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Accueil du site > Actualités > Société > Violences conjugales : Le premier coup est déjà le coup de trop

Violences conjugales : Le premier coup est déjà le coup de trop

A la mémoire de Tatiane Sprintzer

 

Crédit photo TodosporTatianne/Instagram 
 
Dans la nuit du 22 juillet, vers 2h40 du matin, Tatiane Sprintzer, jeune avocate brésilienne de 29 ans est morte sous les coups acharnés de son mari Luís Felipe Manvailer, professeur de biologie après une longue course poursuite pour sauver sa vie.
 
Cette scène atroce disponible sur YouTube (âmes sensibles s’abstenir) a été filmée par les caméras de vidéosurveillance d'un immeuble de Guarapuava, dans le Sud du Brésil. 
 
Les chiffres sont effarants et effrayants, selon les estimations des Nations unis, 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d'une autre personne au cours de son existence.
 
Une femme sur trois dans le monde sera battue, contrainte à un acte sexuel ou maltraitée aucours de sa vie.
 
Les Nations Unies ont décrété la date du 25 novembre comme Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes face à l’ampleur de ce phénomène.
 
Cette violence ne se limite pas uniquement au partenaire actuel, elle est parfois l’œuvre  d’anciens conjoints qui n’acceptent pas la fin de la relation ou de personnes éconduites. Il appartient de respecter le droit des femmes de choisir.
 
Ce problème de société concerne absolument tout le monde : hommes et femmes confondus.
 
Au-delà de l'émotion immédiate que suscite ces actes ignobles, dans une société ou une actualité relègue une autre aux oubliettes. Nous avons le droit et surtout le devoir de faire bouger les lignes face à cette violence quotidienne et insidieuse vécues par des femmes de tout milieu social, de toute race, de toute religion etc. Il appartient à chacun d’y contribuer.
 
Cette lutte passe par l’éducation des hommes, il est nécessaire de faire passer le message dans nos cercles familiaux, professionnels, amicaux, etc. Les conflits ne se résout pas par les coups portés à une personne plus faible que soi au niveau physique. Il est important de les faire entendre raison que ces concepts de masculinité, de virilité qui leur font croire qu’ils sont supérieurs aux femmes et que la seule manière de se faire comprendre est de leur donner des coups jusqu’à atteindre parfois l'irréparable doivent être abolis. Il nous appartient d’inculquer des valeurs de tolérance, de tempérance à nos hommes dès l’enfance, leur apprendre que le respect de l’être aimé se mérite, aussi d’accepter le choix de séparation de l’autre même si cela peut être douloureux, cela ne doit jamais passer par des coups portés.
 
Il faut aussi en finir avec le silence coupable de l’entourage, l’on ne doit pas se mêler de ce qui nous considérons n’être pas de notre ressort et pendant ce temps une femme souffre, elle a juste besoin qu’une personne lui tende la main, la guide face à l'incertitude du lendemain : la peur de se retrouver seule, le regard et le questionnement de la société sur le célibat des femmes , la dépendance économique à l’égard du mâle tout puissant ou l’inquiétude pour les enfants de grandir sans figure paternelle, etc.
 
Nous te disons adieu Tatiane également à toutes ces anonymes dont nous ne connaissons ni l’histoire, ni les souffrances endurées.Nous mènerons le combat afin de mettre un terme à ces actes abjects et ignobles, nous mettrons fin à ces décomptes macabres.
 
Nous vous aimons, Reposez en paix 

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29 réactions à cet article    


  • raymond 5 septembre 2018 11:50

    article dans l’air du temps


    • taketheeffinbus 5 septembre 2018 18:37
      @raymond

      Que penseront les gens d’une femme qui gifle son conjoint, ou son enfant ?

      Je suis un homme, et j’ai le souvenir d’une mère m’ayant giflé injustement sur un malentendu à m’en faire saigner du nez, alors que je n’étais encore qu’un enfant.

      Qu’en penserons les féministes ? Est il acceptable qu’un individu de sexe féminin porte la main sur un individu de sexe masculin (ou féminin d’ailleurs) parce qu’il y a une relation de mère à enfant ?
      Combien réagiront en assistant à ce genre de scène comme elles le font si bien à propos de ces vils mâles forcément dominateurs ?
      Combien comprendront que pour régler un problème, il faut aussi s’occuper de la source, L’ÉDUCATION et que les femmes en sont au minimum pour moitié responsables, des comportements sexistes de ceux qui seront devenu ensuite, hommes et femmes ?

    • Ben Schott 5 septembre 2018 12:01
       
      C’est atroce comme j’en ai rien à secouer.
       


      • JC_Lavau JC_Lavau 5 septembre 2018 12:27

        Pas de sources, pas de vérifications, pas d’enquête...

        La propagande misandre victimaire à l’état pur.
        Tout le problème pour l’activiste féminazie est d’articuler au bon moment et devant le bon public entre les antiennes « Victimes ! Victimes ! Victimes ! Victimes ! » et « Triomphe ! Triomphe ! Triomphe ! Triomphe ! ». Ne pas se tromper de public ! 
         

        • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 2018 09:40

          @bébert. Raconte nous donc tes dernières relations avec une lesbienne misandre !

          Et kleptomane de surcroît, de préférence.

        • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 2018 11:08

          @bébert. Selon toi, tu es donc farpaitement qualifié pour trancher des moeurs des lesbiennes misandres et kleptomanes, voire assassines si une des tentatives d’assassinat réussit.

          J’ai bon ?

        • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 2018 12:10

          @bébert. Que tu fraudes toujours sur les quantificateurs ne prouvera jamais que des écrivains exercés pratiqueraient comme toi la confusion des quantificateurs.

          Que tu sois psychotique et pervers ne prouvera jamais que le reste du monde partage tes tares.

        • mmbbb 9 septembre 2018 13:36

          @bébert « on a même pas besoin de se parler pour se comprendre . » avec mon chat c ’est la même chose !


        • mmbbb 9 septembre 2018 13:48

          @bébert t en a de la chance bébert ! De la a maudire les autres Berbert t es pas sympa


        • Passante Passante 5 septembre 2018 12:33
          peut-être qu’une femme qui raisonne en termes de « nos hommes »
          est une femme qui est en domestication de l’homme,
          de ce simple fait, elle appelle déjà le « sauvage » en réponse
          et quand elle l’aura trouvé,
          il sera son oeuvre.

          • aimable 6 septembre 2018 16:56

            @Passante
            pour évité disons des scènes inutiles et épuisantes , il vaut mieux lui laisser croire que c’est elle qui dirige , que voulez il y a des choses importantes et d’autres beaucoup moins, alors réservons la négociation pour les choses importantes  smiley


          • JC_Lavau JC_Lavau 7 septembre 2018 11:41

            @Passante. Le choix de la photo me parle très clairement :

            Pas question de partager quoi que ce soit de ma vie avec cette dominatrice fourbe.
            Pour ceux qui n’auraient pas compris, relire ou revoir « Rebecca ».
            Visiblement, il y avait un malheureux qui n’avait pas compris à temps. Après, il est trop tard, la vie est brisée.

          • mmbbb 9 septembre 2018 13:56

            @JC_Lavau «  juste la tirer et se tirer  »


          • JC_Lavau JC_Lavau 9 septembre 2018 18:38

            @mmbbb. Ou plutôt : « Mérite un détour pour l’éviter ».


          • ZenZoe ZenZoe 5 septembre 2018 14:27

            On dirait un peu du Rosemar, du genre « enfonceur de portes ouvertes ».


            • Jeekes Jeekes 5 septembre 2018 14:40
              ’’Une femme sur trois dans le monde sera battue, contrainte à un acte sexuel ou maltraitée au cours de sa vie.’’
               
              Vraiment, une sur trois ?
               
              Ben merde alors.
              Moi qui pensais que c’était cinq sur trois...
               
               
               
              Au moins !
               
               smiley
               


              • Albert123 5 septembre 2018 15:06
                « Il appartient de respecter le droit des femmes de choisir. »

                plus que choisir, elles disposent même, quand un homme moyen devra essayer de séduire 100 femmes pour réussir à en mettre 5 dans son lit, une femme moyenne aura minimum 2-3 prétendants énamourés dont elle pourra disposer librement (pour le mettre dans sa couche et/ou l’aider à son déménagement).

                les femmes attirées par des hommes violents finissent violentées c’est triste mais c’est leur choix





                • Ruut Ruut 5 septembre 2018 15:19

                  Combien d’hommes psychologiquement détruits et humiliés tous les jours pour juste avoir la possibilité de pouvoir voir grandir ses enfants et passer un petit peut de temps avec eux ?

                  Beaucoup trop....

                  Car être père (pas seulement un géniteur) a notre époque est hélas un luxe de plus en plus rare.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 2018 11:11

                    @Ruut. « Luxe » n’est pas le mot juste, du point de vue des enfants privés de père, livrés à la toute-puissance de l’immature triomphante.


                  • mmbbb 9 septembre 2018 13:55

                    @Ruut il est un sujet tabou que les feministes ne veulent pas entendre, l impact psychologique sur les enfants apres cette séparation peu d etudes . quoi qu il en soit les enfants paient . Dans mon entourage du travail , une de mes collegue sont le neveu s est foutu la vie en l air, il avait 22 ans . Tout ceci est passe sous silence. 


                  • JC_Lavau JC_Lavau 9 septembre 2018 14:09

                    @mmbbb. Je mentionne les dégâts collatéraux infligés aux comparses du harcèlement :

                    Les shootés à la joie de nuire. Malades de la haine et de l’attaque-fuite : paranoïaques, pervers narcissiques, sadiques organisés… Les contraintes sur le modèle neuro-endocrinien.
                     

                    Du point de vue de la médecine du travail, du point de vue du management des ressources humaines, et enfin du point de vue de la santé publique et des familles, il faut donc se poser la question si le plus grand dommage subi par les entreprises et la nation française dans son ensemble, n’est pas celui implanté dans ceux des complices qui sont complices par peur. En exploitant ainsi leur poltronnerie, le leader du mobbing s’assure de la disparition de leurs capacités d’analyse, de leurs capacités de création, de leurs capacité de courage, de leurs capacités de synthèse. Il s’assure de leur infirmité mentale, il se garantit leur inintelligence, il se garantit de dominer à vie ces brain-damaged : il les a ligotés en les corrompant comme complices ; voilà qu’ils ont désormais gros à se reprocher, et ont donc tout intérêt à falsifier leur mémoire biographique.

                    Comment leur « image de soi » va-t-elle réagir pour occulter les faits ? Le cas est d’autant plus grave pour les enfants, recrutés comme mobsters contre un ou deux de leurs parents, ou comme tortionnaires d’une partie de leur fratrie. Ils sont alors acculés à devenir falsificateurs de leur propre mémoire biographique. L’intelligence chute vite sous cette contrainte. Sur le plan scolaire, cela se voit à une chute des notes en Histoire, en français, langues, et philosophie : ils intègrent l’interdiction de penser et de se souvenir. Hors scolaire, ce sont la créativité et l’initiative qui sont détruites. La parole devient inintelligible, la logique du discours se décompose. Chutent ensuite les mathématiques et les sciences : la joie de comprendre et la joie de découvrir, c’est du dangereux car cela pourrait réveiller la jalousie des mobsters en chef. Ne subsistent que les matières à orientation anale et d’exploitation de son prochain : le droit privé, la comptabilité, le contrôle de gestion, le commerce vu comme art du mensonge. Telle est mon observation de ces dix-sept dernières années.

                    On manque des procédés de réhabilitation des complices du mobster en chef. Ils ont été recrutés comme actionneurs de la maladie du chef (de la chèfe), pour qu’il (ou elle) se sente moins seul en sa folie.

                     

                     

                    « Mobbing » : franglais pour harcèlement et persécution. Utilisé par le traducteur de Heinz Leymann.

                    Dans la presse américaine, un mobster est un brigand, un gangster.


                  • jmdest62 jmdest62 10 septembre 2018 07:08

                    @Ruut

                    Dans 95 % des cas de divorce , la garde des enfants est confiée à la mère pourquoi ? parce que dans 95% des cas le « juge au affaires familiales » est une femme .
                    C’est une anomalie connue et dénoncée régulièrement ...mais rien ne bouge
                    @+

                  • JC_Lavau JC_Lavau 10 septembre 2018 11:29

                    @jmdest62. Injuge-et-partie.


                  • Claude Simon Claude Simon 5 septembre 2018 18:22
                    Si un désaccord sur la morale et donc l’activité d’un membre rend vain l’existence du couple, ça peut arriver.

                    Il se dit que la production de neurotransmetteurs GABA réduit l’agressivité. Bref, si c’est un peu violent, offrez à votre comparse du thé.

                    • Jean Keim Jean Keim 6 septembre 2018 08:30

                      Certains sont touchés par la détresse humaine, ou par la cruauté envers les animaux, d’autres encore par l’abattage d’un arbre ; la souffrance est partagée par toutes les formes de vie, et chacune d’elles, la victime comme le tortionnaire, aspire à la Vie et à la conserver, le désir de vivre fait parfois paradoxalement faire des choses abominables quand notre désir corrompu par nos modes de vie nous fait croire que nous sommes plus importants que tout le reste.


                      Nous ne pouvons pas apprendre le respect de la vie, ni auprès d’un maître, ni dans les livres qu’ils soient sacrés ou pas, c’est la Vie qui nous le montre quand l’opportunité se présente.

                      • lala rhetorique lala rhetorique 6 septembre 2018 11:48

                        C’est l’éducation des femmes qu’il faut faire, car quand on voit le nombre grandissant de voilées en france, et la gentillesse de nos gouvernants avec une religion hyper machiste... ça va pas s’arranger hein. Quant à nos broute-minous de soi-disant féministes, au lieu d’hurler quand on montre les fesses des femmes, elles feraient mieux de s’intéresser aux femmes battues, ya du travail !


                        • Samson Samson 7 septembre 2018 15:40
                          "Il nous appartient d’inculquer des valeurs de tolérance, de tempérance à nos hommes dès l’enfance, leur apprendre que le respect de l’être aimé se mérite, aussi d’accepter le choix de séparation de l’autre même si cela peut être douloureux, cela ne doit jamais passer par des coups portés.« 

                          Effectivement ! l
                          Mais si l’éducation des garçons au respect de l’égalité des droits ainsi qu’aux valeurs de tolérance et de tempérance s’avère incontournable, il conviendrait - eu égard aux déterminants biologiques et hormonaux conditionnant pour part l’agressivité masculine - d’éduquer les filles aux arts martiaux, aux subtilité du self-défense ou toute autre méthode apte à imposer physiquement respect ! et maintien des distances à l’éventuel mâle »récalcitrant" ou par trop insistant.

                          • JC_Lavau JC_Lavau 7 septembre 2018 22:13

                            @Samson. Françoise Giroud coqueriquait que « les femmes sont devenues intolérantes ». Un grand progrès à ses yeux.

                            L’intoléré par la matriarque pourrait avoir un point de vue différent.

                          • Francis V. 9 septembre 2018 11:19
                            Vous est des tafioles !

                            Les petits corp-a-corp autrement ritualisé et codifiée, entre bonshomme et bonnefemmes a bout de nerfs, c’est la principale soupape contre les vraie agression, les vraie haut potentiel haineux qui se constitue et déchargent en préméditation vengeresse et criminels, en crime terribles et imprévisibles.

                            Les « acolades violantes », on l’on tente de mutuellement se soulever du sol, de s’étouffer le buste,
                            Les « poigées de main fermes », les « check », les « coup dans le buste », « le plat de la main dans le dos ».
                            Les innombrables jeu de force, de résistance a la douleur, les défit de violation de tabou, de normes.

                            Les ’« empoignades », cet espèce de judo du peuple ou l’on gagne par renversement ou immobilisation, les « duels de coups de poing dans le ventre (les coup de front-a-front, chez les plus cons) ». Le « retenez nous, retenez nous », ce faux conflit qui n’arrivera pas, cette entreprise démocratique partisane et théatrale !

                            Battez vous comme des Hommes, avec honneur, sans blesser, sans mutiler, sans tuer, avec panache ! Ca fait plus de bien que d’mal, ca fixe les limite traditionnelle de l’acceptable et de l’abusif, et bien plus démocratiqment que la violence légale monopolisé par une caste ou un parti.

                            ++


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BOIDOU RITA


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