• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > La caverne de Schrödinger : le « réel quantique » n’est pas voilé ; (...)

La caverne de Schrödinger : le « réel quantique » n’est pas voilé ; il est « dé-formé »

La mécanique quantique occupe une place éminente parmi les disciplines scientifiques mais elle reste pour l’essentiel une énigme. Elle est redoutablement efficace pour prédire les résultats expérimentaux mais comme l’a suggéré Feynman, avec le style facétieux qu’on lui connaissait, personne ne comprend la mécanique quantique et celui qui prétend savoir de quoi il s’agit n’a rien compris à la physique quantique. Le meilleur exemple de précision reste sans doute le calcul de fréquences d’émission lors des transitions énergétiques de l’hydrogène. Une précision qui va bien au-delà du milliardième et qui découle des calculs précis effectués à partir de l’électrodynamique quantique. Feynman aime citer la mesure du moment magnétique de l’électron anormal, lui aussi mesuré avec la précision d’une distance New York Los Angeles à l’épaisseur d’un cheveu près, 2.00231… valeur due aux corrections de la QED et dans la réalité, s’explique par les effets du vide quantique. Les équations de Schrödinger et de Dirac ne suffisaient pas. J’ai longtemps pensé que la mécanique quantique pouvait être interprétée comme une représentation cryptée des réalités matérielles mais depuis peu, un doute a envahi mon esprit. Ce dont on ne doute pas, ce sont les processus microphysiques et les paramètres observables. Ensuite, toute cette artillerie mathématique avec les états quantiques, les opérateurs, les fonctions d’onde et autres espaces infinis de Hilbert et de Fock. Mais la réalité semble nous échapper alors que je n’adhère pas à la thèse de Bernard d’Espagnat sur un réel qui serait voilé et donc une mécanique quantique qui ne livrerait qu’un aspect parcellaire de l’univers matériel. Ce qui nous ramène à Kant et la chose-en-soi inconnaissable mais dont on peut s’approcher avec les observations quantiques. Une autre analyse que je tiens pour importante a permis d’extraire à partir du formalisme quantique une méthode de conceptualisation du réel (M. Mugur-Schächter, L’infra-mécanique quantique, Dianoïa, 2008). Sous réserve d’une étude approfondie, on peut y déceler une démarche épistémologique parallèle à l’investigation phénoménologique. Avec une différence de taille, la conscience est mise hors jeu au profit d’une toile mathématique dont on extrait un dispositif épistémologique. Ce qui fait de la mécanique quantique une interface cognitive entre un réel matériel avec ses processus élémentaires extraits de l’expérimentation et l’activité formalisante du scientifique.

Maintenant, intéressons-nous à ce que nous dit, ou alors nous cache la physique quantique. De quoi est fait le réel ? Quelles sont ces particules, les unes fermions, les autres bosons, les unes avec un spin demi-entier, les autres, un spin entier ? Que sont les champs quantifiés ? Et les états quantiques ? Une de mes interprétations a pu déceler une « ontologie de l’atome » où forme et énergies sont liées et où la forme est surdéterminée. D’autres investigations m’ont conduit à envisager un réel dédoublé, comme le fit Roger Penrose en scindant le monde quantique en deux domaines, celui des fonctions d’onde et celui des observations. De mon côté, je dédoublais le réel en un champ d’expression et un domaine sous-jacent, le champ du Procès, qui est cause de l’expression. Tout en prêtant à la mécanique quantique une hégémonie épistémologique la plaçant comme dispositif ontologique capable de nous dévoiler quelques énigmes sur le vivant. Des explications allant évidemment au-delà des conceptions molécularistes et génétistes. Je suis convaincu que des explications non conventionnelles sont envisageables mais comme je l’ai suggéré précédemment, un étrange doute m’a envahi et cette mécanique quantique semble m’échapper et nous égarer. Je me demande même si au lieu de parler de réel voilé il ne faudrait pas envisager comme hypothèse celle d’un réel faussé, falsifié. Ou pour le dire avec un sens un peu différent, une irréalité observée. Cette troublante expression signifie en fait que ce n’est pas le réel que la physique quantique observe mais une sorte de réalité fabriquée par l’expérimentateur avec ses appareils de mesure et surtout, les artifices technologiques utilisés dans les accélérateurs de particules. Cette irréalité ne serait-elle pas alors le signe d’un monde matériel déformé par l’expérience ? Un peu comme une toile élastique sur laquelle on tire et qui se manifeste comme des bouts de ficelle aux contours bien définis. Mais lorsque le réel n’est pas observé, ces bouts de ficelle sont tissés selon un mode propre qui n’a pas forcément de rapport avec les ficelles extraites de la toile, autrement dit les processus microphysiques.

Ces considérations préliminaires et très lacunaires pour l’initié quantique ouvrent la porte vers une hypothèse que chacun pourra évaluer et même juger. Le monde quantique observé est un monde dé-formé, extrait comme une expression d’un monde in-formé. Dé-formé signifie exprimé et si l’on veut, en relation avec la question de l’entropie mais ne compliquons pas. Pourquoi alors cette hypothèse ? Juste une extrapolation spéculative qui réunit un bon nombre de pensées sur la nature et qui au bout du compte, se conçoit aisément. Il suffit de dédoubler la réalité en un monde de la cohérence quantique et un monde, observable, de la décohérence. Les formalismes et les expérimentations fournissent maintenant les bases pour effectuer cette conjecture spéculative. Le monde cohérent est celui de la surdétermination de la forme, il est in-formé et sans doute ordonné par des règles strictes spécifiant une sorte d’harmonie mais qui peut être troublée par le chaos du monde exprimé celui de la décohérence, car les deux mondes interfèrent (à prévoir aussi un éventuel « chaos subquantique »). Le monde observable dé-formé s’inscrit dans la trame mathématique du monde structuré par la théorie quantique. Une étrange correspondance se dessine avec les notions de « nature naturante » et de « nature naturée » qu’on trouve dans les écrits alchimiques de la Renaissance. Cette coïncidence n’est pas fortuite. Il y a bien un lien entre ces deux domaines de la connaissance et une correspondance assez éclairante. Le monde in-formé qui exerce une efficience et se donne en se dé-formant aux observateurs quantiques mais ce n’est qu’un détail car le principe de la forme naturante trouve sa justification dans la compréhension du vivant. Ira-t-on jusqu’à concevoir une nature calculante et une nature calculée. Et pour aller encore plus loin, que penser de la déformation de l’espace-temps par les masses dans la cosmologie relativistes. Ces conjectures devraient se régler dans une possible super théorie de l’entropie.

Je savais qu’en rencontrant le mur quantique, il ne faudrait pas le casser pour aller plus loin mais simplement le contempler, et c’est ainsi qu’il disparut pour ouvrir l’horizon vers la compréhension de l’univers. Quelques détails certes, mais au moins, sommes-nous passés de l’autre côté de la caverne sensible et phénoménale. En jouant sur une spéculation fondée sur le formalisme quantique. Cette thèse d’un monde observable dé-formé n’est pas sans évoquer une vieille conception, de Platon à Plotin, sur le monde sensible interprété comme monde « dégradé » et opposé au monde des intelligibles. Mais n’allons pas introduire de malentendu, l’idée d’un monde observable dé-formé prend un sens précis dans le contexte de « l’interprétation quantique » du monde phénoménal. Un peu de poésie. Le champ observable, c’est un peu le voile de la matière, le « masque » du monde, à la fois d’une beauté aveuglante et d’une inquiétude mystérieuse ; mais derrière le masque, d’autres réalités, encore plus étonnantes et plus belles, se dessinent et peut-être l’âme du monde derrière le masque quantique…

Le masque est donc tombé, ce qui renvoie à la caverne de Platon, non pas expérimentée par la conscience mais décelée dans la mécanique quantique. Je serais tenté de la nommer caverne de Schrödinger. Pour bien expliciter cette thèse, il faut considérer le monde des observables en lui reconnaissant un ensemble de règles très contraignantes faisant que la dé-formation du réel reste formalisable tout en ajoutant un second monde, celui de l’in-formation, qui a un lien avec la cohérence des états et sans doute avec une formalisation pouvant inclure la chromodynamique quantique. L’interaction forte joue un rôle qui pour l’instant n’est pas établi. C’est celle qui est la plus contrainte formellement. Les contraintes du monde observable sont sans doute dépendantes du champ électromagnétique et électrodynamique quantique. (Entre les deux, il faut « caser » l’interaction faible, celle qui est la moins contrainte et sans doute le ressort de l’entropie physique et de l’invention autant que du chaos mais je tiens aux parenthèses car là, c’est de la spéculation de haute voltige). L’enjeu de la physique à venir sera de concevoir cet univers de l’in-formation, avec ses cohérences, intrications et « calculs quantiques ». En me répétant, c’est une question d’entropie mais reformulée de manière radicale.

La science entre dans un domaine inconnu. Mais les scientifiques peinent à se libérer du connu et des idées convenues. C’est ce que suggère Vlakto Vedral dans son livre Decoding reality, non sans quelque ironie, citant un bon mot de Maslow sur les gars qui, ne disposant que d’un marteau, finissent par voir tous les problèmes comme des clous. J’irais plus loin dans cette allégorie en suggérant qu’en n’utilisant que des chandelles, on éclaire le monde avec la pénombre, alors que si l’on use de fusées chargées de poudres, on réalise un feu d’artifice. C’est cela finalement le sort de la caverne de Schrödinger, sortir du monde dé-formé pour entrer dans l’univers des feux d’artifices de l’in-formation calculante qui ne serait autre que le monde de la Création de Jean Scot et le « mystère de l’univers ». Ce n’est pas Vedral qui me contredirait sur ce point (j’ai reçu son livre et vous en parlerai prochainement).

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.44/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

59 réactions à cet article    


  • LEELOO Shawford42 22 février 2013 10:01

    Y’a deux solutions pour moi.


    Soit Dugué est complètement hermétique aux échanges passionnants que se livrent en son absence moults commentateurs brillants sous ses fils, et dans ce cas là, il a des talents médiumniques.

    Soit il n’en dit rien mais éponge bel et bien le tout pour en tirer le suc pour ses articles à venir.

    Mais dans ce cas là je dis Achtung : easy en particulier doit recevoir sa part de royalties livrées sous forme d’actions de la SCI « Dugué Cenotape and Associates » pour ce qui concerne la Caverne smiley

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 10:42

      C’est la troisième solution qui est la bonne

      Je suis très attentif à la réception de mes thèses mais trop souvent, le sujet est pourri par des trolls autres narcissiques qui viennent se donner en spectacle, narguant et ricanant, dénigrant et hélas, se servant de cette plateforme pour exposer leurs galimatias (suivez mon regard vers les billets précédents)

      Je ne tire que rarement du suc mais j’apprécie certains commentaires s’ils sont constructifs, ce qui arrive mais pas assez souvent à mon goût, figurez-vous que l’ai entre les mains le bouquin de Verdal et là, il y a matière à réfléchir. Pour l’instant, je m’initie au vaudou pour essayer d’éloigner les trolls qui hantent déjà la Toile

      à bon entendeur

      salut !


    • LEELOO Shawford42 22 février 2013 11:01

      Je vous comprends fort et clair Monsieur Dugué.


      Figurez vous seulement, et cela me stupéfait que cela ait pour vous échapper après 7 ans de présence participative active sur Agoravox, que cet espace qui vous héberge a pour caractéristique principale d’être un forum ouvert mêlant auteurs ET commentateurs.

      Et a priori vous n’avez pas droit de vie ou de mort ou même de privilège particulier à avoir sur la tournure des débats qui se déroulent sous vos fils en dehors du respect de la charte de modération du site, comme il se doit.

      Souffrez donc que les trolls puissent suivre leur cours, sachant que vous devriez tout aussi bien savoir que l’on est toujours à un moment ou un autre le troll d’un autre.

      C’est dit sans acrimonie contrairement à votre humeur peu badine de ce matin ; vous me direz vous participez ainsi pour une fois au débat, c’est déjà fort louable.

      Au demeurant et en suivant votre regard, j’eu été fort aise en temps et en heure, pour ma modeste part et contribution, que vous me signifiez ce que vous entendiez alors par galimitia.

      J’eu été fort enclin à pouvoir derechef vous répondre trait pour trait de la façon la plus urbaine et constructive possible.

      Je compte sur vous pour être au rendez vous la prochaine fois que cela se produira.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 11:12

      Voici un copié de galimatia qui vient placé sur un billet précédent. Vous y remarquez que notre professeur Pécuchet est fort savant et se permet de corriger Bohr en personne

      Donc Niels Bohr arrive et dit « nous avons des niveaux d’énergie, il ne faut pas penser comme dans le monde réel ». De fait le modèle actuel n’est pas réaliste, il ne décrit pas notre monde.

      "C’est quoi une bande d’énergie ? C’est un lieu ? Où est-il, ce lieu ? Mystère... En physique, une chose se déplace de lieu en lieu. En quantique, elle se déplace de non lieu en non lieu ! Donc je trouve le modèle de Bohr assez étrange, car il ne contient qu’une conception frelatée du concept de Lieu. Ceci est donc bel et bien une vue de l’esprit, celui de Niels Bohr. Pourquoi compliquer ainsi à dessin et rendre flou ce qui a besoin d’être éclairci ? Oui il y a des charges dans des lieux. Ces charges, ordonnancées de manière propre au composé chimique, selon sa phase thermodynamique, oscillent autour de leur position d’équilibre lors du passage d’un rayon de lumière. Pourquoi ? Parce que la lumière, en un lieu, c’est justement l’oscillation d’un dipôle, comme le montre toutes les antennes. Qui dit oscillateur dit fréquence de résonance. D’où le spectre et ses harmoniques. C’est pourtant très simple, tout est déjà là et déjà cohérent. Mais la formulation alambiquée du problème par Bohr vous empêche de le voir. Oubliez ces niveaux d’énergie. Ce ne sont pas des vrais lieux. Qui a réussi à toucher un « niveau d’énergie » ? Où sont-il ? En vérité, les niveaux d’énergie n’ont rien de physique. Certes ils permettent de représenter d’une certaine manière ce qui se passe. Mais ce qui se passe ne leur correspond pas."


    • LEELOO Shawford42 22 février 2013 11:23

      Dommage que n’ayez pas mis le lien vers le commentaire lui même.


      Ce qui m’aurait très sincèrement fort intéressé c’est de savoir, c’est si quelqu’un à la suite a remis à sa place l’impétrant, et à défaut si vous même avez alors pris la peine de venir amener les réserves correctifs nécessaires.

      Car tout imbécile prétentieux, etc, etc, que vous puissiez le considérer, il a pris la peine, lui, de venir éclairer votre article de ses lumières.

      La civilité et le meilleur moyen a priori de tenir les débats qui se déroulent sous ses fils, c’est d’y contribuer soi même pour la part que l’agora elle même ne peut pas faire à la place de l’auteur

      à bon entendeur, à tout de suite smiley

    • Gollum Gollum 22 février 2013 13:39

      Ben moi j’ai tout de suite reconnu la prose de ffi..  smiley ffi est un cas assez particulier de bonhomme qui voudrait absolument que le réel soit compréhensible et surtout qu’il daigne bien vouloir respecter le désir de ffi d’être conforme à son perçu, son ressenti..


      D’où refus d’une dualité paradoxale comme onde/corpuscule, refus d’un temps et d’un espace relatif comme le veut Einstein, refus de l’évolutionnisme parce que pas d’expérimentation possible. Tout en accordant crédit par contre à la Bible et cela les yeux fermés. La Bible parle donc de Création des espèces donc il n’est pas question de contredire cela. D’où tout un tas de contre-arguments qui n’ont pas de réels valeurs, mais notre ffi ne s’en aperçoit pas et n’en a cure..

    • LEELOO Shawford42 22 février 2013 17:37

      En en retenant exclusivement que la dernière phrase conlusive de votre commentaire, Gollum, je serai effectivement fort désireux pour ma part de connaître l’avis de l’intéressé ffi lui même sur le sujet smiley


    • ffi ffi 23 février 2013 08:15

      C’est trop d’honneur.
      Mais Gollum déforme un peu...

      Je n’ai pas l’ambition d’expliquer le monde du début à la fin, pour en découvrir l’âme, la substance universelle, car je sais que je n’aurais en définitive jamais de preuve : je ne peux pas faire rejouer le film de la genèse du monde...
       
      En tant que physicien, je m’intéresse à comprendre l’existant, présent devant mes yeux, à comprendre comment il fonctionne. Mais à la question de savoir, pourquoi l’existant est-il devenu tel qu’il est, je sors mon Joker : c’est le fruit de l’acte de création de divin.
       
      C’est pour moi une manière commode de distinguer entre ce qui est de l’ordre de la mythologie et ce qui est de l’ordre de la physique. Je n’ai pas l’intention de marcher sur les « plate-bandes » de Dieu. Je ne veux pas créer une religion, ni une mythologie.

      Je veux juste faire de la physique, comprendre l’existant.
       
      Sinon, je tomberais dans les dérives à la Dugué, à me considérer tel le grand prêtre, le prophète des adorateurs de l’Un, à sonder les entrailles des équations mathématiques pour spéculer sur les fins et l’origine du grand Tout, afin de trouver l’Âme du monde.

      Dugué est entré en science comme en religion.

      Il appelle cela « épistémologie », moi j’appelle cela gnosticisme...
       
      Cela dit, au moins ça permet de discuter de physique sur AV.

      Pour le lien vers la discussion citée : voir ici.


    • LEELOO Shawford42 23 février 2013 08:27

      Une discussion d’une rare correction, comme j’en ai rarement vu sur AV et a priori de haute facture sur le plan académique (mais là je serais bien incapable d’en juger depuis mon ignare position de juriste).


      Elle aurait sans conteste et à mon avis (la médiation c’est plus mon rayon, fonction de ma formation susdite) mérité que l’auteur de l’article vienne y apporter ses lumières, je dirais même que son absence alors était tout autant inepte qu’indécente, et surtout irrespectueuse en temps qu’hôte des lieux où ce tenait ce débat.

    • LEELOO Shawford42 23 février 2013 08:36

      Oups : en tant que... se tenait... la syntaxe n’est pas au rdv chez moi ce matin


    • ffi ffi 23 février 2013 09:14

      En fait, Mr Dugué, savoir comment est constituée la matière, la physique, cela l’ennuie.
      Ce qu’il aime, son but, c’est de justifier une métaphysique gnostique.
       
      La physique n’est pour lui qu’un instrument à cette fin.
      Plus elle est incompréhensible, mieux c’est.
       
      Par conséquent, celui qui se met à évoquer concrètement la physique, n’est pas fidèle à son but personnel, et donc est qualifié de « troll narcissique qui aime à se donner en spectacle », ou de « Mr pécuchet qui ose venir exprimer son galimatia ».
       
      Il faut rappeler à Mr Dugué que ses écrits sont justifiés comme concernant la physique, et non la gnose. Par conséquent, il n’est pas interdit d’y parler de physique... D’autre part, c’est celui qui publie un article chaque jour qui se donne en spectacle.


    • LEELOO Shawford42 23 février 2013 09:23

      Yep, et au spectacle on se doit d’être jugé par le public, sachant que celui ci juge le set proposé en substrat mais aussi la performance scénique.


      Là le bas blesse sérieusement, mais faut publier coûte que coûte vous répondra t’on sans doute et on a pas que ça à faire.

      Et moi je réponds alors : ah bon ? 

      Ou alors y’a un contrat de publication avec la Direction d’AV pour assurer une certaine production hebdomadaire ?

      Je me refuse évidement à envisager une seule seconde cette dernière alternative.

      C’est une pure hypothèse de travail, fondée sur le rythme quasi « fonctionnarisé » de publication et le mode de fonctionnement opératoire de l’auteur. En tout cas la question mérite d’être posée sans suspicion ni intention déplacée.

    • Deneb Deneb 23 février 2013 09:26

      Ffi : respectez un peu la science française ! Igor et Grishka Bogdanoff ont allé jusqu’à s’injecter des substances à base de silicium dans leur visage pour promouvoir les liens entre le spirituel et le scientifique. Vous avez l’air de faire la fine bouche devant ces bonds gigantesques dans la recherche du profil idéal ...


    • JL JL 23 février 2013 09:32

      Je crois que nous avons là, avec les discours de ffi et Dugué, deux antagonismes qui sont en fait bien plus proches que ne se l’avouent leurs auteurs.

      Le créationniste se montre féru de sciences dures, rationnel et rigoureux à l’extrême, dans le but évident de se parer des vertus de la rigueur scientifique pour réfuter Darwin sans passer pour un obscurantiste. Et avec Darwin, combien d’autres grands esprits des lumières ?

      L’agnostique - car c’est ainsi qu’il convient de qualifier BD - n’a pas jeté les armes et persiste à chercher son créateur dans ses équations ésotériques et ses spéculations épistémologiques ; et là je suis d’accord avec ffi que je cite : « La physique n’est pour lui qu’un instrument à cette fin. Plus elle est incompréhensible, mieux c’est. »


    • LEELOO Shawford42 23 février 2013 09:32

      Deneb, je ne spéculerai en rien sur le choix du l venant clôturer l’anté-pénultième mot de ton commentaire, promis smiley smiley


    • ffi ffi 23 février 2013 10:28

      Deneb : Les Bogdanov sont un peu les Pasteurs des temps modernes...

      JL : Si tu veux, la métaphysique, c’est une opinion préconçue, posée en amont de la recherche.
      méta-physique -> les « chemins » de la « nature » (étymologie).
      Personne n’a pas d’opinion préconçue, l’empirisme « pur » n’existe pas.
      La métaphysique donne une forme à la pratique scientifique, c’est une fondation de celle-ci.
       
      Tout chercheur, pour régler sa manière de pratiquer ses recherches, car il ne veut pas être dupe de ses propres à priori, peut s’intéresser à la variété des opinions préconçues qui existent, donc aux diverses métaphysiques.
       
      Historiquement, en occident, nous avions plusieurs métaphysiques :
      La platonicienne (cf Timée de Platon) : Un chaos primordial organisé en cosmos par un démiurge (dualité monde physique / monde des idées).
      L’aristotélicienne : Une essence première (L’Un), qui se spécifie par accident en une multiplicité de genres et de types jusqu’à produire tout l’existant.
      La juive : Une existence première qui crée la multiplicité des existences, chacune selon leur espèce, chacune en relation.
       
      De fait, c’est la métaphysique juive qui fut la plus fructueuse en matière de recherche scientifique, car elle permet de se restreindre à ne considérer que l’existant pour considérer leurs relations réciproques.

      Les autres métaphysiques obligent à envisager le monde de son début à sa fin, ce qui est infaisable, étant donné que nous n’étions pas encore au début et que nous ne serons déjà plus à la fin.
       
      Maintenant pour le darwinisme, si l’on considère l’existant, il faut bien voir que ce qui est connu aujourd’hui, d’un point de vue factuel, c’est, d’une part, l’absence de génération spontanée (« la vie ne naît que de la vie »), et, d’autre part, qu’un être vivant hérite de l’espèce de ses deux parents. Le darwinisme postule que le contraire de ces faits, pourtant constatés depuis toujours par l’homme, fut vrai sur une longue période dans le passé. Le darwinisme tient donc vrai au passé le contraire à ce qui existe aujourd’hui... Mais vu que c’est dans un passé révolu, c’est invérifiable en l’état : il s’agit d’une mythologie, d’un récit sur les origines : c’est de l’aristotélisme, mâtiné de manichéisme (cf la lutte des espèce), il essaye de justifier la série d’accident de l’Un originel qui produisit la multiplicité actuelle.... Mais le darwinisme a peu intérêt : il n’a pas eu d’applications concrètes et aucun progrès n’en découle.
       
      La métaphysique chrétienne n’a pas à s’encombrer de ces recherches de cohérence, car la cohérence du monde, son unité, y est pensé non dans l’essence des choses, mais comme le fuit de l’acte créateur d’une première existence, Dieu. Adopter cette métaphysique permet donc de se pencher sur un seul fait à la fois, de le contempler longuement, sans chercher à en tirer des conclusions générales sur l’univers entiers du début à sa fin, mais simplement chercher à exprimer les relations particulières entre les choses particulières qui participent visiblement à ce fait.


    • JL JL 23 février 2013 11:50

      ffi,

      tout d’abord une précision : serions nous devenus amis ? Pour ma part j’aurais préféré rester dans le vouvoiement, mais je n’aime pas la dissymétrie dans les rapports d’égal à égal. Tutoyons nous donc.

      Pour ce qui est du darwinisme, : ce n’est pas un créationniste qui pourra me faire douter de mes connaissances.

      Pour la métaphysique chrétienne, je n’ai évidemment rien à dire : chacun voit midi à sa porte.

      Enfin, pour ce qui est de ma métaphysique à moi qu’elle est mienne, je l’ai exposée . C’est une conception qui, selon Claude Simon que je remercie pour sa précision, s’apparente au jaïnisme.

      Je résume en quelque lignes ma conception perso : au départ il n’y avait pas rien, puisque sinon nous ne serions pas là. On pourrait dire que le monde s’est créé sur un malentendu : rien n’existe pas. Et donc, il y avait quelque chose, et cette chose portait en elle d’une manière ou d’une autre, tout ce que nous voyons, et même plus, beaucoup plus.

      De cette chose que je qualifie d’état d’entropie infinie, a émergé du sens, de l’énergie, est c’est ainsi qu’est né l’univers.

      Pouvait-il en être autrement ? Cette question n’est pas de mise.


    • ffi ffi 23 février 2013 11:57

      Et avec Darwin, combien d’autres grands esprits des lumières ?

      Les lumières furent surtout des adorateurs de la parlotte, empressés qu’ils étaient de détrôner les « oratores » de leur prérogative historique.

      Mais si on regarde attentivement l’histoire, les « grands esprits » des lumières n’ont pas laissés de trace en histoire des sciences (hormis les Maupertuis ou D’Alembert, qui ont fini fâchés avec la « secte » , comme on disait à l’époque). Au contraire, l’époque est plutôt un retour à la superstition (voir mesmérisme, illuminisme). En fait, le progrès scientifique est venu pour beaucoup de l’observation prolongée de tous petits points de détails qui semblaient pourtant au départ anodins.

      Les « grands esprits » des lumières, eux, avaient une bien plus grande ambition, ils avaient à priori déjà raison sur tout : ils ont préféré abonder en généralités préconçues. Par conséquent, en science, leur héritage est négligeable. En matière de progrès techniques, on ne leur doit guère plus que la guillotine... qui, hélas, décapita Lavoisier.


    • JL JL 23 février 2013 12:13

      ffi,

      j’avais déjà vu que, à part Lavoisier, aucun autre savant n’a droit de figurer à la fois au Panthéon des théistes et au pinacle des lumières.

      Chacun voit sa lumière où il peut.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:15

      Désolé, message croisé.
      Personnellement, il ne me dérange pas que quelqu’un prenne une posture métaphysique particulière, quand il affirme celle-ci clairement.

      Cela montre qu’il connaît sa tournure d’esprit, il se connaît lui-même, il n’est pas dupe de lui-même.
       
      Il dit : voilà avec tournure d’esprit je choisis, en conscience, d’envisager les choses !
       
      La métaphysique est un instrument pour penser le monde, et je réclame le droit de tester plusieurs instruments, afin de voir lequel est le plus fructueux.
       
      Pour ton hypothèse, c’est déjà extrêmement abstrait de mon point de vue.
      Je ne suis pas tout-à-fait sûr de maîtriser assez le concept d’entropie et d’autre part je me demande ce que tu entends par là : souvent on entend dire tout et n’importe quoi sur le sujet.

      L’entropie, pour moi, reste fondamentalement, une fonction d’état thermodynamique qui permet d’exprimer la quantité de chaleur échangée en proportion de la température, dans certaines conditions (réversibilité).

      Ensuite, je n’étais pas moi-même au début. Au mieux je te dirais : peut-être.
      Fondamentalement, je n’ai pas l’ambition d’expliquer le début.
      J’ai plutôt envie de bien expliquer ce qui existe actuellement.


    • JL JL 23 février 2013 12:32

      entropie infinie ?

      en deux mots : prenez le Tout ; réduisez le en miettes, les miettes en poussière ; il reste des atomes ? réduisez des atomes en bouillie ; réduisez la bouillie aussi longtemps qu’il reste du sens ou de l’énergie, réduisez, en un tout isomorphe, isotrope.

      Plus d’énergie, plus de forme, plus de sens : rien, mais pas le néant., puisque nous sommes là.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:33

      En thermo, la quantité de chaleur échangée est modélisée comme le produit de la température par la différentielle de l’entropie (2nd principe) : δQ = T*dS.
      Autrement dit : δQ n’est pas une différentielle exacte.
      En revanche dS est une différentielle exacte, donc intégrable.
      Ce que l’on peut intégrer, c’est δQ/T.

      L’entropie sert à modéliser les pertes caloriques, inévitables sur un cycle de transformation énergétique. Elle exprime, d’une certaine manière, que le mouvement perpétuel ne peut pas exister. Si la variation d’entropie peut être négative de temps en temps, au global, sur un cycle complet, l’entropie augmentera toujours (dS > 0), ce qui revient à dire qu’il y a toujours des pertes de chaleur.

      L’entropie est une abstraction de la chaleur.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:39

      C’est sûr que, d’un certain point de vue, si vous réduisez le monde en miette, il ne restera plus que de la chaleur, celle engendrée par votre opération de destruction générale.

      Mais les conséquences prévisibles de cette destruction totale du monde doivent elles être envisagées comme ressemblant à ce qui fut au début ?

      Si au moins on savait ce qu’est la chaleur, déjà ce serait beaucoup...


    • JL JL 23 février 2013 13:11

      La chaleur elle-même n’a plus de sens dans un milieu infiniment isotrope et vide.

      Ce que je veux dire tient en deux propositions :

      1 - du néant, rien ne peut surgir.
      2 - or nous sommes là ; donc quelque chose qui n’était pas le néant, et qui n’est pas non plus surgi du néant préexistait, c’est ce que j’appelle l’entropie infinie.


    • ffi ffi 23 février 2013 14:24

      Cependant, notez que l’entropie va toujours en s’accroissant.
      Ce qui signifie qu’aujourd’hui elle est encore plus grande qu’il hier.
      D’autre part, il n’y a pas d’indices qui montre que de l’entropie pourrait se transformer en un corps. L’entropie est plutôt conçue comme une qualité statistique, calculée pour une grande quantité de corps (nombres de configuration).

      Mais j’admets, c’est un défi à l’intelligence. Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
      Moi je sors mon Joker ! c’est Dieu !

      Mon intelligence ainsi apaisée, je peux me pencher sur comment fonctionne l’existant.
       
      Remarquez que les recherches militaires ne s’embarrassent jamais de ces considérations métaphysiques, elles vont droit à leur but. Pourquoi donc la recherche publique, et toutes les revues civiles de recherches sont-elles ainsi dirigées vers l’élaboration d’une mythologie originelle (big bang, darwinisme, théorie des cordes, la « particule de dieu », ...etc), chose que l’on ne pourra jamais prouver à coup sûr ? N’est-il pas logique que le progrès s’enraye ?


    • JL JL 23 février 2013 14:54

      Tout à fait : dans notre monde !

      Qu’en est-il, ne serait-ce que dans les trous noirs ?

      Le zéro et l’infini, le Yin et le Yang, la saillance et la prégnance, etc .. toutes ces expressions ramènent à la même problématique.

      Moi aussi, mon esprit est apaisé, et je n’ai pas eu besoin de dieu.


    • ffi ffi 23 février 2013 15:15

      Tu me demandes mon avis sur les mondes que je ne fréquente pas ?
      Sur ce qu’il en est dans le cœur des trous noirs, dont j’ignore s’ils existent réellement ?

      Dans un monde parallèle à une autre époque, tout est possible.

      Mais la physique, elle se fait ici et maintenant.
      Excusez-moi d’être un peu rabat-joie et terre-à-terre.


    • Deneb Deneb 23 février 2013 17:54

      JL : « serions nous devenus amis ? »

      Rassure-toi, la grosse, personne ne cherche à devenir ami avec toi.


    • JL JL 24 février 2013 10:18

      Deneb

      quand vous écrivez : « Rassure-toi, la grosse, personne ne cherche à devenir ami avec toi. »,

      j’espère pour votre santé mentale que vous êtes conscient que vous parlez pour la petite communauté de gens méprisables comme vous ? Des gens qui ne se présentent pas, ou alors pour dire, je cite : « J’aime la France, je n’ai pas le choix. En effet, elle est armée. »


    • JL JL 24 février 2013 10:59

      Deneb,

      vous m’agressez sans raison ici, et vous m’insultez.

      Si moi je défends l’anonymat pour la liberté d’expression dans le débat d’idées, vous en revanche, vous n’ utilisez l’anonymat que pour déverser votre haine en toute impunité.

      A ce titre ce n’est pas une insulte que de vous traiter d’ordure : c’est un constat. Et c’est aussi pour se protéger contre les ordures qu’il est bon de rester couvert.

      Tenez vous le pour dit.


    • JL JL 24 février 2013 12:06

      Je précise que le commenttaire ci-dessus où je traite Deneb d’ordure faisait suite à un deuxième com ordurier et insistant signé Deneb, et qui a été signalé et supprimé comme non conforme à la charte. Ceci n’enlève rien à ce que j’ai dit, mais le rend un peu moins pertinent.

      @ la modération : faites comme vous l’entendez, ce sera ok pour moi.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 12:24

      alors la grosse, on censure ?



    • JL JL 24 février 2013 12:34

      Deneb,

      en effet, la question mérite d’être posée, mais pas comme ça : censurer, c’est pour maintenir un niveau correct des débats.

      Mais c’est aussi nettoyer la merde des salopards, ce qu’ils ne méritent pas, évidemment.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 12:53

      J’imagine que tu parle des personnes qui traitent les autres de crétins.


    • JL JL 24 février 2013 13:18

      Deneb,

      Je traite les crétins de crétins.

      Je ne suis pas « une grosse » comme vous vous plaisez à me traiter. Mais votre façon détestable d’utiliser ici cet adjectif est aussi insultante pour les femmes qui sont en surcharge pondérale que pour moi.

      Si vous ne voyez pas de différence entre nos méthodes, désolé, vous êtes bien un crétin.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 13:28

      pardon, ma grosse, je dirai l’enrobée désormais.


    • LEELOO Shawford42 24 février 2013 13:32

       smiley


      En fait entre Deneb et JL, y’a un problème de traduction par rapport à la version originale, comme chez ma chère coccinelle :
      C’est toujours celui ou celle qui lit le mieux dans le texte virginal qui se sort en premier du caca dans lequel il ou elle s’est mis smiley smiley

    • Montagnais Montagnais 22 février 2013 10:04

      «  »La mécanique quantique occupe une place éminente parmi les disciplines scientifiques mais elle reste pour l’essentiel une énigme. «  »"

      Diafoirus déjà disait ..


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 10:43

        Vous vous trouvez intelligent et vous pensez que votre remarque fait avancer la compréhension ?

        Bien à vous alors


      • ffi ffi 23 février 2013 08:49

        Bref, la MQ ne permet de rien comprendre.
        Grâce à cette absence de compréhension nous pouvons dire tout et n’importe quoi.
        Vive la MQ !
         
        Je suis sûr que s’il existait une théorie compréhensible, Mr Dugué en serait fort triste...
         
        On peut aussi considérer l’hypothèse selon laquelle la MQ est fausse,
        et c’est pourquoi elle est incompréhensible.

        Mr Dugué aurait-il peur d’échanger avec moi ?
        Je croyais qu’il ne me lisait pas, car il n’avait jamais réagi à mes interventions.
        Pourtant, il me cite plus haut...
         
        Bizarre !
        La physique, c’est passer des heures et des heures sur un petit phénomène de rien du tout.
        Mr Dugué veut embrasser la totalité du monde, du début à la fin.

        Le chercheur en physique physicien cherche à tout connaître sur presque rien, en vérifiant par des expérimentations concrètes ses considérations abstraites.

        Mr Dugué cherche à connaître Tout sur Tout, toujours abstrait, jamais concret : Il a finit par ne plus connaître rien sur rien.


      • Loup Rebel Loup Rebel 22 février 2013 10:33

        Bonjour Bernad Dugué,

        Je suis loin d’avoir lu tous vos écrits, mais ce billet est celui qui captive le plus mon attention et mon intérêt.

        Bienvenu dans mon univers de prédilection : la « caverne aux illusions ». Entendons-nous bien, je la déteste, cette caverne, car c’est ma prison : l’unique monde accessible, tandis que le « réel absolu » m’échappe. Je suis heureux de m’y sentir moins seul, maintenant que vous y reconnaissez votre présence.

        Le grand problème de l’être humain, c’est sa difficulté à accepter son infinitude, à l’image de celle de l’univers. Son égo ne supporte pas ça.

        Si j’osais, je dirais que Max Plank est à la physique ce que Jacques Lacan est à l’étude de l’âme humaine : comme l’a fait Platon en rapportant le dialogue de Socrate avec Glaucon dans La République, Livre VII, ils démontrent que « le réel, c’est ce que l’on ne connait pas ». Ce qui est proprement insupportable pour un humain qui a la fâcheuse tendance à se croire Dieu.

        Je vais de ce pas fouiller dans vos écrits plus avant, à la poursuite de vos pensées.  smiley


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 10:49

          Bonjour,

          L’un des buts de l’existence est d’essayer de sortir de la caverne pour voir le monde. Ce qui fit Platon sans en révéler les secrets Finalement, cette sortie, c’est le passage de la physique à la métaphysique. Certains physiciens sont comme M. Jourdain, ils font de la métaphysique. Les athées pratiquant pensent que c’est de la pataphysique. C’est normal, ils n’ont pas de goût, comme un vieil ami à qui on offrit un toast au foie gras et qui déclara que ce pâté était fort bon.

          A notre époque narcissique, je crois que l’individu au contraire n’accepte pas ses limitations et sa finitude. S’il connnaissait l’infini, il serait plus humble et ne rêverait pas de prothèses pour vivre 200 ans. Car il se saurait éternel


        • Loup Rebel Loup Rebel 22 février 2013 11:31

          Nous disons la même chose, même si cela semble paradoxal.

          C’est bien parce qu’il n’accepte pas ses limitations que l’individu refuse de voir son infinitude... parce qu’il n’y a pas accès. >>> C’est précisément le manque d’humilité que vous évoquez ; celui-là même que la genèse biblique décrit -en métaphore- comme étant l’ambition première inconsciente d’Adam et Ève, révélée par l’entremise du serpent qui leur promet de devenir l’égal de leur créateur Yahvé. Accès assuré à la vie éternelle.

          Le rêve des prothèses procède encore et toujours de cette même ambition.

          Les promesses d’illusions font toujours recette. Notamment dans la bouche des serpents modernes -les candidats au pouvoir-.

           Sur le fond, je crois que nous sommes d’accord. Sauf peut-être sur ce que vous avez défini comme l’un des buts de l’existence : si c’est la sortie de la caverne, l’humilité reste le maillon faible. En tout cas à mes yeux (ça n’engage que moi).


        • ffi ffi 23 février 2013 09:39

          « Finalement, cette sortie, c’est le passage de la physique à la métaphysique ».

          Ca, c’est surtout une fuite en avant dans l’abstraction, et si cela permet d’user de son intellect, ça reste surtout une contemplation de soi (puisque l’intellect est en soi...).

          Il ne faut pas croire qu’au bout cela permet de comprendre ce qui existe autour de nous.... Pour connaître une chose, encore faut-il longuement la contempler.
           
          C’est d’ailleurs cela qui est contestable dans votre approche.
          Vous cherchez à justifier une métaphysique particulière en utilisant certaines théories physiques comme instrument dans ce but, tout en faisant mine qu’il s’agirait de physique...

          Si vous assumiez réellement d’être chercheur en métaphysique, vous ne prendriez pas un parti métaphysique précis, vous poseriez côte-à-côtes les diverses opinions métaphysiques existantes, afin de montrer l’influence de ces opinions préconçues sur la manière de pratiquer la recherche scientifique.

          Votre métaphysique est celle de l’Un (ou Deux ?), entre le panthéisme (le Dieu monde), et le gnosticisme (le démiurge qui organise le chaos en cosmos). Vous recherchez à déterminer l’essence universelle du Tout, LA catégorie unique explicative de la multiplicité.
           
          C’est bien. Cependant, cette démarche est difficile, car cela vous oblige à chercher à Tout prendre en compte d’Un seul trait de plume.

          Une autre voie est de considérer qu’il y a une multiplicité de choses en coexistence, dont on ignore l’origine, puis de chercher à déterminer leurs relations réciproques.

          Cette seconde voie est la plus simple et la plus fructueuse : c’est celle-ci qui fut à l’origine des grandes découvertes scientifiques.


        • Gollum Gollum 22 février 2013 13:55

          Je me demande même si au lieu de parler de réel voilé il ne faudrait pas envisager comme hypothèse celle d’un réel faussé, falsifié.


          C’est bien la sensation à laquelle j’étais parvenu il y a longtemps, raison pour laquelle j’ai abandonné les sciences pour me tourner vers les savoirs antiques, tous ces savoirs méprisés et tournés en dérision à la fois par les sciences officielles et par les religions institutionnalisées.

          Déjà les fruits des sciences sont fort sujets à caution ne serait-ce que de voir toutes les toxicités qu’elles engendrent : pollutions diverses, médecines devenues folles, alimentation devenue poison, etc... 

          Tout cela sont les fruits de la Raison à la base même des disciplines scientifiques. Il est donc absolument cohérent que les modèles scientifiques, les savoirs scientifiques soient des leurres. Des leurres certes cohérents, mais des leurres quand même.

          L’absolue profusion quasi babélienne des particules au niveau atomique a de quoi interloquer. La « réalité » semble de moins en moins simple et échapper à l’entendement humain. Toutes ces données incitent à penser que plus l’homme cherche à savoir, à vouloir pénétrer l’univers, plus celui-ci prend un malin plaisir à se dérober comme s’il voulait nous dire : Tu ne cherche pas au bon endroit.

          J’ai toujours été frappé de l’aveu de Fulcanelli qui ayant eu une formation scientifique avoua que le plus dur pour lui fut de tout jeter aux orties pour se mettre à penser de façon analogique comme les Anciens pour pénétrer les vieux grimoires alchimiques.. On retrouve ici la caverne de Platon et cette capacité à se « retourner ».

          • Neymare Neymare 22 février 2013 15:45

            Il semble que ce que vous appelez le « réel » n’est pas le réel, ce n’est que ce que l’on observe et on sait que ce que l’on observe n’est qu’une vision parcellaire et donc faussée de la réalité. Si on part de cette conception, il faut admettre que le véritable réel est un potentiel « omnipotent », bien plus qu’une réalité tangible
            Tout le probleme est alors de comprendre comment l’information effectue la transformation d’un réel absolu contenant tous les possibles en observation parcellaire de ce réel.
            Si on part de ce principe, il faut admettre qu’il est possible (pas facile certes mais possible par la réalisation) de s’affranchir des lois de la physique puisque celles ci ne sont que de l’information codant pour notre réalité, et cette information peut etre modifiée, en tout cas c’est ce qu’en disent les mystiques.


          • Loup Rebel Loup Rebel 22 février 2013 17:23

            Vous avez probablement connaissance de la théorie physique de Pierre Duhem ?

            Lacan s’y référait dans son approche structuraliste et son RSI (Réel-Symbolique-Imaginaire). La conclusion était encore : « le réel, c’est ce que nous ne connaissons pas ».

            Voir aussi le nœud borroméen comme modèle de représentation métaphysique de notre perception du monde (ici et , mais surement aussi ailleurs).

            Là où la science rejoint l’ontologie, et réciproquement...


          • epicure 23 février 2013 21:12

            Pour prendre une image, je dirais que gollum est resté dans la caverne plutôt que de partir à la recherche de l’anneau, il prend les ombres des rpatiques technologiques pour al réalité de la science.
            Ce qui est décrit comme le fruit de la raison est bien de fruit de la déraison qui confond connaitre une chose ( une molécule, et une utilisation particulière ) et tout connaitre, ce n’est pas la connaissance scientifique qui produit les toxicité, mais bien l’ignorance de la complexité des interactions.
            Et puis dans ce qui est dénoncé il y a aussi un autre élément irrationnel et donc antiscientifique , c’est la soif de pouvoir, l’appât du gain qui n’a aucun rapport avec la science. Puisque c’est lui qui fait que des industriels (pas des scientifiques) diffusent des molécules, des médicaments, des aliments toxiques , dans la nature, dans notre estomac etc....
            Ce ne sont pas des savants, des scientifiques mais des ignorants atteints d’hubris.

            Les pseudo savoirs antiques, n’ont jamais permis d’atteindre les connaissances du monde qu’a permit la science, sauf les savants/philosophes qui allaient à l’encontre des bases de la pensée antique basée sur la mythologie (et que les religions monothéistes ont repris à leur façon). En fait ces savants philosophes ont surtout donné les briques pour avoir une meilleure connaissance du monde, car le domaine où ils ont pu le faire le plus de progrès ne nécessitait pas de technologie, c’est à dire les mathématiques.

            La plus grande illusion dans al caverne n’est ce pas de prendre des spéculations symboliques pour une meilleure approche de al vérité.
            Platon par exemple, avec son monde des idées n’est jamais sorti de la caverne en fait, il est resté pigé par ses propres illusions et interprétations personnelles.

            D’ailleurs pour avancer la science a été obligée de faire abstraction de tout ce qui était métaphysique, ce n’est qu’en arrivant aux limites de la connaissance au niveau de l’infiniment petit (le rapprochement de la « trame » de la réalité) et au niveau de l’infiniment grand ( la « structure de l’univers » ), que les scientifiques se sont retrouvés à aborder les questions abordées par la métaphysique.
            Mais au lieu d’avoir des illusions spéculatives qui dictent la réalité ( méthode antique ou , religieuse), c’est la connaissance du monde qui permet de décrire une métaphysique ( éliminant certaines spéculatios ). Ou dit autrement avant c’est la carte qui s’imposait sur le territoire, alors qu’avec la science c’est la connaissance du territoire qui détermine la carte métaphysique.


          • Fred94 22 février 2013 19:53

            « Ne formule pas de voeux que tu ne saurais supporter » dit la sagesse populaire. Nous pouvons soritr de la caverne individuellement mais qu’en ferions nous ? Je suis naturaliste et je crois que nous ne devons pas aller plus vite que ce que notre corps et notre esprit peuvent accepter.

            Le temps n’existe que pour une question sociale et cet abus de langage qu’est l’espace-temps met l’accent sur la linéarité des évènements alors que l’on devrait évoquer la cyclicité des évènements (espace-cycle). En ce qui concerne l’observation quantique, je partage votre avis sur la relation entre l’observateur et l’observation sans oublié l’observé qui se trouve là, être celui qui observe. De part ce que j’ai écris en préambule, je pense que la métaphysique ne s’étudie pas en tant que telle mais qu’elle se vit et que nous n’étudions que les voies qui mènent à cette expérience de l’univers.


            • robin 22 février 2013 19:55

              M. Dugué, même si ca parait pas sérieux au premier degré je vous conseille vivement de lire ce lien, ça vaut vraiment le détour :

              http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/7646-la-science-des-extraterrestres/


              • herbe herbe 22 février 2013 20:51

                un extrait de votre article que je remets ici :

                « Une autre analyse que je tiens pour importante a permis d’extraire à partir du formalisme quantique une méthode de conceptualisation du réel (M. Mugur-Schächter, L’infra-mécanique quantique, Dianoïa, 2008). Sous réserve d’une étude approfondie, on peut y déceler une démarche épistémologique parallèle à l’investigation phénoménologique. Avec une différence de taille, la conscience est mise hors jeu au profit d’une toile mathématique dont on extrait un dispositif épistémologique. Ce qui fait de la mécanique quantique une interface cognitive entre un réel matériel avec ses processus élémentaires extraits de l’expérimentation et l’activité formalisante du scientifique. »

                Et je dis enfin !!!
                sur ce site j’ai pu dans le passé présenté ce qu’on appelle en abrégé la MCR dont un défenseur est Jean-Paul Baquiast d’automates intelligents intervenant ici aussi.
                Je le répète c’est révolutionnaire et pas qu’en physique, en fait à l’ensemble des processus de construction des connaissances.

                Tenez voici un article de Jean-Paul Baquiast justement :


                • médy... médy... 22 février 2013 23:59

                  Perception, information, expérimentation. Particules intelligentes et dédoublées.

                  http://www.dailymotion.com/video/xjf90w_jp-garnier-malet-14-mai-2011-part1-2_news#.USfJir_qvLE


                  • clostra 23 février 2013 10:03

                    Bernard bonjour, et les autres

                    avant de parler d’ontogenèse, on peut parler d’embryogenèse qui présente l’avantage de re parcourir des étapes antiques avec toujours la même obstination. Si vous voulez du quantique vous en aurez à la pelle.

                    A la pelle, c’est le cas de le dire : imaginez un lancé de pelle de sable vers une cible (ou pas d’ailleurs si la pelleté est lancée « à la ronde ») ; faites une contre expérience : dans la pelle vous mettez l’équivalent en poids du sable mais cette fois sous forme d’un caillou compact. A vous de choisir si vous l’envoyez en tournoyante ou en direct. Observez les cibles (toutes potentiellement détruites par l’impact).

                    Ainsi la pelleté de sable a toutes les chances de rencontrer la meilleure des cibles et ce en grande paresse car le grain de sable ne sait pas s’il va atteindre une cible ou non, il s’en fiche.

                    Il finit par s’enficher.

                    Mais que deviennent tous les autres grains de sable, me direz-vous ? c’est qu’en face, il y a également un système de paresseux : la cible est en fait des multitudes de grains de cibles « gradientées »

                    Embryogenèse. Tiens donc...si les femmes sont responsables, économes et n’offrent qu’un oeuf (un ovule, deux parfois, plus c’est plus rare), les spermatozoïdes sont beaucoup plus « aléatoires » et pourtant : seul un spermatozoïde va déclenché une série d’événements dramatiques, d’une incommensurable précision, de moins en moins précises d’ailleurs mais finalement « déterminantes ».

                    ça c’est le summum de la réalité quantique.

                    Lorsque les cellules se différencient, elles migrent souvent vers leur cible (on passera sur cet incroyable mécanisme) en nombre - toujours ces nombreux grains de sable - lorsque la cible est atteinte, on observe un phénomène de réduction des liaisons les moins pertinentes. Le cas le plus évident étant celui des liaisons neuronales, mais par exemple, la médecine chinoise (l’acupuncture par exemple) nous enseigne des « passages » insoupçonnés.

                    Le paradis du quantique, c’est la biologie.


                    • clostra 23 février 2013 11:29

                      Pour ce qui concerne la forme, on a là un bel exemple.

                      On ajoutera que la réduction correspond à la non stabilisation par la fonction. Seuls les « jonctions » (qui fonctionnent sur le mode quantique également) fonctionnelles sont stabilisées. Ce qui au final donne forme humaine à cet informe embryon.

                      On dit souvent et on répète bêtement qu’on commence à perdre nos neurones avant même la naissance, ce qui frappe l’imagination plutôt que de refléter une partie du phénomène des quantums pour ce qui est de la constitution fonctionnelle de l’ensemble des cellules du cerveau.


                      • Hendrix33 Hendrix33 23 février 2013 14:45

                        Bonjour.

                         

                        Je réagirai sur deux points :

                        1) Concevoir l’univers de l’information

                        2) L’interférence de deux mondes

                         

                        1)  Concevoir l’univers de l’information

                         

                        Je tiens aussi à préciser que je ne cherche aucune explication ou instigation pseudo religieuse dans mes spéculations théoriques, qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur ce sujet.

                         

                        Comment tenter de concevoir (ou de trouver une explication) l’énigme de comportements quantiques que sont la dualité des ondes-particules (l’expérience des Fentes de Young ou l’intrication des particules (le paradoxe ERP ou du chat de Schrödinger).

                         

                        Supposons que nous soyons la résultante d’une sorte de projection d’un « dispositif programmatique », la « visualisation » d’un processus originel. Si bien que lorsqu’on tente d’observer ou de mesurer un comportement d’ondes ou de particules, notre observation atteindrait probablement les limites ce que ce « programme » ou cette projection, est en mesure de nous renvoyer comme résultat observable.

                        (Le bouddhisme, ne dit-il pas que toutes les choses et tous les événements ne sont que les manifestations d’une seule réalité unique sous différents masques, que nous avons l’illusion de voir différentes choses. Je pense aussi au physicien néerlandais Erik Verlinde, qui propose de voir la gravitation comme un phénomène, une illusion holographique, et non une force fondamentale).

                         

                        Afin de clarifier l’idée que je tente d’émettre, je tente de proposer une comparaison plus imagée à notre échelle.

                         

                        Imaginons que nous (êtres humains) concevions un programme informatique (appelons le « Prg1 ») dont la fonction est de dessiner la trajectoire d’un point traversant l’écran d’un ordinateur. Précisons maintenant que cet ordinateur est en fait équipé de deux écrans en mode clonage (affichages identiques sur les 2 écrans) mais nous décidons de n’utiliser qu’un seul écran pour l’instant.

                        L’algorithme de notre programme est conçu en sorte qu’à chaque fois qu’il s’exécute, la trajectoire du point qui est aléatoire, est très probablement différente que la précédente.

                         

                        Imaginons maintenant que notre ordinateur soit conçu avec un tel niveau d’intelligence artificiel et d’autonomie, qu’il conçoive seul un autre programme (appelons le « Prg2 ») capable d’entreprendre indépendamment la mise en service du second écran (cloné), et d’observer les trajectoires des points issu du Prg1 sur les 2 écrans simultanément.

                        Les seuls éléments dont dispose le programme « Prg2 » comme concept d’expérimentation sont :

                        1. Que le programme « Prg 1 » doit générer et afficher la trajectoire d’un point à chaque fois différente sur un écran,

                        2. Qu’il dispose de deux écrans, donc 2 possibilités distinctes permettant d’observer (mesurer) le résultat de ce programme.

                         

                        Intégrant le principe que le « Prg1 » ne devrait produire toujours qu’une trajectoire du point aléatoire et différente à chaque résultat obtenu, le programme « Prg2 » s’attend donc à observer (mesurer) que sur chacun des 2 écrans, les trajectoires soient donc différentes.

                         

                        Or lorsque nous concepteurs, avons initialisé le programme « Prg1 », nous ne l’avions pas conçu pour que son algorithme puisse produire deux scénarios différents. Nous l’avions limité à ne produire qu’un seul résultat observable, n’anticipant pas que notre ordinateur acquerrait suffisamment d’autonomie et d’intelligence pour être capable un jour de pousser les investigations jusqu’à aller observer ce qui se passe au-delà du périmètre dans lequel il a été envisagé.

                         

                        Vous saisirez certainement le parallèle que j’essaye d’établir entre quelqu’un effectuant des mesures telles que celle de Fentes de Young, et l’ordinateur et ses programmes « Prg1 » et « Prg2 ». :

                        §  L’ordinateur correspond à notre univers

                        §  Le programme « Prg1 » correspond au comportement des particules dans l’expérience des Fentes de Young par exemple

                        §  Et notre démarche initiative et autonome d’observer (mesurer) la trajectoire de ces particules, c’est le programme « Prg2 ».

                         

                        Il pourrait donc y avoir une chose créatrice de notre univers (certain l’appelleront « Dieu » s’ils le souhaitent) dont les lois physiques sont autres que celles dont nous disposons, et reposeraient sur des fondements plus « persistants ».

                         

                        2)  L’interférence de deux mondes

                        Peut-ont admettre qu’il pourrait exister une (mono) dimension où l’espace (3D) et le temps n’existe pas, constitué d’un seul élément fondamental à l’origine des ondes-particules, qui se ‘téléporterait’ simultanément (le temps n’existant pas dans sa dimension) dans chacun des éléments (particules) élémentaires qui constituent notre univers (particules que nous n’avons peut-être pas encore identifiées). Cette unique particule jouerait une sorte de ying et yang, positif et négatif, matière anti matière, etc. en fonction d’autres dimensions parcourues entre la sienne et la notre.


                        • ffi ffi 23 février 2013 15:10

                          Remarquez, on pourrait aussi envisager que la MQ est fausse, et en particulier la dualité onde-corpuscule...

                          De Broglie voyait une analogie entre le principe de moindre action de Maupertuis et le principe de moindre temps de Fermat, ce qui l’amena à envisager une dualité.
                           
                          Cependant, remarquons qu’une masse au bout d’un ressort qui oscille montre une périodicité de sa quantité de mouvement. Mais cela ne signifie pas que la masse est une onde ! Sa position et sa quantité de mouvement ondulent, voilà tout.

                          Le XIXème siècle a clairement établi que la lumière était une onde.
                          Le retour au photon (la particule de lumière de Newton) n’est pas pertinent.
                          La lumière est déjà très bien décrite comme une onde, ce qui fut appliqué dans toutes les antennes : la lumière, c’est l’oscillation élastique des charges contenues dans toute matière, autour de leur position d’équilibre (rayonnement dipolaire).
                          Penser le photon comme un corps aura obligé à penser l’électron comme une onde.
                          Mais il faut penser un photon comme l’ondulation d’un électron.

                          Le spectre d’absorption à cette forme parce que chaque charge à son mode propre de résonance propre, car elle est contrainte dans son mouvement par le réseau des charges qui l’environne.
                           
                          Le spectre électromagnétique est pour la position des électrons en MQ, comme il est pour la position des ions en cristallographie.


                        • epicure 23 février 2013 21:37

                          @Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 23 février 15:10

                          Désolé mais tes propos reposent sur une méconnaissances de la science.
                          Ce n’est pas pour se faire plaisir que la lumière a été décrite à la fois comme onde et comme particule (le photon), mais bien parce que les expérience amènent aux deux conclusions ... selon les expériences. Certaines expériences ne sont explicables que par le fait que la lumière se comporte comme une particule, justement parce qu’elles mettent en jeu des échange d’énergie quantifié à petite échelle, et ne peut pas être expliqué par une théorie purement ondulatoire.


                        • ffi ffi 23 février 2013 23:33

                          Voir le mémoire de Fresnel -> le photon corpuscule implique, pour modéliser la réfraction, que la lumière aille plus vite dans le milieu le plus dense. Cela a été démontré faux par les mesures de Fizeau : la lumière va moins vite dans l’eau que dans l’air.
                           
                          La photon corpuscule de Newton a été irrémédiablement réfuté.
                           
                          Il fut ressuscité, non pas à cause d’une expérience, mais pour des raisons théoriques par Planck / Einstein : pour éviter la « catastrophe » ultra-violette du rayonnement du corps noir.
                           
                          Comme le montre n’importe qu’elle antenne radio, la lumière est la propagation d’un mouvement d’oscillation des charges contenue dans la matière. Elle est une onde transversale, comme l’a prouvée Fresnel.

                          Tous les faits expérimentaux qui concernent la lumière sont parfaitement explicables par le modèle ondulatoire (biréfringence, polarisation, réfraction, diffraction) alors que le modèle corpusculaire y échoue ou en donne des explications aberrantes.

                          Aucune raison théorique ne peut ressusciter un modèle déjà réfuté.
                          La lumière est une onde.
                           

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès