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Accueil du site > Actualités > Société > Que peut nous enseigner Nietzsche ?

Que peut nous enseigner Nietzsche ?

Nietzsche, encore plus qu’Hegel, est un penseur dont le propos nous interpelle, notamment parce qu’il écrivit ses œuvres entre 1870 et 1890, période dans laquelle les bouleversements ont été aussi importants qu’après la Révolution française et l’épopée napoléonienne. En Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, la Révolution industrielle se met en place, avec la production de masse, la montée en puissance d’Etats forts, dotés d’armements, de sciences, d’institutions savantes et d’une technique de gestion de l’humain. Les grandes villes industrielles croissent, travailleurs et bourgeois vivent des existences foncièrement différentes. Ainsi, Nietzsche s’est posé en anthropologue, analysant et jugeant l’homme dans son existence, sa puissance de vie, son attitude face à l’histoire, sa manière de devenir ou de rester dans ses positions. Il est le philosophe du devenir autant que le grand critique de son époque, les temps modernes naissants.

 

 

Nietzsche partage avec Hegel deux traits essentiels et complémentaires. Premièrement, l’ontologie du négatif comme puissance subjective opposée et mise en tension avec le monde extérieur. Deuxièmement, un intérêt poussé pour l’histoire, la place des hommes et la destinée de l’humain en tant qu’acteur et producteur d’œuvres temporelles dont le sens évidemment diffère pour ces deux penseurs majeurs du XIXe siècle allemand.

 

 

 

Nietzsche ne se réduit pas au penseur du dernier homme et de son opposé, le surhomme, ni au prophète de la volonté de puissance ; pas plus qu’Hegel n’est le philosophe de la dialectique. Nietzsche est à la fois un esthète jugeant des capacités de l’homme à développer l’art d’exister ; puis un « moraliste a-moral », jugeant les sentiments poussant ou freinant la mise en mouvement de la grande vie, tout en les analysant à partir d’une fine étude des comportements en société ; enfin, une sorte d’obstétricien de la civilisation, se portant auprès de ceux qui voulent accoucher d’une vie intense, alors que d’autres spécimens du genre humain sont des avortons, inaptes à faire fructifier le germe d’existence, tout en essayant de montrer, en gérontologue de la société, le dépérissement de la vie dans les sociétés, l’avachissement, le dégoût d’avancer...

 

 

En fin de compte, Hegel et Nietzsche ne sont pas si opposés sur le plan anthropologique. La divergence fondamentale porte sur des questions d’ordre téléologique (ainsi qu’ontologique), avec des options sur ce qui guide les humains dans leur existence temporelle. Là où Hegel voit l’Histoire se réaliser (avec passion) comme adéquation entre le monde objectivé et son corrélat subjectif qu’est l’esprit, gouvernés par l’Idée et la Raison, Nietzsche préfère voir le devenir de l’humain sous l’angle de l’intensité du contenu et l’esthétique de l’existence. Autrement dit, si pour Hegel, la passion est un instrument au service de la Raison, l’intensité, la puissance alliée au contenu est tout aussi instrument que fin. Hegel est le philosophe de la compréhension réfléchie de la révélation, alors que Nietzsche serait celui du devenir, du chemin, de l’accouchement de la création. Pour Hegel, l’homme suit l’esprit dont l’essence est la liberté, alors que pour Nietzsche, c’est l’intensité que doit acquérir l’homme, tandis que cet Etat censé être le résultat de la Liberté pour le premier est un monstre froid au service d’intérêts égoïstes pour le second.

 

 


 

 

Quelques thèmes nietzschéens

 

 

L’homme face à l’Histoire. L’homme qui se fixe comme but la vie, la grande santé. L’homme intérieur opposé à l’homme extérieur, l’effet délétère de l’Etat et de la société sur le développement puissant et harmonieux de l’homme promis à devenir un exemplaire distingué dans la chaîne de la civilisation.

 

 

La valeur des hommes, les uns puissants et valeureux, les autres au niveau du troupeau. Les uns acceptant le dessein et le chemin, les autres empêtrés dans le mensonge.

 

 

Nietzsche juge l’attitude des hommes face à l’existence. La morale se différencie selon que l’on est faible ou puissant. Le christianisme sert de morale pour les faibles.

 

 

Nietzsche comme prophète de l’humanité entre éclosion et décadence. Spéculation sur les possibilités de transformation de l’humain. Extrapolation d’une civilisation à venir à partir de l’existence personnelle de l’auteur ainsi que de ses facultés quasi médiumniques.

 


 

 

Voilà donc quelques thèmes parcourus par Nietzsche au cours de son œuvre imposante. Pour comprendre dans quel univers de pensée elle se situe, à quelles exigences elle répond, à quel dessein, imaginé, voulu, craint ou accompli, elle fait écho, rien ne vaut ce pastiche de biographie écrit par l’auteur en personne, livre dans lequel Nietzsche expose ses confessions sur son œuvre et son dessein, Ecce homo. C’est en quelque sorte un testament autant qu’un témoignage du virage amorcé par l’Occident, avec la perte du transcendant et l’affirmation d’une nouvelle transcendance tirée du sujet, une transcendance sans Dieu, un état d’intense affirmation et « encarnation » de l’homme dans le monde, état vécu par Nietzsche en personne et dont il a voulu porter témoignage (à noter que pour d’autres, dans le sillage d’Hegel, la société et l’Histoire jouent le rôle de dispositif transcendant). En quelque sorte, une évocation de l’homme pro-éminent, intensément qualifié pour se détacher de la masse et incarné une parousie de l’humain proéminent, grand acteur dans l’existence, irradiant de sa présence, en sur-expression et donc, en sur-impression dans les consciences.

 

 

Nietzsche est non seulement un puissant critique de son époque, de l’Occident, mais aussi un excellent écrivain, dont les mots frappent juste, chargés de contenus, avec un style limpide et incisif. Sa deuxième considération inactuelle pourrait se présenter comme un antidote face à l’ivresse de la certitude de la Raison consécutive à d’hégéliennes lectures sur le sens de l’Histoire. On y lit, entre autres réjouissances pour l’esprit, un réquisitoire contre la culture et la Nation allemande, alors repue de sa victoire contre l’autre nation-problème européenne, la France (lire Les Essais hérétiques de Patocka pour saisir mon allusion à la nation-problème).

 

On pourra également recommander la lecture de Humain trop humain, sous-titré Livre pour esprits libres, et de préférence, le premier tome. Nietzsche trace des portraits saisissants des individus, institutions, caractères, mœurs, goûts de son époque, sans sacrifier au cliché. A lire les pages succulentes sur l’Etat, les masses et leurs grands hommes. En filigrane, on trouvera une forme de sagesse, mais qui n’est pas proposée à tous.

 

 

« Le siècle dans lequel tu t’affliges de te sentir jeté te proclame heureux d’avoir cette chance ; il te crie qu’il t’échoit encore une part d’expériences dont les hommes d’autres temps devront sans doute se passer (...) Tu détiens le pouvoir d’obtenir que tous les moments de ta vie : tentatives, erreurs, fautes, illusions, passions, ton amour et ton espérance s’intègrent parfaitement au but que tu t’es fixé. Ce but est de devenir toi-même une chaîne nécessaire d’animaux de civilisation, et de conclure de cette nécessité à celle de la marche de la civilisation (...) qu’il n’est de miel plus doux que la connaissance et que le jour se lèvera où les nuées traînantes de l’affliction seront aussi la mamelle d’où tu tireras le lait de ton réconfort (...) Un élan vers la lumière - ton dernier geste ; une ovation à la connaissance - ton dernier souffle » (Humain trop humain, § 291, en avant).

 

 

Cet extrait expose parfaitement les traits fondamentaux de l’entreprise nietzschéenne visant, sur l’ensemble de son œuvre, à proposer une sorte d’évangile sans Dieu pour la civilisation européenne. Dans ces lignes se dessine une éloge de l’individu devenu maître de son destin, acceptant sans rechigner les étapes, agréables ou pénible, avec la félicité, la joie d’être chargé d’un but s’inscrivant, selon les termes, dans une grande chaîne des spécimens accompagnant la marche de la civilisation. Nietzsche est résolument individualiste, mais certainement pas au sens utilitariste et libéral des Anglo-Saxons. La valeur d’un homme se jauge au chemin qu’il parcourt et au but qu’il se fixe, voilà ce qu’on peut déduire en replaçant cet extrait dans le contexte d’ensemble de cette œuvre étonnante qui ne laisse pas indifférent, soit qu’elle séduise, soit qu’elle agace. On y voit une allusion à la transformation de l’humain, liée à la nature de l’homme, disposition qui n’est pas étrangère à l’évolutionnisme darwinien que Nietzsche connaissait. Enfin, point commun avec Hegel, la connaissance est un bien précieux, sauf que pour l’auteur de Zarathoustra, il n’y a pas de foi dans la Raison mais plutôt dans la puissance d’exister, qui peut en certain cas se révéler irraisonnable mais certainement pas inconnaissable, c’est tout le contraire.

 

 

Nietzsche aurait donc pu donner la réplique à Kant, écrivant une critique de l’irraison pratique. Avec un impératif catégorique bien peu orthodoxe. Lorsque Kant dit : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle », Nietzsche répliquerait : « Agis d’après ton propre vouloir en te sachant comme portant un but universel. »

 

 

Nietzsche nous propose ainsi une sagesse rappelant le stoïcisme romain sur deux points précis. D’abord, la faculté de connaître le destin en tant qu’essence de l’homme cognitif ; ensuite, l’usage de cette connaissance en vue d’accepter librement son destin et de parvenir à une certaine félicité. Par contre, sur le plan ontologique, une différence de taille est à souligner. Pour les stoïciens, l’état de nature humaine est prédéterminé, tout comme la destinée, fixée par les dieux. Pour Nietzsche, il en va tout autrement, la nature humaine est appelée à se déterminer, à naître, accoucher au cours d’un destin que l’individu écrit lui-même. Devenir celui qu’on est !

 

 

Reste la question essentielle. Que peut nous dire encore Nietzsche, penseur fulgurant et visionnaire du XIXe siècle, à notre époque qui est entrée dans un XXIe siècle largement irrésolu, indéterminé, incertain, en dépit de toute cette technologie de technoscience, d’administration, de finance, de gestion de l’existence individuelle et des sociétés post-historiques ? On s’apercevra que la société ne ressemble ni au troupeau des derniers hommes, ni à la civilisation des hommes accomplis, mais qu’elle tend vers un moyen terme entre ces deux pôles. Elle prospère modestement, avec des progrès technologiques fulgurants, mais le devenir de la civilisation et de l’homme dans le milieu technique laisse perplexe. A mon humble avis éclairé par une obscure intuition, autant Kant a été labouré pour faire germer les graines extraites des sillons de sa pensée, autant Nietzsche, l’accoucheur, n’a pas accouché de son aurore vespérale, car l’Europe est restée à son stade crépusculaire tout en s’efforçant de grandir mais de toute cette activité scientifique, la lumière percera-t-elle ? Faut-il « sur-écrire » le Testament de Nietzsche ? A suivre...

 


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116 réactions à cet article    


  • maxim maxim 15 février 2007 11:25

    je vous enseigne le surhomme...

    l’homme est quelque chose qui doit etre depassé.

    (ainsi parlait Zarathoustra)

    question à l’auteur....est il vrai que Nietzsche et Freud se sont partagés les faveurs de Lou Andréas Salomé ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 février 2007 11:27

      Nietzsche c’est non, son affinité n’a été qu’élective, Freud, j’en doute, mais Paul Rée et le poète Rilke oui.


    • maxim maxim 15 février 2007 11:52

      merci pour votre reponse...pour Rilke,j’etais certain...

      à propos des femmes Nietzsche avait dit " des femmes peuvent tres bien lier amitié avec un homme ;

      mais pour la maintenir,il faut peut etre le concours d’une petite antipathie physique.."

      finement observé en tout cas...

      je crois que c’etait dans Humain,trop humain......

      merci pour l’article ,vraiment interessant.....


      • moniroje moniroje 15 février 2007 11:59

        Merci pour cet article fort intéressant et se terminant hélas avec pessimisme.

        De Nietzsche cette phrase dans mon firmament :

        « Il m’est odieux de suivre autant que de guider. »


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 février 2007 12:08

          Excellent exposé. Qui me réconcilie avec une partie oubliée ou négligée de mes plus jeunes années.

          Musil écrivait dans Torless que les seuls hommes vrais sont ceux qui peuvent pénétrer en eux-mêmes, les esprits cosmiques capables de descendre assez profond pour discerner leurs liens avec le grand rythme universel. Nietzsche écrivait de son côté dans Zarathoustra que ce qui est grand dans l’homme c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer dans l’homme, c’est qu’il est une transition et qu’il est un déclin.

          L’adolescent qui s’interroge ( Le sentiment de n’être pas compris du monde et le fait de ne le point comprendre, loin d’accompagner simplement la première passion, en sont l’unique et nécessaire cause), l’homme qui se surpasse (Vois, m’a-t-elle dit, je suis ce qui est contraint de se surmonter soi-même à l’infini).

          Torless aurait-il pu rencontrer Zarathoustra ? Dominer et être asservi. Cette question a longtemps meublé mes réflexions de jeunesse, au temps où la littérature et la philosophie occupaient une grande partie de mes lectures. Et la rencontre des deux aurait-elle pu augurer les abus de 39-45, comme le proposent certaines légendes urbaines ?

          Je dois vous confesser que j’avais une préférence pour Musil.

          Pierre R.

          Montréal (Québec)


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 février 2007 12:58

            Pierre, effectivement, le thème de l’homme extérieur et intérieur est présent chez Nietzsche, qui confie dans Ecce homo avoir la vue pour dépasser les apparence et sonder les profondeurs, pas seulement de l’homme mais aussi du Temps.

            Les hommes vrais auraient dit Nietzsche, sont ceux qui expriment dans l’extériorité ce qu’ils ont puisé en leur intérieur, dénonçant la fausseté de la société lorsque l’extérieur et l’intérieur ne se correspondent pas, la société devient alors factice (voir la seconde inactuelle sur l’Histoire)


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 février 2007 12:16

            À noter que dans toute l’oeuvre de Nietzsche, les noms de Marx et de Sade n’apparaissent pas une seule fois.

            Le marxisme et le socialisme sont cependant très souvent l’objet de critiques, aussi bien dans les oeuvres publiées que dans les importants fragments posthumes.

            Le pont entre Sade et Nietzsche a sans doute été Flaubert.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 février 2007 13:02

              Courouve, n’étant pas un spécialiste de Nietzsche je ne peux répondre à cette question sur Marx et Sade. Nietzsche ne voit pas la société d’un bon oeil, ce qui l’éloigne des solutions marxistes mais partage avec Marx la détestation de l’Etat.

              Question littérature, le compagnon spirituel de Nietzsche est Dostoïevski sans conteste. Sade, je ne crois pas qu’il l’ait apprécié pour autant qu’il l’ait lu (la question de la diffusion de l’oeuvre de Sade se pose alors)


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 février 2007 19:56

              Ce n’était pas une question, mais une remarque.

              Il y a une rencontre évidente, pour qui connaît bien les deux auteurs, entre les philosophies de Sade et Nietzsche.

              Disons que celle de Nietszche inclut la philosophie sadienne plus ou moins implicite qui est loin d’être aussi élaborée.

              Voir l’essai « Sade philosophe » de Jean Deprun au début du volume 1 des Oeuvres de Sade en collection Pléiade chez Gallimard.


            • Zozo (---.---.79.1) 15 février 2007 13:05

              Brillant exposé synthétique, où l’auteur prouve qu’il possède son sujet. Cependant pour ceux qui s’intéressent à la philosophie sans être expert en la matière, comme moi, il me semble qu’il y manque cette mise en perspective avec le monde concret qui fait de Nietzsche un philosophe anthropologue pas comme les autres, ne se reconnaissant aucune filiation avec ses prédecesseurs depuis les philosophes pré-socratiques. Et de fait il apporte cette vision de la place de l’homme tout à fait nouvelle qui trouve un développement très important de nos jours avec ce souci quasi obsessionnel de la Victime. Dans le couple, qu’il met en place, « Dyonisos l’écartelé » et « Jésus le crucifié » il dévoile ce processus victimaire fondateur de l’ordre culturel. Il prendra parti pour Dyonisos et rejettera le christiannisme, coupable selon lui d’être une religion d’esclave avilissante. C’est selon moi ici qu’il fait une erreur d’appréciation, une erreur que les Nazis sauront mettre à profit...


              • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 13:13

                Très beau texte et excellente analyse qui donne envie de relire le grand Friedrich, ce vieux compagnon d’adolescence...

                Un bon site sur la correspondance de Nietzsche.


                • Cosmic Dancer (---.---.71.41) 15 février 2007 13:22

                  @ Marsupilami :

                  Pardon pour le hors sujet. Mais étant néophyte sur AVox, je me pose une question : est-ce un repaire d’extrêmedroitistes et d’islamogauchistes ou voyons-nous là s’accroître des phénomènes dangereux ?


                • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 13:33

                  @ Cosmic Dancer

                  Etant un vieux Agoravoxien, je peux te dire qu’il y a à peu près toutes les tendances, avec quand même une dominante centriste. Mais depuis qu’on est entrés en campagne électorale, les passions se déchaînent en fonction du nombre ahurissant d’articles politiciens dont les fils sont pris d’assaut par des meutes partisanes de diverses tendances.

                  Vas plutôt voir l’article sur les Kobis.


                • Cosmic Dancer (---.---.71.41) 15 février 2007 13:41

                  @ Marsupilami :

                  Merci pour ta réponse. Sur ton conseil, j’irai lire cet article en soirée. A bientôt.


                • stravos (---.---.132.162) 15 février 2007 13:52

                  « Compagnon d’adolescence », tout à fait juste ! Cioran dit que que l’oeuvre de Nietzsche, c’est de la littérature d’adolescent... Et la meilleure réfutation de ce faux ami de la « grande santé » que fut Nietzsche, c’est la vie poussive et maladive que notre « surhomme » a mené.


                • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 13:59

                  @ Stravos

                  Disons qu’il surcompensait admirablement, dans ses écrits, ses faiblesses physiques et son train-train quotidien pas très glorieux...


                • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 14:34

                  @Stravos

                  Comment ça une vie poussive ??? Ca veut dire quoi en plus ? Parce que Cioran jugerait toute vie autrement que poussive ? J’aimerais voir...

                  Mais le surhomme d’une part ce n’est pas l’homme supérieur, c’est à dire qu’il n’est pas nécessairement enviable par les petits, et d’autre part Nietzsche a-t-il dit qu’il était le surhomme ?


                • stravos (---.---.132.162) 15 février 2007 17:28

                  Je maintiens mon propos : Nietzsches fut un infirme devant l’existence. Sa vie est en complète contradiction avec ce qu’il propose. Le grand Fritz n’est rien d’autre qu’un petit-bourgeois qui joue au grand seigneur, mais il y joue de façon génial, c’est vrai. Et Cioran lui reconnait effectivement du génie, sans que celà ne l’empêche de qualifier Nietzsches de littérature pour adolescent. Aurais-je commis un blasphème ?

                  PS : quant à lire Nietzsches en version allemande, c’est une bien curieuse façon de lui rendre hommage, puisqu’il avait honte de cette sienne langue et la trouvait plutôt vulgaire, comparée au français...


                • stravos (---.---.132.162) 15 février 2007 17:49

                  Si vous ne me croyez pas, Mr Robib, consultez des bios de Nietzsches et vous verrez par vous-même. Certains vont même jusqu’à affirmer que le grand Fritz n’aurait jamais couché... Nietzsches l’idole des puceaux ! Mais j’ai du mal à suivre ces langues venimeuses. Disons que Nietzsches n’eut point d’autres amours que tarifés, car la belle Lou se refusa à toute relation sexuelle avant d’avoir atteint l’âge funeste du Christ. Et quant elle l’eu atteint, le train de la raison avait déja sifflé trois fois pour ce pauvre sire Nietzsches... Il ne lui restait plus qu’à compter fleurette aux fleurs de son papier-peint, et ce pour l’éternité...


                • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 18:21

                  Ok Nietzsche était puceau ou n’avait point d’autre amours que tarifés. Zarathoustra lui n’a pas de vie sexuelle je crois, voir il ne se masturbe pas, je ne sais même pas s’il fait pipi et caca. L’abbé Pierre a dit qu’il avait eu une vie sexuelle, c’est là où je vois la contradiction avec les préceptes de son ordre par exemple.

                  Nietzsche a perdu la raison, peut-être que ce n’est pas contradictoire avec sa philosophie. Je n’ai pas trop peur de regarder les fous... c’est vrai que ce n’est pas marrant pour eux, surtout si on veut continuer de vivre avec les autres.

                  Ce n’est pas blasphémer que de dire que Nietzsche est une littérature d’adolescent, Julot au moins argumente un peu (rapport à l’articulation individu/adolescent, je dirais que finalement dans ce cas toute notre société a des composantes adolescentes, Sarkozy en est un bon exemple). Cioran, comme Nietzsche, a dit beaucoup de choses, le contexte est obligatoire si on veut les comprendre. Je ne suis pas sûr qu’il existe chez ces deux là des réponses définitives, certainement parce que la réalité n’est pas continue.


                • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 18:23

                  « rapport à l’articulation individu/adolescent »

                  Je voulais dire articulation individu/société, désolé.


                • Bill Bill 15 février 2007 13:30

                  Lire Nietzshe, c’est un régal pour l’esprit, et vous avez raison de souligner à quel point ces mots sont juste, et son esthétique est irréprochable. Ce passage sur Epicure m’avait marqué :

                  « Épicure. - Oui, je suis fier de voir le caractère d’Epicure d’une façon peut-être différente de celle de tout le monde, et de jouir de l’Antiquité, comme d’un bonheur vespéral, chaque fois que je lis ou entends quelque chose de lui ; - je vois son oeil errer sur de vastes mers blanchâtres, sur des falaises où repose le soleil, tandis que de grands et de petits animaux s’ébattent sous ses rayons, sûrs et tranquilles comme cette clarté et ces yeux mêmes. Un pareil bonheur n’a pu être inventé que par quelqu’un qui souffrait sans cesse, c’est le bonheur d’un oeil qui a vu s’apaiser sous son regard la mer de l’existence, et qui maintenant ne peut pas se lasser de regarder la surface de cette mer, son épiderme multicolore, tendre et frissonnant : il n’y eut jamais auparavant pareille modestie de la volupté. »

                  C’est un régal de le lire, et j’ai lu avec beaucoup de plaisir son Ecce Homo.

                  Ces descriptions des bigots de sont temps sont plus que savoureuses, avec leur petite morale étriquée, il faudrait en reproduire une page ici.

                  Bien cordialement

                  Bill


                  • HKac HKac 15 février 2007 13:59

                    Bravo pour cette excellente synthèse du personnage Nietzsche et de sa pensée. Il y a tant à dire sur cet homme visionnaire ! La comparaison avec Hegel est hardie mais vaut le coup ! Si mes souvenirs de jeunesse sont bons, Nietzsche se détachait de Hegel tandis qu’il s’ancrait dans Schopenhauer (tout en s’en différenciant).

                    Que dire de Nietzsche et de sa philosophie à « coups de marteau ! » ? L’oeuvre de F. Nietzche permet d’embrasser toute l’histoire de la philosophie jusqu’à la fin du XIXe. Pour ceux qui veulent une introduction à l’ensemble de la pensée philosophique, commencez par Nietzsche. Un vrai Wikisophia à lui tout seul.

                    De plus vous apprendrez la philosophie en vous marrant, la philosophie gaie, celle du « Gai savoir ! ».

                    Son style court, très rythmé et percutant sous la forme d’aphorismes et de maximes (moralistes ou a-morales justement) vous rendra la tâche facile et agréable.

                    Tout le XXe siècle a hérité de la pensée de Nietzsche que ce soit pour (psychanalyse) ou contre (sa pensée a été en effet dénaturée et reprise à mauvais compte. Sa rupture avec Wagner en est la preuve).

                    Ce personnage a une avance de cinq siècles sur le monde ! Félicitations à l’auteur et merci à AgoraVox d’avoir publié un article aussi intéressant sur un sujet qui n’est pas forcément d’actualité. Bonne journée à tous !

                    PS : ce que peut nous enseigner Nietzsche : le libre arbitre, la liberté de penser et de douter des comportements grégaires. Surtout à notre époque de manipulation des esprits par de puissants médias.


                    • Julot (---.---.208.241) 15 février 2007 14:20

                      « Dieu est mort ! signé Nietzsche » « Nietzsche est mort ! signé Dieu »

                      Ce bon vieux Nietzsche. C’est stimulant quand on est ados. Ca sert de base pour se donner cette posture de rebelle qui fait toute la gloire de nos 17 ans.

                      Après coup, on se sent un peu crétin. Mais c’est vrai que ca ouvre aussi l’esprit.

                      En société on s’aperçoit très vite que citer Nietzsche dans un diner, c’est un peu comme parler d’une passion pour les mangas érotiques. Ca fait gamin, alors que cela mériterait un peu plus de conséidération.


                    • Julot (---.---.208.241) 15 février 2007 14:21

                      Tu peux finalement résumer Nietzsche à du nihilisme. Ca fait du bien les soirs de déprime, et ca déprime les soirs de fête.


                    • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 14:51

                      @Julot

                      Aucun intérêt en effet à citer Nietzsche dans un dîner, ni Marc-Aurèle d’ailleurs ou Marx ou Proust. Quant à citer Jean-Claude Vandamme je n’en parle pas, on est inaudible (dans un dîner ou ailleurs en fait). Mieux vaut citer Ardisson ou Santini, voir même Lorie. En fait la crédibilité... ne citez personne c’est mieux. Si vous vous taisez vous paraitrez intelligent en plus.

                      Par rapport à la citation sur Dieu... franchement je trouve ça un peu puéril. Mais je vous réponds : on peut vivre sa foi tout en prenant au sérieux ce qu’il dit, essayez vous verrez que vous y trouverez plus de dimension que dans la Bible (qui est certes mal écrite). Il est vrai que je n’ai jamais cherché à être « rebelle », même pas au collège... mais il est vrai aussi que comme tout le monde se croyait « rebelle » à l’époque peut-être que je l’étais en ne cherchant pas à l’être.

                      @julot

                      Est-ce que Nietzsche était nihiliste ? Il étudiait au moins quelque chose d’individuel. Après tout Descartes ne part-il pas du soi pour appréhender le monde ? Nietzsche en tant qu’esthète est plus intéressé par le beau que par le vrai... gageons que la réalité est encore autre chose, ce n’était tout simplement pas son propos.


                    • Julot (---.---.208.241) 15 février 2007 17:11

                      La phrase sur Dieu ets en fait un graffiti du quartier latin en mai 1968.

                      je l’ai mise parce qu’elle met en exergue la puerilité de la position rebelle que l’on peut avoir à 17 ans. Non parce que j’y souscrirait. C’était une boutade

                      C’est finalment assez mignon un athée de 17 balais, simplement parce que le concept de Dieu ne le touche pas. Il appelle « Dieu » la société toute entière.

                      Et quand il commence à piger le fonctionnement de la société, il se calme et laisse Nietzche dans un carton avec Zadig et Voltaire, Germinal, et consors.

                      Nul doute que la bible au demeurant soit plus interessante que les écrits d’un Nihiliste qui fascine un premier temps, puis gonfle.

                      A celui qui se vexe que je dise que ca ne fait pas mature dans un débat entre adulte, je dirait ceci. Quandtu parle de cet homme, tu passes pour un emmerdeur. Quand tu parles de Marc aurèle aussi (sauf si tu dis qu’il est dans gladiator).

                      Mais rassure-toi, on ne parle pas de Lorie ou de Van damme autour de moi. Tu as du me confondre ave quelqu’un. On parle politique, philo, littérature. Mais on ne se branle pas. Et Nietzche, finalement, c’est de la branlette intelelctuelle. Très bien écrit, non dénué d’intérêt, mais de la branlette quand même.

                      Je ne me suis pas exprimé sur la bible.


                    • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 17:59

                      @Julot

                      Si tu t’es exprimé sur la Bible : « Nul doute que la bible au demeurant soit plus interessante que les écrits d’un Nihiliste qui fascine un premier temps, puis gonfle. » Je n’ai rien trouvé d’intéressant dans la Bible. Tu as été fasciné puis gonflé... bon. Par rapport à quoi en fait ? Et en quoi Nietzche est nihiliste, je ne vois pas où en fait : il décrit le monde d’une certaine manière. Par exemple il ne nie pas le temps (comme Hawking qui étrangement n’est pas considéré comme nihiliste) il en fait un cycle enroulé sur soi-même pour mettre en valeur la responsabilité du soi, c’est hautement éthique (l’éthique ne peut pas être nihiliste).

                      D’autre part je ne mets pas Vandamme dans le même sac que Lorie, relis-moi... j’aime beaucoup ce qu’il dit ce qui fait qu’en effet je me retrouve souvent peu crédible (ça me fait ni chaud ni froid). Quand à passer pour un emmerdeur ou pour un mec cool si ce n’est pas un comportement que l’on retrouve au collège, on le retrouve au lycée. Le plus souvent, pas toujours, on s’en soucie guère une fois adulte. Mais enfin je dois dire que la maturité n’est pas mon fort... déjà au lycée un de mes professeurs m’a dit que j’étais immature, mais une fois que je lui ai demandé pourquoi il m’a répondu que c’était parce que je riais tout le temps. Ma foi j’espère rire encore à 90 ans et j’ai passé l’âge d’être vexé lorsqu’on me traite de « bébé cadum ». Quel est le problème en fait ? Tu peux citer ceux que tu veux, après tu peux citer Jésus je trouverais pas ça moins chiant ni plus mature au contraire.


                    • Julo (---.---.230.84) 15 février 2007 19:49

                      euh... j’ai parlé de la bible très sommairement dans ma réponse, mais pas dans mon message initial.

                      Je ne te juge pas personnellement, d’ailleurs je ne sais pas qui tu es. Si lu lis cet auteur, tant mieux pour toi. Mes remarques à son encontre son le fruit de ma propre expérience.

                      J’ai lu les pensées de marc aurèle avec intérêt. Je me fout de van damme parfois comme tout le monde (scientologue ce mec non ?).

                      Et je me retire de ce débat que j’ai hélas quelque peu poussé au hors sujet.


                    • José Bouquinhas (---.---.103.217) 15 février 2007 14:18

                      Nietzsche n’a rien inventé. Il a su être tout simplement un grand interprète de la pensée grecque ! Tout ce que N. a dit est dans l’oeuvre de Héraclite et dans les tragédies grecques.

                      La vie est vraiment une tragédie ! Et pour savoir vivre un tout petit peut il faut savoir être grec, nietzschéen quoi !

                      Attention je mens !

                      Oui, parce que avant la tragédie grecque, il y avait Homère, Hésiode et...et... les égyptiens, les éthiopiens, les NOIRS quoi ! Vive les NOIRS qui ont tout inventé, même la VIE, mais en France ils sont marginalisés !


                      • ropib (---.---.27.229) 15 février 2007 14:55

                        Les noirs ont inventé la vie ??? Et qu’est-ce que l’humanité à voir là-dedans d’ailleurs ? Nietzsche a-t-il demandé des royalties sur des concepts brevetés par des grecs ?

                        « Madame, madame ! C’est moi qui ai répondu le premier ! »... on s’en fout. D’ailleurs la forme est tellement belle que déjà rien que pour ça sa lecture est pertinente.


                      • Julot (---.---.208.241) 15 février 2007 17:13

                        « Nietzsche n’a rien inventé. Il a su être tout simplement un grand interprète de la pensée grecque »

                        Ah bon. J’ai pourtant souvenir qu’il explique que tout ces philosophes se sont gourés.


                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 février 2007 19:47

                        Mauvais souvenir ; Frédéric Nietzsche estimait beaucoup les présocratiques et les sceptiques. Il avait consacré un mémoire à Diogène Laërce, qu’il appelait "le veilleur de nuit de la philosophie.


                      • trevise (---.---.23.8) 15 février 2007 14:18

                        « Premièrement, l’ontologie du négatif comme puissance subjective opposée et mise en tension avec le monde extérieur »

                        D’entrée de jeu, je suis largué. Pourtant, je sens que ça pourrait m’intéresser, mais il me faudrait un décodeur. Quelqu’un connait-il un bon ouvrage de vulgarisation philosophique (j’en avais trouvé un très bon sur les philosophes de la Grèce antique, je cherche le même style pour Nietzsche).


                        • (---.---.28.21) 15 février 2007 14:36

                          « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

                          Je dois proclamer son nom : Jésus est « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,6). C’est lui qui nous a révélé le Dieu invisible, c’est lui qui est « le premier-né de toute créature », c’est « en lui que tout subsiste » (Col 1,15.17). Il est le maître de l’humanité et son rédempteur, il est né, il est mort, il est ressuscité pour nous.

                          Il est le centre de l’histoire du monde ; il nous connaît et nous aime ; il est le compagnon et l’ami de notre vie, « l’homme de la douleur » (Is 53,3) et de l’espérance ; c’est lui qui doit venir, qui sera finalement notre juge et aussi, nous en avons la confiance, notre vie plénière et notre béatitude.

                          Je n’en finirais jamais de parler de lui ; il est la lumière, il est la vérité ; bien plus, il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6). Il est le pain, la source d’eau vive qui comble notre faim et notre soif. Il est notre berger, notre chef, notre modèle, notre réconfort, notre frère. Comme nous, et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, opprimé, souffrant.


                          • Bill Bill 15 février 2007 15:18

                            Bonjour 28.21

                            Vous êtes un peu à coté sur ce coup-là smiley mais savez-vous que Benoit XVI est un véritable amateur de Nietzsche ? Il le cite d’ailleurs très volontiers.

                            Bien cordialement.

                            Bill


                          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 février 2007 19:44

                            Benoit XVI serait un véritable récupérateur de Nietzche ?

                            C’est possible. Peut-être n’avait-il lu, au moment où il était chez les nazis, que ce détournement de texte que constitue ce qui a été édité sous le titre « La volonté de puissance » et qui est loin de représenter l’ensemble des fragments posthumes.

                            Mais B16 amateur de Frédéric, c’est aussi incroyable que les dogmes du catholicisme.

                            Voir dans l’index en lien un aperçu de ce que Nietzsche a écrit sur la religion.

                            Pour Nietzsche, « Dieu est une hypothèse bien trop extrême ».


                          • Bill Bill 15 février 2007 20:44

                            Cher Courouve,

                            On peut être amateur de Nietzsche et Pape, on peut lire Nietzsche et ne pas adhérer à toute sa philosophie, les pensées ne sont pas forcément incompatible, il ne faut pas non plus être si manichéen. Chrétien ou pas, le Pape est un bonhomme très intelligent, et très au dessus de la plupart des dirigeants de notre monde, voire de tous. Un extrait paru dans le figaro :

                            « Benoît XVI est certainement un intellectuel de très grande volée. Il est, si l’on peut dire, le dernier représentant de la génération des très grands théologiens qui ont fait le concile Vatican II, même si lui y a participé dans sa totalité à titre d’expert. Et non d’évêque, comme Jean-Paul II. Sa culture, son ouverture sur la pensée contemporaine sont très remarquables. Il a tenu récemment à Munich un dialogue important avec le philosophe Habermas, l’une des têtes de l’école de Francfort, qui fut marxiste et qui a été largement marqué par le marxisme. Ce dialogue public sur la philosophie contemporaine et la vision du monde, tout à fait étonnant et publié en Allemagne, fera certainement beaucoup de bruit en France lorsqu’il sera traduit. Comme Jean-Paul II, il parle couramment plusieurs langues, les langues principales européennes. »

                            C’est Lustiger qui témoigne, je vous trouve un extrait parlant du Pape et de Nietzsche.

                            Bill


                          • Bill Bill 15 février 2007 20:49

                            Voila, j’ai trouvé un passage sur lui dans une biographie ! Durant ses études, il faut lire jusqu’au bout :

                            "En 1944, enrôlé dans le service du travail obligatoire, comme tous les garçons de son âge, Joseph subit des pressions pour s’engager dans les Waffen SS. Certains cèdent ; lui, non : « J’eus la chance de pouvoir manifester mon intention de devenir prêtre catholique. On nous renvoya sous les quolibets et les jurons. »

                            Au grand séminaire de Freising, puis à Munich, Joseph Ratzinger se découvre un goût pour les études et la lecture : les oeuvres de Dostoïevski, Bernanos, Mauriac, Gertrud von Le Fort lui servent de romans de formation. En philosophie, c’est Nietzsche, Bergson et Heidegger qui ont ses faveurs. Mais c’est surtout en théologie que l’étudiant se révèle : il se passionne pour la pensée de saint Augustin, de Romano Guardini mais aussi du penseur juif Martin Buber. "

                            Mais le Pape a bien sûr une pensée complête, cet homme cultivé s’intéresse à tout...

                            Bien cordialement !

                            Bill


                          • maxim maxim 15 février 2007 22:34

                            Benoit XIII aime bien Nietzsche ??pourtant dans l’antéchrist ce dernier disait : on peut poser qu’il y a équivalence complète entre le chretien et l’anarchiste...ils n’ont d’autre but,d’autre instinct que la destruction.....

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