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Accueil du site > Actualités > Société > Sécurité routière : votre argent m’intéresse

Sécurité routière : votre argent m’intéresse

La récente et timide modification du permis à points montre, s’il en était besoin, l’embarras du gouvernement sur la sécurité routière. Le domaine de la sécurité routière est en effet un sujet très sensible, car lieu de passions extrêmes.

Il y a ceux qui sont émotionnellement impliqués, car ils ont perdu un proche, ou peur d’en perdre un dans un accident de la route, et on comprend cette émotion. Il y a aussi les idéologues ou intégristes de la sécurité routière. Pour eux, chaque automobiliste est un tueur en puissance, comme autrefois au Far West les cow boys, prêts à dégainer leur arme à la moindre contrariété (aujourd’hui on dit prêt à accélérer au moindre prétexte). Nous reviendrons plus tard sur les excès de cette frange influente de la population.

D’un autre côté, il y a cette majorité silencieuse malheureusement abondamment manipulée par les idéologues et dont les bras armés sont « nos politiques ».

Enfin, pour être complet, il faut ajouter à notre tableau les fameux « chauffards », empreints d’un sentiment de puissance excessif (et d’égoïsme ?) qui non seulement risquent leur propre vie, mais bien souvent celle des autres, et qui sont trop souvent incapables d’assimiler un minimum de savoir-vivre ensemble.

On sera tous d’accord pour que les « chauffards » soient ramenés au pas, et d’ailleurs la politique actuelle est efficace. Si on en croit les statistiques, les grands excès de vitesse ont quasiment disparu. A titre d’exemple, les excès de vitesse supérieurs à 30 km/h ont été divisés par cinq entre 2002 et 2005 (Le Figaro du 20 octobre 2006 - p. 35).

Mais la manipulation des intégristes de la sécurité routière est de faire croire qu’il y a un chauffard qui sommeille en chacun d’entre nous. Et donc, ils deviennent les défenseurs invétérés de la tolérance zéro, afin de tuer dans l’œuf toute velléité de commettre, j’allais dire un meurtre, mais disons plutôt un dépassement de la réglementation.

Tolérance zéro

Tolérance zéro, ce thème importé des Etats-Unis et si cher à MM. Sarkozy et Chirac, qui en ont fait un thème de campagne pour combattre l’insécurité au sein de nos cités, a été habilement récupéré par nos intégristes. Mais arrêtons-nous au passage sur la déviation du discours de campagne et sur les faits d’aujourd’hui. La campagne électorale faisait état de l’insécurité dans nos banlieues. Résultats : une mobilisation financière et policière sans précédent a été dirigée contre... les automobilistes.
Les commissariats des banlieues attendent encore des renforts d’effectifs et de moyens pour mener leurs actions contre les bandes organisées et la prévention de la petite délinquance. L’honnête citoyen est tellement plus gentil et serein à verbaliser (et solvable) que ceux que M. Chevènement appelait les « sauvageons ». En Amérique, on connaît bien la ficelle, on fabrique un ennemi (si possible facile à maîtriser) afin de détourner l’attention des concitoyens.

« Mais moi, membre d’un vieux pays ... », je refuse la tromperie ! (excusez cet élan villepiniste, une fois n’est pas coutume). En effet, vous et moi devenons-nous au volant de notre voiture des « ennemis » de la nation, puisque tout le monde est potentiellement concerné ?

Pourquoi sécurité routière et tolérance zéro n’ont pas de sens ensemble ? On comprend tous intuitivement que rouler à 83 km/heure au lieu de 80 sur le périphérique parisien (lorsqu’il est fluide, et ça arrive parfois !) ou 139 km/h sur autoroute n’est pas de nature à changer la nature du risque. Bien d’autres facteurs comportementaux non verbalisables sont plus importants, comme la fatigue, la baisse de l’attention (due parfois à l’ennui d’une vitesse trop réduite), sans parler des narcotiques...

Mais c’est efficace, disent en chœur nos intégristes manipulateurs. Le nombre de morts diminue significativement sur les routes depuis cette fameuse répression. Moins de morts, et tous ces accidents évités qui faisaient également des malheureux dans les hôpitaux.

Pourquoi plus de blessés graves en 2005 ?

Premièrement, comment expliquent-ils qu’entre 2004 et 2005, bien qu’il y ait eu -4,9% morts (-275 victimes) sur les routes de France, il y eut en même temps +228% de blessés graves ou hospitalisés (soit +22376 victimes) (voir rapport 2005 sécurité routière ).
Une politique de sécurité est efficace selon la diminution du nombre d’accidents. La diminution du nombre de morts n’est pas le critère de mesure pertinent, car elle peut être due à plusieurs facteurs exogènes à la politique de répression, comme, notamment, la construction des voitures (Air bag, ABS...), le système des urgences (mieux organisé ou équipé, il sauve des vies à J+6, et donc aussi les statistiques), l’état des routes... On peut noter la manipulation statistique qui regroupe le total des blessés (blessés légers et blessés graves) afin de montrer une petite diminution, mais évite de justifier la forte augmentation des blessés graves. Il est clair qu’à l’heure prochaine du bilan, cela ne plaît pas beaucoup à nos futurs candidats.

Deuxièmement, la diminution du nombre de tués n’est-elle pas due à la quasi-disparition des grands excès de vitesse plutôt qu’à la verbalisation pointilleuse des petits excès de Monsieur vous et moi ?
S’interroge-t-on sur qui sont les fameux chauffards ? Eh bien, vous trouverez un début de réponse en regardant de près les statistiques routières et avec surtout un peu de bon sens ou de mémoire. Bien entendu, les statistiques sont trop politiquement correctes (ou instrumentalisées) pour chercher à établir la vérité. Dans le rapport sur les condamnationsroutières en 2004 p. 188), on peut voir que les classifications d’âges ne sont pas égales (on compare les 20-24 ans et 40-59 ans) et montrent un chiffre plus élevé pour cette dernière classe (quatre fois plus nombreuse cependant). Le texte fait uniquement un commentaire sur l’âge moyen, dont on se demande l’intérêt. Nous avons tous été jeunes, et nous savons bien que vitesse et risque sont des tentations pour la jeunesse, sans dire que ceux-ci sont les uniques responsables et sans surtout les stigmatiser. Ce n’est qu’un exemple qui montre que ce sujet est de l’ordre de l’idéologie (et du politiquement correct), et qu’on ne prend pas dans ce cas des mesures d’accompagnement plus spécifiques à la classe d’âge la plus concernée. Cependant, comme un bon impôt est un impôt avec une large base, on préfère certainement ratisser largement, et comme les citoyens sont mal informés (si la pensée unique était un art dans les médias, la sécurité routière serait sans doute un art majeur), ils en sont majoritairement contents. Ils payent, ils sont heureux, que veut-on de plus, se disent-ils ? Mais pas tous, et de moins en moins, semble-t-il.

La tolérance zéro sur un code de la route cohérent et un tant soit peu intelligent, cela peut avoir du sens. Mais combien de fois voyons-nous des limitations aberrantes, et parfois même dangereuses, comme ce témoignage dans Le Parisien du 10 novembre 2006 qui parle d’une bretelle limitée à 30 km donnant accès à une voie rapide où les voitures circulent à 110 km\h ? A Paris, on sait tous que selon le sens de la Seine, la limitation des voies sur berges n’est pas la même (50 km dans un sens et 70 km/h dans l’autre). Il semble y avoir beaucoup d’amateurisme dans la fixation de ces limitations et règles. Rappelons que le risque est fonction du danger et de sa fréquence ou probabilité d’apparition. Et c’est bien entendu dans les cas d’aberrations (aberration = limitation non réellement justifiée par le risque) que les contrôles sont trop souvent réalisés. Pour plus de six millions de points retirés au cours des neuf premiers mois de 2006, ou bien nous sommes un peuple de sauvages (voir pensée unique), ou notre réglementation adossée à la tolérance zéro n’est pas adaptée.

Des propositions alliant sécurité et justice

Loin de nous l’idée de vouloir baisser la garde et diminuer le nombre de contrôles. Une vie est trop précieuse et un accident même sans tué est du gaspillage non tolérable. Mais dans le cas présent, on a la conviction que c’est notre argent plus que notre sécurité qui intéresse les pouvoirs publics. Il faut savoir que la loi de finance 2007 prévoit un objectif budgétaire pour les contrôles routiers. Vous en faut-il plus ?

Nos politiques ne faisant pas leur travail honnêtement sur cette affaire, que proposer alors ? Quelques idées non exhaustives, plus justes, et qui ne diminueront pas notre sécurité :

- Des règles justes (que la signalisation routière soit déterminée selon une norme claire et précise sur les facteurs de danger et de risque, comme cela se fait avec succès dans l’industrie).

- Supprimer les infractions aux petits délits, par exemple les dépassements de vitesse inférieurs à 20 km/h dont le nombre a explosé à +85% par la répression automatique (Voir Le Figaro 20/10/2006) qui ne sont pas plus dangereux mais surtout très rémunérateurs. Une tolérance doit être instituée par la loi, pour ne parler que de la vitesse, à un niveau suffisant pour que l’on n’ait pas besoin de garder le nez rivé sur le compteur kilométrique tout en restant modeste et au-delà prévoir des sanctions plus sévères. Si certains sont (ou seront) tentés d’utiliser systématiquement cette tolérance, ils doivent savoir qu’au-delà de celle-ci les sanctions seront plus fortes.

- Des contrôles réalisés dans les lieux à risques (en termes de sécurité) et jamais en fonction d’objectif de contravention (chaque lieu de contrôle doit faire l’objet d’une étude de risques, étude disponible pour les contrevenants).

- Des sanctions différentes selon la gravité, le taux de récidive et l’âge du conducteur. Alors qu’il y a des bonus pour l’assurance, pourquoi sanctionne-t-on de la même manière un conducteur qui a vingt ans de conduite irréprochable et un jeune conducteur en apprentissage ? Sanctionner plus sévèrement les trop fortes infractions, surtout après récidive.

- Dissocier les sanctions financières des retraits de point. La perte d’un point peut être un rappel à l’ordre, mais ne justifie pas nécessairement une sanction financière. En aucun cas les points ne doivent être retirés de manière automatique (comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui), ils doivent l’être de manière circonstanciée.

- Améliorer les aménagements routiers. Des revêtements antidérapants permettent de gagner plusieurs mètres dans la distance de freinage. Au lieu de changer régulièrement les limitations sur une même route, améliorons le revêtement de la route sur les lieux sensibles pour ne pas avoir à changer sans cesse sa vitesse, source de confusion pour les conducteurs. (Parfois on ne sait pas quelle est la vitesse autorisée, tellement elle change souvent sur une même route).

- Installer des panneaux lumineux indiquant des limitations variables en fonction du risque (selon la météo ou la densité de circulation) comme cela se pratique en Allemagne. Cela serait certainement un meilleur investissement pour la sécurité que les radars automatiques positionnés dans des lieux non spécialement dangereux (mais justement rentables).

- Supprimer le retrait de points pour le non-port de la ceinture de sécurité (plus fortement sanctionné que certains excès de vitesse), ou pour une immatriculation non visible... qui dénature l’esprit du permis à points. En aucun cas, ces deux infractions n’induisent un danger pour autrui, ne conditionnent la manière de conduire.

Bien d’autres suggestions peuvent être faites et qui dépassent le cadre de cet article. Si l’on doit parler sécurité et non de ponction financière, on saura trouver encore beaucoup de lieux de progrès, et utiliser par exemple cet argent pour sauver des vies dans notre système de prévention de la santé (qui sauverait beaucoup, beaucoup plus de victimes).
En conclusion je dirai que sécurité et justice sont possibles ensemble. Pratiquer l’un sans l’autre est une méthode plus mafieuse (« Je vous protège, vous payez ! ») qu’avouable, de plus en plus de citoyens s’en rendent compte. C’est bien ce qui inquiète certains hommes et femmes politiques pour les prochaines élections, qui ont utilisé ou n’ont jamais osé dénoncer la tromperie.


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58 réactions à cet article    


  • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 11:50

    Probablement l’article le plus intelligent et le mieux inspiré et documenté que je n’ai jamis lu à propos des limitations de vitesse. Bravo. J’ ajoute que même si c’est difficile à vérifier, comment sanctionner de la même manière un conducteur d’autant plus expérimenté qu’il parcourt par an 40 ou 50000 km pour son travail et qu’il a donc à peu rès tout vu ou subi sur la route depuis des dizaines d’années et un conducteur occasionnel qui ne sort que rarement de son périmètre d’attache en parcourant 5000 km par an ? La sous-mesure totalement ridicule proposée par le lobby autophobe de Heitz, Jurgensen et consors et adoptée par le Premier Ministre n’intervient en aucun cas comme un élément modérateur. Je défie quiquonque de me démontrer comment un conducteur « au long cours » qui parcourt 50000km par an et qui donc est contrôlé au moins 300 ou 500 fois par an dans les conditions actuelles peut encore avoir son permis de conduire au bout de 5 à 8 ans. C’est statistiquement impossible. C’est la porte ouverte à toutes les fraudes.


    • dna 16 novembre 2006 13:46

      Je suis pour l’aménagement des sanctions et de la tolérance sur les petits excès de vitesse. Par contre je pense que les conducteurs sont tous égaux quelque soit leur « kilomètrage annuel ».

      Pour caricaturer : Permet-on à un pilote de F1 de rouler à 300 KM/H sur autoroute ?

      Oui à l’assouplissement des règles pour éviter le retrait trop systématique des points. Cela permettra à chacun de mieux gérer son capital point. NB : L’autre solution serait de considéré la limitation comme .... une limite et non pas une vitesse de croissière !


    • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 15:24

      Pour les gros rouleurs, il ne s’agit que des conséquences d’une loi statistique. Il sont bien évidemment contrôlés bien plus souvent. Si vous passez 4 fois par jour devant un radar fixe, disons 220 jours par an, même si vous êtes le meilleur des citoyens, le plus docile des automobilistes, le plus responsable des pères de famille, vous serez contrôlés 880 fois. Supposons qu’un seule fois, votre vitesse, dans un moment d’égarement est été mesurée au chiffre terrible de 56km/h puis ramenée à 51 km/h pour cause de marge d’imprécision (donc votre vitesse réelle est bien de 51 km/h), vous perdez inexorablement votre permis au bout de 12 ans. 16 si entretemps vous faites un stage de récupération de 4 points. C’est tout simplement aberrant.La situation des « professionnels de la route » est aujourd’hui très préoccuppante et les amène inévitablement à conduire sans permis sans être des criminels. Sauf aux yeux de la loi et de quelques bureaucrates dont le métier est de produire des statistiques. J’aimerais qu’il s’ occupent désormais d’urgence des maladies nausocomiales par exemple qui tuent 16000 fois par an en France si ma mémoire est bonne. Mais effectivement, sauf à taxer les chirurgiens, il n’y a rien à gagner dans ce combat, pauvres gogos que nous sommes.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 16 novembre 2006 16:52

      Lorsque je passe devant un radar automatique a 59km/h on me sanctionne parce que je suis un assassin en puissance. On est dans minority report, on me punit avant que je commette un crime. Par contre lorsque je remplis un constat amiable, je peux avouer sans autre risque que de perdre mon bonus avoir brulé un feu rouge ou un stop, avoir tourné sans clignotant ou réalisé n’importe quelle infraction grave. Et en plus, lorsque je suis amené a remplir un constat c’est que je suis impliqué ou meme j’ai provoqué un accident. Mais la je ne risque aucune sanction de la collectivité pour des faits que j’avoue clairement. Curieux, non ???


    • miaou miaou 16 novembre 2006 12:22

      « Il semble y avoir beaucoup d’amateurisme dans la fixation de ces limitations et règles. »

      Tout à fait d’accord. On nous rabache les oreilles avec fameuse « démocratie participative » ; une réelle avancée serait que l’administration (Etat + collectivités territoriales) désigne un interlocuteur avec lequel les « usagers » de la route puissent, en toute liberté, faire part de leurs remarques concernant l’aménagement de la signalisation routière (incohérences, limitations folkloriques, ...)

      Je précise que, conducteur depuis une quinzaine d’années, je n’ai jamais été verbalisé. Je n’en partage pas moins l’analyse de l’aricle. Faudra-t-il introduire une limitation générale à 30 km/h sur l’ensemble du territoire pour satisfaire certains ?


      • krokodilo (---.---.148.53) 16 novembre 2006 12:39

        30 à l’heure généralisé et respecté, ce serait effectivement incroyablement efficace, mais l’auteur si féru de statistiques va nous expliquer que non !


      • Pecky (---.---.87.194) 16 novembre 2006 13:15

        Ne serait-il pas plus judicieux de dissocier des différents modes de circulation en ville ?

        Réserver des voies de circulation aux voitures et camions, interdire carrément des lieux aux voiture et ainsi privilégier les moyens de déplacement doux ou publics. Je ne pense pas que la limitation à 30km/h soit réellement applicable. Il serait peut-être temps de reconsidérer la place de la voiture dans la ville (les grandes villes) et de porter de manière significative les efforts sur les moyens alternatifs (réseau de transport public à la hauteur) face à la « tout auto » qui arrive à sa limite.


      • Fred (---.---.64.1) 16 novembre 2006 14:56

        Incroyablement efficace et tellement sensé et intelligent


      • Fred (---.---.64.1) 16 novembre 2006 14:57

        Commentaire lié à la généralisation des 30 kmh rapidement réduit smiley


      • rjolly (---.---.227.38) 16 novembre 2006 14:08

        Je propose de ne vendre que des voitures qui ne peuvent pas (du point de vue puissance) dépasser 60km/h en descente avec le vent dans le dos. Ainsi, plus de problème d’excès de vitesse. Donc plus besoin de gendarmes. Donc plus besoin de tribunaux (quel est le pourcentage d’occupation de la police et de la justice par les problèmes routiers ?) Donc plus besoin d’hopitaux. Donc plus besoin de transport pour aller à son boulot de policier, juge, médecin. Donc moins d’accidents. etc.


        • rjolly (---.---.227.38) 16 novembre 2006 14:14

          J’ajoute : plus besoin d’assurances. Plus besoin d’informaticiens pour les assurances. Plus besoin de personnel pour faire le ménage dans les bureaux des informaticiens. Plus besoin de transporter tout ce monde-là que ce soit en voiture ou autrement. etc.


        • Algunet 16 novembre 2006 14:26

          Le sujet est complet, bien étudié et très intéressant. Je me permets d’ajouter ma modeste contribution.

          « Supprimer les infractions aux petits délits, comme par exemple les dépassements de vitesse < 20Km/h dont le nombre a explosé à +85% par la répression automatique »

          Si on accepte cette proposition, je regarderais toujours mon compteur et je roulerais 20 km/h plus vite ! Aussi il est bon de rappeler : la limitation de vitesse est une vitesse maximum autorisée, rien n’interdit de rouler en dessous de qq 10 km/h afin de ne pas regarder en permanence le compteur. Quand c’est limité à 130 il suffit de rouler à 120 et il n’y a plus de dépassement.

          De plus, il faut supprimer le permis à point car il est injuste et est responsable de plus d’un pourcentage non négligeable de conducteurs roulant sans permis pour toutes les raisons connues et largement débattues. Cependant en remplacement de cette suppression il faut des mesures strictes que permettent les nouvelles technologies

          Deux solutions me semblent intéressantes.

          - Une consiste, en cas d’infraction au code de la route, à une ponction financière (voire des travaux d’intérêt général pour les non solvables) qui doit être équitable, il suffirait de la moduler en fonction d’un indice de richesse du contrevenant : pour un infraction du type petit excès de vitesse un smicard paierait 75 € alors qu’une personne touchant 3 fois le SMIC 225 € par exemple. Le choix du multiplicateur prenant référence sur le revenu brut avant réductions ET d’un bonus malus lié aux antécédents du conducteur.

          - L’autre solution étant de brider voitures et motos à 130 km/h ou aux vitesses admises pour les véhicules limités à des vitesses inférieures, 100 km/h pour certains PL, etc. par rapport à un signal GPS en attendant la mise en place de balises limitant les véhicules aux vitesses inférieurs (villes, voies rapides… judicieusement installées en fonction des dangers et risques mais non plus des limites administratives comme les villes et autres limitations de principe). À ceux qui objecterons le danger de doubler sans réserve de puissance je répondrai que cela ne gène pas les conducteurs de poids lourds qui adaptent leur conduite en fonction des performances de leur véhicule… cette solution aurait le mérite, outre son efficacité, de créer moins d’intolérance et imposerait une conduite moins agressive et beaucoup plus modulée et sereine rendant obsolète la multiplication des radars automatiques.

          Ces propositions allient sécurité et justice en sachant que la sanction doit faire « mal au portefeuille » pour le côté répressif, proportionnellement au volume du portefeuille du contrevenant. Pour le volet prévention toute la panoplie actuelle des propositions de l’auteur de l’article sont judicieuses et peuvent s’ajouter à l’existant excepté les propositions liées au permis à point.


          • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 15:10

            Il y a déjà eu de nombreux débats dans ces colonnes à propos du bridage des véhicules. Je n’y reviendrai que pour souligner deux points d’ évidence. Un bridage à 130 km/h n’empêchera pas de très dangereux excès en ville et provoquera les mêmes processions que l’on constate déjà pour les PL sur autoroute : leurs limiteurs de vitesse réglés à la marge d’erreur près, les autorisent néanmoins à doubler malgré des différences de vitesse très insuffisantes qui rendent ces manoeuvres très dangereuses. Je dispose par contre d’un régulateur de vitesse dit « actif » sur mon véhicule qui règle ma vitesse en fonction d’un maximum que je lui indique puis l’ajuste en fonction de la vitesse du véhicule que je suis, en conservant une distance de sécurité optimale et d’ailleurs bien supérieure à ce qu’ observent la majorité des conducteurs, qui bien entendu la plupart du temps s’intercalent.... Ce dispositif devrait être obligatoire, car il accroit considérablement la sécurité de la conduite en file, qui est une cause majeure d’accidents. Quant à la sanction financière adaptée aux revenus...j’ aimerais en comprendre les fondements juridiques en République.


          • Algunet 16 novembre 2006 15:56

            Merci de la réponse, je pense qu’un limiteur actif est effectivement un mieux. Le bridage, quant à lui, dans un premier temps limité à 130 pour les VL et motos ainsi qu’aux vitesses autorisée SI inférieur à 130 est une première étape, la seconde est dans l’implantation de balises « judicieusement » placées qui limiteraient à 50 ou 30 en ville, 70 et 90 de façon autoritaire le véhicule jumelé au GPS « actif ».

            Quant à votre inquiétude sur le fondement juridique lié à la sanction financière adaptée aux revenus c’est avant tout une décision politique (on paye bien des impots en fonction de revenus, on touche bien des allocs en fonction des revenus...) Certes tout cela n’intéresse pas particulièrement les constructeurs et les fortunes de notre pays, il n’est donc pas étonnant que ce type de proposition ne mobilise pas les décideurs... smiley


          • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 16:40

            Ce que vous décrivez fonctionne avec des rails et un conducteur qui peut d’ailleurs être remplacé par un automatisme. Ca s’appelle un tramway.


          • miaou miaou 16 novembre 2006 17:49

            « rien n’interdit de rouler en dessous de qq 10 km/h »

            J’aime, moi aussi, bien avoir un intervalle de vitesse de sécurité de 10km/h. Malheureusement, mission impossible avec le 50 km/h généralisé en agglomération (ne parlons même pas des 30 km/h qui se multiplient), à cause desquels il faut toujours avoir l’oeil sur le compteur. A la limiite, conservons le système, mais revenons au 60 km/h généralisé en agglomération ; il existe à l’heure actuel la possibilité du 70 km/h ponctuellement, mais les responsables se donnent rarement la peine de moduler !!!

            Les autres limitations me posent nettement moins de problèmes et semblent tout à fait raisonnables, en attendant la « trouvaille » de certains pour limiter hors agglomération à 80 km/h et sur autoroute à 110 km/h.


          • Algunet 16 novembre 2006 20:29

            A Claude DP « Ce que vous décrivez fonctionne avec des rails et un conducteur qui peut d’ailleurs être remplacé par un automatisme. Ca s’appelle un tramway. »

            Peut-être sauf que ce tram me ramène chez moi, va ou je veux, quand je veux, il n’est pas taggé. Propre, il ne fait pas grève et j’y invite qui je veux !

            Si un tram répond à toutes ces contraintes, alors je le prends sans arrière pensée. smiley


          • gem gem 16 novembre 2006 14:54

            excellent article. Et merci pour le lien

            Personnellement, je suis toujours révolté par l’utilisation d’un nombre de mort mettant dans le même sac les gens qui se tuent tout seul, ce qui est certes triste mais ne regarde qu’eux, et les gens (spécialement les piétons !) tués par l’inconscience ou l’irresponsabilité d’un autre conducteur, ce qui nécessite une vigoureuse politique publique.

            Si on constate, comme c’est le cas, une hausse du nombre de piétons et cycliste tués (pour un total de 815 en 2005), alors la politique suivie doit être sérieusement réévaluée !


            • LE CHAT (---.---.75.49) 16 novembre 2006 15:38

              tolérance zéro pour nous mais pas pour eux.

              Vivement le permis à point pour les dirigeants avec des points retirés à chaque mensonge , chaque promesse non tenue , chaque pot de vin encaissé. et une année de stage au Canada ne sera pas suffisante pour rattraper les points perdus ! il faut aussi une interdiction définitive pour certains !


              • nico (---.---.71.254) 16 novembre 2006 15:47

                HA le bon temps des cotas ou on se faisait allumer pour avoir mis sa ceinture aprés le contact, coller son A sur la vitre arriére plutôt que sur la carosserie ou pour avoir oublier de signer son papier d’assurance (vu personnellement ce n’est pas une légende urbaine).


                • krokodilo (---.---.148.53) 16 novembre 2006 16:12

                  Etonnant comme mon commentaire moqueur sur la limitation à 30 généralisée a été si vite réduit au silence par les votes... Ce nouveau système d’Agora vox me paraît favoriser les réactions agressives et la censure facile avant même la fin du débat, bravo la démocratie nouvelle ! C’était mieux avant, comme la vitesse ! Je n’ai jamais dit que j’étais partisan de cette mesure à 30, simplement que ce serait terriblement efficace sur l’accidentologie, morts comme blessés, ce qui est difficilement contestable... La vérité est-elle si dérangeante que certains veuillent la cacher ? Puis j’ai rajouté une pique en disant que l’auteur, si féru de statistiques pointilleuses et de raisonnements alambiqués, allait nous démontrer le contraire.

                  D’ailleurs, nombre de villes envisagent de suivre l’exemple de je ne sais plus laquelle, qui a limité à 50 au centre-ville. Et je peux vous dire que le périph parisien, quand on est pas du coin, et qu’il faut lire les panneaux, c’est hyper-stressant, mais ça n’a rien à voir avec tous ces conducteurs expérimentés qui roulent plein pot, sachant qu’ils maîtrisent à fond leur véhicule, c’est moi qui suis intimidé par tous ces champions de la route ! Comme disait le type juste avant de se planter :
                  - Moi, je n’ai jamais eu d’accident !

                  Et bravo à Algunet pour rappeler qu’une limitation de vitesse est un maximum, pas une moyenne sur laquelle il faut se caler ! Et pour les pros de la route, rappelons que nous sommes tous à égalité : les yaourths ou les poissons necessiteront le même temps de transport que les mêmes transportés par le concurrent, que ça soit à 130, à 80 ou à 30 ! Pareil pour les commerciaux à 50000 bornes l’an.

                  En fait nous (la société), nous vivons un compromis entre le nombre de victimes que nous acceptons (tant que c’est les autres...), contre l’illusion d’être libres de choisir notre vitesse et de foncer. Or, nous ne sommes pas libres, nous sommes en société, sauf sur un circuit. Il faudrait aussi parler du plaisir de la transgression des interdits : ah, quel plaisir délicieux de faire du 40 quand la vitesse est limitée à 20 ! L’éclate !

                  Quant à la censure, je m’en auto-tamponne, je remettrai le même texte à chaque fois, na !


                  • Wama (---.---.66.151) 16 novembre 2006 17:13

                    Bonjour,

                    Si je puis me permettre de signaler un effet collatéral, peut-être cynique, de cette politique répressive :

                    La greffe d’organes subit un manque non négligeable du fait de la diminution, souhaitable, du nombre de mort.

                    Mais le fait est là.


                    • Aston (---.---.34.103) 16 novembre 2006 18:00

                      On s’est beaucoup gaussé des carrossiers qui se sont retrouvés avec beaucoup de travail en moins. Mais c’est la première fois que j’entends parler de ces conséquences tout à fait imprévues. Il convient donc d’un point de vue statistique, de retirer du nombre de vies épargnées par ces contraintes fiscalo policières celles qui sont perdues du fait d’un manque de donneurs, pour obtenir l’effet net de ces mesures. Comme quoi rien n’est simple. Qui pourrait trouver le nombre de greffes perdues ?


                    • krokodilo (---.---.71.115) 16 novembre 2006 18:42

                      Sans oublier que favoriser le tabac et l’usage très large de l’amiante permettrait d’augmenter le nombre de cancers, de diminuer la charge des retraites, de rajeunir la population, de favoriser l’héritage et la transmission du capital et des entreprises, rien n’est simple effectivement. Pour la bagnole, c’est encore plus complexe, car si diminuer le nombre d’habitants sur terre est écologique (et fournit au passage des greffons), reste le problème des handicaps. L’idéal serait qu’on puisse rouler à fond dans des bagnoles qui,en cas d’accident, ne feraient pas de blessés, que des morts, par exemple une ceinture qui étranglerait ses passagers (ce n’est qu’une idée, il doit y avoir d’autres solutions techniques moins choquantes) Peut-être même qu’une bonne guerre dynamiserait l’économie ? Aïe, je me suis lâché, je vais encore me faire censurer, zut.


                    • Jean (---.---.210.247) 16 novembre 2006 18:30

                      Mon premier voisin est un radar fixe. Il s’est installé sur ce talus pour réduire la vitesse à l’abord d’un virage dangereux terminant une longue ligne droite. Un piège.

                      AVANT l’arrivée du radar, dont la présence est signalée par un ENORME panneau : un accident par semaine, minimum, parfois grave, parfois mortel.

                      APRES : plus aucune sortie de route à cet endroit

                      EN PRIME : je peux sortir de chez moi sans craindre de passer sous un missile

                      BONUS : beaucoup, mais alors beaucoup moins de BRUIT.

                      Parce que rouler plus vite, c’est aussi faire davantage de bruit, accessoirement polluer davantage.

                      La limitation de vitesse est un truc simple et pas cher : 1/on définit une limite 2/le conducteur la mémorise 3/ le conducteur régule sa vitesse en confontant l’indication du compteur de vitesse (en série sur tous les véhicules sauf les vélos)à la limitation mémorisée dans le cerveau qu’il a, le conducteur.

                      Comme ça on économise le GPS, le régulateur et tout le bazar obligatoire ou optionnel (cé ki ki paye ?),les aménagements routiers, les panneaux lumineux etc... On se contente d’utiliser le système nerveux du conducteur, en série sur tous les conducteurs, et on s’épargne beaucoup de complications, de tracas et de dépense. En prime, c’est financé par ceux qui ne veulent pas comprendre. Qui dit mieux ?

                      PS : C’est probablement beaucoup plus vite fait que de combattre les maladies nosocomiales.


                      • Nicolas Penel Nicolas Penel 16 novembre 2006 20:54

                        Merci pour votre exemple de contrôle efficace et nécessaire.

                        Cela ne justifie en rien une sanction pour un dépassement de quelques Km/h en terme de sécurité, sauf à considérer des intérêts monétaires. C’est ce que dénonce mon article mais pas la remise en cause de l’existance des radars. Je pense que vous aviez bien compris, mais vous préférez sans doute une diversion ....


                      • Algunet 16 novembre 2006 23:00

                        Autant j’apprécie son article, autant je ne comprends pas le blocage de Nicolas Penel sur le fait de la non sanction pour un dépassement de vitesse de quelques km/h, il faut bien mettre un seuil à partir duquel il faut sanctionner. Donc si je raisonne comme l’auteur de l’article, pour une vitesse de sécurité définie et validée à 130 km/h, par exemple sur l’autoroute, il faudrait la limiter à 110 pour que le conducteur ait la possibilité de dépasser légèrement la vitesse sans se faire sanctionner, 80 au lieu de 90 pour les même raison sur route etc.

                        C’est absurde ! Le conducteur connaît la limite à ne pas dépasser, à lui de ne pas la dépasser.

                        J’émettrais un parallèle avec les actions de certains voyous envers les bus, si on en est arrivé à ce stade de violence c’est qu’on a accepté que des jeunes prennent le bus sans payer qui pris sur le fait ne sont pas sanctionnés, plus avant on les a laissé proférer des injures aux conducteurs et ce sont ces premières incivilités non sanctionnées qui ont ouvertes la surenchère.

                        Faute constaté = sanction juste et systématique.


                      • Nicolas Penel (---.---.103.37) 16 novembre 2006 23:31

                        Je suis d’accord avec le raisonnement en théorie. Il faut de toute manière une limite. Comme vous le soulignez justement, il faut que la limite soit validée et c’est la qu’intervient la pratique et où je ne suis plus d’accord. On a vue que les sanctions sévères n’ont manifestement pas diminuées le nombre d’accident => pas efficace, les causes sont plus complexes et peu explorées semble t il. Mon point de vue est qu’avec les limites actuelles (130Km sur autoroute par exemple), un dépassement de 20Km/h n’a pas d’effet réel sur la sécurité. C’est au delà que cela devient beaucoup plus dangereux (Sur autoute, la difference de vitesse est plus dangereux que le niveau de celle ci. ainsi rouler à 80Km actuellement est plus dangereux que rouler à 150). Je préfère dire gardons la limite actuelle à 130 avec une tolérance à 150, plutot qu’une limite stricte à 150. Je vous signale que cette pratique existe aux US, limité à 50 miles et toléré jusqu’à 65. Au delà la sanction est très sévère. Ce fonctionnement me semble plus juste, car il ne peut pas exister un limite « validée ». On défini donc une règle arbitraire (il en faut une) et comprennant la difficulté pratique de la respecter strictement (6 millions de points supprimés en 9 mois !!) on établit une tolérance vous éviter de pièger quasiement tout le monde. Ceux qui utilisent systématiquement la tolérance doivent être plus concentré (ce qui est un facteur sécurisant) et c’est à leur risque et péril s’ils dépassent la tolérance et s’en prendront qu’à eux même et plus à une loi ’arbitraire’.


                      • Algunet 17 novembre 2006 00:14

                        Nous sommes donc d’accord excepté sur la vitesse seuil de la sanction, les autorités et les spécialistes qui les entouraient pour leur prise de décision ont estimé que cela correspondait aux vitesse autorisées actuelles donc tout dépassement toléré se ferait à l’encontre de la sécurité.

                        « la difference de vitesse est plus dangereux que le niveau de celle ci ».Tout à fait, mais, s’encastrer à 150 dans un camion accidenté à l’arrêt est plus dangereux qu’à 80. 130 a été retenu car au delà la maitrise du véhicule est plus aléatoire, les distances de freinage s’allongent exponentiellement. Plus ont diminue la vitesse, plus on réduit le risque excepté des vitesses trop basses ou somnolence et distraction auront l’effet inverse !

                        Au dela de votre commentaire, je sens bien que vous souhaitez porter la vitess max à 150 sur l’autouroute, car votre proposition aboutirait à cela, mais au pris de combien de morts supplémentaires ? (c’est pas pour culpabiliser...)

                        Quant aux routes je vous propose 80 pour des sanctions sévères à partir de 90 et là je commence à devenir marchand de tapis !!!

                        Bonne nuit smiley)


                      • Myo (---.---.243.62) 21 novembre 2006 11:10

                        6 millions de points supprimés .... OK et sur 60 millions de Français on en compte au moins 720 millions de points en circulation ... voyons 720 par 6 ... OH MON DIEU on a retiré 0,8 % des points de permis de conduire en circulation ... c’est vrai que c’est TROP arretez le massacre on va plus pouvoir conduire avec seulement 99,2% de nos points !!!

                        Des fois il est bon de tout prendre à sa juste valeur ^^


                      • phdbm (---.---.130.130) 7 mars 2007 12:55

                        720 millions de points en circulation ? je ne savais pas que les enfants pouvaient avoir des points....Des 60 millions de français, il faudrait déjà retirer toutes les personnes ayant moins de 18 ans, plus tous les vieux qui ne conduisent plus, plus ceux qui n’ont pas de permis, donc pas de point. Malheureusement , je ne connais pas le nombre de permis en France...


                      • gerald (---.---.192.245) 16 novembre 2006 21:17

                        une autre proposition : que les statistiques sur la mortalité ou le nombre d’accidents différencie les conducteurs étrangers des nationaux ( et ce pour tous les pays )car comment comparer l’angletterre ou la suede avec peu de circulation étrangère et notre pays carrefour de l’europe . on voudrait faire croire que seuls les français conduisent mal . par exemple : les morts récents sur une route proche de mon domicile sont le fait d’un conducteur de camion étranger qui s’est endormi au volant , surement victime d’horaires trop harassants ; depuis nous avons une multiplication des controles vitesse car cette route a été classée dangereuse depuis cet accident par variation en comparaison des années précedentes .Elle est de plus en plsu un axe emprunté par les routiers qui évitent ainsi un détour avec autoroute payante .


                        • Fredal (---.---.121.76) 17 novembre 2006 07:22

                          Est que quelqu’un sait pourquoi on a eu +228% de blessés graves ou hospitalisés (soit +22376 victimes) ???

                          ca parrait ENORME !


                          • 3p (---.---.102.41) 17 novembre 2006 07:57

                            Monsieur PENEL

                            Je suis très choqué par votre article,

                            Il y a 9 ans, j’ai eu un grave accident de la route qui m’a laissé des séquelles pour la vie. Cet accident était de mon entière responsabilité et n’a blessé que moi.

                            Depuis, je respecte scrupuleusement le code de la route et ses prescriptions, ainsi que les limitations de vitesse. Vous employez 4 fois le mot « intégriste » dans votre article.

                            oui je suis un intégriste car je respecte les limitations de vitesse,

                            oui je suis un intégriste car je boucle ma ceinture de sécurité,

                            oui je suis un intégriste car je ne franchis pas les lignes continues.

                            Maintenant voyons certaines de vos propositions :

                            « Supprimer les infractions pour les dépassements de vitesse inférieurs à 20 km/h ». Celà revient à remonter les limitations de vitesse de 20 km/h.

                            « Des sanctions différentes selon la gravité, le taux de récidive et l’âge du conducteur ». Et pourquoi pas selon les revenus du contrevenant ? La gravité d’un accident est la même, quel que soit le profil du responsable. Cette proposition va beaucoup plaire dans les services d’urgence.

                            « Des revêtements antidérapants permettent de gagner plusieurs mètres dans la distance de freinage. » Et surtout de déresponsabiliser les conducteurs. La vigilance reste le garant de la sécurité.

                            « Supprimer le retrait de points pour le non-port de la ceinture de sécurité, ou pour une immatriculation non-visible ». Ces infraction n’induisent peut-être pas de danger pour autrui, mais les blessures encourues par le non-port de la ceinture se traduisent par un coût exorbitant pour la Sécurité Sociale, donc pour la société. De même, une immatriculation non-visible permet à un chauffard qui vient de commettre une grave infraction (voir l’actualité) de s’échapper sans problème.

                            Monsieur Penel, je ne connais pas vos motivations, peut-être êtes-vous un fan de la vitesse, si c’est le cas sachez qu’il existe des circuits sur lesquels vous pourrez assouvir vos pulsions.

                            Avez-vous envoyé votre article à la Ligue Contre la Violence Routière ?

                            http://www.violenceroutiere.org/


                            • Nicolas Penel Nicolas Penel 17 novembre 2006 10:36

                              Je comprends Monsieur votre prudence et combien cette question à juste titre vous concerne. Quand je parle d’intégrisme, c’est parce que chaque fois que l’on parle de tolérance on entend, et vous même semble t il, des personnes qui ne voient plus que LA REGLE et perdent de vue son esprit. Je ne connais pas les circonstance votre votre accident, mais je doute fort qu’il ait eu pour cause un petit dépassement de vitesse.

                              Un feu rouge a 3 couleurs, car s’il en avait que deux et que l’on verbalisait tous ceux qui passe au rouge, cela serait injuste. Pour la vitesse il en va de même. Instaurons une « VITESSE ORANGE » (c’est ce que j’appelle la tolérance) et punissons séveremment ceux qui passent à la vitesse rouge. Ceux qui passent systématiquement à la vitesse orange ont un risque plus fort d’être verbalisé : à leur risque et péril. Cela ne sera pas un facteur d’accident puisque c’est bien les grands excès (qui seront toujours sanctionnés) qui sont facteur d’accident.

                              En physique vous avez raison, l’energie cinetique est égale la moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse (Pourrait on concevoir que les petites voiture de masse plus légère puisse aller plus vite, car l’energie cinétique est moindre ?). Mais le risque est fonction du danger (plus fort dans ce cas je vous l’accorde) et de sa probabilité d’apparition. Dans ce dernier cas, un camion arrêté au milieu d’une autouroute et visible qu’au dernier moment est un cas possible mais statistiquement très peu probable. Concevoir une règlementation sur de tels cas me semble très excessif. Il n’existe pas de risque zero, sinon on pourrait en arriver à interdire les accouchements car ils sont également risqués (et peut être plus que rouler à 150 sur une autoroute).Un peu de bon sens de nuit pas à la sécurité.

                              Enfin il y a des gens (je ne pense pas à vous) qui jouent sur les peurs pour en tirer des avantages financiers. C’est ce que je dénonce. Je touve cela non seulement injuste, mais contre productif (sur le plan sécuritaire, pas financier bien sur) car la règle devient suspecte et contestable dans son essence même. Vous connaissez j’imagine l’esprit français sur les règles contestables ...


                            • Pecky (---.---.87.194) 17 novembre 2006 11:59

                              C’est un débat sans fin au niveau de la vitesse et à chaque fois on perd de vue ceci : la responsabilité du conducteur. C’est sur, aujourd’hui sur autoroute tout le monde à l’oeil rivé sur son compteur au détriment du reste.

                              Je suis effaré du comportement routier actuel :

                              - Changement de file à l’emporte pièce, sans observer un tant soit peu ce qui se passe sur la file de gauche
                              - Absence quasi systématique du clignotant, quand celui-ci est présent il ordonne plus qu’il informe : je mets mon clignotant, je change de file, tant pis pour toi.
                              - Voitures ventouses sur la file du milieu et (nouveauté) sur la file de gauche.
                              - Téléphone au volant (j’oublie tout).

                              Et j’en passe... Donc coté responsabilité, il est de plus en plus ancré cette idée que du moment que l’on respecte les limitations plus rien n’est important.


                            • Roues Libres Claude DP 17 novembre 2006 13:44

                              De quelle violence routière parlez-vous Monsieur ? De celle que vous vous êtes infligé vous-même ? J’en suis sincèrement désolé pour vous, Monsieur mais ceci n’a aucun rapport avec le sujet évoqué par Monsieur Penel et ne justifie en aucun cas le racket fiscal organisé en votre nom et en celui des professionnels du lobby autophobe parmi lesquels je place en effet la fameuse ligue et ses représentantes patentées et omniprésentes dans tous les medias.


                            • Brch90 (---.---.3.109) 17 novembre 2006 21:09

                              J’espère vous devoir laisser le droit de manger du chocolat car imaginez le cout pour la sécurité sociale si vous devenez malade !


                            • Myo (---.---.243.62) 21 novembre 2006 11:13

                              16 morts par jour sur les routes de France combien dans les salles d’accouchement ? eh oui si on compare il faut comparer ce qui est comparable ^^


                            • cdg (---.---.24.9) 17 novembre 2006 12:31

                              Les nouvelles lois ont eut un effet formidable, celui de creer un grand nombre de dangereux criminels ! Celui qui roule plus vite que la limite de vitesse. Et bien sur ces dangereux criminels se font pincer et a terme perdent leur permis. Et entre rouler sans permis et l ANPE, ils choisissent ... deviner quoi ?

                              A moins d un an des election, l UMP s est rendu compte que tous ces dangereux criminels risquaient de faire perdre sarko (et indirectement le macaron anti PV (assemblee nationale) a nos chers deputes de son parti). D ou l operation desesperee d il y a quelque semaine sur le permis a point (ils sont vraiment persuades que les francais sont des veaux)

                              Pour le reste de l article.
                              - augmentation des blesses. Je suppose que c est vrai. Je savais que le nimbre d accident avait augmente. Et avant le type qui etait mort a maintenant la chance d etre dans un fauteuil roulant (c est ce qu on appelle une vie sauvee)
                              - interet financier. C est sur qu il est plus rentable de coller un PV a quelqu un qui travaille que de traquer des delinquants dans une citee. Exemple vecu : incendies de voitures dans un quartier chaud de strasbourg (hautepierre). Sarko declare que c est inadmissible (c etait en 2002, maintenant il ferait profil bas). Le lendemain matin, controle de police. Ou ? Pas dans la cite (pas fou les flics). Le matin a 8h30 (quand les zyva dorment) a un rond point qui mene a une zone industrielle. But de la manoeuvre, coller des PV aux types qui n ont pas la ceinture ou une vieille voiture (ils avaient un dispositif pour mesurer la pollution)

                              PS : pour les integristes de la securite routiere :
                              - Le risque fait partie de la vie. Sinon on vivrai encore dans des cavernes, Colomb n aurait jamais decouvert l amerique avec des coquilles de noix nommees Pinta, Nina ...
                              - Entre le fauteuil roulant et le cercueil, je prefere encore le 2eme
                              - je vis en allemagne ou on peu rouler a 250 km7h sur une autoroute sans etre un dangereux criminel. Curieusement, ils ont pas plus de mort que nous (c est vrai que j ai jamais vu ici des tares comme a paris)


                              • lyago2003 (---.---.240.160) 17 novembre 2006 20:38

                                Bonjour, J’ai lu avec interêt votre article et je ne suis absolument pas d’accord avec votre analyse, en effet pour moi la loi est la loi et ne pas respecter le code de la route c’est ne pas respecter les autres usagers, voici quelques arguments contre votre article et celui d’autres forumeurs, il est trop façile d’accuser d’intégriste les gens qui eux respectent la loi ! En effet,nous vivons dans un pays où la sécurité est à un niveau particulièrement élevé. Avoir une des espérances de vie parmi les plus élevées au monde ne facilite pas l’acceptation des facteurs résiduels de mort prématurée. L’accident de la route est un événement banal paraissant avoir perdu toute aptitude à susciter l’émotion. Une démocratie ne peut faire évoluer le risque accidentel par des choix politiques émanant des seuls dirigeants. Elle doit faire accepter les mesures qui réduisent le risque en développant une connaissance et une réflexion autour de cet événement si particulier, la mort accidentelle, à la fois destin personnel paraissant le produit du hasard et produit parfaitement prévisible d’un système organisé par une société.

                                Les conducteurs dangereux : Certaines personnes pacifiques deviennent de véritables cow-boys lorsqu’elles manipulent un volant. Mais on soupçonne que le comportement des individus déjà agressifs est exacerbé dans cette position. Les chercheurs ont donc voulu établir un échantillon de personnes qui répondent au profil de l’adepte de la vitesse et de la conduite dangereuse. Celui-ci est jeune, de sexe masculin, il affectionne le risque et a une certaine propension à la déviance.

                                Le manque de recul par rapport à la mort sur la route est évident. La mort sur la route résulte d’une relation entre un utilisateur, un outil et un environnement. Il ne faut jamais réduire l’événement à l’un de ces trois partenaires et imaginer que l’on peut atteindre l’efficacité maximale en limitant les actions à l’un d’entre eux. Un système doit être envisagé dans son ensemble. En Ville, pour un trajet moyen de 7 kilomètres, à 80 km/heure au lieu de 50 km/heure,vous pouvez gagner 3 minutes « ou mourir à vingt ans ». L’effet dissuasif ne prendra sa pleine efficacité que si la sévérité est suffisante, et si elle est largement diffusée par les médias. Je conduis depuis 1965 et j’ai parcouru plus de 2 millions de kilomètres, j’ai tous mes points et depuis que le bonus existe j’ai toujours été a 50% malgré celà , j’ai sans doute comme beaucoup trop de conducteurs, dérogé au respect des règles du code de la route et même parfois du simple bon sens par mon comportement.

                                Si dans une heure, dans un mois, dans dix ans pour avoir piétiné les règles, pour gagner 5 minutes, pour m’être comporté d’une façon imbécile avec un autre usager des espaces routiers, si pour toutes ces raisons et bien d’autres encore je deviens coupable d’un accident de la route, je dois être sanctionné ! Je dois être puni !

                                Bon me direz-vous, quoi d’extraordinaire ? Rien de plus normal ! Et après ?

                                Et après ? Eh bien j’aimerais que dans notre douce France, 100% des habitants de ce pays soient responsabilisés.

                                Revenons à mon petit nombrilisme...qui est peut-être aussi un peu le vôtre...

                                1er cas : Je suis dans mon automobile, à Paris (pour exemple, mais c’est dans tout endroit de France le même constat !), je ne respecte pas la règle, je franchis une ligne blanche, je ne m’arrête pas à un feu orange, je me sers de mon téléphone portable etc... Un représentant de l’ordre constate et verbalise autant de fois que nécessaire. NORMAL ? Oui ! Je ne m’enfuis pas, j’assume et j’assumerai autant de fois que je ne me serai pas comporté en automobiliste RESPONSABLE.

                                2ème cas : Je suis sur mon vélo, il fait nuit, je ne suis pas éclairé, pour gagner du temps je roule sur les trottoirs ou dans une rue en sens interdit. Je vais dans mon périple parisien rencontrer ou être vu par de nombreux représentants de l’ordre et dans les ¾ des cas je pourrai continuer en toute quiétude ma route sans la moindre sanction. NORMAL ? Non ! J’ai pu gêner des piétons sur le trottoir, risquer de me faire renverser par une voiture ou un camion mais qu’importe. Je me sens libre ! Je me suis comporté en IRRESPONSABLE mais personne (ou presque) n’a jugé bon de me le rappeler, encore moins de me sanctionner !

                                3ème cas : Je suis à pied, je suis libre !

                                Je suis, tantôt pressé par un emploi du temps serré, tantôt flânant de boutique en boutique, je traverse rues, avenues ou boulevards à mon gré, sur les passages piétons (et pourtant, comme on dit au petits enfants, le petit bonhomme est rouge !), en dehors des mêmes passages sans même m’inquiéter de la présence des autres usagers, qu’importe, je suis libre et de toute façon que personne ne s’avise d’être la tête en l’air qui m’enverra à l’hôpital parce que l’autre, cet irresponsable de cycliste, de cyclomotoriste, pire, d’automobiliste (que j’étais peut-être ¼ d’heure avant), sera dans tous les cas RESPONSABLE de mon irresponsabilité. NORMAL ? Non ! Certes je dois être protégé contre tout ce qui ressemble à un agresseur et celui-ci doit payer le prix fort lorsqu’il est, par le non respect des règles, coupable d’une moindre égratignure causée à autrui...

                                Mais de grâce arrêtons de faire croire à la terre entière que ce sont TOUJOURS les AUTRES qui sont responsables de notre irresponsabilité.

                                Soyons des adultes forts, ayons le courage de nous pencher sur nos propres imperfections, acceptons d’endosser la faute lorsque la preuve, le bon sens et la loi nous les démontrent.

                                Et si nous demandions à nos élus législateurs de devenir ou redevenir (pour ceux qui ne le sont plus) des guides vers la responsabilisation !

                                Il est paradoxal que dans notre pays ce fléau persiste et que dans de nombreux pays Européens la sécurité routière est prise en considération et qu’il y a une véritable prise de conscience, les Français ont plus peur de perdre leur permis ou de payer une amende que de tuer sur la route !Le respect, c’est d’abord celui des règles : s’arrêter au rouge, rouler à la bonne vitesse, mettre son clignotant. Parce que respecter les règles, c’est respecter les autres.

                                Sauf qu’avec 14 millions d’infractions et 400 000 délits, il ne semble pas dire que les respects (au pluriel) soient une préoccupation majeure. Tout le monde est pressé, et se fout des autres.

                                Alors, il commence où le respect sur la route ? Aux limites qu’on se met ? A celles acceptables par les autres ? Par la loi ? Ou par un comportement citoyen ? Les accidents liés à un problème dynamique (65 % des cas), résultant d’une vitesse trop élevée relativement aux capacités du conducteur, du véhicule et aux caractéristiques de l’infrastructure. Pour beaucoup d’automobilistes, le code de la route, les limitations de vitesse et le taux d’alcoolémie sont surtout faits pour être respectés... par les autres.

                                Il faudra du temps, beaucoup d’éducation et malheureusement encore plus de répression, pour que les Français cessent de confondre les routes départementales avec un circuit de Formule 1. Essai pour tenter de comprendre cette triste exception française, où la peur de perdre son permis de conduire est plus forte que celle de tuer son conjoint, son enfant, ou de mourir soi-même.

                                Le respect des distances s’adresse au conducteur mais aussi à tous les passagers qui l’accompagnent et qui peuvent se trouver stressés par des distances de sécurité insuffisantes. La prise de conscience doit être collective sur la nécessité d’adapter un comportement apaisé sans aucune agressivité.

                                Instauration de zones 30 : une zone 30 est un ensemble de rues où la vitesse est limitée à 30 km/h. Environ 75% des rues de la ville pourraient être en zone 30, c’est à dire toutes les voies de quartier, et certaines sections d’artères.

                                La première urgence est de réaliser - sans crainte de se tromper - des zones 30 dans les quartiers scolaires, dans un rayon de 300 m environ autour de chaque école ou collège.

                                Puis en deuxième urgence, des zones 30 dans les quartiers résidentiels et les quartiers de commerce.

                                Chaque année, 1 000 parents portent en terre leur enfant, parce que des automobilistes, des motocyclistes, des camionneurs ne maîtrisent pas leur véhicule.

                                D’abord, ’il faut que chacun se sente responsable au volant, responsable de sa vie et de celle des autres. C’est là 90% de la réponse au problème de la sécurité sur la route".

                                RESPONSABLE oui, car on sait que 2 fois sur 3 la victime paie de sa vie ou de sa santé, la faute de l’autre : 2 fois sur 3 le responsable s’en sort indemne Comment accepter tant d’indifférence devant ces 5 000 morts et ces 220 000 blessés, dans un pays où la peine de mort est supprimée.

                                La France détient le honteux record du monde de l’insécurité sur les routes.

                                Et pourtant l’automobiliste français est plutôt content de. lui. Il estime qu’on le tracasse trop, qu’on le persécute. Son idée des libertés individuelles se résume à cette philosophie : « MOI D’ABORD ». L’autre sur la route, c’est l’ennemi.

                                Si on est le plus fort, on impose sa loi, et trop souvent le permis de conduire devient un permis de tuer.

                                Alors nous parents d’enfants tués sur le bord des routes, dans une violence inouïe, nous voulons que les enfants à qui nous avons donné la VIE, grandissent et s’épanouissent en toute sécurité.

                                Nous voulons laisser à nos enfants le droit de vivre.

                                Nous voulons qu’on laisse à nos enfants le temps de découvrir le monde.

                                Nous parents d’enfants tués sur les routes, nous ne pouvons pas supporter l’arrogance indécente des chauffards.

                                Pour nous l’essentiel n’est pas de venger mais de réprimer des comportements qui relèvent trop souvent d’une délinquance aux conséquences meurtrières.


                                • Gingko Gingko 18 novembre 2006 13:22

                                  Bonjour,

                                  Juste quelques commentaires :

                                  - Je ne suis pas d’accord pour dire qu’il faut supprimer les sanctions aux petites infractions. Une infraction est une infraction, et une sanction doit, par définition, y être prévue, sinon ce n’est plus une infraction.

                                  En revanche, il est clair que cette sanction pourrait être plus proportionnée.

                                  Il a été annoncé récemment la réduction de la sanction pour les petits excès de vitesse. C’est pour moi une bonne initiative. Il a été aussi annoncé que cette réduction ne concernera pas les excès commis en agglomération. Je ne pense pas cela approprié. Une marge de réduction de sanction devrait y exister aussi, même si elle pourrait être beaucoup plus faible (excès de moins de 5 km/h ?).

                                  Je pense également que les excès les plus faibles ne devraient pas faire l’objet de retraits de points.

                                  Tout ceci au nom d’une plus juste gradation des sanctions. Un automobiliste qui a été, sanctionné, même faiblement et sans retrait de points, pour un petit excès de vitesse, y verra quand même vraisemblablement un avertissement contre la tentation d’aller encore plus vite par la suite ...

                                  - Je pense aussi que le non-port de la ceinture de sécurité, ainsi que toutes les autres infractions n’affectant pas la sécurité d’autrui, ne devrait pas faire l’objet d’un retrait de points.

                                  Je me rappelle encore, d’ailleurs, de mémoire, ce qui avait été annoncé à l’époque, au tout début de l’instauration du permis à points, ce devait être en 1992, par là. En substance, ça donnait :

                                  « Rassurez-vous, les infractions telles que le non-port de la ceinture de sécurité n’affectant pas la sécurité d’autrui, ne feront pas l’objet de retraits de points. »

                                  Je ne sais plus qui avait dit ça à ce moment-là, mais il est clair qu’il n’avait pas une très bonne vision de l’avenir.


                                  • Nicolas Penel Nicolas Penel 18 novembre 2006 14:01

                                    Pour répondre d’abord à lyago2003, il n’a jamais été question dans mon article d’inciter qui que se soit à ne pas respecter LA REGLE. Quand vous insistez dans votre post sur le respect de la règle, je ne peux qu’être d’accord avec vous. Mon article dénonce que la règle n’est pas bonne en l’état (sauf du point de vue financier), car injuste. Mes propositions vont dans le sens de garder la sécurité, mais être plus juste. Comme je le précise dans une réponse précédante, une de mes proposition consiste à améliorer la règle en instaurant une vitesse ORANGE (ce que j’appelle tolérance), comme c’est le cas avec les feux rouges. Le feux orange c’est aussi la REGLE, mais c’est plus juste, car applicable sans vivre dans la crainte de se faire piéger au moindre petit écart involontaire et surtout non dangereux. En aucun cas cela diminue la responsabilité des automobilistes.

                                    Gingko nous fait part à son tour de la déviation financière du retrait des points pour le non port de la ceinture. Cela rapporte de l’argent, certes, mais détruit auprès de beaucoup de gens, la vision d’un règle juste et respectable. La tentation est alors trop grande pour certains d’un rejet en bloc du système dans la mesure où sa finalité n’est plus celle annoncée. J’appelle cela une dérive de type mafieuse, et je peux alors comprendre l’exaspération d’un nombre de plus en plus important des citoyens. Cette déviation conduit à créer 2 camps antagonistes : Les « bons et gentils » qui respectent la règle et les « chauffards » qui se permettent des écarts à la règle. Ces deux groupes ne peuvent plus se comprendre. Les uns parlent de sécurité, les autres de voleurs, taxeurs, ... car beaucoup savent que les petits écarts ne sont pas dangereux. Vous trouvez ça efficace (cf le nombre d’accident graves en augmentation) et bien ???? Moi pas.


                                  • (---.---.184.190) 18 novembre 2006 15:43

                                    Bonjour, Votre réponse ne me satisfait guère car appeler ceux qui respectent les règles « les bons et les gentils » alors que vous devriez les nommer pour ce qu’ils sont en réalité« des usagers responsables » comme nous devrions tous l’être ou le devenir et ceci est essentiel pour changer le comportement des usagers de la route, les petits écarts dont vous parlez peuvent devenir de grands malheurs quand ont pense que celà n’arrive qu’aux autres.Vous soulignez là le bât qui blesse dans la mentalité de la majorité des conducteurs qui pensent qu’eux sont de bons conducteurs et qu’eux « la route leur pardonnera les petits écarts ! » détrompez vous. quant à l’argument que le nombre des accidents graves est en hausse vous oubliez de dire que le nombre de vies épargnées est aussi en hausse alors que dans les statistiques les accidentés de la route (bléssés et décès) sont désormais pris en compte sur une période de trente jours contre huit auparavent et ceci grâce aux actions et au travail des Associations il me semble que c’est mieux refléter la réalité. Il est bien de dénoncer « les petits écarts et leurs coûts » mais encore faut il s’attaquer aux vrais arnaques dont quelques exemples : Ce que coûtent nos parlementaires,Ils ont augmenté leurs indemnités de 50% en dix ans. Un parlementaire, député ou sénateur, coûte 2.400 euros par jour à la collectivité nationale. Autre aberration scandaleuse : le budget propre au parlement, soit 800 millions d’euros en 2005, échappe quasiment à tout contrôle, sous prétexte de préserver l’indépendance du pouvoir législatif par rapport aux autres pouvoirs, notamment exécutif ! 300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

                                    (Sources : Budget 2005 des assemblées parlementaires. Contribuables Associés. Assemblée nationale. Sénat. Enquête NCO 1997) Autre scandale,Les assurances ont une autre technique pour se procurer des fonds illégalement. Cette affaire est ignorée du public, et il n’y a aucune enquête de la presse. Lors des situations des catastrophes naturelles ou exceptionnelles, ces groupes d’assurances se voient doter de fonds qui sont fournis par l’état. Ce qu’on ne dit pas, c’est que l’intégralité des sommes n’est pas reversée aux victimes ni même à l’état, mais en réalité ils vont les placer et les jouer en bourse. De là à croire qu’une partie de cette argent est reversé à des partis politiques, il n’ y a qu’un pas, mais surtout pas d’enquête parlementaire. source : jehanne collard, et pour finir d’illustrer mes propos SITUATION MALSAINE CHEZ LES ASSUREURS. Ou passe l’argent économisé par les assureurs par la baisse très significative de la mortalité routière suite aux nouvelles mesures ? Comment se fait-il que les compagnies d’assurances qui ont un rôle social à jouer imposé par la loi ne remplissent pratiquement jamais cette mission ?

                                    Voyez-vous la répression est sans doute un regrettable moyen pour résoudre en partie les problèmes, mais les détracteurs de ce moyen de pression seront d’autant plus virulents qu’ils seront particulièrement concernés. Ils mettront en avant de nombreuses causes des accidents en excluant toujours leurs comportements comme étant la cause principale. Ils auront « leurs » solutions pour tout résoudre sauf nécessairement, la répression dont ils ne seraient d’ailleurs, que les pauvres victimes. L’accident de la route est une réelle criminalité autorisée, réprimée comme de la petite délinquance.

                                    Les millions d’infractions graves doivent se compter par heure de circulation journalière. Les quelques millions de PV doivent se compter par année de circulation. Il est possible en France, de faire n’importe quoi, n’importe comment sans la moindre risque.

                                    Pourquoi éditer des règles si l’on ne se donne pas les moyens de les faire respecter ?


                                    • frankbogaerts (---.---.11.23) 18 novembre 2006 21:20

                                      bonjour,

                                      merci de votre article qui mentionne tolérance et bon sens, qui manquent tellement dans notre société...à voir les réactions ici.


                                      • (---.---.152.102) 20 novembre 2006 11:02

                                        Nous faisons pourtant partie de la cinquantaine (au pif) de pays qui ont du bon sens et sont tolérants. Où donc avez-vous vu la société à laquelle vous faites allusion ?


                                      • krokodilo (---.---.152.102) 20 novembre 2006 11:16

                                        Sur l’idée de création d’une « vitesse orange », elle existe déjà : c’est la vitesse maximum autorisée. Quand vous roulez à la vitesse maxi, vous êtes dans la zone orange, à vous de prendre vos responsabilités, d’accepter les risques, de mesurer selon les circonstances les risques que vous faites prendre aux autres. Que la signalisation ne soit pas parfaite, c’est une évidence, qu’est-ce qui est parfait en ce monde ? Et malgré mes messages un peu provocateurs, il m’est aussi arrivé de dépasser ces limites.

                                        L’être humain est faible par nature, disons sauf exception , et souvent égoiste. La seule mesure efficace est non seulement de faire respecter les limites de vitesse actuelles, ce qui n’est pas réellement le cas, mais de les baisser, en centre-ville comme ailleurs, afin que votre zone orange soit plus basse qu’actuellement. Il faut aussi s’interroger sur notre mode de vie, se demander pourquoi on fonce comme des malades, pourquoi on est toujours pressés. La liberté totale n’existe pas et n’a jamais existé : même dans les tribus primitives, quand on brisait un tabou, ce n’était pas le retrait de quelques points qu’on risquait, mais le bannissement ou pire !


                                      • Nicolas Penel Nicolas Penel 20 novembre 2006 20:11

                                        Si par principe les lois doivent être appliquées mais jamais discutées, parce que la perfection n’existe pas dans ce monde, on se demande à quoi sert notre parlement, nos hommes politiques, la démocratie, .... Il me semble que ce fourum est un espace de débat citoyen, où l’intérêt est bien d’améliorer notre cadre de vie. On peut être d’un avis différent de celui exprimé dans cet article, mais de dire « la loi c’est la loi » et on n’en parle plus est une position de ceux que j’appelle les intégristes de la sécurité routière. Ils ne souhaitent pas de remise en cause du dogme Sanctions Maxi et Limitations Maxi = sécurité. C’est pour certains d’entre nous un sophisme et surtout une contre vérité.


                                      • Myo (---.---.243.62) 21 novembre 2006 11:17

                                        Nous faison également parti d’un des pays les plus meurtrier sur les routes de la CEE ... Nous sommes civilisés et tolérants croyez vous ?

                                        La tolérance n’est-elle pas de laisser vivre tout le monde sans mettre en danger personne ?


                                      • maxim maxim 20 novembre 2006 19:43

                                        il aura toujours des censeurs de la route..qui ne commettent jamais de fautes de conduite bien sur...pour etre honnete,prenez l’autoroute,une fois extirpe des bouchons de la sortie des agglomerations,dès que l’on arrive au panneau 130 qui roule à 130 ? c’ plutot 160 pour beaucoup ;bien sur dès qu’un radar fixe est signalé tout le monde ralentit c’est de bonne guerre,apres on remet la sauce.pour me rendre à PARIS j’65km d’autoroute il y a 3 radars fixes,2 pour faire du fric,1 c’est vrai fixé sur un point accidentogene mais bon ,après on ralentit naturellement car ça commence à ralentir aux abords de la capitale..personnellement ,je ne crois pas etre un assassin en apppuyant un peu plus lorsque l’autoroute est parfaitement dégagé et que les conditions sont optimum ,la vitessedoit etre adaptée aux conditions de circulation .je me rends assez souvent en ALLEMAGNE les gens savent conduire intelligeamment et on les traite en adultes ,chez nous on cherche à nous infantiliser,et nous culpabiliser .dés que vous prenez le volant vous etes un deliquant en puissance ? alors maintenant...defense de fumer ,defense de baiser ,defense de conduire, defense de bouffer gras ou sucré,defense de parler religion..pour en revenir à la voiture (de tourisme)elle mene les gens au travail,c’est un outil pour beaucoup,il y a de plius en plus de gens qui roulent sans permis sinon c’est le chomage et ses drames ,alors je crois que l’on peut assouplir la legislation en comptant sur le bon sens et la responsabilité des usagers pour qui la route est un metier.


                                        • lyago2003 (---.---.18.28) 21 novembre 2006 00:10

                                          Réponse à Mr Penel, Bonjour, Mais que dire alors de vos réactions qui ne sont que des contre-vérités , je ne pense pas que mes propos soient anti-démocratiques ni dans la sémantique ni dans l’esprit alors que votre texte est la représentation même de l’hypocrisie car vous tentez de nous faire croire qu’une loi votée par nos parlementaires ça se discute elle se discute oui mais avant d’être promulguée,il me semble que celà s’appelle le pouvoir exécutif ! bien sûr on peut revenir sur des lois mais on en est encore à se demander comment faire avec celle de 1905 alors... Monsieur Penel, c’est vous I’intégriste de ce forum , vous résumez mon post à la phrase « la loi est la loi » j’appelle celà de la mauvaise foi , vous éludez tous les autes arguments, alors que l’on parle de vies humaines à sauver et vous osez parler de cadre de vie sachant très bien que la vitesse augmente le consommation et donc la pollution, vous vous contre-disez mon cher.

                                          En vérité ne feriez vous pas partie de ces détracteurs que je dénonçe et qui sont d’autant plus virulents qu’ils sont particulièrement concernés ?


                                          • Nicolas Penel Nicolas Penel 21 novembre 2006 20:02

                                            Merci pour vos allégations d’hypocrite et de mauivaise foi .... peu constructives. Vous n’êtes manifestemlment pas de mon avis, mais je trouve votre post de plus en plus pauvre du point de vue de son argumenatation. Ce n’est pas en vous en prenant à moi (sans me connaitre plus qu’au travers de ces quelques lignes) que cela donnera plus de poids à votre point de vue.

                                            J’espérais un contre argument différent de celui « d’hyprocrite » pour infirmer, « un petit dépassement de vitesse n’est pas dangereux, et donc ne mérite pas de sanction financière ni forcement un retrait de point » (cf arguments de l’article). Si votre argument c’est : « la vitesse c’est dangereux », vous pourrez toujours utiliser l’argument même lorsque que l’on roulera tous en trotinette !!!


                                          • maxim maxim 21 novembre 2006 10:01

                                            mr LYAGO/puique vous évoquez vitesse =consommation,cela depend surtout des conditions de circulation.exmple en ville à 30kmh on est en seconde avec la fluctuation de circulation,c’est du 12à13 litres garantis ;entre 80 et 90 avec les reprises,c’est du 10à11 litres (essence)on est en quatrième et on retrograde souvent,à 110 lancé en cinquième,on descend à 8,5 litres,le moteur est à bon regime près du bon couple,donc fonctionne dans des conditions optimales.(ceci pour exemple pour une voiture moyenne de 2litres de cylindrée developpant 150 cv)puissance courante des familliales actuelles ;un moteur tournant à son regime brule mieux son carburant et pollue moins ,les anti voitures de tout crin ,nous endorment avec leus arguments betement annonés sans fondements reels,quand on vous fait croire que rouler moins vite en ville diminue la pollution,cela crée des bouchons et des ralentissement des effets accordéon,des reprises des freinages les moteurs peinent,bref c’est l’effet contraire escompté.(pour info je suis un professionnel de l’automobile en retaite maintenant,j’ obtenu mon permis en aout 1960.


                                            • lyago 2003 (---.---.129.105) 21 novembre 2006 18:48

                                              Bonjour Mr Maxim, Ou avez vous lu que je parlais de la vitesse en ville ? Chacun sait que la consommation urbaine est plus importante en ville, quand un constructeur annonce les consommations d’un modèle la loi l’oblige à mentionner les consommations urbaines,extra-urbaines et mixte, alors de grâce quand vous intervenez sur un fil donnez vous la peine de lire correctement le sujet en signe de respect pour l’auteur du débat (celui qui se trouve tout en haut de page !) le sujet ne parle pas uniquement de la vitesse en ville ! ne justifiez pas votre opinion sur la sécurité routière que je respecte moi même par des préjugés, si vous aviez fait l’effort de lire mes posts précédents vous ne diriez pas que je suis anti-voiture car comment être anti-voitures et avoir parcouru près de 2 millions de kms, je ne suis pas maso. La voiture représente la liberté pour moi et chacun sait que la liberté des uns commence là ou fini celle des autres.

                                              Ce qui m’énervent tjrs dans ce genre de débat c’est que certain semblent occulter le but premier de la sécurité routière.. A savoir sauver des vies humaines..Je vais donc tenter de répondre aux questions de certains forumeurs .

                                              Les radars font baisser les accidents mortels de 40 % c’est comme ça... ce sont les chiffres. On met des radars parce que justement on ne peut pas mettre un gendarme à chaque coin de rue...

                                              La vitesse est-elle dangereuse ? Je ne résiste pas à vous répondre par une métaphore complètement absurde.. Marchez dans votre salon et cognez-vous dans un mur.. Ensuite refaites l’expérience en courant... Je pense que vous allez constater les dégâts et pourtant il n’y aura que quelques km/h de différence... Ce que ne comprennent pas les gens c’est que 10, 20, 30 km/h ou plus c’est énorme au niveau des conséquences directes de l’impact... Ensuite il est aussi évident de dire que vous éviterez plus facilement une situation dangereuse si vous roulez à 50 en ville (voir moins parfois) qu’à 70..

                                              « en Allemagne il y a moins d’accidents mortels et la vitesse est plus grande sur autoroute »... disent certains Sauf que toutes les autoroutes ne sont pas à vitesse illimitée de plus les conducteurs sont beaucoup plus respectueux du code de la route (sauf quand ils conduisent en France !) Et les véhicules en meilleur état...

                                              qui est responsable celui qui utilise l’arme ou celui qui la fabrique .. ? Sans hésiter celui qui l’utilise.. Sinon on va condamner les fabricants de couteau suisse si un meurtre est commis avec, ou les fabricants de tronçonneuse de marteau etc. etc. Il est vrai que les politiques devrait intervenir pour limiter la puissance des véhicules mais le lobbying des constructeurs et des utilisateurs en a découragé plus d’un...

                                              Les ministres font pire que nous d’après vous ?? Peut-être.. Si votre voisin vole ou assassine sa femme ça légitime le fait que vous le fassiez ???

                                              La prise de conscience individuelle peut venir soit par l’éducation soit par une répression accrue... Car qu’est ce qui nous faire prendre conscience qu’une chose est mal si ce n’est les lois et la répression qui s’en suit... Imaginons une société qui ne condamne pas le viol... je vous laisse imaginer la suite... Le souci c’est qu’on raisonne tous comme ça.. « c’est pas mal puisque c’est pas interdit.. »

                                              Il est bien de faire de la prévention pour les conducteurs mais pour les irréductibles , les chauffars, seule la répression est efficace...

                                              Le respect, c’est d’abord celui des règles : s’arrêter au rouge, rouler à la bonne vitesse, mettre son clignotant. Parce que respecter les règles, c’est respecter les autres.


                                              • frankbogaerts (---.---.117.164) 21 novembre 2006 20:55

                                                • maxim maxim 21 novembre 2006 22:18

                                                  MONSIEUR LYAGO/j’ai déposé 2 articles sur le forum,dans le 1er,j’ai parlé des censeurs de la route,votre nom n’y etait pas mentionné ,j’ai simplement adressé mon 2eme article à votre adresse puisqu’il etait question de consommation en ville ;c’etait ma seule intention.que vous vous en soyez offensé ne regarde que l’interprétation que vous vous en etes fait.ceci dit toutes mes félicitations pour votre comportement exemplaire sur la route,cela prouve que vous etes un honnete citoyen...ceci dit je respecte tant que je peux le code de la route mais j’avoue avoir des faiblesses et des tentations comme tout humain .MONSIEUR LYAGO je vous salue.


                                                  • (---.---.245.107) 22 novembre 2006 14:50

                                                    Bonjour, Maxim je viens de relire ce que j’ai écrit et dont voici l’extrait« ......osez parler de cadre de vie sachant très bien que la vitesse augmente le consommation et donc la pollution..... » Pourriez vous ne pas déformez les phrases des auteurs que vous citez,svp, merci.


                                                    • maxim maxim 22 novembre 2006 21:47

                                                      à tous ceux qui ont pu etre gènés par l’interprétation que j’ai pu faire du contenu de leurs article,(peut etre ai je voulu repondre trop vite apres avoir parcouru de manière trop succinte)je fais amende honorable..mea culpa mea maxima culpa...messieurs j’espére l’incident clos.

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