• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > SNCF : sauvons notre service public !

SNCF : sauvons notre service public !

Après avoir poursuivi le démontage du droit du travail, Emmanuel Macron veut s’attaquer au transport ferroviaire, comme les détestables textes européens nous le demande, ainsi que l’écrit Aurélien Bernier. Une nouvelle absurdité complète, après son plan fiscal oligarchique, proche de celui de Trump, tant il est évident que le transport ferroviaire est économiquement un monopole naturel.

 

Répéter les erreurs du passé
 
Sur les réseaux sociaux, une personne évoquait cette semaine le fait que, pour pousser à la privatisation des services publics, la manœuvre des ultra-libéraux était simple : couper les moyens pour provoquer une dégradation du service, créant la colère des usagers, alors prêts à un changement de statut. Après tout, les problèmes de la SNCF viennent d’un manque d’investissements… Mais je crois plus que nos dirigeant se contentent de suivre la ligne eurolibérale qui leur sert de prêt-à-penser idéologique, sans jamais se poser la question de faire les choses autrement. Après tout, même les jurys de l’ENA se plaignent de l’uniformité de pensée et du manque de réflexion des candidats.
 
Pourtant, il y a seulement trois ans, une étude du cabinet BCG affirmait que la France disposait du 3ème système ferroviaire le plus performant d’Europe, derrière la Suisse et la Suède, largement devant la Grande-Bretagne qui a choisi la voie de la privatisation. La performance de nos voisins d’outre-Manche est d’autant plus médiocre que la forte densité du pays est un avantage en terme de coûts, qui ne se traduit pas pour les usagers, malgré l’absence d’un coûteux réseau à très grande vitesse. Bref, rien ne montre l’intérêt d’une privatisation, d’autant plus absurde que le réseau doit rester unique et public et qu’il faudra donc organiser une concurrence totalement artificielle et délétère.
 
Car bien sûr, les futurs concurrents de la SNCF choisiront les lignes les plus rentables, et utiliseront tout le savoir-faire développé par le service public, sans y avoir contribué. En fait, ils devraient payer une partie de la dette actuelle de la SNCF pour avoir le droit de faire circuler des trains. Plus globalement, il est évident que cette « concurrence » sera un juteux fromage accordé à ceux qui viendront et qui pourront choisir le meilleur quand la SNCF devra assurer le service public là où il est moins rentable, ce qui la poussera à faire des économies, et donc à distendre le lien avec les français. D’ailleurs, tout est prêt, la SNCF ayant déjà créé des centaines de filiales pour préparer la privatisation.
 
Et pour couronner le tout, comme l’a remarquablement montré Télérama, la sphère médiatique salue quasi-unanimement la réforme à venir, s’appuyant parfois sur des arguments totalement malhonnêtes, comme l’a souligné Aurélie Filipetti dans Challenges. Le ministre Gérald Darmanin avance ainsi un coût de 340 euros par Français, oubliant complètement le principe qu’un service public a naturellement un coût et que le profit n’est pas son objectif, comme le note Marianne. Un autre site rappelle que par-delà les exagérations des uns et des autres, le traitement des employés de la SNCF n’est pas si mirobolant, loin de là, même pour un poste aussi important et contraignant que celui d’aiguilleur.
 
 
Heureusement, certains montent au créneau, sur les réseaux sociaux, comme Pascale Fourier, ou dans les médias, comme Aurélien Bernier dans Marianne ou Régis de Castelnau sur son blog. Continuons à nous battre pour cette réforme totalement aberrante, injustifiée et injuste. D’avance, solidarité avec tous ceux qui se battront sur le terrain à partir du 22 mars !

Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

55 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 20 mars 10:36

     
    Public = peuple
     
    Plus de peuple = plus de public
     
    Banque Rothschild aime son client préféré Mélenchon, Soros aime son négrier NPA
     


    • Konyl Konyl 20 mars 11:01

      Répéter les erreurs du passer serait justement de continuer comme ça.
      Il faut arrêter avec « le service public ne doit pas être rentable » rentable non, mais ne pas couter une fortune c’est possible ?

      Le statut des cheminots doit changer, pour autant, il y a bien d’autres choses à faire.
      Si ce n’est pas 340 € alors c’et combien ?
      Rien que la subvention annuelle, (en plus de la compensation) de 4 mds coûte 60 par français par an ajoutez à cela le pass navigo et on y est largement. Mais nous devons savoir combien les collectivités déboursent aussi. Et il faut prendre en compte les heures de retard non-payé, les dépassement de garderie, d’école, de parking lié aux retards...

      Le service SNCF est catastrophique, allez faire un tour a Saint Lazare, vous verrez les gilets rouges se marrer en bout de voie et fumer malgré l’interdiction, vous verrez les gens entassés dans des bétaillères. Et vous verrez aussi les contrôleurs dans les trains vides qui craignent le moins et la SUGE (la sécurité du rail) faire chier les gens dans un Paris-Pontoise alors qu’ils ne prennent jamais les trains pour Mantes-la jolie parce que ça craint plus.

      Juste pour rigoler : « Enfin, certains employeurs ont décidé d’offrir à leurs salariés cette journée de solidarité.  »La SNCF a ainsi opté pour une répartition de deux minutes de travail supplémentaires par jour pour rattraper cette journée.«  » En gros, la solidarité ils s’en foutent pas mal.

      Les cheminots ont juste peur pour leur statut, le reste est une illusion. Ils ne se battent pas pour les autres, mais bien contre. Ils suffit de voir le propos haineux et violent des Sudistes du rail par exemple, sur leur page FB... SUD supprime tous les messages tellement leurs membres sont agressifs et menaçants dès qu’on est pas d’accord.


      • titi 20 mars 11:51
        @Konyl

        « faire chier les gens dans un Paris-Pontoise alors qu’ils ne prennent jamais les trains pour Mantes-la jolie parce que ça craint plus. »

        Je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué...
        Ouf !


      • Pere Plexe Pere Plexe 20 mars 17:14

        @Konyl
        « Répéter les erreurs du passer serait justement de continuer comme ça. »

        Non.
        Par le passé « on » a ouvert le fret ferroviaire à la concurrence.
        On en voit le résultat : transfert massif vers la route.

        Il faut arrêter avec « le service public ne doit pas être rentable » rentable non, mais ne pas coûter une fortune c’est possible ?
        En fait il faudrait comparer le service rendu et le coût du même service fourni par un opérateur privé. Concernant la SNCF son coût est élevé mais aucun opérateur,fut il privé, ne ferait mieux. C’est en creux le rapport Spinetta qui en fait l’aveu : il préconise une hausse des tarifs, l’abandon de lignes, et surtout l’allègement de la dette( qui conditionne les coûts d’exploitation du réseau).

        Pour les trains de Mantes croyez vous sérieusement qu’un opérateur privé va postuler ?

        Enfin concernant la journée dite de solidarité 52% des salariés du privé ne travaille pas ce jour là : c’est un peu fort d’en faire reproche à la SNCF (qui fonctionne ce jour là comme les 364 autres jours !)


      • Konyl Konyl 20 mars 17:23

        @Pere Plexe
        Moi je pose une journée ce jour là vous saisissez ? Déjà que j’en ai moins.

        Pardon mais la SNCF ne fonctionne pas, elle est ouverte mais le service à TOUS niveaux est lamentable lorsqu’il s’agit de l’ile de France.

        Pour Mantes : Bien sûr que oui elle est hyper utilisée.

        Evidement qu’il faudra fermer des lignes, si et seulement si on est capable de fournir ce service par un autre moyen (Bus)... Les lignes éligibles sont des lignes ou la fréquentation est extrêmement faible. C’est aussi bête a comprendre que vous n’aurez pas la Fibre Internet à Talmont Sur Gironde pour 25 habitants.


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 20 mars 19:22

        @Konyl

        Bonsoir, un service public n’a pas à être rentable. Il a une mission, celle de servir le public. Son statut juridique est différend du statut du privé.
        On ne gère pas un service public comme on gère une société entièrement privatisée. De plus, si la SNCF est totalement transformée et concurrentielle, comme le prévoient les ordres de Bruxelles, avec les GOPE, les actionnaires feront le nécessaire pour la rendre rentable, c’est-à-dire : rogner sur le personnel, la maintenance, les salaires, la motivation, le nombre de lignes, et le prix du voyage aller et retour, la sécurité, en prenant exemple sur ce qu’il est en train de se passer avec l’Hôpital public.
        Tout le monde se plaindra, et tout d’un coup on trouvera la SNCF de papa, qui actuellement est conchiée par les imbéciles fan du privé, et les affairistes, compétente et ayant fait largement ses preuves.
        Si actuellement la SNCF donne des signes de faiblesse, c’est bien parce que la direction et le ministère démembre et démantèle les services, pour avoir le prétexte de verser dans le « privé », en prétendant : vous voyez ça ne marche pas ! Il faut « réformer » !

        Réforme le mot préféré de notre Président. Synonyme de réformes : casse, démolition.

        Surtout que les cheminots ne cèdent rien ! Le chantage a assez duré !


      • baldis30 21 mars 08:12

        @Pere Plexe
        bonjour,

        quasiment d’accord avec votre intervention ... mais vous avez clairement oublié le coût des accidents de la route ....

        certes des accidents de chemin de fer existent et peuvent marquer l’opinion parce qu’ils se passent en un instant en un seul lieu .... mais tous ceux de la route sont traités comme des événements diffus ne marquant qu’un point sur une carte ....

        Or l’implication du transport routier des marchandises dans les accidents est patent .... et qui paye ... l’ensemble des automobilistes ....

        EXACTEMENT COMME LE TRANSPORT EN MASSE DE LA DROGUE et là c’est toute la population qui en paye les conséquences médicales ....


      • Konyl Konyl 21 mars 15:01

        @Nicole Cheverney
        Pas rentable non, c’est ce que je dis, pas rentable mais équilibré.

        Et cette mission, n’est pas assurée aujourd’hui, et certainement pas qu’à cause des méchants patrons. Punaise mais allez à Saint Lazare, vous allez la voir la passion des cheminots qui traitent les gens comme des sous-merde. La SNCF de papa est morte depuis belle lurette, morte depuis qu’une poigné de connards ultra-syndiqué gère le business de la grève.
        Et vu la désorganisation volontaire qui approche, je peux vous garantir qu’il y aura des émeutes contre ces pleurnichards qui refusent, eux, l’effort national systématiquement.

        J’attendrais le temps qu’il faut, je serais patient, de toute façon ils n’arrivent déjà pas a faire fonctionner les trains alors bon.


      • Zolko Zolko 22 mars 14:44

        @Pere Plexe : « Par le passé on a ouvert le fret ferroviaire à la concurrence. On en voit le résultat : transfert massif vers la route. »
         
        Vous avez mal lu l’article : le problème est clairement décrit comme étant le « cabotage » des camions en France (un camion Polonais peut faire du transport en France pendant 7 jours, à des tarifs Polonais) et n’est pas lié à la concurrence du fret sur rail. Pire même, votre si chère entreprise du service public SNCF était parmi les plus féroces :
         
        « le transporteur GEODIS, filiale de la SNCF, supprimait des chauffeurs en France en ouvrant parallèlement des filiales en Roumanie, vouées à venir livrer des clients… français »
         
        alors vous m’excuserez si je ne pleurerai pas quand la SNCF aura disparu.


      • Trelawney Trelawney 20 mars 11:56

        Comme il est dit un service public n’a pas vocation à être rentable et que c’est le bien de tous les français

        Donc dette de la SNCF : 54.5 milliards d’euro
        Nombre d’habitants en France 65 milliards d’euro.
        54.5 milliards divisé par 65 millions = 840 euros par habitants.
        Je propose que l’on ponctionne les familles françaises à hauteur de 840 euro soit 3360 pour une famille avec 2 enfants. on rembourse la dette de la SNCF et ensuite le train peut fonctionner comme avant.

        Solution simple qui a le mérite de responsabiliser tout le monde

        • Pere Plexe Pere Plexe 20 mars 17:22

          @Trelawney
          54 milliards c’est la dette cumulée en 40 ans au moins.

          Soit 1.35 milliards par an.

          Peut on avoir la même approche avec le coût de la route ?
          C’est au bas mot 15 milliards/an.

          Qu’un dixième de cette somme soit consacrée au ferroviaire est il aberrant ?

        • Trelawney Trelawney 20 mars 19:59

          @Pere Plexe
          Justement ce qui coince à la SNCF c’est le montant de la dette qu’il faut réduire des 2/3 pour que la SNCf puisse investir dans son réseau.


          Pour ce qui est des routes faut demander à la gourde de Royal pourquoi elle a supprimer le péage pour les camions

        • covadonga*722 covadonga*722 20 mars 13:23

           quel service public ?


          mon ainé convoqué a Tourcoing c’est vu proposer un aller retour a 240 e par la sncf

          pour le meme trajet et deux heurs de plus de trajet il a payé 65 e avec flixbus


          devinez lequel des deux services il assimile a un service public ?



          • Pere Plexe Pere Plexe 20 mars 17:24

            @covadonga*722
            La route est effectivement un service public gratuit.

            Dont on évoque curieusement jamais le coût...

          • baldis30 21 mars 08:13

            @covadonga*722
             et s’il était en fauteuil roulant flixbus l’aurait-il pris ?



          • Zolko Zolko 22 mars 14:53

            @baldis30 : « et s’il était en fauteuil roulant flixbus l’aurait-il pris ? »
             
            Ca fait longtemps que vous n’avez pas pris le train : si il avait été en fauteuil roulant il n’aurait jamais pu monter dans un train Français. L’accès aux trains Français pour les fauteuils roulants ou poussettes est impossible : des escaliers partout, des quais aux hauteurs aléatoires, des marches d’accès de 1/2m, des couloirs de TGV-duplex tarabiscotés ... allez prendre le train en Allemagne et vous verrez ce que c’est que l’accès en fauteuil roulant : das rampes partout, la porte et le quai qui s’alignent à 1cm près partout, des accès larges, des espaces réservés...


          • jymb 20 mars 13:36

            Ce qui est ahurissant c’est que l’on propose la discrimination parfaite, avec des salariés dans le futur qui, pour le même travail, sur le même quai aurait des contrats et statuts différents !


            Dans ce cas ne nous cassez plus les pieds avec l’égalité, par exemple, homme-femme dans le travail. Lorsque l’état montre l’exemple...

            • Trelawney Trelawney 20 mars 13:59

              @jymb
              Ce qui est ahurissant c’est que l’on propose la discrimination parfaite, avec des salariés dans le futur qui, pour le même travail, sur le même quai aurait des contrats et statuts différents !

              Cela n’existe pas dans la fonction publique ? Cherchez un peu mieux et demandez le statut d’un fonctionnaire des finances à Bercy et celui de l’inspecteur des douanes l’étage en dessous. Et ensuite allez faire un tour dans les hôpitaux et aussi à l’armée et même dans la police.

            • Eric F Eric F 20 mars 14:13

              @jymb
              C’est vrai que la disparité complète des statuts est injuste, donc il faudrait une solution de compromis, que les « anciens » acceptent de renoncer à certains avantages, et qu’en contrepartie, d’autres avantages restent appliqués également aux nouveaux embauchés. C’est ça la vraie solidarité.
              Mais les corporatistes se crispent sur leurs « avantages acquis », sachant très bien qu’il existe déjà 10% de travailleurs hors statut dans leur entreprise.

              Autrefois, les statuts des entreprises publiques « tiraient » les standards sociaux du pays vers le haut, mais désormais le secteur concurrentiel a décroché, et les gaps ne sont plus justifiés -on peut le déplorer, mais c’est une réalité-.


            • zygzornifle zygzornifle 20 mars 13:42

              après le soldat Ryan voila le service public a sauver , qui sera le prochain sur la liste ? ....


              • François Vesin François Vesin 20 mars 14:08

                « il y a seulement trois ans, une étude du cabinet BCG affirmait que la France disposait du 3ème système ferroviaire le plus performant d’Europe, »


                Il y a trois ans, la France n’était pas encore « EN MARCHE » !!!
                Depuis, elle y a goûté et elle a compris qu’un dépeçage 
                ourdi par l’U.E. et appliqué par Macron est en cours et
                que l’urgence, c’est de sauter en marche dans le FREXIT !

                • Eric F Eric F 20 mars 14:31

                  @François Vesin
                  la Grande Bretagne est à la fois un contre-exemple en terme d’ouverture déséquilibrée à la concurrence pour le rail, mais aussi sur le fait que le Brexit ne change absolument rien sur cette question.
                  Maintenir le monopole public n’est pas forcément la garantie d’un service meilleur et plus efficace, on le voit pour la téléphonie mobile et l’internet où la concurrence a considérablement augmenté le service offert et diminué les prix. Ce qui n’est pas « privatisable », c’est la grosse infrastructure, et il faut effectivement s’assurer qu’elle est facturée intégralement aux prestataires.


                • Pere Plexe Pere Plexe 20 mars 17:33

                  @Eric F
                  La téléphonie est un mauvais exemple pour plusieurs raisons

                  Le premier est que l’évolution technologique à révolutionné le secteur et continu à la faire.
                  Le second est que le nombre d’opérateur est de fait contrôlé : on est pas sur de la concurrence libre.

                  Rien de tel dans le ferroviaire on il n’y a aucun saut technologique à attendre.
                  L’exemple du Fret ferroviaire , déjà soumis à la concurrence, montre le risque : diminution des marges sur les lignes « rentables » et condamnation des autres.

                • Eric F Eric F 21 mars 10:36

                  @Pere Plexe
                  Nous sommes donc d’accord qu’il faut que les opérateurs alternatifs du « rail » soient contrôlés et participent au juste niveau de financement de la « couverture universelle » comme pour la téléphonie. Concernant la technologie, nul ne peut jurer de rien, ainsi Alsthom fournit au réseau ferroviaire de Basse Saxe des motrices à « pile à combustible » hydrogène.


                • Eric F Eric F 20 mars 14:25

                  Le « service public » ne doit pas être forcément rentable sur l’ensemble des prestations, puisqu’il assure une couverture globale du territoire, mais il doit être « efficient », c’est à dire efficace au meilleur coût.
                  Le risque serait que « le rail », dont les couts de fonctionnements deviennent trop couteux, s’effondre au profit des cars , du covoiturage payant (non fiscalisé), de l’autopartage de véhicules à faible cout de fonctionnement, voire de l’avion qui déjà concurrence le TGV. Le « nombre d’agents par passager/kilomètre » est un facteur important de cout de fonctionnement qui va devenir rédhibitoire du fait de ces moyens de transport alternatifs au rail, moins couteux, que plébiscitent les jeunes générations.
                  Quoiqu’il en soit, une éventuelle ouverture à la concurrence devrait comporter des dispositions de facturation de la « couverture globale du service public du rail » de l’ensemble du territoire, et ne pas offrir des « effets d’aubaine » sur les seules lignes rentables. Il faut voir ce qui a été fait à France Télécom et à EDF sur ces questions de péréquation de couts de structure et de service public universel.


                  • Eric F Eric F 20 mars 14:38

                    Ma crainte est que des « grèves dures » ne braquent l’opinion publique, et que le gouvernement ne joue en quelque sorte la politique du pire comme l’a fait Mrs Thatcher, au détriment de l’ensemble des travailleurs (les syndicats étant durablement discrédités). Le maximalisme risque d’être contre productif. Au pire le gouvernement pourrait dissoudre la SNCF et créer une « société nouvelle » hors statut public, comme l’avait fait John Major https://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisation_de_British_Rail


                  • Tom France Tom France 20 mars 15:39

                    Les cheminots coûteraient trop chères ah bon ??? Et tous les migrants qui débarquent et à qui l’on donne tout ? Ou encore, les salaires, primes et retraites à n’en plus finir des guignols parasites que sont les politiques traîtres ?? Ou les banksters globalistes et leurs montages financiers ?? Et les guerres menés pour l’oligarchie privées ?? Cela ne coûte rien peut être ?? Et je pourrais encore citer beaucoup d’exemples. Bref, tout cela s’inscrit dans la continuité de la liquidation de l’état nation au seul profit de l’oligarchie mondialiste et ses intérêts privés !


                    • baldis30 21 mars 08:17

                      @Tom France
                      bonjour,

                      saine colère !

                      mais croiriez-vous un seul instant que les dirigeants entendissent parler de paille et de poutre ?


                    • Armelle Armelle 22 mars 10:17

                      @belin
                      « Les cheminots coûteraient trop chères ah bon  ??? »
                      Bah, des gens qui bénéficent d’une retraite plus longue que la période cotisée (et ce n’est qu’un exemple) alors oui, les cheminots coûtent trop cher mon gars.Un enfant de CM2 pourrait vous le prouver, mais qu’à cela ne tienne, quand ça coince, on pique dans les caisses du privé !!! c’est tellement facile...
                      Votre énumération débile n’a pas de sens, vous comparez des torchons et des serviettes !!!
                      ...Une position monopolistique ; des prix exorbitants ; un déficit abyssale ; un service à chier et une sécurité toute relative (Brétigny en est un bel exemple) et le contribuable devrait continuer à financer ce tas de merde ? Mais vous vous moquez de qui ?
                      Renseignez-vous donc sur le rail Italien...Notre futur transporteur...
                      C’est amusant cette propension bien Française à croire depuis 70 ans, que nous aurions le meilleur service public au monde. 


                    • vesjem vesjem 20 mars 16:30

                      il y a un seul secteur où le service public doit devenir privé , c’est celui des télés et radios de propagande


                      • Fergus Fergus 20 mars 16:44

                        Bonjour, vesjem

                        Vous plaisantez, j’espère !

                        Certes, les radio et télévisions publiques ne sont pas des modèles d’objectivité, c’est le moins que l’on puisse dire.

                        Mais les médias privés, directement soumis aux intérêts des puissances industrielles et financières sont - ou seraient - encore pires !

                        C’est d’ailleurs pour cette raison que les Suisses ont, avec sagesse, rejeté le projet d’abandon du service public radio-télévisé.


                      • vesjem vesjem 20 mars 18:14

                        @Fergus
                        je suis sérieux, fergus
                        si tu avais un plus d’avance politique qu’il me semble, tu comprendrais que ces médias propagent continuellement une propagande risible pour celles et ceux, dont je crois être, qui on compris ce que sont les enjeux géopolitiques mondialistes ;
                        à savoir, la lutte incessante du « monde libéral » pour la domination, du dollar roi et par voie de conséquence du pays qui le fabrique (pour son bien exclusif) ;
                        alors, on comprend mieux les fourberies (j’en suis sûr assurées par pots-de-vin discrets octroyés par l’oligarchique) politiques « régionales » des partis supposés rebelles à cette hégémonie ;
                        maintenant, on peut rester dans son petit confort polémique de la rubrique des chats écrasés qu’affectionne tant ton ami gruni, pour faire diversion , peut-être ?
                        note que plus une affaire de fuites pots de vin ne fuite depuis cahuzac (simplement dénoncé par sa femme, donc inévitable)
                        donc, soit tu fais semblant et tu enfumes, soit tu es naïf, soit tu es désinformé (ou pas assez), soit ton idéologie bien pensante gôgôche t’a englué ; il y a peut-être une petite fenêtre de tir pour réagir et t’en sortir


                      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 20 mars 19:33

                        @Fergus

                        Bonsoir, privés ou publics, les médias obéissent aux mêmes officines et les journalistes ou présentateurs passent invariablement du privé au public, je ne vois guère de différence entre eux question propagande.


                      • Fergus Fergus 20 mars 20:07

                        Bonsoir, Nicole Cheverney

                        Simple question de principe et de bon sens : il n’est pas interdit de penser - ou d’espérer - qu’un pouvoir respectueux des règles de déontologie soit mis en place - cela existe bien en Scandinavie - alors qu’il est évident que des groupes privés qui ont pris le contrôle de médias ne l’ont fait que pour servir leurs intérêts !



                      • Fergus Fergus 21 mars 09:45

                        Bonjour, belin

                        La vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain et l’on peut espérer que notre évoluera progressivement vers une plus grande séparation du politique et des médias étatiques. Cela existe ailleurs, pourquoi pas chez nous ? Tout n’est d’ailleurs pas à jeter dans l’audiovisuel public, entre des émissions culturelles peu propices à des grosses audiences ou des magazines comme Cash Investigation.

                        Cela dit, une chose est sûre : demain comme aujourd’hui, les médias privés resteront au service des classes dirigeantes fortunées, c’est une certitude.


                      • Eric F Eric F 21 mars 14:40

                        @Nicole Cheverney
                        en fait il n’est pas nécessaire de donner des consignes aux grands média publics et privés, les journalistes sont choisis et formatés au même moule, cosmopolite, atlantiste et libéral. Avec des nuances, centre-gauche sociétale dans le public, droite libérale dans le privé


                      • vesjem vesjem 2 avril 10:16

                        @Fergus
                        quand on te tire l’oreille, tu fais le sourd ?


                      • Coriosolite 20 mars 20:24

                        Dans notre monde « libre » vous pouvez affirmer ce que vous voulez tant que vous n’insultez ou ne calomniez personne (enfin presque). C’est quasiment constitutionnel.

                        Personne ne peut empêcher des dirigeants d’entreprises, des responsables politiques ou des militants syndicaux d’affirmer ce qu’ils veulent – parce que cela correspond soit à leurs envies, soit qu’ils ont intérêt que l’on y croie – sans que personne ou presque ne fasse le moindre effort pour vérifier leurs affirmations.

                        Vous ne pouvez pas plus empêcher tout un chacun de le répéter sans s’être donné le temps de le vérifier (pratique maintenant bien répandue). Et une fois que X années de slogans simplistes ont tourné en boucle, une majorité de la population le prend pour acquis et ainsi de nouvelles vérités sont crées.

                        Ainsi des fonctionnaires ou statutaires divers qui cessent le travail le font toujours pour défendre « le service public » et jamais au grand jamais pour défendre leur bout de gras (ce qui se comprendrait d’ailleurs et n’aurait rien de répréhensible, mais serait moins glorieux et peu altruiste).

                        Ainsi à la SNCF le fameux « statut » ne serait qu’une juste compensation pour la pénibilité et les contraintes du métier de cheminot. J’attends qu’on m’explique la pénibilité particulière du métier de vendeur de billets de train ou de cadre sup au service communication, et de quelques autres de cet acabit.

                        Ainsi accepter que des compagnies privées fassent circuler des trains sur le réseau SNCF contre paiement d’une redevance de péage serait scandaleux. Il y a là comme une arrogance à décréter à la place des usagers ce qui serait bon pour eux. Et si on nous laissait le choix ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès