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Accueil du site > Actualités > Société > Le racisme est-il moderne ?

Le racisme est-il moderne ?

La récente polémique autour d’Éric Zemmour m’a donné envie de réfléchir au racisme. De manière plus générale, je me suis penché sur les idéologies qui affirment l’existence de hiérarchies naturelles entre groupes humains : racisme, sexisme, homophobie, darwinisme social... 

Les adorateurs de l’Ordre Naturel
 
Ces croyances, qu’on se plaît à présenter comme des survivances du XIXème siècle, sont-elles des archaïsmes en voie de disparition ? Ne sont-elles pas, au contraire, des éléments essentiels de la modernité ? On le voit, le problème dépasse largement le cas Zemmour. À vrai dire, on s’en fiche un petit peu de ce monsieur. Au mieux, c’est un inoffensif provocateur qui se complaît dans le politiquement incorrect. Au pire, il n’est qu’un soldat parmi d’autres dans la grande armée réactionnaire. Car ils pullulent, les adorateurs de l’Ordre Naturel. Ils sont tout autour de nous… dans notre entreprise, parmi nos amis, dans notre famille, dans notre lit… en nous, quelquefois…. Et parmi eux, il ne faut pas croire qu’il n’y ait que des brutes épaisses. Les racistes, par exemple, sont parfois bardés de prestigieux diplômes, merveilleusement instruits, cultivés, raffinés. Quelques-uns d’entre eux sont professeurs d’université. Certains mêmes écrivent, en bon français, de savants commentaires sur AgoraVox… Il en va de même pour le darwinisme social. Aux États-Unis, pays phare de l’humanité, il est assez à la mode de croire que les losers – les pauvres, les délinquants, les dépressifs – ont tiré les mauvais gènes à la grande loterie de l’hérédité. Y a ceux qui sont doués pour réussir, et puis ceux qui sont doués pour perdre. I’s y peuvent rien, les pauvres, c’est dans leur nature. En France même, ce genre de croyance semble répandu dans toute la société, et jusqu’à la tête de l’État. Quant aux sexisme, n’en parlons pas : on trouve partout cette noble idéologie – y compris chez les femmes, tant il est vrai qu’une structure de domination ne peut se maintenir que grâce à la complicité de ses victimes.
 
Modernité des idéologies réactionnaires
 
Comment de telles croyances peuvent-elles encore subsister au début du XXIème siècle ? La science s’en est débarrassée. Et puis ces croyances nous font désormais horreur, à cause des conséquences pratiques qu’elles ont entraînées naguère (Shoah, génocide rwandais, etc.). Pourtant, elles sont encore profondément enracinées dans les mentalités. Faut-il voir là la persistance d’un archaïsme ? Je crois que cette réponse manque d’exactitude. Car si le racisme et le sexisme ont toujours existé, ils ont pris des formes nouvelles dans la période contemporaine (c’est-à-dire depuis le 19ème siècle). Le triomphe de la bourgeoisie sur la noblesse et le clergé a sans doute mis fin à un ordre social traditionnel, fondé sur une hiérarchie « naturelle » et sur la volonté de Dieu. Mais cette révolution n’a pas instauré pour autant une société vraiment égalitaire, où chaque être humain est respecté en tant que tel, quelle que soit son apparence physique. Au contraire, le 19ème siècle a vu fleurir les théories « scientifiques » prétendant démontrer la supériorité naturelle des hommes sur les femmes, de l’hétérosexualité sur l’homosexualité, des blancs sur les « nègres », des « Aryens » sur les Juifs, et même des riches sur les pauvres (c’est la grande idée du darwinisme social).
 
Dès le départ, dès la Révolution française, la bourgeoisie triomphante a été sur ces sujets extrêmement ambiguë, pour ne pas dire hypocrite. En 1789, elle proclama l’égalité de tous les hommes, mais sans libérer les esclaves, sans accorder aux femmes l’égalité juridique, sans donner aux pauvres le droit de vote. Tous les hommes étaient devenus égaux mais, comme l’écrit Orwell dans la Ferme des Animaux, certains étaient plus égaux que les autres. Tout se passe comme si les bourgeois (blancs et mâles, bien entendu) avaient voulu devenir une nouvelle aristocratie, afin de justifier la domination qu’ils exerçaient sur les pauvres, sur les femmes, sur les esclaves et les indigènes des colonies.
 
Interprétation optimiste
 
On pourrait interpréter ce phénomène de manière optimiste, en disant qu’il a bien fallu une phase de transition entre l’ordre traditionnel de l’Ancien Régime et la démocratie libérale actuelle. La bourgeoisie européenne aurait ainsi transposé dans un langage « moderne », « scientifique », de vieux mythes aristocratiques ou chrétiens. La pureté du sang, si importante dans les familles de l’ancienne noblesse, est devenue la pureté de la race. Les femmes, les noirs ou les juifs n’ont plus été méprisés au nom d’une prétendue malédiction divine[1] mais au nom de la science. Mais ces préjugés, fort heureusement, ont fini par perdre leur vernis scientifique. Cela vient moins, peut-être, des progrès de la science, que de l’expérience historique : par leurs luttes, les classes populaires, les peuples colonisés, les esclaves, les femmes et les homosexuels ont fini par conquérir des droits nouveaux et par forcer le respect de ceux qui les dominaient. Certes, il reste encore beaucoup de racistes, de sexistes, d’homophobes et de partisans du darwinisme social, mais ces vieilles folies perdent du terrain. Il y a maintenant des femmes patrons, ministres, chefs d’État… et cette évolution vaut aussi pour les « gens de couleur », pour les gays, pour les lesbiennes, et – dans une moindre mesure peut-être – pour les gens issus des classes populaires. Même à droite, on a plus ou moins abandonné le racisme, le sexisme, l’homophobie et le darwinisme social. La vieille droite réactionnaire a été supplantée par une droite moderne et libérale, qui veut laisser à chacun sa chance, quels que soient sa couleur de peau, son sexe (ou son orientation sexuelle) et son origine sociale.
 
De nouvelles formes de racisme
 
Si elle n’est pas totalement fausse, cette vision historique me paraît excessivement optimiste et simplificatrice. D’une part, comme je le remarquais plus haut, les idéologies du XIXème siècle sont encore bien vivaces, y compris dans les couches les plus cultivées de la société. D’autre part, ces idéologies se sont métamorphosées, elles sont devenues plus subtiles. Le racisme biologique, par exemple, a souvent laissé place à une sorte de racisme culturel, plus correct politiquement. Cette idéologie n’est pas tout à fait un racisme, car elle ne prétend pas qu’il y ait une hiérarchie entre les hommes à la naissance. Mais c’est un quasi-racisme, en ce qu’elle présente les différentes cultures comme des systèmes clos et statiques, dont on ne peut sortir une fois qu’on y est entré. Ainsi, on a tendance à croire qu’un enfant élevé dans la culture musulmane sera presque nécessairement sexiste, arriéré, ennemi de la démocratie et de la science. Surtout, on croira que la culture musulmane est homogène et statique, et que tout ce qu’elle est actuellement était déjà contenu dans le Coran.
 
Une autre forme de racisme culturel consiste à stigmatiser les classes populaires, considérées comme immatures politiquement à cause de leur manque d’instruction. Si le peuple vote comme les élites politiques, économiques ou médiatiques, c’est bien : il est sur la bonne voie, il a gentiment suivi les consignes. S’il vote autrement, ce n’est jamais parce que les élites se sont trompées (puisqu’elles sont par nature infaillibles) : c’est parce qu’elles n’ont pas encore assez fait de « pédagogie ». Il leur faudra répéter inlassablement le même message, jusqu’à ce qu’il rentre dans les cervelles bestiales des ploucs et des prolos. Les Français et les Néerlandais ont mal voté ? Aucune importance : leurs députés vont revoter à leur place. Les Irlandais ont mal voté ? Aucune importance : on va les faire revoter jusqu’à ce que bon vote s’ensuive.
 
Le racisme culturel ne se contente donc pas d’établir une hiérarchie entre les cultures : il les « essentialise », c’est-à-dire qu’il en fait des réalités éternelles, indépendantes de toute évolution historique. La culture – qui est pourtant non naturelle par définition – devient ainsi l’équivalent de la race : une fatalité naturelle. Votre culture, aux yeux du racisme culturel, c’est un système de croyances et de pratiques qui vous marque et vous classe définitivement. Quant à l’appartenance à une culture « inférieure », c’est un peu comme le péché originel chez les chrétiens : une malédiction qui n’est pas à proprement parler naturelle, mais qui se transmet de génération en génération, à la manière d’une maladie génétique.
 
Ordre naturel et capitalisme
 
La croyance en un Ordre Naturel (ou quasi-naturel) n’a donc pas disparu. Elle prend seulement des formes différentes suivant les époques, les pays, les milieux sociaux, etc. Et cela, à mon sens, ne doit rien au hasard. C’est tout notre système social qui appelle ce genre de croyance. Car dès lors qu’il existe des rapports de domination dans une société, il faut les justifier par la fiction d’un Ordre surhumain et immuable. Un rapport de domination, c’est une violence durable, et intériorisée par celui qui la subit. Pour qu’un tel rapport soit supportable, il faut invoquer la supériorité naturelle du dominant. Cela permet à ce dernier d’exercer son pouvoir en toute bonne conscience, en se référant à un ordre cosmique, scientifique ou religieux dont il n’est pas responsable. Cela permet aussi au dominé d’accepter plus facilement la violence qu’il subit. D’une part, cela le conduit à la résignation : si l’ordre social est naturel, il est vain de vouloir le changer. D’autre part, il peut se rassurer en se disant que certaines catégories sont encore plus méprisées que la sienne. Ce n’est pas un hasard si les partis d’extrême droite fleurissent en Europe depuis une vingtaine d’années. Face à la montée des inégalités et à la persistance du chômage de masse, beaucoup de gens frustrés se consolent en tapant sur des boucs émissaires (Arabes, Turcs, Noirs, Juifs, femmes, pédés, etc.).
 
Les rapports de domination sont donc toujours liés, me semble-t-il, à la fiction d’une hiérarchie naturelle entre les groupes humains. Or, la société dans laquelle nous vivons est fondée sur des rapports de domination. Certes, les gens y ont à peu près tous les mêmes droits, quelle que soit leur couleur de peau, leur sexe, leur fortune, leur orientation sexuelle. Mais cette égalité juridique ne doit pas masquer l’existence de profondes inégalités financières, culturelles, sociales et politiques. Dans les faits, certains groupes en dominent d’autres. Même si, en théorie, chacun a sa chance de gravir tous les degrés de la pyramide sociale, celle-ci ne laisse que peu d’élus parvenir à son sommet. La société bourgeoise et capitaliste reste donc fortement ambiguë : d’un côté, elle proclame l’égalité des hommes et connaît une certaine mobilité sociale ; de l’autre elle laisse les pouvoirs financier, politique et culturel se concentrer à l’extrême. Cela produit dans la société de profondes divisions internes : entre les élites et les masses populaires, d’une part ; à l’intérieur des masses populaires, d’autre part, puisqu’il y règne une âpre compétition pour survivre. Il y a donc des groupes sociaux relativement homogènes et stables, qui se reproduisent de génération en génération à la manière des castes indiennes. Et c’est ainsi qu’un ordre social arbitraire, fondé sur la violence, prend l’allure d’un ordre naturel, éternel, contre lequel on ne peut rien faire.
 
Reste à savoir ce qui caractérise en propre la domination capitaliste. Il faudrait expliquer, notamment, comment elle peut s’appuyer en même temps sur des idéologies égalitaires et universalistes (libéralisme, déclarations des droits de l’homme, républicanisme, etc.) et sur des idéologies réactionnaires comme le racisme. Mais cette contradiction mériterait à elle toute seule un article complet. Une prochaine fois, peut-être…


[1] Pour la femme, cf. Genèse, III, 16.
Au sujet des noirs, cf. Genèse, IX, 18-27. Cham, le mauvais fils qui s’est moqué de Noé était censé être l’ancêtre des Africains, et son sacrilège servait de prétexte à la réduction en esclavage de ses prétendus descendants.
Quant aux juifs, cf. l’évangile selon saint Matthieu, XX, 20-26.

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124 réactions à cet article    


  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 8 décembre 2008 10:31

     Le racisme n’est ni moderne ni l’apanage d’un groupe humain plutôt qu’un autre. Il est une expression universelle de la connerie universelle considérant ce qui est autre comme nécessairement inférieur et condamnable.


    • Gazi BORAT 8 décembre 2008 12:01

      @ Arthur Mage

      Depuis quand "Les Etats Unis" con stituent-ils une race ?

      De plus, la sociéte française que vous décrivez hâtivement comme "anti-américaine" a tout de même élu un président de la république qui ne cache, ni ses opinions pro atlantistes, ni son goût pour un modèle de société calqué sur les Etats Unis..

      Inutile donc de victimiser à tout va sur cette question..


      gAZi bORAt


    • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 12:49

      Excellent article qui analyse parfaitement les phénomènes de domination explicites ET implicites.
      De même que la technique du bouc émissaire, pour contribuer à diviser les classes dominées, et à leur faire intégrer (accepter) leur état de dominés. 
      Merci à l’auteur ; voici une analyse digne d’un véritable débat, qui nous change heureusement des articles "breves de comptoir" qui fleurissent ces temps-ci sur AV.


    • antovador 8 décembre 2008 17:55

      Dom22
      La génétique est bien claire, il n’y a qu’une seule race, Homo Sapiens


    • surfeur 8 décembre 2008 19:01

      Ouais


      tout pareil !!


      Montjoie !!


    • claude claude 8 décembre 2008 23:26

      @ l’auteur,

      bravo pour votre article, bien écrit et bien documenté.

      je rejoins cosmic danser dans son analyse.

      j’ajouterai que le racisme n’existera plus quand on prendra l’habitude d’estimer un homme ou une femme à l’aune de ses compétences, de ses qualités et de ses défauts, avant de regarder la couleur de sa peau, son sexe, son origine géographique ou sociale, sa religion... bref tout ce qui compose la complexité et la diversité de l’humanité.


    • Le pirate des caraibes 8 décembre 2008 10:35

      Article de propagande pro-immigrationniste !

      Vous vous elevez contre le racisme , mais votre article et votre "bio ironique" montre bien votre propre racisme envers les autres.

      Vous faites partie de ces personnes "humanistes" qui "aiment tous les peuples" mais qui ne les frequentent pas ! Votre liberté de penser s’applique uniquement à vous , les autres doivent accepter votre pensée unique... vous avez dit fasciste ?

      Pourquoi certains comme vous voient du racisme lors que leur interlocuteur n’est pas pro islam ou pour les immigrés illegaux , je l’ignore. Sans doute avez vous des interets contraires à ceux des francais, comme ces elus communistes qui veulent favoriser l’immigration alors que les salariés vont en souffrir...


      Votre vision de la colonisation et de l’occident est reductrice :

      Pour vous ce qui est noir est forcement bon et innocent (oubliés les meutres, les attentats, l’esclavage...).
      Ce qui est blanc est coupable et raciste (oubliés les dons , les aides humanitaires, l’accueil, le developpement).

      Les gens comme vous me degoutent.


      • foufouille foufouille 8 décembre 2008 10:51

        toi aussi tu degoutes certains
        en plus tu as lut en diagonale


      • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 12:52

        Intervention particulièrement significative du "pirate des caraibes", qui illustre parfaitement le propos de l’article.

        Encore bravo ! smiley


      • Zalka Zalka 8 décembre 2008 13:19

        De la part d’un mec qui a affirmé que les africains sont inférieurs aux occidentaux et qu’ils se reproduisent comme des bêtes, ce commentaire est d’un drôle...


      • appoline appoline 8 décembre 2008 13:48

        A Pirate,
        D’accord avec vous.

        Racisme, mot qui est employé à tout va et pour n’importe quoi. Certains comportement me hérissent le poil, cela fait-il de moi une raciste, je ne pense pas. Je ne peux donner raison à un black, un juif qui pleure sur son sort en savatant le derrière de son voisin par cupidité. Il faut rétablir la possibilité de parler sans haine et sans crainte mais d’appeler un imbécile par ce terme, quelque soit sa couleur de peau.


      • Le pirate des caraibes 8 décembre 2008 13:52

        ar Zalka (IP:xxx.x0.101.7) le 8 décembre 2008 à 13H19

         
        De la part d’un mec qui a affirmé que les africains sont inférieurs aux occidentaux et qu’ils se reproduisent comme des bêtes, ce commentaire est d’un drôle...


        Citation svp , merci !

      • Zalka Zalka 8 décembre 2008 14:44

        Plus possible, ton pseudo a été banni et tes commentaires ont disparu. Mais je te fait confiance : tôt ou tard tu te répèteras. Compte sur moi pour te foutre le nez dans ta merde à ce moment là.

        Jusqu’à ce qu’Agoravox te bannissent à nouveau et que tu reviennes avec un nouveau pseudo comme le parasite que tu es.


      • posteriori 8 décembre 2008 10:40

        Zemour c est bien le débile qui nous crache le mot race a toutes les sauces, il a juste oublié que l adn a été decouvert apres la constitution , et s ’il lit des ouvrages antediluviens pour se justifier, pourquoi ne nous lit il pas les passages de notre loi qui ont conduit des centaines de milliers de juifs a l abbatoir juste quelques années plus tôt, puisque c est marqué dans les textes de lois c est forcement juste non ?


        • foufouille foufouille 8 décembre 2008 10:50

          le racisme evolue vers le darwinisme social deforme
          ceux qui reussissent ne doivent plus seulement etre les meilleurs, mais aussi avoir la meme mentalite que la caste d’en haut qu’ils rejoignent


          • Gazi BORAT 8 décembre 2008 11:19

            @ l’auteur

            Excellent article et très bonne conclusion...

            Le suivant est donc impatiemment attendu !

            gAZi bORAt


            • JJ il muratore JJ il muratore 8 décembre 2008 11:33

              @ l’auteur. Je crois que Cosmic Danceur a dit l’essentiel sur le racisme...Nous savons depuis longtermps que les groupes humains les plus "idéaux" selon ce pauvre JJ. Rousseau, à savoir les "Primitifs" à l’organisation collectiviste la plus pure et donc la moins capitaliste qui soit, s’auto-désignent du nom d’Homme tandis qu’ils nomment le groupe voisin du terme de "non hommes"
              S
              avez-vous que la société Bolchevique dés ses débuts, avait lançé une étude aux fins de démontrer scientifiquement que la bourgeoisie était une sorte de Race ? Oui, le "différent" pose problème à l’homme, à tout homme, et il serait faux de laisser entendre qu’il poserait problème aux seuls capitalistes comme vous semblez le croire.
              S’il est un préjugé mortifère le plus répandu sur notre planète parmi la race humaine, le plus partagé, c’est bien celui du racisme. Il y a même certaines religions qui sont fondées sur cet a-priori philosophique : "il y a nous qui sommes les parfaits et tous les autres qui sont inférieurs..."
              Je ne saurais trop vous recommander certaines lectures comme "Malaise dans la Civilisation" de S. Freud ou "Tristes Tropiques" de Lévi Strauss...pour mieux appréhender cette triste réalité qu’est le racisme si vous souhaitez le combattre efficacement au lieu de suggérer qu’il serait cantonné dans un groupe (les autres)
              Bien à vous.


              • Gazi BORAT 8 décembre 2008 11:55

                @ JJ Il M...

                • Savez-vous que la société Bolchevique dés ses débuts, avait lançé une étude aux fins de démontrer scientifiquement que la bourgeoisie était une sorte de Race
                   
                Très intéressant.. mais vous serait-il possible de donner au moins quelques détails sur ce fait historique que vous évoquez ?

                gAZi bORAt

              • William7 8 décembre 2008 11:55

                C’est bizarre, je trouve que vos arguments pourraient être repris pour ce qu’on appelle si bien la bourgeoisie.

                N’est-ce pas la bourgeoisie qui, au 19ème siècle, voyait dans la pauvreté le résulat du vice, de l’oisiveté et de l’imprévoyance, créant de ce fait ce qu’on a appelé avec raison le racisme de l’intelligence, plus tard ré-expliqué par Bourdieu dans son bref article : "le racisme de l’intelligence".

                Aujourd’hui encore les "privilégiés" aiment créer une différence d’essence entre eux et les loosers. Et je ne parle pas du travail social (bras armé de la bourgeoisie) où fleurissent tous les discours racistes et essentialistes à l’égard des classes défavorisées.

                La paille et la poutre quoi.




              • Gazi BORAT 8 décembre 2008 12:40

                @ William ...

                Werner Sombart, penseur allemand concurrent de Weber sur ce sujet, a présenté dans son essai :

                le Bourgeois

                Une vision élitaire où il n’est pas loin de considérer la Bourgeoise comme une race. Ce qui la caractériserait selon lui serait l’esprit d’aventure et un exemple de proto-bourgeoisie serait pour lui les Vikings, commerçants et guerriers à la fois.

                Il pencha au cours des années de plus en plus vers un racisme avoué et se rapprocha du NSDAP qui avait alors le vent en poupe.

                Penseur éclipsé par Weber, qui l’éreinte au début de son ouvrage " L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme", il est l’un des penseurs favoris de la "Nouvelle Droite" française et, selon certains, l’inventeur du mot "Capitalisme".

                gAZi bORAt

              • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 12:55

                				par JJ il muratore 								 (IP:xxx.x05.197.93) le 8 décembre 2008 à 11H33 				 				
                				

                								
                				
                					
                Je ne saurais trop vous recommander certaines lectures comme "Malaise dans la Civilisation" de S. Freud ou "Tristes Tropiques" de Lévi Strauss...pour mieux appréhender cette triste réalité qu’est le racisme si vous souhaitez le combattre efficacement au lieu de suggérer qu’il serait cantonné dans un groupe (les autres)
                Bien à vous.

                Bel exemple de quelqu’un qui a lu deux ouvrages essentiels, sans rien y comprendre !
                Très fort !

                				

              • William7 8 décembre 2008 13:26

                Merci.

                je vais lire ça, ce sera surement "savoureux". Plus près de nous, il faut lire aussi la prose de Hans Herman-Hoppe et on verra qu’il n’y a pas besoin de chercher les crapules collectivistes bolcheviques pour parler de "racisme".

                Sinon, sur le même site, il y a également l’excellent travail de la sociologue québecoise Nicole Laurin-Frenette.

                Classes et pouvoir. Une critique des théories fonctionnalistes (et des thèses libérales)

                http://classiques.uqac.ca/contemporains/laurin_frenette_nicole/classes_et_p ouvoir/classes_et_pouvoir.html


              • JJ il muratore JJ il muratore 9 décembre 2008 10:25

                @Sisyphe. Pour échanger sur un sujet il est nécessaire de ne pas être d’accord sur tout. Parmi tous les débatteurs vous m’apparaissez comme celui qui supporte très mal toute différence d’opinion avec la votre. D’autre part dans le style et le ton de toutes vos interventions vous vous situez systhématiquement en position de "celui qui en sait plus que les autres" et vous vous placez en haut ! Normal que Sisyphe soit régulièrement en haut me direz vous, mais vous semblez ignorer qu’il retombe chaque jour en bas.
                Alors je vous en prie : soyez moins arrogant et moins méprisant envers tous vos différents et vous aurez une chance qu’ils vous considèrent comme un partenaire de débat.
                A défaut ils vous considèreront comme un intolérant ou pire comme un " raciste en idéologies"


              • JJ il muratore JJ il muratore 9 décembre 2008 10:38

                @Borat. Ces "études"scientifiques" durèrent quelques années entre 1922 et 1930 je crois, puis furent abandonnées faute de résultats probants. J’avais appris cela il y a plus de quarante ans et je n’ai plus les en mémoire les sources. A l’époque je m’interressais à la littérature Soviétique, en particulier à Michaël Boulgakoff (dissident) et c’est au cours de recherches universitaires qu’une piste m’avait amenée à cet info.
                Mais avec Google aujourd’hui on peut j’imagine facilement retrouver cette curiosité historique !
                A l’occasion j’essaierai de la rechercher et de vous la communiquer.


              • mcm 8 décembre 2008 11:39

                @L’auteur,

                Oui vous avez raison, une nouvelle forme de racisme vient de surgir, surtout depuis que de nouveaux pontifes lénifiants supposent que tout système d’éducation donnerait les mêmes résultats et qu’aucune ethnie n’aurait de particularité distinctive.

                Ces nouveaux pontifes, dont vous êtes, qui faute d’élargir leur tolérance, ont plus simplement élargi la définition du racisme pour y faire entrer tous ceux qui ne pensent pas comme eux, c’est à dire les 2/3 de l’humanité.

                Puisqu’il me faut aller à confesse auprès de vous, je vous l’avoue, je vois des différences ethniques et culturelles importantes, je suis donc un impie raciste.

                Pire encore, même à tâton, je sais différencier un homme d’une femme, c’est vous dire mon sexisme. 


                • Gazi BORAT 8 décembre 2008 11:51

                  @ mcm

                  • que tout système d’éducation donnerait les mêmes résultats et qu’aucune ethnie n’aurait de particularité distinctive
                  Nul ne pourrait prétendre actuellement que, visuellement, il n’y ait aucune différence entre les humains..

                  Par contre, concernant ces aptitudes supposées de telle "ethnie" (ou appelez cela comme vous le voudrez) par rapport à telle autre, en dehors de préjugés ou clichés relevant du dialogue de comptoir, je serais curieux d’entendre l’argumentation que vous pourriez développer sur ce sujet..

                  gAZi bORAt

                • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 13:00

                  @ mcm

                  De l’art de passer totalement à côté d’un sujet. 

                  Il n’est à aucun moment question, dans cet article, de nier les différences ; mais de réfuter une hiérarchisation entre elles. 
                  Si vous savez reconnaitre le corps d’une femme les yeux fermés, estimez vous pour autant qu’elle vous est inférieure ? 

                  Relisez l’article, svp : vous pourrez nous en donner un avis plus adapté. 


                • mcm 8 décembre 2008 15:13

                  @Sysiphe,

                  "Si vous savez reconnaitre le corps d’une femme les yeux fermés, estimez vous pour autant qu’elle vous est inférieure ?"
                   
                  Je dis que statistiquement parlant, en certains domaines elle m’est inférieure, en certains autres elle m’est supérieure, à cause de différences que la science observe, différences tant physiques que psychiques, puisqu’elles vont jusqu’à la constitution et au fonctionnement du cerveau, donc de la pensée.

                  Ces différences, de visu ou de tactu, je les constate à l’amiable, je me réjouis de leur subtilité, et bien sûr je les classifie selon mes critères éthiques et mes jugements moraux.

                  Je suis donc raciste et sexiste, puisque je vois qu’il n’y a pas plus d’égalité entre un homme et une femme qu’entre un inuit et un bantou.

                  Pendant que je suis à confesse, j’en profite pour confesser un péché supplémentaire, je suis très intolérant, parce qu’il y a des choses que je ne tolère pas. 


                • Proto Proto 8 décembre 2008 18:39

                  Mais quand comprendrez-vous que le racialisme et le sexisme ne renforcent que les stéréotypes et les doctrines foireuses (eugénisme, nazisme, machisme …) ?

                  Certes Soral a ses raisons de marteler que dans le monde de la logique et des mathématiques les femmes sont presque absentes mais … à quoi cela nous avance-t-il de constater cela ???

                  Personnellement, je constate que ces stéréotypes ont bousillé la vie de pas mal de monde, plus le temps passe et plus je rencontre de femmes qui sont radicalement différentes de celles dépeintes par nos plus éminents sociologues, différences physiologiques certes il y a pourtant, mais cela vous avance à quoi ?

                  Par contre comme Borat j’aimerais en savoir plus sur ces aptitudes supposées de telle ou telle "ethnie"…. Vous pouvez nous éclairer ?


                • surfeur 8 décembre 2008 19:06

                  @ mcm

                  hauts ceux courts !!

                  C’est justement parce qu’il existe des différences ( nature, génétique, positivisme ) que la notion dégalité ( politique soit du domaine du courage et du vouloir ) existe.



                • mcm 9 décembre 2008 00:16

                  @Proto,

                  Je saisis bien que ma curiosité puisse vous paraître suspecte, puisque d’autres ont investigué dans ce sens avec des intentions peu louables, mais je vous serai gré de m’octroyer le bénéfice du doute.

                  Pourquoi un savoir serait maudit ? Je ne fais pas de mal en m’instruisant, je veux tout juste comprendre sans préjugés.

                  Pour ce qui est des particularités ethniques et culturelles, oui j’ai observé des différences notoires, qui à mon sens, vont du physique à la pensée.

                  J’ai même des ethnies préférées, et alors, tant que je traite tout humain avec autant de respect que j’aimerais qu’on me traite, je ne vois pas le problème.

                  Aussi, je reste ouvert à tout progrès technologique qui nous permettra de mieux comprendre nos différences, car finalement ce n’est pas tant ce qu’on sait qui est important, mais ce qu’on en fait.


                • eric biegala 9 décembre 2008 04:04

                  @proto...

                  Je suis très intéressé. Quelles subtiles distinctions avez vous pu observer dans toutes ces "ethnies" que vous cotoyâtes... Je salive d’avance de votre savoir évidemment chevillé à une démarche hypothético-déductive qui fait honneur à l’empirisme de feu notre führer... Mais je m’égare...

                  Allez Proto : Dites nous tout ! Vous avez un classement, non ?
                  Une liste au moins ? Même pas ? Quelques noms alors ?

                  Quelles sont donc ces ethnies qui vous font souffrir et pourquoi ?

                  Lachez vous, non de dl’à !

                  Je parie toutefois qu’il ne s’agit guère des Bataves (pourtant patrticulièrement détestables si vous m’en croyez).


                • eric biegala 9 décembre 2008 07:21

                  Ooups !

                  J’ai écrit @Proto ds mon post précédant

                  c’était @mcm, bien sûr !

                  EB



                • LE CHAT LE CHAT 8 décembre 2008 11:39

                  Comment de telles croyances peuvent-elles encore subsister au début du XXIème siècle ?

                  en quoi le 21ème siècle serait il différent ? c’est dans la nature humaine ! c’est universel et quelque soit le pays, c’est pas demain que ça va changer !
                  ceux qui reprochent aux gens d’être racistes dans tel ou tel pays le sont autant sinon plus dans le leur !


                  • claude claude 9 décembre 2008 00:22

                    bonsoir le chat,

                    oui, mais c’est pas parce que les gens prennent exemple sur des cons, se conduisent ou pensent comme des cons, que l’on doit faire de même !

                    il y a suffisament d’hommes et de femmes de valeur auxquels on peut se référer, pour qu’on évite d’être contaminés par les préjugés et la connerie !

                    et la connerie a la couenne résistante : au début du XX° siècle, les ancêtres des cons d’aujourd’hui avaient monté une cabale contre "l’étrangère" marie curie, alors qu’elle avait été honorée de 2 prix nobel pour la france !!!

                    Paroles Alain Souchon Poulailler’s Song
                    Refrain :
                    Dans les poulaillers d’acajou,
                    Les belles basses-cours à bijoux,
                    On entend la conversation
                    D’la volaille qui fait l’opinion.
                    Ils disent :

                    "On peut pas être gentils tout le temps.
                    On peut pas aimer tous les gens.
                    Y a une sélection. C’est normal.
                    On lit pas tous le même journal,
                    Mais comprenez-moi : c’est une migraine,
                    Tous ces campeurs sous mes persiennes.
                    Mais comprenez-moi : c’est dur à voir.
                    Quels sont ces gens sur mon plongeoir ?"

                    Refrain

                    "On peut pas aimer tout Paris.
                    N’est-ce pas y a des endroits la nuit
                    Où les peaux qui vous font la peau
                    Sont plus bronzées que nos p’tits poulbots ?
                    Mais comprenez-moi : la djellaba,
                    C’est pas ce qui faut sous nos climats.
                    Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
                    Y a des taxis qui ont peur du noir."

                    Refrain

                    "Que font ces jeunes, assis par terre,
                    Habillés comme des traîne-misère.

                    						
                    On dirait qu’ils n’aiment pas le travail.
                    Ça nous prépare une belle pagaille.
                    Mais comprenez-moi : c’est inquiétant.
                    Nous vivons des temps décadents.
                    Mais comprenez-moi : le respect se perd
                    Dans les usines de mon grand-père."

                    Mais comprenez-moi...


                  • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 08:47

                    salut Claude ,
                    malheureusement , la connerie est la chose qui est la plus partagée dans l’espèce humaine ! et y ’en a pour des siècles d’éducation pour mettre certains à niveau ! et quand à ceux qui veulent nous faire repartir aux moyen âge et aux guerres de religions je t’en parle même pas .... smiley
                    à +


                  • ARMINIUS ARMINIUS 8 décembre 2008 11:40

                    Le racisme déclaré de l’abruti de service est assez facile à dénoncer, par contre il en est un autre beaucoup plus insidieux qui subsiste en chacun de nous : peut-être remonte-t’il à l’origine de l’humanité alors que nous n’étions que groupe d’individus sans défenses, même pas encore tribu, et qu’il fallait déja se méfier de "l’autre", potentiel danger.
                    C’est à cause de ce racisme enfoui, réactivé par d’habiles meneurs /manipulateurs, qu’ont pu se perpétrer les plus grands crimes. C’est donc cet ennemi intérieur qu’il faut combattre,en refusant tout compromis, même si le miroir qu’il nous tend reflète les contradictions inquiètantes de notre nature profonde.


                    • Internaute Internaute 8 décembre 2008 11:42

                      Je n’ai jamais vu un type aussi stupide que Grau. Comment peut-on se présenter comme rédacteur avec un cv pareil ? Il s’imagine qu’avec un pamphlet sans intérêt, rempli de mensonges et d’a-prioris il fera avancer sa cause.


                      • Le péripate Le péripate 8 décembre 2008 12:08

                         Le racisme est la forme la plus abjecte et la plus brutalement primitive du collectivisme (.........) Or il n’y a que des esprits individuels et des réalisations individuelles. Ayn Rand.

                        Le collectivisme est bel et bien d’actualité.Il est décliné sous des formes diverses, comme la détestation du bourgeois. Détestation qui connaît de nombreuses incarnations : le capitaliste, le juif, le financier. Il ne faut pas s’étonner si à allumer ainsi la mèche les formes les plus archaïques de cette pensée magique retrouvent une nouvelle jeunesse.

                        Bon, maintenant, je ne connais pas ce monsieur Zemmour, regardant rarement la télévision, et je ne sais s’il est raciste. 
                          


                        • Gazi BORAT 8 décembre 2008 12:45

                          @ Le Péripate

                          • Le collectivisme est bel et bien d’actualité
                          Si au moins vous pouviez dire vrai.. en ces temps de démantèlement et de privatisation des derniers services publics...

                          Une petite lueur d’espoir : certaines villes : Grenoble, Castres, Cherbourg, ont procédé à la "remunicipalisation" de la gestion de l’eau potable.. et d’autres commencent à être tenté de suivre le même exemple..

                          gAZi bORAt

                        • Le péripate Le péripate 8 décembre 2008 12:51

                           Ce n’est pas forcément une mauvaise idée que de gérer l’eau au niveau local. Du moment que c’est au niveau local, la comparaison avec les coûts et les prestations des communes voisines devient possible, et l’on retrouve d’une autre manière les vertus du marché. Avec la possibilité de voter avec ses pieds en cas de dérive... smiley


                        • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 13:02

                          Pour voter avec vos pieds, péripate, je conçois que vous n’y ayiez aucun mal ; puisque c’est déjà votre façon de penser...
                           smiley


                        • Le péripate Le péripate 8 décembre 2008 13:23

                           Merci pour cette constance à vouloir relever le niveau. smiley


                        • Le péripate Le péripate 8 décembre 2008 13:24

                           Tu as l’air plus calme ce matin.... Prozac ?


                        • Canine Canine 8 décembre 2008 12:31

                          Si Zemmour a parlé de l’existence des races, il n’a pas parlé de hiérarchisation entres elles, il est donc dommage que l’auteur de l’article ouvre le débat sur ce thème, à partir de cet exemple.


                          • Gazi BORAT 8 décembre 2008 13:05

                            @ INTERNAUTE

                            Il existe aussi de nombreux milliardaires à Hong Kong et au Proche Orient tandis que péniblement, chaque 15 du mois, vous attendez que la Caisse d’Allocations Familiales vire sur votre compte votre allocation RMI.

                            Doit-on sur cette base établir une théorie raciste ?

                            gAZi bORAt


                          • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 14:36

                            Il existe aussi de nombreux milliardaires à Hong Kong et au Proche Orient tandis que péniblement, chaque 15 du mois, vous attendez que la Caisse d’Allocations Familiales vire sur votre compte votre allocation RMI.

                            Croire que quelques individus qui réussissent sont représentatifs de tout un peuple, est aussi stupide que de croire qu’un certain nombre de criminels sont représentatifs de tout ce même peuple.


                          • mike57 8 décembre 2008 12:58

                            - Alors les races, ça existe ou pas ?

                            - Ce n’est pas qu’elles n’existent pas, c’est que depuis le nazisme le mot « race » est devenu délicat à employer. On préfère parler d’« ethnie ». Tu as étudié le nazisme…

                            - Oui, oui, me réponds-tu d’un air dégagé plutôt indifférent qui me fait un peu froncer les sourcils :

                            - Bon, alors tu dois pouvoir comprendre pourquoi le mot « race » est devenu suspect.
                            Tu réfléchis, tu te tords une mèche de cheveux et tu réponds :

                            - Oui… à cause des juifs que les Allemands ont voulu exterminer ?

                            - Exactement.

                            - Mais c’est si loin, maintenant, tout ça...

                            - Pour toi peut-être. Pour les gens de mon âge ça ne paraît pas si loin. Il y a encore des survivants des camps de la mort.

                            - Ah, oui ? Je ne savais pas.
                            C’est à mon tour de lever les yeux au ciel.

                            - Tu te souviens, en tous cas, que les nazis voulaient exterminer les juifs parce qu’ils appartenaient à la race sémite qui aux yeux des Allemands de l’époque était considérée comme une race inférieure et nuisible. Les Allemands, eux, appartenant à la race germanique, se considéraient supérieurs à tous les autres peuples ; moyennant quoi ils ont décidé, comme de leur devoir, de purger de ses juifs l’humanité, soi-disant pour son bien, et tu sais qu’ils ont failli réussir puisqu’ils en ont massacré six millions sur douze dans les camps d’extermination. Heureusement qu’ils ont fini par être vaincus. Alors après cette horreur commise contre les juifs, le mot race est devenu entaché de suspicion. Pour autant, affirmer que les races n’existent pas c’est aller un peu vite en besogne.

                            - Pourquoi ?

                            - Parce qu’il est difficile de nier, en effet, que visiblement elles existent au sens où il est impossible de ne pas voir, par exemple, que les populations venues d’Asie ont plutôt les yeux bridés et les cheveux noirs et raides, alors que les populations venues d’Afrique sub-saharienne ont plutôt la peau noire et les cheveux crépus. Vue au microscope, La matière solide non plus n’existe pas, elle est faite d’atomes séparés par l’équivalent d’un vide intersidéral. D’ailleurs, la chair, non plus, n’existe pas puisque c’est de l’eau à 95 pour cents. Et pourtant imagine que l’on vive selon cette vision scientifique des choses : que l’on fasse fi des obstacles sous prétexte que la matière n’est que du vide, je ne te dis pas les bleus et les bosses. Strictement parlant, un tabouret n’est jamais qu’une table plus petite et plus basse que l’objet appelé table. Si l’on suit le raisonnement des négateurs de races, il faudrait donc dire qu’il n’y a ni table ni tabouret mais seulement des objets plats sur quatre pieds. Sauf que personne ne peut manger assis sur une table avec le repas sur un tabouret.
                            Tu ris :

                            - Sûr que ça doit pas être commode.

                            - Je ne te le fais pas dire. Selon le microscope, il existe plus de différences entre deux hommes ou entre deux femmes qu’entre l’homme et la femme, faut-il en conclure que l’homme et la femme n’existent pas ? De même, toujours selon le microscope, il n’existe ni races pures, ni races différentes, mais nous ne vivons pas avec un microscope dans le sac. Les langues pures non plus n’existent pas, et pourtant le Français n’est pas l’Anglais qui n’est pas l’Allemand ni L’italien. La frontière entre le jaune et l’orange est difficile à discerner, faut-il en conclure que le jaune et l’orange n’existent pas ?

                            - Le rouge non plus, alors…

                            - Tu vois bien. De fil en aiguille, dans cette logique, il n’y aurait plus de distinction possible. Or penser c’est établir des distinctions et des classifications sans lesquelles il n’y aurait que chaos. D’ailleurs si les races n’existent pas, pourquoi nous rebattre les oreilles avec le « métissage ». A propos, quelle définition tu donnerais au « métissage » ?

                            - Ben… je dirais que c’est un mélange de… de races ?

                            - Exact. Tu vois bien que les races existent. En fait, il y a plusieurs niveaux de lecture, d’approche du réel : celui donné directement par tes sens et avec lequel tu dois vivre et composer constamment et celui donné par la science. Ce qui est faux, par contre, c’est d’affirmer que les races sont inégales, que certaines sont supérieures à d’autres. C’est la seule définition du racisme. Hormis cette affirmation, toute accusation de racisme devient suspecte d’instrumentalisation et de règlement de comptes. Les races existent, donc, plus ou moins, elles sont différentes, certes, mais en aucune façon inégales. Tous les êtres humains sont de la même espèce, ce sont tous des sapiens-sapiens.


                            • Alex 8 décembre 2008 15:58

                              Dire que les races sont inégales, cela s’appelle du racisme.
                              Dire que les races existent mais sont égales entre elles, cela s’appelle du racialisme.

                              Les mots ont un sens, lorsque l’on parle de race l’on sous-entend qu’il existe divers sous-groupes dans l’espèce humaine.
                              Bon après tout est une question de vocabulaire, une merde nazi aura tendance à utiliser le mot race, quand il faut utiliser le mot phénotype, là est toute la différence.

                              On parle d’un métis, comme l’on parle d’un noir, d’un blanc, d’un jaune, un métis n’est pas un mélange de races, c’est un être humain, point barre.

                              Les partis nationalistes aiment à se détacher du nazisme, mais en réalité nous retrouvons les mêmes idées.
                              Bref, ce n’est pas joli joli tout ça.


                            • eric biegala 9 décembre 2008 06:08

                              Bon , là il faut réagir. Vraiment...

                              Joli petit dialogue façon "mauvais Socrate".... et belle démonstration de racisme pur et simple. Oh ! Bien sûr, il ne s’agissait pas de hiérarchiser les races. Bien sûr, il ne s’agissait pas de dénoncer qui que ce soit... il s’agissait d’expliquer que les races existent, moyennant l’énervant medium d’un dialogue à vocation pédagogique...

                              et ben c’est con mais... c’est faux !

                              En un mot comme en cent  : les races n’existent pas !! La différence, les différences, que vous constatez de visu entre ce que vous appelez un Noir et un Blanc ne sont pas des différences de race... a moins que, comme Eric Zemmour sur le plateau d’Arte, vous assimiliez trivialement "race" à "couleur de peau".

                              (Pour Zemmour - il y met évidemment une part de provoc’ - un Mélanésien, un Indien et un Africain sont de la même "race" parce qu’ils sont de la même couleur. C’est évidemment faux, évidemment crétin et il faut être vraiment demeuré pour imaginer qu’un Samoan habitant les îles pacifiques et un Guadeloupéen, par exemple, aient quoi que ce soit de commun culturellement, historiquement ou..."ethniquement" ).

                              Est-ce si difficile de sortir de cette ineptie ? Apparement oui. Alors argumentons !

                              Premièrement, le texte de mike57... Je cite : " Selon le microscope, il existe plus de différences entre deux hommes ou entre deux femmes qu’entre l’homme et la femme, faut-il en conclure que l’homme et la femme n’existent pas ? ". Il s’agit d’un sophisme. En langage contemporain : d’une tournure de propagande... Ce que Mike57 suggère c’est que la science, qui a effectivement battu en brèche toutes les théorisations racistres et racialistes, la science n’est pas tout  ! Elle a beau dire : on se rend bien compte, ma bonne dame, que ce type est noir et qu’il est pas blanc ! Que ceci c’est une gonzesse ! Et que ça, c’est un mec ! L’argument se réduit à cette perception immédiate.

                              Je passe sur les histoires de tabouret et de palettes graphiques...

                              Elles servent grosso-modo à dire (je résume) : "oui, bien sûr il y a des metissages, des mélanges, mais ces mélanges prouvent par leur existence même qu’il y a au départ des couleurs pures".
                              D’où une dénonciation desdits mélanges, qui brouillent les choses : "dans cette logique, il n’y aurait plus de distinction possible. " Suit l’inévitable second terme de la proposition : "Or penser c’est établir des distinctions et des classifications sans lesquelles il n’y aurait que chaos."

                              Ah ?

                              On ne remerciera jamais assez mike 57 pour cette définition inénarable de la Pensée, à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la philosophie. "Penser" ce serait faire des classifications ? Des listes ? J’en salive d’avance... C’est bizarre comme cette propension à classer et à distinguer me rappelle le programme premier d’un certain NSDAP qui voulait, je vous cite Mike57, "exterminer les juifs parce qu’ils appartenaient à la race sémite qui aux yeux des Allemands de l’époque était considérée comme une race inférieure et nuisible".

                              Classer et distinguer, dites-vous ?

                              Nous y étions effectivement à cette époque. On mettait des personnes dans un genre, et d’autres dans un second (sans parler du troisième ou du quatrième) bref : on "distinguait" ! Mieux : on "classait" , en haut, en bas, à droite, à gauche, "bon pour le travail" ; "bon pour les douches".

                              Soyons sérieux.

                              Si j’en juge par votre orthographe, vou avez probablement l’âge de raison politique... Alors arrêtez les conneries racistes please ! Fumez un joint, mangez une banane, pétez un coup, que sais-je... mais au nom de tout ce que vous avez de plus sacré, arrêtez de ranger. Les gens, les choses, et les idées !

                              En général ça finit mal !

                              EB


                            • Zalka Zalka 8 décembre 2008 13:28

                              Joli défilé des connards nazis d’agoravox. Ils sont presque tous là, à défendre leur "liberté d’expression", et le fait que , selon eux, qualifier les africains de bêtes, ce n’est pas du racisme.

                              Au passage, internaute, le CV de l’auteur est une blague. Je ne suis absolument pas surpris que vous l’ayez pigé au premier degré. Comme dit Cosmic, le racisme, c’est l’expression de la connerie universelle.

                              Une connerie plus ou moins présente chez les individus.


                              • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 14:11

                                Et puis, ils s’ y accrochent à leur racisme, comme un pitbull à une jambe d’immigré...
                                Pas question de lâcher le morceau ; tout y est prétexte ; faudrait bien voir que la race blanche n’est pas supérieure aux autres, tiens !
                                Alors que je te dénonce le "politiquement correct", la "bien-pensance", l’’atteinte à la liberté d’expression, gnagnagna gnagnagna... tout ça pour se conforter dans leur petit statut d’être qui se croit supérieur, quand ils font étalage, constamment, de leur objective infériorité en tant que racistes de bas étage. 

                                Allez, la connerie a encore de bien beaux spécimens ; cette race là n’est, pour le coup, pas près de s’éteindre (,ni même d’être métissée smiley )


                              • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 14:24


                                faudrait bien voir que la race blanche n’est pas supérieure aux autres, tiens !


                                Votre race blanche supérieure, sisyphe, c’est y compris les Afghans, les Albanais et les Turcs, ou vous introduisez des degrés non seulement entre les races, mais encore à l’intérieur d’une même race ?


                              • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 14:40

                                Moi, les seuls degrés que je peux objectivement constater, c’est dans le niveau de connerie (ou de pensée primaire, si vous préférez) ; et, de ce point de vue, la catégorisation ne passe pas ni par la nationalité, ni par le groupe ethnique. 
                                Statistiquement, si l’on doit prendre AVox comme échantillon (bien que, certes, il ne soit pas représentatif), il faut bien avouer, dans ce domaine, la très large supériorité de la race blanche sur les autres...
                                 smiley


                              • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 14:49

                                Il ne sait plus quoi répondre...

                                 smiley smiley smiley smiley

                                Il faut dire qu’avec les exemples choisis, elle en a pris un méchant coup, la supériorité de la race blanche !


                              • sisyphe sisyphe 8 décembre 2008 15:16

                                							par Bois-Guisbert 							 														 (IP:xxx.x27.166.215) le 8 décembre 2008 à 14H49 							 							
                                							

                                															
                                							 								Il ne sait plus quoi répondre...

                                Ce n’est pas parce que vous n’avez pas compris ce que j’ai répondu, qu’il faut m’attribuer cette responsabilité, mon brave...
                                 smiley


                              • surfeur 8 décembre 2008 19:13

                                @ zalka


                                je le trouve beau ce CV smiley

                                Il éclaire puissament le texte donné à lire.

                                Je le trouve beau ce CV


                              • antovador 8 décembre 2008 18:24

                                Un Français n’est pas defini dans une appartenance religieuse il me semble et puis chaque groupe humain a ses lois et je ne vois pas le probleme tant qu’ils respectent les "lois de la République" en France et ne nous fassent pas "chier" avec la leur. C’est beau de s’attaquer aux musulmans alors que vous vous n’etes jamais demandé pourquoi la France, terre laique permet les sapins de Noél dans les écoles par exemple ou mieux pourquoi elle suit toujours le calendrier chrétien alors que le calendrier révolutionnaire est á mon humble avis beaucoup mieux conforme aux lois de la république laique, etc...


                              • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 13:51


                                Ce qu’il a de pénible avec l’antiracisme de matrice dogmatique, c’est qu’il donne du phénomène une définition conforme à des explications préconçues tout en étant adaptée à des remèdes prédéterminés.

                                Ces antiracistes-là font penser à un toubib qui, arrivant au chevet d’un malade, définirait l’affection en fonction des médicaments qu’il transporte dans sa sacoche…

                                Rien que la question-titre est déjà complètement foireuse.

                                Le racisme n’est ni archaïque ni moderne.

                                Dans nos sociétés, ce n’est pas non plus une opinion, et pas davantage un délit.

                                Le racisme est un sentiment.

                                A ce titre, il est à la fois universel et pérenne.

                                Il se traduit par le rejet de celui – à plus forte raison de ceux, et à plus forte raison encore lorsqu’ils sont très nombreux – qui menacent l’homogénéité du groupe, sur un ou plusieurs plans.

                                Telle est la réalité de 2008, où plus personne – à part bien sûr les antiracistes, dont c’est le fond de commerce – n’ a rien à cirer des histoires de supériorité, d’infériorité, de classification et de hiérarchisation !


                                • foufouille foufouille 8 décembre 2008 14:54

                                  donc celui qui ne fait pas partie de ta moyenne est rejete......
                                  ca va jusqu’aux fringue identique ton delire ?


                                • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 15:28

                                  donc celui qui ne fait pas partie de ta moyenne est rejete....

                                  Quelle moyenne, foufouille ?

                                  ca va jusqu’aux fringue identique ton delire ?

                                  C’est ton quart d’heure de surréalisme ? smiley


                                • Internaute Internaute 9 décembre 2008 09:08

                                  Le racisme est le mot le plus galvaudé qui soit. Ceux qui diabolisent les soit-disant racistes iront jusqu’à vous traiter de raciste si, étant aryen, vous épousez une aryenne. 

                                  Revenons à des définitions plus objectives. Est raciste celui qui cause un tort à autrui parcequ’il appartient à une certaine race. A cette aulne, Hitler était raciste mais aujourd’hui le racisme est devenu un fait marginal.

                                  En choisissant vos relations personnelles ou de travail vous ne causez de tort à personne à moins que le simple fait d’exister soit considéré comme causer du tort à quelqu’un, à moins que le simple fait de prendre un boulot soit considéré comme causant un tort à celui qui ne l’a pas eu.

                                  La priorité nationale et raciale n’a rien à voir avec le racisme. D’ailleurs les juifs la pratiquent tous les jours. Si ce n’était le cas, pourquoi donc 80% des postes de journalistes en vue à la télé sont pourvus par eux-même ?

                                  Le plus ridicule chez les anti-racistes d’Agoravox (et d’ailleurs aussi) est qu’ils appartiennent à un groupe d’un racisme puant et congénital qui ne reconnaît que la loi du sang. Est fils d’Israël celui dont la mère est juive. Vous avez bien lu "juive" et non pas "de citoyenneté israélienne". C’est inscrit dans leur loi et cela ne tient même pas compte des découpes juridiques ni du droit international que forment les Etats. Ensuite, ce sont les mêmes qui viennent nous donner des leçons de morale parcequ’on accepte pas qu’il suffit qu’on donne notre citoyenneté à n’importe quel voyageur de passage pour en faire un français à part entière.


                                • docdory docdory 8 décembre 2008 14:37

                                   @ J Grau

                                   

                                  Lors de la finale de l’élection de Miss France 2008 , il y avait , sur les cinq finalistes , trois françaises dites " de couleur " , sur plusieurs dizaines de candidates au départ . Celle qui a été élue était également " de couleur " . Le public qui votait étant probablement un public plutôt populaire , on peut donc affirmer avec certitude que le racisme , en France , en 2008 est une idéologie en voie d’extinction complète . Le même phénomène ( finalistes fréquemment " de couleur " ) se produisant lors de télé-crochets tels que la nouvelle star ou la star académy , il est clair que le critère de couleur de peau ne rentre plus en ligne de compte en ce qui concerne les choix des français .

                                   

                                  Alors une bonne question est de se demander pourquoi les associations anti-racistes , qui devraient se réjouir du couronnement manifeste de leurs efforts , n’en tirent pas les conclusions qui s’imposent et ne s’auto-dissolvent pas ?

                                   

                                  Le problème est que toute structure telle qu’une association , a tendance à vouloir subsister , d’une part parce que leurs dirigeants touchent sans doute une rémunération et n’ont pas envie de perdre leurs moyens de subsistance , d’autre part parce que leur combat associatif leur procure sans doute une bonne estime d’eux-mêmes , qu’ils risqueraient de perdre en ne le menant plus .

                                   

                                  Par conséquent , il est vital pour leur pérennité que ces associations se trouvent une nouvelle raison d’être : d’où l’invention de " nouvelles formes de racisme " , tels que le prétendu " racisme culturel " allégué par l’auteur ( ce concept semble avoir été inventé par un certain Michel Wievorka , sociologue ) .

                                   

                                  Par ailleurs , dans certains cas , tels que l’homophobie ou le prétendu "racisme anti musulman " ( une religion n’est pas une race , et un certain nombre de musulmans sont des français " de souche " ) , on peut constater que bon nombre de ceux qui les stigmatisent comme " nouveaux racismes " ont en fait une posture intellectuelle qui rappelle le " syndrôme de l’aéroport " ( nombre de gens aisés rouspètent parce qu’ils sont obligés de faire 100km pour trouver l’aéroport le plus proche de leur domicile , mais feront immédiatement partie d’un comité de défense de l’environnement si on décide d’installer un aéroport à deux km de chez eux .)

                                   

                                  Ainsi , nombre de bobos de gauche qui ont applaudi à la projection du film " entre les murs " , feront néanmoins tout pour éviter que leur progéniture ne se retrouve dans une classe telle que celle décrite dans le film .

                                   

                                  Egalement , bon nombre de bonnes âmes qui stigmatisent le racisme anti-musulman feront une tête d’enterrement si leur fille se met à mettre un voile islamique et à fréquenter la mosquée , et ramènent comme futur gendre un salafiste en djellaba , ou si leur fils prétend épouser une jeune fille en tchador ou en burqa .

                                  De même , bon nombre de gens qui stigmatisent l’homophobie seront effondrés si leur fille leur présente une " camionneuse " avec laquelle elle entend se mettre en ménage ou si leur fils leur présente un " futur gendre " ! 

                                   

                                  Alors , assez d’hypocrisie , avant de critiquer la prétendue intolérance des autres , essayons d’imaginer quelle serait notre réaction si nous étions à leur place !


                                  • Gazi BORAT 8 décembre 2008 14:52

                                    @ DOCDORY

                                    Brillante analyse !

                                    Le racisme n’existe plus, l’élection d’une Miss France 2008 plus colorée que d’habitude en est la preuve !

                                    gAZi bORAt


                                  • docdory docdory 8 décembre 2008 14:56

                                     @ Gazi Borat 

                                    J’ai écrit " en voie d’extinction complète " . Il reste encore un peu , mais c’est totalement négligeable , et c’est en train de disparaître .


                                  • foufouille foufouille 8 décembre 2008 14:58

                                    @docdory
                                    le public est minoritaire dans la designation de miss france

                                    dans ta liste, tu peut ajouter flic ou pire crs


                                  • docdory docdory 8 décembre 2008 15:00

                                     @ Gazi Borat

                                    Votre commentaire me fait penser aux actualités télévisées avant l’élection d’Obama . Les reporters étaient obligés d’aller au fin fond d’un trou perdu des USA pour trouver à interviewer un " redneck " déclarant être raciste !


                                  • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 15:02

                                    Le public qui votait étant probablement un public plutôt populaire , on peut donc affirmer avec certitude...

                                    Parce que vous vous portez garant de la régularité des opérations de vote et de dépouillement ? Comme par hasard, à un moment où le CSA réclame davantage de présence des allogènes à la télévision ?


                                    Si vous ne les mettez pas résolument en doute, conservez au moins la saine attitude du sceptique dubitatif... A moins bien sûr que votre réflexion ne procède d’un besoin de croire...


                                  • Gazi BORAT 8 décembre 2008 15:06

                                    @ DOCDORY

                                    Et c’est tant mieux !

                                    Je pense que c’est une question de génération. Celle d’avant avait été bercée tout au long de sa scolarité par des programmes vantant "l’oeuvre française", son empire colonial et avait vécu, pour une bonne partie de la population d’alors encore rurale, sans avoir jamais avoir cotoyé une personne qui ne vienne pas de son canton.

                                    La jeunesse d’aujourd’hui, à part peut-être quelques marginaux, semble avoir réellement évolué sur ce sujet. Les âneries d’autrefois comme "les Noirs sont de grands enfants" ont été remplacées par d’autres..

                                    Néanmoins, la généralisation d’un discours basé sur les thèses de Huntington, s’il ne tient pas du racisme, fait par contre la promotion insidieuse d’une ségrégation sur des bases toutes aussi floues (cultures et civilisations) que le racisme "scientifique" d’autrefois...

                                    gAZi bORat


                                  • sheeldon 8 décembre 2008 15:27

                                    bonjour

                                    totalement négligeable mouai pas si sur quand on lit l’article de cette semaine dans le canard intitulé " l’ultra-droite injustement oubliée " .

                                    de plus meme au niveau électoral l’extreme droite est loin d’etre ridicule le pen a quand meme fait 11% et mon petit doigt me dit qu’aux européennes son score sera très bon .

                                    si on parlait de la suisse , des flandres , de l’autriche ,ou d’italie ou le salut musolinien a accompagner la victoire du nouveau maire de rome etc ...

                                    je trouve qu’elle se porte pas si mal cette extreme droite et ses thèses se diffusent très bien en ce moment .

                                    cordialement



                                  • Prosper Youplaboum 8 décembre 2008 16:12

                                    il en faut du cran pour "affirmer avec certitude que le racisme , en France , en 2008 est une idéologie en voie d’extinction complète" en commancant son argumentaire par la finale de Miss france 2008... et de son vote sur TF1...

                                    j’suis pas sur que tout le monde ait saisi le second degre...


                                  • docdory docdory 8 décembre 2008 16:26

                                     @ Youplaboum

                                    Ce n’est pas du second degré , je pense réellement ce que j’écris , en général !


                                  • Prosper Youplaboum 8 décembre 2008 16:36

                                    ...je sais bien...


                                  • docdory docdory 8 décembre 2008 16:55

                                     @ Foufouille

                                    Je crois que le public , dans l’élection de Miss France , compte pour 2/3 et le jury pour 1/3 .

                                    Dans les émissions type " nouvelle star " , c’est le public qui décide des finalistes ( il y a eu un chanteur de couleur lauréat d’une star academy , et deux finalistes de couleur dans l’histoire de la nouvelle star . ) Ceci confirme ce que je dis , le racisme est un phénomène marginal dans la France de 2008 , et il faut s’en réjouir !


                                  • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 17:28

                                    Les âneries d’autrefois comme "les Noirs sont de grands enfants" ont été remplacées par d’autres..

                                    On ne peut pas dire qu’ils sont bien adultes dans leur façon de gérer leurs pays, et si on admet que les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent, on n’a que très peu avancé quand même...


                                  • foufouille foufouille 8 décembre 2008 18:30

                                    @ doc
                                    c’est l’inverse
                                    1/3 pour le "public", 2/3 pour le "jury"
                                    faut pas trop laisser le peuple penser..............


                                  • antovador 8 décembre 2008 18:35

                                    @ docdory

                                    Et vous croyez aussi que le racisme aux USA est erradiqué parce que B. Obama est élu ? Ben voyons


                                  • eric biegala 9 décembre 2008 06:31

                                    C’est donc de la bétise revendiquée...

                                    Affirmer qu’il n’y a de racisme que résiduel en France sur la base de l’élections de miss France et d’à-peu-près du même tonneau confine à la connerie la plus crasse.

                                    Un conseil : coupez la télé ! Sortez !

                                    Parlez au boulanger (pas Ahmed... l’autre)



                                  • eric biegala 9 décembre 2008 06:34

                                    Dans le genre "je persiste et signe dans la bétise raciste", c’est pas mal effectivement. Même en cherchant bien je crois que je n’aurais pas trouvé ça !


                                  • maharadh maharadh 8 décembre 2008 15:05

                                    Le racisme, qu’il soit "pris" au sens du terme ou "spécifique" (et, au passage, sémantiquement faux), consiste à scier la branche sur laquelle se trouve le-la raciste : outre qu’il-elle se voue à la mort, en se coupant de l’arbre – le genre humain- dont il dépend pour… vivre – puisque c’est cet arbre qui le nourrit de la sève – l’essence humaine -, dans l’immédiat, se condamne à… tomber et donc à se casser la gueule. Alors, chu(e) sur le sol, avant de crever, faute de sève, il offre à l’Autre – et à soi-même – l’image d’une… gueule… cassée, autrement dit d’un monstre de laideur que, tout un(e) chacun(e), par "réflexe", repousse tant l’horreur – la monstruosité – est… repoussante. Ainsi tombé de cet arbre qu’est le genre humain, il-elle accède à une différence… monstrueuse qui le-la met en dehors du genre… humain.

                                    Sans aller jusqu’à cette position extrême qu’est la négation de l’Autre, souvent, les gens s’attachent à voir ce qui, dans les différences de l’Autre, dissemblent au lieu de chercher d’abord à voir ce qui… rassemblent. Ce rassemblement, bien entendu, ne suppose pas… ressemblance mais… complémentarité.

                                    Les différences de l’Un(e) sont la richesse de l’Autre. Et, réciproquement. Dès lors que l’Un(e) et l’Autre partagent leurs… différences. Ce faisant, un tel partage ne dissemble pas mais, au contraire, rassemble.

                                    L’altérité n’est que l’unicité de l’Un(e) dans sa relation au monde, dans la relation du monde à soi.

                                    Altérité et individualité sont les mêmes facettes de l’essence humaine de chaque individu : son unicité.

                                    Si, pour terminer, je devais vous dire ce dont je rêve, comme la plupart de mes semblables, malgré mon impuissance, je dirais ceci : je souhaite que le plus grand nombre de gens possible comprennent qu’il est de leur devoir de se soustraire à l’emprise de ces blocs, de ces Églises, de ces organisations qui détiennent un pouvoir hostile à l’être humain, non pas dans le but de créer de nouvelles communautés mais afin de réduire le potentiel d’anéantissement dont dispose le pouvoir en ce monde.

                                    N’est ce pas la seule chance qu’ait l’être humain de pouvoir un jour se conduire comme un homme parmi les hommes, de pouvoir redevenir la joie et l’ami des ses semblables ?


                                    • fouadraiden fouadraiden 8 décembre 2008 16:58

                                      salut Ma


                                       mais Disney land est un parc d’attraction , trop cher à mon goût smiley


                                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 8 décembre 2008 15:48
                                      Claude LÉVI-STRAUSS : « [En 1971 devant l’UNESCO] je m’insurgeais contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes mêmes, et en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement. Si, comme je l’écrivais dans Race et histoire, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntant à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité.
                                      Tout cela devait être rappelé, et plus encore aujourd’hui où rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter : enflure verbale comparable à celle qui, lors du conflit des Malouines, a entraîné tant d’hommes politiques et de publicistes à dénommer combat contre un vestige du colonialisme ce qui n’était en fait qu’une querelle de remembrement. » (Le Regard éloigné, Préface, Paris : Plon, 1983)

                                      • JJ il muratore JJ il muratore 9 décembre 2008 17:11

                                        @Courouve. Merci Courouve d’avoir rappelé ce texte de Lévi Strauss. Imaginez, aujourd’hui, qu’un quidam dise aujourd’hui la même chose dans une émission de télé ? Quel tollé ! quelles injures ! quel rejet ! quels appels aux tribunaux ! de la part de ceux qui s’attribuent la médaille de la plus belle posture et, pourtant n’hésitent pas à lyncher quiconque ne parle pas comme il faut  !
                                        Et pourtant ce sont eux dans les années 1980, qui ne voulant pas reconnaitre ce droit légitime à vouloir vivre avec son groupe et sa culture, ont culpabilisés et fait taire ceux de nos concitoyens les plus modestes qui se sentaient étrangers chez eux par les conséquences du regroupement famillial décidé par Giscard.
                                        Ces concitoyens qui se faisaient traiter de "sale français" par des jeunes déboussolés, paumés mais en nombre... C’est ainsi qu’ils répondirent en masse aux sirènes morbides d’un Le Pen.
                                        A l’époque j’avais quelques amis Algériens (intégrés) qui me disaient textuellement : " vous êtes complétement idiots à refuser le communautarisme TOUT en le créant de fait dans ces quartiers pour immigrés. Les Français de ces quartiers vont devenir des étrangers" 
                                        C’est en somme ce que constate aujourd’hui le Mouvement Ni Putes, Ni Soumises. Ce mouvement reproche à l’Etat Français d’avoir abandonné le terrain aux Lois et Coutumes des pays d’origine en lieu et place des lois de la République. Ce que disaient aussi et disent encore, ceux qui vivent cette situation et qui se font, alors, traiter de "Racistes"
                                        Si le racisme est à combattre, il ne peut être confondu avec le droit à défendre sa culture.
                                        Hors il est certain, qu’ici ou là, cette culture est menacée car la loi du nombre dicte la bonne norme et condamne les minoritaires à se soumettre ou à émigrer. Car eux, ces minoritaires chez eux, c’est tous les jours qu’ils entendent siffler leur marseillaise !
                                        Il me semblerait plus urgent et plus productif, si l’on souhaite lutter efficacement contre le racisme, de réfléchir au comment prévenir et gérer les conflits culturels. Et là ça devient une question POLITIQUE !


                                      • Alex 8 décembre 2008 16:24

                                        Ok le problème n’est pas la race, le problème est la culture.

                                        Mais dans ce cas un fils d’immigré (par exemple un maghrébin) qui a une culture tout ce qu’il y a de plus français (si si cela existe), c’est donc bel et bien un français non ?

                                        Il va se produire, petit à petit, un phénomène d’acculturation et jusqu’à preuve du contraire, nous sommes dans un état laïque, ces gens font ce qu’ils veulent.


                                      • Prosper Youplaboum 8 décembre 2008 16:26

                                        ouaip... votre lien ne souleve pas vraiment de probleme culturel a mes yeux... le mien si...


                                      • foufouille foufouille 8 décembre 2008 18:33

                                        @ abges
                                        je suis autochtone et je me plains ....................


                                      • antovador 8 décembre 2008 18:59

                                        @ Abges

                                        Mais alors comment expliquez-vous qu’on ne soit plus Gaulois ? Vous semblez oubliez comment naissent les peuples et les nations. Ça doit te faire mal de savoir que génétiquement nous descendons tous (toi y compris), par filiation pére á fils d’une mutation génétique du chromosome Y, d’un africain que ressemblerait aujourd’hui a un Boshiman (voir film "le Ciel est tombé sur la tete") qui vécu il ya 60 000 ans environ.

                                        le projet génographique est á mon humble avis un des meilleures investigations scientifiques qui ridiculise les théorie racistes.

                                        Abges pourquoi utilisez-vous l’alphabet latin et les chiffres arabes pour écrire vos bétises contre les musulmans ?


                                      • Alex 8 décembre 2008 22:45

                                        Antovador, le film en question s’appelle "Les Dieux sont tombés sur la tête".


                                      • fouadraiden fouadraiden 8 décembre 2008 16:20

                                         Merci à l’auteur de poser le problème ainsi car il est bien entendu que ni Zemmour ni le Pen ni même Mr Dupont ne sont directement responsables des ghettos américains ou de ceux ds lesquels la république des droits de l’homme piège les enfants d’immigrés dont personne ne sait quoi faire.

                                         oulala comment la Cosmic elle évacue le problème du vilain racisme de sa civilisation. pas honnête ça ! tu te sens mal à l’aise à vouloir confondre tt le monde ? quelles manies ces anachronismes...tiens, tu me fais penser aux islamistes qui comme toi relativisent qd leur système laisse à désirer.
                                         
                                        Evacuer cette sale affaire sous prétexte que les Esquimaux , les adeptes de Confucius ou de Mahomet aussi établissent d’injustes hiérarchies est un peu court. 
                                         
                                         Le discours occidental alléchant devait nous délivrer de nos soumissions au lieu Il nous a colonisés de toute sa sauvagerie , depouillés dans notre sommeil et a trop souvent réduit l’homme noir à l’image du nègre-esclave. Depuis les chinois se sont réveillés beaucoup plus chinois qu’adeptes des valeurs occidentales sans parler de ts les autres méprisés qui attendent leur tour et/ou leur revanche...

                                         


                                        • jimixx 8 décembre 2008 16:35

                                          bonjour, je suis étonné des reactions sur le sujet, alors que le fondement meme de nos sociétés modernes est fonder sur la differenciation !!!
                                          l’ accentuation de ces "differences" ( langue, culture, couleur de peau etc etc ...) , par tel ou tel groupe ou individu ne sert en definitif qu’a renforcer un pseudo sentiment " d’appartenance " au groupe ou a la societé quand la question :
                                          Qu est ce qui nous rassemble ? ne trouve plus de reponse !!!

                                          le but de tout ceci etant qu un groupe d’individus a plus de chance de survie dans un environnement xy, il faut bien federer ces individus !!
                                          en definif donc : une reponse archaîque venant de la nuit des temps a un changement d environnement mal maitrisé.

                                          vous etes vous deja demander ce qui se passerait si nous rencontrions ( nous les humains) une race extraterrestre ?



                                          • fouadraiden fouadraiden 8 décembre 2008 16:55


                                             très simple,
                                             
                                             tous les exclus se rallieront à l’envahisseur extraterrestre .c’est bien connu !


                                          • jimixx 8 décembre 2008 18:11

                                            non , nous entrerons en guerre avec eux ( les extraterrestres) et ils deviendront les AUTRES


                                          • foufouille foufouille 8 décembre 2008 18:36

                                            OUAIS !
                                            faut trouver un putain d’extraterrestre, comme ca y aura plus de raciste, sauf les collabos (regarde V)


                                          • eric biegala 9 décembre 2008 06:49

                                            Tiens  ?

                                            Ah ?

                                            "le fondement meme de nos sociétés modernes est fonder (sic) sur la differenciation"

                                            Qui a dit ça ? Dieu ? la Science ? Nicolas Sarkozy ? Ségolène ?



                                          • oncle archibald 8 décembre 2008 17:17

                                             Il en est des hommes comme des chiens : une seule “race “mais des différences de taille, de couleur de peau, de cheveux, etc… La preuve physiologique de la race unique est faite par la génétique : les couples humains dit “mixtes“ parce que de couleurs de peau différentes sont féconds, de la même façon que l’accouplement d’un dogue et d’un cocker est fécond.

                                             

                                            Tout le reste n’est que question de culture, d’éducation, de mode de vie. Il y a des hommes qui préfèrent les chiens dits “de défense“ genre dogue ou pitbull, d’autres préfèrent les chiens “de chasse“ genre cocker ou épagneul. Les deux aiment les chiens.

                                             

                                            Pourquoi n’est ce pas aussi simple quand il s’agit pour un européen d’aimer un africain ou un oriental, suivant des préférences qui ne tiendraient qu’à lui ? Mystère.


                                            • eric biegala 9 décembre 2008 07:04

                                              Réponse au mystère :
                                              Parce qu’un Africain, un Européen, un Asiatique ou un Arabe n’est pas réservé à la chasse au blaireau, à la défense du maitre, à la reproduction de la crétinerie et au goût des couleurs bigarrées...

                                              Je suis un peu atterré du nombre de post racistes qui s’ignorent manifestement.


                                            • docdory docdory 8 décembre 2008 18:20

                                               @ Tous 

                                              Comme je l’ai démontré plus haut , la France de 2008 n’est , globalement , plus un pays raciste . Ceci a un corollaire , c’est que nul ne peut plus se prévaloir à l’heure actuel , en guise d’explication à son échec professionnel , d’être victime du racisme . 

                                              De la même façon , aux USA , l’élection d’Obama prive en quelque sorte les américains noirs qui s’estimeraient discriminés d’une béquille psychologique : la preuve est faite que leur pays n’est plus raciste . Par conséquent ils doivent s’attribuer à eux-mêmes les raisons d’un éventuel échec et non pas au racisme des autres . Cette nouvelle situation est plus inconfortable psychologiquement .

                                              En France , chaque jeune ( issu de l’immigration ou même non issu de l’immigration ) en échec ou en difficulté , avant d’accuser les autres de racisme, doit se poser quelques questions :

                                              - en classe , ai-je travaillé ou bien ai-je bordélisé mes profs ?

                                              - a la maison , ai-je fait mes devoirs ou bien ai-je été glander dans la rue à la place ?

                                              - quel effort ai-je fait pour apprendre un français correct sans fautes et pour me débarrasser de mon accent des banlieues ? 

                                              - lorsque je vais à un entretien d’embauche , ai-je fait l’effort de mettre une tenue correcte ? Si je suis une fille musulmane , ai-je fait l’effort d’enlever mon voile dont je sais pertinemment qu’il réduit quasiment à zéro la probabilité que j’ai de trouver du travail ?

                                              etc , etc ...





                                              • Zalka Zalka 8 décembre 2008 18:37

                                                Docdory, vous criez victoire trop tôt.

                                                Je ne vais pas prétendre que la situation actuelle est aussi dramatique qu’il y a 50 ans. Ce serait une ânerie. Moi même, métis, je ne subit pas le racisme. Mon père, en revanche, oui. Cela fait plus de 40 ans qu’il est en France, il n’a aucun accent, et ne porte que des costumes pour aller travailler. Et bien, cela ne l’empêche pas de d’être traiter comme un moins que rien pour délit de faciès. Certes, ce n’est pas sytématique (c’est même de plus en plus rare), mais cela n’a pas disparu contrairement à ce que vous affirmez...


                                              • docdory docdory 8 décembre 2008 18:49

                                                 @ Zalka 

                                                Je n’affirme pas que ça a complètement disparu , mais que c’est en voie de disparition à brève échéance .


                                              • Zalka Zalka 8 décembre 2008 18:58

                                                Et là encore, vous êtes plus qu’optimiste...


                                              • fouadraiden fouadraiden 8 décembre 2008 19:36

                                                 tu racontes n’importe quoi Absemachin, en Chine tu te cacherais comme un lâche au sein de ta communauté française. c’est ce que vs faites caque fois que êtes loin de la protection naturelle que vs garantit encore la civilisation occidentale.


                                                 mais nous qui nous protège ? 


                                              • Avatar 8 décembre 2008 23:09

                                                A Abgeschiedenheit,

                                                " L’immigration est un mauvais calcul, l’étranger d’origine est en perpétuelle revendication, ça lui bouffe sa vie..."

                                                On a l’impression que vous parlez de vous ...

                                                Car nous sommes tous des étrangers .

                                                Il ne faudrait pas que vous rejetiez la faute de votre désamour de vous même sur autrui ; car ce serait refuser l’altérité qui est en vous et donc aussi chez les autres .

                                                Un complexe d’identité en quelque sorte .

                                                Ô Œdipe ...




                                              • fouadraiden fouadraiden 8 décembre 2008 19:30

                                                 

                                                 c’est bien Zalka , tu es moins nègre qu’à ton habitude... ya du progrès......


                                                • Thucydide Thucydide 8 décembre 2008 20:07

                                                  Belle conclusion, qui ouvre le champ à la réflexion... Je cite :

                                                  Reste à savoir ce qui caractérise en propre la domination capitaliste. Il faudrait expliquer, notamment, comment elle peut s’appuyer en même temps sur des idéologies égalitaires et universalistes (libéralisme, déclarations des droits de l’homme, républicanisme, etc.) et sur des idéologies réactionnaires comme le racisme. Mais cette contradiction mériterait à elle toute seule un article complet. Une prochaine fois, peut-être…


                                                  "Après la Démocratie" d’Emmanuel Todd apporte un très intéressant éclairage sur cette "contradiction" qui en fait n’en est pas une (le paradoxe est l’ingrédient inévitable de toute pensée humaine).
                                                  Entre autres, Todd fait cette remarque assez dérangeante parce que très juste et particulièrement inattendue : le principe d’égalité sociale entre individus d’un même groupe ne peut se faire admettre et avoir une place qu’en s’appuyant sur le principe d’inégalité ethnique entre groupes.
                                                  Suit une passionnante réflexion sur le racisme comme fondement de la démocratie américaine dans la population blanche, en dépit des traditions libertaires et inégalitaires de ce même groupe.

                                                  Par ailleurs je voudrais savoir en quoi le libéralisme est une idéologie égalitaire ?
                                                  À mon avis, ce serait plutôt le contraire : la Liberté a toujours fait très mauvais ménage avec l’Égalité, ce qui se comprend puisque l’application des principes de liberté renforce inéluctablement la position des classes déjà dominantes (le renard dans le poulailler) et c’est bien pour cela qu’il a fallu, en France où la tradition égalitaire est très forte, instaurer un "ménage à trois" avec la Fraternité comme médiatrice entre les deux pôles inconciliables.


                                                  Un petit retour sur la biologie, la race et tous ces concepts qui fâchent...

                                                  Les théories qui instituent une hiérarchie génétique entre les individus ont une arrière-pensée évidente, qu’il faudra bien un jour montrer du doigt : la justification d’un rapport à la possession, qui est par définition une caractéristique des classes aisées et possédantes, donc dominantes : suivez mon regard...

                                                  En France ce rapport est identifié en tant que transmission de la possession par le rituel de l’héritage.
                                                  Ainsi est-il normal que le fils du chef devienne chef à son tour : il détient génétiquement la valeur du père (il suffit de regarder le fils Dassault ou le fils Lagardère en pensant à leurs pères respectifs pour comprendre l’inanité d’une telle thèse).
                                                  Aux USA, ce rapport est identifié en tant qu’acquisition des richesses par le travail et le mérite personnel, eux-mêmes fruits de la qualité intrinsèque à la personne. L’héritage n’a pas outre-Atlantique la même valeur qu’en France, mais la fierté de montrer sa réussite se traduit assez couramment par un exhibitionnisme arrogant : c’est mon argent, je l’ai gagné, donc j’en fais ce que je veux ; et, cerise sur le gâteau, je fais acte de civisme en réinjectant dans la société les sommes que j’en ai tirées.
                                                  Aux fils de famille français, l’Amérique répond par ses milliardaires scandaleux comme Donald Trump ou somptueux comme Bill Gates.

                                                  C’est à partir de tels raisonnements, centrés sur la pré-éminence du gène, que nous assistons —aussi bien dans une tradition égalitaire à la française qu’au sein d’une culture américaine libertaire— à un glissement "lisse" de la logique sociale vers la logique raciale.

                                                  C’est là que les choses se compliquent et que mal les aborder peut les rendre carrément dangereuses :
                                                  Parce qu’il suffit très ordinairement de "voir" pour constater que les races existent, et la négation de la race va immédiatement se heurter à l’évidence de ce qui se voit, et donc être décridibilisée sans que ni d’un côté ni de l’autre il n’y ait eu place pour un appel à l’intelligence.

                                                  Nier l’existence des races est donc parfaitement contre-productif quand tout l’effort devrait porter sur la démonstration —pourtant assez facile— que la race en soi n’a aucune importance, l’essentiel des différences entre populations étant d’ordre culturel.
                                                  Surmonter des écarts d’éducation n’a rien de surhumain, et je suis toujours étonné de voir qu’on rebute trop souvent à aborder le problème sous cet angle.

                                                  Sans doute parce que c’est plus difficile et moins confortable ?

                                                  Pour terminer, une jolie pensée piochée il y a au moins 15 ans dans un Que sais-je ? :
                                                  la négation ampute la réalité d’un état possible  smiley

                                                  J’ai trouvé l’article très intéressant, car il amène le besoin de débattre et c’est bien ainsi. J’y retourne


                                                  • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 20:48

                                                    tout l’effort devrait porter sur la démonstration —pourtant assez facile— que la race en soi n’a aucune importance, l’essentiel des différences entre populations étant d’ordre culturel.

                                                    Tu as entièrement raison ! Il y a plusieurs jours que j’ai soulevé cet aspect du problème en posant une question toute simple, mais à laquelle personne n’a répondu :

                                                    En admettant que les races n’existent pas, ça change quoi aux problèmes de voisinage et de cohabitation, aux difficultés d’intégration, aux impossibilités d’assimilation, à la surdélinquance issue de l’immigration*, au phénomène des bandes ethniques, au sentiment d’invasion des de souche, en bref à tous les désagréments inhérents aux afflux d’allogènes en provenance du tiers monde ?

                                                    *
                                                    voir encore C’dans l’air de ce jour  !


                                                  • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 23:39

                                                    Je souhaite un heureux Aïd à tous ceux qui le fêtent !

                                                    Comme, par exemple, le mouton qui agite les pattes, en se vidant lentement de son sang, comme un vulgaire Daniel Pearl ?


                                                  • Jordi Grau J. GRAU 8 décembre 2008 22:46

                                                    Je n’ai pas lu tous les messages dans le détail. Désolé donc si je ne réponds pas à tous ceux qui se sont adressés à moi.

                                                    Réponse à J J IL MURATORE

                                                    Je n’ai pas laissé entendre que seules les sociétés capitalistes seraient racistes. Au contraire, j’ai écrit noir sur blanc (si j’ose dire) que le racisme et le sexisme ont toujours existé (ce qui était d’ailleurs peut-être un peu aventureux de ma part). Je suis bien conscient que ce genre de croyance et de comportement est la chose du monde la mieux partagée. Si j’ai insisté sur les sociétés capitalistes modernes, c’est qu’elles sont paradoxales. Souvent démocratiques, reconnaissant volontiers les droits de l’homme, en rupture avec les hiérarchies traditionnelles, elles sont en même temps fortement imprégnées d’idées racistes, sexistes, homophobes, etc. Mon but n’était donc pas de porter un jugement moral sur notre société, mais d’essayer de comprendre une énigme.

                                                    Au Chat

                                                    Le racisme, d’après vous, serait dans la nature humaine. Vous avez peut-être raison, je ne sais. Mais si le racisme a quelque chose d’instinctif, c’est seulement en tant que sentiment de crainte et de mépris à l’égard de ce qui ne nous ressemble pas. Pour le racisme comme que théorie pseudo-rationnelle, c’est autre chose : loin d’être quelque chose de naturel, c’est un pur produit de la culture, et cela peut considérablement varier suivant les époques. Par ailleurs, je me méfie beaucoup de la "nature humaine". Lorsqu’on est habitué à quelque chose, on peut avoir l’impression que c’est naturel et que ça existera toujours. Comme le disait Aristote, l’habitude est une seconde nature. Ainsi, pendant longtemps, on a pensé que les noirs étaient naturellement puérils et les femmes naturellement inaptes à occuper des fonctions de commandement. Aujourd’hui, fort heureusement, ces croyances ont été mises en doute. Ne faudrait-il pas faire la même chose pour la "nature humaine" ?

                                                    A Thucydide

                                                    Merci pour vos réflexions et pour la référence à Emmanuel Todd, que vous m’avez donné envie de lire. 


                                                    Pour ce qui est du libéralisme, je soutiens qu’il s’agit d’une pensée égalitaire au sens où les libéraux - en général, en tout cas - soutiennent une égalité des droits entre les hommes, et sont méfiants, voire hostiles, aux discriminations fondées sur le sexe, la couleur de peau ou l’origine sociale. En revanche, les libéraux ne sont pas favorables à une égalité réelle (sur le plan économique, notamment). 

                                                    Quant à l’existence même des races, certains commentateurs ont déjà bien expliqué ce qu’il en est à propos d’autres articles sur AgoraVox. Si par "race" vous entendez un ensemble d’êtres humains qui possèdent une caractéristique génétique visible en commun (comme la couleur de la peau ou la forme des yeux), alors oui il y a des races. Mais je crois qu’il vaut mieux éviter ce terme parce qu’il prête à confusion. En effet, il sous-entend que chaque individu pourrait être classé dans un groupe bien défini selon un ensemble de critères précis et indiscutables, ce qui n’est pas le cas. En effet, pourquoi priviligier un critère plutôt qu’un autre ? Pourquoi privilégier la couleur de la peau au groupe sanguin, par exemple ? Ce qu’il y a de gênant, dans le mot "race", c’est aussi qu’il laisse croire qu’une caractéristique visible est naturellement liée à une foule d’autres caractéristiques, visibles ou invisibles. Or, ce n’est pas le cas. La taille, par exemple, n’est pas forcément liée à la couleur de la peau. Bref, la division de l’humanité en races est nécessairement superficielle et arbitraire, et c’est pourquoi il convient de l’abandonner. Par contre, à cause de la persistance du racisme, il n’est pas insignifiant de savoir si un être humain est blanc, noir, jaune, etc. 


                                                    • Bois-Guisbert 8 décembre 2008 23:49

                                                      Si j’ai insisté sur les sociétés capitalistes modernes, c’est qu’elles sont paradoxales. Souvent démocratiques, reconnaissant volontiers les droits de l’homme, en rupture avec les hiérarchies traditionnelles...

                                                      Mais cela, c’est l’attitude d’élites malsaines...

                                                      elles sont en même temps fortement imprégnées d’idées racistes, sexistes, homophobes

                                                      ...tandis que cela, ce sont les saines réactions d’un bon peuple qui ne se laissent pas berlurer par des théories à la graisse de chevaux de bois.

                                                      Comme disait l’autre :

                                                      Si t’es riche, l’immigré, c’est celui qui conduit ta Bentley
                                                      Si t’es pauvre, l’immigré, c’est celui qui fout le feu à ta vieille R4

                                                      Ca change donc vachement l’angle de perception, n’est-ce pas ?


                                                    • Thucydide Thucydide 9 décembre 2008 09:14

                                                      @ J. GRAU

                                                      Pour ce qui est du libéralisme, je soutiens qu’il s’agit d’une pensée égalitaire au sens où les libéraux - en général, en tout cas - soutiennent une égalité des droits entre les hommes, et sont méfiants, voire hostiles, aux discriminations fondées sur le sexe, la couleur de peau ou l’origine sociale. En revanche, les libéraux ne sont pas favorables à une égalité réelle (sur le plan économique, notamment).

                                                      Il m’est difficile d’être d’accord avec vous sur ce point, sans doute n’avons-nous pas la même lecture de l’histoire ou des pratiques sociales. C’est là que Todd met le doigt sur un aspect important du mécanisme collectif : l’égalité en droits (la démocratie) n’ aurait pu être réalisée dans la société blanche et fondamentalement inégalitaire américaine que par la définition de deux catégories inférieures par essence : les noirs et les indiens.
                                                      Dans la France du 18ème siècle, cette catégorisation raciale n’était pas possible mais la discrimination ethnique à l’encontre des aristocrates a permis cet exutoire nécessaire permettant d’instaurer, par contraste, l’égalité entre tous les autres.

                                                      Pour ce qui est de l’égalité économique, je crois que nous sommes d’accord tous deux ; pour ma part, j’ajoute simplement que cette inégalité économique est considérée comme le résultat d’une indiscutable différence qualitative de fond entre individus : celui qui est capable de réussir et celui qui ne l’est pas. Et c’est ce dogme qui fait intervenir le gène là où en principe c’est l’éducation qui prime.

                                                      Ce qui mène directement et sans aucun ménagement pour les sensibilités ni les espérances de chacun au problème du racisme. Vous avez parfaitement compris ce que j’entends (et ce que n’importe qui de sensé doit entendre) par "race".

                                                      Une fois de plus, notre divergence vient non pas du fond, mais de la forme que nous entendons donner à notre combat contre le racisme.

                                                      De votre côté, je note :
                                                      Mais je crois qu’il vaut mieux éviter ce terme parce qu’il prête à confusion. En effet, il sous-entend que chaque individu pourrait être classé dans un groupe bien défini selon un ensemble de critères précis et indiscutables, ce qui n’est pas le cas.
                                                      Oui ce que vous dites est vrai et je considère que chaque individu peut être classé dans un groupe bien défini.
                                                      Mais en quoi diable cela induit-il une quelconque hiérarchie ? C’est précisément la question que je pose, et sur laquelle j’entends bâtir un argumentaire.
                                                      La race doit être limitée à cette simple incidence phénotypique, qui n’a strictement aucun effet sur la qualité "sociale" d’un individu.
                                                      Et d’ailleurs dans ce qui suit, vous exposez parfaitement ce contre quoi je lutte, à mon échelle :

                                                      En effet, pourquoi priviligier un critère plutôt qu’un autre ? Pourquoi privilégier la couleur de la peau au groupe sanguin, par exemple ? Ce qu’il y a de gênant, dans le mot "race", c’est aussi qu’il laisse croire qu’une caractéristique visible est naturellement liée à une foule d’autres caractéristiques, visibles ou invisibles.
                                                      Pourquoi ne pas tenter de faire comprendre que ce qui doit être pris en compte ce n’est pas la race, mais la personne, avec ses croyances, ses traditions, sa perception du monde et de la collectivité où il s’active ?
                                                      Pourquoi ne pas avoir le courage ou la force de dire bien haut qu’en matière de société (qu’elle soit ou non humaine), l’acquis supplante l’inné ?

                                                      Et quand vous poursuivez par :
                                                      Or, ce n’est pas le cas. La taille, par exemple, n’est pas forcément liée à la couleur de la peau. Bref, la division de l’humanité en races est nécessairement superficielle et arbitraire, et c’est pourquoi il convient de l’abandonner. Par contre, à cause de la persistance du racisme, il n’est pas insignifiant de savoir si un être humain est blanc, noir, jaune, etc.
                                                      Je remarque que vous limitez strictement votre argumentaire aux caractéristiques phénotypiques, ce qui prouve s’il en était encore besoin que nous sommes de la même famille ! 
                                                       smiley

                                                      Et que nous pourrions très parfaitement combattre côte-à-côte contre le racisme qui se fonde presque exclusivement sur des caractéristiques culturelles qui n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec la race.

                                                      Par exemple, quand on n’aime pas les juifs ou les arabes :
                                                      1) On parle de personnes qui sont de race blanche
                                                      2) On transforme en différences raciales des divergencess religieuses, culturelles ou géopolitiques.

                                                      Mais je dois vous laisser, j’attends depuis deux mois une plage de liberté chez mon dentiste, et je dois sauter sur l’occasion dans l’heure qui suit (à la campagne, tout est rare et tout est loin)

                                                      J’aimerais pouvoir poursuivre cette discussion, il va falloir que je vous piste sur Agoravox...
                                                      Si toutefois je ne vous importune pas...
                                                      @+


                                                    • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 09:20

                                                      @Grau
                                                      quand je vois aux infos hutus et tutsis se massacrer à coups de machettes , israeliens et palestiniens toujours en guerre , hindous et musulmans se déchirer et en europe serbes et albanais etc etc , j’ai pas l’impression que le 21 eme siècle marque une grande différence par rapport aux siècles précedent

                                                      les armes sont plus perfectionnées, mais la cruauté et la barbarie sont les mêmes depuis la nuit des temps ! quelle différences entre assiéger une ville au moyen âge ou pratiquer un embargo inhumain comme on l’a fait en Irak , aucun ! des milliers de morts de toutes façons ....


                                                    • Jordi Grau J. GRAU 9 décembre 2008 09:29

                                                      Je serais très heureux, Bois-Guibert, que vous m’expliquiez ce qu’il y a de "malsain" dans les idées démocratiques ou égalitaires.

                                                      Par ailleurs, il me semble que votre analyse sociologique manque un peu de finesse. On trouve des racistes parmi les élites, et pas seulement dans le bon peuple. Inversement, les gens du peuple ne sont pas nécessairement gagnés par le racisme.

                                                      Ce qui est sous-entendu dans votre message, c’est que lorsqu’on vit dans un quartier où il y a à la fois pas mal de gens basanés et d’insécurité, on a tendance à devenir (ou à rester) raciste. Sur ce point-là, je veux bien vous suivre. Il est sans doute plus confortable d’être anti-raciste quand on n’a pas à souffrir de problème d’insécurité. Mais comprendre les réactions racistes n’est pas les excuser ou, a fortiori, les approuver. Pour ma part, j’ai déjà eu maille à partir avec des gens d’origine maghrébine. Rien de très grave pour l’instant, mais j’imagine que si j’avais été fortement imprégné d’idées racistes, ce genre d’expérience m’aurait conforté dans mes préjugés. Seulement, je me refuse à faire l’amalgame et à me dire : ces gens-là sont violents ou irrespectueux parce qu’ils sont d’origine maghrébine. Cet amalgame me révolte, non seulement pour des raisons intellectuelles, mais aussi parce que des gens que j’aime ou que j’estime subissent cette injustice. 

                                                      Je trouve plus raisonnable de penser que les problèmes d’insécurité dans les quartiers sont d’abord des problèmes sociaux (liés notamment à la persistance du chômage de masse) plus que des problèmes ethniques, et que ce ne sont en rien des problèmes de "race" (même si, bien entendu, le racisme ne fait qu’envenimer les choses). Il y a quelques années un ami à moi me disait que la Pologne connaissait des problèmes comparables à la France dans certains quartiers, alors que ce pays est beaucoup plus homogène du point de vue des origines ethniques. On pourrait faire la même remarque sur la France d’il y a un siècle : il y avait de la violence et de l’insécurité dans certains quartiers, alors qu’il y avait encore très peu de gens originaires d’Afrique. En revanche, il y avait une forte xénophobie envers les Italiens, pourtant très proches culturellement des Français. On exagérait les petites différences, on accusait les Ritals d’être bruyants, de sentir l’ail et l’huile d’olive, d’être trop pieux, etc. La vérité c’est qu’il y avait une crise économique (déjà) et que la compétition sur le marché du travail exacerbait les réflexes xénophobes.


                                                    • Jordi Grau J. GRAU 9 décembre 2008 10:00

                                                      Nouvelle réponse au Chat

                                                      Il y a une part de vrai dans ce que vous dites. On peut sans doute trouver des analogies entre les guerres médiévales et celles d’aujourd’hui. Mais il y a aussi des différences, et notamment idéologiques. Prenons l’exemple de l’antisémitisme. Au Moyen-Age prédomine surtout un antijudaïsme, c’est-à-dire une haine de la religion juive et de ceux qui la pratiquent. Si un juif se convertit, il cesse d’être un juif aux yeux des chrétiens. Bien entendu, les choses ne sont pas aussi simples que cela, car beaucoup de juifs font semblant de se convertir et continuent à pratiquer leur religion en secret - d’où des suspicions persistantes (notamment en Espagne, où les juifs convertis ont fini par être expulsés, et où les descendants de juifs étaient mal considérés). L’antisémitisme moderne, lui, est fondé sur une théorie raciste, selon laquelle la "race" juive serait par essence dangereuse, quelle que soit la religion de celui qui y appartient. C’est ce genre de théorie - en rien naturelle, faut-il le préciser - qui a rendu possible la déportation et l’extermination systématique des Juifs d’Europe. Un tel acte de "barbarie" est un produit de la civilisation moderne. Il aurait, je crois été impensable au Moyen-Age, où l’on n’était pourtant pas tendre envers les Juifs.

                                                      Il en va de même pour le génocide rwandais. Loin d’être une preuve de la sauvagerie naturelle de l’homme, il s’agit là d’un crime organisé, planifié par le pouvoir politique et médiatique. Il a par ailleurs été préparé par la colonisation allemande et belge. Je vous renvoie à un petit livre très intéressant de Dominique Franche : Rwanda - Généalogie d’un génocide (Mille et une nuits). Lorsque les Européens arrivent au Rwanda, les Hutus et les Tutsis sont deux composantes d’une même ethnie, et non deux ethnies différentes : ils ont la même langue, la même religion, partagent la même culture... Seulement les colons ont tout intérêt à diviser la population pour mieux la dominer. A la trompeuse lumière de leurs préjugés racistes, ils vont distinguer parmi ces "nègres" une race supérieure (les Tutsis, soi-disant plus intelligents et plus élancés) et une race inférieure (les Hutus). Le racisme rwandais est donc, en grande partie, une invention coloniale (ce qui n’excuse en rien les gouvernements post-coloniaux).

                                                      Enfin, la persistance du racisme et des massacres de civils ne signifie pas du tout que cela soit inscrit dans la nature humaine. Ce n’est pas parce que des pratiques se sont perpétuées jusqu’à maintenant qu’elles existeront toujours. Si c’était le cas, jamais les femmes n’auraient pu remporter les victoires (certes partielles, mais bien réelles) qu’elles ont remportées.


                                                    • Bois-Guisbert 9 décembre 2008 11:52

                                                      «  Je serais très heureux, Bois-Guibert, que vous m’expliquiez ce qu’il y a de "malsain" dans les idées démocratiques ou égalitaires.  »

                                                      Le volet utopique, illusoire, chimérique, qui conduit à adopter des attitudes et à prendre des décisions totalement aberrantes, qui se paieront très cher dans l’avenir.

                                                      «  Par ailleurs, il me semble que votre analyse sociologique manque un peu de finesse. On trouve des racistes parmi les élites, et pas seulement dans le bon peuple. Inversement, les gens du peuple ne sont pas nécessairement gagnés par le racisme. »

                                                      Je ne sais pas si vous faites des analyses sociologiques individu par individu, moi, je considère des groupes et leurs tendances dominantes, non les minorités et encore moins les exceptions.

                                                      « Ce qui est sous-entendu dans votre message, c’est que lorsqu’on vit dans un quartier où il y a à la fois pas mal de gens basanés et d’insécurité, on a tendance à devenir (ou à rester) raciste. Sur ce point-là, je veux bien vous suivre. Il est sans doute plus confortable d’être anti-raciste quand on n’a pas à souffrir de problème d’insécurité. Mais comprendre les réactions racistes n’est pas les excuser ou, a fortiori, les approuver. »

                                                      Si on ne veut ni approuver ni excuser les réactions racistes, le moins serait de comprendre qu’il s’agit de signaux d’alarme et d’en tirer les conséquences appropriées plutôt que sous l’emprise des illusoires utopies dont je parlais plus haut.

                                                      « Pour ma part, j’ai déjà eu maille à partir avec des gens d’origine maghrébine. Rien de très grave pour l’instant, mais j’imagine que si j’avais été fortement imprégné d’idées racistes, ce genre d’expérience m’aurait conforté dans mes préjugés. »
                                                       
                                                      Vous n’avez eu que maille à partir, ce n’est pas bien grave, mais il y a des gens qui ont été tués, sans qu’on en parle beaucoup, il y en a donc bien davantage qui ont perdu un être cher, un conjoint, un parent, un ami, et ceux-là ne peuvent pas passer aussi aisément l’éponge.

                                                      « Seulement, je me refuse à faire l’amalgame et à me dire : ces gens-là sont violents ou irrespectueux parce qu’ils sont d’origine maghrébine. Cet amalgame me révolte, non seulement pour des raisons intellectuelles, mais aussi parce que des gens que j’aime ou que j’estime subissent cette injustice.  »

                                                      Il n’y a pas d’amalgame à faire, mais à comprendre que ceux qui tuent, ceux qui torturent (cf C’dans l’air du 8.12.08), ceux qui volent, ceux qui agressent, sont le prix qu’on paie pour héberger les gens que vous aimez ou que vous estimez. Et quand on a compris cela, il faut se poser la question : Ce prix est-il prohibitif ou peut-on le considérer comme acceptable ?

                                                      « Je trouve plus raisonnable de penser que les problèmes d’insécurité dans les quartiers sont d’abord des problèmes sociaux (liés notamment à la persistance du chômage de masse) plus que des problèmes ethniques… »

                                                      Plus raisonnable certainement (on en revient peu ou prou aux utopies illusoires), mais certainement pas plus pertinent.

                                                      « …et que ce ne sont en rien des problèmes de "race" (même si, bien entendu, le racisme ne fait qu’envenimer les choses). Il y a quelques années un ami à moi me disait que la Pologne connaissait des problèmes comparables à la France dans certains quartiers, alors que ce pays est beaucoup plus homogène du point de vue des origines ethniques. »

                                                      L’ex-Yougoslavie aussi et la Tchécoslovaquie également, étaient plus homogènes que la France du point de vue des origines ethniques. Les questions d’« incompatibilité de caractère » ne se limitent pas à des différences de peau ou simplement d’ethnies, j’ai même tendance à considérer qu’elles sont l’arbre qui cache la forêt culturelle.

                                                      « En revanche, il y avait une forte xénophobie envers les Italiens, pourtant très proches culturellement des Français. On exagérait les petites différences, on accusait les Ritals d’être bruyants, de sentir l’ail et l’huile d’olive, d’être trop pieux, etc.

                                                      Vous le dites vous-même, ils étaient très proches culturellement, donc ils se sont progressivement fondus dans la masse nationale, ou ils ont été phagocytés par elle, sans politique d’intégration, sans discrimination positive, sans quota, sans rien. Un jour, ils n’ont plus été perçus comme étrangers, ils ont donc cessé de l’être. C’est évidemment impossible avec des allogènes.

                                                      « La vérité c’est qu’il y avait une crise économique (déjà) et que la compétition sur le marché du travail exacerbait les réflexes xénophobes. »

                                                      C’est largement faux, comme le démontrent de nombreux exemples liés aux immigrations provoquées par la haute conjoncture. Et c’est d’autant plus faux qu’à l’époque les syndicats défendaient becs et ongles la préférence nationale. Ils ne s’étaient pas encore laissés égarer par les utopies illusoires. Qui empêchent de comprendre entre autres, que la majorité des gens – immigrés compris – restent de leur peuple, avant de se considérer de leur classe sociale !


                                                    • Jordi Grau J. GRAU 9 décembre 2008 15:14

                                                      A Thucydide


                                                      Encore une fois, je n’ai pas lu Emmanuel Todd. Si j’ai bien compris, il pense que l’instauration d’une égalité entre les membres d’une société ne peut s’effectuer que sur le dos d’une catégorie d’exclus. C’est peut-être vrai, mais la dynamique inverse peut également s’observer. Pendant la Révolution française les bourgeois ont supprimé les privilèges de la noblesse et du clergé. Leur but était d’abord de prendre le pouvoir et de former une nouvelle aristocratie. Seulement comme ils pouvaient difficilement faire valoir le prestige de leurs familles ou les exploits de leurs aïeux, ils revendiquèrent des qualités purement humaines : nous, bourgeois, méritons d’être respectés parce que nous sommes des êtres humains, doués de raison, capables de subvenir à nos besoins de manière autonome et de nous gouverner nous-mêmes. Ainsi, ils ont ouvert la voie à des mouvements d’émancipation plus larges : féminisme, abolitionnisme, socialismes, etc. En proclamant l’égalité de tous les hommes, ils voulaient surtout proclamer l’égalité du bourgeois et du noble. Mais ils ont - parfois volontairement, souvent involontairement - mis en marche un mouvement qui dépassait largement la révolution bourgeoise. 


                                                    • Jordi Grau J. GRAU 9 décembre 2008 15:25

                                                      A Bois-Guibert

                                                      Je crois que nous n’arriverons pas à nous entendre sur grand-chose, étant donné tout ce qui nous sépare. Juste quelques remarques. D’abord, les gens que j’aime et que j’estime ne sont évidemment pas des violeurs ou des tortionnaires. Ce sont des gens honnêtes et inoffensifs, qui ont bien du mal à supporter qu’on les suspecte a priori à cause de leur couleur de peau ou de leur nom. C’est en pensant à ces gens, notamment, que je refuse les amalgames racistes ou ethnistes (et je soutiens que vous en faites).

                                                      Deuxièmement : la violence existe aussi chez les bons "Français de souche". Elle n’a souvent rien à voir avec le racisme, mais elle peut aussi être motivée par la haine raciale. 

                                                      Vous parlez d’utopie illusoire. Ce qui est utopique, me semble-t-il, c’est l’espoir de créer des sociétés pures d’un point de vue culturel ou biologique. Ce qui est vraiment réaliste, c’est de chercher les causes profondes des violences sociales, en évitant toute explication simpliste qui ne fait qu’attiser ces violences.


                                                    • Bois-Guisbert 9 décembre 2008 17:44

                                                      « Je crois que nous n’arriverons pas à nous entendre sur grand-chose, étant donné tout ce qui nous sépare.  »

                                                      Jusqu’à la compréhension de la langue française, comme je peux voir… Mais en tout premier lieu, ceci que je suis essentialiste et que je tiens l’existentialisme pour une fumisterie qu’il a fallu inventer pour remplacer l’inepte mythe du bon sauvage de l’inepte Rousseau.

                                                      « Juste quelques remarques. D’abord, les gens que j’aime et que j’estime ne sont évidemment pas des violeurs ou des tortionnaires. Ce sont des gens honnêtes et inoffensifs…  »

                                                      Je n’en doute pas une seule seconde et je pense qu’ils sont aussi honorables qu’estimables.

                                                      « …qui ont bien du mal à supporter qu’on les suspecte a priori à cause de leur couleur de peau ou de leur nom.  »

                                                      J’ose donc espérer qu’ils fustigent, plutôt que les indigènes, ceux des leurs qui sont à l’origine de la détestable image des peuples auxquels ils appartiennent

                                                      « C’est en pensant à ces gens, notamment, que je refuse les amalgames racistes ou ethnistes (et je soutiens que vous en faites).  »

                                                      Vous soutenez ce que vous voulez, je persiste à dire que les racailles et les assassins sont le prix à payer pour la présence des braves gens et qu’on doit s’interroger sur l’acceptabilité de ce prix… Et si amalgame il y a, il est de même nature que celui qui consiste à mettre en quarantaine TOUS les passagers d’un bateau si l’un d’eux est porteur d’une maladie grave et contagieuse.


                                                      « Deuxièmement : la violence existe aussi chez les bons "Français de souche".
                                                       »

                                                      Ce n’est pas le problème. La violence fait partie des calamités auxquelles est confrontée n’importe quelle société. La criminalité étrangère ou d’origine étrangère vient s’y ajouter superfétatoirement. Si les prisons françaises sont surpeuplées, c’est à cause des deux tiers d’étrangers qui composent la population carcérale. Si elle n’était composée que de « de souche », la moitié des établissements de détention pourraient fermer.

                                                      « Vous parlez d’utopie illusoire. Ce qui est utopique, me semble-t-il, c’est l’espoir de créer des sociétés pures d’un point de vue culturel ou biologique.  »

                                                      C’est amusant… A chaque fois qu’on évoque ces problèmes, les gens de gauche parle d’une pureté à laquelle personne n’aspire puisqu’elle est non seulement illusoire, mais encore indéfinissable, et dont les racines sont à chercher, à mon avis, dans la banlieue du point Godwin…

                                                      Moi, je vous parle, Monsieur, de société culturellement homogène, c’est-à-dire comprenant une proportion raisonnable d’éléments « alterculturels », faisant leurs petites affaires spécifiques dans leur coin. Cette homogénéité est un facteur essentiel de cohésion nationale dans un pays comme la France.

                                                      Qu’on y porte massivement atteinte comme c’est le cas actuellement et c’est la gouvernabilité même du pays qui est mise en cause : les zones de non droit prospèrent et on peut se demander ce qu’il en est de la puissance publique dans ce XIIIe arrondissement de Paris, dont les Célestes habitants veillent à faire le moins possible de vagues susceptibles d’attirer l’attention sur leurs mœurs, pratiques et combines…

                                                      De Gaulle avait compris les limites de la multiculturalité. A la différence du Hongrois de l’Elysée, dont dix exemples, et ses propres aveux, montrent qu’il n’a de Français que la citoyenneté. Il aurait préféré être président des Etats-Unis, mais puisque les hasards de la destinée l’ont fait naître en France, il s’est rabattu sur le faubourg Saint-Honoré… Maintenant qu’il est arrivé, il est possible que ça le satisfasse autant que ça l’ennuie…

                                                      « Ce qui est vraiment réaliste, c’est de chercher les causes profondes des violences sociales, en évitant toute explication simpliste qui ne fait qu’attiser ces violences. »

                                                      Ce ne sont pas les causes profondes que vous recherchez – ça fait quarante ans que des sociologues prétendent les avoir identifiées -, ce sont des causes idéologiques auxquelles vous pourrez appliquer les réponses que l’idéologie préconise. Dont aucune ne donne les résultats escomptés depuis Giscard, et indépendamment de la couleur politique des locataires de l’Elysée et de Matignon.

                                                       C’est donc bien du côté des solutions qu’il y a quelque chose qui cloche. Et, à mon avis, c’est à rechercher dans les alentours de cette crétinerie qu’on appelle l’universalisme républicain…


                                                    • Gil 9 décembre 2008 01:15

                                                      Je ne sais pas si le racisme est moderne, mais il fut de tout temps profondément débile...
                                                      Prochain exposé : "le bourgeois-bohème, il est moderne, ou bien non ?", suivi de : "est-il moderne de se laver les dents avec son portable ?".


                                                      • Bois-Guisbert 9 décembre 2008 08:33

                                                        "Je ne sais pas si le racisme est moderne, mais il fut de tout temps profondément débile..."

                                                        Ca dépend, il y a des cas où le rejet de l’"autre" ressortit à la légitime défense... Ainsi quand l’autre menace l’homogénéité culturelle du groupe, c’est-à-dire sa cohésion, le racisme est justifié. Mais, bien évidemment, cette forme de racisme-là n’a rien à voir avec des questions de supériorité, d’infériorité et de hiérarchisation.

                                                        Il s’agit donc d’un racisme de survie, et les peuples menacés qui n’ont commencé que tardivement à l’exprimer sont sortis de l’histoire. Tel fut le destin, entre autres, des anciens habitants de l’Anatolie, des Indiens d’Amérique du Nord et des précolombiens d’Amérique centrale et du Sud. En l’occurrence, c’est leur "non-racisme" initial qui s’est avéré "profondément débile".


                                                      • Jordi Grau J. GRAU 9 décembre 2008 09:34

                                                        Cher M. Haddock,

                                                        Le plus simple est que vous m’envoyiez l’une de vos cartes de crédit (sans oublier le petit code secret, naturellement).

                                                        Transmettez mes amitiés à Bianca Castafiore.

                                                        J. Grau


                                                      • Dr. Larsen Dr. Julien Greenthumb (Paris) 9 décembre 2008 09:37

                                                        Le racisme est-il moderne ?

                                                        Bah, je dirais que le racisme s’ est "modernisé", il s’ est remis au goût du jour si on veut...

                                                        On en est plus vraiment aux histoires de infériorité-supériorité des races...

                                                        ça, c’ est un épouvantail, un truc de politiciens dans les débats TV, histoire de faire oublier les vrais problemes de racisme moderne dans notre monde moderne et de plus en plus multiculturel...

                                                        L’ avenir de l’ occident ?

                                                        Moi, je dirais Los Angeles, une ville segmentée en quartiers divers et variés, ayant tous leurs spécificités selon les communautés qui les habitent. Certains parlent d’ un "balkanisation" de Los Angeles...

                                                        On voit la même chose à Paris avec des quartiers chinois (Les Olympiades, Belleville...), des quartiers africains (Château Rouge, Château d’ Eau entres autres...), des quartiers maghrébins (Barbes, est et sud parisien), des quariers turcs et indiens, pakistanais (Faubourg Saint Denis), des quartiers juifs (Marais, 19ème), des quartiers blancs (ouest)...

                                                        La segmentation est-ouest de la Région Parisienne est de plus en plus marquée avec une partie est, ancienne "ceinture rouge" populaire et ouvriere, devenue un melting pot de ghettos multi-ethniques mais aussi de zones pavillonaires "classes moyennes" et un ouest bourgeois, conservateur et globalement "blanc" (hormis dans certaines poches de pauvreté comme Trappes ou Nanterre...)

                                                        Bref, aujourd’ hui 40% des naissances à Paris sont des enfants d’ immigrés (source, Le Point d’ il y a une semaine ou deux, je sais plus trop).

                                                        Bref, le communautarisme est définitivement installé à Paris.


                                                        • Bois-Guisbert 9 décembre 2008 11:56

                                                          "Certains parlent d’ un "balkanisation" de Los Angeles..."

                                                          Et la balkanisation est le stade qui précède immédiatement la libanisation !

                                                          Ou les nettoyages ethniques...


                                                        • JJ il muratore JJ il muratore 9 décembre 2008 17:31

                                                          Le vrai racisme est assez rare. Il se reconnait immédiatement au degré d’abrutissement et d’indignité dans lesquels est tombé le vrai raciste. Comme ceux qui viennent de profaner 440 tombes de soldats morts pour la France ! Ces soldats étaient Musulmans et Juifs.
                                                          Une telle haine... à gerber... !


                                                          • maharadh maharadh 10 décembre 2008 18:20

                                                            La droite méprise les immigrés. La gauche caviar habite Neuilly.

                                                            L’une et l’autre ne peuvent envisager de traiter en citoyens les minorités actives qui font d’un gamin arabe noir prolo un futur tueur en puissance. Et les médias forcent le trait.

                                                            Je plains mes amis, mes frères qui, justement, ne sont ni l’un ni l’autre et n’ont jamais tenté d’allumer un feu sous une bagnole sous prétexte qu’ils prépareraient le concours de Sciences-Po si l’on voulait bien leur foutre un peu la paix et les sortir de là comme autrefois les instituteurs républicains, du temps que.

                                                            Mais préparer quoi que ce soit avec un projecteur braqué en permanence sur son délit de faciès et sur l’appel au calme des négligés de l’intellect, ce doit être très dur.

                                                            La gauche demande des crédits car ce n’est pas de leur faute, la droite fermerait bien les ghettos tout en appelant les gardiens des servitudes volontaires à faire le boulot : tiens, ami imam, voici les clefs, merci de boucler tout ce petit monde au fin fond de leurs racines et des certitudes, de l’endogamie et d’un horizon minuscule en permanence à l’heure d’hiver.

                                                            En attendant que la courbe démographique parte à la retraite du papy-boom et que les gamins des ZEP inutiles trouvent un job à la Défense.

                                                            Ca me revient comme un petit refrain, mais faut pas confondre avec le n’importe quoi des petits machos, des petits fachos, bien tranquilles dans leurs prétextes de dealers, la pauvreté de leur vocabulaire, leur fierté mal placée, leurs pauses de rappeurs ridicules ou effrayantes pour une bourgeoise type comme moi qui ne l’a pas vraiment fait exprès.

                                                            En espérant qu’on aura encore un peu de place, sur les trottoirs, pour éviter les 4X4 des amis de Sarkozy ou de Strauss-Kahn, et les petits réacs des banlieues qui se foutent bien d’un quelconque avenir républicain.



                                                            • Sirius695 17 décembre 2008 17:00

                                                              C’est une honte ...pour moi les racistes sont comme les black, arabes, citrons et autres ...on devrais tous les butés !

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Jordi Grau

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