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Accueil du site > Actualités > Société > Les pigeons qui se prenaient pour des aigles

Les pigeons qui se prenaient pour des aigles

Les cadres se font enfler par l’illusion d’être du côté des dominants.
Ils collaborent activement à l’exploitation des employés parce qu’ils s’imaginent ne pas être des prolétaires eux-mêmes. Et les patrons se frottent les mains et entretiennent soigneusement cette confusion : elle leur permet d’avoir des relais serviles et zélés pour mieux presser le travailleur tout en en faisant porter la responsabilité à des sous-fifres clairement identifiables par les exploités.
J’avais déjà écrit sur ce marché de dupes qui utilise l’illusion d’être du bon côté du manche pour faire faire le sale boulot entre dominés.

Évidemment, l’opposition travail/capital est structurante et il ne s’agit nullement de l’évacuer de l’analyse. D’ailleurs, dans son livre d’où est extraite cette citation, Frédéric Lordon le rappelle bien : pour lui, le rapport salarial, c’est-à-dire cette asymétrie objective entre des travailleurs dénués de tout, qui ne peuvent faire autrement pour vivre que d’échanger leur force de travail contre de l’argent, et des capitalistes qui, eux, possèdent tout, demeure le cadre structurant de l’enrôlement capitaliste. Toutefois, il est fondamental de montrer aussi combien ce cadre structurant ne se résume pas à une opposition manichéenne, les cadres illustrant bien une intrication ou un entremêlement entre le travail et le capital. D’un côté, on a en effet un statut qui les range du côté des salariés, leur faisant dire parfois qu’ils seraient des travailleurs comme les autres, les « grouillots de base » ou les « OS de l’an 2000 ». De l’autre, on a aussi des individus qui adhèrent à des valeurs, des modes de vie, des attentes, des conceptions du travail et de l’entreprise qui les rapprochent des classes dirigeantes.

Source : BALLAST | Gaëtan Flocco : « Tous les sujets ont intériorisé les catégories capitalistes »

S’il a un petit pécule et pas mal d’avantages immédiats, le cadre oublie un peu trop facilement que son aisance vient tout de même du salaire et non pas de la rente (même s’il tente de s’en constituer une dans le temps !) et qu’il suffit que le capitaliste lui retire son poste de travail pour que tous ses avantages disparaissent. Il est en fait aussi dépendant que le petit employé des systèmes de solidarité sociale qu’il conchie pourtant abondamment tant il croit être au-dessus de cela, voire en compétition avec des dispositifs qui lui coutent (et entament son rêve de rente), alors qu’en fait, même s’il mettra un peu plus de temps à consommer ses éconocroques, le chômage, ce grand égalisateur par le bas, le remettra forcément à sa place de simple variable d’ajustement.

Exploite-toi toi-même !

La même arnaque est à l’œuvre avec la figure de l’autoentrepreneur, qui s’imagine petit patron et donc précapitaliste, alors qu’en fait, il n’est qu’un auto-exploité et surtout la nouvelle chair à canon de l’économie néolibérale : le sous-traitant isolé, sans aucune espèce d’assise ou de défense, livré tout ficelé aux appétits sans fin des grosses entreprises qui fixent unilatéralement les règles d’un jeu qui ne profite plus qu’à une toute petite poignée d’individus.

Il s’imagine un aigle, alors qu’il n’est que le gros pigeon d’une autofiction, celle qui consiste à faire passer le pire des lumpenprolétaires, le travailleur à façon sorti du monde de Dickens ou de Zola, et marketé proprement pour devenir le prototype du nouveau capitalisme postindustriel.

La figure de l’entrepreneur acquiert un rôle majeur dans la sphère publique depuis que la crise économique de 2008 a mis en évidence la difficulté d’intégrer socialement la population par le mécanisme du travail salarié. Comme il est désormais plus difficile de garantir un volume de travail suffisant et ininterrompu pour la majorité de la population, on voit apparaitre cette injonction à entreprendre, couplée à une rhétorique de type « poursuis tes rêves, pars à la conquête du succès. Car quand on veut, on peut ».

C’est une manière de contourner les problèmes économiques structurels de nos sociétés occidentales, marquées par la crise des compromis sociaux de l’après-guerre. Pour moi, c’est une véritable crise de régime qui frappe une société dont la colonne vertébrale est l’emploi, en tant que voie d’accès à la citoyenneté, aux droits sociaux, à la consommation. Tout cela est en passe de s’effondrer.

Source : Nous assistons à l’émergence d’un populisme néolibéral — Entretien avec Jorge Moruno

Les déserteurs

Ce qui est amusant, c’est que cette autofiction d’une réussite illusoire craquèle par ailleurs de toutes parts et que de plus en plus de ces nouveaux gagnants du Loto tentent d’échapper à leur félicité économique de pacotille.

Dans le livre, j’évoque le cas d’un néoépicier parti d’une grande banque, qui m’a expliqué que son nouveau métier consistait à entreposer des produits, à les emballer pour ses clients et à voir ces derniers repartir avec le sourire avant de les consommer. Il pouvait visualiser sa contribution à l’économie, la dessiner, et cette simple possibilité avait pour lui un aspect très rassurant, car cela n’a rien d’évident quand on évolue par exemple dans le marketing digital bancaire. On parle d’une génération qui n’a connu que la société postindustrielle, c’est à dire concrètement des jobs dans le cadre desquels les bons élèves ne manipulent que des informations et ne travaillent que derrière un ordinateur. Ces métiers sont ennuyeux, désincarnés et paraissent vains.

Source : Pourquoi des bac+5 quittent leur “métier à la con” pour conduire un food truck – Sortir – Télérama.fr

Bien sûr, personne ne s’inquiète encore de l’impact de cette nouvelle concurrence déloyale (meilleur capital culturel et surtout financier) sur les travailleurs déjà en place qui vont probablement se retrouver encore plus disqualifiés qu’avant. Les jeunes cadres urbains s’imaginent avoir conquis une nouvelle authenticité, une nouvelle liberté, alors qu’ils ne sont que les pions d’un gigantesque jeu de chaises musicales où il n’y a plus que des perdants. En réalité, il s’agit plus exactement d’une cascade de dominos qui ne parviendra plus trop longtemps à cacher le grand processus de déclassement général qui est à l’œuvre. Il s’agit finalement d’une compétition sans merci pour accéder à des ressources jugées insuffisantes pour satisfaire à la fois les appétits voraces des classes dominantes et la frugalité organisée et toujours grandissante du plus grand nombre.

Et que penser d’une organisation sociale qui investit lourdement dans la formation poussée d’une jeunesse dorée qui finit par venir reluquer les places des recalés du système éducatif  ?

Le grand recul

The $16.60 per hour Ms. Ramos earns as a janitor at Apple works out to about the same in inflation-adjusted terms as what Ms. Evans earned 35 years ago. But that’s where the similarities end.

Ms. Evans was a full-time employee of Kodak. She received more than four weeks of paid vacation per year, reimbursement of some tuition costs to go to college part time, and a bonus payment every March. When the facility she cleaned was shut down, the company found another job for her : cutting film.

Ms. Ramos is an employee of a contractor that Apple uses to keep its facilities clean. She hasn’t taken a vacation in years, because she can’t afford the lost wages. Going back to school is similarly out of reach. There are certainly no bonuses, nor even a remote possibility of being transferred to some other role at Apple.

Yet the biggest difference between their two experiences is in the opportunities they created. A manager learned that Ms. Evans was taking computer classes while she was working as a janitor and asked her to teach some other employees how to use spreadsheet software to track inventory. When she eventually finished her college degree in 1987, she was promoted to a professional-track job in information technology.

Less than a decade later, Ms. Evans was chief technology officer of the whole company, and she has had a long career since as a senior executive at other top companies. Ms. Ramos sees the only advancement possibility as becoming a team leader keeping tabs on a few other janitors, which pays an extra 50 cents an hour.

They both spent a lot of time cleaning floors. The difference is, for Ms. Ramos, that work is also a ceiling.

Source : To Understand Rising Inequality, Consider the Janitors at Two Top Companies, Then and Now, The New York Times

Même si Google n’est pas réellement notre ami, un petit passage par son traducteur permettra aux moins anglophones d’entre nous de profiter de l’édifiant contenu de cet article américain.

En substance, il s’agit de faire comprendre en quoi notre système économique a lentement glissé ces 40 dernières années d’une promesse de prospérité pour tous à une machine à produire des inégalités de plus en plus profondes et de moins en moins réversibles. Pour ce faire, le journal de référence des intellos d’outre-Atlantique compare le destin de deux femmes concierges noires de grandes entreprises capitalistes puissantes et établies, à 35 ans d’écart.

Dans le premier cas, les conditions sociales du travail de la femme de ménage de Kodak lui ont permis de se soigner, de partir en vacances et surtout de s’instruire. Grâce à ce véritable capital que l’on va qualifier de discret (parce qu’il ne se voit pas du tout sur la fiche de paie), cette femme a eu les moyens concrets d’évoluer dans la hiérarchie sociale et de devenir elle-même quelqu’un de la classe supérieure du prolétariat : une cadre.

Dans le deuxième cas, avec un salaire qui a pourtant l’air équivalent sur le compte en banque, la femme de ménage d’Apple… n’est en fait plus femme de ménage d’Apple, l’une des plus grosses concentrations de fortune du monde actuel. Elle n’en est qu’une sous-traitante, sans aucun avantage social : sa vie est difficile, elle ne part pas en vacances, a du mal à se soigner, n’a plus accès à la formation et son seul horizon, c’est de finir dans le même job, avec 50 cents de plus de l’heure.

La différence entre les deux  ?

Le cadre légal et social du travail.

Ce que Macron et son gouvernement se proposent de liquider promptement d’ici la fin de ce mois.

L’hégémonie d’une pensée capitaliste sans entrave, tout entière vouée aux profits du patronat et des rentiers et qui s’appuie sur une exploitation sans vergogne et sans limites du plus grand nombre.

L’explosion des inégalités à un niveau oublié depuis les Dickens et Zola cités un peu plus tôt et leur verrouillage à tous les étages, dès le départ.

Le retour d’un monde de caste, d’une société féodale où tout le monde reste bien à sa place sans espoir d’évolution autre que l’intensification de l’exploitation.

Les enfants d’ouvriers sont surreprésentés dans les filières professionnelles et techniques. Ils regroupent 38 % des élèves de CAP, 36 % des bacs pros. En première et terminale technologique, leur part est équivalente à celle de la population des parents en sixième 26 %. Plus on s’élève dans le cursus, moins ils sont présents : ils ne forment que 16 % des filières générales des lycées, 12 % des étudiants à l’université, 7 % en classes préparatoires et moins de 3 % des élèves des écoles normales supérieures. Inversement, la part des enfants de cadres augmente : 29 % en filière générale du lycée, le double dans les écoles normales supérieures.

Source : Du collège aux filières d’excellence, la disparition des enfants d’ouvriers — Centre d’observation de la société

Une mécanique mise en place à tous les niveaux de la société depuis des décennies et qui commence à donner les résultats escomptés… sauf que ce ne sont pas ceux que l’on vous avait promis pour vous endormir.

Bref, il serait temps qu’on cesse de se faire berner par les imaginaires de droite et que l’on inverse un peu la disposition du champ de balltrap.


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107 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 9 septembre 09:56

    Un article qui va au-delà de l’illusion économique.

    Je dédis ce commentaire à tous les fainéants qui perdent leur vie à engraisser les rentiers.
     

    Concernant les cadres supérieurs, ceux que l’on appelle parfois des patrons, comme le PDG de Carrefour ou celui de L’Oréal, sont des cadres supérieurs et non pas les propriétaires de ces entreprises.

    Les exploiteurs sont les riches actionnaires et propriétaires terriens, leurs employés, cadres supérieurs, politiciens, généraux, cardinaux même, sont à leur service.

    Avant la révolution néo conservatrice, les PDG salariés avaient comme objectif de développer l’entreprise dont ils avaient la direction, faisant passer la distribution des dividendes après les investissements matériels et formations. C’était l’époque de l’ascenseur social, l’époque après guerre pendant laquelle les pays manquaient de diplômés, l’époque du développement de la classe moyenne.

    Aujourd’hui, les exploiteurs ont repris la main et le pouvoir dans l’entreprise y compris dans les entreprises médiatiques, par le moyen de « stocks options », de l’intéressement des cadres supérieurs aux résultats de l’entreprise. Le critère retenu n’est plus le développement mais l’évolution du prix de l’action. Plus l’action monte, plus les primes du PDG et de ses adjoints, sont élevées.

    Méthode perverse pour l’économie, qui défavorise les investissements, favorise toutes les magouilles, du rachat d’actions aux licenciements boursiers, et aboutit à l’appauvrissement de la classe moyenne.

    Concernant le prolétaire et le système : Il n’y a pas de différence fondamentale entre le mineur de fond, le sidérurgiste, le mécano ou le caissier de super marché, s’ils travaillent pour un actionnaire ou pour un état autoritaire et ses apparatchiks. Quelque soit le système, les prolétaires sont toujours exploités.

    Le problème n’est pas qu’une élite restreinte prenne des décisions pour les autres, il faut bien que les décisions soient prises par des personnes capable d’apréhender les enjeux, le problème est que cette élite restreinte accapare, confisque et se goberge de la plus grande partie des richesses produites, aux mépris du reste de la population.

    Toute l’ambition de nos dirigeants est de maintenir et si possible d’augmenter les privilèges de la caste qui possède, « les honnêtes gens », aux dépens de la « canaille » comme ils disaient au 19ème siècle. Ce sont ce qu’ils appellent des « réformes ».

    Sinon, l’explosion démographique et le modèle actuel de surexploitation des matières premières et des autres ressources naturelles n’a pas d’avenir à moyen terme. Les évènements à venir mettrons nos sociétés en demeure de se réformer drastiquement. Il est certain que cela ne se fera pas sans douleur.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 septembre 20:01

      @Daniel Roux & Monolecte


      Valoriser celui qui fait le sale boulot ou qui sort les marrons du feu. Ca commence quand on affranchit l’esclave... et que, devenu un serf libre, il doit désormais lui-meme assurer sa survie ou crever.... Maintenant, c’est l’uberisation ; le travailleurdevient autonome (libre).... et il devra lui-meme assurer sa survie ou crever. Plus ça change....

      PJCA

      Si vous lisez l’anglais... Voyez ce que j’écrivais il y a une trentaine d’années





    • HELIOS HELIOS 9 septembre 09:59

      interressant, interressant...

      il n’y a pas loin, depuis cet article, a une photographie societale...un instantané porteur de sa réalité.

      La même réalité, selon l’angle a des aspects bien differents, mais, globalement, on perçoit, de plus en plus clairement que la société ne devient pas « societe de castes, mais societe a 2 castes :

      - ceux qui ont le pouvoir .... les politiques, les administrations (haut fonctionnaires), les possesseurs du capital, c’est a dire l’argent, la terre et les brevets (ehn oui...)

      - ceux qui croient l’avoir ce pouvoir, tout ou partiellement, et ceux qui ne l’ont pas, même pas dans leurs rêves.

      Cela nous mène a un civilisation a deux classes, deux couches sociales... celle d’en haut, qui a tout, possède donc la planète et peut quasiment tout faire sans soucis ni responsabilite....
      et celle d’en-bas a qui est concédé le minimum vital, quelquefois moins, pour les obliger a toujours plus de sacrifices, de contraintes qui seront executés dans l’espoir de conserver la moindre parcelle de facilité et de sécurité.... et en plus repent de conflits en tous genre, toujours initiés et pilotés par la classe »d’en haut« .

      Celle d’en haut, comme n’importe quel jardinier, entretien son »sol« , son terreau en lui laissant les miettes de ses déchets (le reste se recycle)... reparti sa terre, la retourne, la déplace pour abonder les fleurs qui y poussent.

      Comme toujours, les limites ne sont pas claires, manicheennes et de nombreux cadres croient appartenir a la »haute"... comme l’auteur de ce billet (cadre ? mmhhh) qui s’imagine qu’en citant un texte en anglais plutot que sa traduction est suffisamment haut pour négliger le minimum de respect, d’intégration et d’humanité qu’il doit a ses lecteurs.

      Bon samedi de courses.

      • arthes arthes 9 septembre 15:30

        @HELIOS
        Moi je dirais que d un cote ya la mentalite prolo , laquelle se confinne a une ideologie de lutte de classes, lutte pour le pouvoir, et qui en sort pas , et on peut y mettre les cadres et les patrons , dan s le prive et le public , puis ya les autres qui trouvent interet a ce que les premiers s affrontent, et enfin il y a l emmergence de ceux qui cherchent une autre solution...(je simplifie).


        Sinon, moi aussi les citations en englich ca me gonfle, deja que je fais l effort de m interesser a l article , et j ai pas que ca a branler vu que je suis pas au chomdu, rentiere ou retraitee, faut pas me demander en plus l effort de me faire iech a aller chercher la traduc des reprises d articles strangeres.

      • Le421 Le421 9 septembre 17:03

        @arthes
        Y’a aussi la solution de traîner ses guêtres sur Figarovox et ne pas subir des articles gauchistes à la con.
        Pour ma part, j’aimerais lire plus souvent des études de société d’une telle qualité.
        Vous semblez particulièrement brillante, du moins à vous lire, que ne vous faites profiter les lecteurs d’AVox de vos lumières dans un prochain article...
        Il y a un début à tout, n’est-ce pas ?


      • Yanleroc Yanleroc 11 septembre 20:46

        @Le421

         Dès lors que tu écris, tu perds une certaine liberté que tu as dans les commentaires. Tu fera partie d’ d’ une confraternité !

      • Aristide Aristide 9 septembre 10:46

        En substance, il s’agit de faire comprendre en quoi notre système économique a lentement glissé ces 40 dernières années d’une promesse de prospérité pour tous à une machine à produire des inégalités de plus en plus profondes et de moins en moins réversibles.


        Le taux d’extrême pauvreté dans le monde a été divisé par trois en 30 ans, passant de l’ordre de 42% à 13%.

        L’effet loupe de notre situation qui a tendance à stagner et à se détériorer ne doit pas cacher que l’amélioration constante de la situation des plus pauvres dans le monde est un fait. L’Asie du Sud-Est est particulièrement exemplaire de cette évolution ou ce taux est passée de 80% à moins de 10 % en moins de 40 ans.

        Il ne s’agit pas de dresser ici le tableau d’un monde parfait, la concentration de la richesse est un fait aussi, 1% de la population possède plus que les 99% restant. Mais la description d’un monde de plus en plus inégalitaire est une escroquerie pour essayer simplement de remettre à l’ordre du jour les vieilles lunes marxistes.





        • izarn izarn 9 septembre 13:35

          @Aristide S’attaquer aux « vieilles lunes marxistes » c’est faire preuve aussi de gatisme avancé...


        • Le421 Le421 9 septembre 17:05

          @Aristide
          la description d’un monde de plus en plus inégalitaire est une escroquerie

          Ben voyons.
          Dit comme ça, ça baigne !!


        • Aristide Aristide 9 septembre 22:10

          @Le421


          Les chiffres sont têtus, si dans nos sociétés occidentales la situation n’évolue plus et régresse même, il en est tout autre ailleurs dans le monde. C’est vrai que l’insoumis de base voit midi à sa porte et pas plus loin.

        • Le421 Le421 10 septembre 09:56

          @Aristide
          C’est vrai ce que vous dites !!
          L’Insoumis de base, le pécore gauchiste à la con comme moi, ne pense qu’à sa gueule et ne « voit pas plus loin »...
          Avec des analyses comme ça, vous atteignez un seuil de crédibilité inégalé jusque là.
          Je vous félicite d’une telle finesse d’analyse.

          Et mes marmottes, comme aujourd’hui c’est Dimanche, je les ai dispensées de plier le chocolat dans le papier alu...

           smiley


        • Trelawney Trelawney 12 septembre 09:07

          @Aristide
          Mais la description d’un monde de plus en plus inégalitaire est une escroquerie pour essayer simplement de remettre à l’ordre du jour les vieilles lunes marxistes.
          Comme il est dit dans l’article, l’essence même du marxisme est une opposition entre le travail et le capital. Et les marxistes sont convaincus que c’est uniquement le travail qui produit la richesse. Il s’accroche à cette idée, car s’il s’avère que ce n’est pas cela, leur monde s’écroule.


          Il est vrai que sur 30 ans le monde a sorti 1 milliards d’humains de la famine.Il est vrai aussi que la société mondiale fonctionne sur une dualité besoins/richesse. C’est à dire que les humains on des besoins légitimes et toujours plus importants et que les richesses nécessaires à ces besoins sont malheureusement limités

          Vous dites qu’1% des humains possèdent 50% des richesses du monde. Si c’est le cas, c’est que notre monde n’est pas riche. A partir du moment où je dis cela je détruit toute parcelle d’espoir d’un monde meilleur. Aussi il est important pour la majorité des gens de croire en une « équité », car, comme l’espoir faite vivre, cela garanti la paix sociale

        • gogoRat gogoRat 9 septembre 11:11

           Merci à l’auteur pour cet article dont la portée me parait bien plus subtile que les perspectives ’classiquement’ rabâchées par les 2 ’réactions’ précédentes ...

           Je déplorerais seulement l’oubli (ou l’occultation ?) d’un autre angle de vue, qui m’est apparu dès les mots suivants :
          ’ le chômage, ce grand égalisateur par le bas ’

           En effet, tous les salariés français sont-ils égaux devant le chômage ? ...

           Prenez deux salariés produisant sensiblement le même job pour le même salaire , et qui soient un salarié ubérisé, et un salarié dépendant, lui, d’un statut (droit différent !) de la Fonction publique.
           Accompagnez alors chacun de ces deux salariés lorsqu’ils vont solliciter un prêt à long terme chez leur banquier : vous verrez bien si les salariés français sont égaux devant le chômage !


          • HELIOS HELIOS 9 septembre 12:29

            @gogoRat

            ***  les perspectives ’classiquement’ rabâchées par les 2 ’réactions’ précédentes ... ***


            - je me sens concerné... 

            Puis-je vous dire que je suis parfaitement en phase avec cet article de Monolecte, je ne vois pas en quoi mon interprétation serait rabâchée « classiquement ».. Je me permet seulement de penser qu’il n’y a pas de multiples castes sociales, mais j’en réduit la portée a deux classes seulement.

            - Quand a la phrase concernant la partie en langue anglaise de l’article, je me permets une attaque semi-personnelle, relative au billet publié, tentant a exhiber une contradiction entre le fond du message porté par cet article... et la forme laissant au lecteur le soin d’aller effectuer une traduction puisqu’il n’est pas capable de comprendre le message. En France, on parle et on ecrit en français, avec des fautes d’orthographe, certes, mais en français.
            C’est pour cela que mon propos, rapproche l’auteur de cet article vers la classe sociale qu’elle denonce plutot que celle qu’elle semble défendre.

            La dedans, nous ne parlons ni de rabacher, ni modernement, ni classiquement, mais de persister dans l’explication et l’argumentation, la perception de l’etat de notre société.

            Nous pouvons discuter du fond, lorsque vous le désirerez.

            Bien a vous.

          • gogoRat gogoRat 9 septembre 19:53

            @HELIOS

             désolé si mon expression un peu dure vous a paru remettre en cause l’auteur alors que je ne m’intéresse jamais qu’à des arguments . 
             Je dois donc préciser que ce que trouve classiquement rabâché c’est cette vision d’ une civilisation a deux classes, deux couches sociales... celle d’en haut et celle d’en bas !
             L’article ne montre-t-il pas justement que des gens ayant eu dans un premier temps des conditions de vie similaires (autant sur le plan du job que sur celui des revenus ou fortunes initiales) peuvent finir dans des vies parallèles plus du tout comparables ? !

             Ma façon de concevoir les ’classes’ se rapporte à notre ’égalité en dignité’ affichée par notre devise nationale « Liberté Egalité Farternité ». En considérant que l’abolition des castes par notre Révolution (qui nous a affranchis des Noblesse/ Clergé / Tiers-Etat) n’aurait pas dû laisser place aux inégalités en droit que constituent les différents statuts qui constituent en fait autant autant de classes ou castes différentes, même si ce clivage officiellement organisé n’est plus, en théorie, ’de sang’ (donc ’raciste’) , à vie ...
             égalité en dignité implique égalité en droit
             donc
             non égalité en droit (dont statuts différents) implique non égalité en dignité , ce qui implique : incohérence irréfléchie ou mensonge de la ’République’ lorsqu’elle prétend à l’égalité en dignité !


          • hervepasgrave hervepasgrave 9 septembre 11:25

            Bonjour,

            • Voila un article simple et lucide de la situation.
            • Évidemment difficile a faire comprendre et a admettre ,même si cela est flagrant et que tout le monde répondrais avec la plus grande décontraction
            •  « mais cela je le sais que puis-je y faire ! »
            • Tu as choisis de bon exemple ,sauf un qui est certainement le pilier de la construction actuelle.
            • A savoir la rareté et le risque de pénurie. Car là ils font fort pour nous faire croire en cela.C’est le mensonge de base de ce nouveau siècle. Vendre la rareté et faire croire a l’impossibilité de rapprovisionnent.Un mensonge terriblement meurtrier a terme.
            • J’affirmerais même que c’est un crime contre l’humanité.
            • Voila pour toi une nouvelle donne.
            • Par contre le titre de ton article me convient parfaitement, bien qu’a le lire je voyais une forme
            • de plagia d’une citation de Cocteau
            • « Le drame ,mes amis ! aujourd’hui c’est que la bêtise pense » Grosse erreur de ma part car Cocteau nous a livré un message sans ouvertement accuser les imbéciles qui prêchent a voix hautes.
            • bonne continuation ,car cela parait au premier (R)abord honnête et désinteressé.
            • bon week-end et cestpasgrave !

            • Vraidrapo 9 septembre 12:59

              Le premier paragraphe résume bien la triste réalité depuis bien des lustres et sous bien des cieux...


              • zygzornifle zygzornifle 9 septembre 13:01

                les cadres sont pour la plupart des gros niais qui rêvent de se prendre pour le patron , quand la boite coule ils sont quand même giclés avec les sans dents ....


                • Habana Habana 11 septembre 11:20

                  @zygzornifle
                  Pas en France voyons ! Les cadres sont les derniers licenciés.

                  Dans n’importe quel pays au monde, lorsqu’une société va mal, on vire les « cols blancs ».
                  C’est ce qui s’est passé dans les années 1990 chez FORD aux Etats Unis.
                  En France, on vire les travailleurs, ces pauvres cons crasseux et pauvres, pour redorer le blason de la compagnie.
                  Et on se retrouve avec 1 rameur pour 15 barreurs.
                  Encore une exclusivité à la Française !

                • Paul Leleu 9 septembre 13:05

                  très bien vu ! Les gens ont tellement peur de devoir faire la révolution, qu’ils préfèrent se voiler la face... 


                  entre le jointé devenu auto-entrepeneur, et le manager devenu chambre d’hôtes... c’est vraiment le monde de la médiocrité et de la fuite... ils passent leur temps à trimer, à raler et à se plaindre, alors qu’ils ne comprennent pas qu’ils se se lancés dans un buisness-model condamné d’avance... une voie de garage néo-libérale prévue juste pour eux... (et ils sont tout au fond)

                  mais c’est pas nouveau que les petits entrepreneurs et commerçants sont la piétaille du grand-capital... des boucliers humains consentants... une mentalité de soumis... 

                  • Le421 Le421 9 septembre 17:12

                    @Paul Leleu
                    D’une implacable lucidité. Le syndrome du larbin :

                    https://www.youtube.com/watch?v=N316j-_b_I4


                  • gogoRat gogoRat 9 septembre 23:30

                    @Le421
                     merci pour le lien de cette video : à voir absolument , et à faire circuler !!


                  • Le421 Le421 10 septembre 09:58

                    @gogoRat
                    Cette analyse n’est pas nouvelle. Il me semble que c’était sous Sarkozy et c’était même passé à la télévision française.
                    Mais de la rappeler fait toujours effet.


                  • fatallah 11 septembre 13:11


                    @gogoRat
                    voyez plutot https://www.youtube.com/watch?v=MkX8I17nLaA&nbsp ; , plus crédible


                  • Yanleroc Yanleroc 11 septembre 21:50

                    @fatallah

                    «  Pour échapper à la médiocrité de sa condition, le larbin fait tout pour ressembler à ses maîtres », donc ceux qui pètent dans la soie.

                  • izarn izarn 9 septembre 13:57

                    Au début de l’ére industrielle, il y avait foison d’artisans, de petites manufactures. La société industrielle a détruit 90% de l’artisanat. Le prolo est une personne qui ne connait pas les processus de fabrication, une sorte de robot esclave. Qui ne pose pas d’ennuis ni de risques, parcequ’il ne sait rien de son propre métier : En fait il n’a plus de métier ! Le cadre par définition est la pour diriger et gérer. Parfois il pense dans un bureau d’étude, ça arrive pour faire face à la concurrence. Le communisme est aussi une société industrielle. Le conflit patron contre prolo est un faux débat qu’agitent tous les pseudos cocos et socialos. Quand on se retrouve en régime communiste, on est aussi exploité que chez les capitalistes. L’économie chinoise qui est passé au capitalisme n’a pas du faire bien grand effort... L’uberisation c’est l’ultime lutte pour faire disparaitre l’artisanat. Effectivement l’auto’entrepreneur est une sorte de foutaise, pour ne pas parler d’artisan ! Surtout pas de corporation d’artisan ! Horreur ! Auto-entrepreneur sans métier, c’est l’échec assuré. Or un métier c’est une culture, parfois très longue à obtenir. La start-up qui décolle comme une fusée est structurellement impossible dans 99,9% des cas, sauf trucage bidon pour montrer l’exemple (Fils à papa, etc...) Il suffit de voir les succés en statistique ! Par contre plombier ou garagiste, ça fonctionne encore avec un réussite bien supérieure ! CQFD. Ce qui n’empeche pas de créer de nouveaux métiers artisanaux...Mais la je crains que les multinationales feront tous pour vous voler et ensuite vous détruire... Enfin, on les aura bien fait chier en attendant ! Enfin, dernièrement observation étrange, les artisans ont fortement tendance à voter FN et pas « France insoumise » : Comprenne qui pourra...



                      • banban 9 septembre 16:02

                        À Auschwitz on appelait cela des capos, et même si ils tapaient la bise à papa shultz, à la fin, cela ne les à pas protégée de la grande douche collective.


                        • lloreen 9 septembre 16:53

                          Depuis l’article de l’Est Républicain, nous sommes informés que monsieur Macron ne tient pas plus les poulets en estime.
                          http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2017/09/07/le-gouter-presidentiel-ne-passe-pas


                          • Spartacus Spartacus 9 septembre 17:04

                            On est pétrifié de la suffisance et du mépris de son prochain et des travailleurs de ses pseudos intellectuels gauchistes et a quel point ils méprisent les gens et les autres qui ne pensent pas comme eux..


                            Toutes les strates qui ne sont pas des catégories sociales à charge de l’état et intellectuelles y passent... A part eux bien entendu.

                            « Les cadres sont qualifié des dupes qui se font enfler »......Dixit l’auteur !
                            « Les travailleurs sont qualifiés de dénués de tout (certainement d’intelligence aussi), qui ne peuvent faire autrement »....en résumé de vrais cons !
                            « les salariés sont comparés en procès d’intention à des « grouillots de base » ou les « OS de l’an 2000  » »....Et forcement c’est ce que penserait tous les gens.
                            Les auto entrepreneurs seraient des « auto-exploités et de la nouvelle chair à canon ».....
                            « les patrons sont des exploiteurs du forcement grand capital »....
                            «  »les diplômés de l’enseignement technique, présentés comme de vulgaires abrutis par rapport à l’enseignement universitaire."

                            Les premiers de la classe à l’université ne sont ils que cette caste qui s’imagine si intellectuellement supérieure et pédante envers les autres ?...

                            Vous cherchiez pourquoi les gens du secteur privé ne votent plus à gauche ?
                            Vous cherchiez pourquoi le vote de gauche n’est plus que limité à ceux issus du monde des intellectuels et sortis des diplômes universitaires qui sont à charge de l’état ou des professions subventionnées ? 
                            Vous voulez savoir pourquoi Trump le milliardaire a été élu ?

                            Regardez ce texte et voyez comment ces pseudos intellectuels de gauche méprise le secteur marchand et les font passer tous ses acteurs pour des ringards.

                            Les intellectuels gauchistes qui sortent premier de la classe des formations littéraires ou philosophiques antre du gauchisme, ne se rendent même plus compte à quel point leur esprit est fanatisé au point d’ignorer l’humilité.
                            Dramatique !

                            • samuel 12 septembre 11:40

                              @Spartacus

                              Pour décrire le monde tel qu’il est, il faut le voir de haut, c’est à dire du point de vue des détenteurs du capital.

                              J’ai lu et relu ici même un certain Spartacus qui soutenait qu’un employé n’était qu’un coût, qu’il était remplaçable et corvéable.

                              Le texte ne fait que transcrire en mots crus ce que la classe dominante pense de la classe des dominés.

                            • rocla+ rocla+ 9 septembre 17:55

                              Mort de rire , 


                              Demain c’ est la fin du monde .

                              Quels cons  ces   prédicateurs  de nouvelles   à la Zola . 

                              Vous êtes tapée du cheutron  Monolecte .

                              • rocla+ rocla+ 9 septembre 17:56

                                Essayez la thérapie du rire ....ça vous évitera  de mourir malheureuse ... smiley


                                • rocla+ rocla+ 9 septembre 18:39

                                  Parlez nous plutôt de votre ami  Fidel Castro 


                                  Communiste , assassin , ordure mondiale , tortionnaire , prévaricateur , parasite 
                                  salopard universel , 


                                  • Xenozoid Xenozoid 9 septembre 22:07

                                    @rocla+
                                    tien tu dis plus goumunisse..

                                    alors c’est quoi un gouminisse ?

                                  • Pyrathome Pyrathome 9 septembre 22:30

                                    @Xenozoid

                                    Bof, lui, il est toujours Fidel à sa Castration du cerveau..... 


                                  • Le421 Le421 10 septembre 10:05

                                    @Pyrathome
                                    Paraît que la farine, à force de la respirer, finit par boucher le comprenoir des boulangers...
                                    Vous savez, ces héros qui bossent 7j/7 et 15H/jour pour gagner une misère.
                                    C’est leur choix.
                                    Et les blocs de pâte à pain congelée industrielle ainsi que les croissants/pains au chocolat du même tonneau, je ne crois pas que l’usine soit en faillite...
                                    Les nouveaux empoisonneurs.
                                    Le petit camion blanc qui livre à 4H du mat’ pour pas que ça se voie... Genre « Petit Forestier ».
                                    Même le logo est tout petit sur le camion blanc...
                                    Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Excellent film !!


                                  • Yanleroc Yanleroc 11 septembre 20:53

                                    @Le421..mais lui-même, fin gourmet et bon vivant !


                                  • oncle archibald 9 septembre 18:59

                                    "S’il a un petit pécule et pas mal d’avantages immédiats, le cadre oublie un peu trop facilement que son aisance vient tout de même du salaire et non pas de la rente (même s’il tente de s’en constituer une dans le temps !) et qu’il suffit que le capitaliste lui retire son poste de travail pour que tous ses avantages disparaissent. Il est en fait aussi dépendant que le petit employé des systèmes de solidarité sociale qu’il conchie pourtant abondamment tant il croit être au-dessus de cela, voire en compétition avec des dispositifs qui lui coutent (et entament son rêve de rente), alors qu’en fait, même s’il mettra un peu plus de temps à consommer ses éconocroques, le chômage, ce grand égalisateur par le bas, le remettra forcément à sa place de simple variable d’ajustement."

                                    Quelle caricature !

                                    Le cadre sait parfaitement que son aisance matérielle résulte des études qu’il a faites pour avoir un boulot plus intéressant et valorisant qu’un simple exécutant, il sait parfaitement qu’il est directement menacé par le jeunot qui aura fait les mêmes études que lui et qui acceptera le même travail pour quelques euros de moins que lui, il sait qu’il est assis sur un siège éjectable et a beaucoup réfléchi à la stratégie qu’il mettra en œuvre pour retrouver un nouveau job si l’éjection est déclenchée ...

                                    C’est exactement le contraire d’un con qui croit que son boulot est éternel et qu’il suffit de descendre dans la rue pour qu’une usine qui n’est plus rentable par rapport à sa concurrence soit contrainte de continuer à l’employer. Il sait qu’il risque de déménager plusieurs fois dans sa carrière, que rien n’est jamais acquis et qu’il faut sans cesse prouver que l’on est toujours capable s’adapter aux conditions de production qui ne cessent jamais d’évoluer ....

                                    Article idéologique pur qui fait fi de toutes les réalités du monde du travail, très loin de se résumer au choix binaire proposé par l’auteur.


                                    • Armelle Armelle 12 septembre 08:23

                                      @oncle archibald

                                      "C’est exactement le contraire d’un con qui croit que son boulot est éternel et qu’il suffit de descendre dans la rue pour qu’une usine qui n’est plus rentable par rapport à sa concurrence soit contrainte de continuer à l’employer"

                                      Vous avez tout résumé en quelques mots !!!

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