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Accueil du site > Actualités > Société > Le docteur Bonnemaison est entre la vie et la mort !

Le docteur Bonnemaison est entre la vie et la mort !

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Le docteur urgentiste Nicolas Bonnemaison a tenté de se donner la mort.

Il est à l’heure où j’écris cet article entre la vie et la mort.

C’est un homme qui a été brisé par une justice qui n’a pas fait dans la dentelle et par l’ordre des médecins qui l’a radié.

Si le médecin avait renoncé à un pourvoi en cassation, il devait saisir la chambre disciplinaire afin de demander la révision de sa radiation.

La cour européenne des droits de l’Homme devait aussi être saisie.

Voici un extrait d’un communiqué de presse de la Fédération Nationale de la Libre pensée, communiqué écrit avant que cette tentative de suicide soit connue :

 « Le docteur Nicolas Bonnemaison condamné en appel

pour avoir aidé des patients à ne plus souffrir

 

Le 24 octobre 2015, la cour d’assises du Maine-et-Loire, statuant en appel, a condamné à deux ans de prison avec sursis le docteur Nicolas Bonnemaison qui avait été poursuivi du chef d’empoisonnement pour avoir apporté une aide médicale à mourir à sept patients en fin de vie, éprouvant des souffrances insupportables. En première instance, en juin 2014, la cour d’assises des Pyrénées Atlantique l’avait acquitté tandis que l’ordre des médecins le radiait bien qu’il fût alors déclaré innocent.

Toutefois, la cour du Maine-et-Loire avoue implicitement son immense gène. Elle n’a retenu à l’encontre du docteur Nicolas Bonnemaison qu’un seul empoisonnement sur sept. De surcroît, elle l’a condamné à une peine trop lourde, parce que l’acquittement dont il avait bénéficié en première instance était la seule solution raisonnable, mais sans rapport avec celle prévue par le code pénal : jusqu’à trente ans de réclusion. »

Vous pouvez prendre connaissance de l’ensemble du communiqué en cliquant sur le lien suivant :

http://www.fnlp.fr/news/153/17/Pour-le-Droit-de-mourir-dans-la-Dignite/d,lp_detail.html

Le texte qui relate trois situations, se termine avec des propositions que je partage complètement :

« Une cadre juridique inadapté voué à un replâtrage indécent

Ces deux drames du prolongement déraisonnable de l’existence et de la fin de vie des personnes atteintes de maladies incurables provoquant des souffrances psychiques ou physiques insupportables mettent en évidence le caractère inadapté de la loi du 22 juin 2005. Elle se révèle soit inapplicable soit, lorsqu’elle est mise en œuvre, parfois inhumaine. L’arrêt des traitements entraîne quelquefois des agonies terribles.

Censée satisfaire le vingt-et-unième des soixante engagements pour la France pris par François Hollande avant son élection à la Présidence de la République, la proposition de loi sur la fin de vie actuellement en discussion au Parlement, qui est examinée aujourd’hui même en seconde lecture en séance publique au Sénat, ne répond pas au souhait de plus de huit citoyens sur dix. Pour l’essentiel, elle se borne à reprendre la loi du 22 avril 2005 en y introduisant une disposition autorisant « une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès, associée à une analgésie et à l'arrêt de l'ensemble des traitements de maintien en vie, est mise en œuvre dans les cas suivants : / 1° Lorsque le patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire au traitement ; / 2° Lorsque la décision du patient atteint d'une affection grave et incurable d'arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme. » Il ne s’agit en aucun cas d’une aide médicale à mourir.

La Libre Pensée préconise d’abandonner la voie du replâtrage de la loi du 22 avril 2005 et de reprendre la discussion de la proposition de loi qui prévoyait « une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré une mort rapide et sans douleur » dans sa version adoptée le 18 janvier 2011 par un très vaste rassemblement des forces politiques représentées à la commission des affaires sociales du Sénat et largement inspirée de la loi belge de 2002. « La mort n’est rien » disait Epicure dans sa lettre à Ménécée. Ce qui la précède est l’essentiel. Que le législateur donne aux malades le droit à une mort douce.

La Fédération nationale de la Libre Pensée assure l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité et son Président Jean-Luc Romero de sa totale solidarité dans leurs actions de justice humaine. »

Espérons que cet appel qui rejoint celui d’autres mouvements soit pris en compte, que le Docteur Bonnemaison reste en vie et que sa radiation comme médecin soit annulée

Jean-François Chalot


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67 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 31 octobre 2015 16:18

    alors il est entre la vie et la morgue ....


    • Fergus Fergus 31 octobre 2015 16:20

      Bonjour, Chalot

      Si je suis en désaccord profond avec Sylvain Rakotoarison, partisan d’un acharnement thérapeutique confinant à la barbarie sur des malades atteints de lésions irréversibles, je le suis également avec vous sur le cas du Dr Bonnemaison.

      Certes pas au même niveau, loin s’en faut. Mais le fait que cet urgentiste a agi de son propre chef, sans le moindre avis de la famille des patients et sans la moindre décision collégiale au sein de l’unité de soin. Dans le cadre actuel de la loi, c’est pénalisable, et cela doit être sanctionné de manière au moins symbolique, ce qui a été le cas avec l’application d’une peine avec sursis. Ne pas condamner serait revenu à donner à chaque membre du personnel médical le droit de vie et de mort - fût-ce pour une bonne cause - sur les malades les plus gravement atteints, avec à la clé un risque réel de dérive.

      Il semble d’ailleurs que Bonnemaison ait accepté le verdict. Ce qu’il vit en revanche très mal - au point, malheureusement, d’avoir attenté à ses jours -, c’est sa radiation. Et le fait est que celle-ci n’était sans doute pas utile dans son caractère définitif. Peut-être est-ce là qu’il faut espérer une amélioration...


      • alinea alinea 31 octobre 2015 21:42

        @Fergus
        je ne connais pas bien l’histoire, mars à te lire après avoir lu l’article, je suis d’accord avec toi !
        Cette espèce de passage à l’acte de la conviction du sachant, ça me laisse tout chose !
        Entre l’acharnement et la décision sur impulsion« sensible », il peut peut-être y avoir réflexion.
        Mais je pense le contraire : aucun acharnement judiciaire mais radiation ; s’il n’est pas trop vieux il change de spécialité, il en prend une plus cool ( d’ailleurs je ne vois pas ce que faisait un urgentiste dans un cas de figure où l’on pouvait euthanasier), où il pourrait avoir les nerfs moins à vif ! Podologue par exemple !


      • tf1Groupie 31 octobre 2015 23:05

        @alinea
        « aucun acharnement judiciaire mais radiation »

        Il me semble que s’il est radié alors la médecine c’est terminé pour lui : il ne peut plus exercer dans aucune spécialité.

        Il fait plombier alors ?


      • alinea alinea 31 octobre 2015 23:38

        @tf1Groupie
        Oui, je me comprends !! on peut pratiquer la médecine sans avoir à faire ce genre de choix.
        Cela n’existe peut-être pas, d’être contraint de changer de spécialité ou simplement redevenir généraliste, mais ça pourrait !!


      • hunter hunter 1er novembre 2015 13:56

        @tf1Groupie

        croque-mort ça lui irait bien !

        Où bien tueur professionnel, encore mieux, avec une annonce dans le Deep web, mais bon ça nécessite des compétences qu’à mon avis il n’a pas !

        H/


      • tf1Groupie 1er novembre 2015 14:03

        @hunter

        A vous entendre un médecin qui pratique l’IVG est un tueur professionnel !

        Hunter ressemble parfois à Outrance


      • hunter hunter 1er novembre 2015 15:10

        @tf1Groupie

        Vous confondez vraiment tout !
        Un fœtus n’est qu’un amas de cellules, sans conscience, sans langage, sans structure mentale !
        En plus, vu le niveau de lapinisme de l’humanité, quelques fœtus de moins, c’est plutôt une bonne chose !

        Un être vivant humain en fin de vie, peut encore avoir un cerveau qui fonctionne, il peut parfois encore parler, donc raisonner !

        Ne mélangez pas tout, ça changera !

        Adishatz

        H/


      • Julien30 Julien30 1er novembre 2015 16:01

        @tf1Groupie et Hunter
        « A vous entendre un médecin qui pratique l’IVG est un tueur professionnel ! »


        Ce n’est pas le sujet mais en effet on n’en est pas loin, un fœtus étant un être humain en formation (faut-il rappeler que l’on est tous passés par là), sans défense mais réduit dans la logique de l’avortement à un simple objet, un amas de cellules sans importance que l’on peut jeter à la poubelle quasiment sans arrière pensée. Une conception par ailleurs en contradiction avec une partie du droit, notamment celui à l’héritage qui existe dès le jour de la conception. Il suffit pour être une personne de posséder le génome humain, un foetus n’est pas un simple objet que l’on peut isoler de son devenir.
        Dans la grande majorité des cas un médecin qui pratique l’avortement est un assassin, mais légal et soutenu par l’idéologie dominante de l’époque donc tout va bien.
        Et bien sûr sinon que Bonnemaison est quelqu’un de dangereux qui doit être mis hors d’état de nuire, personne n’a encore délivré un permis unilatéral de vie ou de mort aux médecins que je sache.

      • oncle archibald 1er novembre 2015 18:34

        @Fergus : c’est incroyable ce que vous faites dires à ce pauvre Sylvain RoKotoharison qui d’après vous serait  « partisan d’un acharnement thérapeutique confinant à la barbarie sur des malades atteints de lésions irréversibles » alors qu’il estime que la loi Leonetti permet d’empêcher de souffrir un malade en fin de vie et qu’il n’est nullement besoin d’une nouvelle loi autorisant l’euthanasie pour parvenir à ce résultat là.


        En fait, y compris sur ce fil, j’observe à quel point on veut se servir de la souffrance des malades en phase terminale pour traiter un autre problème, le droit de décider soi-même de l’heure de sa mort, et plus grave encore l’obligation pour un medecin de donner la mort à la demande du patient.

        On mélange sciemment me semble-t-il le problème de la fin de vie et celui du suicide assisté. Et l’idéologie est au moins aussi présente et tenace dans le camp des autoproclamés « progressistes » que dans l’autre celui de ceux qui sont qualifiés de « réactionnaires » juste parce qu’ils ne pensent pas « comme il faut ». 

        J’ajoute que je n’entends pas beaucoup les « progressistes » se plaindre du fait que malgré les promesses il n’y a toujours pas assez de services capables de dispenser ce que l’on appelle « les soins palliatifs » à des patients n’ayant aucun espoir de guérison, comme s’il valait mieux les tuer tout de suite. Pour éviter des dépenses inutiles à la sécu ?? 


      • alinea alinea 1er novembre 2015 19:54

        @oncle archibald
        Ces agonies qui n’en finissent plus, on les doit aux progrès de la médecine.
        Mais le progrès est toujours à double tranchant.
        Des questions qui concernent la volonté, la décision, qui n’ont rien à faire « naturellement » dans ce domaine ; et , en plus, cela concerne peu de monde.


      • tf1Groupie 1er novembre 2015 21:12

        @Julien30
        « un médecin qui pratique l’avortement est un assassin ».

        Avec ce genre de déclaration débile du mec qui fait rien assis dans son fauteuil et se permet de juger les médecins, on est très mal barrés.

        Julien qui va nous ressortir ses combats contre l’IVG, la peine de mort et peut-être même le droit de vote des femmes ? Pitoyable


      • tf1Groupie 1er novembre 2015 21:16

        @hunter

        Il peut raisonner ... il peut surtout souffrir et d’ailleurs c’est principalement ce qu’il fera jusqu’au bout : souffrir.

        On vous remercie d’accorder cette souffrance que probablement vous épargneriez à un animal.


      • Le Gaïagénaire 2 novembre 2015 00:48

        @Julien30 1er novembre 16:01


        Bonsoir,

        Soustraire un enfant innocent à un esclavage de 80 ans, c’est de l’altruisme.

        Cordialement.


      • Le Gaïagénaire 2 novembre 2015 00:51

        J’ajoute que condamner un enfant innocent à un esclavage de 80 ans, c’est le plus grand crime de l’humanité, sans « H » majuscule.

      • Julien30 Julien30 2 novembre 2015 01:26

        @tf1Groupie
        Je ne vois pas bien ce que votre commentaire apporte au schimlblick, on y sent juste le mépris de celui qui est du côté de l’idéologie dominante, le camp du bien, et qui n’a donc même pas à argumenter, c’est beau le progrès.


      • jymb 31 octobre 2015 16:44

        Effectivement, il n’est pas question de dépendre d’une décision unipersonnelle, par nature, faillible 

        Nécessité au minimum d’une réunion de service et d’une réunion médico familiale, confrontée aux volontées préalables éventuelles archivées, écrites par le patient.
        Quant à la radiation, elle est susceptible d’appel (suspensif) au Conseil National de l’Ordre, puis en Conseil d’Etat 

        Peut-on laisser en liberté d’exercice un soignant qui prend seul de telles décisions ? 

        • foufouille foufouille 31 octobre 2015 18:13

          c’est marrant qu’il ait pas demandé à se faire achever ou euthanasier.
           :->


          • hunter hunter 31 octobre 2015 19:58

            @foufouille

            Salut camarade, y’avait longtemps....

            Comme quoi s’il avait été incarcéré en tant qu’assassin qu’il est, en zonzon, il n’aurait pas pu jeter sa bagnole contre un pin des Landes !

            J’espère qu’une bonne âme va le débrancher !

            Si je tue quelqu’un je vais en taule et c’est normal ! C’est le cas pour tous les citoyens aussi, donc ce tueur devrait être en taule, pourquoi n’y est-il pas ?

            Parce que des connards de parents de gens qu’il a tué l’applaudissent ?

            Putain mais c’est quoi ce pays ? Si on tue (médecin ou pas) quelqu’un de ma famille, avant que le gonze ne passe entre les filets à grosses mailles du système, je m’en occupe moi-même, et il ne souffrira pas (ou pas trop) !

            Justice flics, pas besoin de toute cette merde, quand on a l’habitude des traques et qu’on sait manier une arme !

            Adishatz

            H/


          • alaric13 1er novembre 2015 09:10

            @hunter

            Vous n’avez jamais eu chez vous une personne qui souffre horriblement et quiu est condamnée !

            Moi si, ma femme souffrait d’un cancer des os généralisé ...


          • hunter hunter 1er novembre 2015 13:58

            @alaric13

            Si ! Et ce n’est pas pour ça que j’ai demandé à une blouse blanche de la piquer comme un chien !

            Au contraire, j’ai eu à faire à des vrais médecins : ils ont soulagé la douleur, et la mort a fait son travail !

            Adishatz

            H/


          • Vipère Vipère 31 octobre 2015 18:23

            Honte au Conseil de l’Ordre des Médecins de l’avoir radié !

            Puissent-ils un jour, lorsque leur tour viendra de mourir supplier en vain qu’un médecin mette fin à leurs souffrances, à une agonie lente et douloureuse et qu’aucun praticien ne vienne les aider à partir parce qu’il serait condamné et banni comme un criminel ordinaire.

            Or, le Docteur BONNEMAISON n’est pas un criminel en série comme le laisse entendre certaines réactions abjectes.


            • hunter hunter 31 octobre 2015 20:07

              @Vipère

              Non seulement c’est un serial killer, mais en plus ce type a un complexe de supériorité, il se prend pour Dieu !

              Je n’ai pas entendu que les gens qu’il a assassiné aient demandé à mourir, c’était la décision de votre héros !

              La place d’un assassin est en prison, où sous sous la balle d’un membre de la famille qui venge son parent !

              Allez je serai généreux (ils semble que beaucoup de parents de gens qu’il a assassiné le soutiennent, sans doute ces ignobles rats ont-ils touché un bon magot d’héritage), donc qu’il aille passer 30 piges en taule, et on verra après !
              En espérant que les détenus lui montrent ce qu’est la vie, et qu’il n’est pas le centre du monde !

              Mais peut-être va-t-il crever suite à sa « tentative » bidon de suicide, et dans ce cas, justice sera rendue, ce n’est pas moi qui pleurerais !

              Les juifs pour ça ont bien raison : œil pour œil, loi du Talion !

              Adishatz

              H/


            • Vipère Vipère 31 octobre 2015 22:07

              @hunter

              Vous délirez, il ne risquait pas la prison, sans quoi il repartait menotté pour le pénitencier comme un criminel !

              Pour votre gouverne, les assassins condamnés par la justice s’attaquent à des vivants, dans le cas du Docteur Bonnemaison, il s’agit de mourants... ou plus précisément d’une mourante dans le coma. Mais peut-être que vous ne faites aucune différence entre des vivants en bonne santé et des mourants ?

              Qu’on en juge :

              « Le 31 octobre, deux promeneurs ont découvert, dans une forêt landaise, près de Seignosse, le Dr Nicolas Bonnemaison, seul dans sa voiture : inanimé, il venait de tenter de se donner la mort. Transporté au CHU de Bordeaux, son pronostic est, depuis, réservé.

              C’était juste après l’annonce du verdict, il y a tout juste une semaine, le samedi 24 octobre. Nicolas Bonnemaison venait d’être condamné à deux ans de prison avec sursis pour un seul des 7 cas où il était poursuivi, en appel devant la Cour d’assises d’Angers. Un seul cas. Et un cas incompréhensible car il s’agissait d’une femme de plus de 85 ans, dans le coma après un AVC ; l’équipe des urgences avait considéré que c’était fini et avait stoppé toutes les thérapeutiques, puis l’avait transférée dans l’unité de court séjour du Dr Bonnemaison pour son agonie. Ce dernier lui avait injecté 5 mg d’hypnovel, sédatif couramment utilisé en phase agonique.

              Quand Nicolas Bonnemaison a entendu le verdict, il n’a rien dit. Sa femme, à ses cotés, en larmes, a juste lâché qu’il fallait bien que quelqu’un paye « pour l’institution ». Rien d’autre. Et les deux avocats de l’urgentiste de l’hôpital de Bayonne se sont félicités du verdict, estimant que « c’était un presque acquittement ». Propos volontaristes, un brin forcés, car Nicolas Bonnemaison était blessé, meurtri, mais ne le disait pas publiquement. « Vous vous rendez compte, j’entends à la radio que je suis un meurtrier. Un meurtrier sur une femme, quasi déjà morte », disait-il à un ami. Et il avait raison ; le seul cas sur lequel la justice l’a condamné ne tenait pas la route. N’importe quel médecin dans n’importe service d’urgence aurait eu cette pratique d’une perfusion d’hypnovel. Mais voilà, le Dr Bonnemaison a été maladroit, il n’en a pas parlé à l’équipe soignante, ni à la famille, et il avait eu la bétise de faire un pari de carabin sur cette vieille dame avec un membre de son service. Condamné pour un pari ?

              C’est tout, mais c’était trop. Nicolas Bonnemaison a aujourd’hui 54 ans. Depuis l’été 2011, il a du tenir, au centre d’une affaire qui le dépassait, reflétant parfaitement la situation en France des fins de vie médicalisées. Ce médecin n’a eu de cesse de répéter qu’il n’a fait que « prendre ses responsabilités ». « Jamais je n’ai voulu raccourcir des vies, seulement accompagner des agonies ».

              Nicolas Bonnemaison est attachant. Fils de chirurgien, il adore son métier, et s’est peu à peu spécialisé dans les soins palliatifs. « Tout ce que je veux, c’est reprendre mon métier », nous disait-il. Sa femme, à ses cotés, l’a soutenu sans relâche. Durant les deux procès d’assises, certains ont mis en avant sa « fragilité psychologique », pointant qu’il avait été à trois reprises hospitalisés pour dépression. « Comme si c’était une tare », s’énervait sa femme. On a évoqué aussi le suicide de son père. A un moment, toujours lors de ces procès a été mentionnée une tentative de suicide qu’il aurait faite, ce qu’il a démenti fortement. « Non, je ne suis pas fragile, ce que je veux, disait-il, c’est de montrer que j’ai fait juste mon métier, peut être ai je été maladroit, mais jamais je n’ai été un meurtrier. »

              La faute, à qui ? La loi en France sur la fin de vie reste confuse, nombre d’acteurs adoptent des postures, les pratiques parfois incertaines, et les malentendus toujours nombreux. « Il y a un certain désordre actuel, on ne sait pas, on ne sait plus si l’on part trop vite, trop lentement », a témoigné avec force le sociologue Philippe Bataille devant la Cour d’assises d’Angers. « Face aux patients, on a reconstruit le secret, aussi bien à l’hôpital qu’à domicile. La responsabilité médicale ? Elle recule, les médecins se dégagent ». Nicolas Bonnemaison ne s’était pas dégagé. Pendant des mois et des années, il s’est défendu, il a tenu bon, a résisté à ces longues années d’instruction. Ne pouvant plus exercer son métier, il a du faire bonne figure lors de ces deux longs procès d’assises. 

              Après sa condamnation, jugée de tout coté paradoxale, il n’a pas voulu se pourvoir en cassation. A des proches, il disait, il y a deux jours : « Notre retour à la vraie vie est difficile. Je vais peut être écrire pour exorciser tout ça. » »

              Eric Favereau

              Mais peut-être ne faites vous aucune différence entre des vivants en bonne santé et des mourants !


            • alinea alinea 31 octobre 2015 22:36

              @Vipère
              Je ne savais pas que l’on souffrait quand on était dans le coma !


            • foufouille foufouille 31 octobre 2015 22:43

              @Vipère
              Mais peut-être que vous ne faites aucune différence entre des vivants en bonne santé et des mourants ?
              la différence est qu’ils sont morts et moi mourant à une époque et « encore maintenant ».

              tant que tu es vivant, tu as vivant tu as une chance, mort = zero.
              c’est la différence.
              .


            • oncle archibald 1er novembre 2015 09:39

              @Vipère : vous appelez « négligence » de ne parler à personne de la décision de tuer ? Et j’ignorais l’anecdote de la « blague de carabin » consistant à parier sur la durée de l’agonie de son patient . C’est encore pire que ce que j’imaginais . Un homme seul n’a pas le pouvoir de vie et de mort sur ces semblables, fussent-ils agonisants. Il peut et il doit traiter la souffrance quitte à abréger le peu de vie du patient qui souffre, mais dans un cadre fort heureusement défini par la loi. Il a agi dans le secret et par la même il s’est mis hors la loi et a été condamné pour celà. Heureusement, sinon les juges rétablissaient la peine de mort à discrétion d’un médecin. Ils ne l’ont pas fait, tant mieux.


            • hunter hunter 1er novembre 2015 14:01

              @Vipère

              Vous avez un problème avec la langue française : être mourant ne signifie pas être mort, sinon notre langue n’aurait pas deux mots différents !

              quand vous êtes mourant, par définition, vous êtes encore vivant !
              Donc il a bien tué des vivants !

              Donc c’est bien un assassin !

              Donc prison ou bastos !

              Achetez-vous un dictionnaire !

              CQFD

              Adishatz

              H/


            • tf1Groupie 1er novembre 2015 14:08

              @hunter

              Mourant signifie mort en devenir, et vous vous y ajoutez la souffrance ... une certaine forme de sadisme mais qui est sanctifiée par l’église.
              Alors vous avez la conscience tranquille en lisant votre bréviaire.


            • hunter hunter 1er novembre 2015 14:59

              @tf1Groupie

              quel bréviaire ? Je ne suis pas baptisé et n’ai pas de religion !
              Vous jugez à l’emporte-pièce comme d’habitude, sans rien savoir !

              Vous supposez, vous essayez de déduire des données, mais là, c’est raté !

              Maintenant on va se mettre dans une autre hypothèse : un membre de votre famille, proche, souffre et est mourant (mort en devenir, mais encore vivant ! ne vous en déplaise, le dictionnaire est formel !votre agrégation ne doit pas porter sur notre langue), et il vous demande de l’aider à partir, vous faites quoi ? (preuve qu’il est vivant, il parle, ce que ne fait pas un mort ! )

              Vous appelez le docteur et sa piqouze, ou bien vous gérez le problème vous même, en sachant que les risques sont derrière : vous allez passer devant les juges pour assassinat !

              J’attends votre réponse ! je précise que la scène se passe chez vous, pas dans un environnement médicalisé type hosto !

              Adishatz

              H/


            • hunter hunter 1er novembre 2015 15:13

              @Vipère

              Avec des raisonnements comme les vôtres, mon pote Foufouille serait sans doute déjà mort !

              Heureusement il est encore là, et j’espère pour longtemps !

              Adishatz

              H/


            • petit gibus 31 octobre 2015 21:29
              @hunter
              S’Ils sont tous comme toi dans ta famille
              j’espère qu’ils te laisseront crever à petit feu
              en récitant 1 avé et un pater comme médoc
              pour soulager tes éventuelles souffrances smiley 

              • foufouille foufouille 31 octobre 2015 22:45

                @petit gibus
                espérons que tu te feras euthanazier pour une petite hémorragie.


              • hunter hunter 1er novembre 2015 14:50

                @petit gibus

                Actuellement, on euthanasie les animaux, et même ça, je suis contre : la dernière fois qu’un de mes animaux devait être euthanasié, j’ai dit non !
                Je l’ai ramené chez moi, et lui ai proprement tiré une balle dans la tête : mort instantanée, et que je trouve plus noble !
                Le véto était formel et je le connais depuis longtemps, c’est un bon, et il essaie toujours, toujours de sauver les vies, pas de les finir !

                Je peux vous dire que ce n’est pas facile à faire, car j’ai toujours eu des animaux, je les adore, alors j’ai fait ça en chialant, en tremblant, j’avais du mal à épauler et à viser, mais j’ai trouvé des ressources.

                J’en ai pas dormi pendant des jours ! Un copain m’avait proposé de tirer à ma place, j’ai pas voulu !

                Le jour où je suis irrécupérable, je trouverai la force de m’en coller une dans la carafe, et basta cosi !

                Je ne demanderai pas à un tiers de me faire une piquouse, et je ne le laisserai pas à ce quelconque tiers, la possibilité de jouer au démiurge et de me dégager selon son bon vouloir, sous prétexte qu’il a une blouse blanche !

                Si vous vous êtes de cette race de sous-homme qui se considère à peine plus qu’un chien (à vous lire, beaucoup d’animaux valent sans aucun doute plus que vous), c’est votre problème !

                Je ne sais pas quel âge vous avez, mais si vous êtes dans les 30 35 ans, ne vous inquiétez pas, d’ici quelques années, l’euthanasie sera bien organisée, et vous serez éliminé comme un pauvre chien !
                Ca arrangera bien ceux qui dirigent, et ils se marrent bien de voir que des gens comme vous ont une telle peur de tout, qu’ils voudraient qu’un tiers prennent en charge leur mort !

                Si c’est ça votre rêve, je vous le laisse ! Je suis le dernier de ma famille, je n’ai pas d’enfants, donc je ne compterai que sur moi pour passer dans l’autre monde, mais j’ai juste la prétention d’être un être humain, et d’avoir le choix de décider par moi-même, pas de laisser la responsabilité à un tiers !

                J’ai été élevé comme ça, c’est tout ! sans doute un peu plus « à la dure » que ne le sont les gens maintenant !

                Si ça ne vous plait pas, rien à foutre, je n’ai que faire de pleurnichards de votre espèce, qui pour moi ne sont pas des hommes, mais des petites créatures toujours apeurées et manipulées !

                Vous êtes un larbin, avec une mentalité d’esclave, mais vous avez raison, vous avez la faveur de vos maîtres !

                Espérons que vous ne souffrirez pas trop quand ils décideront que vous devez mourir !

                Adishatz

                H/


              • Le Gaïagénaire 2 novembre 2015 01:10

                @Laissebéton  1er novembre 15:16

                Bonsoir

                Vous êtes un grand sensible.

                Mais vous devriez comprendre que la science médicale apprend de ces mourants et que l’économie profite de ces mourants.

                Ironie bien sûr.

                Cordialement.

              • elmango elmango 31 octobre 2015 22:56

                Pendant le procès Bonnemaison on n’a jamais lu Chalot avoir le moindre brin de compassion pour ce toubib . Mais là comme il voit ses amis socialopes en difficulté sur le sujet il se sent pousser des ailes et le voici empli de compassion dans un article aussi pitoyable que ses amis de la gauche nazebroque . A gerber chalot !


                • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 31 octobre 2015 23:49

                  é Ce n’est guère le moment de faire de l’humour, Monsieur Lavigue. Il s’agit là de l’horreur de la souffrance, véritable torture qu’une loi scélérate, indigne et inhumaine inflige aux mourants pendant leur agonie. C’est une loi empreinte de lâcheté, la lâcheté de ceux qui se soumettent aux dogmes religieux dont ils n’osent pas affronter la bêtise et l’imbécilité. C’est l’obscurantisme et la couardise d’une équipe médicale, d’ailleurs partagée, qui a condamné mon père à supporter l’insupportable avant d’avoir droit enfin à la délivrance. Imaginez un visage méconnaissable, un teint de cire, un nez pincé, un visage ravagé par la souffrance, torturé et, pourtant, c’est votre père, celui dont les autres se souviendront comme d’un homme plein d’humour et débordant d’amour pour la vie. Mais Vous, pendant 15, 20 ans ou plus, vous ne pourrez revoir que ce visage d’un supplicié lorsque des amis évoqueront une de ses facéties. Ma mère, mes filles et moi, nous avons aussi été condamnées à ce harcèlement d’un souvenir qui n’était plus celui que nous aimions, seulement la torture qui lui avait été infligée.

                  Plutôt que le débrancher, le priver du boire et du manger, l’obliger sciemment à vivre des derniers moments de supplice, n’aurait-il pas mieux valu le libérer en accompagnant une mort douce et sans souffrances ?
                  Ce serait votre animal, vous l’amèneriez chez le vétérinaire en déclarant à vos voisins que ce n’est pas la peine de le laisser souffrir, mais ce qui est bon pour une bête n’est pas bon pour un être humain, n’est-ce pas ? Celui qui doit mourir doit souffrir pour racheter le fameux péché, c’est cela, n’est-ce pas ? C’est pourquoi nos représentants parlementaires ont décidé de refuser dans tous les cas la simple aide au suicide. Je vous en veux, les calottins, élus ou pas, car c’est votre faute si chaque jour des pères, des grand’mères, des enfants partent dans la douleur. Devant de telles situations, l’ignorantisme devient le crime le plus abject. 


                  • Le Gaïagénaire 1er novembre 2015 01:37

                    @Danièle Dugelay 31 octobre 23:49


                    Merci de l’avoir écrit.

                    Ils (ces déshumanisés) nous font naître et mourir dans le plus de douleurs possibles car inconsciemment ils se vengent d’être nés dans tant de douleurs.






                  • oncle archibald 1er novembre 2015 09:25

                    @Danièle Dugelay : votre anticléricalisme vous égare. Le docteur Bonnemaison a été condamné parce qu’il a administré la mort à son patient en cachette, sur sa seule décision personnelle, sans en référer ni au staff médical ni a la famille de sa patiente. C’est tout. Le même geste accompli après les concertations prévues par la loi aurait été compris et lui aurait valu d’être reconnu comme un bon médecin. Entre tuer et empêcher de souffrir il y a un monde, même si empêcher de souffrir peut tuer. C’est une question de principes et pas limites à la sphère religieuse comme vous le sous tendez dans vos propos. J’espère que chez les athées aussi on comprend que « tu ne tueras point » est un principe non transgressible.


                  • elmango elmango 1er novembre 2015 10:25

                    @oncle archibald
                    Vous ne savez pas ce que lui a demandé la patiente à ce Monsieur Bonnemaison .
                    Pour avoir vu de mes yeux vu des personnes âgées en phase terminale qui vivaient des heures effroyables de douleur , je remercie cet homme d’avoir osé s’exposer pour aider une personne à ne plus souffrir . J’espère que si un jour je suis dans le même besoin que cette patiente il y aura un docteur Bonnemaison pour m’entendre et m’aider .


                  • oncle archibald 1er novembre 2015 11:36

                    @elmango : en supposant que cette dame dans le coma ait pu s’exprimer comme vous le supposez le docteur avait le devoir d’en référer au staff médical et à la famille avant d’agir. Je le répète, ce qu’on lui a reproché est d’avoir décidé seul, et c’est normal. 


                  • elmango elmango 1er novembre 2015 12:33

                    @oncle archibald
                    Il en aurait référé au staff , l’acharnement thérapeutique aurait forcément continué .
                    Si on aide quelqu’un à mourir on est forcément hors la loi . La justice doit parfois savoir se faire humaine , elle sait bien tricher quand le client est un gros poisson politique .


                  • oncle archibald 1er novembre 2015 13:37

                    @elmango : l’acharnement thérapeutique est interdit par la loi, et par une expérience récente je puis vous affirmer qu’il n’est pas appliqué et que le staff médical en accord avec sa patiente qui ne pouvait pas parler mais s’exprimait très clairement, après avoir informé la famille qui a confirmé qu’elle avait toujours souhaité ne plus vivre si elle était lourdement handicapée, a permis à ma belle mère 93 ans frappée par un AVC grave de s’en aller en douceur pendant son sommeil. La loi Leonetti permet ce genre de choses, hélas elle n’est pas appliquée partout.


                    En revanche un acquittement du docteur Bonnemaison aurait consisté accorder à tous les médecins un « permis de tuer » leurs patients quand ils jugent qu’ils ne méritent plus de vivre parce que leur vie, d’après eux, serait trop moche. Fort heureusement la peine de mort n’a pas été rétablie par ce jugement très modéré qui n’a reconnu le docteur coupable que pour le seul cas où il était certain qu’il avait agi sans en référer à personne, ni collègues ni famille. Quoi de plus normal !

                  • foufouille foufouille 1er novembre 2015 15:47

                    @Laissebéton
                    j’ai vécu trois semaines dans un mouroir.


                  • soi même 1er novembre 2015 02:57

                    Pas costaud le propriétaire, pas près à assumez ses actes.


                    • Le p’tit Charles 1er novembre 2015 09:13
                      Bonnemaison...ça fait confiture de grand mère...trouvez pas.. ?..sauf qu’on y entre debout mais on ressort les pieds devant... !

                      • njama njama 1er novembre 2015 10:21

                        entre la vie et la mort ...
                        l’intoxication au monoxyde de carbone peut laisser des lésions irréversibles, et si en plus il s’est administré des médicaments ...
                        Le docteur Bonnemaison a-t-il laissé un mot pour demander qu’il n’y ait pas d’acharnement thérapeutique sur sa personne pour le sauver ?
                        ...
                        départ dans la dignité, mais l’âge seul ne saurait être un critère pathologique, c’est peut-être le problème (?)
                        Il y a beaucoup d’hypocrisie sur le sujet, pour les gens qui sont en soins palliatifs en phase terminale, dans des situations irréversibles ... le « départ aidé » (si on peut l’appeler comme ça) existe si consentement des proches de ne pas poursuivre un acharnement thérapeutique. Un peu plus de morphine, puis la personne tombe dans un coma profond ... les fonctions vitales déjà très fragiles, ralentissent ... et puis la personne décède. D’autres font le choix inverse, les souffrances physiques et psychiques du malade se prolongent ... de peu de jours souvent.
                        Faire une loi ? ... difficile quand c’est du cas par cas ...
                        aider au suicide est une autre question ...

                         


                        • Loatse Loatse 1er novembre 2015 11:31

                          Elle n’est pas claire cette affaire, chalot !


                          Je n’ai rien contre abréger la fin de vie des patients en grande souffrance lorsque les antalgiques ne suffisent pas ou dans certains cas que m’a décris un ami médecin...(insufisance respiratoire aigue)
                          Il est connu que certains font preuve d’humanité et aide la personne.. D’autres malheureusement non...
                          Aussi je pense qu’il serait bon de statuer là dessus, officiellement, et de définir quelles sont les conditions requises pour que cessent ce qui s’apparente à de la torture (puisque nous avons les moyens de la faire cesser)...sans passer bien entendu par un tas de formalités administratives dans ces cas là qui ont un caractère d’urgence..

                          Après malheureusement, certains peuvent être tentés de « faire du zèle »... si l’on avait envoyé ad patres ma maman qui a fait un AVC à un âge que certains pourrait trouver « avancé »... alors que celle ci s’en est bien remise et pète la forme (à près de 80 ans, elle prend plaisir à faire du shopping, à aller chez le coiffeur, à faire des gateaux) ; Là sans hésiter, j’aurais porté plainte.

                          Il peut y avoir des dérives, des évaluations en fonction de critères personnels (on considère que le patient n’aura plus la même qualité de vie, qu’il est "trop âgé, ou que les soins sont trop couteux pour la collectivité...) ou que celui ci est en fin de vie alors qu’il n’en est rien... (rencontré ainsi deux cas dit desespérés qui remis ont galopé jusqu’à leur plus de 90 ans...)

                          On ne peux plus non plus laisser les médecins seuls face à ces énormes responsabilités et ce d’autant plus qu’ils se mettent ce faisant dans l’illégalité avec ce que cela comporte comme risques (radiation de l’ordre des médecins, tribunaux, peine de prison)...

                          Dans ce cas.. il y a anguille sous roche....

                          Il nous manque des éléments : qui a porté l’affaire au tribunal ?... pourquoi celui ci qui m’a semblé compréhensif n’a pas usé de la même compréhension concernant ce cas précis ?





                          • armand 1er novembre 2015 11:43

                            Pourvu qu’il ne soit pas dans un service avec ses disciples....


                            • Le Gaïagénaire 1er novembre 2015 12:14

                              Le laissebétonisme en DIX points 
                                
                              2) La vieillesse est un naufrage. Création d’un SOLEIL VERT par région pour retrouver le paradis perdu quand on le désire. 


                              • hunter hunter 1er novembre 2015 15:06

                                @Le Gaïagénaire

                                Appelé aussi utilitarisme : l’entité biologique humaine devient une machine, et quand une machine ne marche plus bien et surtout ne fait plus gagner d’argent au système productiviste dans le quel elle doit fonctionner, on la jette au profit d’une nouvelle !

                                Voilà à quoi les progressistes pro-euthanasie réduisent l’homme, une machine biologique !

                                On est pas très loin de M Bergé et de ses ventres à louer pour ses potes de la jaquette, comparables aux bras de l’ouvrier en usine !

                                Ouvrier dont on est en train de se séparer d’ailleurs : ne sert plus à rien, il y a la robotique et l’IA !

                                Adishatz

                                H/


                              • Le Gaïagénaire 2 novembre 2015 00:37

                                @hunter 1er novembre 15:06


                                Bonsoir,

                                « ...quand on le désire. »

                                Ce qu’une machine ne peut pas formuler.

                                Cordialement.

                              • Loatse Loatse 1er novembre 2015 14:06

                                Bon j’ai cherché plus de précisions... Comme le dis plus haut oncle archibald, non seulement celui ci a agit en solo, mais d’autres faits sont contre lui...


                                Dans le cas d’une personne souffrant d’avc et qu’il a « expédié là haut » sans en avertir qui que ce soit, sa défense consiste à évoquer « les signes de souffrance de la patiente.. Or, le personnel a témoigné que les constantes du malades était stables...

                                Ensuite, celui ci a utilisé du curare (produit interdit en fin de vie, est autorisé seulement une sédation profonde comme la loi léonetti l’y autorise) ce qui explique l’inculpation d’empoisonnement.

                                qui plus est, la décision d’abréger (et non plus soulager au vu des produits employés) la fin de vie des malades si nécessaire, s’est faite sans concertation avec les familles de cette éventualité (ce qui leur aurait permis qui plus est, de se rendre au chevet de leur parent et d’accompagner ses derniers instants) d’ou les plaintes,

                                 Pas non plus à la demande des patients, et sans que le personnel soignant n’ait été mis au courant...

                                Quand au pari lancé avec un aide soignant » un gateau au chocolat que tel patient ne sera plus là ce soir,", on peut dire que cela ne plaide pas en sa faveur (humour noir du milieu médical ou pas)

                                Ensuite, il y a eu le cas ou un soignant a transféré un patient dans un autre service de crainte qu’il arrive quelque chose à celui ci. (bonjour l’ambiance dans le service !)

                                Le personnel était mis devant le fait accompli...témoignage d’une infirmière le voyant l’aiguille à la main, puis sortir de la chambre rapidement. Après quoi celles ci retrouvaient leur patient décédé...

                                 un choc quand rien ne laisse prévoir une fin aussi rapide...

                                Bref il y a là des éléments à charge que le procureur ne pouvait pas ignorer... sauf à contrevenir à la loi et prendre le risque d’ouvrir la porte à certaines dérives...d’ou appel du premier jugement. Une décision que j’imagine pas facile à prendre...







                                • Rmanal 1er novembre 2015 15:19

                                  Comme d’habitude dans ce pays de réac la France est à la traine de tous les autres pays. Il est quand même aberrant d’empêcher de mourir quelqu’un de sain d’esprit qui le souhaite : on restreint encore une fois les libertés individuelles au nom d’une « morale » que personne ne peut vraiment définir, mis à part les intégristes religieux.
                                  Pauvre France, si archaique


                                  • oncle archibald 1er novembre 2015 18:16

                                    @Rmanal : empêcher de mourir quelqu’un de sain d’esprit qui le souhaite ... Le suicide est autorisé cher Rmanal mais vous, vous voulez un petit plus. 


                                    Vous souhaitez que les urgentistes qui ont ramassé le Docteur Bonnemaison l’achèvent puisqu’il souhaitait mourir et avait raté son suicide ? Il ne va pas y avoir beaucoup de pompiers volontaires.

                                    Ainsi d’après vous ce serait un fabuleux progrès si on accordait le droit à un médecin de vous tuer quand ça lui chante, façon Bonnemaison, juste parce qu’il pense que votre vie est pourrie et ne vaut plus la peine d’être vécue. 

                                    Hop celui là trop vieux et en plus il fait pipi-caca sous lui, ou hop celui là avec sa tétraplégie n’a plus aucun intérêt à vivre, sa vie serait trop moche, il vaut mieux l’en priver dans l’intérêt de tout le monde, ses héritiers et la sécu à laquelle il coûte un bras .... 
                                    Encore plus fort : ce serait un fabuleux progrès si l’on obligeait un médecin à vous tuer quand ça vous chante à vous. Juste un deal entre vous et lui. Genre : j’ai un gros chagrin d’amour, je ne peux plus vivre sans celui que j’aimais, s’il vous plait docteur faites moi la piqûre miracle qui va me guérir définitivement de ce mal d’amour. 

                                    Ben dis donc, il ne va pas rester beaucoup d’adolescents dans les rues ! Mademoiselle, c’est pourquoi ? Un suicide ? Très bien ... Allez hop ; où est ma seringue magique ? Quelle vision du monde que la votre. Très « progressiste » sans doute ....

                                  • Rmanal 2 novembre 2015 11:52

                                    @oncle archibald
                                    Comme tout les bons réacs vous répondez en faisant semblant de ne pas comprendre le sens des mots, comme tout bon populiste.
                                    Le mot « sain » est essentiel dans ma phrase. Et ca déclinaison en terme de loi ne pose pas de soucis, comme l’ont montré les pays où c’est déjà appliqué, et qui exclut basiquement tous vos cas stupides.
                                    Mais bon restez dans votre XIXè siècle, c’est comme ça que la France retrouvera son image au niveau mondial.


                                  • oncle archibald 2 novembre 2015 12:13

                                    @Rmanal 

                                    J’ai encore la prétention de savoir lire et vous avez écrit « Il est quand même aberrant d’empêcher de mourir quelqu’un de sain d’esprit qui le souhaite ».

                                    Alors dites moi ce qu’il convient de faire selon vous lorsqu’un pompier ou un urgentiste va trouver sur sa route un suicidé qui s’est raté ? 

                                    Ceux qui ont ramassé et soigné le Docteur Bonnemaison doivent-ils être qualifiés de salauds réactionnaires ? Doivent-ils être sanctionnés pour leur geste inconsidéré ?


                                  • oncle archibald 2 novembre 2015 12:17

                                    @Rmanal : deuxième observation « Et ca déclinaison en terme de loi ne pose pas de soucis, comme l’ont montré les pays où c’est déjà appliqué, et qui exclut basiquement tous vos cas stupides. »


                                    Dans les dits pays un médecin seul peut-il mettre un terme à la vie de sa patiente dans le coma sans en référer à personne, ni collègues ni famille, juste « en conscience », sans contrevenir à la loi ?

                                  • Rmanal 2 novembre 2015 14:58

                                    @oncle archibald
                                    "Dans les dits pays un médecin seul peut-il mettre un terme à la vie de sa patiente dans le coma sans en référer à personne, ni collègues ni famille, juste « en conscience », sans contrevenir à la loi ?"
                                    Vous répondez vous même à votre question et entrevoyez un peu le sens de ma précédente réponse. Encore un petit effort.


                                  • oncle archibald 2 novembre 2015 22:43

                                    @Rmanal : serions nous d’accord sur le bien fondé du jugement qui a condamné le Dr Bonnemaison ?


                                  • petit gibus 1er novembre 2015 18:26
                                    @hunter
                                    Oh combien j’admire ton courage envers ton animal
                                    au lieu de le faire euthanasier par ton véto !
                                    Quel courage que dis-je quel humanisme !
                                    Devant un tel exploit, je m’en vais de ce pas m’acheter un trouillomètre
                                    pour mesurer le degré d’animalité dans lequel je suis tombé
                                    .
                                    Merci hunster pour la leçon que tu me donnes smiley


                                    • Samson Samson 2 novembre 2015 01:20

                                      « une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré une mort rapide et sans douleur »

                                      Ayant longtemps travaillé au soutien et à l’accompagnement de personnes « différentes » et fragiles, je tiens à vous mettre en garde sur les dérives auxquelles expose inévitablement ce que je qualifierai de « meurtre compassionnel ».
                                      Professionnellement, j’ai en au moins une occasion assisté au plaidoyer d’accompagnants qui - avec les meilleures intentions du monde et en toute bonne foi - « glissaient » hors son consentement du refus de l’acharnement thérapeutique au soulagement actif et définitif d’une personne en situation de grand handicap et d’urgence médicale. D’expérience, je sais que l’intolérable pour le spectateur, le proche ou l’accompagnant relève pour part de ses propres ressentis et projections et est parfois loin de correspondre au vécu et à la volonté de la personne concernée, ce qui s’est en tout cas vérifié lors de cette occasion.
                                       
                                      Pour rappel, l’évolution médicale des traitements de la douleur permet dans l’immense majorité des situations d’assurer à la personne en fin de vie une mort digne. La loi française garantit le droit à leur accès, et c’est maintenant au politique d’assurer les moyens de l’accès à ce droit, notamment par la multiplication de structures de prise en charge palliatives !

                                      Pour réflexion, en partie copiée-collée de mon avis, déjà exprimé ailleurs dans ces colonnes.

                                      En Belgique, en sus de l’accessibilité à des unités de soins palliatifs, la loi autorise dans un cadre strictement déterminé le recours des majeurs à l’euthanasie depuis 2002 : dans des conditions fort controversées, il a été étendu aux mineurs en 2014.
                                      Encore a-t on évité le pire, certains « jusqu’au-boutistes » ayant tenté de substituer à l’autorité parentale celle de la seule équipe médicale.

                                      Si, notoirement composée en majorité de militants pro-euthanasie déjà à l’instigation de la loi, la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie n’a depuis 2002 pas jugé qu’un seul des cas qui lui ont été soumis ait enfreint le cadre légal, on commence à très sérieusement s’inquiéter du sérieux de ses évaluations, d’autant qu’on estime que 50% des euthanasies ne sont toujours pas déclarées.

                                      Malgré le cas médiatisé cet été de l’euthanasie accordée à une jeune femme affectée de dépression sévère et chronique, c’est seulement par suite d’un reportage sur une télévision australienne qu’un premier dossier d’euthanasie, en fait le suicide assisté d’une vieille dame qui - affectée du deuil récent de sa fille - ne souhaitait plus vivre, vient d’être transmis à la justice.

                                      Au bout de 13 ans d’une politique renvoyant pratiquement la décision d’euthanasie à l’arbitraire du seul médecin, un arrêt de la Cour constitutionnelle belge finit par s’en inquiéter tandis que les spécialistes et éditorialistes se décident à sonner l’alarme.

                                      Joyeux Halloween et bonne fête de Toussaint à toutes et tous ! smiley


                                      • Samson Samson 2 novembre 2015 02:01

                                        @Samson
                                        PS : Comme j’y ai moi-même procédé, je ne saurais trop recommander à chacun de veiller à rédiger un document reprenant explicitement vos dernières volontés en cas de malheur ne vous permettant plus de les exprimer, et d’en toujours garder copie sur vous.

                                        Quelle que soit votre approche et votre propre conviction philosophique, il permettra à vos proches et aux intervenants de prendre les mesures les plus appropriées à leur respect, tout en les soulageant du poids de la très lourde responsabilité d’une décision qu’ils se retrouveraient sinon seuls à prendre.


                                      • jef88 jef88 2 novembre 2015 11:18

                                        Humour noir !
                                        Et aucun toubib ne lui a fait la piquouse salvatrice ?
                                        HONTEUX .......


                                        • C'est Nabum C’est Nabum 2 novembre 2015 13:16

                                          Jean François

                                          Que les pleutres et les couards, que les hypocrites et les religieux, que les législateurs et les juges, que l’ordre des médecins et les charognards se réjouissent, celui qui a soulagé ceux qui souffraient est entre la vie et la mort, celui a fait ce que nous ferions tous pour aider dignement notre prochain en grande souffrance est en la vie et la mort parce que le courage vous manquera toujours, parce que vous préférez ne rien savoir de ce qui se passe vraiment un peu partout

                                          Honte à tous ces mauvaises gens, carabins aux blouses blanches et aux mains propres simplement parce qu’ils refilent les sales besognes à d’autres, législateurs corrompus, vendus à la cause des machines à mourir en faisant du fric.


                                          • oncle archibald 2 novembre 2015 23:08

                                            @C’est Nabum : non Monsieur, celui qui applique le protocole mis en place pour éviter les dérapages n’a pas à rougir de qui il est. 


                                            Honte à celui qui se prenant pour Dieu décidé seul de la vie ou de la mort de son patient. Il n’est pas dans son rôle. Il manque de l’humilité des grands, ceux qui se font un devoir de marcher dans les clous, ceux qui n’ont pas l’orgueil de croire que eux seuls savent et peuvent décider d’un acte irréversible. Ça n’est en rien une sale besogne de soulager la souffrance de ses semblables, et le Dr Bonnemaison aurait pu revendiquer son humanité s’il avait eu l’humilité de ne pas décider seul, s’érigeant à la fois juge et exécutant de la sentence. 

                                            N’ouvrons pas la porte à tous les abus. J’ai connu une femme qui en avait marre de supporter son mari insupportable et qui a trouvé un cousin médecin assez salaud pour le faire interner d’office en hôpital psychiatrique. Il a très bien compris le complot dont il était victime mais c’était un sanguin et à peine débarqué de l’ambulance il a grièvement blessé un infirmier et a été « tuė » en quelques semaines, il n’y a pas d’autre mot, par des médecins à coup d’abrutissants façon camisole chimique . 

                                            Un médecin ne peut pas, ne doit pas, avoir le pouvoir exorbitant de vie et de mort sur ses patients. S’il le prend et que ça se sache il est sanctionné par les juges et c’est bien normal.


                                          • smilodon smilodon 2 novembre 2015 20:38

                                            Ce mec aura exercé la médecine avec son coeur !.... Il a été pourri, il a été maudit juste pour ça.... Le sentiment que j’en ai, mais ce n’est qu’un sentiment, c’est que j’aimerai bien tomber sur un mec comme lui, le jour où mon heure viendra !..... Faudra se souvenir de ce mec, le jour où une loi viendra accorder à chaque humain le droit de partir dignement, gentiment !...... Sans souffrances inutiles !... Comme un cheval, un chien, un chat ou un goret apprivoisé !... !....... Adishatz.

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