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Mœurs sociopolitiques (gauche-centre-droite)

Gauche-centre-droite : avec l'actualité politique rendue moribonde par des choix médiatiques stratégiques, on a envie de dire que c'est suranné, mais bon : cela n'empêche rien en réalité. Non, cela n'empêche rien, pour la simple et bonne raison que les différentes mœurs sociopolitiques n'ont pas disparues avec une élection, durerait-elle depuis plus d'un an maintenant. La vie continuait. La vie continuait, et nous avions chacun - gauche-centre-droite - nos mœurs sociopolitiques, avec morales et moralisations idoines, c'est-à-dire nos façons de définir le bien et le mal.

Place aux généralités, dont tu es "évidemment" exempt, mon cher lecteur ...

 

Attaquons avec l'éternel binôme "gauchisme-fascisme" :

Le gauchisme instigue des réflexes moralistes d'interprétation, jusqu'à prendre ce qu'il ne peut pas comprendre pour forcément-de-droite. Or, s'il ne peut pas le comprendre, ça n'est pas à cause de son manque d'esprit (enfin, on a tous nos limites, plus resserrées chez les uns que chez les autres, indépendamment de l'idéologie) mais précisément par moralisme instinctif.
Il est évident que le fasciste honni par le gauchiste, est dans le même cas de figure, encore qu'il se croie plus volontiers supérieur (humain quintessentiel) - le gauchiste se sentira plutôt meilleur (plus humain) ce qui ne l'empêchera pas d'en devenir ostraciste comme le fasciste. Autant de moralisations ...
Ce qui m'interpelle tant avec le gauchiste, c'est que, parce qu'il a compris que notre économisme institutionnalise l'extorsion (et encore, pas de lui-même, mais grâce aux lignées de gauchistes au moins depuis Karl Marx - Karl Marx, qui n'était ni gauchiste, ni d'ailleurs marxiste, du moins selon la vulgate gauchiste) il [le gauchiste] s'imagine définitivement réaliste ou - ce qui est pire - "véritariste".
Ce "véritarisme", donc, est propre au fasciste, aussi, et rejoint le besoin de certitude fait crispation. Iil n'y a donc pas que "la droite", pour être crispée : les looks post-hippy, sarouel-chèche, jean-polo, etc. des gauchistes jamais n'empêchèrent qu'ils soient raides de corps. A ce jeu - osons, - le fasciste est pour ainsi plus honnête : lui, au moins, il se costume strictement, des rangers-treillis au gilet-costard ... Des moralisations, vous dis-je.

Pour que l'on s'entende bien, il faut que je revienne sur ce que j'ai dit du fasciste, rapport au gauchiste : je disais que, rapport à leur aisance (bien-être-dans-sa-peau), le fasciste était plus honnête que le gauchiste, par quoi le gauchiste, effectivement, est bien souvent plus tordu dans la démarche (égalitariste, mais dans des surplombs moralisateurs à velléités de pouvoir, etc.). Il va de soi que les malversations des fascistes, sont malhonnêtes.
Elles sont malhonnêtes, les malversations fascistes, oui, mais dans la démarche elles restent cohérentes et, sous un angle, honnêtes avec soi-même, quoi qu'elles rendent à une striction comme le gauchiste, puisque l'on se réclame du "véritarsime". La seule différence entre le fasciste et le gauchiste alors, c'est que le fasciste ne lésine pas sur les moyens, tandis que le gauchiste estime assurément que les moyens corrompent ou exhaussent la fin (enfin, quand il n'est pas nihiliste !).

Ce détour nous permet de mieux envisager le droitiste qui a mon avis n'est pas, à strictement parler, "véritariste" (il ne prétend pas à la vérité, comme le gauchiste ou le fasciste). De tous, il est peut-être d'ailleurs le plus instinctif - nous allons voir pourquoi, mais on peut le deviner déjà.
Tout d'abord, le droitiste n'assume pas cette étiquette, et en tout cas ne l'assuma pas de bon cœur voire la sentit comme dégradante, jusque dans les années 70 encore. C'est-à-dire que c'est la gauche, qui authentiquement poussa le droitiste à devoir inauthentiquement se situer à droite (générant par là même un centre).
Car cela n'empêche pas que le droitisme baigne effectivement, dans ce qu'il nomme le réalisme, et qui est en réalité une revendication au réalisme, une accaparation du réalisme ! revendication-accaparation par laquelle il accule situationnellement le gauchiste, à l'idéalisme.

Donc, de même que le gauchiste a "fait" le droitiste (et a fortiori le centriste), le droitiste "fait" l'idéalisme de gauche. Ce sont des jeux de ping-pong, des renvois de balle, par quoi je dirais plutôt le droitiste pro-réaliste (dans une revendication-accaparation de bon sens & de sens commun, rapport au gauchiste).
Une telle démarche pro-réaliste est elle-même manifestement idéologique, en défense parfois involontaire du capitalisme. Mais ce terme même de capitalisme, le droitiste s'en renfrogne, de l'avoir trop entendu négativement dans la bouche du gauchiste ; "et puis d'abord, n'est-il pas tout simplement "naturel" que d'acquérir proprement !?" : le droitiste joue bien l'outrance de sens commun & de bon sens devant le gauchiste. Aussi le droitiste s'interdit-il, parfois involontairement, de songer/penser au dynamisme économique global, dans lequel s'inscrit sa démarche.
Dynamisme d'extorsion institutionnalisée, en effet, mais qu'il juge "de plein & bon droit" du moment que tu disposes des ressources pour investir, en vertu d'une sacralisation du principe de propriété ad absurdum.

En effet, il n'y a aucun lien de cause à effet entre une propriété et l'accaparation ultime de tous ses fruits, au point de ne laisser à ceux qui la font réellement fructifier (les travailleurs, les ouvriers, les employés, les cadres, etc.) que des miettes rapport au fruit total, en se permettant d'ailleurs de licencier sans raison que la fructification supérieure, et encore ! en mettant sous pression ceux qui la font réellement fructifier, sous le coup d'une concurrence institutionnalisée s'apparentant incontestablement à une néo-sauvagerie, sociopolitique de ce qu'elle a été institutionnalisée.
On me dira qu'il y a le travailleur libéral, autonome, ainsi que le patron-travailleur impliqué. Certes ! mais considérons le reste une seconde, "alors s'il vous plaît, je vous en prie" (Pierre Desproges). D'ailleurs, il arrive que ce patron-travailleur soit dans telle situation, qu'il puisse manifestement en abuser, quand même nombreux sont ceux à y trimer autant qu'un autre. Pareille néo-sauvagerie institutionnelle permettant l'extorsion, en dit long sur la moralisation du droitiste ! c'est le fameux vernis bourgeois masquant de sordides réalités, sur le mode Rastignac, Dallas ou Cosmopolis, dont sordidement le droitiste - et pas que le droitiste - parvient encore à jouir, dans sa sordidité. Et de cela il fait un monde ! ... Cela, c'est-à-dire l'hypocrisie chérie : les bonnes manières, les belles vêtures, les magnifiques propriétés, au service de l'exploitation sans vergogne, la financiarisation retorse, la méchanceté la plus veule, qui hypocritement se donnent un visage humain.
La belle moralisation ! ... Mais remarque bien que le populo droitiste est le même (je n'ai pas dit le prolo). Emblématiquement, les Tuche ... des instinctivistes aussi profonds que les patrons du CAC40.
Bref : Vive la République, et vive la France !

Quid du centriste, enfin ?

Le centriste est un droitiste jouant le gauchisme. Donc un droitiste. On l'a vu avec le PS, et évidemment Macron. Quant à Bayrou, il restait tendanciellement allié de l'UMP, sans parler des autres.
Ou bien, non : le centriste est sans complexe dans la fallace, et il trouve cela honnête. C'est la dupe de soi-même, à moins de donner dans la doublepensée orwellienne. Il y a une débilité-distorsion, dans le centrisme. Il (s')y croit, à se sentir super sympa avec tout le monde, et ne pas supporter qu'on lui renvoie le dissensus.
Et, tendanciellement, bien des droitistes donnent dans le centrisme - par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet. Car au final, tous ces gens font en pratique de l'affairisme impérialement, dans les expériences vécues. C'est leur leitmotiv ultime. La gauche caviar, elle, fait de même en souriant, c'est-à-dire en croyant être de gauche.

Enfin, on voit bien que ces exemples de moralisations - gauchisme, centrisme, droitisme - ès idéologies, correspondent à autant de types d'Hommes, anthropologiquement. Et de cela il faut faire une société ?


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5 réactions à cet article    


  • Ciriaco Ciriaco 18 septembre 22:25
    Aujourd’hui, alors que mon patron me demandait pourquoi tel travail n’avait pas été fait, j’ai répondu que comme cet aspect ne concernait pas directement le client, l’effort collectif n’avait pas été organisé, malgré mes gentilles « alertes » depuis un mois.

    La chiée de charge que je me suis pris. Depuis, j’ai plus le droit de fumer ma clope électronique de gauchiste dans le coin détente des centristes. C’est ce qu’on appelle le rapport de classe, inutile d’être lecteur d’oeuvre douteuse et prêtant à confusion quant à la nature d’un contrat de subordination.

    Si on doit pas douter qu’on ne parle tout le temps que d’où on est (attention quand même, Marx est pas loin), je crois que vous avez oublié les patronistes, qui eux votent assurément par tout temps, pour une certaine élégance, cela va sans dire.

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 septembre 22:38

      Looool .et Salut !


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 septembre 22:40

        @Aita Pea Pea

        C’était pour Ciriaco ...


      • Ciriaco Ciriaco 18 septembre 22:52

        @Aita Pea Pea
        Salut ! Le travail est une grande famille, on voit pas beaucoup Maman, mais ça va, Papa est toujours le chef de table smiley


      • generalchanzy generalchanzy 24 septembre 17:25
        Je n’ai jamais compris qu’il fallait être de droite, de gauche, du centre, écolo etc.
        Du coup, je n’ai jamais voté.
        C’est reposant parce que je n’ai pas à lutter contre les uns ou les autres. 
        Un chef d’entreprise doit faire tourner sa boutique en payant correctement ses salariés. Tout ce beau monde doit avoir un toit, un avenir et payer impôt et taxes pour le bien collectif.
        Bien collectif assuré par un état et ses « fonctions publiques » indépendants et non corrompus.
        Dans ce que j’ai écrit (succinctement), je ne vois pas de « parti ».
        Parr contre, je peux vous assurer que je voterai contre Bruxelles.

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