• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Profs en colère, bac blanc boycotté

Profs en colère, bac blanc boycotté

Février, mars, avril... Pour beaucoup de lycéens, ça ne rime pas avec printemps, redoux et pâquerette dans les champs mais plutôt avec révisions, préparations et examens blancs. Pourtant cette année dans beaucoup de lycées, ces épreuves d’entraînement n’auront pas lieu, boycottés par des profs mécontents depuis la réforme du décret de 1950 et de nouvelles baisses des effectifs et des moyens dans l’éducation nationale.

 En effet, après des journées de grève et des manifestations dans toute la France, les professeurs excédés de ce mépris du ministre de l’Education Nationale ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Dans la quasi-totalité des lycées en France, les professeurs réunis en assemblée générale ont voté un boycott des épreuves blanches. La cause de leur mécontentement : une réforme du décret de 1950 pour faire des économies au niveau des dépenses publiques. Ce décret prévoyait notamment des heures de première chaire c’est-à-dire une décharge d’une heure pour les professeurs enseignant quatre heures dans des classes de terminales, cette heure étant considérée comme une heure de correction de copies et de préparation de cours. Il prévoyait aussi pour les professeurs de sport de compter les heures passées avec l’Association Sportive du lycée comme des heures de cours. C’est sur ces deux points que le ministre souhaite revenir en accordant par exemple l’heure de première chaire au bout de six heures passées avec des terminales et en ne comptant plus l’AS comme des heures de cours.

 

 De plus, le ministre, toujours à la traque des dépenses inutiles, souhaite « rentabiliser » les enseignants en faisant travailler sur deux établissements différents dans la même commune ou dans plusieurs communes différentes ou à leur faire enseigner deux matières ceux qui n’arriveraient pas à faire toutes leurs heures. Ainsi une professeur de philo pourra enseigner l’Education Civique, une professeur d’Espagnol le Français... Bref, c’est une façon sure de dévaloriser l’enseignement public puisqu’il sera possible d’avoir dans une matière un prof non habilité à l’enseigner.

 Au niveau des lycéens et des parents d’élèves, à contrario de ce que le ministre clame, la situation est plutôt bien vécue. En effet, chacun sait que le bac ne se prépare uniquement à travers une épreuve d’entraînement et que tout au long de l’année les enseignants veillent à faire des contrôles de type bac qui sont pratiquement des bacs blancs. La FCPE soutient d’ailleurs les professeurs comprenant qu’il n’est pas question de prendre les élèves en otage mais de se faire entendre par le gouvernement alors que celui-ci a fait la sourde oreille lorsque durant la consultation, les syndicats avaient rejeté cette réforme.

 Au niveau des actions, une nouvelle journée de grève aura lieu le mardi 20 mars dans toute la France et dans de nombreuses villes, les professeurs espèrent rencontrer des représentants des candidats dans ce contexte électoral. Si aucun compromis n’est trouvé rapidement, certains parlent de boycott pure et simple des épreuves du bac 2007.


Moyenne des avis sur cet article :  3.21/5   (107 votes)




Réagissez à l'article

129 réactions à cet article    


  • Nathanael (---.---.252.201) 21 mars 2007 11:43

    Oui, ils ont raison ne touchons pas au décret de 1950 ! quelle honte de vouloir avancer et de mettre à jour des mesures désuettes !!!!

    c’est vrai que une heure de plus par semaine sur 35 semaines de cours c’est énorme, il ne faut pas se laisser faire !!!!

    Bon, après la bivalence, c’est un autre débat, mais bon au niveau 5eme-6eme, on a pas besoin de profs ultra spécialisés dans une matière particulière.... Un prof de siences physiques peut très bien donner des cours de maths, un prof d’espagnol ou d’anglais doit être capable aussi de donner des cours de français...

    Quand aux fameuses suppressions de postes (5000 sur plus de un million de postes à l’EN), il serait peut être temps de faire qque chose oui, mais perso je pense surtout à une économie sur les rectorats ou autres, et un redéploiement sur le terrain...

    PS : avant qu’on me traitre de facho ou autres, je ne dénigre en rien l’EN, c’est quelque chose d’important, mais il faudrait aussi que les fonctionnaires de l’EN ouvre les yeux, et se rendent compte du monde où il vivent...


    • brouche (---.---.179.95) 21 mars 2007 20:43

      Encore qui pense que plus les élèves sont jeunes, moins bons peuvent être les profs !

      Alors pourquoi donc les enfants de Normaliens ou de Polytechniciens sont-ils meilleurs que les autres dès l’école primaire ?

      Car le Capital Culturel se transmet, se reproduit de la même manière que le Capital Financier.

      Les élèves doivent avoir de bons profs, c’est une évidence, au plus tôt.

      Un élève qui aura appris en 6ème et 5ème la démonstration en mathématiques sera largement meilleur en 4ème que celui qui ne l’aura pas appris...

      La démonstration n’ayant pas le même statut pour un Physicien et pour un Mathématicien, il y aura une vraie différence.

      L’un s’occupe de théoriser le réel, l’autre de démontrer par un RAISONNEMENT LOGIQUE basé sur la LOGIQUE du TIERS EXCLUS la véracité logique d’une affirmation.

      Les profs de français et d’espagnols ne sont pas non plus interchangeables. La maîtrise d’une langue ne suffit à enseigner une autre.

      Tous les profs ne peuvent pas enseigner toutes les matières comme on vend une boite de conserve, c’est FAUX. Quelques-uns le font, mais tous ne peuvent le faire.

      Quant aux heures travaillées, ne comparez pas les carottes et les poireaux :
      - pendant une heure de cours, un prof est totalement concentré sur son travail : gérer 30 élèves qui n’ont pas forcement envie d’être là en les faisant progresser. Il ne peut ni aller pisser, ni regarder par la fenêtre, ni faire une pause, ni aller boire un café, ni recevoir un coup de fil sur son portable : UNE CLASSE SE GERE COMME LE LAIT SUR LE FEU : pas de répit, pas de pause, l’attention est MAXIMALE, la concentration aussi. Le prof doit pouvoir répondre à toutes les situations : questions, incivilités, etc.

      En dehors des heures de cours, comme tout travail intellectuel, le prof ne sort pas du travail, l’esprit est dans la classe, le cours du lendemain, gérer le programme, les contrôles, etc.

      L’ironie est facile, l’enseignement l’est moins...


    • (---.---.185.253) 22 mars 2007 10:05

      Car tu croies qu’un prof doit etre bon pour expliquer le theoreme de Pythagore ? Motive, oui. Bon, non car n’importe quel eleve de lycee fait ca les doigts dans le nez.

      Ce qui est important pour l’education, c’est de motiver et interesser les eleves. Les parents peuvent eveiller les sens et c’est pour ca qu’un enfant de polytechnicien reussira mieux, les profs ensuitent prennent le relai s’ils sont motives. A mon avis ce sont les branleurs de l’EN qui sont contre ses mesures, ceux qui de toute maniere demotivent les enfants.


    • (---.---.179.95) 25 mars 2007 14:54

      Vous dites : « Car tu croies qu’un prof doit etre bon pour expliquer le theoreme de Pythagore ? »

      Faites-vous la différence entre « savoir utiliser le théorème de Pythagore » et « savoir pourquoi le carré de l’hypoténuse et égale à la somme des carrés des deux autres côtés » ?

      Utiliser Pythagore n’est pas difficile -quoique, pour certains, c’est le bout du monde-, mais comprendre le raisonnement logique qui permet de prouver le théorème n’est pas accessible à tous.

      En 4ème techno, on demandait aux élèves de savoir l’utiliser, en 4ème générale de la comprendre.

      Désormais, on ne demande plus qu’une seule chose : savoir l’utiliser. En effet, pour construire le mur d’une maison, un maçon n’a que faire du comment du pourquoi de Pythagore, mais doit-on former des « consommateurs » ou des « acteurs réflechissants » ?

      Les enfants de Polytechniciens se verront expliquer à la maison le pourquoi de Pythagore, les enfants de maçons son usage dans le batiment, ils ne sont pas égaux face au savoir.

      L’école doit-elle transmettre le savoir ou utiliser le savoir ?


    • marc (---.---.202.35) 25 mars 2007 16:17

      Je note un détournement systématique de vocabulaire chez les défenseurs du système en place . Voici quelques clés : « Avancer », « moderniser » signifie « revenir au 19e siècle » « libéral » signifie « défenseur de la dictature du chef d’entreprise dans son entreprise et même dans le reste de la société »

      A force de « moderniser », les gens vont se retrouver en esclavage.


    • (---.---.179.95) 25 mars 2007 21:06

      Il fallait lire « savoir pourquoi le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés » et non «  »savoir pourquoi le carré de l’hypoténuse et égale à la somme des carrés des deux autres côtés"

      ainsi que « En 4ème techno, on demandait aux élèves de savoir l’utiliser, en 4ème générale d’en comprendre la démonstration -ou de le comprendre- » et non : « En 4ème techno, on demandait aux élèves de savoir l’utiliser, en 4ème générale de la comprendre. »


    • JeanSeb (---.---.148.136) 30 mars 2007 23:22

      La réalité ? Un prof ne vivrait-il pas dans la même société que les autres ? Il me semble que la réalité, c’est 35 heures de travail hebdomadaires, donc des soirées, des vraies soirées (sans copies, sans cours à préparer) souvent le vendredi après-midi libre, le samedi et le dimanche, repos intégral ! 5 semaines de congés payés plus les éventuelles récup’ en tout genre (sans copies, sans cours à préparer). La réalité, c’est aussi des comités d’entreprises qui aident au départ en vacances de leurs salariés et de leurs enfants, c’est un arbre de Noël pour les enfants des salariés, ce sont des tenues fournies pour beaucoup et même jusqu’au temps supplémentaire de travail payé à la minute à certains endroits ! Et l’éducation nationale ? RIEN de tout cela : même les stylos et le carnet de notes ne sont pas fournis aux enseignants !!! Les vacances, les sacro-saintes vacances ??? c’est donc ça l’objet de toutes les jalousies ? Et bien sachez que les enseignants ne sont pas payés pendant les vacances d’été ! Ils sont rémunérés 10 mois étalés sur 12 !!! donc les vacances, ils les ont mais ils les paient ! (par un salaire plus bas que ceux de leurs homologues diplômés de même niveau). Les profs ont bien conscience que la réalité n’est pas non plus rose pour tout le monde mais ce n’est pas une raison pour mépriser leur travail au point d’affirmer qu’ils « peuvent bien faire une heure de plus ». Une heure de cours est un PROJET, une évaluation est un PROJET, serinent les inspections. Quel individu serait capable de « pondre » 18 projets par semaine ? à 18, on n’a déjà plus de projet, on survit aux heures de cours en les rendant les moins inintéressantes possibles, alors continuons, mettons-en 19, 20 et pourquoi pas plus ? On fera des cours exclusivement magistraux où les élèves gratteront les cours jaunis (et ce n’est pas ce que font les enseignants si vous connaissez un minimum leur réalité actuelle !). Contrairement à ce que beaucoup pensent, la plupart des enseignants ont une conscience professionnelle, ils souhaitent que leurs élèves réussissent, qu’ils ressortent des cours avec le sentiment d’avoir appris, d’avoir compris, l’impression de ne pas avoir vu l’heure passer. La réalité de l’enseignant actuel, C’est l’utilisation des nouvelles technologies, de l’actualité pour permettre (en tout cas dans certaines matières) aux élèves d’appréhender ce qui leur est proposé ... Des impératifs qui passionneraient nombre d’enseignants mais pas pour 18 projets par semaine ! comment cela serait-il possible ?! Alors si les enseignants ne connaissent pas « la » réalité, force est de constater que bien peu connaissent la leur !!! Avant de juger, venez voir comment c’est de l’autre côté du bureau !

      Au passage, rappelons que les enseignants ne revendiquent pas de nouveaux droits, ils demandent simplement qu’une situation dèjà pas très confortable ne se détériore davantage. C’est déjà suffisamment frustrant de ne pas pouvoir consacrer à chaque heure de cours le temps qu’il serait nécessaire pour en faire un cours passionnant. Alors quel enseignement voulez-vous pour vos enfants ? Il serait temps de chasser les idées préconçues concernant des cours qui se feraient tout seuls et que l’on pourrait resservir tels quels d’année en année, des copies qui se corrigeraient en 2 minutes,d’une paie exorbitante et autres lieux communs. Réveillez-vous ! ce n’est plus ça la réalité de l’enseignement et Dieu merci !

      Dernière remarque : on nous fait croire que l’économie va mal, qu’il faut faire des économies, que chacun doit se serrer un peu la ceinture... On comprime tout le monde, on fait en sorte que chacun défende son bifteck... La réalité, c’est que les profs sont des salariés ne sont pas des salariés à part, dans une réalité à part... La réalité, c’est la compression des budgets, que ce soit au niveau public ou au niveau privé, ce sont de salariés (mais aussi des indépendants)à qui l’on demande toujours plus. Et à mesure que la part du gâteau destinée aux salariés se réduit (alors que le gâteau global augmente puisqu’il y a croissance !), les convives se bataillent les reliquats... On en est là, à se battre entre salariés, à aller voir dans l’assiette du voisin si des fois y’en aurait pas un qui serait dans une « moins pire » position pour la lui contester. On en est là, les discours de culpabilisation fonctionnent très bien:les salariés se bouffent le nez... Est-il honteux de revendiquer une éducation de qualité ?

      On est presque dans des querelles de clocher, il faudrait peut-être se battre ensemble au lieu d’aller cherche des poux dans la tête de son voisin, en situation délicate également !!!

      PS : désolé pour la longueur mais il fallait que je me lâche...


    • Jean Seb (---.---.153.30) 31 mars 2007 22:01

      Je me permets d’écrire ce long commentaire en espérant qu’un nombre suffisant de lecteurs auront le courage d’aller jusqu’au bout... (ça se lit facilement)

      Je parcours ce forum depuis quelques minutes déjà et au départ, j’avais l’impression que ce type de forum (dont je salue l’existence) pouvait aider les gens à se comprendre... Il semblerait que ce ne soit pas le cas et qu’on en arriverait presque à de la haine...

      Je suis enseignant de sciences économiques et sociales, j’ai donc des élèves de terminale ES qui vont passer leur bac ES à la fin de l’année. J’ai voté pour la suppression du bac blanc afin de signifier, d’une manière symbolique, au gouvernement le mécontentement des enseignants quant au nouveau décret. Toutefois, dans mon lycée en tout cas, et dans ma matière, les élèves ont déjà eu une épreuve en 4h (conditions de l’examen) au mois de novembre et un bac blanc (toutes les discplines) en janvier. Ils auront encore une épreuve en 4h dans ma matière à la rentrée des vacances de Pâques avec 2 sujets au choix (comme à l’examen). La plupart des enseignants ont pris ce parti car quand on a des terminales, on assume... Nos élèves sont des personnes, avec leurs inquiétudes, leurs doutes...on les a en face de nous toute l’année et on apprécie quand ils viennent nous voir au moment des résultats, un large sourire pour nous remercier ou après plusieurs années pour nous dire que le lycée leur manque, qu’ils ont passé de bons moments avec nous... Et Dieu merci, ces situations se produisent tous les ans. Donc « prendre les élèves en otage », moi je ne vois pas... l’action est symbolique, le travail est fait, les élèves sont préparés de la même manière... Quant à l’emploi du temps des enseignants que tout le monde nous envie, on peut en parler mais sans haine. A titre d’exemple, je peux vous donner quelques infos sur le mien depuis la rentrée des vacances de février :

      - lundi 12 mars : 7 heures de cours de 8h30 à 16h30 (1 heure de coupure pour manger à la cantine à midi) ;

      - mardi 13 mars : mes cours débutent à 10h30 mais comme après mes 7 heures à la suite du lundi, j’ai bien du mal à me remettre à mon bureau le soir, je vais au lycée après avoir conduit mes enfants à l’école. J’arrive donc à 8h45 pour revoir les cours du jour (préparés pendant les vacances), paufiner, réaménager en fonction de l’avancement de la veille (cours du lundi), commencer à préparer pour le jeudi. Je termine à 16h30. Mais j’ai coneil à 18h30 donc j’attends... l’idéal serait de profiter de ce moment pour avancer des préparations mais après déjà 8 heures passées au lycée, à réfléchir et à parler, je dois avouer que je ne suis plus très efficace. A 18h30, conseil des premières ES. Fin vers 19h45...

      - Mercredi 14 mars : je n’ai pas cours le mercredi car j’ai des enfants et que, dans la mesure du possible, le chef d’établissement essaie de nous donner notre mercredi dans ce cas. mais ils (mes enfants)doivent apprendre l’autonomie... la matinée est passée à mon bureau à préparer les cours du jeudi et du vendredi avec quelques interruptions pour les guider dans leurs tâches pour la gestion du temps (s’habiller, faire leurs devoirs... bref comme tout parent !). L’après-midi est consacrée aux allers et venues pour les enfants (sport et musique) de 14h30 à 19h00. Comme les vacances (déf= période de repos des personnes qui travaillent !) ne sont pas loin derrière nous et que j’ai bien avancé mes préparations, je peux m’accorder mon mercredi soir...

      - jeudi 15 mars : je commence à 11h30 mais comme les conseils de classes approchent pour mes classes de terminales ES, je me pointe au lycée vers 8h45 pour rentrer mes notes et appréciations sur informatique. Ils sont 41, j’essaie de formuler des appréciations constructives alors je termine vers 11h... Pour la séance de 11h30, j’ai besoin du vidéoprojecteur alors je monte dans ma salle pour installer le matériel. Je termine à 15h30 et je me rends à la vie scolaire pour demander s’il serait possible qu’un assistant d’éducation surveille mes terminales en devoir pendant que j’accompagne les élèves de première en voyage la semaine qui suit. Je quitte le lycée vers 16h. Le soir, je prépare le fameux devoir pour remettre le sujet à la vie sco le lendemain (les contrôles clé en main n’existent pas : je dois faire le tour des manuels à ma disposition, feuilleter mes revues récentes pour voir si certains articles correspondraient à mes objectifs pour faire rédiger les élèves puisque c’est ce qu’on leur demandera de faire au bac... bref, 1 heure si j’ai de la chance, 3 si j’en ai moins...)Là, j’ai eu de la chance et je n’ai mis qu’1h30 donc à 22h30, j’ai fini ! (je ne peux commencer que vers 21h, lorsque mes enfants sont couchés...)

      - vendredi 16 mars : 6 heures de cours (8h30 à 15h30). Ensuite, j’emmène ma fille à la musique (de 18h15 à 20h50) et comme c’est loin de chez moi, je reste au conservatoire et je travaille, d’abord à la bibliothèque, puis dans les couloirs -bibliothèque fermée ! (ce soir-là, il s’agit de commencer une présentation power point pour les portes ouvertes du 31 mars)

      Samedi 17 mars : matinée consacrée à la préparation de mes cours des jeudi et vendredi suivants car j’accompagne les élèves de première ES à Verdun et Strasbourg (450km) les lundi, mardi et mercredi. Je m’accorde samedi après-midi et dimanche matin pour profiter de mes enfants.

      - Dimanche 18 mars en fin d’après-midi : des étudiants de BTS m’ont remis leur rapport de stage le vendredi matin afin que j’y apporte des corrections et que je leur fournisse des conseils... 3 rapports donc environ 2 heures de boulot pour dépioter les 30 pages (par rapport) et les annoter.

      Remarque : cette semaine était plutôt cool car les vacances avaient permis d’écluser les copies et de dégrossir les préparations. Ensuite, ça s’accélère...

      Lundi 19 -mardi 20 - mercredi 21 : voyage avec les élèves de première ES et L : départ 3h00 le lundi, visites à Verdun et alentours matin et après-midi, coucher 1h30 ; mardi, lever 6h30 puis visites en moselle, coucher 0h30 (les élèves commencent à fatiguer et nous aussi !) ; mercredi, lever 6h45, visites strasbourg, puis retour à 2h00, coucher à 3h00 (il faut attendre tous les parents, raccompagner certains...).

      jeudi : les conseils de terminales sont aujourd’hui et je suis prof principal de l’une d’entre elles. Dans mon lycée, c’est le prof principal qui rédige puis propose au conseil une appréciation générale. Je dois donc être au lycée au plus tôt (lever vers 8h) même si je ne commence qu’à 11h30. J’arrive vers 9h30, des dossiers de demande de Bts m’attendent dans mon casier. Je les traite et je commence les appréciations vers 10h30 (après une toute petite nuit, les yeux pas trop en face des trous mais bon...). Je fais mes deux heures de cours de 11h30 à 14h30 (une heure pour manger au milieu) et je retourne à mes appréciations jusqu’à 16h30 : conseil de la première terminale. Puis 18h30 : conseil de la seconde terminale. fin vers 19h45. Là, je rentre, je mange et je me couche !

      vendredi : 6h de cours un peu comme un zombie, (je me suis couchée tôt mais inquiète car je n’ai pas eu la force de relire mes cours, j’espère que je serai à la hauteur...). Je traverse cette journée comme je peux... Le soir, ma fille a musique, je l’emmène mais je ne peux pas travailler, mon cerveau ne répond plus... et je dors dans la voiture pendant ses cours...

      Samedi-dimanche : un week-end à Paris est prévu en famille avec un drôle de sentiment : chouette ! enfin du repos et en même temps : comment vais-je faire pour préparer mes cours du début de semaine ? J’emmène mon cartable chez mon frère et je reste à la maison pendant qu’ils vont se promener le dimanche matin avec les enfants. mais je n’ai eu le temps que de préparer les cours du lundi... 6 heures car on est en semaine A !

      Lundi 26 : 6 heures de cours - 8h30-16h30 (avec deux heures de coupure dont une pour manger et une pour commencer à préparer mes cours du mardi). Le soir, j’ai encore le devoir de première à préparer et là, je paie mon week-end de quasi-repos : je me casse les dents sur ce satané devoir. Je veux des exercices dans une partie et des documents et une synthèse dans l’autre. Je ne trouve pas les exercices que je souhaite, l’analyse de Warner n’est pas traitée, certains documents sont d’un niveau trop élevé pour les élèves... résultat, j’arrive à finir mon devoir, il est minuit passé (début vers 21h) !

      Mardi 27 mars : normalement, je commence à 10h30 mais comme j’avais promis à une élève de terminale de la voir en soutien pour l’aider à comprendre ce qui cloche dans sa méthode de travail (elle travaille mais elle a de mauvaises notes !), j’ai rendez-vous avec elle à 8h30 (coup de pouce bénévole !) et on termine à 9h30. J’ai de nouveau des dossiers de BTS à remplir et je profite pour revoir mes cours de la journée (en dehors du devoir). L’après-midi, les deux heures de devoirs devaient me permettre d’avancer mais les élèves cherchent à « pomper » sur la partie exercices dont je doit surveiller et j’avance peu, je termine à 16h30... Le mardi soir, je dois impérativement avancer la présentation power point car j’ai rendez-vous avec le collègue pour mettre en commun le lendemain...

      Mercredi 28 mars : Le matin, je reprends la présentation power point que je n’ai pas réussi à finir la veille. Je me casse les dents une fois de plus et je passe déjà plus d’1 heure pour trouver une photo ! j’abandonne et je commence (seulement !) à préparer les cours du jeudi (il ne me reste qu’une heure avant de manger puis repartir (c’est mercredi mais je ne vois pas mes enfants : ils sont pris en charge par leur mamy pour que je puisse faire mon travail). L’après-midi, je rencontre le collègue à 13h30, nous bossons sur cette présentation efficacement, on se sépare à 15h30 après s’être réparti le travail manquant ; j’arrive à temps pour emmener mon fils à la musique. retour à 19h. Demain, avec les terminales, nous traiterons des « nouveaux mouvements sociaux » et j’ai entendu dire que Greenpeace avait envahi la Centrale de Belleville (dans le Cher). Comment laisser passer cet événement d’actualité sans l’exploiter dans le cours ?! Je passe donc la soirée sur internet pour chercher un moyen d’utiliser un JT par exemple, préparer la manière de l’exploiter avec les élèves et résoudre les détails techniques : je dois pouvoir être connecté à internet pendant le cours et mon ordinateur ne le pouvait plus pour une raison que j’ignorais... j’appelle un collègue calé en informatique qui me dépanne par téléphone... Je me couche à presque minuit une fois de plus et j’espère que ça marchera...

      Jeudi 29 mars : Je commence à 9h30 mais les impératifs techniques m’imposent d’arriver bien avant pour m’assurer que tout fonctionnera et surprise : le vidéoprojecteur n’est pas à sa place ! course dans l’établissement pour en trouver un ! je l’installe, je me branche, la connexion internet fonctionne mais deuxième surprise:je ne peux pas lire le JT car je n’ai pas le bon logiciel sur mon portable (portable personnel car je n’ai pas d’ordinateur dans ma salle et c’est sur mon fixe que je m’étais connecté la veille au soir)... Je suis prêt à 9h30. Ensuite, j’ai un trou mais des dossiers de BTS m’attendaient encore dans mon casier le mercredi, je dois les traiter car les dates limites d’envoi approchent. Ensuite, cours jusqu’à 14h30. Un dernier rendez-vous avec le collègue pour la présentation power point, puis de nouveau les dossiers... et mes cours du vendredi ne sont pas prêts ! Donc le soir, préparation des cours qui suivent l’actualité et doivent être remaniés pour les terminales. Et les BTS ! encore des rapports de stages remis la semaine d’avant mais que je n’ai pas eu le temps de regarder...pour demain... Coucher 1h ! Je commence à payer très très cher mon week-end à Paris...

      Vendredi 30 mars : 6h de cours (8h30-15h30) puis pendant que ma fille est à la musique, je finalise la présentation de la filière pour les portes ouvertes du lendemain. De retour à 21h30, je vais sur internet car nous venons de voter la suppression du bac blanc et je souhaite avoir quelques infos sur le sujet et là, je tombe sur ce forum avec des propos limite insultants à l’égard des professeurs : 18h par semaine... les bras m’en tombent... Je tente de répondre... et je me couche, tard encore une fois mais pour d’autres raisons.

      Samedi 31 mars : Journée portes ouvertes consacrée à l’accueil des futurs élèves et de leurs familles, présentation du diaporama... 9h à 16h (départ à 16h45 - le temps de remballer tout le matériel, remettre les tables et les chaises en place...). Je rentre, je retourne sur internet, voir s’il y avait des réactions à mon commentaire et en cherchant, je tombe encore sur des commentaires de personnes qui, certainement sans vouloir faire de mal mais juste par méconnaissance du boulot des autres (des profs dans le cas présent) assassinent, par des propos injurieux ma journée. Je suis prof, je suis crevé, cela fait trois semaines de boulot quasi-7j/7, mes cours de lundi ne sont pas prêts et les vacances sont loin derrière nous donc mon fond de préparations faites s’est considérablement réduit d’autant qu’à mesure qu’on avance, il faut remanier ce qui était prévu car il faut aller très vite (le bac approche et le programme n’est pas fini). Demain, mon dimanche est tout tracé : il sera passé dans mon bureau pour préparer les cours de lundi (6 heures ne se préparent pas en une heure !). Je suis également jury de TPE mardi à 60km de chez moi à 8h et d’ici-là, je dois avoir lu et annoté les synthèses des candidats. Si vous avez bien noté, j’ai également récupéré 2 paquets de copies de terminales (devoir d’une heure donc qui ne devraient pas être trop longs à corriger : 3h), 1 paquet de première (devoir de 2h dans une classe de 34 : 6h facile) et un paquet de travaux en groupes (réalisés vendredi après-midi et à rendre impérativement vendredi prochain) ! Les cours de jeudi et vendredi ne sont pas prêts et d’autres rapports de BTS m’ont été remis vendredi... Autant vous dire que la semaine va être bourrée à craquer, le week-end de Pâques va servir à rattraper le retard accumulé dans les corrections car je ne pourrai pas attendre les vacances (dans deux semaines) pour leur rendre...

      Si vous pensez que c’est une période exceptionnelle, et bien sachez que ce type d’accumulation se présente fréquemment et que, pour ma part, s’il n’y avait pas la perspective de deux semaines de vacances (dont une consacrée en bonne partie au boulot tout de même), j’aurais un peu de mal à tenir le choc !

      Ceci n’est pas une fiction, c’est mon emploi du temps réel depuis la rentrée, c’est le quotidien d’un professeur bien réel, qui a perçu ses 2190€ (parce qu’il est professeur principal et a 3 heures sup) à la fin mars (sinon, salaire de base = 1680€). Si je prends le temps d’écrire ce message, ce n’est pas pour me plaindre car j’aime ce que je fait mais je ne me permettrais pas d’aller juger du travail du maçon ou de celui du salarié d’une entreprise du privé. Je sais qu’ils travaillent, qu’ils ne volent sûrement pas leur paie non plus et je ne me permettrais pas non plus d’aller leur dire qu’ils peuvent bien faire 1 ou 2 heures de plus par semaine ou encore qu’ils pourraient bie n faire le même boulot pour une paie moindre...

      Un professeur est un travailleur salarié, qui travaille, fait ses heures, au moins autant que les autres... ce décret signifie : l’an prochain, vous ferai pareil mais pour 2000€. Vous voulez la même évolution sur vos salaires ? On ferait mieux de se comprendre et de s’unir entre travailleurs au lieu de nous bouffer le nez parce que là-haut, ils rigolent bien pendant qu’on se crêpe le chignon ! Plus de charges sociales pour les uns, chantage à la délocalisation ou au licenciement pour les autres afin d’augmenter leur durée de travail, suppression des décharges, vous ne voyez pas de point commun à ces situations ? Indépendants et salariés, on est tous sur le même bateau !


    • sylvia 21 mars 2007 12:22

      Je suis enseignante, mais je suis contre le boycott du bac. C’est très impopulaire . Il faut pénaliser le gouvernement pour ses mesures absurdes, mais pas les élèves.


      • schroen (---.---.175.112) 21 mars 2007 13:01

        A l’auteur,

        Première phrase de votre article erronée, en effet, le printemps dans l’éducation nationale et à priori pour ses élèves signifie grève en vue mais faut pas déconner avant les ponts du mois de mai.

        Pourriez vous m’éclairer sur le dernier ministre de l’éducation qui ne vous aurait pas méprisé ??? (Rouler, spolier, exploiter, bref la liturgie dans laquelle de vous devez excéder vu que vous êtes syndiqué)

        Une heure de plus de travail par semaine mais vraiment c’est abusé grave comme dirait vos élèves... je vais dire la même chose à mon travail au sujet de la réunion du vendredi à 18h30, ce qui appelle dans le privée les 35h qui ont un goût de 42 h par semaine...vous devriez goûter mais je ne suis pas sur que cela ne vous rende pas aigre...

        A Sylvia, donc lors de vos grèves à répétition pour des motifs plus sectaires les uns que les autres (de toute manière parti comme c’est parti l’EN va devenir une secte)c’est pour pénalisé le gouvernement donc ma petite dame qui n’est à mon avis pas professeur d’économie, si vos grèves sont effectuées pour pénalisé l’état, c’est par la non prise en charge de journée d’enseignement vous obliger des salariés à prendre des congés ou à faire appel a des nourrices (souvent payées au noir) pour s’occuper de leurs progénitures pendant que vous allez vous promener dans Paris avec des ballons (sans oublier la saucisse merguez, sponsorisé par le CE d’EDF) vous empêchez donc la création de valeur pour pénaliser l’Etat. Je dois vous avouer que c’est fin comme tactique un peu comme le port salut et bien ... c’est écris dessus...

        Aller les profs un effort, faites comme pendant le CNE encouragé les élèves pour manifester avec vous pour la défense de vos privilèges...mais éviter de leur parler de la dette...

        BREF, courage mes frères plus que quelques semaines de chauffe pour amis les profs, alors la grosse grève ? Elle est prévue pour mai ou pour la rentrée ?


        • Dryss (---.---.52.140) 21 mars 2007 14:24

          Réunion -> 1h de cours : mauvaise comparaison. C’est une heure de cours par semaine et une heure de cours demande une heure de préparation et en moyenne 30 min de correction (par grands coups : 4-5h de correction par DS environ)

          « otifs plus sectaires les uns que les autres (de toute manière parti comme c’est parti l’EN va devenir une secte) »

          Faux mais bon, c’est l’argumentation « populaire » : tout le monde la dit, personne ne sait pourquoi.

          « Aller les profs un effort, faites comme pendant le CNE encouragé les élèves pour manifester avec vous pour la défense de vos privilèges »

          Jamais, les profs n’ont encouragé à manifester contre le CPE/CNE à part quelques cas isolés(et encore le quelque pourrait bien devenir une dizaine pas plus)

          Le but des profs, c’est le plus souvent de finir le programme or avec 4 semaines en moins, c’est très très dur...

          De plus, le retrait du CNE n’avantage pas les profs ET les manifestations en ce moment ne concernent que les professeurs et presque aucun élève n’y participe.


        • Chrysalide 21 mars 2007 21:01

          Voyons voyons je suis syndiquée en post-bac donc l’article que j’ai écrit ne me concerne pas directement. Je parlais des profs et de leur action. J’informais ici puisque ça n’a pas vraiment été fait dans les médias traditionnels, je donnais leur point de vue donc pas d’attaques personnelles s’il vous plait. Cette fois-ci, mon article n’exprime pas mon opinion personnel mais celle d’un groupe de personnes.


        • Dominique (---.---.184.109) 21 mars 2007 13:15

          Chrysalide, ne pensez-vous pas que vous gagneriez beaucoup, en termes d’estime, de reconnaissance et d’honneur, si vous défendiez de nobles causes, comme celle d’Alain Morvan (recteur de Lyon III) par exemple, congédié ce jour par de Robien, pour avoir protesté avec la dernière énergie contre l’implantation d’un collège-lycée islamiste à Décines (Rhône) ?

          Je rappelle que Morvan s’était déjà distingué en virant Gollnish de sa fac.


          • Chrysalide 21 mars 2007 21:04

            La dessus il faudrait que j’exprime une opinion. Et je ne pense pas qu’elle serait la meme que la votre, désolé. Au fait, on dit collège-lycée musulman tout comme on dit institution catholique et non pas instituions des croisés.


          • Dominique (---.---.184.109) 22 mars 2007 00:30

            Avec Nazir Hakim et les Frères musulmans comme instigateurs du projet, madrassa est finalement le seul mot juste


          • Stephane Klein (---.---.19.227) 21 mars 2007 13:30

            Nos journaux etant toujours aussi superficiels, je n’arrive pas a savoir de combien d’heures supplementaires vont etre gratifies les profs ni si la bi-valence est imposee ou proposee, ce qui aurait du sens.

            D’une facon generale, l’EN depuis 20 ans c’est toujours plus de moyens pour toujours moins d’eleves et toujours moins de resultats, il y a donc des questions a se poser et des reformes a faire, meme si elles ne plaisent pas a une corporation.


            • (---.---.183.95) 21 mars 2007 13:48

              Un pet mâle vaut mieux que Deux Rots bien smiley


              • (---.---.183.95) 21 mars 2007 13:50

                @Tall : oui mais un UDF au service de l’UMP...Un UDF au service de l’ex-UDF donnera-t-il la même tarabistouiile ?? J’en doute vu que les vestes réversibles vont bon train en ce moment smiley


              • (---.---.183.95) 21 mars 2007 14:05

                @sylvia, par transitivité c’est le gouvernement pénalise les élèves et non pas les profs.


                • (---.---.183.95) 21 mars 2007 14:06

                  @sylvia, par transitivité c’est le gouvernement qui pénalise les élèves et non pas les profs.

                  désolé pour l’oubli de mot smiley


                • sylvia (---.---.46.222) 21 mars 2007 14:45

                  Oui, d’accord 95, mais allez expliquer ça aux terminales qui ont bossé toute l’année et à leurs parents..

                  Transitivité ou pas, ils risquent de trouver cela fort injuste et je les comprends !

                  Il doit bien y avoir des moyens autres que la grève ou le boycott pour se faire entendre.

                  « Lesquels ? » allez-vous sans doute me demander ? Bon,euh là , j’avoue, je ne sais pas...Mais je suis sûre que les autres commentateurs fourmilleront d’idées... smiley


                • Chrysalide 21 mars 2007 21:09

                  Il y a d’autres moyens de préparer le bac aussi. J’ai passé mes épreuves l’année du CPE et cela ne m’a pas empêché de réussir. Les profs font des épreuves type bac fréquemment l’avantage du bac blanc est juste de voir ce que ça donne quand ça s’enchaine.


                • sylvia (---.---.46.222) 21 mars 2007 21:51

                  à l’auteur,

                  Vous avez passé le bac l’an dernier ?! Mon dieu, mais quel âge avez-vous donc Chrysalide ? Quelle détermination pour une si jeune personne. Félicitations !! smiley


                • Chrysalide 23 mars 2007 21:01

                  Merci beaucoup Sylvia. Je suis jeune en effet mais donner mon age ici me porterait certainement préjudice étant donné que l’on accorde peu de crédit aux jeunes alors motus et désolé !!


                • tvargentine.com lerma 21 mars 2007 14:09

                  A l’approche de chaque élection,nous voyons arrivé la menace de grêve de fonctionnaires de l’éducation nationale.

                  A croire que depuis 10 ans ou plutôt 20 ans,ce pays n’a rien fait pour l’éducation nationale quelque soit le gouvernement.

                  Il convient de dire stop à la manipulation de certains syndicats pro-troskistes qui,cherchent ainsi à faire campagne et à manipuler l’opinion publique (à l’image de 2001)

                  Le prochain gouvernement devra « professionaliser » l’éducation nationale afin de générer une machine à produire des futurs citoyens instruits.

                  C’est tout le contraire aujourd’hui et depuis 20 ans avec les milliards d’euros dépensés.

                  De plus,il faut supprimer les 35h dabs l’éducation nationale ainsi que les « extras » dans des cours de rattrapages chez le particulier au « black »

                  Réduire les vacances et optimiser une meilleure gestion des ressources humaines dans cette « armée rouge » comme le disait si bien Claude Allègre.

                  Nous n’avons pas à subventionner des salaires et avantages sociaux pour une minorité au détriments de la majorité des français

                  Ne laissons pas des extrèmistes manipuler l’opinion public


                  • Dryss (---.---.52.140) 21 mars 2007 14:35

                    « salaires et avantages sociaux pour une minorité »

                    Sauf que les professeurs ne sont justement pas si bien lotis smiley

                    Compare d’autres professions A MEME NIVEAU D’ETUDES et tu verras combien les professeurs sont mal payés.

                    Protection de l’emploi ? Pratique mais bon...

                    Les professeurs sont souvent ceux qui travaillent le plus(au contraire de que l’opinion publique pense...) : vous rendez vous compte qu’un prof de lycée enseigne 15h par semaine ??

                    Si on compte les préparations de cours : 15h en plus, les corrections 5h, cela fait du 35h. Alors quand il faut rajouter les conseils de classe, les bulletins, et la difficulté des heures(35 singes qui ne pensent qu’à discuter auxquels il faut apprendre quelque chose sinon les profs sont traités d’incompétent...) ; on ne peut pas parler de privilèges mais plutôt du contraire...

                    «  »professionaliser« l’éducation nationale afin de générer une machine à produire des futurs citoyens instruits. »

                    Commence par définir ce qu’est un citoyen instruit, la professionnalisation de l’éducation nationale, et explique moi comment on construit une machine avec des profs qui ont des méthodes de pédagogie différente, des livres différents, ect ?

                    Pfff, aucune réflexion, NIET...


                  • margot (---.---.221.162) 21 mars 2007 19:35

                    @ dryss Seriez-vous professeur vous-même ? Vous parraissez bien informé...Sauf que tous les professeurs ne sont pas à plaindre, croyez-moi.Il y a ceux qui font bien leur travail, la moindre des choses, n’est-ce pas (nous sommes payez pour ça) et puis il y a d’autres qui sont au chaud depuis longtemps, sans obligation de résultat, sans évaluation aucune (quel scandal), faisant le stricte minimum en attendant la retraite de la fonction publique (qui, elle est calculée comme vous devez surement le savoir sur les toutes dernières années de travail, et non pas sur l’ensemble de la carrière commes dans le privé). Concernant les 35 « singes » à qui il faut donner coûte que coûte un savoir, il me semble que c’est la mission même de l’enseignant, ce pourquoi il est devant ses élèves, et non pas pour ne pas être mal vu...Les élèves deviennent singes et insuportables quand on ne les respecte pas, quand on leur fait des cours au rabais, quand on les méprise. Un professeur qui fait son métier avec passion et le souci de ses élèves est toujours respecté.


                  • veridian (---.---.154.137) 21 mars 2007 21:38

                    > Un professeur qui fait son métier avec passion et le souci > de ses élèves est toujours respecté.

                    Hum à mon humble avis ca fait longtemps que vous n’avez pas mis une oreille dans une salle de classe, nous ne sommes plus en 1950 ...


                  • Dryss (---.---.52.140) 21 mars 2007 22:41

                    Que change le fait que je sois professeur ?

                    Ah oui, j’allais oublier, si je le suis, je fais parti d’une secte et mon témoignage est donc nul...


                  • margot (---.---.127.63) 22 mars 2007 20:00

                    Je répondais à veridian... Sachez qu’il existe encore plein d’écoles où on travaille correctement (ou comme en 1950, si vous préférez).


                  • Nathanael (---.---.252.201) 21 mars 2007 15:30

                    A le credo de comparer LE MEME NIVEAU D’ETUDES... Connaissez vous d’autres boulots où vous n’avez que 18 heures de présence à assurer (ok le stress, les élèves et tout et tout... mais tous les boulots ont leur part aussi) et le reste du temps pour vous organiser ? le tout sur 35 semaines de travail ?

                    dans un précédent post j’ai montré que même avec 45 heures semaines (ce que la plupart d’entre vous revendiquent) vous arriviez à peine à la mm charge de travail annuelle que n’importe quel 35 heures... alors à comparer avec la charge de travail d’un cadre smiley

                    Essayer de vous présenter dans une entreprise en disant j’ai BAC+5 je veux un gros salaire, on risque de vous regarder un peu de travers....

                    Concernant les salaires aussi, l’ancienneté est reconnue... Perso j’ai le même boulot au même niveau de responsabilités depuis 10 ans, mon salaire (hors % d’augmentation SMIC) n’a pas bougé... donc ancienneté zéro dans le privé aujourd’hui...

                    Je ne dis pas que Prof c’est facile, mais que vous avez d’autres sujets à discuter que le salaire et le temps de travail... Après il ne faut s’étonner que vous soyez dénigrer en permanence...


                    • (---.---.30.80) 21 mars 2007 18:25

                      mais oui Dryss comme beaucoup veulent le beurre et l’argent du beurre, être payé comme un cadre sup. tout en ayant la sécurité de l’emploi, l’avancement garantit à l’ancienneté sans trop d’influence de la compétence ou du travail fourni sans compter les semaines de vacances.

                      au fait dryss les cadres ne sont pas aux 35 heures !

                      ensuite le problème est qu’avec autant de prof. TOUT le monde a au moins un prof. dans sa famille ou ses proches, donc TOUT le monde sait très bien comment ils vivent et travaillent...


                    • Que de prejugés (---.---.81.234) 21 mars 2007 20:10

                      Des cadres sup’ qui gagnent 2200€ net avec 38 ans d’ancienneté (prof de francais des collèges), je n’en voit pas passer souvent.

                      Il y a beaucoup trop d’idées préconcues dans ce domaine, comme dans plein d autres. Les salaires ne depassent jamais 3000€ concernant les fonctionnaires assimilés à des « fainéants ».

                      Seul les chefs d’etablissement et autres atteignent des salaires vraiments importants, mais eux n’ont que 5 semaines de vacances, tout comme vous. Pour les « bonnes places » aux dom-tom, elles sont très dures à obtenir, vous risqueriez de trimer toute une vie pour rien. Elles concernent quelques centaines de personnes, pas de quoi jeter le haro sur toute une profession, même si le thème de l’ennemi intérieur est à la mode....

                      Un dernier point, pas financier celui là : Vous supportez à peine votre gamin alors que vous le voyez 2-3 heures dans la journée...Vous imaginez le boulot avec 30 gamins agités ou 30 ados en pleine période « rebelle » ?


                    • (---.---.30.80) 21 mars 2007 20:32

                      eh oh ! faut pas pousser non ? moi j’adorerais passer mes journées avec mes gamins (et les autres d’ailleurs) alors ne noircissez pas le tableau SVP !!!!!!!


                    • djdj (---.---.233.164) 31 mars 2007 08:50

                      Les chefs d’établissement (dont les congés sont effectivement plus courts) ne sont pas toujours les mieux payés. Les classes prépas et de BTS induisent des heures effectives qui comptent pour 1,25 et entrainent des heures sup lesquelles sont payées même lorsque les concours ont commencé et que les cours sont finis (en mai). On voit donc des bulletins de salaire de professeurs qui dépassent les 4 000 €.


                    • djdj (---.---.233.164) 31 mars 2007 09:02

                      Il convient de rectifier. Pour une fois, les élèves ne suivent pas massivement comme les années précédentes les mots d’ordre des professeurs qui ont besoin de monde dans la rue pour faire reculer le ministre. Cette fois, les élèves de terminale sentent bien qu’ils sont les seules victimes du boycott du bac blanc. Le ministère n’en a cure mais l’épreuve d’entraînement va manquer. Ce n’est pas un simple contrôle. Il est organisé de façon globale dans l’établissement avec les horaires de l’examen (et non pas seulemnt deux heures consécutives), un brassages des copies assurant l’anonymat de la correction et un choix de sujet collectif des professeurs. Le bac blanc n’est pas une commande institutionnelle et ne pas le faire n’est pas une grève. Le bac blanc est un outil résultant d’un consensus local, propre à chaque établissement lorsqu’il a été reconnu comme le meilleur moyen de préparer l’examen.


                    • bouli (---.---.85.5) 21 mars 2007 16:14

                      Bon, alors comme d’hab les profs sont des privilégiés et des feignasses qui adoooooorent faire grève et prendre les éléèves en otage (ben oui, les élèves il n’en ont rien à foutre... à se demander pkoi ils sont profs !!!!) MAIS ARRÊTEZ AVEC CE DISCOURS !!! Ce n’est pas parce que votre vie professionnelle est dure qu’il faut déverser toute votre rancoeur sur les fonctionnaires en général et les profs en particulier !

                      Vous pensez que les profs, ça les amuse de faire grève, de perdre des journées de salaire, de voir leurs élèves perdre une journée de cours ? Mais si les profs se battent, c’est dans l’intérêt des élèves en grande partie ! pour qu’ils reçoivent une éducation digne de ce nom ! Ils sont profs donc ils veulent, aiment enseigner, ça ne vous paraît pas évident ?!

                      Depuis que la droite a pris les rênes avec un ministre d’une bêtise rarement égalée, c’est la cata !! Moins d’adultes dans les établissements (suppression de profs, de surveillants), plus d’heures de cours, bivalence... Mais enfin ouvrez les yeux ! la droite ne réfléchit qu’en terme d’argent, pas en terme d’humain ! Or qu’est-ce que l’éducation ? Mais si vous voulez que vos enfants aient des cours pourris, passent leurs journées à 35 dans une classe... Allez-y ne soutenez pas les profs, tapez leur encore plus dessus !

                      COURAGE À TOUS LES MEMBRES DE L’ÉDUCATION NATIONALE !!


                      • gedm (---.---.4.203) 21 mars 2007 16:26

                        « Ils sont profs donc ils veulent, aiment enseigner, ça ne vous paraît pas évident ?! »

                        Euh... le premier mois, peut-être. Après, je n’ai jamais trouvé que c’était si évident que ça...


                      • gedm (---.---.4.203) 21 mars 2007 16:31

                        Il ne faut pas confondre deux concepts :

                        1/ une mauvaise décision qui résulte de la crétinerie d’un politique quelconque, et qui fait râler 2/ une décision qui, pour aller de l’avant, supprime des privilèges accordés par le passé, et qui fait râler

                        Les deux font râler. Mais il me semble qu’il y a beaucoup plus de bruit et d’indignations dans le second cas. A voir cet article et certains commentaires...

                        Je suis d’accord avec Nathanael : l’enseignement pose de réels problèmes et défis actuellement, et les profs ont rarement la vie facile, mais il y a d’autres sujets à discuter que le salaire et le temps de travail.


                      • MyHyene (---.---.214.63) 21 mars 2007 17:16

                        « Mais si les profs se battent, c’est dans l’intérêt des élèves en grande partie ! »

                        si les élèves en question sont fils/fille de prof alors oui , sinon c’est pas vrai...

                        on connait tous de mauvais profs , une minorité qui déshonnore l’ensemble du corps enseignant...je ne connais AUCUN bon prof...

                        le prof c’est comme la consommation d’alcool, c’est toujours l’autre qui fait pire.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires