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Accueil du site > Actualités > Société > Révélation : je suis un libéral-conservateur

Révélation : je suis un libéral-conservateur

Les élections présidentielles, malgré la faiblesse des débats et la course à l’audience permanente, ont peut-être un aspect positif : elles sonnent le glas du clivage Gauche/Droite traditionnel. Une nouvelle division des partis va voir le jour : d’un côté les libéraux, en faveur d’une plus grande intégration européenne, d’une participation plus poussée à la mondialisation et en faveur des accords de libre-échange. De l’autre les antilibéraux pour qui le protectionnisme, l’immigration contrôlée et la souveraineté sont des termes de bon aloi. Une nouvelle vie politique française va émerger et j’ai déjà trouvé mon camp : les libéraux-conservateurs.

Commençons par le début, qu’est ce qu’un libéral-conservateur ? Le libéral conservateur est un libéral partisan de combiner des critères libéraux en économie avec des mesures conservatrices sur le plan social. Déjà cette première condition est sujette à de nombreuses critiques comme c’est le cas du penseur Jean-Claude Michéa pour que le libéralisme économique mène inévitablement au libéralisme sociétal. Les deux libéralismes seraient-ils donc liés ? Pas pour un libéral-conservateur pour qui la famille, la propriété privée et les valeurs occidentales sont défendues. Leur conception de la société repose sur des bases culturelles (voir même héritière de la religion) alors qu’ils prônent des mesures plus libres sur le plan économique (liberté d'entreprendre, maîtrise des dépenses publiques, baisse des prélèvements obligatoire, etc…).

Sans surprise, le libéral-conservateur attache une haute importance aux sujets de société et entend vouloir défendre les valeurs et les institutions traditionnelles qui se sont accumulées au cours de l’histoire et qui ont résisté à l’épreuve du temps. Et le mal est incarné par les évolutions qui tentent de s’opposer à ces valeurs et qui veulent modifier la civilisation occidentales. Les conservateurs sont très disposés à voir l’utopie comme une menace qui ne peut être arrêtée que par l’autorité politique. Ils voient le progressisme irraisonné comme étant une inclination de la nature humaine d’où la nécessité de recourir aux institutions politiques pour protéger la civilisation. Raison pour laquelle un conservateur réfléchira à deux fois avant de considérer un changement important, de peur que l’avenir de la civilisation en dépende, ou du moins qu’elle risque d’en sortir affaiblie. Ce côté sombre de la nature humaine ne sera jamais éradiqué. Mais il peut être domestiqué par les institutions sociales, notamment la famille, la religion et l’autorité politique. Les conservateurs reconnaissent aisément avec les libéraux que les marchés récompensent les vertus de prudence et de patience. Mais ils les accusent systématiquement de saper les traditions culturelles, en mettant la vulgarité à égalité avec le sublime, sans hiérarchisation morale. Ils voient dans la défense libérale du marché une promotion de la marchandisation du monde et de l’humain.

Malheureusement, la lacune actuelle qui vise à stigmatiser les conservateurs proviendrait essentiellement « du malentendu qui continue de frapper la notion de conservatisme en France », trop hâtivement réduite au champ politique, moral ou social et surtout trop facilement assimilée à une posture dogmatique tendant au refus de toute évolution ou progrès. Les clichés paraissent donc avoir la vie dure, particulièrement en France où l’on n’a pas vu que le « conservatisme » dont il était question ici ne relevait pas d’une doctrine politique ou sociale défendant certaines idées ou valeurs, mais plutôt d’une « disposition à penser ou agir ». 

Être conservateur est donc une « disposition » et non une croyance ou une doctrine comme le spécifie le philosophe britannique Michaël Oakeshott dans son œuvre Du Conservatisme[1]. Une disposition à certaines pensées ou comportements, comme par exemple employer et apprécier ce qui est disponible plutôt que souhaiter quelque chose d’autre. Ou encore, estimer le présent en raison de son caractère familier. Il s’agit donc d’un état d’esprit comme l’explique Oakeshott  « Être conservateur est une disposition qui sied à l'homme particulièrement conscient d'avoir quelque chose à perdre et qui lui tient à cœur. […] Être conservateur, alors, c'est préférer le familier à l'inconnu, l'éprouvé à l'inédit, le fait au mystère, le réel au possible, le limité à l'illimité, le proche au distant, le suffisant au surabondant, le convenable au parfait, et la joie présente à un utopique bonheur. Les relations et les loyautés familières seront préférées à l'attrait d'attachements plus utiles ; acquérir et agrandir importera moins que garder, cultiver et aimer ; la douleur de la perte sera plus aiguë que l'excitation de la nouveauté ou de la promesse. » 

Sur le plan économique, ils reconnaissent l’importance de l’Etat mais préfèrent le voir recentré et limité à ses fonctions régaliennes (police, justice, armée et la monnaie). Une tendance qui est inscrite dans la Droite de ces dernières années, la volonté de promouvoir les libertés économiques pour laisser livre court à la méritocratie. L’égalité des chances économiques en faisant reposer l’effort sur le libre-arbitre de l’individu. Ainsi, Ronald Reagan et Margaret Thatcher sont des idéaux souvent cités par les libéraux-conservateurs, pour leurs capacité à concilier les libertés économiques avec un ordre sociétal défini. Ce mouvement tend à concilier intelligemment réforme économique et tradition culturelle afin de faire évoluer la société sans la bouleverser.

Pour finir cette intervention, je citerai la belle et courte phrase de Benjamin Disraeli[2], qui résume très bien la pensée d’un libéral-conservateur qui aspire à « réformer ce qu’il faut et conserver ce qui vaut ». C’est donc une politique du juste milieu qui est vantée en ayant un regard prudent sur les évolutions technologiques et le bouleversement des mœurs.

 

[1] Œuvre dont je vous recommande la lecture pour pleinement comprendre la pensée conservatrice

[2] Homme politique et auteur britannique (1804-1881)


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30 réactions à cet article    


  • cétacose2 6 mai 09:09

    Le« fachisme »ne passera pas ,c’est facheux . Et le « connardisme » l’emportera ,c’est monstrueux .Pourtant c’était le moins pire...


    • JL JL 6 mai 12:02

      Déjà, ça démarre fort :

       
       ’’Les élections présidentielles, malgré la faiblesse des débats et la course à l’audience permanente, ont peut-être un aspect positif : elles sonnent le glas du clivage Gauche/Droite traditionnel.’’
       
      L’auteur veut sans doute parler de cette campagne électorale interminable. Sa première sans doute. Une découverte probablement.
       
      Voire dans la mort du clivage droite gauche un aspect positif, c’est évidemment prendre d’emblée, parti pour ses assassins.
       
      Et quand il parle de « sonner le glas (de la lutte des classes) » je vois bien qu’il le fait avec une joie non dissimulée. 
       
       

      • JL JL 6 mai 13:13

        L’équation de cet entre-deux-tours ne comporte pas que deux termes (la montée du néo-fascisme, la poursuite par d’autres moyens de l’œuvre de destruction néo-libérale), mais trois ― le troisième étant la division des organisations politiques et syndicales de gauche, des mouvements et des individus face au « vote barrage ».
         
        Les deux compères qui se disputent l’accès à l’Elysée sont entièrement d’accords et omplices sur le troisième terme : la division des organisations politiques et syndicales de gauche, et plus largement, toute la gauche, ce que l’auteur ici qualifie de décès du clivage droite-gauche.

      • JL JL 6 mai 18:03
         demain, il faudrait que, massivement, ceux qui ont voté au premier tour, autre chose que l’un des deux marioles, déposent dans l’urne le même bulletin qu’au premier tour.
         
        Ce serait géant !

      • Onecinikiou 6 mai 18:55

        @JL


        Toujours vos confusions et vos fausses catégories. Qui loin d’éclairer nos concitoyens, participent de l’enfumage général. 

        On peut savoir ce qu’est le social, le modèle social, des mesures sociales, et socialement favorables au plus grand nombre ; mais quant à la gauche, qu’est-ce sinon essentiellement l’héritière de la philosophie des Lumières, qui a accouché dans sa déclinaison « petite-bourgeoise » tant du libéralisme que de l’essor du « progrès » capitaliste. 

        Il faut donc découpler dans votre esprit (et de beaucoup) les notions de socialisme d’une part et de gauche d’autre part, qui ne sont pas réductibles l’une à l’autre. Notion de gauche qui par ailleurs n’existait pas avant l’affaire Dreyfus (Michéa), et moins encore dans aucune contribution des éminents théoriciens socialistes et marxistes.

        Pour preuve également les mesures incontestablement sociales, et sinon socialistes, prises dans les années trente par le régime nazi (baisse du chômage de 6 millions à 1 million en quatre ans), et même dès les années 20 (plus de dix ans avant le front populaire en France), par le pouvoir fasciste mussolinien : jour de 8h de travail et semaine de 40h adoptés dès 1923, interdiction du travail de nuit pour les femmes et les mineurs, instauration des colonies de vacances pour la jeunesse, adoption en 1927 d’un régime de santé publique et de prévoyance inconnu jusqu’alors en Europe etc...

        Sauf à admettre par un homme de « gauche », non sans un paradoxe certain, que ces expériences furent de gauche alors même qu’il les assimile à des expériences d’extrême-droite, preuve est faites qu’il n’y a pas nécessairement corrélation entre ces notions, et que même parfois (voire souvent) elles peuvent être antagonistes ou contradictoires. 

        Passons évidemment sur la fait que le gouvernement dit de gauche depuis 2012, et revendiqué comme tel même par Mélenchon à la même époque (qui a déchanté depuis), fut l’un des plus anti-sociaux que la Vème République ait eu à connaitre. 

      • epicure 6 mai 23:33

        @Onecinikiou

        C’est pourtant simple, quand on a une approche rationnelle, la gauche c’est ce qui s’oppose de façon antagoniste à la droite, et encore plus à sa version extrême, et donc dans ce sens, le socialisme ( Marx, Jaurès, etc.... ) , c’est la gauche pleine , entière, et surtout cohérente.

        Le socialisme est en fait l’héritier des Lumières, mais sans l’hypocrisie bourgeoise qui ne réservait la liberté que pour le bon bourgeois. Ce qui caractérise les valeurs des Lumières en opposition à la pensée archaïque, c’est l’individualisme et l’universalisme, c’est à dire les fondements philosophiques du socialisme, tel qu’il s’est développé, et des idées de gauche cohérentes en général.

        Pour le nazisme et le fascisme tu as oublié : interdiction des syndicats, de la grève, mesures libérales pour mussolini, alliance avec les cartels industriels pour hitler, travail esclavagiste dans les camps de travail, etc....

        Quelques mesures sociales découplées de tout le reste en font pas du socialisme, de même ce qui compte c’est aussi à qui sont appliquées ou ne sont pas appliquées les mesures. C’est comme Bismarck qui a créé la sécurité sociale en Allemagne pour éviter une révolution socialiste. Parce il faut voir ce qu’il y a derrière. hitler a développé un modèle social avant al guerre, pour avoir un peuple aryen fort en bonne santé ... pour faire la guerre.
        Question subsidiaire : c’est quoi les mesures sociales pour les handicapés de la part du nazisme ?

        Tu oublies l’énorme fossé entre la gauche , qui a du sens et pas juste une étiquette, et l’extrême droite, c’est l’opposition entre l’égalité , et l’inégalité. Les mesures sociales sont de gauchequand elles sont appliquées à l’ensemble de la population, SANS DISCRIMINATION. Et ça aucun régime d’extrême droite ne le fait. Suffit de voir que le FN prévoit d’exclure les immigrées clandestins de la protection sociale (AME).

        Ce qui fait l’idéologie, ce sont les principes, et les buts. Et ceux de l’extrême droite ont toujours été à l’opposé du socialisme.

        Bref qui fait la confusion ? ....


      • Onecinikiou 6 mai 23:57

        @epicure


        Aucun régime communiste au monde n’a pas viré totalitaire : parti unique, emprisonnement des opposants, culte du chef, assassinats de grande envergure, presse inexistante, justice aux ordres etc...

        Quelle différence dans les faits avec le nazisme ou le fascisme ? Aucun. 

        L’universalisme est la doctrine maçonnique par excellence, maçonneries qui furent condamnées par toutes les obédiences marxistes et trotskistes sans exception.

        L’individualisme fondement philosophique du socialisme ? D’évidence vous n’avez pas du faire beaucoup de philosophie. Tout ce qui fait commun (communisme) et société (socialisme), ou l’intérêt du groupe prime et préempte toute autre considération, s’oppose intrinsèquement et par définition à la notion d’individualisme. 

        Le fondement philosophique de l’individualisme c’est le libéralisme, et réciproquement.

        Réécoutez l’immense de Benoist à cet égard :


      • epicure 7 mai 22:22

        @Onecinikiou

        Oui mais ce sont des communismes d’étiquette, au vu de la définition du comunisme par ceux qui ont forgé le concept.

        Un peu comme la mafia qui fonderait l’association des gens honnêtes. ( c’est simplifié mais c’est pour faciliter la compréhension ) est ce que el fait de se déclarer honnêtes , ferait d’eux des gens honnêtes ?

        Le comunisme, le vrai c’est l’antithèse des idéologies d’extrême droite comme le nazisme et le fascisme, comme tu le dis ces régimes dits communistes ont beaucoup de similarités avec les régimes d’extrême droite, donc il y a un problème flagrant. Mais que par paresse, ignorance, intérêt, beaucoup évitent de résoudre. Ce qui est antagoniste ne présente aucune similarité.

        SI on compare le communisme de Marx, ses motivations, ses buts, ses moyens , etc... on voit que tout l’oppose au fascisme et au nazisme. SI les régimes dits communistes étaient vraiment communistes, ils devraient donc présenter plus de similarités avec le communisme de Marx qu’avec les anti-thèses d’extrême droite. Hors ce n’est pas le cas.
        Dasn ce cas dire que c’est régimes sont communistes n’a pas de sens, sauf pour la propagande de ces régimes, et ceux qui ont intérêt à ce que des idéologies qui prêtent l’abolition des pouvoirs particuliers ne puissent pas s’imposer.

        Pas de leçon de philosophie de part de quelqu’un qui dit que l’universalisme se réduit au maçonisme. zéro pointé.

        L’universalisme est l’une des deux mamelles des idéologies de gauche, des socialismes, des communismes.
        Va réviser ton B A BA de philosophie.

        Universalisme = unité du genre humain, égalité entre les humains, en considération, droits et libertés.
        Bref tout ce qui différencie la gauche du libéralisme et de la droite.

        Je n’ai aucune prétention à présenter un doctorat en philosophie, mais au moins je sais une chose en te lisant, c’est que sur l’individualisme j’en connais un plus gros rayon que toi.

        Le socialisme que j’appelle historique, dont Marx est la figure tutélaire la plus connue, mais Jaurès en est une autre facette par exemple, est reconnu par les gens qui s’y connaissent pour être une philosophie Individualiste Universaliste.
        SI je suis capable de déduire tout seul, c’est surtout des gens dont le métier est de penser la politique, la philosophie, ou la sociologie qui le disent.

        Donc toi l’ânonyme d’internet, tu dis que ces gens là ne connaissent rien en philosophie, et que tu en connais un plus gros rayon qu’eux....
        Très crédible comme démarche n’est ce pas....

        Manifestement tu n’y connais pas plus sur Marx , et l’individualisme. Les gens compétents reconnaissent en Marx une vrai pensée individualiste.
        Marx en prônant l’émancipation de l’être humain, est plus individualiste que les libéraux qui valorisent la concurrence du tous contre tous, et privilégient la possession matérielle sur les besoins des non possédants.
        Non l’individualisme ne s’oppose pas à l’intérêt du groupe quand le groupe est considéré comme un collectif d’individus égaux, comme dans le socialisme ou le communisme, et l’intérêt du groupe consiste à réponde aux attentes autonomes ( égal pouvoir de décision entre les individus , santé, connaissances, cultures, libre choix sociétal, etc... ) des individus du collectif.

        Si tu n’avais pas le niveau zéro de philosophie, tu comprendrais qu’en fait c’est l’universalisme la condition du vrai individualisme, c’est à dire la considération de l’individualisme de chacun de façon égale.

        Tu confonds l’individualisme avec l’égoïsme, preuve encore que tu essayes de ma faire des leçons alors que toute ta réponse repose sur l’ignorance.

        Le libéralisme est un individualisme particulariste, qui lui fait la glorification de l’égoïsme, qui implique en fait de négliger l’individualisme de certains pour assouvir son égo.

        Pour l’anecdote, le philosophe Épicure, est l’un des pères de l’individualisme, pourtant sa pensée n’a que peu à voir avec le libéralisme, par contre Marx, y a trouvé un intérêt dans sa pensée matérialiste.

        Donc petit rappel philosophique :
         individualisme universaliste = gauche, socialisme, communisme (version Marx)
        individualisme particulariste = libéralisme

        le reste n’est que blabla et ignorance ou manipulation des mots et de leur sens.

        Les termes philosophies et les termes du langage courant ce n’est pas forcément la même chose, comme pour le matérialisme qui n’a pas le même sens selon qu’on considère la philosophie ou le matérialisme vulgaire, les deux s’opposant en fait. Par exemple toujours le même Épicure pose une pensée matérialiste qui s’oppose au matérialisme vulgaire utilisé dans le langage courant.
        En fait ces transformations dans le langage commun, sont souvent le fruit de la propagande de l’église catholique pour diaboliser les concepts qui étaient opposées à ses idées dogmatiques. C’est fait pour empêcher les gens de penser (comme le mécanise décrit par Orwell, quand les mots perdent leur sens, on ne peut plus penser ).


      • Onecinikiou 8 mai 02:51

        @epicure


        « Universalisme = unité du genre humain, égalité entre les humains, en considération, droits et libertés. »

        NON. Cette notion de l’universalisme en est une des définition, exclusivement teintée d’occidentalisme par ailleurs. Comme de prévisible vous faites dans l’anthropo-centrisme, et extrapolez au monde entier des notions qui en réalité ne sont que particulières à un groupe humain : le vôtre en l’occurence. 

        Il convient en effet de récuser méthodiquement l’idée farfelue selon laquelle, sous prétexte qu’ils appartiennent au même genre humain, les hommes seraient réductibles à cette seule dimension biologique unidimensionnelle, alors qu’ils sont des êtres de culture cherchant précisément à s’émanciper de leur condition naturelle et animale. Votre vulgate pseudo universaliste cherchant par glissement progressif à entériner l’idée qu’ils partageraient un même système de valeurs, de mêmes idéaux et de mêmes intérêts, confondus en tous temps et en tous lieux, est une révoltante utopie violemment démentie par les faits historiques. 

        C’est d’ailleurs, au passage, tout à fait symptomatique et paradoxal que des individus supposément attachés aux valeurs du progressisme déterminent l’idée qu’ils se font de l’Homme par une argumentation fondée en premier lieu sur des critères essentiellement biologiques et non philosophiques, dixit Mélenchon pour justifier de l’intérêt du genre humain, définition parfaitement abstraite, désincarnée, et hors sol.

        Introduire cette idée permet d’en développer une autre, souvent masquée en France par les oripeaux d’un républicanisme et laïcisme de façade, qui se trouve être, comme il a été dit précédemment, la notion d’universalité, et en particulier d’universalité des Droits de l’Homme. Or c’est justement une imposture, dangereuse et criminogène et ce pour plusieurs raisons que je vais m’attacher à énoncer :

        1/ Première objection : tout n’est pas réductible à la vision du monde - pourtant parfaitement réductrice - qu’en ont nos universalistes, dont il faut notamment chercher à se décentrer pour s’en affranchir. Par exemple, pour qui s’intéresse à la géopolitique constate très rapidement qu’il y a des constantes dans l’Histoire, mues par des dynamiques qui leurs sont propres. Cultures, traditions, croyances, religions, sont autant de paramètres à prendre en compte au sein de l’hypothétique unité de l’Homme, et que l’on peut réunir sous le vocable de « système de valeur ». Et, très exactement, il ne faudrait surtout pas oublier que ces systèmes de valeur, multiples et c’est un état de fait, sous-jacents à toute politique et géopolitique quelle qu’elle soit, s’ancrent d’abord et avant tout dans une géographie particulière. Contingence qui déjà s’accorde très mal, par principe, avec l’idée même d’universalisme.

      • Onecinikiou 8 mai 02:54
        2/ Deuxième objection, qui découle de la précédente, la plus redoutable : le simple fait que ces systèmes de valeurs, ces différentes cultures et civilisations, revendiquent pour elles-mêmes leur propre universalisme, relativise explicitement et logiquement la notion même d’universalité. Ce qui est auto-contradictoire dans la juste compréhension de la notion même d’universalisme, puisque devant s’imposer nécessairement non seulement à toutes et tous, mais de tout temps et en tous lieux. En réalité et très logiquement, le simple fait que plusieurs systèmes de pensée revendiquent pour eux-même - et pour d’autres par leur vocation même - leur propre universalisme aux prétentions contradictoires voire antagonistes, tend à discréditer durablement et sinon définitivement l’idée que l’universalisme soit un concept opérant et valide. Philosophiquement d’abord, politiquement et géopolitiquement ensuite.

        Cette réflexion est le point cardinal en mesure d’affecter en profondeur le corpus idéologique des universalistes de toute obédience, en particulier de ceux qui m’intéressent, les universalistes républicains dont vous êtes un digne représentant me semble-t-il, par la contradiction fondamentale soulevée, et par principe ils ne pourront y répondre sauf à se fourvoyer. Car j’entends au lointain une objection qui consisterait à dire qu’un universalisme serait plus valable qu’un autre, et qu’il aurait par conséquent plus de légitimation à s’imposer. Outre qu’il ne répond en rien au paradoxe d’une logique formelle qu’il vient d’être soulevé et qui a tous les jours des répercussions concrètes dans le monde géopolitique réel, cette pétition de principe vire à la gageure dans la mesure où elle n’est absolument pas en capacité de convaincre ceux auxquels elle est destinée, qui bien souvent ont fait profession de foi (typiquement les religieux, mais pas moins d’ailleurs que ceux acquis à l’universalisme républicain).

        Mon avis est que l’universalisme fut-il laïque, de ce point de vue, se révèle en réalité le faux-nez de la notion d’Absolu transcendantal issus des monothéismes abrahamiques. L’ironie est cruelle pour nos laïcistes : chassez le religieux par la porte il reviendra par la fenêtre. En cela, le laïcisme universaliste qui infuse toute les strates du discours républicaniste achève de démontrer que ce postulat est, au même titre que ces derniers, une véritable religion dans sa conception même. Et on comprend alors pourquoi la franc-maçonnerie, qui a érigé en France cette notion d’universalité du modèle républicain et des droits de l’homme au pinacle (des droits de l’homme blanc répondraient unanimes les peuples du tiers monde, à juste titre puisqu’eux mêmes n’en veulent pas), constitue le clergé occulte de la République !

        Pour achevez la démonstration de l’imposture intrinsèque à la notion d’universalisme, prenons un exemple parmi une multitude d’autre : l’Islam. Qui peut prétendre que l’Islam n’ait pas vocation, de part sa conception dogmatique, à l’universalité ? Qui nous dit que ce que l’on appelle de façon péjorative les « fondamentalistes », nullement en déclin mais bien au contraire partout dans le monde en expansion rapide, n’aient pas pour vocation et projet politique de transformer les nations occidentales et le monde en territoire à majorité musulmane (par conversion ou substitution de population) ? Cela pour une raison simple : le corpus islamique - qui a prétention à l’universalité donc - ne fait absolument pas de distinguo entre les territoires où s’exerce - ou devrait s’exercer - l’influence déterminante de ce dernier. Il n’y a donc pas de frontières à l’islamisation du monde, autrement que ses limites géographiques.

        L’Islam, « religion totale », foncièrement intolérante à d’autres systèmes de pensée - ni plus ni moins que tout corpus universaliste - puisque de surcroit fondée sur des préceptes religieux d’où siège une notion d’absolue transcendantale par définition peu encline à se partager avec d’autre sphères d’influence, idéologies ou système de valeurs. Par conséquent ces principes et ces préceptes, portés à un degré d’absolu tel que la raison ne peut plus avoir de prise, s’opposeront - nécessairement s’entend - pour une partie d’entre eux, c’est à dire les plus explicites et les moins susceptible d’être soumis à interprétation (châtiments corporels, peines capitales divers et variés notamment pour crime d’apostasie, restriction à la liberté de conscience, rupture de l’égalité en droit, ect...) aux principes réputés tout autant universalisables selon notre propre référentiel occidentalo-centré. Pas moins d’ailleurs totalitaire par essence, et les nombreux pays envahis ses dernières années militairement par l’Occident au nom de la prétendue défense des Droits de l’homme en savent certainement quelque chose. Je n’évoquerais mêmes pas ici les motifs invoqués par les « pères de la République » (apporter la civilisation aux peuples inférieurs) pour justifier de la colonisation !

        Dans ces conditions chacun peut comprendre qu’un quelconque partis pris idéologique puisse être vécu par autrui, défendant de fait un autre universalisme, comme une pure aberration morale et même un casus belli, exactement au même titre que l’on jugerait en conscience indécent et malhonnête de se voir refuser un principe de réciprocité élémentaire qui, de notre point de vue encore une fois, peut pourtant sembler évident, cohérent et rationnel ? D’où l’idée qu’il faille introduire un nécessaire et rude rapport de force entre sphères civilisationnelles - et qui n’est absolument pas réductible à du « racisme » ou de la « xénophobie », qui est un épouvantail argumentatif - qui plus est face à des cultures traditionnelles patriarcales et endogames qui ont beaucoup de mal à respecter la propension au compromis, à l’introspection et à la négociation de nos sociétés occidentales dites modernes.

        Un rapport de force d’autant plus intelligent et subtil qu’il supposerait la défense en priorité des valeurs propres à chacun de ces groupes sur les territoire où ils sont historiquement majoritaires et dominants. Ce qu’il faut donc prôner c’est l’intérêt bien compris de toutes et de tous qui passe déjà, indépendamment de notre propre grille de lecture moralisatrice pseudo-universaliste, par le respect des différences au-delà des limites, autrement dit des frontières, qui leurs sont spécifiques. Ce qui implique logiquement, en miroir de ce postulat, de ne nullement devoir accepter, à l’intérieur de celles-ci, l’imposition d’us et coutumes qui leurs sont étrangers. Cqfd.

        Ce qu’il faut donc prôner pour viser la coexistence pacifique entre les nations et les sphères civilisationnelles, est le relativisme culturel, à rebours de la folle prétention à l’universalité. Relativisme fonction d’un paramètre essentiel : l’idée que les systèmes de pensée et les cultures au sens large s’ancrent dans un espace géographique particulier (fondement de toute géopolitique quelle qu’elle soit), ce qui redonne tout son sens et ses lettres de noblesse à cet autre concept fustigé, là aussi et très logiquement, par les idéologues et autres apologètes de l’universalisme : l’idée même de Frontière.

      • Onecinikiou 8 mai 02:56

        3/ Troisième objection : faisons remarquer que ce qui pourrait sembler étrangement incohérent (mais sembler seulement) est que ce discours universaliste sur lequel s’adosse sur la scène mondiale les bonnes âmes occidentales (et parmi elles nombre de libéraux de droite et de libertaire de gauche confondus) au vue de prêcher la bonne parole tels les missionnaires chrétiens du XIXè siècle, est du reste le parfait complément pourtant a priori antagoniste d’une autre posture cette fois-ci sur la scène intérieure occidentale, au sein même de notre sphère d’influence donc, et qui tend par le multi-culturalisme et immigrationnisme qu’il déploie avec force conviction, et le droit à la différence forcené qu’il promeut, à ériger comme modèle un relativisme moral et culturel indiscutable, avec les conséquences heureuses que chacun peut expérimenter quotidiennement.


        Ce qui ne manque pas de dévoiler in fine la totale contradiction intellectuelle de nos tenants humanistes, qui n’en est pas une en réalité, mais fait partie intégrante d’un processus d’aliénation et de manipulation de l’opinion publique afin de lui faire accepter, de plus en plus manifestement contre son gré, un projet mondialiste dégénéré de déculturation, d’éradication, de nivellement et de déracinement à grande échelle.

        Nier ou mésestimer, par pusillanisme ou ignorance (les deux ne s’excluant pas mutuellement), le caractère fondamental des rapports de force politique et idéologique (les deux marchant de concert) au sein de toute société humaine, nous conduira en Occident et singulièrement en Europe, puisque société démocratique au suffrage majoritaire, à des bouleversements sans précédents si nous continuons dans le cadre d’une susbtitution progressive de population par l’apport d’éléments qui sont, pour la plupart, étrangers à notre sphère civilisationnelle. 

        Les universalistes ne voient pas un danger bien réel qui nous menace, le fait que des peuples entiers du monde n’ont pas attendu après l’Occident et ses soi-disantes Lumières pour forger, bien avant elles, leur corpus idéologique et traditions multi-séculaires, et qui, eux-aussi (que nos occidentalistes refusent de voir par aveuglement ou déni), ont vocation à l’universalité. 

        Comment peuvent-il prétendre, alors que nous sommes frappés par une dénatalité mortelle en miroir de l’immigration de masse très souvent issus d’une jeunesse tiers-mondiste en pleine force de l’âge et qui se reproduit, notre population de souche européenne vieillissante et de surcroit touchée par la démoralisation généralisée (et savamment entretenue par l’oligarchie mondialiste destructrice des nations européennes par ressentiment autant que par stratégie), et littéralement abrutis par la « société du spectacle » ?

        Comment pouvons-nous représenter un quelconque modèle d’intégration alors nous-même avons perdu toute fierté identitaire qui constituait pourtant la raison d’être des sacrifices de nos illustres aïeux et justifia tant de sang versé, qui ne croyons plus en nous, par autoflagellation et culpabilisation permanente, par haine de soi, et ne cherchons même plus à imposer notre propre us et coutumes ?


        Notons l’aberration intellectuelle : universalistes au-delà de nos frontières, relativistes en-deçà, alors que c’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire ! 

        Ce qui constitue ici un suprême aveu de faiblesse pour les nouveaux arrivants, trop contents de voir des dégénérés en plus de leur offrir le gite et le couvert, se pousser en demandant pardon pour leur faire une place au chaud !

      • epicure 9 mai 22:27

        a@Onecinikiou  8 mai 02:51

        Ben si, c’est l’universalisme appliqué aux être humains.
        Après on peut l’étendre aux animaux, mais avec certaines limites, car certaines motivations et aptitudes humaines, communes aux êtres humains, n’existent pas forcément chez les animaux, ou beaucoup moins développé. Et donc là il y a moins de choses en commun.Tu peux toujours courir pour espérer avoir des relations de sympathie avec un serpent ou un crocodile par exemple.....

        Ce n’est pas une définition occidentale, puisque cela s’applique à tous les êtres humains , et a été pensé plus ou moins en divers endroits du globe. C’est justement pour ça que c’est universaliste.....
        Donc ton seul argument c’est l’ignorance.
        D’ailleurs tu ne sais même pas lire puisque cela s’applique à l’ensemble de l’humanité, donc ton objection c’est parler pour ne rien dire faute d’avoir de vrais arguments.

        Et la suite c’est du même tonneau, en fait ce que tu dis n’es en aucun cas un argument contre l’universalisme, mais uniquement ce que ton ignorance interprète de ce que tu lis.

        C’(est l’individualisme universaliste, qui conçoit l’être humain comme un individu s’émancipant de sa condition biologique.
        A l’opposé, les particularismes qui s’opposent à l’universalisme, comme le nazisme par exemple, réduisent les êtres humains selon leurs état biologique : race , ethnie, sexe, etc....

        Donc ta critique n’est pas dirigé contre l’universalisme. CQFD.

        Ce que je dis sur l’universalisme est un discours philosophique, c’est le résumé d’une philosophie..... Cela n’a rien de biologique, car les points communs ne sont pas physiques, mais psychologiques, émotionnel, etc.... C’est à dire tout ce qui détermine les relations humaines.
        Bref encore un argument basé sur l’ignorance.

        Ton dernier pseudo argument, est bison, c’est juste le point de vu particulariste étriqué, qui veut diviser les gens sur des considérations arbitraires.
        Dans l’universalisme , ce qui unie, et plus important que ce qui divise.
        Les gens intelligents savent faire fi des différences que tu avance, pour avoir des comportements universalistes.
        L’universalisme c’est justement la capacité à pouvoir des relations humaines entre humains différents. Cela s’oppose à la mentalité étriquée qui ne peut avoir des rapports positifs qu’avec les gens qui lui ressemble.

        Bref tout ton message n’est qu’une suite d’incompréhension de l’universalisme.

        PS : Bush, trump, poutine, l’Arabie saoudite, etc... ne sont pas universalistes.... ils en sont le contraire


      • epicure 9 mai 22:45

        @Onecinikiou

        deuxième objection non valable.

        Se revendiquer d’une chose, ne veut pas dire que c’est vrai.

        Un escroc qui dit à sa future victime qu’il est honnête, n’est pas honnête pour autant.

        IL faut savoir distinguer universalisme, qui met tout le monde à égalité, et l’ hégémonisme qui impose un système particulier au profit de groupes particuliers.
        Par exemple le catholicisme peut être à la fois universaliste ( le catholicisme et le bouddhisme sont deux religions de culture universalistes ) , et hégémonique ( prétention à imposer le pouvoir de l’église catholique à l’ensemble de l’humanité ), alors que l’islam avec son différentialisme historique, ses prétentions universalistes sont avant tout hégémoniques.
        Les impérialismes sont avant tout des systèmes hégémoniques, et non universalistes, vu qu’il y a inégalité. Mais les systèmes impérialistes , peuvent avoir des aspects universalistes, comme avec les romains, qui a assimilé de plus en plus de gens , en leur donnant les mêmes droits de citoyens.

        Ce n’est pas une critique contre l’universalisme que tu fais, mais contre des gens qui se prétendent universalistes, mais qui ne le sont pas vraiment.

        Si diverses sociétés sont universalistes, cela doit se traduire dans les faits, par des faits sociaux identiques.
        Les sociétés qui peuvent se dire universalistes, doivent appliquer la définition que j’ai donné de l’universalisme, c’est à dire traiter les gens de façon égale, au delà des différences.
        D’autres part, les sociétés peuvent être universalistes sur certains aspects, mais pas sur d’autres.
        Comme la société française, qui a des caractéristiques universalistes, la laïcité et le vivre ensemble en sont des traductions, mais elle n’est pas totalement universaliste, notamment dans le monde du travail, où règnent une mentalité hiérarchique.

        L’islam est un corpus particulariste la preuve : les sociétés musulmanes sont sexistes, et pratiquent un différentialisme religieux (droits différents selon la religion), les rites sont fait pour séparer les musulmans des autres. Bref encore une fois la preuve que pour attaquer l’universalisme, tu ne fais que critiquer des choses qui ne sont pas du domaine de l’universalisme.

        Non l’universalisme est la condition du vivre ensemble, ; c’est à dire :avoir des relations pacifiques entre les êtres humains, donc en pas traiter les gens différemment selon des différences supposées ou réelles.
        La mise en avant des différences c’est : le communautarisme, le racisme, le sexisme, l’esclavagisme, le capitalisme,etc....

        Encore une fois tu fais preuve de l’ignorance de ce qu’est l’universalisme, est ses conséquences


      • epicure 9 mai 22:53

        @Onecinikiou

        troisième objection, toujours basé sur la technique de l’homme de paille, et de prendre au premier degrés les affirmations de gens, qui parfois sont dans la propagande, la manipulation.
        Donc tes propos sont inutiles, ils n’ont aucun rapport avec ma définition de l’universalisme.

        la meilleure preuve :
        « 
        et le droit à la différence forcené qu’il promeut, à ériger comme modèle un relativisme moral et culturel indiscutable,
         »
        Ceci est l’opposé de l’universalisme, et donc ce n’est pas l’universalisme que tu critiques.
        Ce qui montre que tu ne sais pas de quoi tu parle.
        Ce dont tu parles ce sont en fait des libéraux ou des gens de droite, des particularistes....


      • andromerde95 9 mai 23:14

        @epicure
        « Ben si, c’est l’universalisme appliqué aux être humains.

        Après on peut l’étendre aux animaux, mais avec certaines limites, car certaines motivations et aptitudes humaines, communes aux êtres humains, n’existent pas forcément chez les animaux, ou beaucoup moins développé. Et donc là il y a moins de choses en commun.Tu peux toujours courir pour espérer avoir des relations de sympathie avec un serpent ou un crocodile par exemple.....

        Ce n’est pas une définition occidentale, puisque cela s’applique à tous les êtres humains , et a été pensé plus ou moins en divers endroits du globe. C’est justement pour ça que c’est universaliste..... »

        - l’égalitarisme est anti-universaliste car en cherchant à gommer les différences (pour « unifier »), il cherche à exterminer l’identité d’une très grande partie des humains, ce qui fait qu’il exclue une très grande partie des humains vu que ton universalisme ne les tolère pas dans leurs particularités, identités et différences. ton universalisme est compatible qu’avec une partie de la population mondiale : les occidentaux. 


        « Donc ton seul argument c’est l’ignorance.
        D’ailleurs tu ne sais même pas lire puisque cela s’applique à l’ensemble de l’humanité, donc ton objection c’est parler pour ne rien dire faute d’avoir de vrais arguments.

        Et la suite c’est du même tonneau, en fait ce que tu dis n’es en aucun cas un argument contre l’universalisme, mais uniquement ce que ton ignorance interprète de ce que tu lis.

        C’(est l’individualisme universaliste, qui conçoit l’être humain comme un individu s’émancipant de sa condition biologique. »

        ton universalisme humaniste réduit l’humain à sa seule espèce humaine biologique, à son identité biologique humaine, il rejette sa race, sa culture, sa religion...

        et pour un libéral, un individu = être de nature biologique humaine, l’individualisme ne libère pas l’homme de sa condition biologique.


        « A l’opposé, les particularismes qui s’opposent à l’universalisme, comme le nazisme par exemple, réduisent les êtres humains selon leurs état biologique : race , ethnie, sexe, etc....

        Donc ta critique n’est pas dirigé contre l’universalisme. CQFD. »

        - les nazis sont comme toi, sauf qu’eux résument les gens à leur race, toi tu résumes les gens à leur espèce. 


        « Ce que je dis sur l’universalisme est un discours philosophique, c’est le résumé d’une philosophie..... Cela n’a rien de biologique, car les points communs ne sont pas physiques, mais psychologiques, émotionnel, etc.... C’est à dire tout ce qui détermine les relations humaines.
        Bref encore un argument basé sur l’ignorance. »

        - la psycho et l’émotionnel sont liés à la biologie humaine.


        « Ton dernier pseudo argument, est bison, c’est juste le point de vu particulariste étriqué, qui veut diviser les gens sur des considérations arbitraires. 
        Dans l’universalisme , ce qui unie, et plus important que ce qui divise. »

        mais vous divisez bande de guignols en ne tolérant pas les différences que vous appelez divisions.


        « Les gens intelligents savent faire fi des différences que tu avance, pour avoir des comportements universalistes.
        L’universalisme c’est justement la capacité à pouvoir des relations humaines entre humains différents. Cela s’oppose à la mentalité étriquée qui ne peut avoir des rapports positifs qu’avec les gens qui lui ressemble. »

        les sociétés multiculturels ont jamais marché.


        « PS : Bush, trump, poutine, l’Arabie saoudite, etc... ne sont pas universalistes.... ils en sont le contraire »

        l’islam et les droits de l’homme sont universalistes.


      • andromerde95 9 mai 23:25

        @epicure
        « deuxième objection non valable.

        Se revendiquer d’une chose, ne veut pas dire que c’est vrai.

        Un escroc qui dit à sa future victime qu’il est honnête, n’est pas honnête pour autant.

        IL faut savoir distinguer universalisme, qui met tout le monde à égalité, et l’ hégémonisme qui impose un système particulier au profit de groupes particuliers.
        Par exemple le catholicisme peut être à la fois universaliste ( le catholicisme et le bouddhisme sont deux religions de culture universalistes ) , et hégémonique ( prétention à imposer le pouvoir de l’église catholique à l’ensemble de l’humanité ), alors que l’islam avec son différentialisme historique, ses prétentions universalistes sont avant tout hégémoniques. »

        un universaliste c’est un mec qui croit que son système particulier est universaliste, c’est pour ça qu’il veut l’imposer au monde entier puisque pour lui son système a une vocation universelle. universel et hégémonie sont liés.

        tes droits de l’homme universalistes sont hégémoniques, vous les imposez par la violence et les guerres depuis 1789.


        « Les impérialismes sont avant tout des systèmes hégémoniques, et non universalistes, vu qu’il y a inégalité. Mais les systèmes impérialistes , peuvent avoir des aspects universalistes, comme avec les romains, qui a assimilé de plus en plus de gens , en leur donnant les mêmes droits de citoyens. »

        assimilation veut dire que ces gens ont dû rayer leur culture et identité, bref ton universalisme assimilateur est hégémonique.


        « Si diverses sociétés sont universalistes, cela doit se traduire dans les faits, par des faits sociaux identiques.
        Les sociétés qui peuvent se dire universalistes, doivent appliquer la définition que j’ai donné de l’universalisme, c’est à dire traiter les gens de façon égale, au delà des différences. »

        sauf que souvent vous cherchez à exterminer ces différences, ce qui provoque de la discrimination et des massacres... c’est l’universalisme poussé à son paroxysme : pour que les gens soient égaux et unis à 100 %, faut qu’y ait 0 différence.


        « L’islam est un corpus particulariste la preuve : les sociétés musulmanes sont sexistes, et pratiquent un différentialisme religieux (droits différents selon la religion), les rites sont fait pour séparer les musulmans des autres. Bref encore une fois la preuve que pour attaquer l’universalisme, tu ne fais que critiquer des choses qui ne sont pas du domaine de l’universalisme. »

        non l’islam est universaliste car il persécute les non-musulmans pour que tous le monde soient pareils et égaux : c’est-à-dire tous musulmans.

         

        « Non l’universalisme est la condition du vivre ensemble, ; c’est à dire :avoir des relations pacifiques entre les êtres humains, donc en pas traiter les gens différemment selon des différences supposées ou réelles. »

        pour pas traiter les gens différemment, faut anéantir les différences (hégémonie).


        « La mise en avant des différences c’est : le communautarisme, le racisme, le sexisme, l’esclavagisme, le capitalisme,etc.... »

        - le capitalisme individualiste est universaliste et le racisme républicain de ferry était universaliste.



      • andromerde95 9 mai 23:26

        @epicure
        « « 
        et le droit à la différence forcené qu’il promeut, à ériger comme modèle un relativisme moral et culturel indiscutable,
         »
        Ceci est l’opposé de l’universalisme, et donc ce n’est pas l’universalisme que tu critiques.
        Ce qui montre que tu ne sais pas de quoi tu parle.
        Ce dont tu parles ce sont en fait des libéraux ou des gens de droite, des particularistes.... »

        tu as dis à l’instant que l’universalisme, c’est plein de gens différents qui vivent dans la même société.


      • andromerde95 9 mai 23:31

        @epicure

        « Le libéralisme est un individualisme particulariste, qui lui fait la glorification de l’égoïsme, qui implique en fait de négliger l’individualisme de certains pour assouvir son égo. »
        non, l’égoïste pense à leur intérêt individuel plutôt qu’à celui collectif. 

        « individualisme particulariste = libéralisme »
        non le libéralisme est universaliste car il ne reconnait que l’individu qui est commun à tous.

        et aussi pour toi : le nazisme est très proche du communisme et de la gauche en général : http://debunkonslegauchisme.blog4ever.xyz/articles/le-fascisme-est-une-ideologie-gauchiste-et-mondialiste

      • epicure 9 mai 23:47

        @andromerde95

        tiens un caniche qui essayes de parler de philosophie.
        Toujours un ramassis d’inepties.

        « mais vous divisez bande de guignols en ne tolérant pas les différences que vous appelez divisions. »

        propos de guignol stupide et menteur.

        La preuve que tu dis n’importe quoi, cela n’a ni queue ni tête, comme d’habitude.

        Bah moi j’accepte que des gens de races différentes puissent se marier, avoir des enfants, pas toi.
        Donc c’est toi qui est intolérants aux différences.
        C’est toi le crétin qui refuses les différences à l’intérieur d’un groupe, pas moi.
        Ce que je ne tolère pas , c’est l’intolérance dont tes idées sont porteuses.
        La division repose sur le traitement différencié, qui ne peut se faire que si on enferme les gens dans des catégories arbitraires et binaires.

        C’est exactement ce que tu défends espèce de crétin menteur, c’est le fondement de ton idéologie d’extrême droite.

        Donc comme tu es dénué de cerveau et d’argument, encore une fois, la seule manière d’essayer de m’attaquer, mais qui ne peut qu’échouer, c’est de m’attribuer tes défauts.

        L’islam est particulariste, crétin. Il divise l’humanité en catégoriser comme toi. Et de cette division il pratique un traitement différencié. La mise en avant des différences identitaires religieuses au travers de rites ou d’habits, et l’autre preuve que l’islam est particulariste, il met en avant ce qui divise l’humanité, au lieu de favoriser l’unité entre gens différents. Bref c’est du particularisme.
        Tout ce qui est reproché aux islamistes relève du particularisme.

        Bref ton propos sur l’islam, est la preuve de tout ce que je dit sur tes messages, ce n’est que mensonge et ignorance. Tu ne sais pas ce que c’est l’universalisme, puisque tu dis que ce qui s’oppose à l’universalisme, est universaliste.

        La marque d’andromere le caniche crétin menteur ignorant, qui déblatère contre l’universalisme, sans comprendre ce qu’il signifie.

        Je sais une chose, c’est que rien de ce que tu pourrais me répondre, n’a d’intérêt, je sais de quoi je parle, pas toi, tu es incapable de comprendre ce qu’est l’universalisme, et tu viens te ramener avec ton andromerde en faisant des pavés inutiles sur le sujet.


      • andromerde95 9 mai 23:57

        @epicure
        ferme là clébard, t’aura pas le dernier mot avec moi. dégage d’av, je te lâcherai pas.

        « tiens un caniche qui essayes de parler de philosophie.

        Toujours un ramassis d’inepties.

        « mais vous divisez bande de guignols en ne tolérant pas les différences que vous appelez divisions. »

        propos de guignol stupide et menteur.

        La preuve que tu dis n’importe quoi, cela n’a ni queue ni tête, comme d’habitude.

        Bah moi j’accepte que des gens de races différentes puissent se marier, avoir des enfants, pas toi.
        Donc c’est toi qui est intolérants aux différences.  »

        tu es intolérant contre les races, tu veux les exterminer par le métissage.


        « C’est toi le crétin qui refuses les différences à l’intérieur d’un groupe, pas moi. »

        mais les différences, c’est les groupes. tes « différences » dans un groupe, c’est ce qui est commun à tous les hommes : l’individualité.


        « Ce que je ne tolère pas , c’est l’intolérance dont tes idées sont porteuses.
        La division repose sur le traitement différencié, qui ne peut se faire que si on enferme les gens dans des catégories arbitraires et binaires.

        C’est exactement ce que tu défends espèce de crétin menteur, c’est le fondement de ton idéologie d’extrême droite. »

        crétin tu veux enfermer les gens dans une seule catégorie : l’individu consommateur.


        « Donc comme tu es dénué de cerveau et d’argument, encore une fois, la seule manière d’essayer de m’attaquer, mais qui ne peut qu’échouer, c’est de m’attribuer tes défauts.

        L’islam est particulariste, crétin. Il divise l’humanité en catégoriser comme toi. Et de cette division il pratique un traitement différencié. La mise en avant des différences identitaires religieuses au travers de rites ou d’habits, et l’autre preuve que l’islam est particulariste, il met en avant ce qui divise l’humanité, au lieu de favoriser l’unité entre gens différents. Bref c’est du particularisme.
        Tout ce qui est reproché aux islamistes relève du particularisme. »

        non il est universaliste, Allah s’adresse à tous les hommes et tous les hommes ont vocation à obéir à Allah.


        « Bref ton propos sur l’islam, est la preuve de tout ce que je dit sur tes messages, ce n’est que mensonge et ignorance. Tu ne sais pas ce que c’est l’universalisme, puisque tu dis que ce qui s’oppose à l’universalisme, est universaliste.

        La marque d’andromere le caniche crétin menteur ignorant, qui déblatère contre l’universalisme, sans comprendre ce qu’il signifie.

        Je sais une chose, c’est que rien de ce que tu pourrais me répondre, n’a d’intérêt, je sais de quoi je parle, pas toi, tu es incapable de comprendre ce qu’est l’universalisme, et tu viens te ramener avec ton andromerde en faisant des pavés inutiles sur le sujet. »

        tu parles de toi encore !


      • epicure 10 mai 18:04

        @andromerde95

        andromerde me suis comme un caniche
        andromerde aboie comme un caniche pour se donner l’importance qu’il n’a pas.
        andromerde pense comme un caniche : obéissance au chef et appartenance au troupeau ... ou à la meute c’est du pareil au même.
        andromerde a un niveau d’éducation digne d’un caniche, et encore il doit y en avoir de plus cultivés que lui.
        andromerde a un QI de caniche, il est incapable de comprendre les concepts un peu plus complexe que son approche étriquée identitaire. La preuve c’est le champion des oxymores.
        andromerde comme un caniche, est incapable de pouvoir argumenter sur des sujets philosophique.
        lire andromerde c’est aussi passionnant et instructif qu’un message écrit par un caniche.


      • andromerde95 10 mai 21:04

        @epicure
        not argument, que des attaques ad hominem. 


      • Onecinikiou 11 mai 18:03

        @epicure


        Vos arguments démontrent ce que je cherchais a mettre en évidence : votre occidentalo-centrisme irréfréne. 

        En fait vous ne cessez de récuser pour d’autres ce que vous tolérez pour vous même. Aussi votre propension à vouloir dépouiller du pourtant incontestable caractère d’universalité d’une religion comme l’Islam est, je le répète, une gageure, puisque vaine et pathétique : vous n’avez en effet aucun pouvoir et légitimité, tant d’un point de vue de la foi comme de la raison, pour imposer à autrui vos propres préjugés sur le monde (mais la réciproque est vrai aussi) et délivrer des brevets d’universalité. Près de deux milliards de musulmans pensent que vous vous trompez, que votre universalisme n’en est pas un, et pensent au contraire susbstituer votre vision du monde qu’ils jugent défaillante par leur propre universalisme. A part des pétitions de principe dérisoires, que pouvez-vous faire pour vous y opposer...

        Nous revenons donc toujours à l’idée de rapport de force, que de toute éternité a tranché ce genre d’opposition insoluble.

        Enfin vous n’avez pas compris le sens de mon propos concerant le relativisme, qui consistait à mettre en exergue et déconstruire le discours dominant qui tend à justifier un relativisme moral et civilisationnel à l’intérieur des frontières du monde occidental (le fameux multiculturalisme), pour mieux asseoir un universalisme droit de l’hommiste, faux nez de l’impérialisme, à l’extérieur de celles-ci. C’est à la fois follement paradoxal et dangereux, puisque participant d’une part de la decohérence et désintégration interne des nations occidentales sous les coups redoubles d’un immigration de masse et ses conséquences prévisibles, et d’autre part au désordre géopolitique mondial facteur de graves troubles et conflits.

        Ce que je prône, c’est un « universalisme limité » aux frontières géographiques où les systèmes de valeurs et les sphères civilisationnelles s’inscrivent de manière historique, majoritaire et dominante - un relativisme culturel donc - sans chercher à imposer un modèle universel chimérique au-delà de ces limites. Pour resumer : intraitable et intransigeant chez soi, respectueux chez autrui. Pour quiconque à un peu d’acuité, c’est l’exact négatif de la vulgate occidentale mise en pratique actuellement.

      • zygzornifle zygzornifle 6 mai 16:15

         les libéraux-conservateurs. E200,E201,E202,E203 etc..... 


        • pallas 6 mai 16:48
          Olivier Pasquier

          Je pense sincèrement que vous n’avez pas conscience de la réalité.

          La mondialisation n’existe pas, ça n’a jamais existé.

          De plus La France est isolé dans le concert des nations. L’Allemagne à rapatrié la totalité de son « Or » qu’elle avait mis en France.

          Le Maroc et les pays africains qui ont la monnaies « Le Francs CFA », ont acté début juin je crois, la fin de cette monnaie, donc La France sera exclue de toutes négociations.

          Il est interessant que la Grande Bretagne et Allemagne excluent La France.

          Je ne sais pas ce que l’ont vous apprend en économies, mais vous devriez prendre conscience de la gravité de la situation.

           Madame Le Pen et Monsieur Macron, ont réussi à nous mettre à dos La Chine, Russie, USA, ainsi que La totalité des Pays du Maghreb.

          EDF est en Faillite, ainsi que Areva, SNCF, la France est en Banqueroute, et la dette détenu par les nations étrangères demandent être remboursés immédiatement sous menace de sanctions.

          Un rajout simple, nous rentrons en guerre civil, cela à déjà commencé, et peut importe le candidat au pouvoir.

          Salut


          • UnLorrain 6 mai 17:41

            Heeee oui Olivier,vous oubliez l’egalitarisme,ce puissant desir de tout un chacun,ou plutot d’un si grand nombre,des macons,niveleurs,le nivellement tout azimuts. Quelle morne existence que celle de la fourmi.


            • bonalors 6 mai 17:46

              tout cela sont des concepts abscons sans aucun intérêt, l’important est de savoir si demain vous seriez prêt a vendre votre âme a Soros et son staff , si oui alors vous êtes sauvé, je vous en félicite,

              Les jours mois et années a venir sont les dernières de cette humanité, donc l’on va par bonheur simplifier considérablement les choses, il existera un seul camp, les autres seront soit morts ou de préférence esclaves, car le respect des principes et de la démocraties nous sont cher.
              Donc le choix sera simple, pas besoin d’études ... bravo jeune homo sapiens


              • epicure 6 mai 18:16

                tu as raison sur un point : au sujet de michéa, qui n’a même pas compris que Marx, Engels, même lénine, jaurès, etc... étaient contre le conservatisme sociétal, pour le le progressisme sociétal, ce qui du point de vu conservateur est libéral.

                Sinon libéral conservateur cela se résume à :
                libéralisme économique = favoriser la concentration de pouvoir et les inégalités économiques.
                conservatisme sociétal = conserver les pouvoirs et les inégalités sociétales.

                Oui c’est très cohérent en fait.

                Sinon les valeurs occidentales qui s’opposent à celles du monde non occidental, ce sont les valeurs nées lors des révolutions, ce sont les valeurs qui portent le « libéralisme sociétal » que ne portent pas les sociétés occidentales avant la diffusion de ces valeurs avec les échanges cultuels, la colonisation, etc...

                Daesh par exemple, défend des valeurs conservatrices, et et accuse l’occident de porter des valeurs « libérales ».

                Ce que les sociétés passées ont instituées et que les conservatisme défend, ce n’est uniquement que le pouvoir de certains sur d’autre, des hiérarchies, des situations figées. En fait la rupture de ces traditions, ne nuit qu’au pouvoir de ce que les inégalités favorisait.
                Le progressisme c’est justement l’émancipation de ces pouvoir et de ces inégalités arbitraires, justifiant toutes les violences sociétales.

                Le conservatisme est une idéologie, qui repose sur une logique des idées qui favorise la concentration du pouvoir aux mains de certains.

                Le conservateur c’est l’homme qui préfère conserver du mauvais, mais connu, par peur de l’inconnu, plutôt que d’accepter que la vie des gens s’améliore car les conditions nouvelles leurs sont inconnus.

                Le conservateur n’est pas rationnel vu que c’est la peur le moteur de ses décisions, la peur du changement, et la peur de perdre son pouvoir (l’homme sur la femme, le maitre sur l’esclave, le religieux sur la société, etc.... ).
                Le progressiste lui au contraire en étant rationnel constate de façon objective que les systèmes défendus par le conservatisme ne sont qu’atteinte à la liberté, à l’égalité, à l’humanité des gens ( les systèmes autoritaires et inégalitaires nient l’humanité des gens en les enfermant dans des catégories arbitraires ), et que changer la société en abolissant ces inégalités et rigidité , permet aux gens de mieux vivre, plutôt que de maintenir la population dans l’oppression et l’aliénation parce que l’égocentrisme de certains refuse de céder leur pouvoir, avec l’aide de conservateurs qui ont peur du changement.

                Sinon le clivage droite gauche n’est pas mort, beaucoup de thématiques restent axées sur l’axe gauche droite.

                D’ailleurs en te posant comme conservateur libéral, tu te poses en fait selon l’axe gauche droite, du côté de la droite, et non dans le camps libéral.


                • babelouest babelouest 6 mai 18:16

                  Quelle non-coïncidence ! Je suis anarchiste égalitaire (et non libertaire), ce qui me place dans l’échiquier politique sans doute à l’opposé.

                  Pour tout dire, mes convictions imposent de faire DISPARAÎTRE l’économie, pour la remplacer par la mise en commun des talents de chacun, pour les besoins de chacun sans aucune discrimination dès lors qu’on est assez âgé pour être un citoyen comme les autres. Plus de monnaie ? Plus de monnaie. L’écologie par défaut, vu qu’on ne fabrique plus que le strict nécessaire.

                  Je pense seulement que, en raison du libéralisme délirant qu’on veut nous imposer, un jour il faudra bien en arriver là.
                  https://ti1ca.com/fi8wo8py-Anarchie-A5-2016-08-Anarchie-A5-2016-08.pdf.html


                  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 7 mai 01:07

                    Que de palabres pour un truc qui n’existe pas...

                    « le glas du clivage Gauche/Droite traditionnel »
                    La gauche, la droite, ça n’existe pas. C’est une notion qui est née parce que des types se sont pointés avec chacun leur idée et ont décidé de poser leur cul sur les banquettes de droite ou de gauche à l’assemblée lors de la Révolution française.

                    On entend comme vague justification que la gauche c’est avant tout l’égalité et que la droite c’est avant tout la liberté. Ça collait en effet à peu près quand on opposait les communistes et les libéraux. Mais du coup, on aurait pu simplement parler de libéraux et de communistes sans parler de droite et de gauche.

                    Il suffit de voir le paysage politique à « droite » pour réaliser qu’à part la liberté des capitaux, ce sont ceux qui sont les plus à même de nous pondre des lois liberticides. A « gauche » c’est du même tonneau : on vote de belles lois égalitaires comme le mariage pour tous mais on laisse la liberté aux états étrangers de venir concurrencer nos salariés avec des produits fabriqués par des enfants.

                    On tombe ensuite dans la tartufferie quand on analyse la situation de l’extrême droite. On s’attend ici à quelque chose d’hyper libertaire, genre l’anarcho-capitalisme. Perdu ! On y classe les pires formations politiques qui confisquent toutes les libertés. Ne parlons même pas de l’incongruité du Général De Gaulle classé à droite...

                    En réalité, gauche/droite c’est juste un concept simpliste visant à abrutir les gens. La politique est bien évidemment multidimensionnelle avec des composantes morales bien sûr mais aussi économiques, et plus récemment environnementales pour prendre un exemple plus récent. Pas besoin de se casser la tête avec la lecture d’un programme ni à savoir comment les choses fonctionnent puisqu’on est de « gauche » ou de « droite ».

                    Et c’est comme ça qu’on arrive à voter pour des gens qui proposent de redonner le pouvoir aux gens en limitant l’action de l’État. Un État dont les gens tirent justement leur pouvoir grâce au droit de vote. Cynique n’est-ce pas ? Mais bon inutile de se poser trop de question puisque de toute façon, on est de droite ou de gauche. Et puis dans tous les cas, on payera quand même trop d’impôts.

                    Donc pour en revenir au libéralisme-conservateur de M. Pasquier, je lui préconiserais de ne pas trop se prendre la tête à se rechercher une étiquette qui de toute façon ne voudrait pas dire grand-chose. Déjà pour le « libéral » de « libéral-conservateur ». Vous pouvez le jeter celui-là. En 2017, toute la France est libérale.

                    Prenez Nathalie Arthaud par exemple. Elle veut interdire aux entreprises de licencier. En pointillé, ça veut donc dire qu’elle n’a pas trop de problème avec le concept d’entreprise. Elle n’est donc pas communiste puisqu’elle admet l’existence d’entreprises privées. Elle n’est donc pas non plus anarchiste puisqu’il faut un État pour imposer une loi. Étant entendu qu’elle n’est pas monarchiste non plus, elle est donc libérale. Elle veut juste encadrer le libéralisme.

                    Tout le quiproquo de 2017 sur le libéralisme, c’est qu’un obscur Milton Friedman s’est abrogé l’appellation. Ça s’est produit par le passé quand un certain Karl Marx s’est abrogé l’appellation « communiste », un concept inventé par un barbu en l’an zéro. Marx s’est dit qu’il allait faire pareil mais en butant tout le monde. Sûrement parce que c’était fun et plus rapide. Ce qu’on appelle donc aujourd’hui « communisme » c’est en fait le marxisme, qui a donc fait une très mauvaise pub à toutes les autres formes de communisme. Heureusement, la blague du marxisme s’est arrêtée quand les gens ont réalisé que c’était très con en fait.

                    Malheureusement, la blague de Friedman, inventeur du minarchisme (ou libertarisme) continue d’autant plus belle qu’il a eu une palanquée de fils spirituels complètement mongoliens et même un fils légitime, David, encore plus cinglé. On continue donc d’appeler le minarchisme « libéralisme ». Mais je crois que le libéralisme en a marre et aimerait bien qu’on lui foute la paix. Conservateur tout court c’est donc très bien bien je vous assure.

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