Je ne comprends pas pourquoi cet article est si mal noté. M’interessant moi-même à l’histoire de l’art, je trouve cette contextualisation très interessante.
J’aurais une petite question à l’auteur : si j’ai bien tout compris, vous opposez la démarche de réflexion des expressionnistes abstraits à la spontanéité des néo-dadaistes. Cependant, quand on regarde une oeuvre de Jackson Pollock par exemple, on a plutôt une impression de grande spontanéité, celle d’un art gestuel et non calculé, et pas vraiment d’un art froid fait de réflexion. Pouvez-vous éclairer ma lanterne sur ce point ?
Cher monsieur, je vous remercie pour cette article original et subtil. Rare sont ceux que se préoccupent encore des interactions existant entre le langage et la pensée, et dans ce sens votre remarque sur l’utilisation du vocabulaire militaire dans le domaine économique m’a semblé très pertinente et révélatrice de notre société.
Il est communément admis que la pensée est préalable au langage... Pourtant, le langage contribue à structurer et façonner la pensée élaborée. Certains vont même jusqu’à affirmer que la pensée ne peut exister sans le langage : « Toute pensée qui ne peut pas s’exprimer n’existe pas » Hegel.
Les mots sont des idées... et inversement.
Peut-on en déduire que celui qui parviendra à contrôler le langage pourra contrôler la pensée de tous ? Georges Orwell l’avait bien compris lorsqu’il présentait une société asservie dont on avait supprimé du vocabulaire tous les mots potentiellement dérangeants pour le pouvoir. En appauvrissant le dictionnaire, on appauvrit la pensée, un mot ne signifie jamais exactement la même chose qu’un autre, il n’y a pas de synonymes parfaits, chaque mot a sa propre connotation, sa propre histoire, au delà de son sens dans le contexte donné.
Oui, vous avez raison de souligner que l’invasion du champs lexical militaire dans le domaine civil (et plus particulièrement dans le commerce) est loin d’être innocent.
Tout comme l’utilisation du terrible terme « ressources humaines » au sein des entreprises.
Si vous êtes assez naïf pour croire que les entreprises ne pensent qu’à apporter le bonheur aux citoyens, il me semble que vous seriez finalement très à votre aise dans un pays communiste totalitaire (il suffit juste de remplacer « entreprises » par « Staline » ou « Mao », allez un petit effort). Les extrèmes s’attirent. Et les methodes d’endoctrinement sont les mêmes partout.
Tu as raison NPM, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, les gens ne sont pas du tout influençables et leurs achats sont toujours réflechis (on se demande même à quoi sert la pub), aucune méthode n’est étudié pour les manipuler ou pour créer un besoin chez eux.
Les gens n’achètent que des choses dont ils ont vraiment besoin ou envie et il n’y a aucune pression sociale à l’école pour avoir les baskets dernier cri.
Et je suppose que dans votre monde merveilleux, les enfants qui fabriquent ces mêmes baskets sont grassement payés aussi...
Je ne voie vraiment pas pourquoi je continue à parler avec vous, vous êtes tellement englué dans vos certitudes et vos obsessions (Marx, Staline, Lenine sont mort depuis longtemps vous savez...) que je vous plaindrais presque.
« Oui, vous êtes effectivement trés conne*. » ; Merci, venant de vous c’est compliment.
« Les entreprises se donnent un mal fou pour personnaliser leur produit et service, découvrir ce qui apporte le plus à tel ou tel client, et vous, vous parlez de manipulation ! ? »
Les entreprise se donnent surtout un mal fou pour vendre aux « consommateurs » des produits dont ils n’ont pas besoin. Leur truc c’est de créer des besoins pour vendre des choses inutiles au prix le plus avantageux pour eux (quitte à ce que ces gens se sur-endettent (leurs autres filiales pourront ainsi vendre plus tard des crédits à la consommation à 15% d’intérêt) !
Tout est étudié pour déclencher un acte d’achat par coup de tête en envoyant perpétuellement des stimulis à l’inconscient de consommateur. Et pour ça il faut les classer de façon à mieux pénétrer l’esprit de chaque gogo, heu client potentiel. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’une forme de lavage de cerveau, mais tout au moins nous parlons de tentative de manipulation de l’esprit humain.
Je sais de quoi je parle, j’ai bossé dans la pub et j’ai étudié ses mécanismes.
Il vrai, NPM, qu’en matière de débilité, vous êtes LE spécialiste d’Agoravox. Je me retrouve sans voix face à votre analyse sans faille d’expert toute catégorie dans cette matière. J’ai beaucoup à apprendre et je me sens encore toute petite face au géant qui se dresse devant moi. J’ai beau faire des efforts, je crains de ne jamais pouvoir parvenir à votre niveau d’excellence.