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Accueil du site > Actualités > Société > Le pire n’est jamais certain
#33 des Tendances

Le pire n’est jamais certain

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 Le jour où tout aurait pu basculer pour mon honneur.

Il n'est pire accusation que celle du viol ou de l'inceste. En cette période plus encore pour laquelle, l'accusation se répand comme une traînée incandescente qui brûle tout ce qu'elle approche. C'est alors la curée, l’hallali contre celui qu'il convient de mettre au ban de la société, d'effacer véritablement toutes ses traces.

Si le crime est ignominieux, il est ici nullement question d'en excuser les salauds qui ont usé de ce moyen pour satisfaire un plaisir égoïste et criminel, c'est à l'accusation que je souhaite poser quelques nuances... Non pas que dans de très nombreux cas, elle émane de personnes véritablement détruites, anéanties par ce qu'elles ont eu à subir par la contrainte, la crainte, la force, la drogue...

C'est une expérience personnelle pénible que je vais évoquer ici. Tout ce qui sera avancé sera rigoureusement exact, je vous prie de m'en croire. J'ai eu la chance que ceci se soit déroulé bien avant les premières affaires qui ont défrayé la chronique sinon j'aurai connu le déshonneur, la prison, la mise à pied avant que d'être blanchi mais jamais restitué dans mon honneur à jamais terni.

J'étais alors enseignant dans un quartier réputé difficile auprès d'élèves de 14 à 16 ans en grande difficulté scolaire. Nous étions une fort bonne équipe d'adultes, avions une relation apaisée avec des adolescents qui trouvaient alors leur épanouissement par la voie professionnelle. Nos résultats étaient bons, notre section remplissait parfaitement son rôle.

Tout commença par des lettres anonymes déposées directement dans ma boîte aux lettres, je vivais à peu de distance de ce quartier. Elles affirmaient que j'avais des relations adultères avec la mère d'une ancienne élève qui avait quitté la structure l'année précédente. C'était fâcheux, infondé sans que ce soit véritablement ennuyeux. Il n'était qu'à observer l'écriture et la forme pour juger de son expéditeur.

L'étape suivante ne tarda pas. J'étais convoqué au commissariat parce qu'une autre élève, prétendait que je la violais chaque soir. Cette fois, l'accusation était bien plus lourde sans pour autant que ni mes collègues ni mon entourage n'y accordent le moindre crédit. Fort heureusement ce n'était pas encore l'ère de la curée, de l'étalage immédiat et irréversible sur des réseaux sociaux qui n'existaient pas. J'en étais quitte simplement si j'ose dire pour une confrontation auprès d'un inspecteur de la PJ assisté d'un avocat.

J'arrivai libre sans avoir en attendant dû abandonner mon activité professionnelle ni subi le poids de l'opinion publique. On devine que les choses ont bien changé depuis. La confrontation se déroula extrêmement vite. L'accusatrice, une jeune fille qui jusqu'alors n'avait jamais posé de problème lors que nous l'avions eu comme élève tant sa discrétion était grande et son application exemplaire, me pointa du doigt et déclara : « Il se déguise en mon père et toutes les nuits il entre dans mon lit pour me violer ! »

Le père était présent, un petit homme fluet, discret plus encore que sa fille. Nos différences physiques étaient criantes, nous n'avions véritablement rien de comparable. Il y a un éclat de rire, l'affaire était entendue. Je n'entendis plus parler de cette accusation ni de ce père et sa fille jusqu'au jour très récent où ils revinrent tous deux sur le devant de l'actualité du quartier.

Monsieur qui n'avait jamais été séparé de sa fille (on mesure là une faille coupable) était devenu grabataire. Il n'avait plus quitté son logement depuis des années. Un jour enfin des services sociaux finirent par entrer chez eux pour découvrir un spectacle hallucinant de crasse, des pièces jonchées d'immondices, des toilettes obstruées, des murs souillés, … Une image apocalyptique au point qu'après évacuation des deux résidants, le petit pavillon fut détruit. Plus de trente ans durant la relation incestueuse entre monsieur et sa fille s'étaient poursuivi dans une indifférence générale.

Malgré tout, sans doute comme un appel au secours, la demoiselle s'était signalée à notre attention d'une bien curieuse manière. J'aurai pu en être victime. Personne ne prit en compte le sens exact de sa dénonciation. Je ne sais toujours pas pourquoi je lui avais servi d'exutoire et je n'ai pas compris pourquoi rien ne fut entrepris alors après cet aveu explicite qu'elle avait tenu devant l'inspecteur.

Je n'oublie jamais de nuancer l'opprobre qui tombe soudainement sur un individu mis sur le devant de la scène. Parfois, la mise en cause cache une souffrance dont la cible peut n'être pas responsable. Plus de telles affaires font la Une, plus le risque est grand qu'elles réveillent parfois des souffrances qui passent par des accusations infondées ou déplacées. Sachons garder un peu de mesure et laissons à la justice le temps de faire son travail. C'est la seule leçon à tirer d'une expérience personnelle dont je me serai bien passé.

Innocemment vôtre.

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43 réactions à cet article    


  • Gégène Gégène 23 février 11:51

    que faites-vous du plaisir indicible de voir traîner dans la boue des gens qui se considèrent comme supérieurs au commun des mortels (duhamel, berry, poivre d’arvor, etc...)

    je n’invoque ici nulle morale, juste le plaisir de voir trébucher ceux qui nous imposent leur façon de marcher (la meilleure).


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 février 11:55

      @Gégène

      les manipulateurs sont d’ailleurs souvent des gens médiocres dont l’activité consiste à dégrader l’image de ceux auxquels ils arrivent à peine à la cheville pour essayer de rétablir l’équilibre
      ça se rencontre souvent dans les couples


    • Francis, agnotologue Francis 23 février 12:03

      @Séraphin Lampion
       
      à mon avis, les manipulateurs médiocres sont des médiocres. Les manipulateurs intelligents sont des pervers narcissiques.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 février 12:33

      @Francis

      si les comportements pervers étaient l’exclusivité des gens intelligents, ça limiterait la casse
      malheureusement, les techniques se transmettent de génération en génération par simple imitation du modèle, le parent le plus souvent, sans que le maitre et l’élève soient capables d’expliquer le mode d’emploi, ni même qu’ils soient conscients de leur caractère toxique : pour eux, ils sont « normaux » et ils agissent par jeu, comme on fait des farces
      quand c’est conscient, cela devient une stratégie, et alors il faut relire « l’enfance d’un chef », de Sartre (qui n’a pas écrit que des conneries)


    • Francis, agnotologue Francis 23 février 12:37

      @Séraphin Lampion
       
      je suis d’accord.


    • C'est Nabum C’est Nabum 23 février 17:17

      @Gégène

      Eux sans doute s’ils sont coupables

      Sinon quel lynchage même pour ces méprisants hautains


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 février 11:52

      Ce genre de perversion est en effet pénible et difficile à surmonter si le piège n’est pas déjoué à la source, car la rumeur amplifiée efface ses propres traces. J’ai eu à régler un cas dans lequel l’accusé qui était innocent était d’autant plus difficile à défendre qu’il n’était pas sympathique. Il était directeur d’hôtel, arrogant et injuste avec le personnel qui, pour s’en débarrasser avait manigancé un simulacre de femme de chambre violée cotant dans les couloirs les seins à l’air et criant. Le seul problème, c’est que la reconstitution a vite montré que les timings étaient incompatibles.

      Au fait, vous avez lu Calderon ?

      « Le pire est toujours certain » (siempra lo peor es cierto) est un proverbe espagnol dont l’idée a du venir naturellement à un peuple qui s’est fait remarquer dans l’histoire par la constance des fléaux qu’il a subis, toujours plus dommageables que les précédents. Calderon a modilié le proverbe et en a fait le titre d’une comédie : « Le pire n’est pas toujours certain » (« No siempre lo peor es cierto »)


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 février 12:17

        @Séraphin Lampion

        ... ce serait donc une sorte d’« optimisme espagnol » ?


      • C'est Nabum C’est Nabum 23 février 18:51

        @Séraphin Lampion

        La rumeur est une plaie mortelle


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 février 20:27

        @C’est Nabum

        « La rumeur, c’est le glaive merdeux souillé de germes épidermiques que brandissent dans l’ombre les impuissants honteux. Elle se profile à peine au sortir des égouts pour vomir ses miasmes poisseux aux brouillards crépusculaires des hivers bronchiteux. »

        Pierre Desproges - Chroniques de la haine ordinaire


      • C'est Nabum C’est Nabum 23 février 21:46

        @Séraphin Lampion

        Il avait grand talent pour faire de l’étron une matière noble


      • juluch juluch 23 février 12:53

        Expérience pénible....une belle merde !

        Actuellement le « témoignage » aurait été un peu plus creusé, l’appel au secours est évident.


        • C'est Nabum C’est Nabum 23 février 18:52

          @juluch

          Il n’en fut rien à l’époque


        • sylviadandrieux 24 février 00:00

          Une fille qui se fait violer par son père méritait bien un éclat de rire.

          Tout est bien qui finit bien pour vous. 

          Je vous lis depuis bien longtemps, mais votre texte m’a donné envie de vomir.


          • Francis, agnotologue Francis 24 février 08:15

            @sylviadandrieux
             
             n’accablez pas C Nabum qui est conteur et pas psy.
             
            Mais je suis d’accord avec vous, la morale qu’il tire de cette affaire n’est pas de celles qui lui permettraient de signer « innocemment vôtre ».
             
            Le titre de ce billet aurait pu être « Eyes wide shut »


          • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 11:00

            @sylviadandrieux

            Vous me traînez à votre tour dans la boue

            je dois le mériter


          • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 11:01

            @Francis

            Vous avez raison

            J’avoue avoir eu grande peine à narrer ce récit qui me tracasse toujours


          • Passante Passante 24 février 11:27

            @C’est Nabum

            « non je ne m’intéresse plus à l’enseignement, enseigner c’est faire du charme »
            gilles deleuze.

            que celui qui n’a jamais voulu coucher avec un/une prof lance la première capote ?
            le bon prof est charismatique, il a un charme quelconque
            et ça dépend pas des matières, j’ai eu des charmants dans des matières haïes..

            ce charme le met dans une position à risque, déformée, plutôt à stigmates,
            et bientôt la polarisation doit s’inverser, on passe à la caisse,
            et nul ne rigole avec la caisse, tous les moyens sont bons.

            la simple apparition de la caisse suffit à engendrer des questionnements saugrenus, mal placés, malvenus, qui ne seraient jamais venus à l’esprit autrement, car si l’attraction est dans la nature, la retenue est dans la culture, puis ça va son chemin..

            il faut donc savoir déjouer cette caisse et s’en tenir aux faits, aux actes, voire à certaines paroles, voilà tout le dossier, et je suis juge, camus dira le reste.

            donc moi, le jour où cela m’est arrivé avec fausses rumeurs accusations délirantes (on était à l’échelle fac, heureusement..), non seulement je l’avais prévu d’avance, vu mon succès statistiquement scandaleux, mais quand j’ai vu la caisse
            j’ai dit non,
            avec le clair sentiment que je refusais une des plus vieilles singeries de l’humanité remise au goût du jour, voyant bien le persécuteur du persécuteur..

            vous êtes le juge
            avant la caisse.


          • Passante Passante 24 février 12:06

            @C’est Nabum

            un deuxième point : vous êtes enseignant, vous n’êtes pas psychanalyste

            vous n’êtes donc pas responsable de toute la masse de transferts qui se déversent sur vous, ni dans le sens de les comprendre, ni de les interpréter, ou deviner ou quoi que ce soit, car c’est là une masse de travail en soi ;
            le prof utilise transfert et contre-transferts comme des mouvements naturels dont il n’est le plus souvent pas même conscient, c’est pas sa matière de travail ces transferts, c’est le plancher !
            si vous étiez psychanalyste, oui : vous seriez supposé deviner ce qui se trame à l’arrière-plan, l’arrière-plan est votre affaire et la troisième oreille au détriment des deux autres, vous êtes un spécialiste des craquements de parquet.
            mais vous pouvez pas être à la fois debout au tableau et couché sous le parquet,
            on peut pas tout faire...


          • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 13:53

            @Passante

            C’est donc entièrement de ma faute

            Merci de me jeter ainsi la pierre


          • Passante Passante 24 février 14:09

            @C’est Nabum
            ah mais vous êtes complètement fou
            à lier..
             smiley


          • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 17:22

            @Passante

            Vous dites que mon texte est à vomir
            Je vomis


          • Passante Passante 24 février 17:29

            @C’est Nabum
            vous confondez tout..
            je m’appelle pas sylvia smiley


          • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 18:37

            @Passante

            oh pardon

            j’ai confondu en effet
            et j’étais tellement vexé

            je suis confus


          • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 24 février 11:35

            On peu avoir une autre vision de l’affaire.

            Une gamine maladroite en péril, invente une histoire car il lui est difficile d’exprimer une accusation directe contre son père et accuse un instituteur.

            Cet instituteur n’est pas un lambda dans le contact avec les enfants, comme un plombier ou un agriculteur.

            Il est diplômé en science de l’éducation des enfants que lui procure son diplôme d’enseignant et son statut. Il doit comprendre que c’est appel au secours et aller plus loin que son petit ego.


            Quand on voit qu’il n’a pas envie de comprendre le pourquoi et cet un appel au secours. Il n’agit pas. Il veut se dédouaner, c’est normal, mais son statut, sa fonction, son diplôme ne l’oblige t-il pas a être autre chose qu’une marionnette passive ? 

            En fait ce prof n’est victime de rien, mais coupable d’indifférence et la victime c’est cette gamine qu’il a laissé se démerder seule.

            C’est pas l’instituteur intuitie paersonnae le coupable, c’est la mentalité qui sévit à l’éducation éducation nationale.

            Aucun investissement des personnels pour aider les jeunes, juste leur faire apprendre la leçon, et indifférence a ce qui leur arrive au futur.

            En fait payés tous pareils, et pas aux résultats, ils ont fini par développer une attitude d’indifférence acceptée et un jmenfoutisme quotidien.

            C’est le statut qui les a rendu si froids, si indifférents au sort des autres.


            • C'est Nabum C’est Nabum 24 février 13:54

              @Spartacus Lequidam

              Je suis un imbécile ce qui vous renforce dans votre conviction initiale


            • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 24 février 15:19

              @C’est Nabum
              Vous n’êtes pas ma victime ou celle de cette gamine, ou d’un système ou n’importe quelle excuse en misérabilisme.

              C’est justement parce que vous n’êtes pas un imbécile que vos renonciations et votre passivité sont coupables.


            • C'est Nabum C’est Nabum 25 février 07:15

              @Spartacus Lequidam

              Il y avait alors tremblement de terre dans ma vie

              Pour juger mon cher, il faut l’avoir vécu


            • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 25 février 09:56

              @C’est Nabum
              N’importe quoi.
              Pour juger il faut savoir évaluer, décrypter. 

              Vos réponses, vos écrits, vos choix montrent que vous cherchez des excuses dans une auto-victimisation permanente.


            • C'est Nabum C’est Nabum 25 février 17:19

              @Spartacus Lequidam

              Merci docteur


            • Radix Radix 24 février 14:30

              Bonjour Nabum

              Je suis d’accord avec l’intervention de Spartacus, sans pour autant vous jeter la pierre car, l’accusation était tellement grave pour un enseignant que je comprend votre impatience à vous faire innocenter rapidement.

              La police aurait du fouiller un peu plus l’histoire et certes vous auriez pu les aiguillonner un peu dans cette voie, mais cela est facile à dire pour un observateur extérieur à l’histoire !

              Pour en revenir à l’article il est un moteur de certaines dénonciations calomnieuses qu’il est intéressant de mettre en lumière, c’est l’argent !

              Les dommages et intérêts versés à la victime sont parfois importants...

              Radix


              • C'est Nabum C’est Nabum 25 février 07:15

                @Radix

                Si facile à distance

                L’accusation fut prise en considération par mes proches

                Pas simple


              • alinea alinea 24 février 19:42

                Elle vous avait pris pour une valeur sécurisante, une bouée ; et vous ne le saviez pas, ne l’aviez pas deviné. Si vous l’aviez su, vous l’auriez comprise.

                Mais comment entendre cette voix de détresse, dans une classe de « cas » ?

                C’est la limite du professionnel ; c’est difficile à accepter qu’on a loupé un sauvetage ( peut-être ne l’auriez-vous pas pu, peut-être éloignée de son père sa vie aurait été un pire cauchemar, je n’ai pas l’impression qu’on sorte d’une pareille situation par trois mots dans un tribunal !) ; on sait que les tribunaux ne sont pas les lieux privilégiés de l’empathie ou l’intelligence du cœur !! mais les autres n’ont pas compris non plus, alors que c’était plus leur job que le vôtre.

                Comment imaginer

                le sauvetage d’une vie de toutes façons..


                • C'est Nabum C’est Nabum 25 février 07:14

                  @alinea

                  Les dégâts familiaux avaient été si forts que je ne pouvais plus être lucide

                  C’est là le drame dans pareil appel au secours


                • JEAN 26 février 08:37

                  Le jour ou tout a basculé pour votre honneur, c’est le jour de la confrontation avec la jeune fille qui vous appelait à l’aide, ce moment qui vous a fait tant rire....

                  Nous sommes proche du non assistance à personne en danger, laissant ainsi cette élève se faire violer par son père. Mais n’ayez craintes, il doit y avoir prescription, votre « honneur » est sauf.

                  Pauvre Jacques Brel illustrant un tel billet .


                  • C'est Nabum C’est Nabum 26 février 09:28

                    @JEAN

                    Je n’étais pas en mesure alors de le comprendre tandis que de votre place c’est bien plus facile


                  • JEAN 26 février 09:32

                    @C’est Nabum
                    Le célèbre « à l’époque on ne savait pas » qui en a sauvé plus d’un... En lisant votre billet on perçoit que vous n’avez toujours rien compris.


                  • eau-pression eau-pression 26 février 09:53

                    @JEAN

                    Si Nabum vous avait rencontré à l’époque, il aurait pu tout comme Bernard Hanse se suicider et il viendrait pas nous interroger sur l’épisode.

                    Vous êtes accro à Ségo, peut-être ?


                  • JEAN 26 février 10:42

                    @eau-pression
                    L’important c’est que tout ce petit monde ait bien ri à la farce. Quant à « Ségo »,inconnu au bataillon !


                  • eau-pression eau-pression 26 février 11:18

                    @JEAN

                    Quelle farce ? Ségo(lène Royal) n’est pas une dinde mais un personnage politique ayant à l’époque du suicide de B.Hanse la responsabilité de l’enseignement secondaire.

                    Cette affaire que je rappelle n’a pas de quoi faire rire. Je suppose que vous faites partie des dénigreurs systématiques et que vos post doivent être lus dans ce sens.


                  • troletbuse troletbuse 26 février 09:38

                    Le pire n’est jamais certain

                    Ca, c’était avant ; Aujourd’hui on, ne peut plus dire cela.

                    Tout ceux qui conteste le pouvoir aujourd’hui, on leur trouve une violée.

                    Aujourd’hui c’est Depardien

                    Demain on va peut-être trouver une gonze violée par Lalanne


                    • eau-pression eau-pression 26 février 09:47

                      @troletbuse

                      Je me souviens de Jean Lassalle disant « c’est dégueulasse », mais pas exactement de la casserole qu’on tentait de lui attacher à la queue.
                      C’était après les présidentielles, me semble-t-il.


                    • eau-pression eau-pression 26 février 09:45

                      Cette sensibilité chez vous que la jeune fille avait captée vous fait rejeter les pistes de débats rationnels ouvertes par votre narration.

                      Ce n’est pas la première fois que je le constate, et là n’est pas la raison de ce post. De votre récit, il est naturel de déduire que quelque chose ne va pas dans la répartition des rôles sociaux. A vrai dire, c’est aussi de mon expérience que j’extirpe ce constat.

                      La société réclame des artistes à la place où il y avait jadis des estrades. Des centaines de milliers d’artistes. Injonction paradoxale avec laquelle doivent composer les profs d’aujourd’hui. C’est un formateur honnếte qui nous prévenait de cela. Ce même formateur assénait que nous devions « donner du sens » au contenu du programme mathématique que nous étions sensés installer dans des têtes rétives au formalisme.

                      Les mathématiques sont sans doute un pôle extrême dans l’agenda d’un élève. Qu’est-ce que l’activité mathématique ? Classifier, disent certains. Pour moi, cette activité consiste à rendre explicite ce que fait inconsciemment et continuellement notre cerveau : produire des structures de pensée. Fabriquer des « objets » et les relations entre eux. C’est donc une activité introspective au départ, qui produit un discours compréhensible par tous et stabilise les gestes techniques producteurs d’objets..

                      Affirmer que les productions mathématiques soient universelles est discutable : n’est-ce pas enfermer l’esprit humain dans cette seule capacité à fabriquer des images du monde ? Je pense que les esprits rétifs à cette activité ont bien compris cette limite, et pas perçu qu’elle nous fait maîtres des symboles. Il n’y a qu’à jeter un oeil aux oeuvres mathématiques pour voir la variété vertigineuse des productions de cette même activité, et douter qu’elle soit restrictive.

                      Vous constatez que je n’ai toujours pas compris ce que recouvrait l’expression « donner du sens ». N’implique-t-elle pas que l’élève entre dans l’esprit du maître pour y acquérir un geste ? La nécessité d’instants d’intimité qui risquent de se transformer en dépendance durable ?

                      En créant des fonctions d’assistant social dont les acteurs n’ont souvent pas de relation avec les professeurs, la société dénie à ces derniers l’interaction intime avec leurs « usagers », sans comprendre qu’il n’y a pas indépendance entre les constructions intellectuelles et sociales d’un individu.

                      Il faudrait savoir si cette jeune fille victime d’inceste avait quelqu’un d’autre que vous à interroger sur les abus qu’elle subissait.

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