• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Les nouveaux modes de consommation

Les nouveaux modes de consommation

Les nouveaux modes de consommation

Consommer bio est devenu réalisable pour la classe moyenne. Le phénomène de mode s’est installé durablement dans le quotidien. Grâce à la ténacité de certains agriculteurs, les coûts ont chutés, rendant accessible des produits de meilleurs qualités.

 

Les associations de type Emmaüs, ou don et réinsertion professionnelle se conjuguent et fleurissent. Ainsi, il est possible d’acheter des vêtements d’occasion qui ont été donnés*, en faisant fonctionner l’économie locale et l’emploi.

 

Le co-voiturage, la location de vêtements ou le prêt de matériel se développe. Même s’il est vrai que la première raison de ce développement est une question d’argent, elle n’est pas la seule. La conscience collective grandit devant le gaspillage, la pollution et l’amenuisement des ressources.

 

Peu d’entre nous sont prêts à se priver par idéologie. Ce système ‘de débrouille’ vise directement le nerf de la guerre. L’argent. Ces petits bouts de papiers après lesquels la majorité d’entre nous courent afin de boucler le mois. Ainsi louer une de ses chambres à prix modique s’est banalisé.

 

Ou cela nous amène t-il ? Est-il suffisant de recycler et de consommer écologiquement pour arrêter la pollution ?

 

Le miracle ne frappera pas à la porte. Néanmoins, une nouvelle habitude acquise reste un bienfait supplémentaire. En touchant au porte-monnaie, l’acheteur change de comportement par obligation, touchant ainsi chacun d’entre nous.

Nous ne sommes pas responsables des déchets des usines mais nous polluons de façon individuelle en étant consommateur. Dans la chaine économique, nous sommes en quelque sorte le dernier maillon.

 

Le bon sens est de retour dans nos assiettes avec l’agriculture biologique, ce qui lui présage une longue vie.

Les sites de location, de prêts et de dons se multiplient. Ils amenuisent non seulement nos dépenses, mais peuvent freiner une économie puisque un prêt sera échangé contre un achat. De même qu’un vêtement loué sera porté par plusieurs personnes alors qu’un seul exemplaire aura été acheté. Si cela impacte à terme la production, cela impactera l’emploi par effet de domino.

 

Il semble évident que le système économique aujourd’hui ne fonctionne plus que pour se nourrir lui-même. En d’autre terme, l’ère post industrielle que nous vivons est en mutation car mourante, et ces nouveaux modes de consommation sa porte de sortie.

 

Au vu de la baisse phénoménale des prix des nouvelles technologies et du prêt à porter, des systèmes de prêts et de dons, il ne serait pas incongru de penser que le phénomène n’est qu’à son balbutiement.

Le futur nous amène à avoir moins de possessions, une consommation différente qui va de paire avec l’appauvrissement des ressources de la planète.

Je serais curieuse de revenir d’ici 1000 ans pour constater que la gratuité fait partie du quotidien.

 

*Dingue fringue en Loire-Atlantique

 

Adame Manode


Moyenne des avis sur cet article :  2.67/5   (6 votes)




Réagissez à l'article

16 réactions à cet article    


  • Victor 12 décembre 2016 10:03

    Consommer bio c’est polluer plus longtemps.
     
    Consommer des pesticides c’est mourir jeune, et consommer moins de portables, bagnoles électriques, voyages en Boeing, et autres conneries des bobos écolos à Hidalgo...


    • aimable 12 décembre 2016 10:29

      le contrôle des naissances est il le plus écologique pour palier a la surconsommation
      que pensez vous de cette méthode ?
      moins de production agricole , moins de pesticide , moins d’engrais chimique, en sommes retour aux bonnes vielles méthodes qui ont fait leur preuves pour nourrir 40 000 000 d’habitants en France


      • mmbbb 12 décembre 2016 20:15

        @aimable et oui l Les terres belles terres arables en Ile de france ont ete massacrées au profit de l urbanisation. Donc l ’equation est assez simple produire plus . Le ble est devenu une denree alimentaire exportable et des pays comme l ’ Egypte depend entierement des exportations dont la population a quasiment doublee en 50 ans .idem pour l Algerie ect Donc les ecolos sont gentils mais que proposent ils hormis d’affamer les populations ?


      • aimable 12 décembre 2016 20:56

        @mmbbb
        j’aimerais le connaitre, mais peut être que dans l’avenir , ils proposerons l’anthropophagie pour régler ce problème , ce sera très écologique  smiley


      • tatoucompri tatoucompri 12 décembre 2016 14:01

        Malheureusement le « bio » n’est plus Bio !!
        Maintenant que la grande distribution à mis son grappin sur l’affaire, pour faire des affaires !!

        La grande distribution est en train de tuer le BIO et l’esprit qui allait avec.
        Il nous reste plus qu’a créer un nouveau label , vraiment respectueux de l’environnement et des personnes...

        Nature & Progrès , ainsi que Déméter résistent encore, mais tellement devenus marginaux...

        C’est bien dommage de nous retrouver encore une fois floués par les financiers, de quoi être dégoutés...

        Le « bio » industriel et intensif à bas prix ne peut être réellement Bio ! qu’on se le dise !


        • Rincevent Rincevent 12 décembre 2016 16:16

          @tatoucompri

          Il ne faut pas confondre bio et équitable. Effectivement, rien n’empêche de faire du bio en se calquant sur un mode de production classique : à la production, exploitation des travailleurs et à la commercialisation, les méthodes bien connues des hypers : pressions sur les producteurs, marges arrières, etc.

          La seule solution est de se sortir de ces hypers et d’aller vers les circuits alternatifs. Alors bien sûr, ça nécessite de s’informer et surtout ça prend plus de temps. Reste à décider de ce qu’on veut faire de son temps disponible : pousser un caddie, y compris le dimanche maintenant, ou aller voir les producteurs qui refusent de passer sous les fourches caudines de la grande distribution ? Bref, se bouger le cul au lieu de subir !


        • mmbbb 12 décembre 2016 20:02

          @tatoucompri naivement je croyais que « l » bio " comme le label en France etaient soumis a un cahier des charges strictes . j’ai rencontre l’autre jour a Auchan un producteur de viande Limousine label rouge . Je l’ ai provoqué gentiment . Il m’a explique que les controles etaient strcites . Soit les controles sont efficaces ou ne le sont pas Quant au Bio il est facile de faire des analyse, d’autant plus que les laboratoires sont performants et les molecules d’insecticides sont detectable Il me semble que Danone a du enlever l’expression bio puisque cela ne correspondait a aucun cahier des charges .  Quant aux jardiniers du dimanche ils sont aussi accros au Rund Up


        • Doume65 13 décembre 2016 00:39

          @tatoucompri
          « La grande distribution est en train de tuer le BIO »
          Il existe un remède : le circuit court.


        • tatoucompri tatoucompri 13 décembre 2016 07:20

          @Doume65 @mmbbb @rincevent

          Oui complètement d’accord avec le bio en circuit court,direct chez le producteur, c’est comme ça que je consomme personnellement...
          Le bio équitable parait aussi , sur le papier, un peu + « honnête » que le « bio » industriel...
           
          Cela est compris par les consommateurs avertis, mais ce que je trouve mal-honnête c’est ce bio qui permet les grosses productions , principalement en élevage, pour le lait, les oeufs, etc que l’on trouve en supermarché, à des prix quasi identiques au non-bio....

          Le problème du nouveau bio AB , est que le cahier des charges deviens de + en + permissif, par exemple, jusqu’à présent un exploitant en bio ne pouvait être bio que si son exploitation entière était convertie, mais désormais un producteur à le droit d’avoir une parcelle « bio » au milieu de ses autre parcelles chimiques....
          Des années en arrière, un exploitant ne pouvait avoir un label bio s’il était au bord d’une route à grande circulation, ou trop près de son voisin qui travaille en chimique..mais ça c’est du passé, pour augmenter artificiellement la production « bio » en France , et en Europe, le cahier des charges se montre de + en + permissif, au détriment du consommateur qui croit acheter un produit sain et respectueux....les nouveau exploitants bio jouent avec les limites du cahier des charges pour être un maximum productifs....et là on est plus du tout dans l’esprit du bio....

          Donc nous nous trouvons avec un Bio à 2 vitesses : un bio de supermarché, pour lequel il ne faut pas trop gratter, sous risque de trouver des tas de pratiques très éloignées du vrai Bio.
          Et de l’autre côté le Bio « traditionnel » que l’on ne trouve pas au supermarché, qui est pour la plupart dans la vraie éthique Bio, mais celui ci n’est pas le Bio du consommateur lambda...
          Il est fou de croire que ’l’on peut faire du Bio éthique au prix de la grande distribution, tout simplement parce que le vrai esprit Bio ne peut aller avec l’intensif , les poules d’élevages Bio qui produisent les oeufs de supermarché « bio » sont traitées exactement pareil que sur la production non-bio (ailles atrophiées, becs sciés, déplumées, en mauvais état dû au nombre, etc), la seule différence se situe dans leur nourriture ( qui doit être labellisée Bio ) et en théorie l’absence d’antibiotiques et autres anti-inflammatoires, hormones etc....Sauf que dans le bio industriel les antibiotiques deviennent + ou moins acceptés en cas de nécessité soit disant absolue...le bio n’est plus qu’un équivalent de culture « raisonnée » industrielle...à peine mieux...

          Pour ce qui est des contrôles soit disant « stricts » les contrôleurs ne font plus de contrôles inopinés , ils prennent rendez-vous, des semaines avant !! et dans tout les cas le nouveau cahier des charges AB n’est plus aussi contraignant qu’il l’était il y quelques dizaines d’années, la raison est le désir des pouvoirs publics d’augmenter les surfaces « bio » au maximum,en perdant évidemment sur la qualité et sur « l’esprit ».

          Je connais bien le Bio , le consommant depuis mon enfance (j’ai la chance d’avoir été élevé dans une famille précurseuse dans ce domaine depuis les années 60, j’ai été élevé au grain Bio ;) ), et parce que je travaille depuis 25 ans en maraîchage ....

          Ce qui est dommage c’est tout ce qui se joue au niveau du consommateur lambda qui fait ses courses au supermarché et qui est mal informé, tellement de tricheries à ce niveau...
          Je suis d’accort que ceux qui comprennent l’esprit Bio, et qui sont des consommateurs avertis savent ou acheter leurs produits, se posent les bonnes questions , privilégient les circuits court, les producteurs du coin, cette clientèle existe depuis les années 70/80...je ne suis pas inquiet au sujet de ces circuits...

          Ce qui pose problème, c’est ce bio industriel qui bouffe le vrai Bio, et fini par le rendre marginal...je connais de + en + de producteurs maraîchers qui ne veulent plus participer à l’AB et qui finalement sans avoir de label sont + Bio que le Bio ! notamment chez ceux qui pratiquent la permaculture...

          Pour moi une partie de la solution appartient aux pouvoirs publics, au niveau des installations de jeunes agriculteurs, en allant à l’opposé de la politique actuelle qui consiste à agrandir les surfaces, au contraire pour revenir à un Bio valable l’état se doit de promouvoir les petites installations familiales, à taille humaine, pousser les jeunes à créer des petites fermes, les aider à acquérir des terres en limitant les surfaces...mais c’est le contraire qui est fait, l’état aide les grosses installations et abandonne les petits...
          De + un tel changement sur la politique agricole Bio créerait des emplois...
          Mais évidemment ça n’intéresse pas vraiment les industriels et financiers qui dirigent nos dirigeants....


        • Doume65 14 décembre 2016 00:21

          @tatoucompri
          Le bio produit en France répond à des critères bien plus stricts que dans les autres pays. Il faudrait obliger les étiquettes à indiquer le lieu d’origine des produits. Mais si je ne dis pas de bêtises, à cause de l’UE, on ne peut l’imposer. Les commerçants et transformateurs l’indiquent s’ils veulent bien.


        • tatoucompri tatoucompri 14 décembre 2016 09:02

          @Doume65

          le AB est la même chose que le label avec la petite feuille d’étoiles(verte) qui est valable pour toute l’Europe, le cahier des charges est le même...
          Au niveau des critères, le AB est moins strict qu’il y a 10 ans, et + strict que demain...Pour gonfler artificiellement les chiffres du BIO Européen le cahier des charges s’adapte a la volonté de la grande distribution et des grosses exploitations AB....
          D’année en années les critères deviennent de + en + permissifs, afin de ne pas dissuader la conversion bio des agriculteurs convaincus + par l’augmentation de leurs prix de vente que par conviction éthique...
          C’est malheureux , mais on en est là...

          Normalement il y a les codes des lieux de production sur les produits, pour les fruits/légumes c’est + compliqué, il s’agit là de faire confiance au vendeur qui doit mettre les étiquettes des cagettes d’origine ou tout les codes doivent y figurer....c’est obligatoire, normalement...

          Un des problèmes du néo-Bio, est la raison des conversions qui était encore quelques années en arrière, de vraies convictions écologiques, éthiques, qui c’est transformée en incitations financières pour les agriculteurs qui se convertissent...leurs anciennes filières non bio étant en situation de blocage , notamment dans la production laitière, ce qui incite les producteurs de lait à se tourner vers le bio non pas par conviction profonde, mais par raisonnement commercial...

          On ne peut faire du vrai Bio sans être convaincu philosophiquement....
          ça deviens de l’opportunisme, d’où des critères de moins en moins stricts...


        • Doume65 23 décembre 2016 19:12

          @tatoucompri
          « Le AB est la même chose que le label avec la petite feuille d’étoiles(verte) qui est valable pour toute l’Europe, le cahier des charges est le même... »

          Là tu parles de l’étiquette. En ce qui concerne les produits français, ils doivent répondre à la norme NF EN 45011, qui, Comme le suggère le « NF », est une norme française. celle-ci répond bien entendu aux exigences européennes. Ceci dit, tu n’a pas tort de souligner que le AB européen répond à des exigences communes. C’est lorsque des produits estampillés AB proviennent de pays hors UE qu’ils sont bien moins sûr.


        • zygzornifle zygzornifle 12 décembre 2016 15:32

          Consommer bio est devenu réalisable pour la classe moyenne....Dépêchez vous la classe moyenne car le Fillon et son homologue le Valls vont vous pulvériser , vous allez descendre d’un cran , bienvenu chez les « sans dents » et vous regarderez vos politiques tant aimés LRPS se gaver de produits bio car ils en auront toujours les moyens grâce a votre sacrifice imposé.... 


          • Doume65 13 décembre 2016 00:36

            « Il semble évident que le système économique aujourd’hui ne fonctionne plus que pour se nourrir lui-même. »

            Aujourd’hui, aujourd’hui... Marx le disait déjà, il me semble.


            • zygzornifle zygzornifle 13 décembre 2016 13:47

              manger bio c’est faire caca bio .....


              • tatoucompri tatoucompri 14 décembre 2016 09:08

                @zygzornifle
                 
                « manger bio c’est faire caca bio ..... »

                C’est tout de même + respectueux pour la planète qui nous nourrie de lui retourner de la merde « bio » plutôt que de la merde chimique, aux antibiotiques, hormones, insecticides et pesticides divers divers..non ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires