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Accueil du site > Actualités > Société > Le Revenu Universel Perpétuel et Ephémère

Le Revenu Universel Perpétuel et Ephémère

Le Revenu Universel, un outil pour passer de l’Europe déréglée à l’Europe des égalités ?

Depuis le XVème siècle, l’Europe est le théâtre de grandes révolutions. Qu’elles fussent civiles, scientifiques, technologiques ou sociales, elles ont porté les peuples vers plus de liberté, plus de savoir et de philosophie, plus d’avenir et de Lumières.

La création de l’Union Européenne, qu’il convient de qualifier d’évolution et non de révolution, est le premier grand changement politico-social à avoir lieu sans que le peuple le paie au prix de son sang. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’avec la technologie du numérique s’ouvre une révolution qui coutera au peuple, si non le prix de leur sang, le prix de leur survie. Avec une prévision plus de 250 millions d’emplois détruit dans les dix prochaines années à travers le monde, nous avons besoin d’un sursaut politique pour faire face à cette échéance. La promesse d’émergence d’emplois nouveaux, inconnus à ce jour semble bien maigre tant la robotique munie sa nouvelle intelligence interactive et à l’appétence monstrueuse envers nos emplois nous inquiète. Déjà au XVII siècle l’idée d’une rente perpétuelle fait son apparition pour apporter de la stabilité dans les relations humaines.

Toutefois, ce serait un tort que de réduire l’idée du Revenu Universel à un simple aménagement économique, une allocation supplémentaire pour alimenter le système en place dans les pays de l’Union Européenne. Le Revenu Universel peut devenir l’outil attendu au passage de l’Europe dérèglée à l’Europe des égalités.

Une nouvelle approche de notre système sociétal

La construction Européenne, aujourd’hui bloquée dans son inertie, se fait et « se fera par étapes » (J Monet), mais le manque d’imagination et de propositions nouvelles donne un sentiment d’enlisement et inscrit dans les esprits une lassitude se transformant en impatience au point d’en faire renoncer certains, de plus en plus nombreux. La course à la croissance annihile les efforts écologistes, l’impérialisme de certains ampute d’autres de leur capacité d’émancipation, la frilosité générale pétrifie les élans créatifs. Pourtant l’Europe unie est l’avenir des peuples qui souhaitent vivre dans la paix et l’harmonie, l’échange et le partage. L’Europe a besoin de grandir depuis sa base, ses racines nourries de son sol. Pour atteindre une certaine unité sociale, fiscale et de niveau de vie sur un territoire aussi vaste, avec une population aussi importante et multiculturelle qu’est l’Union Européenne, il faudra, à mon avis, passer par une nouvelle approche philosophique de notre système sociétal et un changement radical de nos rapports et des prérequis ancrés au plus profond de nous. Mais si ce travail est fait, alors nous aurons réussi à faire renaître nos territoires d’eux même. Déployer les populations sur tous les espaces, assurer à chacun sa capacité à vivre, créer du lien au dépend du bien. Pour cela nous devons ré-envisager des notions de bases, comme la notion de « gagner sa vie », de « lien entre réussite et argent », de positionnement de « l’argent comme but et non comme moyen », entre autres.

Aujourd’hui, l’idée d’un Revenu Universel fait son chemin dans les esprits. L’idée est assez simple. Un versement mensuel, sans contrepartie, pour assurer le financement du quotidien. Le débat actuel porte essentiellement sur qui sera susceptible de le percevoir. On introduit ici les notions de revenus, doit-il y avoir un plafond de revenu stoppant son attribution et lequel ? Doit-il être progressif ? Puis de notions sociales, les enfants sont-ils inclus, les retraités, seulement les étudiants, doit-il être attribué aux « étrangers » ? La question de l’imposition se pose également. Mais malheureusement seule la pauvreté est traitée comme seul but à atteindre par le Revenu Universel.

Les contradicteurs, eux, y voient la fin du système, la dévalorisation des diplômes et des fonctions, l’oisiveté et la grivèlerie nous conduisant tout droit à la décadence. Leur point d’attaque le plus fort reste le financement impossible à réaliser, se comptant en milliards à l’échelle seule de la France, et le creusement exponentiel de la dette. La baisse des salaires est aussi invoquée par les opposants, mais peut-être ils omettent-ils dans leur réflexion les changements sociétaux et notamment l’inversion des rapports de force dans le marché du travail. En face, toute les mécaniques de financement via l’impôt direct, sur le revenu, ou indirect, la taxe sur la valeur ajoutée sont éprouvées. Le vieux rêve Mitterrandien de faire payer les riches dont la pérennité est un leurre.

La plus grande difficulté que nous allons avoir à surmonter pour la mise en place d’un revenu universel intelligent sera d’oublier une grande partie de ce que nous croyons des rapports humains et du but de notre existence. Oublier ce que nous croyons, oublier les fausses idées nous dictant que le but de la vie est de s’enrichir, oublier le faux concept nous insinuant que la loi du plus fort est la meilleure.

Les limites et les contraintes du Revenu Universel

Un tel système n’est-il pas dangereux ? Avant sa mise en place ne doit-on pas imaginer et anticiper les effets secondaires ? En augmentant le niveau de revenu de chacun que risque-t-on ? Le grand danger est l’inflation, une augmentation des prix quasi automatique et mécanique. En partant du constat simple que nous évoluons dans un système plutôt libéral et capitaliste dominé par la loi du marché, de l’offre et de la demande, il se dessine à un horizon proche l’inévitable hausse des prix. La loi du marché impose que les prix soient fixés non pas en fonction de la valeur de l’objet ou du service mais en fonction de deux critères : la volonté d’achat et la capacité à payer du consommateur. Ainsi les effets de rareté ou d’aubaine, plus ou moins, artificiels fixent les prix, un objet convoité voit son prix augmenter avec pour seule limite la capacité d’achat du consommateur. En augmentant cette capacité d’achat nous allons mécaniquement augmenter les prix. La volonté d’achat est alimentée par les besoins. Les besoins vitaux et nécessaires et les besoins non nécessaires. Ces derniers sont déclenchés par l’envie elle-même crée essentiellement par la publicité.

En prenant deux points de réflexion nous pouvons rapidement voir la dangerosité du système du Revenu Universel. Rappelons ici que l’idée est de verser une somme à chaque personne pour la sécuriser financièrement. Selon le montant, certains foyers pourraient donc voir leur revenu doubler ou même tripler. Si cette somme disponible supplémentaire est intégrée à la capacité d’endettement d’un foyer fiscal, les organismes bancaires seront alors en mesure de prêter plus, plus cher ou à plus long terme. Le montant des intérêts sera alors démultiplié et le grand bénéficiaire d’un tel Revenu Universel sera le système bancaire. Par effet de levier et suivant la loi du marché, au même titre que durant la période où les intérêts d’un emprunt immobilier étaient déductibles de l’impôt sur le revenu (2007-2011, augmentant la capacité d’endettement des foyers fiscaux), a vu le prix de l’immobilier augmenter, il en sera de même avec le Revenu Universel et de façon plus forte encore, entrainant avec lui l’ensemble des prix. Sans prendre de précautions et en installant un Revenu Universel précipitamment nous prenons le risque majeur d’aggraver la pauvreté. Il convient donc de réfléchir non pas à qui le recevra et comment on le financera, mais plus à comment gérer les flux financier qu’il engendra après sa mise à disposition.

A l’échelle de l’Union Européenne un point important est à prendre en compte. Si la France seule se lance dans cette aventure, nous courrons le risque d’augmenter sensiblement la différence de niveau de vie par rapport aux autres états de l’Union. L’augmentation de cet écart, déjà problématique actuellement, défavorisera le projet Européen, voire réduira les efforts de construction à néant.

Le revenu Universel doit être comparé à une bouteille de nitroglycérine et à manier avec autant de précautions.

Pourtant le Revenu Universel est, si ce n’est la solution, une solution pour évoluer vers un monde nouveau, une nouvelle philosophie de vie. Il doit être considéré comme l’égal des Lumières, une évolution des consciences, un changement des rapports humains. Mais pour cela, il faut en accepter les limites et les contraintes qu’il impose.

Nous avons vu qu’une mise à disposition simple ouvrira la porte d’une augmentation des prix qui nous ramènera à une situation identique à celle d’aujourd’hui, ne réduisant en rien la pauvreté. Il va donc être capital de fixer des limites empêchant toute spéculation, toute thésaurisation, et l’inscrire dans un système de circulation permanente des flux afin de le rendre utile sur plusieurs niveaux. En premier lieu assurer à chacun la capacité à couvrir ses besoins nécessaires, en second lieu améliorer les relations sociales, en troisième lieu créer un comportement écologique, enfin favoriser l’économie globale au niveau de l’Union Européenne.

Epicure a proposé un classement des besoins, on y trouve au premier rang les besoins nécessaires et vitaux. Il comprend ici le besoin de se couvrir, de se réchauffer qui assure le bienêtre du corps ; se nourrir, boire et se reposer pour se maintenir en vie ; avoir du temps pour le bonheur indispensable à la vie. C’est sur cette base que le revenu universel devrait être calculé.

A partir de cette base, quelles précautions devrions-nous prendre ?

Nous devons en faire un outil d’inversion des rapports entre salariés et employeurs, un outil créateur de liens, de redéploiement des populations sur tous les territoires. Il doit être aussi écologique. Les flux financiers qu’il va créer doivent se protéger de la spéculation, la thésaurisation, la création de crédit et de l’évasion fiscale.

Nous pouvons imaginer que sans besoin vital et nécessaire des revenus d’un travail, les négociations autour des modalités d’un contrat seront plus équilibrées. Rien n’oblige l’employé à accepter des conditions qui ne lui conviennent pas, tout porte à croire que l’employeur en besoin de main d’œuvre devra prêter plus attention aux désirs de son futur employé. L’inversion ou la mise en égalité des rapports salarié/employeur apparaitront de fait.

La liberté d’entreprendre en sera favorisée par une liberté d’esprit quand à la survie. Plus d’étudiants contraint de travailler dans un fast-food ou un bar de nuit, ou de se livrer d’autres pratiques plus ou moins licites et respectueuses de sa personne.

La France et certainement bon nombre de pays Européen souffre d’une désertification des petites villes et des espaces de campagnes. Manque d’emploi, désertion des services publics, …. Bon nombre d’espaces sont devenus des marges, des confins territoriaux. En imaginant un Revenu Universel utilisable exclusivement dans des commerces de proximités nous pourrons certainement ramener les consommateurs vers ces points de vente. Il en découlera un besoin de main d’œuvre et un repeuplement de ces territoires. D’autre part, en écartant la possibilité de recevoir en paiement les sommes du Revenu Universel les établissements de chaîne souvent délocalisés, les ventes sur internet délocalisées, les produits non respectueux de l’environnement, nous les inviterons à adapter leur production et leur pratiques vers une économie sociale et solidaire, écologique et fiscalement juste.

Il n’y aura pas plusieurs façons de protéger les montants de revenu universel de la thésaurisation, de la spéculation. Si le Revenu Universel est distribué via le circuit financier actuel, il sera impossible de le sécuriser. Il faudra donc le mettre à disposition des citoyens par un circuit parallèle, appuyé sur la banque centrale Européenne.

Son universalité est capitale. Il parait important de se munir d’un Revenu Universel mis à disposition de tous quel que soit le niveau revenu. Cela rejoint la proposition précédente et son rôle de retour des tous consommateurs vers les commerces de proximité, ainsi les plus aisés seront invités à revenir vers la proximité favorisant la mixité des populations.

Un revenu éphémère et imposable

Afin de rendre la thésaurisation et la spéculation impossible, il est envisageable de rendre ce revenu éphémère, à savoir consommable sur un temps imparti. Pour être plus clair, nous pourrions mettre en place une mise à disposition sur une durée déterminée, le mois par exemple. En nous rapprochant de l’idée de subvenir grâce à ce revenu aux besoins vitaux et nécessaires, rien ne nous empêche que la mise à disposition se fasse le premier jour du mois et que le dernier jour, les sommes non utilisées disparaissent pour être remplacées par celle du mois suivant. Ainsi, il ne sera pas possible de cumuler ce revenu et les sommes mises à disposition circuleront sans cesse évitant la thésaurisation et la spéculation. De plus, seuls les plus aisés auront loisir de l’utiliser ou pas, dans ce cas, les sommes sont reprises et remise en circulation de fait.

Le revenu universel doit-il être imposable ? Si nous souhaitons amener toutes les populations à l’utiliser et créer du lien dans les espaces que sont les villes, lui parfaire son sens de financement par le bas, alors il est important qu’il le soit et de le positionner en haut des revenus de façon à ce que les riches en paient une part en pourcentage plus importante. Un double effet à cela, faciliter et permettre le financement par l’impôt direct et favoriser la consommation par tous selon les critères choisis.

Un financement sans endettement pour les états

Le revenu universel doit se voir comme un changement sociétal majeur au niveau de l’Union Européenne. La Banque Centrale Européenne devrait être à l’origine de son financement. C’est l’organisme qui doit mettre à disposition les sommes du Revenu Universel directement aux citoyens. Charge aux Etats de lui restituer cette somme à hauteur d’un euro restitué pour un euro mis à disposition, donc sans intérêt aucun. Les états mettant en place un système de collecte, basé sur l’impôt direct, la TVA, les cotisations sociales des emplois nouveaux, la part des prestations sociales qui ne seront plus versées, les taxes sur les banques,… . Aucun endettement pour les états n’en résultera. Une circulation permanente, sans évasion, sans ponction, sans détournement.

Par de là, le Revenu Universel apportera à l’Union Européenne l’outil de l’égalisation des niveaux de vie des citoyens de ses pays membres en quelques années, augmentant par palier le montant mis à disposition selon la situation de chaque Etat. L’Europe deviendra alors un territoire d’égalité.

Pour être une solution profitable et déclencher un changement sociétal, il faut réfléchir le Revenu Universel et lui donner du sens, au-delà d’une prestation sociale. Il faut voir plus loin, plus grand. Ephémère, ciblé, imposable, consommable, écologique, égalitaire doivent être les mots de la base de la réflexion et de sa mise en place. Par et pour les peuples d’Europe, le Revenu Universel doit être pris au sérieux par l’ensemble des classes politique et surtout par l’ensemble des citoyens qui souhaitent se libérer et s’émanciper, vivre et penser mieux.

L’Europe est à nous !

http://www.leseditionsdunet.com/sciences-humaines/5367-l-europe-est-a-nous-comment-l-europe-et-le-revenu-universel-pourraientt-changer-nos-vies—didier-curel-et-emma-curel-9782312056753.html


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16 réactions à cet article    



    • tashrin 18 juillet 11:34

      Reflexion interessante pour un concept interessant

      Je ne suis en revanche pas d’accord avec vous sur tous les points évoqués, notamment là dessus :

      Selon le montant, certains foyers pourraient donc voir leur revenu doubler ou même tripler

      Le grand danger est l’inflation, une augmentation des prix quasi automatique et mécanique

      L’idée est juste, évidemment. Mais la mise en place du RU n’impliquerait pas necessairement d’augmentation strictement proportionnelle des revenus, puisque beaucoup de gens vont reconsidérer le fait de travailler, ou du moins pas de la meme maniere, pas dans les memes domaines, et pas avec le meme volume horaire. La plupart des gens aujourd’hui travaillent uniquement pour manger et vivre. Dans des domaines qu’ils n’aiment pas particulièrement, mais juste par necessité économique

      Le RU diminuerait ce besoin impérieux. Donc ceux qui voudront travailler le feront avec beaucoup moins de pression externe, et je ne suis pas convaincu de l’augmentation generalisée et incontrolee des revenus.

      Et accessoirement, l’impact sur le marché du travail serait particulièrement interessant (l’inversion du rapport de force, comme vous le soulignez)

      Aujourd’hui, la valeur d’un salaire n’est pas fonction ni de la pénibilité du travail ni de son utilité sociale, mais uniquement de l’offre et de la demande. Avec le RU on pourrait avoir des surprises...

      Reste que ca ne peut etre envisagé qu’à une echelle mondiale, ou européenne a minima, sous peine de graves déséquilibres. Et vu le chemin qui reste à faire, on risque d’etre cuits bien avant


      • Curel Didier Curel Didier 18 juillet 19:36

        @tashrin 
        Bonjour, je rejoins votre remarque sur la longueur, toutefois dans un premier temps les revenus vont de fait augmenter, puis dans un second temps chacun modérera son activité selon son choix et ses besoins.
        Mais ce premier temps ne doit pas ouvrir les portes de l’inflation des prix et des besoins, anéantissant ainsi la possibilité de faire ce même choix.
        Evidemment ce doit être un projet Européen.
        Cordialement.
        Didier


      • foufouille foufouille 18 juillet 15:55

        même la version epub est trop cher pour ta daube de livre.

        ton machin n’est universel et non les sans dents ne peuvent ton petit commerce et ton bio de bobo.

        la campagne est rempli de taudis hors de prix.


        • Curel Didier Curel Didier 18 juillet 19:42

          @foufouille
          Merci pour votre intéressant commentaire.
          Heureusement que nous avons encore le choix de ce que nous achetons et de ce que nous lisons. Enfin, pour le moment, Car si vous et vos semblables avaient le moindre pouvoir, nos droits serraient certainement amputés.
          Cdt.
          Didier. 


        • foufouille foufouille 19 juillet 10:21

          @Curel Didier
          ai je dit le contraire ?

          ton machin n’a rien voir avec un RU mais se rapproche d’une monnaie locale ou d’un SEL. Les infos sont en ligne et gratuite.
          D’autres ont fait des articles sur le sujet depuis des années et sans rien vouloir vendre.


        • ddacoudre ddacoudre 18 juillet 16:52

          Bonjour

          Aujourd’hui 24 millions de salariés moins ceux des agents territoriaux, de l’État et des services obligatoires assurance mutuelle. Paient tout paient la vie de 67 millions de citoyens plus ce qui fait les dividendes des investisseurs étrangers. J’ai expliqué cela a claudec qui a fait un article sur le RUMI , il est encore sur la page. Depuis les années 80je défends cette idée pour l’avoir suggérer et même communiquer à Emmanuelli quand il était le patron du PS. Elle différait en ce sens, c’est que je partais du constat que c’est la vulgarisation des Savoirs qui ot contribué au développement et je posais l’hypothèse se si demain 1 millions de citoyens suffisaient pour faire tourner l’économie d’où les autres retireraient un revenus. J’ai convenu que l’on pouvait parfaitement aller s’instruire dans une université comme l’on va au travail et recevoir un revenu. Cela partait du constat que des qu’un homme dispose de connaissances il en fait un usage dans son intérêt ou celui de la collectivité dont il retire un prestige. Ce faisant nous nous donnions les moyens de construire demain sur la base des savoirs disponibles en multipliant les occurrence par sa démocratisation à tous les citoyens tout au long de leur vie. Le tout contre une rémunération qui allège le coût du travail et reconstitué un capital public par la création monétaire et la maîtrise de on usage pour réaliser de grands projets d’intérêt collectif en corrélation ou pas avec le capital privé j’ai rédigé en 1999 un essai qui s’intitule Rémunérer les hommes pour apprendre, il est dans l’esprit plus abouti que celui de Benoît. . ? http://ddacoudre.over-blog.com/article-remunerer-les-hommes-pour-apprendre-104107457.html

          Cordialement ddacoudre overblog

          http://ddacoudre.over-blog.com/2019/06/le-salarie-paie-tout-avec-la-dette-du-patron.html

          .


          • Claudec Claudec 19 juillet 03:01

            Parler d’un revenu universel européen c’est comme parler d’une écologie européenne.

            Vous direz qu’il faut bien commencer par un bout et quelque part. Mais alors pourquoi pas simplement par un pays, puisque l’europe semble incapable de faire front commun dès qu’il s’agit d’une grande cause ?

            Sinon c’est l’échec assuré à double titre : d’abord au titre de cette mésentente européenne chronique et ensuite par ce que le RU n’a pas davantage de patrie ou de parti que l’écologie. D’ailleurs, ne s’agit-il pas “d’écologie sociale” ? Et alors que la mondialisation est un fait irréversible, le social aurait-il une autre dimension ? Le spectacle permanent de la misère, les flux migratoires et les innombrables drames humains qui se jouent partout sur la planète n’en témoignent-ils pas suffisamment ?

            Quoi qu’il en soit le RU sera universel et inconditionnel ou ne sera pas (Voir ici-même le “RUMI”), y compris avec toutes les difficultés et la progressivité que cela implique.

            Ceux qui prétendront l’instaurer sans ces deux paramètres, ne feront que se livrer à de basses actions de racolage démographique, pour tenter de colmater les brèches dans leur propre population et main d’oeuvre. 



              • Spartacus Spartacus 19 juillet 09:19

                1-Que le travail viendra a manquer par l’automatisation, qui justifierait un revenu universel. C’est faux.

                Le travail est lié aux besoins des hommes, c’est pas lié aux méthodes de production.

                Ce qui est lié à l’automatisation, c’est la dynamique du travail, la destruction créatrice, et la balance est positive.

                Les besoins des hommes sont infinis. L’automatisation n’est que le moyen d’y répondre et l’innovation ne fait que créer de nouveaux besoins et en rendre d’autres obsolètes. L’excuse du revenu universel d’être une assurance chômage ne tiens pas.

                2-La farce de l’égalitarisme et l’utilitarisme d’un revenu universel.

                Cela ne tient pas face à la théorie de la tragédie des communs

                3-La réciprocité des contraintes. Les courageux devraient payer des impôts pour les paresseux sans qu’eux n’aient de contraintes. C’est en fait très immoral.

                4-L’effet d’aubaine. Faire cela en Europe attirera les paresseux du monde entier.

                5-La contrainte inflationniste. Le revenu sera toujours pas assez gros pour les uns et trop dur a payer pour les autres. Cela ne créera que des frustrations au lieu du bonheur.

                Bref, c’est de la démagogie qui ne fait qu’encourager la paresseux à vivre aux dépens des actifs.....

                Un fantasme qui ignore la réalité des incitations des individus. 


                • foufouille foufouille 19 juillet 10:24

                  @Spartacus
                  que des conneries habituelles dés le matin.


                • Curel Didier Curel Didier 19 juillet 19:13

                  @Spartacus
                  Bonjour, merci pour votre intervention.
                  je reste un peu sur ma faim. l’opposition entre le gentil travailleur et le méchant paresseux est un peu simpliste. 
                  Je ne justifie pas spécialement le Revenu Universel par le manque de travail mais plutôt du fait de l’existence. La notion de gagner sa vie (par le travail, fournisseur de monnaie utile à la survie) reste une invention de l’homme qui se complétant avec la propriété privée permet l’asservissement de l’homme par l’homme.
                  Le Revenu Universel n’a pas forcément besoin d’être financé par l’impôts que paierait le courageux au bénéfice du paresseux. Sa circulation peut être vertueuse si sa mise en place est réfléchi. Je me permettrai de vous proposer un autre article avec plus de détails.
                  Cordialement
                  Didier.


                • Claudec Claudec 22 juillet 09:42

                  @Spartacus

                  Sous l’effet du progrès scientifique et technique, puis des nouvelles technologies, le travail est en train de mourir de sa belle mort, dans sa conception intégriste. Et c’est probablement le plus grand succès de l’humanité dans sa lutte contre la malédiction que résument certains dans la formule “Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front”.
                  Une spiritualité exacerbée et la dictature des sentiments qui en résulte peut l’ignorer, encouragée par l’atavisme et la crédulité des hommes, mais il y a de sérieuses raisons de penser que là aussi le progrès vaincra les résistances de la nature, si elle nous en laisse le temps et si nous soumettons nos besoins à la raison avant tout démographique.


                • ddacoudre ddacoudre 20 juillet 13:14

                  Bonjour J’ai lu avec intérêt d’autant que j’ai abordé ce problème des les années 80 en posant comme problématique que si face au développent technologique1millions de travailleurs. Suffise à faire tourner l’économie d’où les autres retirerons leurs revenus en 1999 j’ai finalisé cela par un essai que j’ai adressée aux responsables de mon parti et de mon syndicat C’était Remunerer les hommes pour apprendre tout au long de la vie. Ce qui me distingue de la proposition de Benoit, c’est que je seme du savoir dans les têtes et je valorise les citoyens. Ce choix je l’ai fait par expérience car tout au long de ma vie j’ai passé tous les ans un mois en université et je continue, mais surtout qu’à partir de la démocratisation du savoir par 1/ l’imprimerie 2/ l’école obligatoire nous avons mis en route un processus exponentiel de développement. 3/ Or aujourd’hui il y a une fracture intellectuelle entre ceux qui ont apprît les savoirs nécessaires pour comprendre le monde complexe dans lequel nous vivons et qui pose de nombreuses difficultés du fait qui s’accélére et accélér les réponse à trouvé et une population analphabète politique et économique que l’on a essentiellement forme pour produire et consommer .4/ l’école est plus à même a distribuer tous les savoirs nécessaires cqu’il faut au moins comprendre dans leur sommaire pour comprendre les spécialistes, car pour etre speialiste dans 10 discipline il faudrait 70 d’études. Il faut donc allonger le temps d’enseignement et créer un renseignement pour adulte tout au long de la vie en rémunérant les citoyens pour que personne ne reste sans ressources. 5/ demain ce qui ne seront pas assez instruit seront des invalides Sociaux, comme nous le vivons en trente ans de lavage cérébral avec des citoyens éclaté à la recherche d’un Salvateur, et ils sont tellement ignorant qu’ils détruisent les fondement de la democratie et virent leur elite comme si l’on pouvait diriger un pays avec des mulets à œillères. Apprendre tout au long de l’existence consiste à nourrir nos cerveaux de Savoirs. Ensuite mes hommes s’en serviront pour leur usage personnel ou collectif pour inventer demain. 6/ face à la lutte qui organise entre deux blocs capitalistes ceux qui aurons du enseigner leur population auront un avantage certains dans l’économie des savoirs qui ne va pas manqué de se développer et où déjà google se positionne.

                  http://ddacoudre.over-blog.com/article-remunerer-les-hommes-pour-apprendre-104107457.html Cordialement ddacoudre overblog


                  • Curel Didier Curel Didier 20 juillet 18:49

                    @ddacoudre
                    Bonjour,
                    Oui la propagation des savoirs doit mieux se faire. mais le système capitaliste brut n’a as besoin de « sachants ».
                    Le revenu universel doit intégrer un enseignement plus long et un maintient à niveau tout au long de la vie.
                    L’oisiveté qui sert de prétexte aux contradicteurs du Revenu Universel ne peut être pérenne, il est très difficile de ne rien faire dés lors que l’on a plus à se cacher d’être peu ou pas actif. Chacun orientera sa vie selon ses besoins, le savoir étant un besoin commun, il sera partager, son partage le démultipliant il ne pourra qu’enrichir chacun.
                    Cordialement.
                    Didier.


                  • Parrhesia Parrhesia 6 août 11:57

                     

                    Y-a-t-il véritablement quelqu’un parmi les lecteurs avisés de cet article, pour s’imaginer qu’un revenu universel de ce genre puisse être versé par un quelconque organisme payeur (quel qu’il soit) sans l’exigence compensatrice de la moindre courbure d’échine, ni de la moindre soumission à un système de manipulation socio-économique de la masse humaine ?

                     

                    Cette nouvelle illusion ne pourra fonctionner que dans le cadre d’une soumission de « l’espèce réceptrice » au bailleur de fonds, soumission dont nous ne pouvons a priori mesurer l’exigence !

                    Voire, pire, à une tentative de robotisation déjà bien entamée des individus !!!

                    Nous avons d’ailleurs déjà constaté ce qu’avaient donné en Union Soviétique les systèmes de revenus communautaristes minimums calculés selon les plans quinquennaux !

                     

                    Et puis… Il faut bien laisser bouillonner les esprits …

                    Mais quand-même ! les résultats concrets de nos sociologues actuels me semblent de plus en plus inquiétants !!!


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Curel Didier

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