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Accueil du site > Actualités > Société > Les agriculteurs, abandonnés à la loi de la jungle

Les agriculteurs, abandonnés à la loi de la jungle

Il y a trente ans, la PAC garantissait des prix planchers qui garantissaient un minimum de revenus et une visibilité pour l’avenir. Avec la déréglementation et la baisse des aides, les agriculteurs sont abandonnés à la dure loi du marché, avec des revenus qui peuvent baisser de 40% en un an  !

Les hommes comme variable d’ajustement
 
Les chiffres du ministère de l’agriculture font froid dans le dos. Bien sûr, certains diront que les céréaliers ont aussi profité de l’envolée des cours des céréales, mais après une baisse de 30% en 2013, leurs revenus ont chuté de 40% cette année, à 11 500 euros annuels en moyenne, 50% sous le niveau moyen… Les bonnes récoltes, du fait d’une météo favorable, ont fait plongé les prix, et les revenus avec. Les producteurs de fruits et les éleveurs de bœufs ont également les victimes du jeu de massacre du marché, avec des revenus sous la barre des 15 000 euros de revenus annuels. En revanche, pour une fois, les producteurs de lait s’en tirent mieux, avec des revenus en hausse de 30%, à 30 000 euros.
 
Pire, ces froides statistiques ne rendent compte que d’une partie de la dureté de ces évolutions. D’abord, il ne faut pas oublier qu’aussi basses soient-elles, il s’agit de moyennes, ce qui signifie que pour beaucoup d’agriculteurs, la réalité est encore pire. Et cela ne prend pas en compte non plus le temps de travail, assez souvent très important, et qui ramène les revenus horaires à un niveau totalement indécent. Et que penser des suicides ou des symptômes d’épuisement professionnel, dont on sait malheureusement qu’il touche particulièrement les agriculteurs, ce qui est tristement normal étant données la faiblesse de leurs revenus et leur extrême variabilité. Qui pourrait vivre de la sorte à part eux ?
 
L’horreur et la folie du laisser-faire

Malheureusement, cette situation n’est pas nouvelle. Chaque année, de nouveaux cas montrent l’abandon de cette profession si importante à cette loi de la jungle cruelle et inhumaine. Pendant l’été 2013, c’étaient les producteurs d’ail, de lait et de viandes qui allaient particulièrement mal. Plus récemment, c’étaient les producteurs de pêches qui souffraient de la concurrence délétère de l’Europe du Sud. Bref, les revenus de la profession semblent davantage suivre les règles d’un jeu de hasard qu’autre chose. Une bonne indication sans doute de ce que produit l’application non encadrée de la loi du marché. Faut-il y voir ce que serait une société néolibérale où le marché ne serait pas entravé ?

Le plus effarant est que toutes ces statistiques ne provoquent pas une remise en question de notre politique agricole. Les agriculteurs ont été abandonnés à une loi de la jungle absolue, alors que le système précédent, certes bien moins libéral, avait montré sa capacité à développer l’agriculture de notre continent tout en fournissant des mécanismes de régulation évitant de telles variations, même s’ils n’étaient sans doute pas parfaits. Bizaremment, aujourd’hui, presque personne ne semble vouloir remettre cette logique en cause, nos gouvernements se contentant de jouer aux pompiers avec des aides temporaires, que l’UE, jamais à une horreur près, exige parfois de faire rembourser !
 
Merci aux agriculteurs de continuer à travailler dans des conditions aussi difficiles et inhumaines que le dogmatisme néolibéral, l’aveuglement et l’insensibilité de nos dirigeants ne remettent pas en cause. Dans quelles conditions laissons-nous travailler ceux qui nous nourrissent ?

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86 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 19 décembre 2014 11:31

    Tout système d’aide est pervers.

    La PAC a été utilisée par les plus gros et les plus malins pour conforter leurs positions de leaders au détriment des petits qui ont peu à peu disparu.

    Maintenant, les gros éliminent les moyens pour occuper une position de monopole.

    Tout cela n’est pas le fruit du hasard, mais une stratégie de la FNSEA.
    Pourquoi ne parlez-vous pas de cette organisation dans votre article ?

    L’enjeu n’est pas entre agriculteurs et non agriculteurs, mais entre gros et moyens agriculteurs.

    Les gros ne sont même plus agriculteurs, d’ailleurs, mais industriels de l’agro-alimentaire, salariant techniciens agronomes et mécaniciens/conducteurs d’engins polyvalents.


    • howahkan Hotah 19 décembre 2014 13:47

      tu as raison, ne nous aidons jamais c’est très pervers....
      chacun pour soi...alors tu dois bien aimer ce monde..


    • Diogène diogène 19 décembre 2014 14:10

      Ou bien je me suis exprimé trop rapidement, ou bien tu le fais exprès, alors je vais développer pour éviter les malentendus.

      Quand je dis que tout système d’aide est pervers, je veux exprimer l’idée selon laquelle un remède peut être pire que le mal quand il ne s’attaque pas aux causes réelles du mal mais aux symptomes ou aux apparences.

      Un exemple :
      dans les années 60, le département du Nord était celui qui abritait la plus grande proportion de filles mères du pays. Souvent abandonnées par leur famille et sans emploi, elles représentaient des cas de détresse grave.
      Une association caritative a alors organisé un accueil des mères et des bébés financé par le travail des unes pendant que les bébés étaient gardés par les autres. C’était l’association qui trouvait les emplois grâce à son réseau.
      Trouvant la chose merveilleuse, le Conseil Général a vite récupéré l’idée et s’est empressé de voter une subvention permettant aux jeunes femmes de ne plus avoir à travailler...
      Résultat : des gamines se sont fait engrosser pour profiter de l’aubaine.

      Quelle était la solution ?
      La première formule était déjà préférable à la deuxième, mais cela ne résolvait pas la question de la misère sexuelle et de la misère tout court dans le département.

      Dire que toute aide a des effets pervers ne signifie pas qu’il ne faut rien faire.
      Cela signifie que des aides ne peuvent être que provisoires et permettent d’assurer le relais avec les vraies solutions. Sinon, c’est reculer pour mieux sauter.

      La subvention du Conseil Général du Nord n’a aps réglé la question de l’emploi et de la qualification dans le département, pas plus que la PAC n’a réglé la transformation sociologique d’un pays rural en pays urbaine.

    • Pere Plexe Pere Plexe 19 décembre 2014 16:20

      La FNSEA à de fait dirigé le ministère de l’agriculture pendant des décennies.

      Et accessoirement founit quelques ministre à l’UMP/RPR.
      Cette politique est donc celle pour laquelle les agriculteurs ont voté à travers les élections professionnelles.

    • howahkan Hotah 19 décembre 2014 16:32

      je comprends ....c’est un peu , beaucoup meme , un cul de sac....

      je ne sais pas si tu t’es exprimé trop rapidement..cela ne te correspondait pas par rapport à ce que tu dis en général, merci de tes mots donc, je retire les miens !! ..

      mais tout ceci reste , pour moi et plein de monde, ,dans une société ou les gens du bon peuple vivent les uns contre les autres en competition ,ce qui est initié par ceux qui dirigent ,qui sont des voleurs du collectif..demain le chômage peut être intégralement éliminé...il suffit juste de le vouloir et donc de partager le travail qu’il y a à faire..or ceux qui pourraient initier le départ de cela qui sont les parasites du dit système ne vont pas le faire car on se dirige alors vers une société moins inégalitaire....voir pire pour eux c’est à dire sans competition organisé par eux meme...

      si on laisse faire ce système sans aucune aide, il n’est plus du tout viable très rapidement car la compétition toujours truquée bien sur engendre le fait que la masse perd et comme il n’y a pas de fin, elle va tout perdre...sauf si le maître donne des aides financières ..si la maitre fait cela c’est pour continuer à abuser le bon peuple qui lui est en compétition contre tout le monde..il essaye de maintenir une pression entre pas assez pour vivre et assez pour vivre...pour le bon peuple..avec quelques favorisés la dedans....qui eux aussi sont maintenant en diminution....cela dit en europe il y a encor ede la marge ,mais pas pour tous..

      les aides sont alors les miettes que le croyant du dimanche donnait aux pauvres...

      alors ni dieu, ni maître , il va aussi falloir rajouter ni business, ni competition.car cela = guerres......mais là imposer cela ne se peut je pense...surtout que on y croit dur comme si c’était là comme le soleil et le vent.....

      alors cet éveil des humains, ? on attend....

      salutations...


    • Tillia Tillia 19 décembre 2014 20:32

      Oui c’est effectivement pervers, grâce à la PAC nos paysans ne savent pas quel est le prix réel du marché et ils ne savent pas si ce qu’ils vendent vaut bien ce pourquoi ils reçoivent des aides.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 07:51

      Ce sont les Traités européens qui ont organisé la compétition entre salariés, puisqu’il n’y a pas alignement des salaires.


      Il existe un SMIC agricole en France, mis pas en Espagne, ni en Allemagne.
      D’où une concurrence déloyale, aggravée par « les travailleurs détachés ».

    • COURTILLE COURTILLE 20 décembre 2014 20:31
      La FNSEA est infestée par les lobbys de l’agrobusiness, cela n’est pas nouveau,
      La FNSEA est une fédération d’UNE agriculture ( si on peut encore l’ appeler comme ça ) dépassée, leur seul intérêt c’est de poursuivre dans la voix pesticides et OGM de manière à faire plaisir à ceux qui les financent c’est à dire les gros semenciers et les labos des produits phytosanitaires.
      M. Xavier BEULIN est président de la transnationale appelée SOFIPROTEOL, qui pèse cinq miliards d’euros de chiffre d’affaire.On comprend mieux pourquoi par exemple on réduit le crédit d’impôt destiné à soutenir la conversion au bio mais pas touche aux aides publics accordées au bio-carburant (Agrice) ou plutôt nécrocarburant comme le souligne Fabrice Nicolino. On n’est jamais mieux servi que par soit même pour ce faire financer avec l’argent des contribuables !
      La FNSEA est le syndicat de l’étranger :l’ambassadeur américain à Paris Craig Stapleton explique qu’un syndicat agricole français (FNSEA) conseille aux États-Unis de prendre des mesures de rétorsions envers la France pour pousser le pays à accepter les OGM. Dossier spécial Territoires « Lobbying, conflits d’intérêt, corruption »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Beulin

      http://www.charliehebdo.fr/news/hors-serie-malbouffe-lobby-agroalimentaire-824.html


    • jalin 19 décembre 2014 12:43

      Article assez médiocre qui passe complètement sous silence les dégâts qu’ont causé la PAC en Afrique :

      http://www.euractiv.fr/sections/agriculture-alimentation/lue-devrait-tenir-compte-des-consequences-mondiales-de-la-pac


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 décembre 2014 13:38

        vous proposez visiblement de déshabiller Pierre pour habiller Paul ; une perspective assurément enthousiasmante...


      • jalin 19 décembre 2014 14:22

        Eh bien, la PAC c’est exactement ça déshabiller Pierre pour habiller Paul, mais ça vous échappe complètement. A votre avis d’où vient l’argent des subventions de la PAC ? Il tombe pas du ciel...

        Déshabiller Pierre pour habiller Paul, toute décision et choix de politique économique fait toujours des gagnants et des perdants, c’est la base même de l’économie. Pour le moment la PAC contribue à démolir les petites exploitations agricoles africaines entrainant des flux migratoires vers la France, et le même Herblay, qui par ailleurs défend le même programme économique que le FN, nous dira qu’il faut fermer les frontières à l’immigration.


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 08:02

        Jalin,
        La majorité des migrants vient des guerres de l’ OTAN, en partie des aides à l’agriculture européenne, et la conséquence de la corruption de nombre de dirigeants africains.


        Ceci dit, la PAC est la plus grosse partie du budget européen.
        Bruxelles ne produit rien, à part des fonctionnaires.
        Ce sont les 28 pays qui aliment le budget européen avec nos impôts.

        C’est la répartition de la PAC qui pose problème, 80% va aux plus gros producteurs.
        Les autres se répartissent ce qui reste. Un agriculteur français se suicide tous les deux jours.

        C’est dans la logique de l’ UE : favoriser l’agriculture intensive et industrielle, à l’opposé de l’agriculture à taille humaine qui est la base des terroirs français.

      • COURTILLE COURTILLE 20 décembre 2014 21:03

        ---« C’est dans la logique de l’ UE : favoriser l’agriculture intensive et industrielle, à l’opposé de l’agriculture à taille humaine qui est la base des terroirs français. »---

        Tout à fait FIFI , et on a un exemple type avec le Président de la FNSEA , le nommé Xavier BEULIN ; 
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Beulin
        http://www.charliehebdo.fr/news/hors-serie-malbouffe-lobby-agroalimentaire-824.html

        A lui tout seul il est une synthèse de tout ce qui fait mal à notre agriculture et à la France !


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2014 07:33

        Courtille,
        C’est bien pour cela qu’il faut se rassembler provisoirement pour sortir de l’ UE.
        La France verse plus de 20 milliards par an au budget communautaire, et récupère 14 milliards essentiellement sous forme de subventions à la PAC.


        En quittant l’UE, on récupère cette vingtaine de milliards qu’on peut utiliser pour promouvoir une agriculture qui protège à la fois l’agriculture traditionnelle, la santé des sols et celle des Français.

        « Il faut sauver l’agriculture française » par Asselineau


      • howahkan Hotah 19 décembre 2014 13:45

        Et alors c’est leur loi comme celle de la majorité des humains..tout pour ma gueule ,rien que ma gueule et merci mon dieu..

        le jours ou c’est votre tour d’être démoli par son système adoré certes ça doit faire drôle..

        environ 95% des humains n’ont pas encore compris que compétition signifie tout cela , comme les guerres, les tortures, les destructions et bien sur 1% de gagnants pour 99 % de perdant au final..


        • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 19 décembre 2014 14:16

          Comme le Loto que tout le monde plébiscite...


        • howahkan Hotah 19 décembre 2014 16:45

          oui par exemple.....mais pas tout le monde.....
          il y a la bourse aussi , le casino , ici en Irlande il y a les bookmaker qui ont pignons sur rue et ou on parie sur tout ...etc .......

          l’appât du gain meme psychologique,genre : je suis génial ! ce qui est issu des mêmes mécanismes de la pensée ..à laquelle on ne connait rien, on ne sait pas que c’est une sorte de machine etc

          c’est un puissant moteur bien sur.....
          « on » nous fait penser que c’est le seul..........qui est ce « on »..cherchons ceux qui dirigent...

          manque de curiosité pour soi meme...et sa vie....

          ciao..


        • foufouille foufouille 19 décembre 2014 13:47

          pour rappel, un agriculteur met tout dans ses charges. la MSA prend aussi en compte les crédits pour le RSA. le reste à vivre parait donc très faible car le logement personnel, voiture, etc est dans les charges.
           


          • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 19 décembre 2014 14:18

            La loi de la jungle, elle s’étend progressivement à toute la planète, à travers presque toutes les catégories socio-professionnelles...


            • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 19 décembre 2014 14:20

              Grattez le vernis de la « civilisation », en-dessous c’est l’horreur.


            • 1984 19 décembre 2014 15:45

              Sauf que la « loi » de la jungle ça n’existe pas ! C’est une expression pour faire accepter des horreurs en les faisant passer pour normales !
              Cessons d’utiliser le langage de l’ennemi ou nous sommes perdus d’avance.


            • alinea alinea 19 décembre 2014 14:58

              Oui, sans doute veut-on nous faire pleurer sur les céréaliers !!
              Plutôt que brûler les brebis anglaises, massacrer le ragondins, si les agriculteurs demandaient juste qu’il n’y ait plus de spéculation sur la nourriture, cela irait beaucoup mieux.
              Mais, c’est une autre paire de manches, hein, de s’attaquer à la main qui les nourrit ; alors on pleure quand, comme de juste, cette main, cette manne est moins juteuse !
              Qu’ils fassent de la bio - on importe 60% de notre consommation-, qu’ils conservent leurs graines, qu’ils arrêtent les intrants, qu’ils stockent leur surplus, une année, pour compenser un manque une autre ; bref, qu’ils reprennent leur vie en main !
              Et que le consommateur moyen cesse de voir les choses par le filtre officiel ! Notre survie est dans les mains des paysans ; d’abord qu’ils arrêtent de nous empoisonner pour subventionner Bayer, qu’ils arrêtent de polluer notre eau notre air, qu’ils cessent de tuer le sol.
              Après, on en reparlera.


              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 08:15

                alinea,
                Ce serait plus facile, si nous n’étions pas dans l’ UE...

                L’UE prend des mesures complètement à contre courant de l’agriculture bio :

                - 80% de la PAC va aux plus gros producteurs, et pas aux petits.

                - Elle a interdit de se soigner par les plantes depuis 2011

                - Elle a imposé le maïs OGM TC 1507 contre l’avis de la majorité des pays européens.

                - Elle a augmenté les taux autorisés de pesticides.

                - Les poulets chlorés seront autorisés

                - le gaz de schiste est à l’agenda européen

                - les farines animales nourrissent les poissons d’élevage.

                - 10% d’huiles de vidange dans les huiles alimentaires etc

                Et elle vient de supprimer les projets sur l’environnement.


              • barrere 20 décembre 2014 09:55

                vue de l’esprit......

                a moins de consacrer 50% de votre revenu à se nourrir. Vous êtes prêt ?


              • alinea alinea 20 décembre 2014 10:48

                C’est déjà ce que je fais barrere !! du coup je ne coûte pas cher à la sécu !!
                À manger mieux, nous serions plus sains, à être plus sains nous n’aurions plus besoin de médocs pour tenir, nous serions moins cons à tout gober, plus légers à se mouvoir, plus énergiques pour sauvegarder notre équilibre et la qualité de notre vie ! mais cet équilibre et cette qualité, la plupart ne l’a déjà plus !!
                À cultiver mieux, nous couperions l’herbe sous les pieds de Bayermonsanto and co ; à manger local, on coupe l’herbe sous les pieds des spéculateurs... enfin bref, je n’y vois que du positif !!
                À manger mieux, on mange moins aussi !! Et si on ne gaspille plus, alors là, c’est le top !


              • foufouille foufouille 20 décembre 2014 11:30

                "À manger mieux, nous serions plus sains, à être plus sains nous n’aurions plus besoin de médocs pour tenir’
                on y croit. le virus ebola, ça te dit pour vérifier ?


              • alinea alinea 20 décembre 2014 23:21

                quelle mauvaise foi foufouille !!! Ça m’énerve !


              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2014 07:43

                foufouille,
                Le virus Ebola se soigne vite fait avec l’homéopathie, Veratrum Album.

                « L’arnaque du virus Ebola »

                Les labos attendent de trouver un vaccin, pour en inonder tout le continent africain.


              • foufouille foufouille 21 décembre 2014 11:12

                @alinea
                ce n’est pas de la mauvaise foi mais mon opinion.
                sinon, il suffirait d’imposer un régime alimentaire pour éviter les ennuis de santé.
                à part le régime méditerranéen qui diminue les risques cardiaques, le reste est bidon.
                sauf en cas de bouffe chimique qui augmente les risques d’usure de l’organisme.


              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2014 08:22

                alinea,
                Les choses se compliquent, des multinationales investissent dans le bio.
                Texte de Kokopelli : « Le bio piraté »


              • lsga lsga 19 décembre 2014 15:10

                Les agriculteurs vont faire faillite, « leurs » terres vont être racheté par les multinationales, se faisant, ils deviendront des prolos comme les autres, et au lieu de voter Marine Lepen ils viendront grossir les rangs du courant progressiste révolutionnaire.
                 
                Il ne restera plus alors qu’à collectiviser ces terres, qui seront exploitées de manières automatiques par des machines. Chacun sur cette planète pourra alors voter sur la manière dont ces terres doivent être cultivées.
                 
                Vivement.


                • Diogène diogène 19 décembre 2014 15:19

                  tiens ?

                  un scenario de SF

                • lsga lsga 19 décembre 2014 15:22

                  de Hard Science FIction alors.


                • Nestor 19 décembre 2014 18:37

                  Salut Isga,

                  « Il ne restera plus alors qu’à collectiviser ces terres, qui seront exploitées de manières automatiques par des machines. Chacun sur cette planète pourra alors voter sur la manière dont ces terres doivent être cultivées. »

                  Rien à foutre de tes machines Isga ! J’aime faire marcher mes bras et mes jambes, me crever le cul à patauger dans la gadoue par n’importe quel temps ... Plus c’est dur et plus c’est bon ... C’est de cette façon là que je sais que je suis en vie, être trempé des pieds à la tête et jusqu’aux os ... Les efforts physiques et mentaux j’aime, ça me procure de la joie ... Le soir venu devant mon assiette de soupe je sais que je la mérite ! 

                  Quand à tes multinationales si elles s’implantent en volant nos frères elles n’iront pas loin à un moment donné on les dégagera  !


                   


                • lsga lsga 19 décembre 2014 18:42

                  bin va courir dans la boue 10 heures par jour 5 jours par semaine si tu veux : libre à toi.
                   
                  Reprend l’énoncé plus haut, remplace multinationales par grosse entreprise nationale, et tu auras le même énoncé. A un moment donné, très rapidement, tu auras une ou deux très grosses entreprises nationales qui posséderont toutes les terres. C’est le fonctionnement normal du Capitalisme.


                • Nestor 19 décembre 2014 21:20

                  « bin va courir dans la boue 10 heures par jour 5 jours par semaine si tu veux : libre à toi. »

                  Ben libre à toi de compter sur tes robots pour nourrir les tiens et le monde ! Je voie plutôt un futur ou tout le monde aura besoin de tout le monde  !


                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2014 07:45

                  La Gaz de schiste est à l’agenda européen, les terres seront rachetées par des pétroliers...
                  Douce france, cher pays de mon enfance ....


                • mister dust mister dust 19 décembre 2014 15:35

                  un des problème des agriculteurs, c’est leur syndicat, la fnsea, un syndicat de droite adepte de la sur production. en fait le problème, ce n’est pas le syndicat mais plutôt ses adhérents. en effet il est normal pour un agriculteur qui possède 100 ha ou plus d’adhérer à ce syndicat mais que penser de l’adhésion de ceux qui possèdent 20 vaches, une 50aine de mouton ou un petit élevage de volaille. ceux là se tirent un véritable coup de fusil dans le pied :D et après, il ne faut pas se plaindre des conséquences de cette politique, effectivement destinée à virer les petits et concentrer les moyens de production. évidement tout cela ne peut se faire tranquillement qu’à condition que le grand public n’ai pas information des conséquences fâcheuses sur la qualité de notre alimentation, ni sur celle dévastatrices sur notre environnement, ni sur la désertification des campagnes vu qu’il n’y a quasiment plus d’agriculteurs. vous voulez empêcher ça ? MANGEZ BIO ils z’aiment pas ça, à la FNSEA :D


                  • lsga lsga 19 décembre 2014 15:55

                    1. La concentration des moyens de production n’est pas une politique, mais la simple conséquence du Capitalisme. Si les grandes multinationales produisent 1000x moins cher que les petits agriculteurs, et baissent les prix au point que ceci ne peuvent plus suivre, font faillite, et se font racheter leurs terres : ce n’est pas le fruit d’une politique. C’est le simple capitalisme.
                     
                    2. On peut produire industriellement de la qualité. La qualité artisanale était en moyenne inférieur à la qualité industrielle. Seul on survécut les artisans de luxe, ce qui fait croire que l’artisanat est de meilleur qualité. Toutefois, aujourd’hui encore, vous pouvez comparer la qualité moyenne des petits boulanger, qui globalement font un pain dégueulasse, avec la qualité du pain chez Paul, qui est à peu prêt correct, et vous en aurez une bonne illustration. Bien entendu, le super boulanger meilleur ouvrier de France est hors norme.
                     
                    3. Le Bio est aujourd’hui produit industriellement. La majorité des produits bio sont hors sol.
                     


                  • Diogène diogène 19 décembre 2014 16:27

                    @ mister dust


                    vous écrivez :

                    « ...que penser de l’adhésion de ceux qui possèdent 20 vaches, une 50aine de mouton ou un petit élevage de volaille. ceux là se tirent un véritable coup de fusil dans le pied. »

                    Alors, que penser des victimes du système qui votent pour le système ?
                    Pourtant, ils sont la majorité (des votants !).

                  • Diogène diogène 19 décembre 2014 16:42

                    Les petits agriculteurs n’ont pas non plus le choix de leur banque s’ils veulent bénéficier de prêts à taux bonifiés et financement de matériel garanti auprès du vendeur !

                    Ils sont obligés d’avoir un compte au Crédit Agricole, la banque qui a le plus trempé dans les manipulations financières et les produits toxiques, qui a accumulé les plus lourdes pertes et entraîne derrière elle tout un secteur économique.

                  • alinea alinea 19 décembre 2014 17:10

                    On n’a rien sans rien, ou contre rien plutôt ; au début des années quatre-vingt,ils ont cru au père noël ; ils ont cru qu’on leur donnait des sous, les cons ; ils ont perdu leur âme, bon ils compensaient dans la bouf congelée, maintenant ils perdent leurs tunes, demain leurs terres !!
                    Il est pas beau le Père Noël ?


                  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 08:37

                    mister dust,
                    La FNSEA ne vaut pas mieux que les Syndicats dits « ouvriers », financés par Bruxelles à travers la Confédération européenne des Syndicats....


                    C’est l’ UE qui impose une agriculture productiviste, intensive et industrielle. article 39 du TFUE.

                    Article 1 :« La Politique agricole commune a pour but d’accroître la productivité, en développant le progrès technique, le développement rationnel de la production, et l’emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main d’oeuvre. »


                    Traduction :
                    Une agriculture avec beaucoup d’intrants, de machines, de surfaces, donc de gros investissements, et le moins possible de salariés.

                    Quand les prix baissent et que l’agriculteur ne peut plus rembourser, il fait faillite, et parfois se suicide.
                    (1 suicide tous les deux jours) Comment cela est arrivé ? C’est expliqué dans cette courte vidéo : « L’euro est dans le pré ».

                  • ahtupic ahtupic 19 décembre 2014 17:12

                    Je ne vais quand même pas verser une larme sur le sort d’une des catégories, après les politiques, les plus assistés de France. De plus, des profiteurs, des pollueurs, des empoisonneurs, des emmerdeurs Le pire c’est pas eux qui font marcher le commerce. Tous des Callimero.


                    • ahtupic ahtupic 19 décembre 2014 17:17

                      J’oubliais : des casseurs jamais sanctionnés, les souteneurs du pouvoir, des sangsues.


                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 08:41

                      ahtupic,
                      Je crois que vous confondez les gros agriculteurs, avec les petits.
                      Cela a-t-il un sens de comparer le CAC40, avec un maçon ou un menuisier ?
                      L’agriculture française était essentiellement constituée de petits et moyens agriculteurs.
                      Je dis « était », car il n’en reste presque plus.


                    • ahtupic ahtupic 20 décembre 2014 21:41

                      Qu’appelez-vous gros ou petits (conducteurs d’engins ou spéculateurs mais pas agriculteurs) ? Dans ma région avec 100 ou 200 hectares, ils vivent très bien. 30000 ou 60000 euros de PRIME PAC par an(le site n’est plus accessible, bizarre, non ?), ca fait rever un paquet de smicards. Il suffit d’avoir de la terre et de faire travailler les autres.


                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2014 07:51

                      Ben justement, ça suffit plus..., surtout pour ceux qui passent sous les fourches caudines des centrales d’achat des grandes surfaces...


                      Si un agriculteur se suicide tous les deux jours, c’est qu’il y a bien un problème.

                      Si vous ouvriez les liens, vous sauriez comment cela se passe depuis le Traité de Maastritch, pour des milliers d’agriculteurs français.

                    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 décembre 2014 19:16

                      Ou avez vous vu que c’est « la loi de la jungle » ou « libérale » ?????


                      Y’en a qui méritent des baffes par leur ignorance de ce qu’est le libéralisme.

                      Le libéralisme c’est la même règle pour tous. C’est pas la loi de la jungle. Rien à voir avec la PAC.

                      Y-a pas plus d’administré que la PAC. L’agriculture Européenne n’est en aucun cas libérale, elle est « subventionnée ». C’est aucunement un marché « libre ».

                      C’est même 40% du budget européen. C’est de la pleine redistribution socialiste et Keynésienne....

                      Sauf que ces cons font les subventions en fonction de la surface.....
                      Moralité plus t’as de surface plus t’as de l’argent administré...

                      Tu gagnes plus d’argent en produisant 10 tonnes avec 50 hectares que 10 tonnes avec 2 hectares....
                      Donc celui qui a e plus d’hectares est plus compétitif que celui qui en a moins......

                      C’est con ? $
                      Mais c’est comme ça l’interventionnisme de l’Europe.....C’est de l’économie administrée. 

                      C’est pas de « réglementations » qu’a besoin l’agriculture, mais de « déréglementations ».....

                      C’est tellement facile de dire que c’est le « marché libre »....Sauf qu’il est pas libre le marché.


                      • mmbbb 19 décembre 2014 22:45

                        Par Spartacus il me semble aussi qu’au USA l’agriculture est subventionnee et que les prix sont casses comme le mais


                      • Spartacus Lequidam Spartacus 19 décembre 2014 23:14

                        @mmbbb

                        Le sujet de cet article n’est pas l’agriculture Américaine. Effectivement l’Amérique n’est pas libérale.

                        Subventionner n’est pas bien, mais le faire sur autre chose que le profit ou l’efficience, c’est depuis le début de la CEE une absurdité. 

                      • Jeff84 20 décembre 2014 05:54

                        Toujours pareil, ils gueulent à l’anti-libéralisme, en montrant les secteurs qui sont les moins libéraux, comme la finance, la santé, l’éducation, l’agriculture... alors que justement, ce sont les secteurs qui ont été bousillés par le socialisme.

                        Les quelques secteurs qui sont encore libres, même si ca ne va pas durer, comme la téléphonie, internet, on n’en parle pas !

                      • Spartacus Lequidam Spartacus 20 décembre 2014 10:36

                        Pas sur que la téléphonie ou l’Internet soit « libre ».

                        Les réactions de Montebourg l’on démontré récemment.

                        Pour diffuser il faut des « autorisations ». 

                        En France Bouygues avec son poids (média) a tout fait pour bloquer les nouveaux arrivants à disposer de nouvelles fréquences.

                        Free a acheté « libération » pour plus qu’on le gène et montrer que c’était un gentil socialiste. En plus ça lui a donné une ouverture des fonds de la caisse des dépôts pour faire son expansion internationale par acquisitions. 

                        Numéricable vient d’acheter « libération », en compensation pour plus qu’on le bloque. Quand vous voyer son Boss, c’e’st sur il est pas de gauche.....

                        Pour disposer des droits téléphoniques, il faut disposer de média dans la poche.....C’est pas un marché « libre ».
                         

                      • Jeff84 20 décembre 2014 11:33

                        Oui, je voulais parler du matériel. C’est évident que les opérateurs sont du bon gros capitalisme de connivence, puisqu’il y a une barrière à l’entrée étatique monumentale.

                        C’est numéricable qui a racheté libé, pas Free.

                      • Claude Simon Gandalf 19 décembre 2014 19:50

                        Il n’y a pas d’idéologie économique valide en agriculture.


                        Ils souffrent autant des excès administratifs, que du libéralisme, que de son absence (loi du plus fort par la grande distribution ou du plus gros par la PAC) que du corporatisme de certains aux détriments d’autres, que des réseaux, que des accords politiques (vente de TGV au Maroc au profit de la tomate marocaine par les politiques et donc au détriment de la tomate française par ex), que des sanctions americano-bruxelloises envers la Russie, de la mondialisation ou de son absence, de l’irrationnalité des prix ou du manque de circulation de l’information, du corporatisme ou de son absence, de la spéculation des négociants ou de leurs propres spéculations.

                        Bref, un agriculteur souffre d’une idéologie, ou d’une contre idéologie.

                        Mais le premier chef est la météorologie et les aleas de production, d’où loi du marché oblige (ou régulation très tatillonne par produit avec des aleas imprévisibles, mais ceux sont des fonctionnaires en plus).
                        Le métier d’agriculteur se doit de rester extrêmement pragmatique avant tout.



                        • Jeff84 20 décembre 2014 05:57

                          Le libéralisme n’est pas une idéologie, c’est l’absence d’idéologie, la simple application des libertés constitutionnelles.


                        • JL JL 20 décembre 2014 08:49

                          Ne dites pas n’importe quoi, Jef84, et cultivez vous un peu avant de venir étaler une connaissance que vous n’avez pas.

                          Si la mondialisation libérale peut se répandre aussi facilement, c’est justement parce qu’elle contourne et ou détruit les constitutions nationales : le libéralisme est l’universalisme du néant, en l’occurrence du non-droit.


                        • Spartacus Lequidam Spartacus 20 décembre 2014 10:51

                          @JL

                          Jeff a raison. Vous avez tors.

                          Ce n’est en aucun cas le « non droit ». Le non droit c’est l’anarchisme.

                          Pour faire simple le libéralisme c’est une règle équivalente et identique pour tous. Quel que soit votre niveau de vie, votre richesse ou vos opinions, votre pays. 
                          Le libéralisme c’est la responsabilité sans utiliser l’argent des autres arraché par coercition pour arriver à ses fins. 

                          Le libéral accepte la concurrence et la remise en cause de ses acquis. 

                          Dans un monde libéral, les impôts sont le même pourcentage pour tous, les niches fiscales n’existent pas. 
                          Les subventions d’état n’existent pas. 

                          L’assistance volontaire et la solidarité individuelle prévôt sur l’assistance forcée.

                          Le libéral fait la différence entre la société et l’état. Le socialiste croit que l’état c’est la société. 

                          Le libéral c’est que c’est l’échange qui créee la richesse et qu’elle est dynamique et variable. 

                          Le socialiste croit qu’elle est statique et partageable comme un saucisson. Il ne comprend pas la dynamique du capital

                        • alinea alinea 20 décembre 2014 10:52

                          Bien sûr que si, le libéralisme est une idéologie !! la pire qui soit, certes, mais idéologie quand même. Avec ses penseurs, ses dévots ses servants ses complices ses esclaves et ses victimes...


                        • Jeff84 20 décembre 2014 11:51

                          @JL : c’est à cause de gens comme vous, qui répètent comme des perroquets ce qu’ils ont appris, sans se documenter, que j’ai ignoré aussi longtemps ce qu’était réellement le libéralisme,

                          Le libéralisme, c’est la liberté, l’égalité de droit et la propriété. C’est tout. Je laisse les autres faire ce qu’ils veulent (et s’ils me nuisent, j’en demande réparation), je traite tout le monde en égal, et je ne prends pas ce que les autres ont construit de leurs mains. Et pour cela, j’ai besoin d’un état qui fasse respecter ces principes simples.
                          Pas de conneries de lutte des classes, de monter les gens les uns contre les autres, de mondialisation (autre que traiter les étrangers en égaux), d’anarchie, etc, etc. Chez les socialistes, il y a autant que (fausses) définitions du libéralisme que de personnes.

                        • Claude Simon Gandalf 20 décembre 2014 12:01

                          Le libéralisme pourrait fonctionner en agriculture si l’atomicité des fournisseurs (paysans) et des acheteurs (grande distribution) était équivalente. Car au dessus du fonctionnement de ladite « loi du marché », il y a la « loi du plus fort ».

                          Le fait que ce soit les agriculteurs, les négociants, ou une instance dite indépendante qui organisent le marché les déséquilibrent également d’une façon ou d’une autre.

                          Par ailleurs, l’article 50 du TFUE précise qu’il est interdit de vendre en deça des charges variables.
                          Or, ce n’est pas toujours le cas en agriculture. Voilà donc une origine possible des subventions.

                          Quoiqu’il en soit, si un agriculteur se veut de perdurer, il est indispensable qu’il sache se jouer de l’idéologie comme le fait le grand capital (un jour libéral, l’autre jour keynésien, puis l’autre jour politique, etc). Car les forces anti-agricoles sont tenaces dans ce pays (connivence banque/politique, boboïsation, par ex). Il est souvent considéré comme la base de la pyramide sociale, et se doit donc de déjouer les tords et travers que d’autres corporatismes ou concurrences à l’échelle internationale peuvent lui jouer.

                          Si un paysan est persuadé du bien-fondé du libéralisme comme unique idéologie de sa profession, il risque d’être le gogo de cette aliénation. 
                          Cependant, le libéralisme lui est utile en tant que force de rappel puisqu’il ne maitrise pas tout les aleas propres à son métier.
                          Le socialisme français, lui indique qu’il doit produire politiquement correct (moins de pesticides, d’antibiotiques respect de l’environnement et lutte contre l’érosion) afin d’adapter son offre à la demande. Mais les illusions, trahisons et magouilles d’autres corporations (vétérinaires, industrie agro-alimentaire, dumping étranger) sont nombreuses dans ce domaine.



                        • JL JL 20 décembre 2014 12:20

                          jeff84,

                          sauf que votre libéralisme de bisounours n’est pas possible dans un monde qui n’est pas peuplé que de bisounours, loin s’en faut.

                          Apprenez que je ne répète rien que je n’aie approuvé moi-même.


                        • Jeff84 20 décembre 2014 13:07

                          Et pourquoi pas, si on a une justice, une police et une armée ?


                        • Claude Simon Gandalf 20 décembre 2014 13:43

                          On ne peut être libéral que si tout le monde est libéral. Or c’est loin d’être le cas, Jeff. 

                          Une économie forte se fait avec toutes les idéologies économiques, et non pas une seule.
                          Si une idéologie est trop prégnante, prenons le corporatisme, protectionnisme, keynésianisme, communisme étatisme ou le libéralisme, il finit en abus , scandale, dérive et instabilité.

                          A contrario, la lutte entre idéologies économiques permet de répartir et stabiliser les intérêts et divergences de préférences idéologiques.

                          Donc inutile de sortir la police ou l’armée pour établir une tyrannie libérale hayekienne type Pinochet, c’est aller dans le mur.


                        • Claude Simon Gandalf 20 décembre 2014 13:44

                          Bref, un certain laissez- faire idéologique me semble plus adéquat.


                        • Jeff84 20 décembre 2014 17:01

                          Vous êtes fatigant. Le libéralisme n’est PAS une idéologie. C’est ce qui se passe par défaut, si on n’applique aucune idéologie.

                          Et l’allégation selon laquelle le libéralisme ne peut s’appliquer que si tout le monde est libéral ne passe même pas le test de logique le plus basique : dans un système libéral, qu’est ce qui empêche 10, 100, 1 million de communistes de se regrouper et de monter une commune ? Absolument rien. C’est au contraire le seul système qui permet à un nombre infini d’idéologies de coexister, puisque c’est une page blanche.
                          Quant à vouloir un peu de tout, c’est impossible sans dériver vers le système le plus étatique, car les hommes politiques veulent toujours tout contrôler. C’est ce qu’on voit en France : l’Etat représente aujourd’hui 57% du PIB, et ce nombre est en constante augmentation. Il ne peut pas s’arrêter.

                        • Claude Simon Gandalf 20 décembre 2014 17:15

                          @Jeff :Merci d’adhérer à ma vision plus haute du libéralisme, qui est de laisser faire les autres idéologies.


                          « l’Etat représente aujourd’hui 57% du PIB, et ce nombre est en constante augmentation. Il ne peut pas s’arrêter. » S’il ne s’arrête pas, il y a de fortes chances qu’il s’effondre de son obésité. Ou qu’il triche, usurpateur de la qualité monétaire qu’il incarne historiquement.

                        • Jeff84 20 décembre 2014 20:27

                          Absolument. Le problème, c’est qu’historiquement, un tel effrondrement mène plus souvent au dirigisme, comme le fascime, qu’à une marche arrière.


                          Je serais pour laisser faire les idéologues, bien entendu. Tant qu’ils ne veulent pas m’appliquer leurs élucubrations de force. Et c’est là que le bât blesse...

                        • alinea alinea 20 décembre 2014 23:28

                          "Système d’idées générales constituant un corps de doctrine philosophique et politique à la base d’un comportement individuel ou collectif : L’idéologie marxiste. L’idéologie nationaliste."

                          Allez lire monsieur Hayek, et on en reparlera du vide idéologique du libéralisme !!


                        • Jeff84 21 décembre 2014 07:13

                          Vous avez des questions sur ses travaux ?


                        • JL JL 21 décembre 2014 11:57

                          ’’Et pourquoi pas, si on a une justice, une police et une armée ?’’

                          Oui ? une police et une armée au service de quels intérêts ?

                          Une police privée ? Une armée privée ?

                          Ou bien une collusion entre pouvoir politique et pouvoirs économiques, autrement dit, un fascisme qui se dit libéralisme ? Mais est-ce que ce n’est pas précisément ce que vous combattez, à la différence près que l’armée et la police actuelles sont encore un peu - de moins en moins, hélas - au service de la démocratie et de l’intérêt national ?


                        • JL JL 21 décembre 2014 12:29

                          ’l’Etat représente aujourd’hui 57% du PIB’’

                          Représente ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

                          D’une part, ce n’est pas 57% parce que si on comptait comme les pays voisins, les cotisations sociales seraient à déduire.

                          D’autre part, l’État ne consomme pas cette part de PIB : il en est seulement le gestionnaire et^a pour mission de le distribuer ou l’investir conformément à une politique qui en principe est décidée démocratiquement. Une partie va à des intérêts privés - les marchés publics, les entreprises nationales, les aides sociales -, une autre est consacrée aux dépenses et investissements d’intérêt collectif (avec des recouvrements possibles, souhaités).

                          Mais cette manne intéresse des intérêts privés trop gourmands, et c’est probablement au service de ces intérêts que vous vous activez ici, jeff84.


                        • Jeff84 21 décembre 2014 16:46

                          La police, la justice et l’armée ne doivent à aucun prix être privées, sinon c’est la fin de l’état de droit.

                          Bon, apparemment vous ne savez même pas ce qu’est le privé, puisque vous y mettez les entreprises nationales et les aides sociales. Ou alors vous êtes de mauvaise foi. Dans tous les cas, je perds mon temps.


                        • alinea alinea 22 décembre 2014 00:01

                          Les aides sociales, elle ne vont pas à des privés ?? Ben ça alors !!


                        • JL JL 22 décembre 2014 09:42

                          ’’Dans tous les cas, je perds mon temps’’

                          Non Jeff84, comme tous les trollobyistes de ce site, c’est vous qui perdez le temps des autres. Vous êtes payé pour ça, ou bien vous y croyez vraiment, à cette idéologie de barons voleurs qui ruinent la planète ?


                        • Tillia Tillia 19 décembre 2014 20:49

                          L’Etat maintenant se mêle de tout ... et si il s’occupait un peu plus de ses fonctions régaliennes au lieu de faire le beau sur tous les front, ce qui est totalement improductif.


                          • Jeff84 20 décembre 2014 06:00

                            La justice, la police et l’armée ? Tous juste bons à faire des économies. C’est maintenant 4% du budget de l’Etat français.


                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 décembre 2014 21:06

                            Il ne s’agit pas « de notre politique agricole », mais de la politique agricole européenne.


                            L’agriculture ne fait plus partie des compétences des Etats, mais de celles de l’ UE,
                            articles 38 & 39 du TFUE.

                            Elle favorise les gros au dépend des petits et impose une agriculture intensive.
                             « L’euro est dans le pré »

                            Voici comment l’ UE conçoit l’écologie dans l’agriculture.

                            • Tillia Tillia 19 décembre 2014 22:40

                              Je vous laisse bouquiner 


                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 décembre 2014 07:48

                              Tillia,
                              Quel est l’intérêt de votre lien ?
                              Par contre sur la Politique Agricole Commune, vous avez un avis ?


                            • Tillia Tillia 21 décembre 2014 01:41

                              Ce n’est en aucun cas la politique agricole commune qui verse des subsides à la Principauté de Monaco pour ses 700 hectares et également à la reine d’Angleterre !

                              Faut garder bien les pieds sur terre. 

                              Les Etats européens, eux, ne veulent rien changer : une majorité (dont la Grande-Bretagne) refuse même de plafonner le montant des aides à 300 000 euros par exploitation (soit 3 900 exploitations touchées), comme l’a proposé la Commission, ce qui permettrait de limiter les dégâts. La France, elle, souhaite redistribuer ce budget plus équitablement, par exemple en accordant une surprime aux 50 premiers hectares, ce qui bénéficierait aux petits paysans. Une position très minoritaire pour l’instant : pas question de toucher au blé des riches paysans.
                              http://www.liberation.fr/economie/2013/02/06/les-cerealiers-gobent-la-pac-manne_879950
                               

                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2014 07:25

                              Evidemment que c’est la PAC qui finance la Principauté de Monaco & la Reine d’ Angleterre !
                              C’est à dire vos impôts !
                              La France ne contrôle rien du tout, l’agriculture ne fait plus partie des prérogatives des Etats.


                            • Le421 Le421 20 décembre 2014 08:33

                              L’agriculture est l’exemple type de ce qui se passe quand les gros manipulent les petits en leur faisant croire que c’est pour leur bien...
                              Et ça marche du feu de dieu !! Sauf pour les petits...
                              Mais si les gros commencent à souffrir, vite, on appelle les petits pour monter au front !!
                              Et vas-y que je te casse ceci, que je brûle cela !!
                              De toute façon, ils s’en sortent sans une égratignure.
                              La FNSEA ou la CGT, c’est pas la même chose ma bonn’ dame !! Pas les mêmes droits !!
                              L’un brûle un bâtiment administratif, l’autre casse un écran d’ordi...
                              Devinez lequel prends 5 ans de taule !!

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