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Accueil du site > Actualités > Société > Les villages morts de France

Les villages morts de France

En novembre 2010, je publiais un article intitulé ʺCes villages de Lorraine « morts pour la France »ʺ. Situés au cœur du champ de bataille de Verdun, ces villages martyrs ont été rayés de la carte par les 26 millions d’obus qui ont transformé cette terre fertile en un enfer de gravats, de sang et de boue. D’autres ont disparu sous les eaux, victimes de la construction des barrages EDF (cf. Le village englouti, décembre 2009). Mais il est bien d’autres villages et hameaux, morts dans notre pays dans l’indifférence générale. Ceux-là sont restés anonymes ; condamnés par les évolutions de la société et l’exil rural, ils ne figurent sur aucun tableau d’honneur de la nation...

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Occi (Corse), photo MyCorsica

Tous les villages morts de France n’ont en effet pas été détruits lors des guerres, loin s’en faut. La plupart ont en réalité été victimes des profonds changements qui ont marqué la société depuis la fin du 19e siècle et l’essor de l’industrie. Ont suivi la mécanisation des activités agricoles, le développement de l’industrie agro-alimentaire et son corollaire agro-chimique, sans oublier l’émergence des activités tertiaires et la multiplication des emplois de service qu’elle a induits. Autant de coins enfoncés dans le mode de vie rural qui prévalait naguère et structurait les campagnes, jusqu’aux contrées les plus reculées. Dès de début du 20e siècle, le tropisme des villes et des bassins industriels a, lentement d’abord, puis de plus en plus rapidement à compter des années 50, vidé les campagnes en de nombreux terroirs de notre pays, trop chiches en rendements agricoles pour assurer le maintien sur place des cadets dans les familles paysannes.

Puis les aînés eux-mêmes, impuissants à rentabiliser les exploitations, ont, à leur tour, jeté l’éponge pour nombre d’entre eux, et cédé leurs terres – trop souvent à vil prix – à plus puissants qu’eux en abandonnant à leur sort des bâtiments devenus inutiles et que nul ne convoitait alors. C’est ainsi que, peu à peu, de nombreux villages et hameaux se sont vidés de leur population dans les régions les plus rudes et les moins fertiles. Entre toits éventrés et murs envahis par le lierre ou sapés par les racines de chêne et de sycomore, les habitations, les étables, les bergeries, les soues, les granges, ont été vaincues par la nature sauvage et les éléments. Et si d’aucuns ont pu voir dans ces constructions menacées de ruine matière à romantisme, d’autres, plus sensibilisés aux aléas de la condition paysanne, ont éprouvé une grande tristesse en imaginant les vies humaines et animales que ces pierres abritaient autrefois.

Tel est le sentiment que ressentent la plupart des randonneurs qui découvrent sur les hauteurs de Mende, en Lozère, ce qu’il reste de deux hameaux caussenards victimes de la fuite en avant des hommes : Le Gerbal et La Chaumette. Ce sont en effet les habitants de ces lieux désertés il y a bien longtemps qui, poussés par la nécessité de subvenir aux besoins de leurs familles, ont eux-mêmes rendu stériles par surexploitation les sols d’un terroir calcaire aux ressources limitées. En quelques vers, un court poème anonyme figurant sur une plaque apposée sur un mur de La Chaumette raconte le drame humain qui s’est joué là. Un texte chargé d’une indicible émotion que ressentent tous ceux qui, dans leur vie professionnelle ou par leurs origines, ont été physiquement en contact avec la terre nourricière, avec la condition paysanne qui prévalait dans ces rudes contrées :

« C’est parce qu’ils avaient déboisé les plateaux

Et sur un sol vivant décuplé les troupeaux

Que le roc apparut sous le soc des araires.

L’hiver, le vent du nord élevait des congères.

Et le soleil d’été calcinant les vallons

Consumait en juin les futures moissons.

Lors, leurs terres brûlées et n’ayant plus de sources

Ils ont quitté leur sol aride et sans ressources

Ne laissant derrière eux, tels de cuisants remords,

Que des toits effondrés et des villages morts. »

Tous les villages et hameaux « morts » le sont-ils à jamais ? C’est évident pour ceux qui, dans des conditions tragiques, ont été rasés par les guerres, à l’image des villages-fantôme de la bataille de Verdun*, ou bien encore de Tahure (Marne) et de Craonne (Aisne), entièrement détruits, respectivement lors de la bataille de la Marne et celle du Chemin des Dames. Même chose pour l’ancien village martyr d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) dont les ruines ont toutefois été conservées en l’état au titre de témoin mémoriel du massacre perpétré par les Waffen SS en juin 1944, de même que celles de Valchevrières (Isère), un hameau du Vercors incendié en juillet 1944 par les troupes allemandes pour en déloger les maquisards. Aucun espoir de réhabilitation non plus pour le village de Brovès (Var), vidé en 1970 de sa population à des fins d’exercices au cœur du camp militaire de Canjuers, ni pour celui de La Villedieu (Doubs), dont les habitants ont été expropriés en 1926 pour permettre l’extension du camp de Valdahon.

Châteauneuf-les-Moustiers et Le Poil, deux villages situés dans les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que Périllos (Pyrénées-Orientales), n’ont, quant à eux, pas été abandonnés du fait d’un conflit ou pour servir à des manœuvres militaires, mais, plus trivialement, pour cause d’exode rural. Après avoir été totalement abandonnés, ces trois-là font depuis quelques années l’objet d’une restauration de quelques-uns de leurs bâtiments. Restauration partielle également à Celles (Hérault) dont les habitants ont été expulsés dans les années 60 en vue de sa submersion par les eaux du lac du Salagou. Une submersion qui n’est jamais venue, la hauteur du barrage et la cote maximale des eaux ayant été revues à la baisse ! Un autre village abandonné, Occi (Corse), pourrait bien un jour renaître partiellement de ses ruines : sa situation en balcon sur la Méditerranée offre en effet des vues magnifiques sur les côtes de la Balagne et le golfe de Calvi.

Dans différentes régions, d’autres villages et hameaux ont d’ores et déjà été réhabilités, ici partiellement, là en totalité, parfois grâce à des mouvements associatifs, le plus souvent à l’initiative de particuliers. Certes, c’en est terminé du bétail qui faisait vivre autrefois les paysans en charge d’exploiter les terres environnantes : à de très rares exceptions près, vaches et brebis ne reviendront plus sur les dalles des étables ou sous les voûtes des bergeries dans les contrées délaissées. Mais les habitations peuvent retrouver une seconde et parfois inespérée jeunesse grâce aux citadins en mal de nature et désireux de refaire le plein d’énergie, loin de l’agitation des villes, dans des résidences secondaires occupées le temps de leurs congés ou prêtées à des amis. Séduits par le charme des lieux et par la noblesse de la pierre, nombreux sont ceux qui, depuis quelques décennies, ont entrepris de restaurer dans notre pays ces bâtiments en perdition.

Et force est de reconnaître que ces citadins – français, allemands, britanniques, néerlandais et suisses – ont sauvé de la ruine un grand nombre de villages, de hameaux et de fermes isolées abandonnés à la végétation et à la faune sauvage. Non sans susciter ici et là des critiques de la part d’habitants du cru préférant le voisinage de vestiges délabrés à la venue de nouveaux arrivants pourtant prêts à mouiller leur chemise et à faire travailler les artisans locaux pour sauvegarder un patrimoine rural en déshérence. En l’occurrence, des réfractaires très minoritaires, mais également bien peu lucides car il est avéré que ces restaurations ont permis en bien des lieux – parfois avec l’aide de subventions publiques ou de fondations privées – de redynamiser des villages et de susciter le retour d’habitants permanents en quête d’une qualité de vie incompatible avec l’habitat urbain.

En termes de rénovation contestée localement, le cas de Fretma est particulièrement emblématique. Il y a 20 ans, cette imposante ferme, la plus grande du causse Méjean avec ses 11 bâtiments, était très délabrée et, comme je l’ai constaté moi-même, semblait vouée à une inéluctable disparition comme tant d’autres avant elle. Impensable pour cet ensemble caussenard caractéristique qui a compté simultanément des dizaines de saisonniers au temps de sa splendeur et fut un temps qualifié de « ferme républicaine ». Ce n’est qu’au terme d’une longue bataille juridique impliquant les héritiers parisiens, les gestionnaires du Parc des Cévennes et le préfet de Lozère que les obstacles ont été levés. Fretma n’a pas retrouvé son passé agricole, mais au moins cet ensemble architectural (voir vidéo) a-t-il pu être sauvé de la ruine, à l’image des remarquables hameaux d’Hauterives et La Croze (gorges du Tarn) accessibles uniquement à pieds ou à bord de barques, mais dont le second nommé n’est malheureusement pas visitable hors Journées du Patrimoine.

En mars 2016, j’ai publié un article intitulé L’extraordinaire diversité des villages de France. Parmi tous ces villages qui constituent notre patrimoine et qui, par leur beauté, leur richesse architecturale ou leur situation exceptionnelle, contribuent à séduire les visiteurs, il en est qui ont échappé de peu à la ruine. Grâce à la volonté d’hommes et de femmes déterminés, ceux-là n’ont pas ajouté leur nom à ceux des « villages morts » qu’ils semblaient voués à rejoindre il y a quelques dizaines d’années. Mais leur pérennité reste parfois aléatoire, du fait notamment du recul de l’emploi et des services publics dans les contrées accidentées ou de faible activité économique. Une réalité dont nous devons tous avoir conscience pour, à notre niveau, contribuer d’une manière ou d’une autre à garder vivante cette ruralité qui a si largement contribué à faire de notre pays ce qu’il est aujourd’hui. Cela passe sans doute, toutes polémiques et querelles apaisées, par une alliance entre les habitants historiques et les néo-ruraux respectueux des sites et des modes de vie locaux.

* Ces villages « Morts pour la France », et à ce titre titulaires de la Croix de Guerre 14-18 avec palme, se nommaient Beaumont-en-Verdunois, Cumières-le-Mort-Homme, Douaumont, Fleury-devant-Douaumont, Hautmont-près-Samogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes et Vaux-devant-Damloup.

** Villages et hameaux engloutis : Bairon-Mont-Dieu (barrage de Bairon, 08) ; Castillon (barrage de Castillon, 04) ; Chambod (barrage d’Allement, 01) ; Champaubert-aux-Bois, Chantecoq et Nuisement-aux-Bois (barrage du Der, 51) ; Les Salles-sur-Verdon (barrage de Sainte-Croix, 83) ; Mallet (barrage de Grandval, 15) ; Naussac (barrage de Naussac, 12) ; Port-Dieu (barrage de Bort-les-Orgues, 19) ; Ravièges (barrage de La Salvetat, 34) ; Roselend (barrage de Roselend, 73) ; Savel (barrage de Monteynard, 38) ; Savines et Ubaye (barrage de Serre-Ponçon, 05) ; Tignes (barrage de Tignes, 74)

Autres articles en relation avec la Lozère :

Le « bouldras », roi du causse (août 2014)

Une cloche dans la tourmente (juillet 2014)

Aux sources du Tarn : noces d’or lozériennes (juin 2014)

Aubrac : du granit, des vaches, et une incomparable sérénité (août 2012)

Sous le regard des vautours : bienvenue sur le Causse Méjean (août 2012)

Pierrounet, rebouteux de l’Aubrac (avril 2010)

 

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Fretma (Lozère)

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110 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 14 août 08:26

    heu..est il exact que ces villages ont été reconstruits un peu plus loin ?

    Ces villages qui ont un jour disparu
     22h37, le 29 novembre 2010, modifié à 15h06, le 01 décembre 2010... !

    • Fergus Fergus 14 août 09:18

      Bonjour, bob14

      Certains villages ont en effet été reconstruits un peu plus loin, à l’image d’Oradour ou de Craonne, mais ce sont des exceptions.

      Je ne comprends rien à vos dates et heures.


    • bob14 bob14 14 août 09:20

      @bob14....Tignes (barrage de Tignes, 74)..reconstruit plus haut est une grande réussite il me semble..Avant c’était un village mort et maintenant une station de sport d’hiver reconnue dans le monde entier..ben oui faut éliminer les vieilles choses qui ne servent à rien..ces vieilles pierres..mais il y aura toujours des nostalgiques du passé...Pétain Hitlet etc.. smiley


    • bob14 bob14 14 août 09:23

      @Fergus...article sur Europe1
       en 2010... smiley


    • raymond 14 août 18:36

      @bob14
      complétement givré


    • L'enfoiré L’enfoiré 14 août 08:59
      Bonjour Fergus,
       Si je me souviens, on s’est déjà un peu « frotté » au sujet de cette différence d’appréciation entre les citadins et les campagnes avec leurs petits villages.
       J’aime visiter ce genre d’endroit dans une ambiance de village, mais je ne pourrais pas y vivre.
       Qu’y trouve-t-on ?
       En général, des gens âgés qui terminent leur vie avec la télé comme seule lien avec le monde.
       Mais je suis sûr que j’oublie quelque chose.
       A vous de me le dire... smiley

      • Fergus Fergus 14 août 09:34

        Bonjour, L’enfoiré

        « Qu’y trouve-t-on ? En général, des gens âgés qui terminent leur vie avec la télé comme seule lien avec le monde ».

        Ou des résidents secondaires qui n’occupent les lieux que quelques semaines par an. Quant aux personnes âgées, même dans les lieux reculés, il en est de plus en plus qui se sont mises à internet et qui échangent avec leurs enfants et petits-enfants via whatsapp !

        Et puis, peu importe ! Ce que je constate, c’est que ces gens-là contribuent à la sauvegarde de villages ou de hameaux qui, sans eux, auraient disparu. En Bretagne, c’est notamment le cas dans les Monts d’Arrée, grâce le plus souvent aux Britanniques qui ont sauvé par mal de bâtiments de la ruine. Cela a été le cas également dans pas mal de villages du sud. Et pour évoquer des lieux que je connais ben, je pourrais encore citer, en balcon au-dessus des gorges de la Dourbie, le village de Saint-Véran (berceau de la famille Montcalm), entièrement restauré, et le proche hameau de Montméjean, en voie de l’être.

        Bref, il ne faut pas à mes yeux voir le côté négatif des choses. J’ai connu tant de bâtiments délabrés et envahis par les ronces que je me réjouis sincèrement de les voir revivre, même sous une forme très éloignée de leur vocation agro-pastorale d’antan.


      • velosolex velosolex 14 août 10:35

        @L’enfoiré, bonjour

        Il me semble que vous faites là quelques erreurs d’appréciation du problème
        - D’abord d’évoquer son gout personnel, dépendant souvent de son enfance, de son vécu. 
        -  Rien que des vieux ?  Avant d’’être âgé, ces personnes ont été jeunes...Le problème vient de leur non remplacement à un moment donné.... Multi causes....Je ne vais pas à mettre à chanter « La montagne »....Mais la désertification du territoire actuelle est quelque chose d’unique, liée à une économie sauvage, prédatrice, qui lamine d’ailleurs maintenant les centres villes. 
        - L’image du vieux devant la télé, esseulé n’est pas qu’un phénomène rural. Il est même souvent pire en ville, où il n’aura pas le loisir du jardin, et d’un voisinage connu et rassurant. Evoquer ce problème, c’est celui d’une société malade, n’aimant que des têtes de gondole aseptisées, perdues dans leur narcissisme, et le culte de la vitesse. .
        - « Putain, même pas de réseau ici en plus ? »
        Personnellement je pense que nous sommes au creux de la vague et que ces déserts relatifs se repeupleront. En rapport avec la démographie et un système capitaliste en bout de souffle. J’ai l’intuition que si nous devons survivre, il faudra revenir à cette mosaïque qui pendant si longtemps nous a réussi. Mais j’en viens naturellement parler d’écologie. 

      • Fergus Fergus 14 août 11:57

        Bonjour, velosolex

        « Personnellement je pense que nous sommes au creux de la vague et que ces déserts relatifs se repeupleront. »

        Un phénomène qui pourrait être favorisé par le télétravail dès lors qu’une couverture de qualité par les opérateurs sera devenue la réalité dans les contrées mal desservies sur ce plan.

        « L’image du vieux devant la télé, esseulé n’est pas qu’un phénomène rural. Il est même souvent pire en ville »

        C’est parfaitement exact. Et c’est notamment le cas à Paris où l’on trouve les personnes les plus âgées de France.


      • L'enfoiré L’enfoiré 14 août 12:56
        @velosolex, bonjour,

         J’ai écrit un billet à ce sujet « Le manichéisme entre passé et avenir ».
         Il explique très bien la différence qui existe entre la ville et la campagne.
         Je ne vais pas revenir à ce que j’ai dit à l’époque à Fergus, sur ce que en tant que citadin, on peut penser en entrant dans un village.
         L’inverse est tout aussi vrais pour le rat des champs.
         Bien sûr qu’il y a des jeunes qui reviennent de la grande ville et comme vous dites ont connu jeune.
         Mais ils y travaillent dans la ville. Ils y trouvent aussi de l’animation avec cinémas et attractions.
         Il y a des villes comme Paris qui en tant que mégapole, rend la vie difficile pour la mobilité en dehors du métro.
         A ce sujet, j’ai vu un petit document qui parlait de Madrid et de son réseau de métros qui ne fait que s’étendre
         Là, on gagne du temps à l’utiliser.
         L’exemple était donné pour nous faire réfléchir à notre propre métro rikiki à Bruxelles.
         Les navetteurs chez nous se comptent par milliers tous les jours par train.
         En voiture, c’est devenu un cauchemar à la merci de la moindre panne ou du moindre camion qui a renversé son chargement sur la route.
         
         
         

         

      • L'enfoiré L’enfoiré 14 août 14:07
        Un article de circonstance de la Libre Belgique : « Où aller en Belgique pour une sortie en famille réussie à la ferme »

        Un retour à la terre et une reconnexion avec la nature qui feront du bien à la fois aux petits et aux grands. 

        En collaboration avec le site French-Connect.com , explorateur urbain entre Paris à Bruxelles, et dénicheur de belles adresses. On y trouve des idées de sorties et même une boutique on line pour des marques Made In France Made in Belgium. Véritable trait d’union entre les belges et les français, French-Connect propose également des offres d’emploi sans néerlandais et des opportunités de networking. On participe en s’inscrivant sur le site French-Connect.com


      • Gasty Gasty 14 août 09:31

        Je me souviens de ce village de Brovės pour l’avoir traversé. Un village abandonné et figé dans ces derniers instants de vie, encore habitable à l’époque de mon service militaire. Un silence lourd et irréel d’une grande tristesse.


        • Fergus Fergus 14 août 09:39

          Bonjour, Gasty

          « Un silence lourd et irréel d’une grande tristesse »

          J’ai ressenti la même chose avec le village de Mallet dans le Cantal. Etabli sur la Truyère, il a disparu sous les eaux du barrage de Grandval en 1959.


        • mmbbb 14 août 11:01

          @Fergus j ai passe mon enfance a la campagne Il n y avait pas INTERNET et nous emmerdions Qu ai je entendu durant mon enfance, cette histoire de guerre ad nauseam La commémoration obligatoire le 11 novembre et cette litanie « mort pour la France » . La maitresse d ecole en remettait une couche en nous diffusant des photos de prisonnier dans les camps, une forme de psychanalyse inversee Ces gens la n avaient pas pour autant des comportements humains tendres, Certains etaient violents. Il est vrai que dans cette epoque rien ne se disait Par ailleurs ces villages vivaient replies sur ce passe , il n y avait rien pour la jeunesse Lorsque je vois l empressement des francais pour accueillir les migrants et leur offrir tout ce dont ils ont besoin , cela me degoute . J en ai vraiment rien a chier de ces problemes , Ces guerres ont ete inutiles ces gens la sont mort inutilement surtout lorsque l on voit l etat de notre pays . Ma region est desoramais occupée par des turcs !



        • Fergus Fergus 14 août 13:13

          Bonjour, mmbbb

          Le fait est qu’il n’y avait rien pour les jeunes dans les villages autrefois. Et cela n’a guère changé, si ce n’est, dans ceux qui bénéficient d’une bonne couverture, de l’usage d’internet.

          « l’empressement des francais pour accueillir les migrants et leur offrir tout ce dont ils ont besoin » 

          Un empressement qui est manifestement loin d’être partagé par tous. Et beaucoup de migrants sont de facto déboutés du statut de « réfugié ».

          Des réfugiés qui ne sont d’ailleurs pas au bout de leurs peines, et sont bien loin d’obtenir « tout ce dont ils ont besoin ». Je note à cet égard que vous-même avez utilisé le mot « besoin » ; et de fait c’est de cela qu’il s’agit, le plus souvent dans des conditions précaires.

          Cela dit, je reconnais bien volontiers bien volontiers que la proportion des immigrés est trop élevée dans certaines communes et que cela pose de réels problèmes à la population d’origine dont les modes de vie sont remis en cause.


        • microf 16 août 09:41
          @mmbbb

           « Ma region est desoramais occupée par des turcs ! ».
          Mais c´est une très bonne nouvelle, sans les Turcs, cette région serait vide et morte comme tant d´autres.

          Ce serait très bien si les Turcs et une partie d´ immigrés et ceux qui n´ont pas de place en ville les SDF par exemple, remplissaient ces tous villages morts ou vides, ils les feraient revivre.

        • Dron 14 août 09:44

          Merci Fergus pour ce bel article relatant la richesse historique de notre patrimoine à tous. Pourquoi n’y a t il pas de politique justement pour réhabiliter ces lieux qui feraient certainement le bonheur de nos enfants et même de personnes à la retraite. Le capitalisme financier veut concentrer sa fourmilière , pour mieux la contrôler et la presser , avec des loyers délirants et des prix d’achat d’immobilier endettant les gens sur 30 ans.Mais pour réhabiliter ces lieux il faudrait investir dans des infrastructures que le capital , n’a ni le temps ni la volonté de faire . Regardez même dans la manière de travailler on concentre le bétail humain , avec les open Space , moins de place à utiliser et un contrôle facile des travailleurs.le long terme n’est pas la vision de nos politiques véreux et complices du capital. Pourtant dans des pays comme la Suisse avec des reliefs pas faciles pour emmener tous le confort aux populations on voit que c’est possible. 


          • Fergus Fergus 14 août 11:15

            Bonjour, Dron

            Merci à vous pour ce commentaire dont je partage très largement les différents constats.

            Pour ce qui est de la Suisse, je confirme pour y avoir séjourné à différentes reprises que l’habitat rural traditionnel y est très bien conservé et même mis en valeur, mais j’avoue ne pas connaître les mécanismes économiques existants dans ce pays en matière immobilière.


          • baldis30 14 août 11:58

            @Fergus
             allez donc en Suisse vous y consommerez l’électricité que les suisses font produire en France à partir de centrales nucléaires qu’ils y ont construites et exploitées par EDF ...

            Et continuez à taper dur EDF jusqu’au jour où ... syndicats et direction en auront archi-marre et feront une grève concertée ... on verra comment vous vous débrouillerez !


          • Fergus Fergus 14 août 13:20

            Bonjour, baldis30

            Le fait est que la Suisse importe un pourcentage important d’électricité produite en France.

            Quant à « taper sur EDF », où avez-vous vu que je me sois livré à cet exercice ???

            Constater que des villages ont été submergés n’est pas une critique de la politique énergétique d’EDF, les barrages ayant répondu aux besoins croissants de notre pays à l’époque de leur mise en service. Ce qui n’empêche pas de regretter les villages que l’on a pu connaître autrefois et qui ont disparu sous les eaux. 


          • microf 16 août 09:32
            @Dron

             " Pourtant dans des pays comme la Suisse avec des reliefs pas faciles pour emmener tous le confort aux populations on voit que c’est possible. "

            Vous avez raison, mais c´est parceque la Suisse est un pays démocratique, la France ?...

          • Fergus Fergus 16 août 11:33

            Bonjour, microf

            A mon avis, la démocratie n’a pas grand chose à voir dans cette affaire.

            En Suisse, les régions de plaine n’ont guère eu à souffrir de l’exode rural, étant donné leur proximité avec les villes où se sont concentrés les emplois industriels et de service : les néo-ruraux en quête de qualité de vie y ont remplacé les paysans d’autrefois.

            Quant aux régions de montagne, elles ont bénéficié dans la plupart des massifs de l’activité touristique tant hivernale qu’estivale. Ce qui n’a pas empêché quelques villages de perdre une grande partie de leur population permanente. D’où des initiatives comme celle d’Albinen dans le Valais où le maire a décidé d’offrir il y a un an à chaque famille nouvelle ayant un projet de construction ou de rénovation une prime de 25 000 francs suisses (environ 21 000 euros).

            Même les hameaux d’alpage ont été le plus souvent restaurés au profit d’un habitat secondaire, et parfois de restaurants ou bistrots d’altitude destinés aux randonneurs.


          • microf 16 août 13:45
            @Fergus

            Bonjour et merci Fergus pour votre réponse.
            Mais dans le cas de la France que devrait-on faire alors ?, comment repeupler ces villages vides et morts ?.
            Ne devraient-on pas faire comme en Suisse á savoir, délocaliser les emplois vers ces contrées au lieu de délocaliser ces emplois hors de la France ?.
            Est ce que les Francais sont insensibles á la qualité de la vie ?.
            Pourquoi ne pas copier l´initiative du Maire d´Albinen dans le Valais ?.

          • Fergus Fergus 16 août 15:34

            @ microf

            « Ne devraient-on pas faire comme en Suisse á savoir, délocaliser les emplois vers ces contrées au lieu de délocaliser ces emplois hors de la France ? »

            Je suis bien d’accord avec vous, mais cela n’est malheureusement pas du ressort des pouvoirs publics. Dans la société néolibérale qui est la nôtre, seuls les patrons d’entreprises sont en effet décisionnaires en la matière.

            Se pose en outre un problème d’infrastructures, et dans l’état actuel des finances, l’on voit mal les collectivités, et a fortiori l’état, investir dans les contrées délaissées dans des équipements dont le retour sur investissement serait par trop aléatoire en termes de créations d’emploi.

            Cela dit, l’exode rural est quasiment terminé, et les villages qui ont vu fondre leur population connaissent un certain renouveau grâce à l’arrivée de néo-ruraux. Mais cela vaut surtout pour les régions attractives ou pour les villages à distance raisonnable des bassins d’emploi. Au cœur de la Meuse ou de la Creuse, ce n’est pas évident.

            Pour ce qui est de « copier initiative du Maire d´Albinen », certains l’ont fait en France sous une autre forme, à l’exemple du maire de Champ-du-Boult (Calvados) qui a mis en vente de grands terrains constructibles pour 1 euro symbolique. Dans le même esprit, le maire de Thouars (petite ville en déclin) vend des maisons anciennes (et donc à rénover) pour là aussi 1 euro symbolique.

            Personnellement, je pense que la réhabilitation de l’habitat ancien de caractère devrait bénéficier pour ceux qui s’engagent à en faire leur résidence principale de subventions municipales ou départementales ainsi que de l’application du taux réduit de frais de mutation à l’achat.

            A noter que certains villages subventionnent des activités commerciales en salariant des gérants chargés de faire vivre, ici une épicerie, là un café-restaurant dont murs et fonds appartiennent à la municipalité.


          • Abou Antoun Abou Antoun 14 août 09:48
            Bonjour Fergus,
            Dans les villages ’morts pour la France’ vous avez oublié ’Perthes-lès-Hurlus’ dont était originaire une mienne grand-mère décédée en 1967.
            Je l’ai toujours entendu évoquer avec émotion la ferme de ses parents appelée (sans grande originalité) ’Beauséjour’.
            L’histoire de son père ’Pamon’ (Papa Edmond) entre 1914 et 1940 pourrait être le sujet d’un roman ou d’un film. Pamon a fini par être tué par un bombardement sur les routes de l’exode en juin 40 après avoir trompé la mort tant de fois.


            • Abou Antoun Abou Antoun 14 août 09:54
              Voici une page évoquant le village de Perthes.
              Le nom de ma famille paternelle figure sur le monument aux morts.


            • Fergus Fergus 14 août 09:55

              Bonjour, Abou Antoun

              Vous avez raison, j’ai oublié de citer Perthes et j’en suis sincèrement navré. Toutes mes excuses à ceux qui, comme vous, ont eu des attaches locales.


            • Hecetuye howahkan 14 août 09:55
              Salut fergus

              merci

              pour moi ceci est une question globale...liée , entre autre à la dictature de la pensée sur le cerveau..paradis perdu Adam et Eve...allégorie hermétique parlant de ce que nous fumes..

              mais il y a autre chose..au moyen age tout était assez relativement décentralisé...et çà le pouvoir qui nous possède aujourd’hui et allait devenir le pseudo nouvel ordre mondial voulait au contraire d’un ordre romain..totalement centralisé...

              il y avait un peu partout des sortes de troupes locales de musiques, de théâtre , de four à pain en commun etc etc qui ne plaisaient pas au futur pouvoir totalitaire déjà à l’œuvre....

              il fallait commencer à détruire cela...petit à petit ..la comédie française fait partie de ce mouvement de fond, enlever petit à petit toute autonomie quelconque à tous niveaux .....1492 fut un moment clé qui déclencha entama ce qui allait nous amener à Hiroshima et à la puissance dictatoriale de l’Ue, hélas , le début de la violence ultime et la mise en batterie des humains..puissance dictatoriale qui sait la jouer fine en nous laissant aller picorer dans des zones bien délimités et contrôlées ...cela donnant aux plus volontairement aveugles la sensation d’espace suffisant pour oublier le monstre qui dirige et ainsi en ignorer les crimes commis en notre nom

              voila ce qui arrive encore et encore quand on choisit le chemin ou il ne faut jamais aller...celui de l’élimination appelée compétition pour faire plus joli , dont j’en vois l’origine ultime..grâce a des visions, et ceci n’est pas du tout notre nature profonde, si je savais cela être notre nature profonde je serais un des premiers à prendre des armes et a tenter ma chance..pour éliminer certains....je ne suis donc pas un sage bien sur...

              je ne dis pas que avant ce fut un état parfait, ni le contraire d’ailleurs...de plus comment savoir l’état d’esprit des gens à cette époque ???

              c’était déjà dans les papiers que d’éliminer petit à petit la ruralité...pour faire des élevages d’humains en batteries appelées villes....ou la pensée trouve sa nourriture , jce qui va bien sur l’amplifier encore plus, la rendant de plus en plus auto centrée..amenant en autre à cet état de « laissez moi faire tout ce que je veux, les autres n’ont qu’a aller se faire foutre d’aujourd’hui..la pensée a atteint son paroxysme, la prochaine étape pouvant être le suicide collectif bien en train déjà.
              .j’emploie ce mot d’élevage en batterie a souhait car ayant souvent aidé des amis agriculteurs éleveurs, ovins, bovins, porcins,, la ressemblance entre les animaux de batterie et nous est flagrante..le plus flagrant est avec les élevages de cochons ...

              le pire est que je suis très sérieux..

              quand je dis moyen age je ne parle pas bien sur des »conneries" enseignées à l’école...époque plus solidaire avec des limites bien sur, que aujourd’hui..il y a un tas de bouquin sur ce sujet , qui cherchera trouvera..

              c’est la marche inexorable du progrès...ah quel beau mot , c’est un de ces mots qui paralyse totalement la pensée elle même et le peu de capacités d’appréciation objective qui lui reste

              y’ en a d’autres comme démocratie, liberté, libéral, etc....des mots pseudo positifs qui paralysent ...c’est de l’hypnose dont la télé bien sur représente la partie la plus ignorée de l’hypnose collective .

              hélas ici en Irlande il y a peu de ces petits villages, bien que l’Irlande fut très peuplée 8 millions en 1800 , ...aujourd’hui environ 5 millions..famine et exode oblige smiley

              le poisson pourrit par la tête..........c’est notre cas...sauf exceptions..

              si nous ne continuons que sur le chemin de la pensée...notre sort est déjà scellé...déjà que la pensée ne sait pas qu’elle est un programme et que ce qu’elle voit n’est pas le réel mais une image....

              dommage d’opposer citadins et ruraux....n’y a t’il pas encore assez de divisions entre nous ???

              respect et robustesse, je te salue donc..


              • Fergus Fergus 14 août 11:37

                Bonjour, Hecetuye howahkan

                Très franchement, je ne crois pas que l’essor des villes ait été dû à une volonté des gouvernants d’autrefois. Bien au contraire, les arrivées de plus en plus nombreuses dans les villes de puînés et de cadets exclus de fait de l’activité agricole par le manque d’emploi ont posé d’énormes problèmes de gestion des agglomérations, notamment en enfermant dans celles-ci du fait de leur développement des activités porteuses de nuisances pour les habitants, tout particulièrement en matière d’abattage des animaux, de tannerie ou de teinture, Et cela a continué sous des formes différentes durant toute la révolution industrielle, avec d’autres formes de nuisances, en entraînant l’émergence de quartiers très précaires, voire de bidonvilles en périphérie, pour loger les nouveaux arrivants.

                Pour ce qui est des troupes de théâtre, il a continué d’en exister un peu partout après la création de la Comédie Française, et sans revenir aux 17e et 18e siècles, force est de constater qu’il ne manquait pas de lieux de spectacles dans les métropoles de province jusqu’à un passé relativement récent. Ce n’est qu’après la 2e guerre mondiale et l’émergence des cinémas puis de la télévision qu’ils ont périclité, à l’image de l’Alcazar de Marseille. Moi qui suis un grand amateur de musique classique, j’observe en outre que, loin de concentrer dans la capitale cette activité autour de l’orchestre national de France ou celui de Paris, la plupart des régions se sont dotées de salles magnifiques et d’orchestre de qualité dont plusieurs ont obtenu le label « national ».

                Bref, je ne partage pas ton constat, sauf sur l’activité professionnelle industrielle et tertiaire, effectivement trop souvent concentrées à Paris et dans les grandes métropoles.

                Je te salue également très cordialement.


              • velosolex velosolex 14 août 12:19

                @Fergus
                .....Salles souvent un peu trop magnifiques et attestant de la mégalomanie des élus...Si j’aime moi aussi la musique classique, celle ci est trop souvent la propriété d’une élite...Les salles parisiennes ont coûté une fortune et les troupes sont totalement financées par le contribuable, ne parlons pas des des deux orchestre de radio France. Il est de pires scandales, mais cette politique est révélatrice. Le parisien bénéficie deux fois plus de subvention que le provincial, un mot qui n’appartient qu’à la France. 

                La France offre ainsi actuellement deux visages. Coté rue, celle d’un théâtre où l’on continue à faire comme si de rien n’était « après moi la fin du monde », qui distribue labels et promotions, et de l’autre, une France étayée, voir en panique totale, manquant tout simplement de médecins. J’ai vu dernièrement en passant dans un village une salle d’attente si pleine, que les clients attendaient dehors, sous la pluie......Il y a dans nos campagnes un matériel parfait pour l’humour noir, qui n’a faire que du copié collé....Ou s’investir dans la peinture dans des œuvres qui ressembleront à celles de Jérôme Bosh

              • Hecetuye howahkan 14 août 12:20

                @Fergus


                Salut,

                bien lu ton avis...merci

                kenavo ar wouez all ( il y a plusieurs orthographe..) 
                 smiley

              • Hecetuye howahkan 14 août 12:23

                @velosolex


                 tu exprimes avec plus de précisions , en clair c’est mieux dit , une partie de ce que j’essayais d’exprimer..merci

                je te salue ..

              • velosolex velosolex 14 août 13:06

                @Hecetuye howahkan
                Moi de même....La perte du sens du sacré est fondamentale dans la perte des valeurs en général, l’impossibilité de voir au delà des balises. 

                Les voyants sont brocardé au profit des hardeurs et des golden boys. 

              • Fergus Fergus 14 août 13:24

                @ Hecetuye howahkan

                Personnellement, j’emploie plutôt « Ar wech all ». smiley


              • Fergus Fergus 14 août 13:38

                @ velosolex

                Le fait est que ces salles et ces orchestres coûtent cher au contribuable, et le plus souvent pour un public limité concernant le classique.

                Mais les villes ont compris qu’il était nécessaire d’élargir la programmation pour toucher des publics différents, et c’est ce qui se passe à la Philharmonie de Paris comme dans les salles de province.

                Qui plus est, des efforts ont été entrepris pour, concernant le classique, intéresser des béotiens et plus encore les enfants grâce à des ateliers didactiques et des découvertes d’instruments et de styles.

                Enfin, concernant les orchestres, force est de constater que la France n’a fait que tenter de rattraper son retard relativement aux autres grandes nations européennes, et notamment l’Allemagne qui compte quatre des plus grandes formations mondiales : le Philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Dresde et le Gewandhaus de Leipzig.

                Toujours en Allemagne, ne pas oublier l’excellent orchestre de la Radio-Télevision bavaroise, le pendant - en meilleur - de l’Orchestre de Radio-France, pourtant en nets progrès.


              • Fergus Fergus 14 août 13:44

                @ velosolex

                Toit cela pour dire qu’il y a une émulation, pour ne pas dire une compétition de prestige qui oblige la France, pour une question d’image, à tenter de combler une partie de son retard. Un retard également vis-à-vis de la Grande-Bretagne, et notamment avec l’orchestre symphonique de Londres, l’orchestre philharmonique de Londres et l’orchestre de la BBC.


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 août 13:55

                @Fergus La musique allemande est chiante...la musique est chiante ...la musique allemande est allemande ...


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 août 13:58

                @Aita Pea Pea

                Deuxième : La musique allemande...aussi


              • velosolex velosolex 14 août 14:28

                @Fergus
                Le problème c’est que la france marche par à coups, par décrets. 

                Dans bien des pays l’initiative personnelle et la culture locale installent une culture basée sur l’éducation populaire, pour à la fois entretenir et garder, en france on fait dans le flamboyant, et puis on abandonne. aux friches, sans passer par la case entretien...
                L’apprentissage de la musique et des arts a toujours été un parent pauvre. C’est vrai maintenant il y a des écoles de musique. C’est un mieux. Mais reste que la musique devrait être apprise à l’école. Comme une langue, comme une source d’équilibre qui mettra en partition le cerveau. Revient la formation des enseignants, très problématique. Nos dirigeant se gargarisant de diplomite aigue, en oubliant les fondamentaux. Celui de la construction d’un équilibre, avec de bonnes fondations, sur un bon terrain. Les principes de la construction d’un individu et d’une maison ne sont pas si différents que cela. 

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