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Métro, boulot, salauds, ou #balancetonporc en sous-sol

D’aucuns ont, semble-t-il, été choqués par la forme de la campagne "#balance ton porc". Et de fait, cette initiative ayant pour objectif de libérer la parole des femmes pose des questions éthiques du fait de l’usage des mots choisis pour désinhiber les victimes de harcèlement, d’agressions sexuelles, voire de viols.

Pour autant, dès lors que les femmes qui « balancent » sur le web sous ce hashtag provocateur le font sans délation, autrement dit en dénonçant les faits qu'elles ont subis sans désigner nommément la personne visée, il n’y a pas de problème. Cela ne devient choquant que si des noms sont livrés à l’opprobre public – au lieu d’être prononcés uniquement dans le cadre de poursuites judiciaires – ou bien encore si les détails de date, de lieu et de personnalité de l’agresseur permettent d’identifier celui-ci à coup sûr.

Pour ce qui est de l'usage du mot « porc », là non plus, il n’y a pas de problème car ce ne sont évidemment pas tous les hommes qui sont visés, mais uniquement ceux qui se comportent mal et méritent de ce fait le qualificatif de « porc » accolé à des agissements de nature sexuelle imposés à des femmes ou des jeunes filles non consentantes. Rejeter ce mot au motif que les hommes, aussi répugnants soient-ils, ne sont pas des « porcs » revient à s'interdire de dénoncer les « vautours » de la finance, un terme pourtant très souvent employé sans que quiconque en soit choqué.

Le texte qui suit n’est pas un article, mais un extrait du roman Moi, Antoinette Védrines, thanatopractrice et pilier de rugby (Maurice Léger, Publibook, 2006), directement en rapport avec la campagne #balancetonporc. Derrière le ton humoristique de cette plongée dans les tunnels du métro parisien, c’est la réalité des pratiques subies par de nombreuses voyageuses qui est illustrée dans cet extrait. 

*****

... Il existe à Paris une chose extraordinaire. Et je ne parle pas de la Sainte-Chapelle. Ni du Louvre. Ni de la Tour Eiffel. Et moins encore du Moulin Rouge. Non, je parle d’une réalisation géniale, d’un outil incontournable et mondialement connu. Un truc enchevêtré qui circule sous la ville et régule ses flux vitaux à la manière d’un système sanguin : le métro.

Parfois inconfortable, souvent surchargé, toujours bruyant, on y croise des millions d’individus, mais aussi des chiens, des chats, des rats, des souris, des grillons et même, je le tiens d’un agent de la RATP, des perroquets, des reptiles, des singes, des fennecs et des mangoustes ! Sans compter les milliards de micro-organismes qui se sont donné le mot pour coloniser le réseau depuis le jour où l’un d’eux, plus téméraire que les autres, s’est hasardé à poser ses pseudopodes dans une rame brinquebalante avant de s’exclamer en direction de ses potes : « Eh, les mecs ! Venez donc là, c’est super, il fait chaud et y’a à becqueter pour tout le monde ! » Pas folle l’amibe, elle a entendu le message, et avec elle tout ce que la ville compte de virus, de bactéries, de vibrions, de bacilles, de protozoaires et autres machins bizarroïdoformes.

Je ne vous dis pas la nocivité du lieu ! D’ailleurs, c’est simple : tout corps qui survit à une immersion d’une heure dans le métro peut être considéré comme définitivement immunisé. À ce propos, il ne faut pas se fier aux apparences : le plus résistant dans le genre humain, ce n’est pas le montagnard du Queyras, enfoncé jusqu’aux cuisses dans des congères glacées, ni le marin-pêcheur du Guilvinec, submergé par les déferlantes à bord de son chalutier. Le plus résistant, je l’affirme avec force, c’est le Parisien moyen, celui qui transpire chaque jour dans la cohue des rames. Métro-boulot-dodo-costaud. Bourré d’anticorps, le Parisien. Absolument increvable. Et il a intérêt à l’être parce qu’il est complètement cerné. Pas seulement par des « keums chelous » venus de leur banlieue pour lui latter la tronche, histoire de se donner un peu de bon temps, ou par des commandos de pickpockets venus le délester de ses picaillons. Il y a pire : l’armée du néant, les combattants invisibles, les bataillons de streptocoques, de staphylocoques, de gonocoques et autres bidules infectieux qui l’enveloppent matin et soir aux heures de pointe, le Parisien. Une main sur la poignée de la porte et ce sont des millions d’agresseurs qui se jettent sur lui avec une seule idée dans le noyau : le niquer !

Hélas pour eux, le combat est inégal car le bougre est puissamment armé. Tout petit, il a été plongé par ses parents dans le bouillon de culture métropolitain. Il a collé ses lèvres contre les vitres, tripoté les barres, caressé les sièges, avant de sucer avec délectation ses doigts parfumés à l’essence de prolétaire et de clodo. Tout ça pour dire que ce n’est pas une agression microbienne de plus qui va le perturber, le Parisien. Même ses anticorps ne se dérangent pas pour si peu, ils rigolent et restent bien au chaud, en attendant une vraie menace. Increvable, je vous dis !

Ce constat fait, on ne peut pas résumer le métro à une confrontation avec des germes délétères. Expérience faite, je peux aujourd’hui l’affirmer en connaissance de cause, il répond à une triple nécessité : transporter les millions d’usagers de la mégalopole ; assurer durant la journée un gîte aux clochards et à leurs chiens ; permettre aux frustrés et aux refoulés d’assouvir dans l’anonymat leurs fantasmes et leurs obsessions.

Sur ce dernier point, je pourrais vous en raconter des tonnes.

À commencer par mon tout premier voyage sur la ligne 7 avec Marion, le jour même de notre embauche.

Il y avait eu ce matin-là quelques débrayages de personnel à la suite de l’agression d’un conducteur. Les rames de métro, déjà très chargées en temps normal, étaient bondées comme jamais. Poussées par la déferlante migratoire des populations laborieuses, nous avions pourtant été propulsées, Dieu sait comment, à l’intérieur d’un wagon, puis comprimées dans la masse humaine comme des harengs en caque. En moins confortable, les harengs sont formels !

Passé Châtelet et de nouvelles convulsions du magma humain dans lequel nous étions engluées, je m’étais retrouvée calée contre une barre d’appui. Une bien curieuse barre qui mesurait dans les quinze centimètres de hauteur et s’imprimait avec insistance entre mes fesses en ponctuant chaque secousse de la rame d’un vigoureux coup de boutoir. Une barre sexuée ! Par manque d’expérience, je m’étais dégagée sans esclandre.

Quant à Marionnette, rose à Châtelet, elle était devenue rouge à Palais-Royal et pivoine à Opéra, chacune de ces étapes marquant la progression d’une main exploratrice sous les plis de sa jupe. « Allez Marion, tu en verras d’autres ! » lui avais-je lancé à la sortie du métro après qu’elle m’eut raconté sa mésaventure.

Elle en avait vu d’autres effectivement, et moi avec. À cela près que, depuis, nous avions appris à nous défendre.

Maladroitement dans les premiers temps, avec des attaques personnelles contre l’agresseur supposé. Mauvais ça, très mauvais : le mec n’est plus protégé du regard des autres par l’anonymat et il se sent agressé à son tour, surtout si vous lui avez balancé en public une apostrophe du genre : « Ça vous ennuierait de retirer votre main de sous ma jupe ? »

Généralement la réponse fuse aussitôt : « Mais ça va pas, elle est complètement piquée, celle-là ! » Ou alors : « Non mais, t’as vu ta tronche, hé ! morue ? Faudrait pas prendre tes désirs pour des réalités !  »

Et toc, ça vous retombe sur le blair. Pour un peu, c’est vous la coupable ! Cela étant, vous avez quand même gagné sur un point : le peloteur effectue une prudente et rapide retraite. En revanche, si votre jupette n’est plus squattée, vous êtes devenue le point de mire général. Ou du moins vous croyez l’être car, ne vous faites pas d’illusion, les autres voyageurs se contrefoutent de votre problème. Ça fait belle lurette qu’ils n’en ont plus rien à cirer de ce genre d’incidents. Si on devait sonner la charge à chaque fois qu’une nana se fait mettre la main au cul...

Autre danger de la riposte personnalisée : vous pouvez vous planter. Comme la fois où, agacée par un gugusse qui me tripatouillait les miches, j’avais tourné la tête vers lui en l’invitant vertement à explorer autre chose que ma petite culotte. Fatale erreur : sa main gauche bidouillait un walkman récalcitrant et la droite était prise dans un plâtre. J’avais bonne mine.

En fait, la troisième main appartenait à un costard-cravate perdu dans la contemplation du plan de ligne affiché au-dessus de la porte. Un costard-cravate ! A priori pas le genre à te masser le croupion. Tu parles ! Ce sont les pires. D’accord, on se fait aussi palucher par des gros rustauds ou par des ados libidineux, mais ceux-là sont maladroits ou manquent d’assurance, quand ils n’ont pas une peur bleue de se faire piquer. Le costard-cravate, lui, sait parfaitement ce qu’il veut, il est malin et a l’habitude de dissimuler sa perversion sous son uniforme de respectabilité. Il procède en douceur, évalue la résistance, progresse par paliers à la manière d’un plongeur de haute mer et, pour peu que la victime soit paralysée par la peur du scandale, va jusqu’au bout de son désir.

Femmes, mes sœurs, n’ayez plus peur de réagir lorsque vous êtes confrontées à ce type d’agressions. Costard-cravate ou pas, il y en a marre de se faire tripoter le troufignon, ras le bol de se faire malaxer l’arrière-train, plein le dos de se faire impunément chatouiller le minou. Faites comme moi, engagez-vous sans hésiter dans la voie des représailles silencieuses : coup de pompe vachard dans le tibia par-ci, coup de coude vengeur dans l’estomac par-là, sans oublier le nec plus ultra de la répression : le coup d’épingle vicelard dans la viande du bonhomme. Rien de tel pour évacuer les doigts indiscrets ou faire débander le gros porc qui vous colle. Foi de Toinon.

Maintenant, si vous êtes une adepte convaincue de la non-violence, il n’y a guère de solution. Sauf à manifester votre irritation bruyamment, mais surtout de manière anonyme, j’insiste sur ce point. Quitte à attirer l’attention sur vous. Dans ce cas, utilisez de préférence le mode humoristique, il mettra les rieurs de votre côté. Choisissez par exemple une formule comme celle-ci : « Une main s’est égarée entre mes cuisses. La pauvrette recherche désespérément son propriétaire. » Ou alors, sur le mode comminatoire : « Le mec qui a fourré sa main sous ma jupe a dix secondes pour la retirer, sinon ça va saigner ! » Ou bien encore, sur un ton calme mais lourd de menaces : « Je préviens gentiment le type qui explore mes sous-vêtements qu’il arrive en terrain miné ! »

Je vous le garantis pour avoir moi-même expérimenté ces différentes formules : c’est très efficace et vous êtes instantanément déparasitée. Encore faut-il oser tenir ce genre de propos en public ! Bien que cela ne me dérange pas le moins du monde, pour ma part, je préfère quand même l’épingle. Question de goût ! ...

*****

On peut évidemment procéder comme Toinon, mais il semble que les temps soient mûrs pour un changement radical auquel les campagnes « #balance ton porc  » ou « #MeToo » n’auront pas été étrangères. La parole des femmes est assurément en voie de libération, et il ne fait pas de doute que les pervers du métro en subiront les conséquences. En dénonçant en temps réel les agissements de leurs agresseurs, les victimes du métro devraient en effet pouvoir désormais compter sur des réactions solidaires là où il n’y avait naguère qu’indifférence de la part des autres voyageurs. Croisons les doigts pour qu’il en soit ainsi ! 

Documents joints à cet article

Métro, boulot, salauds, ou #balancetonporc en sous-sol

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247 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 7 novembre 2017 09:03

    Pendant ce temps on ne balance pas son député, son sénateur , son ministre ......


    • Fergus Fergus 7 novembre 2017 09:17

      Bonjour, zygzornifle

      L’un n’empêche pas l’autre !


    • megawatt 7 novembre 2017 11:37

      @Fergus
      En complément de cet article vous pouvez regarder le film : « Les Femmes du Bus 678 » qui se passe au Caire. 


    • Fergus Fergus 7 novembre 2017 17:15

      Bonjour, megawatt

      Merci pour le conseil.


    • mmbbb 7 novembre 2017 21:34

      @Fergus avec le transgenre, des hommes hybrides , nous arriverons a avoir des hommes exempt de toutes déviations . C’est ce qui est « marrant » dans cette société est le développement de l hyper sexualité la recherche du hors normes du scabreux du sulfureux mais a contrario les femmes les hommes voudraient revenir a une sctrite moralite Donc je crie a plein poumon vive la reine Victoria !


    • troletbuse troletbuse 7 novembre 2017 22:23

      @zygzornifle
      Toi, tu as bien compris à quoi servent les articles de Fergus et son larbin Grounichou.  smiley)


    • Fergus Fergus 7 novembre 2017 22:43

      Bonsoir, mmbbb

      Je ne crois pas que l’on aille dans cette voie, fort heureusement. Libérer la parole des femmes victimes d’abus ne signifie pas introduire une forme de « castration » dans la relation entre les hommes et les femmes.


    • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 2017 09:09

      @Fergus

      Quand notre pinède Socialiste le Sapin a tiré sur la culotte de la journaliste il y a eut « chatte perchée » .....

    • troletbuse troletbuse 8 novembre 2017 09:12

      @zygzornifle
      As-tu vu ? Fergus a mis « castration » au lieu de « godemiché »  smiley


    • troletbuse troletbuse 8 novembre 2017 10:13

      @zygzornifle
      Dire que je croyais que c’était une opération anti-musulmane  smiley


    • Cateaufoncel 7 novembre 2017 09:17

      « ...en dénonçant les faits qu’elles ont subis sans désigner nommément la personne visée, il n’y a pas de problème. »


      Pas de problème ? Si ce n’est de crédibilité !

      • Fergus Fergus 7 novembre 2017 09:20

        Bonjour, Cateaufoncel

        La démarche n’est pas facile pour une femme, et s’il peut y avoir ici ou là quelques affabulations, il est probable que la grande majorité des agissements dénoncés s’est réellement produite.


      • Cateaufoncel 7 novembre 2017 10:08

        @Fergus

        « ...s’il peut y avoir ici ou là quelques affabulations... »

        Je craindrais plus le « rajoutisme » que l’affabulation proprement dite... Une main sur le genou - qui peut n’être qu’un simple ballon d’essai -, n’est pas aussi « expressive » que la même main entre les cuisses.


      • ZenZoe ZenZoe 7 novembre 2017 14:21

        @Fergus
        Cateaufoncel est exactement la raison pour laquelle un grand nombre de victimes ne portent jamais plainte. On ne les croit pas.


      • Taverne Taverne 7 novembre 2017 14:35

        @ZenZoe

        D’abord, l’accueil par les associations de soutien par les avocats, et par les représentants de l’ordre, n’est pas inhumain et désastreux comme certaines personnes veulent nous le faire croire à partir de quelques cas caricaturaux. Ensuite, ce n’est pas que la parole n’est pas prise en compte, c’est que la police et la justice doivent rester neutres et ne pas prendre partie d’emblée contre un tiers désigné coupable par la victime. Les victimes qui se plaignent de n’avoir pas été crues sont souvent dans un malentendu. Un malentendu n’est pas un déni. Pour la compréhension inconditionnelle, elles doivent s’adresser à un psy, à une association de victimes, à des amis. Pour la justice, elles doivent s’adresser à la justice. Ne mélangeons pas les choses.

        Par ailleurs, vous partez du principe que les raisons de ne pas déposer plainte seraient toutes légitimes. Or, rien ne le prouve. Il se peut que parmi ces raisons, il y aient de mauvaises raisons comme : le souci de préserver son confort de vie personnel que viendrait troubler une action en justice, la peur que l’on découvre que l’accusation de viol est exagérée par rapport aux faits une fois ceux-ci vérifiés, et d’autres mauvaises raisons encore.


      • Cateaufoncel 7 novembre 2017 15:26

        @ZenZoe


        « On ne les croit pas. »

        Quand c’est la parole de l’une contre la parole de l’autre, et en l’absence de témoin et d’éléments matériels probants, c’est la bouteille à l’encre. Je préfère ne pas être confronté à ce genre de situation et ne pas avoir à décider... A la tête du client !


      • Eric F Eric F 7 novembre 2017 18:33

        @Cateaufoncel
        Pour un acte isolé, il est quasi impossible d’apporter de preuve tangible après coup, et plus encore vingt ans après, sauf conjonction de témoignages. Pour un harcèlement durable, il peut y avoir témoins, preuves (sms, enregistrement d’appels)...
        Des cas comme l’affaire Baudis rendent la police et la justice circonspects.


      • capobianco 8 novembre 2017 08:43

        @Fergus
        «   s’il peut y avoir ici ou là quelques affabulations, il est probable que la grande majorité des agissements dénoncés s’est réellement produite. »

        Vous avez des chiffres, une enquête peut-être pour expliquer votre « probable » ? Vous parlez et dissertez sur vos « impressions » ou passer le temps ?



      • troletbuse troletbuse 8 novembre 2017 09:15

        @Cateaufoncel
        Comme il y a quelques années : pour les divorces, il était insinué qu’il y avait attouchements du mari sur les enfants.


      • Fergus Fergus 8 novembre 2017 09:35

        @ capobianco

        Pas plus que vous pour suggérer le contraire !

        En l’occurrence, je m’appuie sur le fait qu’il faut aux femmes qui s’expriment sur tweeter, et par conséquent font état de faits de nature intime portés à la connaissance de tous leurs abonnés un courage certain pour agir ainsi. Cela n’élimine évidemment pas les affabulations, mais je suis persuadé qu’elles sont très minoritaires.


      • capobianco 7 novembre 2017 09:31

        Pendant ce temps, le racket continue, augmentation de la facture « contrôle technique » (qui impacte les plus précaires), objectif de « révision » des conducteurs âgés (repasser le permis ou le code, visites médicales etc..) juste ce que j’ai entendu ce matin ! Alors ces histoires de harcèlement m’apparaissent comme servant à détourner les regards.

        Je ne vois pas, autour de moi, ce qui justifie cette campagne sur le harcèlement d’autant que le point de départ c’est la vie dissolue des « élites ». Le problème n’est pas à la même échelle parmi la population loin s’en faut et ce que nous prépare ce gvt est bien plus grave que ce sujet. 


        • Fergus Fergus 7 novembre 2017 11:08

          Bonjour, capobianco

          Il me semble normal que l’état de santé et les capacités des conducteurs soient régulièrement contrôlées. Si tel n’était pas le cas, les usagers seraient fondés à s’inquiéter, non ?

          « ces histoires de harcèlement m’apparaissent comme servant à détourner les regards »

          Non, cela fait des décennies que l’on sait que ces comportements existent sans que l’on s’attaque réellement au problème. Et c’est ainsi que tant de femmes sont victimes sans que la société se donne les moyens de lutter contre ces actes inacceptables.

          En cela, ces campagnes en cours sont bénéfiques car elles contribuent à libérer la parole des victimes et vont sans doute contraindre les pouvoirs publics à prendre des mesures à la fois préventives (campagnes de sensibilisation) et répressives.

          « le point de départ c’est la vie dissolue des « élites ». »

          Pas seulement ! Ces pratiques existent dans tous les milieux où existent des rapports de dépendance de pouvoir entre les hommes et les femmes : ! cela va du pédégé au contremaître !


        • Alren Alren 7 novembre 2017 16:39

          @Fergus

          En fait de telles campagnes ne pouvaient avoir lieu sans la généralisation d’internet qui donne la parole à des citoyen(ne)s ordinaires.
          C’est un des aspects positifs de la « toile ».


        • Fergus Fergus 7 novembre 2017 17:21

          Bonjour, Alren

          En effet, mais avec malheureusement une partie sombre liée à l’expression - elle aussi libérée - des divagations en tous genres.

          Espérons qu’avec le temps, tout cela pourra être mieux régulé par les internautes eux-mêmes.


        • sarcastelle 7 novembre 2017 22:07

          @Fergus

          .
          Il me semble normal que l’état de santé et les capacités des conducteurs soient régulièrement contrôlés. Si tel n’était pas les cas les usagers seraient fondés à s’inquiéter, non ? 
          .
          Non ? 
          Non, en effet. 
          A vous suivre, c’est donc qu’actuellement les usagers s’inquiètent. 
          Pfuuuu...
          Ils ont davantage à s’inquiéter de perdre avec leur permis leur autonomie demain, là où aujourd’hui on leur fiche à peu près la paix et où je n’observe pas de panique populaire particulière devant la conduite des vieux. 
          Il suffit qu’on avance une proposition badigeonnée de couleur morale pour que vous applaudissiez avec conviction. Je ne me permettrai pas de dire que vous seriez une variété de fayot, car on m’a bien élevée. 

        • capobianco 8 novembre 2017 07:52

          @Fergus
          « Il me semble normal que l’état de santé et les capacités des conducteurs soient régulièrement contrôlées. Si tel n’était pas le cas, les usagers seraient fondés à s’inquiéter, non ?

          C’est quoi exactement votre justification pour ces contrôles ? De quoi faut-il s’inquiéter ? Avez vous des enquêtes justifiant vos inquiétudes ?

           » vont sans doute contraindre les pouvoirs publics à prendre des mesures à la fois préventives (campagnes de sensibilisation) et répressives « 

          Vous êtes accro à la répression visiblement. Je dois être »spécial« mais dans ma vie je n’ais jamais rencontré de femmes ayant subit ce que les »élites« s’amusent à faire (viol, pression diverses...). Il semble que ces gens ne pensent qu’à çà et se sentent immunisés par la justice. Mais la population n’est-elle pas plus harcelée depuis des décennies avec toutes ces mesures anti sociales de ces privilégiés. Surveillance radar par des entreprises privées, hausses multiples (csg, assurances....), blocage des retraites et diminution prochaines des retraites complémentaires, mesures de contrôle des véhicules et des conducteurs à nos frais et quelle montant d’une amende pour un sourire à une femme ? Et les tarifs » en fonction de la maladie ou du malade bientôt appliqués par les médecins, de tous cela qui sera impacté ?

          Vos angoisses sécuritaires sont ridicules et il faut être « spéciale » pour aimer être contrôlé et surveillé. Etes vous ici pour justifier toutes ces interventions sur notre vie privée, sur notre niveau de vie et dans quel but ?


        • troletbuse troletbuse 8 novembre 2017 09:05

          @sarcastelle
          Pour les fayots, Fergus serait plutôt de la variété « haricot Hidalgo » type moquerre croisé avec le « haricot Pactol ou Coco Paimpolais »  smiley

          https://www.labonnegraine.com/haricots-a-ecosser/993-haricot-coco-lingot-hidalgo.html

          https://www.promessedefleurs.com/potager/graines-potageres/graines-de-haricots/haricots-a-ecosser/haricot-nain-a-ecosser-pactol-type-coco-paimpolais.html


        • troletbuse troletbuse 8 novembre 2017 09:08

          @troletbuse
          pardon « type moquette » Remarquez également le type « lingot » chez Hidalgo


        • Fergus Fergus 8 novembre 2017 09:28

          Bonjour, capobianco

          Pour ce qui est des contrôles effectués sur les conducteurs de transports en commun, cela me semble relever du bon simple bon sens : ces personnes ont en charge la sécurité des voyageurs, et l’on voit mal comment l’on pourrait valider leur permis sans une certitude de leur bon état de santé et de leur absence d’addiction à l’alcool ou aux drogues !

          « Vous êtes accro à la répression visiblement »

          Pas du tout, ce n’est pas ma philosophie. Mais en l’occurrence, il semble que les peines encourues ne soient pas assez sévères, et donc pas assez dissuasives.

          « Je dois être »spécial« mais dans ma vie je n’ais jamais rencontré de femmes ayant subit ce que les »élites« s’amusent à faire (viol, pression diverses...) »

          Alors, vous avez bien de la chance, ou plus exactement les femmes que vous avez côtoyées. Des cas de ce genre, j’en ai connus en entreprise et dans le sport. Et cela ne concernait pas que les « élites », mais également des « petits chefs » abusant de leur domination hiérarchique, ou des entraîneurs lambda sur des athlètes en quête de sélection pour des compétitions.

          Pour les reste, vous débordez nettement du cadre de l’article, et nous aurons l’occasion de débattre à d’autres moments de cette « population (...) plus harcelée depuis des décennies avec toutes ces mesures anti sociales de ces privilégiés », constat que je partage avec vous.


        • capobianco 8 novembre 2017 13:41

          @Fergus
          « Pour ce qui est des contrôles effectués sur les conducteurs de transports en commun, cela me semble relever du bon simple bon sens  » Désolé mais n’aviez pas parlé de transports en commun et moi non plus. Je parle des conducteurs lambda et particulièrement des « vieux » dans le viseur de l’état. Quelle étude, quelle statistique rend les anciens grands responsables des accidents ? 

          « il semble que les peines encourues ne soient pas assez sévères, et donc pas assez dissuasives »

          Parce que la répression serait dissuasive ? Les violeurs ne savent pas les risques encourus selon vous, n’importe quoi ! Les élites oui, ne risquent pas grand chose mais pas le petit peuple. Cela vaut pour le harcèlement comme pour les impôts suivant votre niveau social, la justice sera différente et favorable aux plus riches.

          J’étais syndicaliste dans une entreprise de 1200 salariés dont 800 femmes, j’en ai vu des « choses » mais pas de harcèlement, idem pour le sport où le seul cas de viol connu dans ma région d’alors était le fait d’un discobole très célèbre à l’encontre de jeunes hommes sous sa responsabilité « sportive ».

          Non je ne déborde pas du sujet, je m’insurge contre la place donnée sur AVOX à ces « affaires », quand des mesures scandaleuses sont prévues ou misent en place contre des millions de retraités, des millions de jeunes, des millions de chômeurs ou de millions de salariés de plus en plus précarisés.

          Mais vous êtes content du nombre de visiteur de votre « analyse » sans doute...



        • Fergus Fergus 8 novembre 2017 14:06

          @ capobianco

          « Désolé mais n’aviez pas parlé de transports en commun et moi non plus. »

          Toutes mes excuses, c’est ce que j’avais cru en rapport avec le métro.

          Cela dit, pour ce qui est des conducteurs - de voiture - âgés, je trouve normal là aussi qu’il y ait des contrôles de leur capacités. Ne serait-ce que pour éviter d’en voir prendre l’autoroute à contresens comme cela s’est encore produit récemment dans ma région.

          Cela dit, ils ne sont peut être pas plus dangereux - et sans doute moins - que les jeunes automobilistes, mais les causes de leurs fautes sont bel et bien liées à des diminutions de capacités, éléments vérifiables, là où les jeunes commettent des fautes du fait de leur imprudence, ce qui ne peut malheureusement pas être évalué en amont.

          « Les violeurs ne savent pas les risques encourus selon vous, n’importe quoi ! »

          Je ne parlais pas des violeurs, mais des harceleurs et des auteurs d’agressions non violentes. la plupart du temps, ceux-là n’ont même pas conscience que leur comportement les expose à des poursuites judiciaires et à un passage par la case « tribunal correctionnel’.

           »J’étais syndicaliste dans une entreprise de 1200 salariés dont 800 femmes, j’en ai vu des « choses » mais pas de harcèlement, idem pour le sport« 

          Alors, soit vous êtes une exception, soit les femmes ont toutes pris le parti de se taire. Mon épouse, ancienne déléguée du personnel, abonderait dans mon sens, elle qui a eu à connaître également plusieurs cas.

           »la place donnée sur AVOX à ces « affaires », quand des mesures scandaleuses sont prévues ou misent en place contre des millions de retraités, des millions de jeunes, des millions de chômeurs ou de millions de salariés de plus en plus précarisés."

          L’un n’empêche pas l’autre ! Et il ne fait aucun doute que les luttes sociales vont revenir à la Une, et sans doute prendraient-elles encore plus de place si les Français se mobilisaient, ce que malheureusement ils n’ont pas fait jusque-là, ou si peu !


        • zygzornifle zygzornifle 7 novembre 2017 09:31

          pourquoi en sous sol ? 


          c’est la que les nanas se font violer ou sauter pour les consentantes dans les bagnoles .....

          • Gasty Gasty 7 novembre 2017 09:34

            72% craignent d’être harcelés, il manque « avez-vous été harcelé ». Ce serait intéressant de voir la différence entre crainte et acte. Il manque aussi « quelle sont les tenus vestimentaires qui vous font craindre le harcèlement ». Ensuite « êtes-vous attentif à la mode » puis « la séduction doit-elle s’extériorisé dans la rue » et « souhaiteriez-vous être un thon ». Enfin « porteriez-vous une burqa ».

            Je rappelle au passage ( pour donner des idées) que les poussins mâle sont broyés à la naissance, les prés sont exclusivement broutés par des vaches, idem pour les moutons... On garde juste quelques gros con de reproducteur.


            • Gasty Gasty 7 novembre 2017 09:40

              Je me suis tromper, il fallait lire « On garde juste les gros con de harceleur »


            • Fergus Fergus 7 novembre 2017 11:14

              Bonjour, Gasty

              Je pense qu’il y a une coquille dans ce graphique : les chiffres semblent correspondre au déclaratif d’autres enquêtes sur les faits subis de harcèlement ou d’agressions sexuelles.

              Quant à vos réflexions sur l’habillement, désolé, mais je les trouve affligeantes : une femme n’a pas à être victime de sa tenue vestimentaire !

              Enfin, je ne vois pas le rapport entre le sujet de l’article et le bétail élevé à des fins alimentaires.


            • Antoine 7 novembre 2017 11:37

              @Fergus
              une femme n’a pas à être victime de sa tenue vestimentaire !
               
              Vœux pieux qui nie le réel.
              Il y a un pacte entre les hommes et les femmes qui forme la pudeur.
              Les hommes retiennent leurs pulsions, en échange de quoi, les femmes ne se promènent pas habillées comme des putes devant leurs yeux.
              Sinon la pute rencontre son porc.


            • Gasty Gasty 7 novembre 2017 12:02

              @Fergus

              « une femme n’a pas à être victime de sa tenue vestimentaire »

              J’ai ce sentiment qu’une femmes n’est pas stupide. Ou si c’est le cas, alors il faut m’expliquer à qui s’adresse la lingerie fine.
              Notez que je ne suis pas indifférent à cette séduction et que je ne suis pas non plus un harceleur. Probablement parce que je suis équilibré. Mais les hommes sont-ils des porcs et les femmes des cochonnes ?
              Je ne nie pas le harcèlement mais faudrait voir à regarder l’ensemble de la population et pas qu’une moitié de la population. D’où ma suggestion pour femme castratrice  représentante unique de l’avenir de l’homme.


            • Fergus Fergus 7 novembre 2017 12:39

              Bonjour, Antoine

              La limite à ce raisonnement est que, dans le métro comme dans d’autres lieux, beaucoup de femmes sont harcelées, voire agressées, sans être pour autant habillées « comme des putes ».


            • Alren Alren 7 novembre 2017 16:53

              @Antoine

              « Il y a un pacte entre les hommes et les femmes qui forme la pudeur. »

              Quel pacte ? Signé devant quel notaire ? Un pacte avec le Diable ?

              Autrefois les femmes étaient blâmées d’être en pantalon. Il s’en est fallu de peu que les femmes faisant de la bicyclette en pantalon à la fin du XIXe siècle, comme Marie Curie, n’écopent d’une contravention !

              Maintenant c’est si elles sont en jupe ou en robe et élégantes qu’elles sont critiquées !
              Laissons cela aux musulmans attardés !

              "Les hommes retiennent leurs pulsions, en échange de quoi, les femmes ne se promènent pas habillées comme des putes devant leurs yeux.« 

              Vous n’avez pas vu les images des prostituées du Bois de Boulogne ou d’ailleurs. Vous n’avez pas vu la différence entre leur tenue et celle des femmes honnêtes portant jupe ou robe dans la rue ? Alors il faut d’urgence consulter un ophtalmo !

               »Sinon la pute rencontre son porc."

              Eh bien moi je pense que le propre de l’homme en société, c’est d’inhiber les pulsions qui empiètent sur la liberté et les droits d’autrui.

              Les agresseurs sexuels sont inexcusables, point barre.


            • Fergus Fergus 7 novembre 2017 17:22

              @ Alren

              100 % d’accord avec votre réponse à Antoine !

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