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Accueil du site > Actualités > Société > Les enfants de pauvres condamnés à l’échec scolaire

Les enfants de pauvres condamnés à l’échec scolaire

Les enfants de pauvres condamnés à l'échec scolaire. Le chemin de la réussite sociale leur est pratiquement interdit. On parle de la réussite de la rentrée des classes chaque année, c'est à peu près la seule chose que les ministres de l'enseignement sont capables de réussir, mais l'important c'est l'après, que se passe-t-il après, tout au long du cursus scolaire puis universitaire.. Peut-on parler de réussite ?

Ils ont beaucoup écrit, beaucoup promis, mais pas fait grand chose, ou alors mal fait, car les résultats ne sont pas là et la situation empire d'année en année.

Ne reprenons pas le chiffres PISA , ils sont accablants

Constat

Près d’un tiers des étudiants sont enfants de cadres supérieurs alors que seulement un sur dix a des parents ouvriers. Les jeunes de milieux populaires sont très rarement présents dans les filières sélectives, en master ou en doctorat.

« À l’université, la part des enfants des catégories modestes diminue au fur et à mesure du cursus. 14,6 % des étudiants de licence sont enfants d’employés, 12,7 % enfants d’ouvriers. En master, ces données tombent respectivement à 9,7 % et 7,8 % et en doctorat à 7 % et 5,2 %. À l’inverse, la proportion de jeunes dont les parents sont cadres, déjà la plus élevée en licence (27,9 %), augmente tout au long du cursus, de 33,5 % en master à 34,3 % en doctorat. Au fond, l’enseignement supérieur universitaire est tout autant sélectif socialement que les grandes écoles, mais le tri s’effectue plus tard dans le cursus. »

 

Les filières élitistes qui portent bien leur nom, très bien équipées demeurent réservées aux plus favorisés et ne font rien pour s’ouvrir.

Ainsi, dans un récent rapport intitulé « Ouvrir les grandes écoles à la diversité », l'Institut Montaigne relève que, « depuis le début des années 1980, les inégalités d'accès aux écoles en charge de la formation des élites de la Nation se creusent de nouveau : aujourd'hui, un jeune issu d'un « milieu supérieur » a quasiment vingt fois plus de chances de les fréquenter que s'il était issu d'un « milieu populaire ».

 

Chiffres publiés par 'l'Humanité'

Sur la présence ouvrière dans les cursus scolaires

« Cette proportion baisse sensiblement dans les classes préparatoires aux grandes écoles (6,3 %), les écoles d’ingénieurs universitaires (6,6 %), les écoles d’ingénieurs non universitaires (5,1 %) et dans les écoles de commerce (à peine 2,2 %). Dans ces trois dernières catégories, la part d’étudiants issus de milieux populaires a diminué depuis 2006. »

https://www.humanite.fr/societe/dur-d%E2%80%99etre-etudiant-et-enfant-d%E2%80%99ouvrier-485668

 

Les études du Sénat viennent aussi corroborer ces chiffres

Ainsi, dans un récent rapport intitulé

« les inégalités d'accès aux écoles en charge de la formation des élites de la Nation se creusent de nouveau

https://www.senat.fr/rap/r06-441/r06-44113.html

 

Les causes.

On les connaît, on les a identifiées, elles sont nombreuses et diverses.

Laxisme total dans tous les domaines.

 

De sanctuaires consacrés à l'étude et à la transmission du savoir on a voulu en faire des lieux ouverts, et on les a ouverts à la violence extérieure, à la contestation, à la pagaille généralisée.

 

Les effets collatéraux sont multiples

 

La discipline,

disparue, envolée depuis les années 1970

« fais ce que voudras » célèbre proposition de Rabelais pour « l'abbaye de Thélème », mais qui ne s'adressait pas aux élèves a été mise en pratique.

 

Le respect de l'enseignant.

Disparu on le traite de con aussi facilement qu'on lui dit bonjour, attitude violente des élèves mais aussi des parents.

 

Pas les bons professeurs au bon endroit,

les moins expérimentés sont envoyés dans les établissements les plus difficiles les enseignements de base fondamentaux mis au placard, on arrrive à flirter dangereusement avec le multiculturalisme, sur les sujets importants sur lesquels on fait l'impasse. On modifie les programmes fonction des revendications communautaires.

 

 La violence scolaire

Dans ce domaine, c'est l'explosion,

un article tout récent du Parisien en fait l'inventaire.

Une catastrophe, 442 incidents journaliers dans les écoles de la république.

Les professeurs ont du mal à faire remonter les informations concernant la violence, c'est un peu l'omerta, ne pas gêner la progression ou la mutation des chefs d'établissement qui pourraient voir leur établissement mal noté, et les parents s'en détourner. La loi du silence ou du moins celle du moins de vagues possible est la règle.

 

Les quartiers défavorisés

Alors là c'est le tragédie, l'abandon le plus total des quartiers appelés difficiles ou de non droit et de non scolarisation digne de ce nom. La réussite scolaire y est l'exception .

Alain Bentolila linguiste, auteur d'une vingtaine de livres concernant notamment l'illéttrisme des jeunes adultes et l'apprentissage de la lecture et du langage chez l'enfant, est professeur à l'université Paris Descartes. Il est aussi conseiller scientifique de l'Agence Nationale de la lutte contre l'Illétrisme.

Son constat est atterrant, il y a des jeunes dans certains quartiers qui n’ont à leur disposition que 500 mots alors qu'il en faut au minimum 2.500 pour exprimer une pensée structurée.

Quand on n'a plus les mots pour exprimer sa réprobation ou sa colère il ne reste que la violence.

 

Alors c'est la fuite vers le privé.

L'école de la république prend l'eau de toutes parts. Tous ceux qui le peuvent, gens de gauche, journalistes, qui vous vantent les vertus de l'école publique, mais surtout pas pour leurs enfants, les professeurs eux même qui veulent mettre leurs rejetons à l'abri des problèmes de l'école publique qu'ils sont censés défendre envoient leurs enfants dans le privé.

Les directives sont verticales Les professeurs qui voudraient réformer, et qui connaisent les problèmes et pourraient apporter des solutions, sont bloqués par un système hiérarchique paralysant.

 

On voit les résultats de cette école qui creuse les inégalités, dans la non représentation des classes populaires à l'assemblée nationale

L'Assemblée actuelle ne compte quasiment plus de représentants des couches sociales les moins favorisées, cela a des conséquences en terme de politiques publiques.".

Si,l'on remonte un peu le temps

Entre 1946 et 1951, les catégories populaires, ouvriers et employés confondus, représentaient près de 19 % des députés.

 

Aujourd'hui

Pascal Praud dans son émission journalière faisait le point ces jours ci avec ses invités.

577 députés, et un seul ouvrier élu au Palais-Bourbon : la situation choque.

Sa conclusion :

"Mais si j'étais ouvrier, pas sûr que je me reconnaisse dans cette France qui gagne, plutôt bourgeoise, plutôt cultivée, plutôt CSP+, qui peuple désormais l'Assemblée nationale"

"Quels moyens utiliserais-je alors pour faire entendre ma voix ? Il est possible que je descende dans la rue, histoire qu'on ne m'oublie pas", conclut-il.

Il sera pris au mot par Mélenchon.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/legislatives-2017-les-ouvriers-absents-de-l-assemblee-deplore-pascal-praud-7789035307

 

L'Observatoire des Inégalités, est inquiet que ces disparités ne soient pas davantage mises en avant

"Dans le débat public, on se concentre sur la présence des femmes à l'Assemblée, mais l'on évoque quasiment jamais l'absence des catégories populaires.

 

Cela va-t-il s'arranger avec un président des riches qui constate qu'il y a des usines où travaillent des illéttrés et qui vous dit que dans la vie ,il y a ceux qui réussissent, et ceux qui ne sont rien ?

 

Le groupe LREM surtout des hyper diplômés à l'assemblée nationale affiche ses aspirations.

Si l'on réunit pour ce parti du président l'ensemble des professions en trois grands groupes sociaux, on s'aperçoit que les candidats des classes populaires constituent 8,5% du total alors que les représentants des classes moyennes en constituent 23% et ceux des classes supérieures 68,6%."

 

Ceux qui réussissent, on sait qui ils sont, d'où ils viennent , et quelles sont les clés de leur succès. On ne doit pas leur reprocher leur réussite.

Le système fait qu'ils sont avantagés et que l'école a failli à son devoir en ne corrigeant pas les inégalités sociales dues à la naissance ou à l'argent, mais en les aggravant. Ces inégalités qui devraient régresser, s'amplifient.

Comment sortir les pauvres de leur prison sociale ?

Le seuil de tolérance est à quel niveau ?

 


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132 réactions à cet article    


  • njama njama 22 septembre 10:13

    L’échec scolaire ne veut pas dire échec dans la vie, tous les enfants ne rentrent pas dans le moule à gaufres.

    Les p’tits poulbots sont en général bien plus doués en mathématiques dans les classes primaires que les p’tits bourges ... en raison qu’ils connaissent et surtout pratiquent le troc dès le plus jeune âge, l’argent en monnaie trébuchante ils savent ce que c’est, pas de problèmes pour aller acheter un paquet de cigarettes au tabac du coin, des bonbons à l’épicerie ou un litron de rouge ...

    A côté de ça j’suis d’accord, le baptême de Clovis ils s’en tapent et l’orthographe c’est pas ça, parce que ortografe ça leur va très bien
     smiley


    • moderatus moderatus 22 septembre 11:05

      @njama

      Soit vous n’avez pas d’enfant , soit vous avez de l’argent et vous avez pu leur payer des études soit vous êtes fâché avec les chifres.

      19%

      C’est le pourcentage des élèves français qui ne lisent pas suffisamment bien à 15 ans pour « participer de manière efficace et productive à la vie de la société », a révélé en décembre PISA, le programme international pour le suivi des acquis des élèves réalisé par l’OCDE. Après plus de 7 000 heures passées sur les bancs de l’école et du collège, un jeune sur cinq reste donc très mal à l’aise face à l’écrit, trop peu familier pour être autonome. C’est 3,7 % de plus qu’il y a dix ans. Or, en France plus qu’ailleurs, cet échec est socialement marqué. Les plus mauvais lecteurs sont des garçons très majoritairement issus des familles défavorisées.


      En savoir plus sur

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/03/les-enfants-de-pauvres-sont-ils-condamnes-a-l-illettrisme_4358954_3224.html#C6eBgLRBEuxGmpD6.99



    • moderatus moderatus 22 septembre 11:25

      @Arcane
      Vous avez raison , dans les milieux favorisé , les chiffres sont terribles , les enfants réussissent 20 fois mieux au niveau scolaire.

      L’école qui devrait être un creuset qui permet de corriger les inégalités de naissance , sociales et d’argent ne joue pas son rôle.

      Illettrisme qui reculait est en pleine expansion .

      Que prévoit Blanquer , que prévoit Macron Pour ceux qui dit-il ne sont rien.


    • Sozenz 22 septembre 11:35

      @njama
      ouai , on apprend vite à vendre la barrette de schite dès le plus jeune age , et pour les meilleurs plus tard , il se reconvertiront dans la cocaine .
      je suis désolée , mais quand j ai vu votre commentaire , c est la premier image qui m est venue . et qui n est pas totalement fausse . pas systématique mais pas fausse .


    • njama njama 22 septembre 11:44

      @moderatus

      Je voulais dire que de ne pas joindre la théorie à la pratique (au concret) ainsi que l’illustre mon exemple tiré de la vie réelle (quand mon épouse était instit en CP dans une ZEP) ne favorise pas l’imprégnation des connaissances.
      Additionner, soustraire c’était tellement bien plus évident pour les p’tits poulbots, le troc à la récré ça marchait à donf avec eux, des vrais traders ...

      Alors faire lire n’importe quoi à des enfants ça n’a pas de sens pour eux si ça ne se rattache pas directement à leur quotidien, c’est carrément basique !
      Après faut pas s’étonner de lacunes qui se poursuivent d’années en annèes quand elles ne s’aggravent pas

      Pour ceux que la pédagogie intéressent ou parents qui cherchent conseils, Evelyne Charmeux est excellente ! https://www.charmeux.fr/

      l’argent et payer des études ça n’a rien à voir
      écoles de riches ? gué-guerre public-privé ? un cliché, hormis les universités privées le tarif des écoles, collèges et lycées privées (13,7% des élèves scolarisés en France) reste très abordable. Le privé est installé aussi en ZEP, j’peux vous donner des adresses si vous voulez, à Lille à Roubaix, et ailleurs


    • njama njama 22 septembre 11:46

      @Sozenz
      vraiment vous avez l’esprit mal tourné ... ils peuvent faire des bons commerciaux, ils ont l’esprit d’initiative et pour pas mal beaucoup d’habilité ...


    • Sozenz 22 septembre 13:17

      @njama
      je n ai pas l esprit mal tourné , je suis réaliste .


    • Alren Alren 22 septembre 17:49

      @moderatus

      19% des élèves français ne liraient pas assez bien à 15 ans pour participer à la vie de la société ?

      Mais dans ces 19%, difficiles à estimer et relevant certainement plus du pifomètre que d’une mesure réelle qui aurait mobilisé des centaines de chercheurs en France, combien de garçons et combien de filles ?

      Je suis certain que le nombre de garçons frise les 80% de ces 19%.

      La raison en est simple et est une cause essentielle de « l’échec scolaire »  : lire ne les intéresse pas ces garçons là. Ils préfèrent jouer sur leur console, à la rigueur jouer au foot. Certains ne s’intéressent à rien du tout et s’ennuient au pied des immeubles HLM en faisant un tour de booster de temps en temps, silencieux d’échappement ôté bien entendu.

      Pendant ce temps les filles des mêmes milieux défavorisés, dans leurs chambres, vont avoir envoyé aux copines des dizaines de SMS, lu plusieurs magazines et parfois des vrais romans.

      On sait bien faire quelque chose si on s’y entraîne régulièrement et la lecture tout comme le sport n’échappe pas à cet effet. Au-delà du CE1, un enfant, un ado, un adulte est responsable seul du niveau de sa capacité de lecture et accessoirement de la compréhension de ce qu’il a lu, pas l’institution.

      Quant à la diminution progressive du taux d’enfants d’ouvriers à mesure que les études sont longues et ont lieu dans des villes éloignées de celle de la famille dont Paris, elle s’explique bien simplement par le fait que les jeunes ont des scrupules, à 25-26 ans, de coûter autant à leurs parents en terme de logement, de nourriture, de frais de déplacement, de frais d’inscription et d’études.

      C’est pourquoi le programme de la France Insoumise prévoit un salaire au-delà d’un certain niveau d’études et pour tous des prêts à taux nuls remboursables très progressivement une fois le diplôme visé en poche et l’impétrant ayant un travail rémunéré.

      La discipline régnait dans les collèges et lycées d’autrefois parce que le conseil de discipline pouvait décider souverainement du renvoi des élèves indisciplinés et le conseil des professeurs pouvait décider souverainement du redoublement des élèves paresseux ou même, pour insuffisance, le renvoi pur et simple.

      Les gosses de riches allaient alors dans le privé où ils pouvaient, étant de bons clients, se permettre toutes les facéties (cf. la caricature, certes, mais ayant une part de vérité, du film « Les sous-doués »).

      Ayant perdu ce pouvoir souverain de sanctions, les enseignants du secondaire n’ont plus aucun moyen d’impressionner les perturbateurs. Et du fait de cette perte de pouvoir, ils ont subi concomitamment une perte de prestige qui est pourtant indispensable dans cette profession, très dure malgré les apparences.


    • moderatus moderatus 22 septembre 18:57

      @Alren

      merci pour votre coopération longueet argumentée.

      "Mais dans ces 19%, difficiles à estimer et relevant certainement plus du pifomètre que d’une mesure réelle qui aurait mobilisé des centaines de chercheurs en France, combien de garçons et combien de filles ?« 

      Le décompte a été fait et il y a disparité entre filles et garçons au bénéfices des filles et cela est encore plus sensible dans les quartiers difficiles.

       »On sait bien faire quelque chose si on s’y entraîne régulièrement et la lecture tout comme le sport n’échappe pas à cet effet. Au-delà du CE1, un enfant, un ado, un adulte est responsable seul du niveau de sa capacité de lecture et accessoirement de la compréhension de ce qu’il a lu, pas l’institution.« 

      Là je ne suis pas d’accord.

      Et les parents, et leur rôle d’éducation vous e faite quoi ?
      Si on laisse les enfants se gaver de télé et devenir addicts à internet et aux portables , alors bien sur la lecture ne fait plus partie de leur horizon.
      L’autre problème est dans les programmes scolaires .
      On apprend plus de poésies par cœur ou de textes de tragédies ou Comédies. on ne vous demande plus de lire tell livre , tel œuvre de tel auteur et d’en faire un résumé., il ne faut pas traumatiser les bambins par du par cœur.

       »La discipline régnait dans les collèges et lycées d’autrefois parce que le conseil de discipline pouvait décider souverainement du renvoi des élèves indisciplinés et le conseil des professeurs pouvait décider souverainement du redoublement des élèves paresseux ou même, pour insuffisance, le renvoi pur et simple."
      là je vous approuve complètement.

      La discipline a totalement disparu, et gare aux professeurs qu’on juge sévère , ce sont eux qui se font tancer.


    • mmbbb 23 septembre 09:50

      @moderatus bon l ecole n est peut être pas aussi le meilleur medium Deja lorsque je rentrai naguere en 4 eme prof de math absent idem en seconde des mois de perdus Prof de math remplace par une branque prof de francais revenu apres sa dépression C ’est le modele francais le meilleur du Monde l« egalite du public » . J ai vu 5 minutes « entre les murs » la c’est l acmé de la destructuration de l ecole et pourtant ce film a remporte une distinction a Cannes. Je suis issu d un milieu culturellement pauvre. Les jeux etaient pipés des le départ . J ai encore beneficie d un enseignement assez structuré bien que cet enseignement soufra déjà de multiples réformes et que la qualite des cours dispensés fut tres variables. Par ailleurs j etais dans un lycee , interne , college unique Une aberration totale . Cerains eleves etaient des cretins finis et passaient leur temps a pourrir la vie des autres . Les pauvres n ont pas toutes les vertus ils se phagocytent C ’est du gachis du tres grand gachis Quant aux parents de pauvres ( Chalot Gil et tant d ’autres ) ont une inclination à éluder la responsabilité des parents . Ils fait bien admettre que beaucoup de ces parents sont des tares .Au temps de la revolution industrielle ces mioches allaient bosser directement à l usine puisque le patron avaient besoin de bras Desormais l usine est devenu intelligente et il faut evidemment maitriser la lecture . L élite se reproduit entre elle l enseignement francais comme l urbanisme marque des frontieres, ces frointères sont officieuses  et la selection de facto est vive comme elle l a toujours été . Le reste n est que du bavardage.


    • Alren Alren 24 septembre 19:46

      @moderatus

      Cher moderatus, ce n’est pas en obligeant les collégiens à apprendre par cœur des passages des tragédies de Racine que l’on fera aimer le cours de français à ces enfants de banlieue !!!
      Racine ça les « gave » !

      Les parents peuvent essayer de dissuader leurs pré-ados et ados de regarder passivement la télé, ceux-ci y parviendront toujours, s’ils sont « accros » avec la 4G et obtiendront la télé dans la chambre que les parents finissent par installer pour avoir la paix, éviter les récriminations sans fin, les bouderies, les portes qui claquent ... 


    • Yanleroc Yanleroc 24 septembre 23:42

      @Alren, il ne faudrait quand même pas oublier ceux qui résistent car ils se sentent bien seul, face aux parents démissionnaires, même souvent seul au sein du couple, car les mères en majorité ne sont pas très équipées pour résister aux coups de boutoir d’ un ado butors. 


      Mais comment tenir en vérité, quand le Modèle craque de tous cotés au risque de se trouver très isolé, selon le milieux, si vous n’ avez rien de mieux à proposer ?
      Rien de mieux à proposer, s’ entend,
      que la fascination de ces ces pu..♪☺♪ tains de jeux électroniques qui font d’ eux des zombies égarés entre l’ ordi et le frigo ! 

      C’ est normal, mon fils se comporte ainsi, en y ajoutant quelques variantes, comme de méditer longuement, devant la porte ouverte du frigo, tout en se grattant le fondement, d’ un air incrédule, voir dépité mais jamais sans ressources pour se faire un plat de pâtes à 11h, minuit ou 2 h !

      C’ est simple, il est exactement calqué sur mes horaires quand je suis sur le web. Le geek c’ est moi.
      Faut pas s’ étonner ! Mais sinon, non, ..le week-end, nous n’ avons pas du tout les mêmes horaires !
      Les jeunes sont des cons, c’ est bien connu !

    • moderatus moderatus 24 septembre 23:51

      @Alren

      Racine ça les « gave » !

      Quand on vient dans un pays c’est pour apprendre la culture de ce pays et pas que le pays où vous venez prenne votre culture .

      Des milliers de petits Espagnols , Portugais , Italiens et autres sont venus en France et ont appris à aimer la richesse immense de notre littérature. de nos arts et lettres .

      Ils ont récité des poèmes de Lamartine et appris des stances magnifique de corneille ; de racine , ont adoré Molière.et ont été fiers de s’imprégner de la culture Française .

      çà les gave, , si on doit les sortir de illettrisme , tant pis si ça les gave.

      "les parents finissent par installer pour avoir la paix, éviter les récriminations sans fin, les bouderies, les portes qui claquent ..."

      Je trouve que les parents qui se refusent à faire l’éducation de leurs enfants parce que c’est difficile, et que dire oui à tout est pour eux plus facile , ne font pas leur job.

      Dire non est certes plus difficile , mais la frustration est une partie importante de l’éducation.

      La démission des parents , est une des causes de la situation dans laquelle est notre société, et du mal être d’une grande partie de notre jeunesse.

      L’éducation c’est notre job
      la transmission des savoirs est celle de l’éducation nationale.


    • Yanleroc Yanleroc 25 septembre 00:39

      @moderatus, bien sûr que les parents ont une lourde responsabilités mais le pays, et la situation mondiale n’ offrent plus les mêmes perspectives aujourd’ hui. 


      Ce n’ est même pas lié à la capacité d’ emploi, mais au manque de visibilité sur l’ avenir, de confiance. Il n’ y rien à reconstruire comme après guerre, mais il y a (tout) à détruire. 

      Là non plus, il ne faut pas s’ étonner car c’ est le constat que nous faisons nous même et nous oblige à la schizophrénie ! 

      Comment un gosse peut-il envisager un avenir serein, boulanger ou technocrate, quand le monde qui l’ entoure est à refaire ? 

      La pauvreté amène le réalisme comme la Bourgeoisie apporte le subjectif !
      On se retrouve sur un clivage Dissidents-Bisounours.

    • njama njama 22 septembre 10:17

      @ moderatus

      Vous savez 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat (Jean-Pierre Chevènement en 1985), c’était juste pour que les jeunes n’aillent pas trop vite pointer à Pôle Emploi, c’était pas de la philanthropie, mais juste de la gestion sociale en période de désindustrialisation.
       


      • moderatus moderatus 22 septembre 11:27

        @njama

        Vous savez 8O% et on peut arriver à 100% d’une classe d’âge en possession d’un baccalauréat qui ne mène nulle part, c’est tromper notre jeunesse et la désespérer.


      • njama njama 22 septembre 11:50

        @moderatus

        comme on disait dans le temps, faut pas vouloir faire de tous les enfants des singes savants
        en plus que c’est vrai que le diplôme n’est pas forcément un critère d’intelligence du moins pour certains diplômes ...pas besoin d’être sorti de la cuisse de Jupiter pour être médecin par exemple, faut surtout une (très) bonne mémoire, parce que les études de médecine c’est bien plus du gavage d’oie, que de la logique et du raisonnement


      • moderatus moderatus 22 septembre 12:08

        @njama

        en plus que c’est vrai que le diplôme n’est pas forcément un critère d’intelligence du moins pour certains diplômes

        Il est certain que la culture ou les études sont des choses différentes . On est surpris souvent par l’intelligence de personnes n’ayant pas de diplômes. mais la culture permet quand même de développer son intelligence, de la faire fructifier et de la mettre en pratique.
        L(intelligence est aussi multiple, il y a ceux qui ont ce que j’appelle l’intelligence des mains.

        Quand je vois dans certains métiers , les créations d’un ébéniste, d’un cuisinier, même dans le Bâtiment, certains travaux qui demandent réflexion, intelligence habilité,je suis admiratif de ce qu’ils font.
        Il faut revaloriser les métiers manuels , c’est une certitude.


      • Gambetta 22 septembre 14:08

        @njama

        Tu peux avoir 80% de jeunes qui ont le bac et plus demain, l’important c’est que peux tu faire avec un bac
        qu"elles ouvertures te permets ce diplôme ?
        On sait que la bac n’est qu’une ouverture vers d’autres études, et c’est là où çà coince, car le niveau du bac ne te permet pas de poursuivre d’autres études il faut avoir un bac minimum avec mentions et faire des prépas.
        Et là les enfants de pauvre à qui on a donné le bac minimum, OUST !


      • njama njama 22 septembre 14:28

        @Gambetta
        L’université ne demande pas de mention ... enfin pas pour l’instant


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 22 septembre 15:29

        @moderatus
        L’entrepreneur qui a remis la maison à côté da la mienne entièrement à neuf dans le style hyper-contemporain a également refait mon parquet. Il a laisse un mot avant de partir : ne pas marché sur le parkè. Lisez l’oeuvre de Bernard Clavel. Certains jeunes, il faudrait directement les mettre dans le Compagnonnage. Quand ils sont motivés, l’algèbre et l’orthograpghe rentrent tout seul. Mieux que ces « pervers narcissiques » bardés de diplômes qui sortent de L’ENA.


      • moderatus moderatus 22 septembre 15:40

        @Mélusine7

        "Mieux que ces « pervers narcissiques » bardés de diplômes qui sortent de L’ENA."

        Entièrement d’accord avec vous les fondamentaux ne sont plus enseignés.

        je me permets de vous envoyer la réponse que je viens de faire à un intervenant

        Autrefois ,pour passer en 6ème il fallait passer un examen, pour contrôler si,vous aviez acquis les fondamentaux , lire écrire compter et quelques connaissances générales.

        Si vous ratiez cet examen vous étiez dirigé vers le cycle court , certificat d’études. 3 ans supplémentaires pour acquérir ces fondamentaux et les Parfaire.

        Puis après vous alliez en apprentissage en tant qu’apprenti dans un métier qui vous attirait.

        Et cela donnait de bons ouvriers , d’excellents artisans et des chefs d’entreprise .




      • Trelawney Trelawney 22 septembre 10:33

        Entendu ce matin à la radio :

        « Votre enfant vient d’avoir son bac qu’allez vous faire ?
        je vais aller à la BNP pour faire un crédit pour payer ses études »

        A partir de là tout est dit !


        • moderatus moderatus 23 septembre 09:47

          @Trelawney

          C’est ce que font beaucoup de parents


        • rocla+ rocla+ 22 septembre 10:38

          Faut surtout pas leur suggérer d’ apprendre un métier  ... c’ est de loin préférable de faire des études linguistiques  et de pointer à Paul Emploi ...


          • moderatus moderatus 22 septembre 11:09

            @rocla+

            Pourtant il y a des métiers très valorisants et qui permettent de gagner correctement sa vie.
            User ses culottes sur les bancs de l’école , et en sortir sans diplôme permettant de s’insérer dans la société est une ineptie.


          • rocla+ rocla+ 22 septembre 11:35

            @moderatus


            Ben oui , c’ est pas gagné  d’ après les votes négatifs  que reçoit mon message ....


          • foufouille foufouille 22 septembre 11:46

            @rocla+
            on est plus en 60, tu n’a aucun métier pour sans dents sauf « roumains ».


          • rocla+ rocla+ 22 septembre 11:52

            Fortune estimée : 1 milliard de dollars

            La vie de la créatrice de Harry Potter est presque aussi légendaire que ses créations. Au début des années 1990, alors que sa propre mère est en train de mourir, la jeune enseignante Joanne Rowling a l’idée, en prenant le train de Manchester à Londres, d’un petit sorcier embarquant à la gare de King’s Cross. Avant de finir le premier tome de sa saga, elle est jetée dehors par son mari puis élève seule sa fille Jessica grâce à l’aide alimentaire de l’État. Tout en souffrant de dépression, elle termine de Harry Potter à l’école des sorciers sur des serviettes en papiers qu’elle trouve dans des cafés, où elle se rend pour laisser dormir sa fille. 400 millions de livres vendus, une adaptation réussie au cinéma et un parc d’attractions plus tard, l’empire né de l’imagination de J. K. Rowling est évalué à 15 milliards de dollars. Le tout, sans baguette magique.


          • rocla+ rocla+ 22 septembre 11:59

            D’un village sénégalais au caviar de Petrossian

            A la maison, Rougui Dia ne cuisinait jamais. C’est sa mère qui préparait le « tiep bou dien », le riz au poisson sénégalais, selon la recette de ses grands-parents restés au village, dans le nord du pays. On imagine donc la surprise d’Aïssata lorsque, en 1989, sa fille, alors âgée de 13 ans, lui a demandé de l’inscrire dans un CAP de cuisine. Elle et son mari, ouvrier dans une fabrique de cintres, ont pourtant répondu oui sans hésiter. Quelques années plus tard, CAP, BEP, et même bac pro en poche, Rougui Dia se lance sur le marché du travail. Et se heurte à la discrimination. « Lorsqu’on me voyait arriver, la place était toujours prise », se souvient-elle. Cela ne l’a pas empêchée de percer. Remarquée par deux virtuoses des pianos parisiens, Sébastien Faré et Philippe Conticini, elle les accompagne dans plusieurs grands établissements. Avant d’entrer chez Petrossian, le roi du caviar, dont elle tient depuis 2005 les rênes du restaurant. 

            Etienne Gingembre


          • Surya Surya 22 septembre 13:05

            Bonjour Moderatus,


            « permettant de s’insérer dans la société »

            Juste une petite remarque : les élèves font partie intégrante de la société. Ils en sont une composante. Selon moi, on ne s’insère pas dans la société le jour où on décroche un travail. La société, ce n’est pas seulement le monde du travail, et avant on n’en ferait pas encore partie.

            (raison pour laquelle, mais c’est une autre question, je suis favorable à l’idée d’instaurer une sorte de « vote consultatif » des jeunes de moins de 18 ans, je sais pas, à partir de 14 ans par exemple, qui n’aurait pas de valeur légale au sens où le résultat ne serait pas comptabilisé, mais qui donnerait des pistes de réflexion, donnerait une bonne image de ce que les futurs électeurs veulent, et en plus serait la reconnaissance du fait que les jeunes en âge de réfléchir -mais le niveau de maturité dépend de chacun- font partie intégrante de la société)

            C’est lorsque vous sortez de l’école et que vous ne trouvez pas de travail que vous vous faîtes brutalement jeter dehors de la société, parce qu’avant, vous y étiez parfaitement intégré, en tant qu’élève.

          • Gambetta 22 septembre 14:10

            @rocla+

            t’as raison rocla

            Un bon métier appris jeune est beaucoup plus valorisant et bénéfique qu’un diplôme inutile.


          • mmbbb 22 septembre 19:31

            @rocla+ la formation professionnelle est mieux adaptée en Allemagne J ai fait le salon du meilleur ouvrier de France il y a quelques années, un patron me disait qu il avait du mal a recruter .Quant aux mioches, il y a trop de pauvres qui font trop de gosses Faire des gosses c est facile, leurs apporter une education est autre chose .
            http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/10/2121795-3-millions-d-enfants-pauvres-en-france.html


          • rocla+ rocla+ 22 septembre 19:38

            @mmbbb


            La plupart  des entreprises de métiers de bouche ont du mal à embaucher  , on est devenu 
            un monde de branleurs dans lequel  tous veulent être assis derrière un bureau , trente cinq 
            heures  et cinq semaines de vacances . 

            Y a plus personne pour faire des métiers  où il faut mouiller sa chemise . 

          • Hurricane Hurricane 23 septembre 09:57

            @rocla+


            exact et très vrai mais c est facho d aller travailler et mouiller une chemise , çà fait pas assez « de gauche » , vaut mieux faire grèves bloquer , braire dans la rue et finir assisté chomeur pro assédiciste RSAiste CMUiste etcétériste , on retourve tous ces branleurs génétiques comme membres d associations de gauche , militants syndicaux etc 

          • Hurricane Hurricane 23 septembre 10:03

            @mmbbb


            Leurs mioches en surnombre , ils s en tapent , il y a la DASS la DISS et toutes les maisons refuges de gosses en « souffrance » en maltraitance " qui éviteront aux parents de perdre leur temps à les éduquer ; les demandes de parcage de ces gamins dans ces camps de rééducation sociale explosent d années en années , çà rejoint le phénomène du mois de Juillet Aout où de plus en plus de chiens sont attachés en foret abandonnés ou au mieux encagés dans les SPA débordées . 

            Mioches et clébards , mêmes combats ! 

          • Hurricane Hurricane 23 septembre 10:07

            @rocla+

            Votes négatifs des gauchistes frustrés quand on leur met leurs nez dans le caca de la réalité ; tu as raison ; aujourd hui il faut avoir raison mais gauchistement sinon c est l inquisition 

          • mmbbb 23 septembre 10:46

            @Hurricane j ai connu ce milieu , j ai largement donné J exècre les pauvres. Quoique certains chats et chiens sont largement mieux traites . Si vous êtes intelligent et pauvre , tout le monde s en tape , la fille a Hilton PARIS qui est une débile profonde et ne fait marcher que son cul a droit a des artilles dans le FIG. 


          • Yanleroc Yanleroc 25 septembre 00:00

            @mmbbb,


             « j ai largement donné J exècre les pauvres. » 

            Juifs, noirs, arabes, handicapés, comploteurs, on peut pas, 
            mais pauvres on peut alors ?.. 
            C’ est vrai que l’ Olympe a donné le ton !

          • jamjam 22 septembre 11:05

            Mais que voulez-vous faire avec des gens qui viennent chez nous sans comprendre notre société, sans vouloir la comprendre, en faisant des tas d’enfants qu’ils n’éduquent pas. Vous en entendez qui disent encore « c’est la rue qui les élève », « je ne veux pas vivre comme une européenne » comme on peut l’entendre sur leurs radios communautaires. Ils brûlent les écoles, y mettent le bazar. Si vous mettez vos enfants dans des classes avec une bonne proportion de ces enfants non adaptés à notre société, ils sont foutus.

            Mes enfants ont été à l’école avec des enfants d’immigrés, asiatiques, et s’en sont trouvés très bien, les asiatiques étant souvent des têtes de classe.
            Mes petits-enfants ont failli aller dans une école avec beaucoup d’immigrés africains. Comme on est plutôt « de gauche » dans la famille, mes enfants étaient pour. J’étais contre. Heureusement ils m’ont suivi et s’en félicitent.
            Je pourrais encore illustrer le cas d’un de mes neveux avec des parents communistes et cégétistes, mais ça irait dans le même sens.

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