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Quousque Tandem

Quousque Tandem

Cet exorde des Catilinaires ne fait pas référence à je ne sais quelle conspiration, mais bien à la montée des périls et à la période de troubles dans laquelle nous nous enfonçons.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
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Derniers commentaires



  • Quousque Tandem Alain Bondu 9 mai 2008 11:12

    Bien d’accord sur cette utilisation méthodique et donc excessive de l’émotion dans les media, dans la politique, etc. Un bémol cependant : Un monde où seule la raison dicterait les décisions serait aussi c.., aussi aveugle et aussi maladroit. De plus il serait inhumain.

    Une bonne décision comporte une part d’incertitude, donc de flair, et l’émotion est l’une des vois d’accès à cette intuition. D’autre part, je répète que sans un minimum d’émotion, la nécesaire compassion n’est que froide charité sans âme. En un mot, une bonne lecture de la vie et du monde, comme une bonne décision, équilibre le rationnel et l’irrationnel, où je range l’émotion, l’intuition, etc.

    Pour dire la même chose autrement, Si notre vie était gérée que par le seul necortex elle serait encore pire qu’actuellement. De plus, le cerveau limbique et même le cerveau reptilien ont de fait accès à nos décisions, il vaut mieux le savoir et leur laisser voix au chapître sinon ils la prendront par la bande et en abuseront.

     En fait , deux choses posent problème, qui en fait n’en font qu’une :

    - l’équilibre entre la part de la raison et celle de l’irrationnel est actuellement déplorable

    - l’émotion est systématiquement utilisée, que ce soit par les medias (pour faire de l’audience), ou par les politiques (parce que c’est le meilleur moyen de faire des voix, et "si je ne l’utilise pas, l’autre le fera et me battra..."

    Le contrepoison à cette situation ? rien de nouveau sous le soleil : il faut s’informer, diversifier au max. ses sources et réfléchir par soi-même. En un mot la curiosité. Se méfier de ses émotions, mais les reconsulter de temps en temps. Tout cela est chonophage, mais très intéressant.



  • Quousque Tandem Alain Bondu 20 avril 2008 12:17

    Comme cela a déjà été dit par d’autres, la particularité de ce fil est que non seulement l’article de départ est un régal, mais que la quasi-totalité des commentaires est de la même qualité.

    Quelques remarque personnelles  :

    1-les considérations "Droit-de-l’Hommiste" en géopolitique étrangère doivent à mon avis entrer en ligne de compte, même s’il faut bien les tempérer, comme l’expliquent fort bien et l’article et les commentaires.

    2- Sur le Tibet, nous assistons en "live" à l’émergence de la nouvelle hyper-puissance (pour reprendre l’excellente terminologie de Védrine). Le Tibet est-il un pays ou une province chinoise ? Imagine-t-on les états-Unis décider unilatéralement et par la force, aujourd’hui, que le Mexique est un nouvel état US ? Poser ces questions, c’est constater que la Chine a désormais des possibilités politique que les US n’ont plus. Derrière les considérations humanitaires, il faut rappeler que la puissnce de la Chine, déjà énorme pour les raisons déjà connues (masse et motivation de la population, récupération d’une énorme part de la production industrielle de masse, accumulation de réserves financières, etc.) acquiert en plus au Tibet d’énormes réserves minières et le pouvoir de chantage que donne le contrôle de l’eau sur toute une région hypersensible, jusqu’au Pakistan et au-delà. Le poids politique de ce pays ainsi agrandi a pu être considéré comme disproportionné dans les chancelleries, et je suppose que la tentative de nos états de mobiliser les opinions publiques contre l’annexion du Tibet par la Chine, par le biais des médias, n’obéissait pas qu’à des considérations morales... Mais médias contre médias, les chinois ont semble-t-il trouvé immédiatement la bonne parade en mobilisant leur propre opinion publique intérieure.

    3-¨Parmi les conséquences du rapprochement sino - soviétique aurait pu être ajouté l’aide politique donnée de façon à peine discrète à l’Iran, ce qui permet de fixer une partie des moyens diplomatiques occidentaux.

    4- Le temps où il n’y avait qu’une seule hyperpuissance étant terminé, la question qui se pose à nous devient :"Et la France (ou l’Europe -rayer la mention inutile) dans tout cela ?" Il est clair que pour le jeu de balance qui vient immédiatemet à l’esprit l’Europe à 27 est trop cacophonique, au moins à perspective prévisible, mais il reste que parmi les bonnes raisons qui ont présidé à la création de l’Europe (garantir la paix, atteindre la taille critique sur les plans politiques et économiques, etc.) seule la taille politique peut être remise en cause dans les conditions actuelles. Notons à ce propos que les US n’ont pas été les seuls à pousser à une croissance forcée de l’Europe pour la stériliser politiquement (faire tourner la mayonnaise en y versant trop d’huile d’un seul coup !). Je me rappelle clairement que Gorbatchev avait fait le même calcul, et que c’est une des raisons (parmi d’autres) pour lesquelles il n’avait pas tenté de s’opposer à la dislocation de l’Empire... On prônait voici quarante ans exactement l’imagination au pouvoir. Le souhait est plsu que jamais d’actualité !

    Encore merci pour votre article et vos contributions stimulantes.

    Alain.

     



  • Quousque Tandem Alain Bondu 12 avril 2008 21:16

    @ NikeLaos

    Brrrr... j’ai des enfants et des petits-enfants ! j’espère que ce très beau texte n’est pas prophétique.

    Mais c’est comme pour l’effet de serre. Il est grand temps.



  • Quousque Tandem Alain Bondu 12 avril 2008 21:03

    ces bavardages sur la sortie du commandement intégré de l’OTAN dans les années 60 sont exaspérants. En fait , la raison essentielle de cette sortie est que la France étant sur le point de disposer de l’arme atomique, De Gaulle a estimé que cette arme devait rester à la disposition du gouvernement français et qu’elle ne pouvait donc en aucun cas être à la disposition d’une puissance étrangère, fût-ce par le biais d’un organisme supranational, fût-il l’OTAN. Je m’étonne que Cambronne n’ait pas connaissance de cette interprétation.

    Lors de la crise des fusées sur Cuba, très peu de temsp auparavant (et alors que la décision de sortie du commandement intégré avait d’après ce que je crois savoir déjà été expliquée aux américains), De Gaulle a été le PREMIER chef d’état à informer Kennedy de son soutien plein et entier.



  • Quousque Tandem Alain Bondu 10 février 2008 23:40

    Merci à Monsieur Leny pour cet article clair et convaincant.

    Il est évident qu’une industrie nucléaire sous contrôle de l’état est plus rassurante et plus logique qu’une industrie nucléaire sous contrôle privé, quelle que soit la qualité, le sérieux et la taille des industriels privés à qui elle aurait été confiée.

    Et j’ai été personnellement trouvé très logique le rapprochement que d’autres intervenants ont fait avec la prise de position de Marcel Boiteux sur les privatisations en général et celle d’EdF en particulier.

    Mais en dehors des avantages financiers immédiats que l’on retirerait d’une privatisation (et qui, correctement utilisés, seraient bien venus dans l’état actuel des finances publiques), l’option étatique reste-t-elle réellement possible dans la cadre de l’Europe actuelle ? Personnellement je n’ai pas la réponse, mais je serais curieux d’avoir un - ou de préférence plusieurs- avis sur ce point. A supposer que le maintien d’une industrie nucléaire sous contrôle de l’état ne soit pas possible à terme vis-à-vis de l’Europe, sans accord particulier, cela voudrait dire qu’il faudrait négocier cet accord : quelles serait les concessions à consentir en échange ?

    En tous cas, il faut bien se rappeler que cette politique de privatisation a trouvé ses origines dans des engagements pris dès les débuts de la construction européenne, comme cela a été fréquemment souligné voici bientôt trois ans à l’occasion du référendum sur la constitutiion européenne. Or, aux débuts de la construction européenne, les décisions se prenaient à l’unanimité. La France de l’époque était donc d’accord, peut-être même franchement favorable, malgré le caractère encore très étatiste et planificateur de notre économie à l’époque. Il conviendrait de se demander pourquoi. Mais ceci mériterait un autre article.

    Cordialement,

    AB

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