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雛罌粟

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  • 雛罌粟 雛罌粟 17 juillet 2013 09:42

    (À propos du post d’Arnaud Dubreuil, 3 juillet, 12:02)


    1/ Oui mais en échange ils ont deux pères ou deux mères, tandis que leurs petits camarades de familles plus « classiques » n’ont qu’un seul père et/ou une seule mère.
    Ça équilibre…

    « 3/ Pure supposition de votre part,
    et fondée sur absolument rien. »

    Sans blague !?
    Il se trouve que j’avais écrit deux ou trois trucs ici et sur le « rien ». (Mais bon, on n’est pas obligé non plus de chercher à s’informer…)


  • 雛罌粟 雛罌粟 17 juillet 2013 09:31

    ⑷ Le problème c’est que vous reprenez les propos de la Pravda de Dassault, qui elle-même reprend ceux d’une officine proche de l’extrême-droite qui utilise jusqu’à la corde ce nouvel épouvantail nommé théorie du genre.


    • Or l’amendement Sommaruga visait (1re lecture à l’Assemblée) à promouvoir l’égalité entre hommes & femmes, entre filles & garçons :
    « [La formation dispensée dans les écoles
    élémentaires] dispense les éléments d’une
    culture historique, géographique, scientifique
    et technique
    […]
    assure les conditions d’une
    éducation à l’égalité de genre. »
    (Art. 31)

    • Après passage au Sénat, cette disposition est devenue
    « Elle assure l’acquisition et la compréhension
    […] de l’égalité entre les femmes et les hommes. »

    • Et, dans la version définitive (2e lecture à l’Assemblée), c’est devenu :
    « Elle transmet également l’exigence du respect
    des droits de l’enfant et de l’égalité entre les
    femmes et les hommes. »

    Tout ça pour ça !




  • 雛罌粟 雛罌粟 17 juillet 2013 08:45
    « marchandisation du vivant, des semences et des
    corps, soit donc le monde de la finance.
    C’est contre cela que se battent les opposants
    au “mariage pour tous”, cette opposition n’a
    rien à voir avec une extrême droite imaginée par
    le pourvoir (sic)
    […]
    projet de coupure d’avec le monde de la nature,
    nature qui en général est bien plus généreuse
    […] »

    Oui, les opposants ont déployé des trésors d’imagination pour tenter de dissimuler la simple et crue homophobie qui motivait leur réaction.
    Au premier desquels la défense du sacro-saint enfant, du bien-être duquel il s’étaient largement fichus pendant des décennies.
    Par exemple, ils s’émeuvent maintenant à grands soupirs de ce que des célibataires puissent adopter ; mais curieusement cette sollicitude bien récente semble plutôt coïncider avec la prise de conscience que l’argument ‘si une personne seule seule peut adopter, au nom de quoi interdirait-on à deux hommes ou deux femmes de le faire ?’ est imparable…
    On a ainsi convoqué au chevet de cette mauvaise cause la psychiatrie & la psychanalyse, la sociologie, et même l’anthropologie !
    Au grand désespoir des psys, des sociologues, ethnologues & anthropologues.
    Ainsi Françoise Héritier, remettant les points sur les ı :
    « Certains évoquent parfois une “vérité
    anthropologique” pour refuser le mariage aux
    couples homosexuels.
    Le malheur veut que l’anthropologie ne soit pas
    enseignée dans nos écoles : on n’apprend pas
    comment fonctionnent les sociétés humaines.
    Certains l’invoquent donc parfois à mauvais escient…
    […]
    Une ambiguïté sur les mots opacifie le
    problème : on confond filiation avec parentalité
    et avec engendrement ou enfantement.
    La filiation est la règle sociale qui détermine
    l’affiliation d’un enfant à un groupe, en lui
    conférant droits et devoirs.
    Elle se différencie de la vérité biologique, due
    à l’engendrement-enfantement et devenue en 1982
    l’un des critères de la filiation.
    La parentalité, elle, se fonde sur
    l’investissement affectif et la responsabilité.
    Il faut bien distinguer ces trois notions : on
    peut être investi dans la parentalité et
    transmettre la filiation sans être géniteur :
    c’est l’adoption légale. »

    Quant à la « nature » défendue par les anti-mariage, c’est une vaste blague !
    Cette notion est des plus idéologiques et les opposants – parmi lesquels les chrétiens étaient sur-représentés – s’en remettent à une version assez simplette, telle qu’exprimée par le pape :
    « La vérité naturelle sur le mariage a été
    confirmée par la Révélation dans les récits
    bibliques de la création, expression même de la
    sagesse humaine originaire où se fait entendre
    la voix de la nature elle-même.
    Le livre de la Genèse parle de trois données
    fondamentales du dessein créateur sur le mariage.
    […]
    l’homme, image de Dieu, a été créé “homme et
    femme” (Gn 1, 27). L’homme et la femme sont
    égaux en tant que personnes et complémentaires
    en tant que “masculin et féminin”
    […]
    le mariage est institué par le Créateur
    […]
    Dieu a voulu conférer à l’union de l’homme et de
    la femme une participation spéciale à son œuvre
    créatrice. C’est pourquoi, il les a bénis en ces
    termes : “Soyez féconds et multipliez vous”
    […]
    Le mariage est saint, alors que les relations
    homosexuelles contrastent avec la loi morale
    naturelle. Les actes homosexuels, en effet,
    “ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne
    procèdent pas d’une complémentarité affective et
    sexuelle véritable”. »

    En gros, Dieu et la nature c’est kif-kif, les défenseurs de l’une sont bien souvent des adorateurs de l’autre qui s’ignorent, et cette citation vous permet de comprendre les véritables raisons des opposants à ce projet de loi : obéissance à une conception archaïque et simpliste de l’ordre du monde.
    Dieu (= la Nature) n’a pas voulu que deux femmes ou deux hommes se marient.
    Pensez-y à chaque fois que vous lisez des propos du genre mais deux hommes ensemble ne peuvent pas avoir d’enfants, etc.


  • 雛罌粟 雛罌粟 17 juillet 2013 07:55
    « cela fait des décennies que maints
    psychologues ont exprimé la nécessité de la
    présence du père et de la mère comme modèles
    représentatifs utiles à la construction de la
    personnalité de l’enfant.
    Subitement tout ceci passe aux oubliettes.
    De nombreuses études par ailleurs indiquent
    qu’au contraire de ce que l’on nous dit ces
    enfants ont plus de problèmes que les autres.
    De nombreux pédiatres aussi expriment
    leur inquiétude »

    Apparemment pas ceux de l’American Academy of Pediatrics (qui, avec ses quelque 60 000 praticiens, constitue le premier ordre professionnel de pédiatres au monde) ; lesquels ont en mars dernier pris résolument position en faveur du mariage et de l’adoption par les couples de même sexe dans l’intérêt même des enfants.
    Le Technical Report accompagnant cette déclaration commence par ces mots :
    « De vastes données issues de plus
    de 30 années de recherches révèlent
    que les enfants élevés par les
    parents gays et lesbiens font preuve
    de résilience pour ce qui concerne
    leur santé – sociale, psychologique,
    sexuelle – malgré des différences
    économiques et légales et le
    stigmate social.
    De nombreuses études ont démontré
    que le bien-être des enfants dépend
    bien davantage de leurs relations
    avec les parents, de la compétence
    et de la sécurité prodiguées par
    ceux-ci, et de la présence d’un
    soutien social & économique, que du
    sexe ou de l’orientation sexuelle de
    leurs parents.
    L’impossibilité de se marier pour
    les couples de même sexe ajoute au
    stress de ces familles, affectant la
    santé et le bien-être de toutes les
    personnes du foyer.
    Parce que le mariage renforce les
    familles et, ce faisant, est
    favorable au développement des
    enfants, les enfants ne devraient
    pas être privés de la possibilité
    d’avoir des parents mariés.
    Les voies vers la parenté – qui
    incluent les techniques d’assistance
    reproductive, l’adoption, les
    familles d’accueil – devraient se
    focaliser sur les compétences des
    parents plutôt que sur leur
    orientation sexuelle. »


    Quant à la fantasmatique nécessité du modèle père/mère, j’en avais touché un mot (avec conseil de lecture…) ici.


    C’est aussi la psychanalyste Élisabeth Roudinesco qui taclait ses collègues homophobes en ces termes il y a quelques mois :
    « Déjà, au moment du vote du Pacs, en novembre
    1999, on avait eu droit à la même déferlante.
    S’appuyant sur une psychologie de bazar, les
    mêmes affirmaient que toute transformation du
    statut de la famille serait contraire au
    sacro-saint complexe d’Œdipe, comme si la
    tragédie de Sophocle, remise à l’honneur par
    Freud à la fin du XIXe siècle, pouvait servir à
    énoncer des jugements à l’emporte-pièce en lieu
    et place d’une réflexion.
    Les psys qui s’expriment ainsi semblent oublier
    que, si un concept ne convient plus à une
    situation, alors il faut le modifier.
    Et de même que l’on ne dissout pas le peuple
    quand le peuple vote contre un gouvernement, de
    même on ne dissout pas une réalité quand
    celle-ci nécessite d’être pensée selon un nouvel
    ordre juridique.

    On peut comprendre que des religieux ou des
    hommes politiques s’opposent à une telle loi :
    les uns regardent le mariage comme une
    institution sacrée – une loi divine –, les
    autres invoquent la tradition ou la nécessité en
    temps de crise économique de ne pas diviser la
    communauté des citoyens.
    Mais des psychanalystes, des thérapeutes, des
    psychiatres ?
    Comment osent-ils tenir de tels discours ?
    Comment osent-ils aller à l’encontre de toutes
    les études sociologiques qui montrent que,
    depuis des décennies, les enfants élevés par des
    couples homosexuels ne sont pas très différents
    des autres enfants, et surtout que ce dont ils
    soufrent ce n’est pas de l’homosexualité de
    leurs parents mais du regard que portent sur
    eux, à l’école ou ailleurs, ceux qui cherchent à
    les stigmatiser. »
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