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Accueil du site > Actualités > Société > Pour ou contre l’abolition de la prostitution ?

Pour ou contre l’abolition de la prostitution ?

Un peu d’histoire.

La prostitution a toujours existé, elle ne date pas d’hier.

De la courtisane, la gourgandine, les prostituées, les escort-girls ou les call-girls. L’appellation a changé mais pas le but.

L’homme a-t-il toujours disposé du corps de la femme ou est-ce la femme qui dispose de son corps ?

Si nous admettons que depuis quelques années la femme dispose de son corps (car je ne voudrais pas lever un débat judéo-chrétien sur le mariage), donc la femme disposant de son corps a cette liberté d’utiliser son propre corps à des fins lucratives.

Ainsi, le droit de se prostituer est acquis parce que le droit d’avoir des relations sexuelles relève strictement du droit au respect de la vie privée. La prostitution n’est donc pas un délit.

Cependant le droit de se prostituer a des limites notamment depuis la loi du 13 avril 1946 dite loi Marthe Richard. Fermeture des maisons dites de tolérance, mais (et là on en parle moins) abrogation des dispositions réglementaires. Tolérance des maisons closes, mais aussi inscription des prostituées sur un registre, privation éventuelle de liberté des prostituées.

Conséquences : elle atténue considérablement le contrôle de l’Etat sur la prostitution, et elle autorise l’exercice de la prostitution dans d’autres lieux, notamment sur la voie publique.

Suite à la fermeture des maisons closes de nombreuses filles se retrouvent sur les trottoirs.

Un autre décret du 25 novembre 1960 définit le racolage :

« Attitude affichée sur la voie publique au vue de provoquer la débauche. »

Le fait par tout moyen de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles est puni d’une amende de 10 000 F, 20 000 F en cas de récidive (nouveau code pénal 1993).

Mais la loi sur la sécurité intérieure du 21 janvier 2003 change radicalement la donne.

Les députés adoptent le texte du ministre de l’Intérieur (M. Sarkozy) créant le délit de racolage passif : deux mois de prison et 3 750 € d’amende pour fait de racolage. Tout en l’étendant aux personnes qui mettent à disposition des prostituées : des véhicules, les firmes hôtelières. Mais aussi de placer les prostituées dans des centres d’hébergement de droit commun afin de faciliter leur réinsertion.

Loi applicable depuis mars 2003.

Cela signifie que la cohabitation, la location d’un studio ou d’une chambre d’hôtel peut être sanctionnée.

Par contre la seule autorisation de la prostitution est le Fisc (celui-ci considère que la prostitution est un revenu donc à déclarer). Car le Fisc reconnaît les personnes prostituées comme agents économiques.

Concernant la mise des prostituées dans des centres d’hébergement commun, je voudrais rappeler que des SRPS (services de prévention et de réinsertion sociale) avaient été créés par la loi du 25 novembre 1960 et qu’une vingtaine de centres avaient vu le jour ; faute de moyens ces centres ont été fermés. (Pourtant la démarche était intéressante mais l’Etat s’en est désintéressé.)

Autre contradiction.

Les personnes prostituées (en France) sont confrontées à l’interdit et à l’autorisé. En effet l’interdiction totale de se prostituer n’est pas interdite. C’est l’interdiction d’exploiter la personne prostituée qui est interdite.

Donc nous faisons ici référence aux proxénètes. Mais la loi précise que la notion du proxénète se définit ainsi :

« Sera considéré comme proxénète, un homme qui contraint par la menace, la violence, la tromperie ou tout autre moyen une femme à avoir des relations sexuelles. »

Mais la notion de « toute aide apportée à la prostitution (hébergement provisoire par exemple) peut être condamnée pour proxénétisme ».

Pour être plus clair si vous voulez dépanner ou héberger une prostituée vous pouvez être condamné pour proxénétisme.

Et le client : la politique de lutte contre la prostitution en France depuis 1946 ne l’a jamais conduite à prendre la moindre mesure qui s’intéresse aux clients. Sauf la loi du 4 mars 2002 où des mesures répressives sont prises à l’égard des clients qui vont voir les prostituées de moins de 15 ans.

LA FRANCE UN REGIME ABOLITIONNISTE

En avril 1997, pendant la conférence de la Haye, le gouvernement Juppé réaffirmait la position strictement abolitionniste de la France.

On peut faire aujourd’hui le constat que l’abolition de la prostitution ne fonctionne pas.

Pourquoi ? Les contradictions et confusions sur la prostitution et le proxénétisme. Ensuite l’ère de l’informatique via internet.

Des nouvelles formes de prostitution « moins visibles » que la prostitution ont vu le jour (internet, salons de massage, serveurs télématiques, petites annonces presse), « masquées » bien entendu.

Pourquoi n’interdit-on pas ces pratiques ?

La prostitution rapporte-t-elle de l’argent à l’Etat ?

Grâce à elle des personnes s’enrichissent : les sites web, les serveurs télématiques, etc.

Alors voilà pourquoi je pense que l’abolition de la prostitution est un leurre.

Par contre l’abolition du proxénétisme oui, mais là c’est un autre sujet.

Voilà quelques lignes qui je l’espère nous permettrons d’ouvrir un débat et d’échanger intelligemment.

Le but ici n’est pas de condamner ou approuver la prostitution, mais d’y réfléchir et pourquoi pas d’ouvrir un vrai débat (non pas entre professionnels, politiques ou autres, mais simplement entre des citoyens qui s’intéressent à la société et aux problèmes sociétaux).

A vos claviers.

Ch.WATTIEZ

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125 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 8 janvier 2008 11:00

    Encore une photo de Carla Bruni !


    • snoopy86 8 janvier 2008 11:09

      commentaire du meilleur goût, Paulo !!!


    • La Taverne des Poètes 8 janvier 2008 12:07

      Quand le premier des Français donne l’exemple en se montrant brutal, vulgaire et exhibitionniste, pourquoi un simple citoyen n’aurait-il pas le droit à l’impertinence ? Pensez que les hommes diront demain de la présidente « elle est bonne ! », « tu as maté son cul sur Internet ? » et pire encore...

      La question est donc : qui est mauvais goût ?


    • roOl roOl 8 janvier 2008 14:04

      Ca poetise a mort la ^^


    • brieli67 8 janvier 2008 21:19

      http://eurovisioninfo.blogspot.com/2007/10/nicolas-sarkozy-sduit-par-une-chanteuse.html

      OFFRIR UNE BRASSEE DE ROSES LE LENDEMAIN MATIN

      Tout pour nous prouver qu’il se l’a faite avec zozi et tout et tout et tout !

      Qui a payé la prestation ? passe que cette volaille pas vrai Lerma le conoisseur ça ne doit pas âtre meuh-meuh !

      Et qui a casqué le coup horticole .... tiré sur quel compte ?

      Il se les fait toutes mais à quel prix ?


    • Francis JL 9 janvier 2008 09:34

      Chassez le raciste Calmos, il revient au galop.


    • Le péripate Le péripate 8 janvier 2008 11:11

      Que la prostitution ne date pas d’hier, c’est vrai. Mais de là à en inférer qu’elle ait toujours existé, il y a un pas difficile à franchir. Ni partout, d’ailleurs.


      • Le péripate Le péripate 8 janvier 2008 16:52

        Au vu de la note de mon commentaire, il faut croire qu’il y a une majorité de gens qui pense que la prostitution a toujours existé et partout. Donc ils sont certains que la prostitution existait chez les habitants de Lascaux, qu’elle existe chez les Pygmés, etc.....

        Le genre de vérité idiote que personne ne prends jamais la peine d’interroger.

        Ouvrez un livre, ou voyagez. (mais pas en Thaïlande smiley )


      • tal 8 janvier 2008 17:19

        « Donc ils sont certains que la prostitution existait chez les habitants de Lascaux, qu’elle existe chez les Pygmés, etc..... »

        Of course ! serait-on tenté d’ajouter... En un mot,autres temps...autres peuples... autres moeurs ! smiley


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 janvier 2008 19:21

        La prostitution, au sens strict, existe dans toute société qui a instauré des rapports marchands comme relations d’échange de services (y compris donc sexuels) dominantes. Mais elle peut prendre d’autres formes dans des sociétés non-marchandes : ex le don de jeunes filles par leurs parents au chef de la tribu pour en tirer avantage ou faveur.


      • brieli67 8 janvier 2008 21:24

        à la cheftaine aussi....

        La Nature a horreur du vide.

        Des gérontes des chippendales des damoiseaux des demoiselles ?


      • sery 9 janvier 2008 15:13

        Vous omettez la grivellerie en matiere de prostiution , soit le viol pur et simple

        Relation sexuelle imposee ni pour procreer, ni pour le petit bonheur de la dame

        A LASCAUX je n’en doute pas, les pygmees cela peiu s’etudier

        La prostitution necessite qd meme un minimum de civilisation

         


      • gloagf 8 janvier 2008 11:34

        Bonjour,

        Moi je pense, sans être un expert, que fermer les maisons closes a été une erreur car cela a précarisé les conditions de vie des péripathétitienne.

        De plus, rendre plus difficile la prostitution est pour moi mauvais à longue échéance, car certaines personnes non-chanceuses avec les contacts humains (trop timide, déformées, handicapées..) n’ont que ce moyen pour avoir une vie sexuelle, et si on le leur retire, elles pourraient se détourner vers des voies bien moins « catholiques » (viols entre autres).

        Bien à vous


        • krachunka 8 janvier 2008 11:56

          Je ne suis pas sur que le viel adage qui consiste a dire que la prostitution empeche des cas de viol soit reelement prouvé ! A partir du moment ou quelquechose devient monayable, il devient volable de fait (et donc violable)


        • Gasty Gasty 8 janvier 2008 15:11

          @ gloagf

          « Timide, déformées, handicapées » Et le pire, c’est qu’ils n’aient même pas les moyens.

          Il faut créer une bourse d’aide aux affaires sexuelles.


        • Gasty Gasty 8 janvier 2008 20:45

          @Odal GOLD

          Absolument, et comme dit forest end plus bas, légaliser est un moindre mal.

          Lutter contre l’esclavage ou les profiteurs sans scrupules doit nécessairement être accompagner par une loi, un code. Code du travail, code civil, code finalement de bonne conduite. Permis de conduire une société, un pays, c’est ce que nous devrions réclamer.Il y a pourtant des panneaux a respecter, celui des droits de l’homme. J’ai comme l’impression que nous sommes dirigés par des fous furieux.Et qui veulent réformer les codes sous des prétextes de modernités.

          « Pour ou contre l’abolition de la prostitution », pour reprendre ce titre, nous somme sur la pente qui va nous conduire bientôt à « Pour ou contre l’abolition des congés payés ».

          La prostitution fait effectivement parti de notre quotidien.

          Combien seront-ils à l’accepter aux prochaines élections ???


        • brieli67 8 janvier 2008 21:44

          ouvre les yeux autour de toi même dans ta famille tout n’est que sexe et fric et frime


        • perlin 9 janvier 2008 03:09

          @ Odal

          On peut voir les choses comme cela.

          Mais plutôt que de s’arrêter au bord de la route, autrefois, il existait un ascenseur social qui permettait à quelques uns (pas si rarement que ça) de trouver un job plus plaisant.

          Maintenant il ne reste plus que l’éducation (ou à peu près) et le vieil adage toujours d’actualité si on le prend au second degré : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

          Nous n’avons qu’un seul devoir, celui de transmettre un avenir meilleur à nos enfants et banir l’idée que le travail est fatalement asservissant.

          Apprendre le solfège ou faire des gammes serait aussi un asservissement si on ne progressait pas mais dans la réalité, c’est le seul moyen de déboucher sur le bonheur de jouer de la musique.

          Bon, avec une telle morale de papy, je vais sûrement me faire plier moi - lol


        • Frodon Frodon 8 janvier 2008 11:41

          Non, Non et Non !

          Les filles de joie sont toujours défendues au nom de l’assouvissement au plaisir, au libertinage sexuel et à la liberté d’aller et venir ( ...désolé smiley)

          Seulement, derrière la prositution se trouve des enjeux qui sont bien plus graves : les macs et autres groupes opaques, l’asservissement qui se rapporte directement à l’escalavage ( quand on sait que les prostituées issues des réseaux ne « touchent » que 10% du revenu de leurs passes....), le respect à la dignité (les conditions dans lesquelles se passent les passes... sont généralement sordides...)mais également à la santé ( 100 euros de plus pour un rapport non protégé ? Et pourquoi pas... l’appel au fric facile, etc...

          On va encore défendre cette position, en défendant et en montrant que ces femmes sont libres, qu’elles ont fait ce choix, qu’elles sont parfaitement conscientes...mais généralement ces « africaines, roumaines et autres thailandaises » sont piégées et ces « françaises » de choix ont souvent plongé par nécessité...et c’est là qu’on doit se battre !

          Autoriser la prostitution, c’est légiférer sur le fait que les hommes n’auraient qu’une bite...Moi, je n’y crois pas.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 8 janvier 2008 19:26

            Derrière toute exploitation du corps humain au travail il y a des enjeux économiques et sociaux , le sexe ne fait pas exception, si ce n’est, en France, que cette exploitation n’est pas soumise au droit du travail et à des contrôles de santé publique !. Seulement au droit fiscal, ce qui peut permettre au regard de la définition juridique du proxénétisme, ici rappelée, de définir l’État comme proxénète !


          • brieli67 8 janvier 2008 21:47

            si on parlait des cours particuliers des enseignants ?

            La passe au même prix que l’heure de violon.

            Sans parler des curés....


          • Francis JL 9 janvier 2008 09:44

            Frodon, vous dites : «  »Autoriser la prostitution, c’est légiférer sur le fait que les hommes n’auraient qu’une bite...Moi, je n’y crois pas. «  »

            Comment cela, vous n’y croyez pas ? smiley

            Plus sérieusement, la légalisation de la drogue est l’inverse de la pénalisation de la prostitution, mais en même temps le pb est le même : la dépénalisation de la drogue ne ferait pas les affaires des trafiquants. En matière de prostitution, les trafiquants sont les proxénètes.


          • Ceri Ceri 8 janvier 2008 11:50

            en Belgique la prostitution est légale mais pas le proxénétisme. mais au final les nanas bossent dans des maisons closes qui sont à un mac, qui encaisse 30 à 50% de leurs passes.

            Personnellement je suis pour la légalisation, et que les nanas travaillent dans des maisons closes en sécurité, et qu’elles ne reversent pas leur pognon à un mac. De toutes manières on ne peut pas éliminer la prostitution, y’aura toujours de la demande.


            • Kobayachi Kobayachi 8 janvier 2008 23:58

              Pareil en Allemagne... sans les macs. La plupart des maisons closes sont tenues par des femmes, très souvent elles même ex-prostituées. Les filles payent un « loyer » pour utiliser les lieux et payent leurs impôts comme tout autre citoyen. Tout le monde y gagne... les prostitués en liberté, hygiène et en revenus, l’état se rempli les poches et les clients ont à faire a des dames plus « épanouis » smiley.


            • brieli67 12 janvier 2008 16:44

              le rêve ! oui mais que dans les dépliants pour les cadres des USA en goguette ; 

              NON c’est beaucoup plus sordide en Allemagne. Et tu le sais bien par autouroute en deux heures t’es facilement a 3oo km de chez toi......... même un bon père de famille rentrant à la maison le soir !

              Et il y a encore les Eros center.... pour l’abattage. Il y a moins de clandestines ou de demi-mondaines. De nombreuses "tournent " dans les clubs échangistes autour des innombrables fêtes de fin de semaine.

              La descente dans le mileu pro et dur des grandes villes comme Berlin Francfort Hambourg peut pendre au nez de chaque gretchen qui voulait tout juste améliorer son ordinaire. L"Allemande est très très prisée dans le monde entier pour ses prestations. 


            • Dogen 8 janvier 2008 12:03

              1)Interdire la prostitution est completement illusoire.

              2)La fermeture des maisons closes fut une mauvaise mesure.

              3)La regle comme pour tout autre choses devrait etre le libre concentement. (pas toujours facile a apprecier cependant)


              • Dogen 8 janvier 2008 12:08

                « en Belgique la prostitution est légale mais pas le proxénétisme. mais au final les nanas bossent dans des maisons closes qui sont à un mac, qui encaisse 30 à 50% de leurs passes. »

                J’ai peut-etre tord, mais je fais une difference entre un tenancier de maison close qui apporte quelquechose a la prostitue, et un mac de la rue qui ne fait que lui piquer sont pognon.

                Apres, si maisons closes il y a, elle doivent etre reglementees et controlees


              • Dogen 8 janvier 2008 12:32

                C’est vrai.

                Mais au moins, c’est controlable...


              • Ceri Ceri 8 janvier 2008 14:02

                les 2 profitent du cul des nanas, pour parler crument. le tenancier de bordel il apporte quoi ? Ce serait mieux que les maisons closes soient tenues par les nanas elles mêmes, non ?


              • brieli67 8 janvier 2008 21:36

                y en a qui aiment ça et qui en redemandent

                Belle de Jour à relire

                nombres de religieuses sur le tard humm !

                La crise aidant un peu de beurre dans les épinards

                Si tu as un peu de thune et un peu de pouvoir il faut voir l’essaim de guépières qui danse autour de toi !

                ras le bol d’entendre que seuls les mecs et les macs sont des salauds !


              • perlin 9 janvier 2008 03:18

                @ Ceri

                C’est une illusion !

                Que les maisons closes soient tenues par des hommes ou des femmes, ne change rien à l’affaire.

                L’autogestion n’empêchera pas une femme du groupe de prendre l’ascendant sur les autres plus faibles et de devenir une maquerelle.

                La gestion par l’état accenturait encore le rôle de proxénète de l’état que souligne S. Reboul.

                Je ne vois pas vraiment de solution, mais appliquer le droit du travail aux prostituées serait tout de même un moindre mal.


              • Forest Ent Forest Ent 8 janvier 2008 12:13

                « Abolir la prostitution » est tout simplement vide de sens. Aucune société n’y est jamais arrivé dans la longue histoire de l’humanité.

                Légaliser serait un moindre mal. Ca permettrait en partie de lutter contre l’esclavage.

                C’est comme pour les drogues : la prohibition ne fonctionne pas, mais elle entraîne des trafics, qui induisent de la corruption. Globalement, les prohibitions font plus de mal que de bien.


                • geko 8 janvier 2008 14:12

                  @Forest Avec ceri vous touchez le véritable problème. « L’utilité sociale » de la prostitution n’est plus à démontrer, c’est le proxénétisme et l’esclavagisme qui sont liés à cette prostitution et toute la corruption qui il y a derrière !

                  Légaliser la prostitution c’est assurer à ces dames plus de sécurité, leur ouvrir l’accès aux soins médicaux parcequ’en plus elles paient des impôts !


                • Gasty Gasty 8 janvier 2008 19:18

                  C’est curieux, mais le commentaire ci-dessus me met mal à l’aise, j’ai peut être l’esprit tordu.

                  Bon ! au turbin.......


                • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 8 janvier 2008 19:21

                  @ Forest Ent, Geko et CERI

                  J’ai longtemps été persuadé de l’utilité de légaliser la prostitution, toutefois certains arguments ne vont pas dans ce sens. Voici un petit lien qui ne paie pas de mine, mais qui pose à mon sens des questions fort pertinentes :

                  10 raisons pour ne pas légaliser la prostitution (Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel)

                  http://www.casac.ca/french/dix.raisons.htm

                  Je ne l’ai pas lu complètement mais le message global est que légaliser la prostitution profite encore plus au crime organisé. Honnêtement, je n’arrive pas à me faire une opinion précise sur la question. Ce qui est sûr, comme l’a dit Forest Ent, c’est que la prositution est un mal nécessaire qu’il est utopique de voulir éradiquer.


                • geko 8 janvier 2008 20:53

                  @Yves Rosenbaum

                  Merci pour le lien. Il semble en effet que la dépénalisation génère un trafic de femmes au niveau internationale, que les conditions (sécurité et santé) des prostituées ne s’améliorent pas en raison d’un mauvais respect des lois par les « proxénètes patrons ». Pas assez de controles des autorités publiques. Comme quoi la dépénalisation serait loin de régler les problèmes !


                • Forest Ent Forest Ent 8 janvier 2008 22:03

                  @ Yves

                  Ton lien est intéressant, mais discutable par endroits et pas conclusif. Par exemple, c’est comme pour les drogues, il est difficile de faire des stats sur la Hollande quand c’est le seul pays de l’UE à faire un choix. Le point le plus discutable est l’effet international quand les législations ne sont pas concourantes.

                  D’accord avec Geko : la dépénalisation seule ne résoud rien si elle n’est pas accompagnée de contrôles et de lutte contre l’esclavagisme. C’est comme le droit du travail. smiley


                • Francis JL 9 janvier 2008 10:15

                  J’ai posté plus haut dans le sens De Forest. Je n’avais pas lu jusqu’ici, j’ai eu tort. Je crois après avoir pris connaissance de l’avis exprimé par Yves Rosenbaum que le crime se débrouille toujours quelles que soient les législations en effet. Je n’ai pas encore lu le lien proposé par Yves.

                  Les lois sont une chose trop sérieuse pour ne pas être laissées à la seule appréciation des juristes : la démocratie parlementaire, représentative, si décriée était faite pour ça. Il n’est pas inutile de rappeler ici que « qui veut noyer son chien prétend qu’il a la rage ».

                  Il est plus facile pour les lobbies de faire pression sur un petit nombre de commissaires que sur de nombreux parlementaires. Suivez mon regard.


                • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 9 janvier 2008 11:49

                  " le crime se débrouille toujours quelles que soient les législations en effet "

                  Tout-à-fait J-L. C’est bien là le noeud du problème, quelle que soit le filon exploité par le crime organisé, la prostitution comme le reste. Le crime a une faculté d’adaptation qui s’est largement renforcée depuis la libéralisation des échanges, la suppression des barrières douanières et le développement d’internet. Les Etats n’ont tout simplement plus les moyens de contrer le crime organisé. Ce qui devait initialement profité à la finance a profité encore davantage au crime organisé...


                • Francis JL 10 janvier 2008 10:17

                  @ Yves Rosenbaum, vous écrivez : ""Les Etats n’ont tout simplement plus les moyens de contrer le crime organisé."" Je crains hélas que les états dits libéraux n’aient aucune volonté de s’en donner les moyens.

                  J’ai lu les arguments proposés par votre lien : très bonne contribution dans ce débat.


                • SbII 8 janvier 2008 12:15

                  Beaucoup considerent que la fermeture des maisons closes fut une erreur.

                  Je pense que c’est tres idealise, car si les maisons de passe classiques apportaient une relative securite et une forme de controle, que dire des sordides maisons d’abattage (qui ne valaient surement pas mieux qu’une camionette pourrie aux portes de Paris) ? Les maisons closes n’etaient pas toutes, loin s’en faut, des salons cossus et chaleureux.


                  • Dogen 8 janvier 2008 12:33

                    C’est vrai. Mais au moins, c’est controlable...


                  • iris 8 janvier 2008 13:03

                    contre la prostitution c’est la misère -culturelle et pauvreté lié au manque d’argent et travail-qui l’engendre- et c’est les catégories les plus les dévalorisées qui en patissent- oui à l’éducation et au combat des femmes pour l’égalité avec les hommes qui les ont depuis trop longtemps considéré comme inférieures- si les hommes ne peuvent se passer de sexe qu’ils assouvissent leurs instincts autrement qu’avec des etres humains-et trouvent une autre solution -


                    • geko 8 janvier 2008 14:22

                      Ben voyons ! Parceque les prostituées sont payées avec de l’amour et d’eau fraiche peut être ? Il est vrai que des femmes en difficulté financière sont amenées à se prostituer pour élever leur gosses mais le gros du « bataillon » est constitué de femmes amenées clandestinement sur le territoire français par des réseaux mafieux. Et tout à chacun peut le constater quotidiennement sans travailler à la brigade des moeurs. C’est là que je me dis que sans corruption c’est pas possible !

                      Les lupanars de luxes existent mais sont beaucoup plus discrets ! Pour votre gouverne personnelle il y a aussi des mecs qui tapinent de nos jours !


                    • Deneb Deneb 8 janvier 2008 17:29

                      ...autrement qu’avec des etres humains...

                      Pauvres chèvres !


                    • Deneb Deneb 8 janvier 2008 17:42

                      Abolir la prostitution, c’est très simple. Il suffit d’abolir l’argent !


                    • brieli67 8 janvier 2008 23:44

                      SI ON COMMENCAIT A DECOUPLER LA PROSTITUTION DE LA DROGUE


                    • ARMINIUS ARMINIUS 9 janvier 2008 07:37

                      Sur le plan de la morale chrétienne, reprenons le neuvième commandement : « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni son bœuf, ni son âne,rien de ce qui est à ton prochain » Donc c’est foutu aussi pour la chèvre... Solution alternative : aller caresser le pape dans le sens du « poêle » pour obtenir son absolution, comme vient de le faire notre cher président, mais ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, surtout quand le pouvoir d’achat,lui, reste en berne !


                    • slide 9 janvier 2008 09:13

                      La drogue et la prostitution s’accouplent ? smiley


                    • TSS 8 janvier 2008 13:15

                      marthe Richard en faisant interdire les maisons closes a fait une enorme connerie et sarkho en repoussant les prostituées à l’exterieur de Paris a fait en sorte que les camping cars fleurissent le long des nationales !

                      les maisons closes permettaient un suivi medical des « travailleuses ».Personnellement j’ai connu ces maisons car elles etaient interdites en France mais pas en Algerie !!


                      • brieli67 8 janvier 2008 23:49

                        NON NON NON

                        c’était pas la maquerelle Richard qui n’était que rapporteuse de la loi !

                        c’est le gouvernement de l’époque !

                        il y a une sacré différence !

                        Preuve en est elle a encore « fournie » à la Haute jusque sous Pompidou par son réseau de calL-girls.


                      • maxim maxim 9 janvier 2008 08:28

                        ah TSS,

                        la Patte de Chat à Blida ,le Sphinx à Alger ,c’était quelque chose !

                        à Tiaret également il y avait un Bordel,mais je ne me souviens plus du nom .....

                        à Paris,il y avait L’Hacienda ......

                        toute une époque !


                      • brieli67 12 janvier 2008 16:48

                        et les BMC

                         

                        c’était organisé comment ? Que de l"autochtone au turf ?


                      • adryan barlet 8 janvier 2008 13:23

                        Le plus vieux métier du monde contrôlé par Télémacs. Retour aux sources ?


                        • haddock 8 janvier 2008 13:26

                          Le grand Jacques disoit : les putains , les vraies ne se font pas payer avant , mais après .


                          • tvargentine.com lerma 8 janvier 2008 13:28

                            Voila un vrai débat à lancer ici.

                            Les discours féministes des années 2000 auront ghettorisés en France la situation de ces femmes qui font un métier pour certaines à leur compte pour d’autres sous la contrainte. (Rappelons nous du discours « réactionnaire » de Laure Adler à ce sujet et celui d’Elisabeth Badinter plus réaliste)

                            Reconnaissons à Nicolas Sarkozy d’avoir nettoyer Paris des réseaux de prostitution d’origine des balkans qui avaient envahie les trottoirs de Paris.

                            Comment la Gauche au pouvoir a t-elle pu resté à ne rien faire pour démanteler ses réseaux ?

                            Aujourd’hui Il suffit de passer un soir au bois de Vincennes pour constater du travail fantastique de la police.

                            Le soir à une autre époque,l’exploitation des africaines dans des centaines de camionnettes et dans des conditions épouvantables par des réseaux criminels étaient une chose « étrange » à voir par l’ampleur du nombre de camionnettes.

                            Le rôle du statut de la prostituée doit être posé car la prostitution a toujours existé depuis l’humanité afin d’éviter de voir des filles dépendre des mac et des réseaux criminels.

                            Une légalisation stricte avec contrôles urssaf ,sanitaires et policier seraient le meilleur moyen de lutter contre les réseaux criminels organisés et les maladies,sans parler des problèmes de drogue qui se cachent derriere.


                            • hoax ox 8 janvier 2008 13:49

                              Ce commentaire est digne d’une caricature de parisien il suffit d’aller 5 minutes plus loin en voiture pour voir les camions. Mais ce qui n’est pas intra-muros n’existe pas probablement...

                              La police n’a fait que traquer ces femmes pour les repousser plus loin et peu de réseaux ont été démantelés renseignez vous un peu.


                            • Sigefroid 8 janvier 2008 13:58

                              plutôt un commentaire de « sarkoziste » à tout va !


                            • roOl roOl 8 janvier 2008 14:01

                              A Lyon c’est pareil, remercions le pti Nico, il a reussi a virer les camions des abord du periphérique pour les callé dans le quartier d’a coté...

                              au moins on ne les voit plus en arrivant par l’A7 smiley


                            • TSS 8 janvier 2008 13:39

                              le plus grand maquereau c’est l’etat car les prostituées paient des impots comme tout un chacun mais elles n’ont pas le droit de se montrer ,le comble de hypocrisie !!


                              • hoax ox 8 janvier 2008 13:42

                                C’est un débat difficile où chaque camp a de bonnes raisons mais un constat a déjà été fait plus haut et il est criant. La prohibition (pour quoi que ce soit) n’est qu’un moyen pour un état de se dédouaner d’un problème épineux.

                                En tout cas notre beau gouvernement qui vient toujours nous parler d’insécurité prône plus de répression pour les petits délinquants... Mais cela ne le dérange pas qu’en périphérie des villes des femmes se fassent exploiter par des réseaux mafieux aux yeux de tous.

                                La police ne se demande même pas d’ailleurs ce que font de grosses berlines qui vont de camions en camions le dimanche matin (afin de récolter la recette de la veille).


                                • hoax ox 8 janvier 2008 13:47

                                  Ce commentaire est digne d’une caricature de parisien il suffit d’aller 5 minutes plus loin en voiture pour voir les camions. Mais ce qui n’est pas intra-muros n’existe pas probablement...

                                  La police n’a fait que traquer ces femmes pour les repousser plus loin et peu de réseaux ont été démantelés renseignez vous un peu.


                                  • Spookimouk 8 janvier 2008 13:48

                                    Interdire la prostitution me semble illusoire. C’est un peu comme vouloir interdire l’alcool. Faut pas rêver. En revanche, en empêcher les dérives est souhaitable.

                                    J’ai une idée pour faire d’une pierre deux coups :

                                    Faire des prostituées des fonctionnaires de l’état.

                                    Ainsi, on supprime les macs, le traffic etc.. et les hommes puiseraint dans leurs bourses pour remplir celle de la nation.


                                    • adryan barlet 8 janvier 2008 23:09

                                      L’état maquereau n’est pas une innovation ! Faire des putes des travailleuses sociales non plus. On pourrait aussi imaginer des coopératives ouvrières du sexe. Un service industrieux à la portée des bourses modestes (gendarmes, magistrats, enseignants)


                                    • haddock 8 janvier 2008 13:55

                                      Y en a qui en rêvent , de niquer des fonctionnaires ...


                                      • Sigefroid 8 janvier 2008 14:00

                                        imaginez toutes les maladies que vous attraperiez !!


                                      • haddock 8 janvier 2008 14:04

                                        par exemple la tendinite de la cafetière ...comme maladie vénérablefonctionnaire


                                      • roOl roOl 8 janvier 2008 13:59

                                        Faites comme le président, ne prenez que de la callgirl certifié conforme, à l’année.


                                        • Dogen 8 janvier 2008 14:02

                                          « contre la prostitution c’est la misère -culturelle et pauvreté lié au manque d’argent et travail-qui l’engendre- et c’est les catégories les plus les dévalorisées qui en patissent- oui à l’éducation et au combat des femmes pour l’égalité avec les hommes qui les ont depuis trop longtemps considéré comme inférieures- si les hommes ne peuvent se passer de sexe qu’ils assouvissent leurs instincts autrement qu’avec des etres humains-et trouvent une autre solution »

                                          Ce que vous dites concerne une partie de la prostitution seulement.

                                          D’autre part, si les hommes et les femmes etaient soumis aux memes pulsion sexuelles, il y aurait autant de prostitues que de prostituees

                                          Il y a beaucoup de femmes qui pourraient avoir un autre travail, mais qui gagne « plus en travaillant moins » en se prostituant.


                                          • Dogen 8 janvier 2008 14:03

                                            ERRATA

                                            Ce que vous dites concerne une partie de la prostitution seulement.

                                            Il y a beaucoup de femmes qui pourraient avoir un autre travail, mais qui gagne « plus en travaillant moins » en se prostituant.

                                            D’autre part, si les hommes et les femmes etaient soumis aux memes pulsion sexuelles, il y aurait autant de prostitues que de prostituees


                                            • haddock 8 janvier 2008 14:07

                                              C’ est bin vré ça , en plus si y avait pas sexe y aurait pas des pros stituées non plus .


                                            • haddock666 8 janvier 2008 19:02

                                              Bonsoir haddock smiley

                                              Tu veux bien venir rire avec moi ?


                                            • iris 14 janvier 2008 19:31

                                              et oui

                                              et si il n’yavait pas d’enfants il n’y aurait pas de pédophilie et d’inceste-

                                              et si et si ...

                                              avec des si on pourrait mettre paris en bouteille...

                                              état maquereau avec les prostitueées ? oui car elles paient des impots-

                                              il y a beaucoup d’hommes qui répondent à l’article-et bien sur ils sont pour-solidarité msculine-

                                              peut etre faudrait t il dire aux chomeurs males de trouver de l’argent en se prostituant ??-il ya beaucoup de femmes qui recherchent des hommes-voir les sites de rencontres et l’augmentation du célibat-puisque qu’à vous lire l’argent est un puissant incitateur à la prostitution-

                                              pour le sexe il existe la masturbation-je pense que c’est mieux que la prostitution-sur le plan humaIN

                                              demander aussi si lesprostituées agées ont de l’argent placés pour leur retraite ? si elles y arrivent

                                              et pour les mafias qui exploitent les prostituées ?? si il n’yavait pas de clients elles abandonneraient le produit..

                                              alors messieurs trouver une autre solution

                                               

                                               

                                              .

                                               

                                               

                                               

                                               

                                               

                                               

                                               

                                               


                                            • brieli67 8 janvier 2008 14:29

                                              les ménopausées qui se font le Sénégal et Sainte Domingue

                                              en plus elles jurent comme des charretiers sur les ondes ,initel et sur le net ! Les rôles sont inversés !

                                              Il y a d’autres formes de prostitutions ! Parlons des promotions canapés. Et tous les « cadeaux »..... Faites un tour à Bruxelles ! C’est fou le nombre de chargées de mission et d’étudiantes...

                                              Faut voir les arrivages quand le Parlement fait ses trois jours à Strasbourg.

                                              Au moins sur le pavé le long des routes et au Bois les propositions sont claires...

                                              Une étude sociologique récente note qu il manque 6 millions de partenaires féminines sexuellement actives en Allemagne et en Hollande.

                                              Ailleurs en Afrique noire

                                              http://www.ifeas.uni-mainz.de/workingpapers/AP57.pdf http://www.ccisd.org/fra/f_documents/S3_trajectoire_jeunes_filles.pdf

                                              aH oui ! Le scandale au Nigéria un bol de riz pour une gâterie pratiqué par les agents « blancs » de la FAO !


                                              • geko 8 janvier 2008 14:40

                                                Bien vu Brieli ! En élargissant le concept on peut aujourd’hui comparer le salariat à de la prostitution !


                                              • brieli67 12 janvier 2008 17:17

                                                le matriarchat ’bourgeois" aussi..... Le bourgeois avec sa servante et sa maîtresse standing oblige ont légiféré la famille monoparentale alors que lui..... Dans les corons ou les cités industrielles.... les liens du marriage c’était très très flou. A Berlin cf Doering les fruits des amours étaient parqués et élevés et éduqués ensemble.... un groupe social à part ... les "gangs" ......

                                                De nos jours c’est la revanche des régulières. Mariées jeunes beaux gosses qui suivent bien à l’école. Elles divorcent autour des 35 ans pour rejoindre un mâle plus alpha que le leur. Je connais nombre de ces divorcés hommes... avocats médecins .... largués .... clochardisés... dont tout leur salaire part en pensions.

                                                Si de l’avoine t’ en a pas ça fout le camp. Si t’en a trop c’est que tu bosses trop. C’est du pareil au même....

                                                 


                                              • judel.66 8 janvier 2008 14:52

                                                ce qu’il faudrait interdire c’est le porno , le gros porno dégueulasse que l’on peut voir partout et qui est a la base des perversions d’ames simples et frustrées ...


                                                • roOl roOl 8 janvier 2008 15:06

                                                  On te sent frustré d’ailleurs...

                                                  Pauvre ame pervertie...


                                                • hoax hoax 8 janvier 2008 15:30

                                                  Bof le porno est catharsique je crois pas qu’il soit à l’origine de nos perversions c’est plutôt l’inverse.

                                                  Le porno chic de la publicité fait bien plus de ravages à mon avis, aller vers du porno hard c’est une démarche on y accède facilement aujourd’hui sur internet mais il faut quand même aller voir.

                                                  Par contre les photos dans les magazines féminins me semblent bien pires et le pire c’est que c’est dans des magazines pour femmes.

                                                  Un torchon style fhm encore c’est contestable mais y a qu’à voir biba, madame le fig et autres si ça c’est pas de la prostitution par l’image et de l’encouragement à se soumettre aux pulsions masculines...


                                                • perlin 9 janvier 2008 03:37

                                                  @ hoax

                                                  Bien vu


                                                • elric 8 janvier 2008 15:32

                                                  Au cours de l’histoire,il y a eues souvent des tentatives d’abolition de la prostitution,elles se sont toutes soldées par des échecs,comme toutes les politiques de prohibition,une autre interdiction se soldera,une fois de plus par un échec.Certaines politiques semblent être condamnées à l’echec.


                                                  • brieli67 8 janvier 2008 23:55

                                                    c’est plutot l inverse les politiques les flics du monde entier ont usé et abusé de la prostitution.

                                                    Meme le pape avaiT des bordels... Pas que pour du fric mais pour l’INFORMATION.

                                                    La Dorade de Toulouse tu connais ? C« était pas des petites échoppes............. Mais bien des »vitrines".


                                                  • liberté chérie 8 janvier 2008 15:36

                                                    Quelle belle hypocrisie ! smiley

                                                    Tout ce qui touche à cette question est parfaitement fourbe...

                                                    Même s’il reste à prouver que la prostitution féminine a une longue histoire et a « toujours » existé (celle masculine semblant un phénomène plus récent), c’est parce que pour le monde entier et ses gouvernants pour la plupart encore masculins, ont toujours, enracinés dans leurs cerveaux reptiliens, des schémas mentaux machos, dominateurs.

                                                    C’est la nature qui nous domine encore, n’est-ce-pas ???

                                                    La femme, à quelques nuances près, - sauf la mère et la soeur - est nécessairement une pute en puissance, elle est a priori convoitable, c’est potentiellement une proie sexuelle... même les cageots... Cette vision, hélas, n’a donc pas seulement cours chez les islamistes arriérés mentaux...

                                                    Une solution, en attendant une lointaine et profonde mutation psycho-physiologique, serait que les prostituées - les « travailler moins en gagnant plus » - car en tant que fille moi-même, je persiste à croire qu’il y a quand même d’autres moyens plus honorables de bosser, sans même parler de questions sanitaires - puissent donc travailler chacune en free-lance, peut-être dans des quartiers réservés, car je vois difficilement ce type d’activité avoir lieu dans n’importe quel endroit, dans une quartier tranquille ou près d’une école : pour ma part, j’habite près d’un cabinet de psychanalyste et déjà smiley les patients - surtout les masculins - rasent les murs et garent loin leurs voitures...ils n’assument pas !!

                                                    Imaginons donc des gars en manque smiley

                                                    Les réseaux criminels seraient du coup anéantis et toute autre forme d’associations seraient automatiquement hors la loi...et donc interdites.

                                                    Mais là encore il faut une réelle volonté politique et sans doute que quelque part, ça rapporterait moins de frics au fisc...et puis pour les clients c’est beaucoup moins « fun » !!


                                                    • elric 8 janvier 2008 16:51

                                                      la prostitution masculine est sans doute aussi ancienne que la prostitution féminine.


                                                    • brieli67 9 janvier 2008 00:02

                                                      Ronsard Byron..... Le Vert Galant.

                                                      Le statut de page..... Passage obligé. noble ou pas...

                                                      Un vagin infecté pas de postérité ! Les petites filles étaient protégées.

                                                      Avec les gitons pas d’enfant........


                                                    • perlin 9 janvier 2008 03:49

                                                      @ liberté cherie

                                                      free-lance, oui, mais avec une vraie protection sociale capable de désarmer les voyous qui lorgnerait de trop près la cagnote de la dame. Car n’oublions pas qu’une prostituée, même dans un quartier tranquille, ne rencontre pas que du beau monde.

                                                      Free-lance, oui, à condition de pouvoir le rester.

                                                      Pour quelques indépendantes qui s’en tirent à peu près, combien y croyait qui sont tombées sous les coups d’un petit caïd ?


                                                    • Lil_Pims 8 janvier 2008 16:01

                                                      Et pourquoi pas faire un article pour ou contre (au choix) :

                                                      - la mort

                                                      - la maladie

                                                      - la pauvrete

                                                      et j’en passe et des meilleures. (mais ou est le smiley ki leve les yeux au ciel en soupirant ??)


                                                      • TALL 8 janvier 2008 16:56

                                                        Personnellement, je suis pour la prostitution et l’amour, mais contre les tremblements de terre et les frites sans sel.


                                                        • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 8 janvier 2008 19:25

                                                          Slt Tall,

                                                          Tu n’aimes peut-être pas les frites sans sel, mais cette version-là devrait te régaler ...

                                                          http://www.iblogyou.fr/steal-a-kazoon/13118-belge-side-story.htm


                                                        • TALL 8 janvier 2008 20:56

                                                          Ah, tu as donc retrouvé la bande originale que les Ricains nous ont piquée. Mais bon, on n’est pas chauvin, leur plagiat n’est pas mal non plus. smiley


                                                        • Adama Adama 9 janvier 2008 07:08

                                                          J’aime bien l’humour belge !

                                                          C’est con, mais ça fait rire smiley


                                                        • elric 12 janvier 2008 11:50

                                                          je suis tout à fait d’accord,à quand un article sur les frites sans sel,grave problème qui mérite réflexion


                                                        • elric 12 janvier 2008 11:57

                                                          les vrai criminels dans l’affaire ne sont pas tant les filles qui se font exploitées,la plupart du temps sans leur consentement,ni les clients qui sont souvent de pauvre types exclues de la sexualité ,c’est les gens qui profittent de la prostitution,qui se font du fric dessus,les proxénètes et les réseau,c’est là ou il faudrait agir,mais on préferre s’en prendre au prostituées et dans certains cas au client,c’est plus facile.


                                                        • Sigma Sigma 8 janvier 2008 17:13

                                                          en Forêt de Fontainebleau ,sur les nationales et sur les routes intérieures ,il y a une floppée de filles des pays de l’Est ,qui ont certainement dû fuir la périphérie de Paris ,elles sont là toute la journée ,attendant le passage du chauffeur routier,du voyageur de commerce ,tous ces boulots où le gars ne rentre pas chez lui tous les soirs ,et qui a envie de s’offrir un moment de détente tarifé.

                                                          on trouve aussi le pére de famille pas trop pressé de retrouver bobonne à la maison,les gosses qui braillent,les devoirs pas finis ,et le quotidien qui tue l’amour ....

                                                          l’ouvrier émigré séparé de sa femme par plusieurs milliers de kilomètres et qui a envie de temps en temps de se soulager ....

                                                          quand ,j’étais jeune et militaire ,c’était la distraction de la perm de spectacle ,et du Dimanche ,on allait au bordel ,ça n’existe même plus le bordel ,en général tenu par la mère maquerelle ancienne prostituée elle même ,mais ayant fait fortune ,ou ayant épousé le patron ....

                                                          est ce que la prostituée est d’utilité publique ? je dirais oui ,doit on en faire une profession reconnue et couverte par les lois sociales comme n’importe quel autre travail ? oui également ,comme en Allemagne ou dans certains pays du Nord ,d’abord pour sa sécurité ,ensuite pour combattre l’hypocrisie ,sachant qu’il y aura toujours le client issu de tout milieu ,que les filles volontaires seront en sécurité et suivies médicalement ....

                                                          et puis si c’est le plus vieux métier du monde ,c’est bien que la demande est toujours aussi forte ,mais on veut que l’offre soit consentie ,au sec au chaud et en sécurité .


                                                          • TALL 8 janvier 2008 20:48

                                                            La bière sans mousse, c’est un truc des Anglais pour qu’on ne les envahisse pas. Efficace !


                                                          • pseudo pseudo 8 janvier 2008 17:44

                                                            Je ne pense pas messieurs que l’on puisse justifier la prostitution par son utilité sociale. En effet, la prostitution ne peut exister que SI des femmes acceptent de se prostituer, et non pas parce que certains hommes le souhaitent.

                                                            Si certaines femmes acceptent de se prostituer, ce sont elles et elles seules qui doivent en bénéficier financièrement.

                                                            A mon avis, la seule solution acceptable serait qu’elles puissent exercer en tant que profession libérale.


                                                            • geko 8 janvier 2008 20:59

                                                              D’accord avec vous, dans les pays dépénalisés il semble que ce soit le statut qui pose problème puisque les proxénètes sans scrupules sont officialisés et les problèmes restent inchangés voir amplifiés !


                                                            • Lil_Pims 8 janvier 2008 23:20

                                                              Mais c abject de dire que des femmes acceptent de se prostituer. C"est totalement faire abstraction de la pression qu’elles peuvent eprouver pour se resoudre a ce genre de pratiques. Pression economique, physique, morale ou sociale, tout est bon pour obliger ces filles a oublier leur dignite d’etre humain. Mais apres dans le royaume du consumerisme, offrir ou acheter un cul ca ne veut plus rien dire hein ? Pour qu’il y ai offre il fautqu’il y ai demande hein ? c revoltant de voir a quel point les esprits n’ont pas evoluer.

                                                              « le plus vieux metier du monde » et selon qui ? phrase toute faite que l’on a pour la plupart entendu des le plus jeune age, bien utile pour deculpabiliser le male dominant. vous pensez que cromagnon payait les femmes dont il avait envie ? au mieux il y avait viol mais bon hein on s’en fout.

                                                              PS a tous ceux que ca interesse le plus vieux metier du monde est vraisemblablement celui de la sage-femme.


                                                            • geko 8 janvier 2008 23:39

                                                              @Lil_Pims Je comprends votre réaction concernant la pression economique ou sociale, mais je n’y peux rien si certaines préfèrent se prostituer en vendant leur « cul » plutôt qu’en marnant à la chaîne d’une usine ou à la caisse d’un hyper !


                                                            • fab 8 janvier 2008 18:02

                                                              Personne ne parle de condamner le client ? Apres tout si on ne peut être sur que les filles ne sont pas contraite c’est le seul moyen de decourager leur exploitation. La prostitution devrait être un acte privée comme l’est n’importe qu’elle relation sexuelle après si certaines veulent ce faire payer, libre à elle, mais ça ne peut pas être un travail. Ethymologiquement le travail c’est la soufrance (tripalium en latin) si c’est de la souffrance c’est un viol sinon c’est juste la vie sexuelle d’un personne et cela ne nous regarde pas...


                                                              • Le péripate Le péripate 8 janvier 2008 18:16

                                                                Au mieux, la prostitution est un crime sans victime, pour autant que cela concerne deux adultes également consentant.

                                                                Et c’est aussi une métaphore puissante de l’esprit du libéralisme moderne, chacun étant son propre capital, sa propre entreprise. On peut même aller plus loin, non pas seulement louer son corps, mais vendre, vendre un rein, un oeil.... Alors seulement le capitalisme idéal sera réalisé.


                                                                • rafale f3 8 janvier 2008 20:58

                                                                  Je pense qu’il faut donner un statut aux femmes qui souhaitent faire cela, qu’elles soient controlées et independantes, qu’elles payent leurs impots comme tout le monde, dans la securite et dans le respect d’hygienne.

                                                                  Par contre les maisons closes, uniquement sous la direction de l’etat uniquement, on nationalise, comme pour le loto, :), ca evitera des abus de toutes sorte et un suivi des clients et des prestataires de services, sur un plan medical.

                                                                  Elle seront des fonctionnaires pour le bien public.

                                                                  On ne peut pas empecher la protistution pour x raison, autant legaliser et mettre sous controle. Comme pour les centrales nucleaire.


                                                                  • hoax hoax 8 janvier 2008 21:18

                                                                    Vu la haine de nos concitoyens pour l’administration, nationaliser les maisons closes aura au moins pour effet de faire aimer le service publique des frustrés. Plus sérieusement je pense pas que cela soit possible et souhaitable de remettre le pouvoir du sexe à nos politiques.


                                                                  • Rosemarie Fanfan1204 8 janvier 2008 21:30

                                                                    Mouais....

                                                                    Peu de commentaires de femmes, dommage.

                                                                    Je partage celui de liberté chérie. A 100 %.

                                                                    Sujet racoleur par ailleurs. Ne pas oublier que le racolage sur la voie publique est puni par la loi smiley


                                                                    • herbe herbe 8 janvier 2008 22:02

                                                                      une source d’information qui pourrait être utile pour approfondir le sujet :

                                                                      http://www.mouvementdunid.org/-La-prostitution-


                                                                      • koton 8 janvier 2008 22:10

                                                                        le gvt doit légiférer dans le sens des prostitués pour qu’elles aient un statut,sinon le gvt est complice des proxos(réseaux etc) et devient un gvt exclavagiste et pareil pour les drogues non légales.


                                                                      • Lil_Pims 8 janvier 2008 23:08

                                                                        A l’auteur

                                                                        Franchement, qu’il puisse y avoir debat sur l’utilite des maisons closes, s’il faut penaliser les proxenetes/prostituees ou les clients soit. Mais de grace evitez ce genre de titre. On peut abolir l’esclavage, la segregation, l’apartheid, la peine de mort... on ne peut pas abolir la prostitution, au mieux on peut la condamner, la reprimer ou la controler.

                                                                        Cela reviendrait a demander « Doit-on abolir le crime ? » smiley

                                                                        En dehors de cela, en tant que femme je ne puis que me montrer dubitative quand aux pretendues prostituees par choix, je doute fort que cela soit l’ideal feminin. Si certaines choisissent cette solution c’est evidement dans un souci economique ce qui est aussi grave que l’obligation sous menace que subissent toutes ces gamines venues de l’est ou d’afrique.

                                                                        Le proxenetisme de « salon » est loin d’etre la majorite des cas. Et si des femmes libres font en toute connaissance de cause ce choix, elles sont loin d’etre la majorite. Elles ne devraient pour autant pas etre mises en danger par des politiques de karcherisation debiles qui ne sont pas des solutions (ces femmes se retrouvent eloignes des villes, loin de tout, sans eau courante.. bonjour l’hygiene !)

                                                                        Quand est il dans les etats ou les maisons closes sont autorisees et controlees ?


                                                                        • wesson wesson 8 janvier 2008 23:18

                                                                          Sur Agoravox comme ailleurs, dès que l’on parle des putes on fait de l’audience ... smiley


                                                                          • idyllique 8 janvier 2008 23:58

                                                                            Tout une rééducation à entreprendre du bipède mâle et femelle du berceau au tombeau !! Depuis notre naissance, nous sommes imprégnés d’une éducation et culture sexistes transmises de génération en génération ! Peu en réchappent ! On aurait pu penser qu’avec 68, la liberté sexuelle des femmes, voir émerger des hommes épanouis et non des lopettes arriérés qui louent pour 10mn un vagin ou autres dans un coin sordide pour jouir d’une misère sexuelle dont ils n’ont pas le courage de sortir. Ils font pitié tout de même !

                                                                            En France, personne n’est obligé de se prostituer ! Les femmes/hommes qui le font, l’ont décidé librement pour gagner du fric facilement (pas besoin de se creuser les méninges, on ouvre les cuisses et les euros tombent !)


                                                                            • Selmi Selmi 9 janvier 2008 00:47

                                                                              toutes les femmes sont des putes sauf ma mère par respect


                                                                              • Selmi Selmi 9 janvier 2008 01:05

                                                                                POSEZ LA QUESTION AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE !


                                                                              • JLS 9 janvier 2008 08:22

                                                                                Depuis Claude Levi-Strauss, on sait qu’une société, pour exister, a besoin de rites, et donc par-là même d’interdits. Arrivons à définir où se situent ces rites et interdits. La question se posera peut-être différemment, dès lors.


                                                                                • parousnik 9 janvier 2008 08:25

                                                                                  Si il y des prostituées c’est qu’il y a une clientéle et jamais on n’en parle. D’abord je ne pense pas que ces femmes et ces hommes remplissent une fonction si facile que cela à assumer...librement, alors celles et ceux qui y sont contraint par la violence et autres menaces je me doute combien ces travaux forcés, doivent être pénibles...Si les éducations et les relations entre les gens étaient moins stéréotypées et le plaisir remis simplement dans sa fonction naturelle au lieu d’en faire un pécher,une saleté et un produit et je ne sais quelle autres débilités alors sans doute que moins de fric sur ce marché favoriserait moins de pourritures humaines et de miséres et bien plus d’extases...libres et gratuites.


                                                                                  • iboga 9 janvier 2008 10:04

                                                                                    Bonjour,

                                                                                    J’ai vécu plusieurs année en Espagne ou la prostitution dans la rue est interdite mais où les clubs sont plus qu’intégrés au panorama de la ville. Barcelone compte plusieurs centaines de club accessible à tous depuis la rue. Reste à savoir que la plus part de ces prostitués sont espagnoles !! Je pense réellement que la régulation et le contrôle devrait être de mise et non l’interdiction et la prohibition qui tout au long de l’histoire n’as fait qu’amenée plus de dérive et de salopard.

                                                                                    a+


                                                                                    • sery 9 janvier 2008 15:35

                                                                                      D’un autre cote lorsqu’un individu moyen sans le sou en poche en une ville inconnue un samedi a midi se dit : "tiens je ferais bien des galipettes cettenuit"

                                                                                      Si c’est une femme, le lendemain se sera probablement fait ; si c’est un homme le risque de rentrer bredouille est beaucoup plus probable.

                                                                                       


                                                                                      • Lil_Pims 9 janvier 2008 16:20

                                                                                        n’importe quoi


                                                                                      • iboga 10 janvier 2008 10:17

                                                                                        @ sery

                                                                                        En ce qui concerne l’espagne tu es complétement dans le faux, la prostitution est tellement rentrée dans les moeurs que tout le monde peut être satisfait, que tu un homme, une femme, que tu sois bi, homo, trans... l’offre espagnol est sans limite et les clubs ne sont guerre plus sujet de discussion que le sont les boulangeries ou les kiosque à journaux...


                                                                                      • Krokodilo Krokodilo 11 janvier 2008 17:13

                                                                                        Chaque client participe à chaque passe à l’exploitation des femmes et à la prospérité de la criminalité. Le crime paie, et bien, en plus dans la traite des gens, hommes et femmes, y a peu de risques pour les gros, trop d’intermédiaires.


                                                                                        • ThatJazz ThatJazz 12 janvier 2008 14:36

                                                                                          La loi interdise qu’on vende une partie de son corps, j’imagine que ça devrait comprendre aussi la location. Je pense que la prostitution, la vente d’organe, et l’utilisation de mères porteuses relève du même problème, est-ce qu’on a le droit de faire de son corps un objet de marchandise ?

                                                                                          Je serais tentée de dire que non, et non pour tout parce que ce sont d’abord les pauvres gens qui en sont victime. Il ne faut pas avoir d’image romantique de la prostituée, de la courtisane, elles sont en majorité de pauvres filles qui n’ont pas une vie "glamour", loin de là, et qui exerce ce métier par nécessité pure et simple. Dans les pays où on peut vendre ses organes et son sang, c’est une source de revenu pour les pauvres gens. De même, les mères porteuses sont majoritairement des femmes modestes. Et cette vente du corps, elle est au profit de qui à par de celui qui peut payer ? En gros cette liberté, vu du côté bourgeois, ceux qui font les lois, pour moi c’est simplement la liberté des riches de profiter du corps des pauvres en cachant ça sous la constitution. Si on légalise la prostitution, pourquoi pénaliser le proxénétisme puisque le proxénète deviendrait chef d’entreprise avec des employés libres ?


                                                                                          • tvargentine.com lerma 12 janvier 2008 14:44

                                                                                            L’Europe dispose d’une diversité qui pourrait permettre de lutter efficacement contre l’exploitation des etres humains.

                                                                                            L’Espagne est un bon exemple car il y a une traçabilité et ces personnes qui font ce métier le font de manière sécurisée et protecteur pour le client potentiel et l’Etat de la province est présent pour faire les contrôles necessaires afin d’éviter tout écart

                                                                                             


                                                                                            • ThatJazz ThatJazz 12 janvier 2008 14:55

                                                                                              Source : Sisyphe.org

                                                                                              La Catalogne a « légitimé » la prostitution dite volontaire. Les députés ont créé une commission chargée de se prononcer sur la pertinence ou non de sa légalisation.

                                                                                              Sur proposition de sa conseillère à l’Intérieur, Monserrat Tura, le gouvernement catalan est à l’initiative d’un avant-projet de loi visant à réguler la prostitution. Les organisations féministes, les formations politiques et les syndicats sont divisés sur la question. Pour l’avocate Rosario Carracedo, coordonnatrice de la Plate-forme des associations de femmes pour l’abolition de la prostitution, la proposition catalane est scandaleuse. Elle démontre le caractère archi-minoritaire de la prostitution dite volontaire et avance des propositions alternatives pour mettre un terme au commerce des femmes.

                                                                                               Que pensez-vous de la proposition du gouvernement de Catalogne de légitimer la prostitution ?

                                                                                              Rosario Carracedo. Nous y sommes absolument opposées. Selon le gouvernement, la loi protégerait les femmes en situation de prostitution. Cette loi est une mesure d’ordre public visant à chasser les femmes des rues et à calmer les critiques du voisinage. Au bout du compte, elle favorise l’industrie du sexe. Pis, en rendant les femmes invisibles, elle les jette dans cette industrie. Elle permet, au passage, de cacher l’incapacité de Monserrat Tura de mettre en place une politique de démantèlement du proxénétisme organisé à Barcelone.

                                                                                               Qu’entend la loi par « prostitution volontaire » ?

                                                                                              Rosario Carracedo. C’est une terminologie de l’industrie du sexe et du proxénétisme organisé. 90 % des 300 000 et 400 000 prostituées en Espagne sont originaires de pays déstabilisés politiquement et économiquement. Or, plus de 90 % du marché de la prostitution est contrôlé par le proxénétisme organisé. « L’exercice » de la prostitution en dehors de réseaux et de système organisés est excessivement minoritaire. D’ailleurs, il existe une association nationale de proxénètes, l’ANELA, un lobby économique qui exerce des pressions permanentes pour obtenir la réglementation de la prostitution. Établir une distinction entre prostitution libre et volontaire est lamentable pour des partis de gauche, en l’occurrence le Parti socialiste dont est membre Monserrat Tura. C’est comme si l’on établissait une distinction entre esclaves volontaires ou non.

                                                                                               N’est-ce pas contradictoire que cette proposition naisse dans les rangs du PS, lui-même à l’initiative de la loi du genre, considérée comme inédite en matière de lutte contre les violences faites aux femmes ?

                                                                                              Rosario Carracedo. La proposition émane du PS de Catalogne et non de l’organisation centrale. Mais, quoi qu’il en soit, la stimulation de la prostitution et l’organisation de son commerce sont des mesures insupportables d’un point de vue idéologique. C’est d’une contradiction absolue.

                                                                                               Quels éléments vous permettent d’affirmer que cette réglementation décuplera « l’industrie du sexe » ?

                                                                                              Rosario Carracedo. Toutes les études sur le trafic humain à des fins d’exploitation sexuelle signalent que l’industrie du sexe est en croissance depuis 1999. En Espagne, elle est spectaculaire notamment depuis 1995, date à laquelle l’État a dépénalisé le délit de proxénétisme. Aujourd’hui, il n’est reconnu que s’il est démontré une exploitation, un abus de supériorité ou de force physique. De 1995 à 2004, date d’un léger changement dans cette loi, les études indiquent une expansion des négoces en relation avec la prostitution. Quand un pays réglemente la prostitution, il légalise de fait ce marché puisqu’il n’est plus considéré comme un délit pénal. Il organise les conditions d’accès, par le prix, aux corps des femmes. Et valide une pratique masculine de violences et d’égalité entre les femmes et les hommes. L’Espagne est aujourd’hui l’un des pays les plus souples pour le trafic de femmes. Une destination privilégiée.

                                                                                               Aujourd’hui, l’abolition de la prostitution est-elle possible ?

                                                                                              Rosario Carracedo. Pour cela, il faut renforcer les politiques d’égalité et créer des conditions salariales viables pour les femmes sans ressources. Il ne s’agit pas seulement d’une aide de réinsertion. Les pays terres d’immigrations doivent entreprendre une discrimination positive. Les femmes doivent pouvoir bénéficier d’aides supérieures aux gains engendrés par la prostitution, mais également aux petits salaires du travail domestique (auquel sont le plus souvent contraintes les immigrées - NDLR). Les politiques migratoires doivent prendre en compte cette perspective du genre. La politique internationale de démantèlement des réseaux de prostitution doit se situer au même niveau que celle de lutte contre l’intégrisme ou le terrorisme, avec la création de structures policières adéquates. Au même titre que pour la drogue, une banque centralisant les biens matériels confisqués aux réseaux de traite des femmes devrait être créée pour financer la protection des victimes.

                                                                                               Au niveau mondial, quelle place occupe le commerce de la prostitution ?

                                                                                              Rosario Carracedo. C’est le deuxième commerce après celui des armes. Elle a détrôné la drogue. Malgré tout, les sanctions pénales à l’encontre des personnes organisant la traite des femmes sont substantiellement inférieures à celles infligés aux trafiquants de drogue. Quant à la « marchandise », elle est réutilisable et revendable. Il est fondamental de décourager la demande masculine, comme cela se fait dans le cadre de la lutte contre les violences dans les couples. Les politiques publiques doivent délégitimer ces pratiques de « loisirs » et d’habitude. La CEDAW (convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes) des Nations unies a signifié à l’Espagne qu’elle devait décourager la consommation sexuelle pour éradiquer le trafic de personnes. C’est une mesure essentielle. La société ne peut pas envoyer un message aux hommes selon lequel elle tolère et accepte les pratiques de sexe rémunéré.

                                                                                              Enfin, il faut élaborer un code éthique pour dissuader les médias de « publiciter » la consommation sexuelle des femmes. On ne peut pas parler de droits humains dans sa ligne éditoriale lorsque l’on tire des bénéfices de l’exploitation sexuelle des femmes. L’industrie de la presse ramasse, via cette forme de publicité, près de 5 millions d’euros par an.

                                                                                              Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

                                                                                              Finalement, cette proposition a été rejetée, mais le fait d’être prostituée en espagne n’a rien d’idyllique.


                                                                                            • Crapulox 12 janvier 2008 16:54

                                                                                              Ben ça alors !

                                                                                              J’ai tout lu, et j’en reste sur mes fesses !

                                                                                              Je croyais qu’un ministre de l’intérieur (2003 ?) avait éradiqué ce fléau !

                                                                                              C’était en même temps -si ma mémoire ne me trompe pas- que l’interdiction de se réunir à plus de trois dans les cages d’escaliers des immeubles !

                                                                                              Les dispositions principales de la loi sur la sécurité intérieure, dite "loi Sarkozy", du 18 mars 2003

                                                                                              Prostitution. Le racolage, actif ou passif, est puni de deux mois de prison et de 3 750 euros d’amende. Possibilité de placer les prostituées quarante-huit heures en garde à vue, de retirer leur carte de séjour aux étrangères, mais aussi de placer des victimes de la traite dans des centres d’hébergement et de leur attribuer des titres de séjour provisoires en échange de la dénonciation de leur proxénète.

                                                                                              - Sûr que les pauvres nanas avaient envie de se faire trancher la gorge en dénonçant les proxos

                                                                                              Contre les jeunes dans les immeubles et les bars bruyants. Le texte met fin aux regroupements de jeunes dans les halls d’immeuble et les cages d’escalier :

                                                                                              CONCLUSION : Soit ma mémoire flanche, soit vous parlez de quelque chose qui n’existe pas !

                                                                                              Merci Sarko !


                                                                                              • brieli67 12 janvier 2008 17:43

                                                                                                est un auteur et journaliste d’investigation trés prolixe sur le sujet. Avec un certain vécu sinon vécu certain....

                                                                                                Rues secrètes suivies de Quais d’Europe..... en LVP.

                                                                                                Il parlait du fléau venant de l’Est ! ! En effet la première fermeture officielle des maisons closes par l"Etat c"était en 1841 à Colmar.

                                                                                                Dès les années 20, des villes comme Strasbourg et Nancy/Toul/Verdun ferment leurs maisons closes. Dés 1945, le député Paul Boulet dénonce ce « dernier vestige de l’esclavagisme ». En 1946 le ministre de la Santé et de la Population montre que la maison de tolérance est inutile au niveau sanitaire et crée la clientèle en créant l’occasion : exactement ce que ne souhaitaient pas les règlementaristes ! Enfin Marthe Richard, le 13 décembre 1945 fait irruption dans cette bataille après enquête dans le milieu prostitutionnel ; elle sera le dernier coup de boutoir contre le règlementarisme. En avril 1946, on décide donc de faire fermer les 1500 bordels français. Il est tout de même à noter qu’un des déclics de cette décision fut un motif moins moral : les bordels avaient abondamment collaboré avec l’occupant : les maisons closes servaient de campements aux allemands, les souteneurs avaient activement participé au marché noir etc.

                                                                                                 

                                                                                                 


                                                                                              • Marc Bruxman 12 janvier 2008 17:33

                                                                                                Il faudrait légaliser comme c’est fait ailleurs.

                                                                                                D’une part ca baisserait le chomage, d’autre part cela permettrait à celles qui le font d’être des travailleuses normales avec contrat de travail et protection. Enfin ca permettrait aux hommes qui ont des soucis de se vider les couilles.

                                                                                                Que des avantages !

                                                                                                Et le raisonnement est le même pour le deal de shit (ou de toute autre drogue d’ailleurs !).


                                                                                                • Christoff_M Christoff_M 13 janvier 2008 03:21

                                                                                                   Nier la prostitution, c’est faire preuve d’infantilisme ou d’angélisme.... la dissimuler comme le fait La France, c’est mettre en danger et en situation encore plus précaire les filles qui subissent ces trafics !!

                                                                                                   Cela se fait en Belgique et en Hollande, pas loin de chez nous, et cela évite du raccolage sur le net les réseaux ou les salons de massage !! Encore une fois la dedans, nous ne sommes pas très européens, ni meme évolués.... on reconnait bien là l’esprit arrièrè, coincé du cul et hypocrite des administratifs français, droite ou gauche, qui aboutissent à couvrir des lieux clandestins, des viols, voir de la pédophilie, qui pourraient etre évités en partie si ces messieurs déviants pouvaient se livrer à leurs plaisirs dans des lieux déclarés !!

                                                                                                   Mais en France, on préfère refouler, interdire et envoyer ces gens en psychiatrie, en psychologie, donner des médicaments, cela rapporte plus d’argent à certains lobbies, quitte à mettre en danger l’ordre public et la santé mentale...

                                                                                                   

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