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Accueil du site > Actualités > Société > « Lulu dans ma rue » : ça marche !

« Lulu dans ma rue » : ça marche !

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En avril 2015, je publiais un article intitulé « Lulu dans ma rue » : un projet séduisant ! Depuis cette date, cet astucieux concept de « conciergerie » de proximité au service des Parisiens est devenu une réalité et connait un indéniable succès dans la capitale. Dans l’avenir, il pourrait essaimer en banlieue, dans les métropoles de province, et même à l’étranger d’où parviennent d’ores et déjà des demandes. Zoom sur une SAS (société par actions simplifiée) en plein développement...

Lulu dans ma rue  : de quoi s’agit-il ? De kiosques de « conciergerie » dont la présence répond à un double objectif : D’une part, rendre dans un ambiance conviviale basée sur la confiance réciproque des services de proximité aux Parisiens qui le souhaitent dans des domaines aussi variés que l’entretien des plantes d’appartement, la garde d’animaux de compagnie, le baby-sitting, le bricolage, les courses, ou bien encore le petit dépannage informatique. D’autre part, donner, sous un statut d’autoentrepreneur accompagné dans ses démarches, du travail à des personnes en recherche d’emploi, à des étudiants, à des retraités dont les compétences peuvent être utiles dans le cadre de courtes interventions dans le voisinage de leur domicile.

L’initiative de Lulu dans ma rue revient à Charles-Edouard Vincent, diplômé de Polytechnique, des Ponts et Chaussées, et titulaire d’un Master de Sciences de l’Université de Stanford. Depuis toujours sensibilisé aux problèmes liés à l’exclusion sociale, ce surdoué décide d’abandonner les technologies de pointe et un poste de haut niveau chez le créateur de progiciels SAP pour réorienter sa vie professionnelle au terme d’une année sabbatique principalement dédiée comme bénévole au Samu Social et aux Restos du Cœur. Après avoir rencontré en 2004 Martin Hirsch, alors président d’Emmaüs France, Charles-Edouard Vincent fonde en 2007 Emmaüs Défi dont il fait un « laboratoire d’innovations sociales » qui s’appuie sur des chantiers d’insertion au service des grands exclus de la société française. Emmaüs Défi emploie désormais 200 salariés dont les trois-quarts sont d’anciens SDF !

Lulu dans ma rue est une étape de plus dans la démarche de lutte contre la précarité et l’exclusion à laquelle se consacre Charles-Edouard Vincent. Mais elle n’entre pas dans le cadre d’un modèle entrepreneurial du passé qui, au fil du temps, devient de plus en plus obsolète du fait de son incapacité à répondre en temps réel aux besoins ponctuels et fractionnés de nos contemporains. Des experts en sociologie et en urbanisme ont théorisé le concept de la « ville intelligente », autrement dit de l’entité urbaine adaptée aux nouvelles technologies dans le cadre de synergies d’initiatives innovantes ayant pour objectif de faciliter la vie des citadins. Des initiatives innovantes qui, dans certains cas, peuvent prendre la forme de structures d’intermédiation visant à mettre en contact des personnes en quête de services et des intervenants en capacité de rendre les services attendus.

C’est très exactement l’objet de Lulu dans ma rue dont l’action s’inscrit, non dans le cadre d’une plateforme numérique « ubérisée » impersonnelle, mais dans une insertion physique au cœur des quartiers de la ville sous la forme de kiosques facilement identifiables. Aujourd’hui, l’on compte à Paris près de 500 prestataires surnommés « Lulus » dont un tiers viennent du RSA et de l’insertion. Tout comme les clients, les Lulus doivent être domiciliés dans le quartier. En double lors des premières interventions, ils peuvent en outre bénéficier en cas de besoin d’une formation. Tous peuvent cumuler leurs heures de Lulus avec un ou plusieurs autres jobs avant de retrouver un emploi pérenne. À cet égard, l'entreprise a pour ambition d’être un auxiliaire temporaire précieux, voire un tremplin professionnel pour les Lulus.

Recréer du lien social

C’est dans le 4e arrondissement de la capitale, au métro Saint-Paul, qu’a été inauguré – le 8 avril 2015 – le premier kiosque Lulu dans ma rue. À ce jour, quatre autres ont été mis en service sur la voirie parisienne, successivement dans le 17e (avenue de Villiers), le 15e (rue du Commerce), le 20e (place Gambetta), le 18e (rue du Poteau), sans oublier les deux kiosques ouverts dans les espaces commerciaux du Carrefour d’Auteuil (16e arrondissement) et du Carrefour Market Vaugirard (15e arrondissement). Lulu dans ma rue est en outre présent sur quatre marchés hebdomadaires de la capitale en complément des kiosques permanents.

Et ce n’est sans doute pas terminé : des demandes émanent de nombreuses communes d’Île-de-France et de province. Dans l’avenir, des kiosques pourraient être implantés à Bordeaux, La Rochelle, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes et Toulouse, pour ne citer que les villes les plus importantes à avoir été séduites par le concept Lulu dans ma rue. Idem hors de nos frontières où, entre autres, la Belgique, le Canada, l’Italie et la Suisse sont intéressés. Pas question pour autant de s’emballer, estime Charles-Edouard Vincent qui entend tout d’abord resté concentré sur Paris afin que tous les quartiers de la capitale aient accès aux prestations des Lulus. 

Bref, ça marche ! Et pour cause : dans la plupart des villes, les concierges – habitués naguère à rendre des petits services aux locataires ou copropriétaires des immeubles dont ils assuraient le gardiennage – ont très largement disparu. Quant aux artisans, ils se raréfient de plus en plus, et très peu nombreux sont ceux qui se déplacent pour de menues prestations dont le coût est, en outre, trop élevé pour les clients en regard de la technicité demandée et du temps passé. Lulu dans ma rue répond donc à de vrais besoins que Charles-Edouard Vincent a eu l’intuition d’identifier. D’où le succès croissant de ces Lulus dont les services sont de plus en plus demandés.

Le coût des prestations varie de 5 euros à 20 euros la demi-heure selon leur nature (la moyenne est de 15 euros). Une somme qui, compte tenu de l’utilité publique du projet, est diminuée de moitié par un crédit d‘impôt de 50 % qui contribue très largement au succès de Lulu dans ma rue. Ces prestations peuvent, bien sûr, être commandées par les clients via le téléphone ou internet dès lors qu’ils sont inscrits, mais dans la moitié des cas, les clients préfèrent se déplacer au kiosque pour bénéficier d’un contact direct avec les « concierges ». Outre la commande, c'est l'occasion pour les personnes isolées de parler de la pluie et du beau temps, ou de tout autre sujet qui leur tient à cœur en toute convivialité. En cela, Charles-Edouard Vincent – plus connu des Lulus sous son diminutif Charlie – a incontestablement réussi à atteindre l’un de ses objectifs complémentaires : contribuer à recréer, non seulement de l’activité économique dans la ville, mais également du « lien social  » intergénérationnel.

Lulu dans ma rue, une expérience à suivre avec beaucoup d’intérêt !

Lien sur le site offciel : Lulu dans ma rue

À noter, pour ceux qui seraient intéressés, qu’il sera possible de rencontrer Charles-Edouard Vincent lors d’un déjeuner convivial (lien) organisé en sa compagnie à Papote et Popote, la table de La REcyclerie, le jeudi 25 janvier de 12 h 30 à 14 h 00 au 83 boulevard Ornano (Paris 18e). Attention : nombre de places très limité.

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Lulu dans ma rue, kiosque Saint-Paul (photo Mash Collection)

 


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122 réactions à cet article    



    • Fergus Fergus 24 janvier 08:57

      Bonjour, Choucas

      Toujours vos obsessions xénophobes et surtout manipulatrices.

      Vous avez oublié de poster des images du marché Dejean (18e arrondissement) visant à faire croire que ce marché africain est représentatif de tous les marchés de la capitale.

      Consternant et lamentable !


    • Choukass 24 janvier 11:35

      @Choucas
      Lolo et lala dans le boobaland sont dans un bateau, lolo tombe à l’eau... plouf plouf, c’est moi choukass.
      Bla bla bla, blabla bla, c’est moi Choukass
      Boobaland et rap sont le specisime du prochain Soros.


    • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 09:25

      quand j’étais gosse il y avait la grosse lulu et on lui disait « la grosse lulu qui pue du cul » ce qui la foutait dans une rogne pas possible , c’était une prostitué qui arpentait le trottoir sans succès car déjà les slaves lui avaient piqué son job ...


      • Fergus Fergus 24 janvier 09:28

        Bonjour, zygzornifle

        Merci pour cette élégante contribution ! smiley


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 janvier 13:40

        @zygzornifle

        Mort de rire, mais je ne comprends plus très bien quel est votre âge :

        avant le chute du rideau de fer, il ne devait pas y avoir beaucoup de slaves sur les trottoirs, non ?

        Vous étiez jeune dans les années 90 ?
        Je croyais que vous étiez en retraite, dans le Sud, après avoir lutté toute votre vie d’adulte avec les racailles de la cité des Résidences, là où Chevènement était maire ?

        Y a-t-il plusieurs personnes derrière ce zygoto ?!???


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 janvier 13:46

        Et une épouse enseignante à la retraite


      • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 18:24

        @Olivier Perriet


        C’était dans les années 1970 a Belfort fief du Socialiste Chevènement , effectivement je vivais en citée de non droit avant de me tirer dans le sud et il y avait des putes de l’est des yougoslaves je crois et c’était la grande époque des maçons de ce pays , il y avait aussi une ou deux putes africaines complètement paumées , pas mal pour une petite ville qui tournait a sa grande époque grâce a l’Alstom bourrée d’amiante (j’en ai fait les frais) de Pigeot et de la Bull ....

      • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 18:29

        @Olivier Perriet


         non ma femme n’est pas comme les tampons , elle n’est pas sortie du corps en saignant , il lui reste 4 piges a tirer avant la retraite mais avec l’autre falabrak adorateur du veau d’or , elle craint qu’on lui en colle encore une année ou deux sur le dos a moins que sa boite se fasse un plaisir de la virer pour économiser sa prime d’ancienneté ce qui est dans l’air du temps en ce moment ....

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 janvier 18:39

        @zygzornifle

        Ah ah ah, bon désolé, j’avais mal retenu ce second point, j’ai dû confondre avec un autre adorateur de la mort.

        Je ne savais que les prostituées yougoslaves étaient à la mode il fut un temps ; il faut dire que la Yougoslavie c’était à part.

        De toutes façons ça n’existe plus maintenant, c’est divisé en combien déjà ? En 6, je crois...


      • bob14 24 janvier 09:39

        Cul-Cul dans ma rue polluée..ou les rats foisonnent..c’est le Paris des « bobos » qu’affectionne Fergus...capitale de l’ancien monde !


        • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 10:03

          @bob14


           les rats sont la parce qu’il y a bouffer donc du gâchis de bobos écolos macronnos

        • Fergus Fergus 24 janvier 10:53

          Bonjour, bob14

          Renseignez-vous sur les rats : ils ne sont pas plus nombreux qu’avant, et même beaucoup moins dans les quartiers du centre qu’au temps où existaient encore les halles Baltard. Et ce sont des animaux très méfiants qui sont inoffensifs pour l’homme.

          Des rats, il y en a d’ailleurs dans tous les villes de la planète. Sauf chez vous, cela va de soi ! smiley


        • Fergus Fergus 24 janvier 10:56

          @ zygzornifle

          Voilà un commentaire frappé au coin de l’idéologie partisane : le gâchis - hélas bien réel ! - concerne des sympathisants de toutes les composantes de l’échiquier politique ! 


        • bob14 24 janvier 11:31
          @Fergus...Dans la capitale, les rats n’épargnent personne. On les trouve dans les égouts, les caves, le métro, les jardins mais aussi dans les réserves des grands magasins de luxe ou les arrière-cours des grands restaurants....

          Dans plusieurs parcs et jardins de la capitale, les rats prolifèrent, au point que des mesures de fermeture ont été prises. La Ville vient de lancer « un plan d’action de grande ampleur ».

          Ils sont là. A gratter la terre en quête de nourriture. Faisant même concurrence aux pigeons habitués du square de la tour Saint-Jacques (IVe). Avec leurs yeux ronds et leurs petites pattes, les rats sont ici comme chez eux à tel point que la Ville de Paris vient de lancer « un plan d’action de grande ampleur »... « Immédiat et ciblé » sur neuf parcs et jardins de la capitale et jusque sous la tour Eiffel....

          La guerre est déclarée. « Autant de rats à Paris, c’est du jamais vu », lance un agent de la ville. Face à une population de rats en nette augmentation dans la capitale depuis deux ans, la mairie de Paris a lancé un « plan d’action immédiat et ciblé » et de « grande ampleur ».... !


        • Fergus Fergus 24 janvier 11:56

          @ bob14

          A vous lire, on a l’impression que les rats sont omniprésents dans la ville et peuvent être observés très facilement dans la plupart des quartiers.

          Ce n’est évidemment pas le cas même si l’on peut en apercevoir de loin en loin si l’on fréquente beaucoup les rues et les espaces verts de la capitale, et cela d’autant moins que ces animaux sont nocturnes.

          Des plans de dératisation, il en est régulièrement mis en œuvre. Un classique dans toutes les grandes villes.


        • bob14 24 janvier 12:30

          @Fergus....Pour votre gouverne ce sont des organes de presses qui le disent...contredisant votre commentaire..les services de l’hygiène..la ville de Paris..les services de santé..etc !..mais comme d’habitude vous pissez sur la réalité !..what else de votre part...



        • bob14 24 janvier 15:03

          @kalachnikov...De toute façon, il est arc bouté sur ses vérités"..et ne veut pas en démordre !


        • kalachnikov kalachnikov 24 janvier 15:28

          @ bob14

          Meuh non, Fergus n’est pas du tout dans l’idéologie. C’est limite diffamation, là.


        • Fergus Fergus 24 janvier 15:35

          @ kalachnikov et bob14

          Vous vous emballez sans savoir ! Les vidéos choc d’aujourd’hui ont pris la place des photos chocs d’hier ! Je me souviens de clichés montrant des tas de déchets envahis naguère par les rats rue Saint-Denis ou rue Réaumur. Des images au moins aussi impressionnantes ! Un conseil : allez donc demander chez le dératiseur Aurouze rue des Halles ce que les professionnels pensent du problème, et vous serez édifiés !

          Il est d’ailleurs très drôle que vous puissiez vous prévaloir des médias pour dénoncer une prolifération sans précédent des rats, vous qui ne cessez d’accuser ces mêmes médias de véhiculer des bobards, pardon des « fake news ». smiley

          En l’occurrence, ces médias font ce qu’ils savent le mieux faire : partir d’une photo ou d’une vidéo pour faire monter la mayonnaise sur un sujet de nature à apitoyer ou à susciter le dégoût. Et vous tombez dans le panneau ! smiley 


        • kalachnikov kalachnikov 24 janvier 15:59

          @ Fergus

          Je fréquente beaucoup les espaces verts parisiens pour des raisons privées et professionnelles et j’ai très bien vu la prolifération. Au square de la tour saint jacques, par exemple ; dans le 13eme sur l’ex petite ceinture. Une des causes est l’absence d’entretien des parcs où l’on fait croire au résident qu’on fait du bio alors qu’on ne fait plus rien. Résultat, les bestioles trouvent plein d’endroits où nicher peinard et se reproduire. Sur l’ex pc, niveau poterne des peupliers, toute une partie n’est jamais fauchée, etc, et c’est un nid à rats. La journée ils sortent des herbes et des broussailles pour aller chercher pitance dans les poubelles et dès que le jour décline ils sortent tous du couvert.


        • Fergus Fergus 24 janvier 17:55

          @ kalachnikov

          Ce sont des lieux que je connais très bien : non seulement j’ai longtemps habité dans le 13e, mais également beaucoup fréquenté le stade Charlety. La Poterne, ma belle-soeur habite à 300 m de là et mon beau-frère y joue au boules ! Des rats, il y en a toujours eu sur la ligne de petite ceinture. Cela dit, je veux vous croire sur l’augmentation de leur nombre, j’y passe désormais trop rarement pour me faire une idée exacte de la situation actuelle.


        • kalachnikov kalachnikov 24 janvier 21:54

          @ Fergus

          La gestion environnementale d’Hidalgo est calamiteuse sur bien des points. Après, il y a conjugaison de facteurs qui explique ceci et cela. Il y a des coins notoires de pullulation,habituels, genre l’île de Reuilly, au niveau du belvédère. Je n’en ai encore jamais vu à Kellermann qui est un parc très bien entretenu (pas de produits, entretien doux mais pas de broussailles, d’endroits laissés en déshérence sous prétexte de bio), ni au moulin de la pointe qui pourtant est en bordure de l’ex-voie ferrée mais est éaussi très bien entretenu. Rue de tolbiac, au niveau de la dalle des Olympiades, ils se baladent sur le trottoir en plein jour entre poussettes et piétons ; c’est peut-être lié à l’hygiène car la rue du Javelot qui est souterraine et passe sous la dalle des Olympiades s’est transformée en cour des miracles avec toute une faune d’exclus qui s’est installée de façon pérenne avec de vrais lits, etc, urinant partout, etc


        • JL JL 24 janvier 10:03

          Bonjour Fergus,
           
           bravo pour cet article. A lire sans modération.
           


          • Fergus Fergus 24 janvier 10:57

            Bonjour, JL

            Merci pour votre commentaire !


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 10:15

            Le social business a de l’avenir, (prenons la poste avec son « veiller sur mes parents », pour ne citer qu’elle ^^) que l’on peut rapprocher du greenwashing


            • Fergus Fergus 24 janvier 11:00

              Bonjour, bouffon(s) du roi

              Il est évident que le vieillissement de la population ouvre également de nouvelles perspectives d’assistance aux personnes âgées restées à domicile, soit par choix, soit par manque de place en structure d’accueil, soit encore par manque de moyens financiers pour payer une maison de retraite, a fortiori médicalisée.


            • arthes arthes 24 janvier 11:37

              @bouffon(s) du roi
              Le green watching c est par exemple lorsqu une grande marque de la gb vante un saumon OGM bon marche garanti sans antibiotiques, sans toutefois preciser qu il est OMG (mais il parrait que c est pas genant)et donc bon pour la sante parce que bien entendu « nous sommes soucieux et responsables de la sante et du bien etre de nos clients » ?


              J ignorais ce terme...Mais oui, le social bisness se rapproche bien de cette demarche je trouve aussi.



            • Fergus Fergus 24 janvier 11:50

              @ bouffon(s) du roi

              J’ai oublié de préciser que le « social business » qui concerne les grandes boîtes n’a rien à voir avec les initiatives du type Lulu. Dans le premier cas, l’on peut en effet penser qu’il s’agit, pour les dirigeants de ces entreprises, de redorer plus ou moins artificiellement l’image qu’elles donnent, ce qui de facto justifie le lien que vous faites avec le « greenwashing ».

              Cela dit, cela n’empêche pas qu’ici et là certaines mesures soient de nature à améliorer les conditions de vie d’une partie des salariés, même si la finalité recherchée est moins dictée par les responsables de ressources humaines que par les spécialistes du marketing et de la communication ! 


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 13:04

              @Fergus

              Vous oubliez de préciser que « Lulu ds la rue » ou plutôt son fondateur Charles-Edouard Vincent, fut invité par le Forum de l’économie positive.
              Forum qui est dirigé par le « Boston Consulting Group » en lien avec la « Fondation Schwab » partenaire du très mondialiste « World Economic Forum ».
              C’est bel et bien du « social business » ^^


            • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 13:04

              @arthes

              De rien ^^


            • Fergus Fergus 24 janvier 15:40

              @ bouffon(s) du roi

              Ce n’est pas du « social business » au sens où ce terme est employé habituellement, autrement dit pour donner une couleur sociale à des entreprises de grande taille dont l’image est avant tout basée sur la quête de profits.


            • rugueux 24 janvier 10:20

              30 balles de l’heure subventionné à 50% par les impôts de ceux qui travaillent vraiment...pour faire quoi exactement ?

              Les Lulus c’est qui ? des SDF en réinsertion ? D’ex-taulards ? Des chances pour la France ? Ils font quoi ?

              Premier kiosque dans le Marais...Ca ne m’étonne pas ! Paradis des bobos vegans, vaccinophobes, pro palestiniens, pédés ou LGBT, vélocipédistes, partisans de la GPA/PMA, bourgeois branchouillards adeptes du jus de salsifis et du fist fucking...

              1/3 de RSA et d’insertion, à deux au début ça promet, éventuellement formation....formation pour quoi faire ?..autrement dit des clodos ou des cassocs en goguette...Quand on lit les éléments de langages on reste sur le cul ! Samu social, Hirsch qui est une imposture...ezt quand on lit une phrase comme celle-ci comment ne pas rigoler ?

              "Des experts en sociologie et en urbanisme ont théorisé le concept de la « ville intelligente », autrement dit de l’entité urbaine adaptée aux nouvelles technologies dans le cadre de synergies d’initiatives innovantes ayant pour objectif de faciliter la vie des citadins. Des initiatives innovantes qui, dans certains cas, peuvent prendre la forme de structures d’intermédiation visant à mettre en contact des personnes en quête de services et des intervenants en capacité de rendre les services attendus".

              Experts de mes deux oui c’est sur !


               


              • Fergus Fergus 24 janvier 11:08

                Bonjour, rugueux

                Si vous aviez lu plus attentivement l’article, vous auriez vu que les Lulus peuvent être aussi bien des chômeurs que des étudiants ou des retraités, la condition exigée étant qu’ils soient domiciliés dans le voisinage (tout comme les clients).

                Le reste de votre commentaire relève du dénigrement gratuit et empli d’un scandaleux mépris pour les personnes dans la précarité. Sans intérêt !

                Par chance, la société française peut compter sur de grands esprits comme vous, dont les initiatives en direction des classes populaires font merveille ! smiley


              • Buzzcocks 24 janvier 11:41

                @rugueux
                Une amie déménageait ses bureaux d’entreprise. Elle a fait appel à ses amis, mais pour bénéficier d’une camionnette, elle a fait appel à « Lulu dans la rue ».
                Le mec est effectivement venu avec de l’équipement de pro, des diables, des chariots et la précieuse estafette. Je ne connais pas l’accord marchand entre mon amie et ce gars mais un SDF qui possède un J7, c’est quand même pas courant.
                En discutant un peu avec ce gars, il faisait des déménagements, aidait comme serveur dans des mariages ... bref, pleins de petits boulots.
                Donc un mec qui se bouge le cul, c’est quand même mieux que d’être « lulu dans la rue » que glandu devant sa télé à attendre le RSA.


              • Fergus Fergus 24 janvier 13:09

                Bonjour, Buzzcocks

                « un SDF qui possède un J7, c’est quand même pas courant »

                Effectivement, je n’ai pas parlé de « SDF ». Il y a toutes sortes de personnes dans les Lulus qui veulent « se bouger le cul » comme vous le soulignez. Le profil des Lulus n’est pas du tout le même que celui des personnes employées par Emmaüs Défi dont l’objectif est précisément de venir en aide aux grands exclus.


              • Le Panda Le Panda 24 janvier 10:32

                @Fergus Bonjour

                Il est évident que ce genre de personne manque de plus en plus. Il en est de même en ce qui concerne ton article que j’ai lu en modération hier au soir. Merci de m’avoir répondu en direct, mais que ton article mérite sa place c’est indéniable, de là, à massacrer ceux des autres en fermant la porte de toutes les lulus c’est une forme d’adieu comme dans Le Président de Verneuil.

                Pourtant l’abolition des privilèges fait partie de la Constitution comme la nuit du 4 août 1789. Je te félicite de certains articles plein de bon sens tel celui-ci bien à toi


                • Fergus Fergus 24 janvier 11:11

                  Bonjour, Le Panda

                  Merci pour ton soutien.

                  « de là, à massacrer ceux des autres en fermant la porte de toutes les lulus c’est une forme d’adieu »

                  J’avoue ne pas comprendre cette phrase.


                • Le Panda Le Panda 24 janvier 11:43

                  @Fergus

                  « de là, à massacrer ceux des autres en fermant la porte de toutes les lulus c’est une forme d’adieu »

                  J’avoue ne pas comprendre cette phrase.

                  Cela prouve à priori que tu ne passes pas lire les articles en modération, voila c’est plus clair ?

                  Le Comité d’approbation ne fait nullement son travail et là, je suis content de partir et de ne plus proposer d’article. Regardes tes commentaires et constate le nombre de trolls merci pour eux.

                  Jamais j’aurai cru que ce site devienne ainsi bon courage

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