face à un escroc, quand un garagiste vous a bousillé votre bagnole sans recours à l’assurance, quand vous n’avez plus aucun recours devant les prud’hommes ou quand le voisin est définitivement parti avec votre femme, et bien l’insulte soulage, vous avez au moins le sentiment d’exister même si vous êtes le perdant. Par contre, il faut réprimer les velléités des enfants non pour des raisons morales mais éducatives. Il faut leur faire comprendre que bientôt, cela sera leur tour et leur droit, mais que pour l’instant, ils doivent respecter les adultes. Si on arrive à les maitriser assez longtemps, ils prendront leur revanche et peuvent à leur tour devenir très bons. Et puis, il ne faut pas être naïf, ils s’entrainent dans votre dos.
Pourquoi crier à l’infamie quand un jeune bouscule une vieille, vous marche sur les pieds, se met à beugler dans le bus, pourquoi ne pas lui dire « la ferme », « ta gueule », « fais pas chier » ou une autre réplique du genre. Pourquoi ne pas dire à son voisin qui écoute toute la nuit du Balavoine (ou du Stockhausen) malgré vos remontrances réitérées et vos lettres au syndic : « Tu vas arrêter ce boucan ou je t’en colle une dans le pif. Je te pisse à la raie, pauvre con ! »
Certains bons esprits diront que la civilisation, c’est justement régler les conflits autrement que par la violence verbale pour ne pas dire physique. Mais cette attitude consiste bien trop souvent à masquer sa lâcheté et sa démission. Certes, il ne faut pas éructer à tout bout de champ, à la moindre contrariété, gène ou insatisfaction. Il ne faut pas être soupe-au-lait et s’énerver à la moindre provocation. L’insulte d’ailleurs, a plus de portée que si elle est mesurée, à propos et percutante, on ne peut en permanence s’en prendre à tout le monde au risque de se pourrir sa propre existence. Mais de temps en temps, en choisissant bien les mots qui font mal et qui humilient, on peut se sentir moins péteux et pitoyable face à ceux qui vous pourrissent la vie. Insulter en permanence traduit un manque de contrôle de ses émotions, une réaction primaire à l’insatisfaction et à la frustration, mais ne jamais rien dire, ne jamais élever le ton et tout subir sans broncher ou faire le sycophante au commissariat est le meilleur moyen de se faire marcher sur les pieds toute son existence.
Ce qui compte le plus dans l’insulte c’est son côté surprenant, novateur, ludique. Ne passe contenter de phrases stéréotypées que n’importe quel clampin de bas étage est capable de sortir sans la moindre imagination. La créativité, la nouveauté doivent surprendre, indigner, faire mal. Rien de plus inutile et décevant qu’une injure qui tombe à plat, celui qui la sort en est doublement humilié, surtout si celui à qui il s’adresse possède de la répartie, de l’imagination et du vocabulaire.
On nous serine la politesse, mais elle n’est hélas le plus souvent qu’une forme d’hypocrisie et de couardise. Il faut être poli avec ceux qui ne vous ont rien fait, ne vous ont pas provoqué et qui d’une façon générale, vous foutent la paix. Avec les autres, il ne faut pas avoir peur de se lâcher. Et dans ce cas, cela peut devenir grandiose, picaresque, sublime.
Dire à un ennemi intime : « Je vous considère moins qu’une trace de merde au fond d’un slip » tient à la fois de l’imagination et de l’irrespect, surtout si celui à qui vous vous adressez est votre député, votre patron après votre démission, l’amant de votre femme ou votre plombier qui vous a arnaqué lors de vos travaux de salle de bain. Et même si ce qui touche à la sexualité de l’autre, à son aspect physique et que tout ce qui est d’ordre scatologique entraine le plus souvent l’effet escompté, il faut tout de même se renouveler, ne serait-ce que pour faire rigoler les témoins de l’altercation. Et puis, il en est de l’insulte comme des duels au pistolet dans les vieux westerns, c’est toujours celui qui tire le premier qui a tort, même s’il étend raide sa victime dans la poussière. Attendez, la provocation avant de sortir votre chapelet de mots virulents, vous n’en serez que mieux considérés. Vous pourrez toujours vous justifier en disant : « c’est lui qui a commencé »
PS  : j’attends que les provocations arrivent dans les commentaires pour y répondre vertement, après ce que je viens d’écrire, je ne peux tirer le premier. Mais je veux encore faire la part entre les pisse-vinaigre, moralistes de tout poil et ceux qui ont un tant soit peu d’humour.
 

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111 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:20

    Heureusement qu’on a des Georges Frèche , des Le Pen , des Frederic Lefebvre sans qui les discours politiques seraient aussi monotones qu ’une compétition de curling au fin fond de la Laponie !


    • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:32

      salut papy ,
      avec Momo , on repousse en effet les limites du Godwin !  smiley
      mais il devrait être content de nous , Fred Lefebvre vient de dire que voter Le Pen , C’est voter Aubry !  smiley  smiley  smiley  smiley


    • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:55

      @chanteclerc
      pensée unique à laquelle adhère le parti socialiste dans son ensemble , la notion même de gauche étant vidée de sens par des gens dont le seul but est de se mettre de l’argent à gauche !
      PS et verts , après avoir fait de la surrenchères anti- Barosso aux européennes , n’ont même pas présenté une candidature , fusse symbolique contre lui !

      il reste vraiment peu de possibilités de voter contre la politique néolibérale , le vote FN est l’un des seuls moyens de dire encore merde à tous !


    • Fergus Fergus 16 février 2010 11:09

      Entièrement d’accord avec Chantecler : il est en effet possible d’avoir des discussions animées sans recourir à l’insulte. Personnellement, je n’insulte jamais quiconque, et en général même pas ceux (heureusement fort rares) qui m’insultent. A cette réplique instinctive, pour ne dire souvent primaire, je préfère, et de loin, utiliser l’ironie ou la dérision. Ce type de réplique désarçonne plus sûrement l’adversaire qu’une bonne vieille injure, bien grasse et bien vulgaire.

      Cela dit, il faut parfois franchir le pas. Mais avec discernement. Par exemple, il est toujours plus efficace, car déstabilisateur, de répondre « névrosé » à un type qui vous traite de « pauvre con ». C’est plus efficace et ça soulage tout autant sans tomber dans la vulgarité.

      Bonne journée à tous.


    • Georges Yang 16 février 2010 11:16

      fergus
      Vous etes surement quelqu’un de tres poli et raisonnable
      Il n’est pas question d’avoir en permanence l’insulte aux levres, j’insiste dans l’article, mais il ne faut pas baisser la tete et se laisser marcher sur les pieds
      Ce que je denonce c’est surtout une societe frileuse et geignarde, ces fonctionnaires qui appliquent leur droit de retrait au lieu de repliquer et ces bien pensants qui convulsent a chaque mot cru


    • Fergus Fergus 16 février 2010 11:37

      Bonjour, Georges.

      Baisser la tête n’est en effet pas la bonne solution, et je fais plutôt partie des gens qui acceptent l’affrontement, mais sans recourir à l’insulte. Cela dit, il y a des cas où il est évident qu’il vaut mieux passer son chemin comme cette fois où mon épouse et moi avons été confrontés à un légionnaire aviné et agressif qui nous injuriait.

      Pour ce qui est du droit de retrait, vous faites un amalgame entre la réponse à apporter à des voyous d’un côté et la demande de moyens à l’administration d’autre part. Le droit de retrait n’empêche évidemment pas de faire face à ces voyous lorsqu’ils se manifestent.


    • Rounga le chafouin Roungalashinga 16 février 2010 10:23

      C’est quoi cet article de merde écrit par un connard ?


      • Deneb Deneb 16 février 2010 10:28

        C’est quoi ce nazislamiste imbu de lui-même qui y va vite en besogne ?


      • Rounga le chafouin Roungalashinga 16 février 2010 10:40

        Ah ! Le manque d’humour !... C’est à ça qu’on reconnaît ceux à qui on n’a pas envie de ressembler.
        Riez, vous êtes sauvé !



      • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 février 2010 10:24

        Je vais attendre de vous mépriser avant de vous insulter .


        • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:30

          salut captain ,
          oui à l’assemblée , des cercopithèques , protozoaires , moules à gaufre , ça aurait de la gueule !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 février 2010 10:31

          Salut Le Chat 

          T’ es reviendu ?


          • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:33

            ben oui, ça me manquait !  smiley


          • shadok71 shadok71 16 février 2010 10:52

            vous pourriez pas echanger vos emails et vous faire vos papouilles en privé plutot que de pourrir les commentaires avec des interventions aussi niaises

             ;o)))


          • Groé Groé 16 février 2010 22:29

            Oh mon prof d’anglais utilisait cette insulte. C’est sur qu’après ça au moins on sait à quoi s’en tenir, au moins ça clarifie les situations...

            l’article est marrant. oui parfois il faut craquer et se le permettre quand la situation n’est plus tolérable.


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 février 2010 10:33

            Je vais faire une imitation de Villach ;

            Prêts ?

            Voyous  !!!!


            • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:35

              incubes en polypropylène ! expectoration de globicéphale !


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 février 2010 10:37

                Une imitation de Morice
                Par morice (xxx.xxx.xxx.184) 15 février 20:24

                écoutez, vous le boulanger là : on sait très bien que le mot intellectuel vous révulse. Alors allez pétrir, mais ne venez pas tenter de rouler les gens dans la farine : vous ne comprenez rien à ce qui a pu être écrit ce jour inutile de le montrer autant. Vous vous faite du mal là...



                • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 10:58

                  @chanteclerc

                  tête de zob , c’est pas mal non plus , mais la liste de papy c’est du Hergé , resté très « vieille Belgique »  smiley


                • LE CHAT LE CHAT 16 février 2010 11:03

                  burkinabée en burka , ça c’est tendance !


                • Georges Yang 16 février 2010 11:09

                  Herge est trop cible enfance et adolescence
                  Une vraie insulte doit faire mal, humilier, devaloriser et pour cela rien de mieux que l’obscenite, la scatologie


                • Georges Yang 16 février 2010 11:17

                  En tant qu’anarcho-elitiste je ne considere pas Ravachol comme une insulte mais comme un compliment


                • voxagora voxagora 16 février 2010 13:25

                  Georges Yang,
                  vu sous cet angle, je comprends mieux à quel point vous vous êtes soulagé
                   en « traitant » les femmes, les superbes comme les autres !


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 février 2010 13:31

                  Félicitations à Papy pour son post très documenté .


                • Yohan Yohan 16 février 2010 16:36

                  Tu as oublié Nazi


                • vinvin 28 février 2010 06:51

                  Dans le sud(est de la France on dit aussi tête de zob, mais également FIGURE D’ AMPOULE, TÈTE D’ AMPOULE GRILLÉE, TRONCHE A CUL, Etc.....


                  Une femme d’ un mètre soixante qui pèse 90 kilos, on dit qu’ elle est SEXY COMME UN LAMPADAIRE ÉTEINT !




                  VINVIN. 

                • Georges Yang 16 février 2010 11:06

                  Ceux qui lisent Edika ont rerque le personnage qui au milieu d’une seie d’insulte orduriere y insere « pianiste’ par contraste
                  Cela dit, continuez amuser, cet artickle est fait pour> Malgre tout, meme les commentateurs les plus imaginatifs ne doivent pas regulierement pratiquer l’insulte, car dans la societe de couilles molles dans laquelle nous vivons, le politiquement correct edulcore le langage
                  Cependant il ne faudrait pas laisser ce domaine uniquement a la »racaille’ mais s’approprier l’insulte comme le disent doctement les psychologues
                  Psychologue d’entreprise pourrait aussi etre une belle insulte


                  • voxagora voxagora 16 février 2010 13:39

                    C’est bien ce qui me semblait.
                    Une Société de Couilles Molles
                    EXCLUT par définition
                    les femmes.


                  • Georges Yang 16 février 2010 11:12

                    Maintenant que tout le monde s’est bien diverti, j’attends des commentaires de fonds, si possible
                    Sinon je vous emmerde, sauf le respect que je vous dois, aurait dit Brassens


                    • ASINUS 16 février 2010 11:17

                      yep

                      vu que l auteur prend le risque de m emmerder puis je poliment l inviter a se rendre
                      derechef dans la Péloponese afin d y etre initié aux moeurs amoureuses des bergers
                      hellenes.
                      Asinus:hi han


                      • Georges Yang 16 février 2010 11:19

                        Trop ecule pour me faire sortir de mes gongs par la Grande Porte


                      • ASINUS 16 février 2010 11:49

                        votre post contient effectivement une grossiereté mais pas dans les deux premiers mots !


                      • oncle archibald 16 février 2010 11:23

                        Ne vous déplaise, en dansant la javanaise, moi je reste fidèle au grand Georges, pas Freche, l’autre :

                        Voici la ron-
                        de des jurons
                        Qui chantaient clair, qui dansaient rond
                        Quand les Gaulois
                        De bon aloi
                        Du franc-parler suivaient la loi
                        Jurant par-là
                        Jurant par-ci
                        Jurant à langue raccourcie
                        Comme des grains de chapelet
                        Les joyeux jurons défilaient

                        Tous les morbleus, tous les ventrebleus
                        Les sacrebleus et les cornegidouilles
                        Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
                        Et les palsambleus
                        Tous les cristis, les ventres saint-gris
                        Les par ma barbe et les noms d’une pipe
                        Ainsi, pardi, que les sapristis
                        Et les sacristis
                        Sans oublier les jarnicotons
                        Les scrogneugneus et les bigr’s et les bougr’s
                        Les saperlottes, les cré nom de nom
                        Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
                        Tous les Bon Dieu
                        Tous les vertudieux
                        Tonnerr’ de Brest et saperlipopette
                        Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
                        Et les pasquedieux

                        Quelle pitié
                        Les charretiers
                        Ont un langage châtié
                        Les harengères
                        Et les mégères
                        Ne parlent plus à la légère
                        Le vieux catéchisme poissard
                        N’a guèr’ plus cours chez les hussards
                        Ils ont vécu, de profundis
                        Les joyeux jurons de jadis

                        Tous les morbleus, tous les ventrebleus
                        Les sacrebleus et les cornegidouilles
                        Ainsi, parbleu, que les jarnibleus
                        Et les palsambleus
                        Tous les cristis, les ventres saint-gris
                        Les par ma barbe et les noms d’une pipe
                        Ainsi, pardi, que les sapristis
                        Et les sacristis
                        Sans oublier les jarnicotons
                        Les scrogneugneus et les bigr’s et les bougr’s
                        Les saperlottes, les cré nom de nom
                        Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
                        Tous les Bon Dieu
                        Tous les vertudieux
                        Tonnerr’ de Brest et saperlipopette
                        Ainsi, pardieu, que les jarnidieux
                        Et les pasquedieux 





                        • Georges Yang 16 février 2010 12:19

                          Allez declamer du Brassens a un jeune meme pas de banlieue et il n’y bittera que dalle
                          Le grand Leo chantait merde a Vauban, qui connait encore Vauban !


                        • oncle archibald 16 février 2010 14:02

                          beaucoup à St Martin de Ré, beaucoup à Mont Louis dans les PO, etc ..

                          Est-il absolument nécessaire d’etre ignare pour avoir le droit de s’exprimer ?

                        • sisyphe sisyphe 16 février 2010 11:28

                          Par le chafouin Roungalashinga (xxx.xxx.xxx.224) 16 février 10:23

                          C’est quoi cet article de merde écrit par un connard ?

                          Pas mieux. smiley

                          Si ; peut-être... par un sale connard ! 

                           smiley


                          • Georges Yang 16 février 2010 12:23

                            Sisyphe , j’attendais de vous un bien plus original glapissement


                          • sisyphe sisyphe 16 février 2010 13:14

                            Soit.

                            Voici donc un article qui fait l’éloge de l’insulte, la vraie ; celle qui blesse, qui fait mal, qui mortifie, qui vexe, qui met la honte, qui humilie ; bref, l’éloge de ce qu’il y a de plus vil en l’être humain ; la volonté d’abaisser, de mortifier, de préférence en public, bien sûr, pour que l’effet néfaste soit le plus efficace, le plus dévastateur, le plus perversement jouissif.

                            Tout à fait cohérent avec l’ensemble de vos productions, qui sont une insulte permanente à la dignité humaine, au respect et à l’intelligence.

                            D’où l’inévitable sentence proférée plus haut ; un article de merde écrit par un sale connard.

                            Heureux ?
                             smiley


                          • Georges Yang 16 février 2010 17:35

                             Sisyphe
                            L a virulence de vos attaques n ’a heureusement que la puissance du jet de pisse d’un basset , ca ne monte jamais tresd haut       

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