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Alren

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  • Premier article le 27/02/2015
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  • Alren Alren 2 août 2014 17:25

    Bonjour à tous,

    Bien que mon commentaire arrive après une longue polémique qui a dû lasser les lecteurs n’y participant pas et qu’il a donc peu de chance d’être lu, je le rédige en espérant ajouter un peu de clarté au débat, pour ceux qui sont de bonne foi.

    D’abord deux préalables techniques avant d’aborder la question des obus de 35mm :

    La radioactivité de l’uranium « appauvri » est très faible, guère plus important qu’un terrain granitique.

    Je rappelle que l’uranium est constitué de deux composants : l’uranium 235 qui est radioactif et l’uranium 238 qui ne l’est pas.

    La plupart des gisements donnent un métal qui contient 0,3 % d’uranium 235. L’uranium 238 représente donc 99,7 %.

    Comme l’uranium des centrales nucléaires doit contenir 3 % d’U235, il faut faire un tri entre les atomes d’uranium naturel et faire deux masses dont l’une est constituée d’uranium appauvri en U235. Celui-ci ne représente plus guère que 0,1 % des atomes ( et non 0 % car le filtrage, sur le seul critère de la masse atomique, n’est pas totalement efficace).

    Ce résidu industriel n’a pas beaucoup d’usage si on ne le transforme pas en plutonium 239 fissile, radioactif. Il faut pour cela que le noyau d’U238 capture un neutron. La technique est si délicate qu’elle a été abandonnée même par la France qui comptait beaucoup dessus dans les années 1970-80.

    Ainsi le célèbre Éric Tabarly, officier de marine détaché, pu faire construire un de ses voiliers Pen Duick avec une quille lestée en U238. Elle était ainsi beaucoup plus fine à poids égal que les autres quilles lestée avec du plomb !

    Pour percer un blindage de char, deux techniques restent en vigueur, la charge creuse et l’obus-flèche, inerte.

    Pour que l’obus inerte perce un blindage en alliage d’acier très dur et épais de plusieurs centimètres, il faut qu’il soit propulsé à très grande vitesse, typiquement 1500m/s, voire le double semble-t-il sur les derniers systèmes ...

    Le projectile inerte doit avoir un petit diamètre pour être moins freiné par l’air et aussi faire un petit trou. Car plus le diamètre de celui-ci est grand, plus sa fabrication consommes d’énergie. Il faut aussi qu’il soit lourd, donc long par rapport à son diamètre et constitué d’un métal de grande masse volumique.

    Les obus flèche ont grosso modo la forme d’un crayon bien taillé. il faut aussi que ce métal ou plutôt l’alliage qui le constitue, soit très dur pour ne pas s’écraser comme une crêpe sur le blindage. Le métal choisi par les Allemands durant la Seconde guerre mondiale fut le tungstène. Mais ils connurent vite une pénurie de ce métal, indispensable par ailleurs pour l’usinage des pièces. Le principe fut récupéré par les Anglais qui au lieu d’utiliser le canon Gerlich à âme conique des Allemands, placèrent la flèche de tungstène dans un « sabot », un cylindre enserrant le projectile et se détachant après la sortie du canon. Ce sabot (aussi léger que possible) permettait de tirer la fine flèche avec un canon de calibre respectable. Avec une charge de poudre renforcée, celle-ci filait vers son but à la vitesse requise.

    Plus tard, on s’aperçut que l’on pouvait remplacer le tungstène avec de l’uranium appauvri. Cela présentait de nombreux avantages. L’uranium a une masse volumique plus élevée que le tungstène. Il forme un alliage au moins aussi dur que lui. Seuls les pays enrichissant l’uranium pouvaient en disposer.

    Le dernier avantage était majeur : fondu en fines gouttelettes, l’uranium brûlait dans l’air ordinaire !

    Pour que l’obus-flèche en U238 fonde, il faut qu’il soit porté à très très haute température. Et pour cela, il faut qu’il transforme sa formidable énergie cinétique en chaleur. Autrement dit il faut que la traversée du blindage le freine suffisamment pour qu’au débouché il se vaporise en fines gouttelettes enflammées qui détruisent tout à l’intérieur du char et notamment les occupants.

    L’obus-flèche a été miniaturisé pour être tiré par un canon aérien de petit calibre. Nombre d’entre eux ont été tirés contre les blindés serbes durant la guerre de l’OTAN contre ce pays. Pour des raisons de poids, un blindé ne peut pas être protégé par la même épaisseur de métal sur toutes ses faces. On favorise l’avant.

    Les chars serbes touchés au bon endroit par ces obus-flèche de petite taille, ont néanmoins été détruits.

    Mais si on tire un obus-flèche contre un véhicule non-blindé comme un avion, il traversera l’objectif en conservant l’essentiel de son énergie cinétique et ne sera pas plus destructeur qu’une balle de même calibre, c’est à dire de l’ordre de 10 mm.

    Les trous de 3 cm de diamètre observés sur l’avion de la Malaysian Airlines n’ont donc pas été causés par des obus-flèches tirés par un canon de 35 mm : ils sont trop grands.

    Un obus explosif de 35 mm en revanche fera un trou de la même section que lui (en entrée perpendiculaire) mais explosera une fraction de seconde après cette percussion. Et ce n’est pas la dépression soudaine à l’intérieur de l’appareil (différence entre la pression rétablie à 2000m à l’intérieur et la pression extérieure à 10 000m) qui est à craindre pour l’intégrité de l’appareil, mais l’irruption soudaine de ce gaz très chaud donc à très haute pression. C’est cette surpression à l’intérieur de ce récipient qu’est la carlingue que celle-ci ne pourra pas supporter sans se déchirer. Or il semble que l’on n’ait pas observé de telles déchirures qui auraient été plus nombreuses près des impacts.

    Je pense aussi que des témoins au sol auraient perçu le bruit des détonations en rafale si un double canon de 35mm avait été utilisé.

    C’est donc un missile qui a abattu l’avion, un missile lançant ses dards depuis l’extérieur de l’appareil. Ce missile n’est pas venu de Russie : les USA surveillent cette zone évidemment avec des satellites espions très puissants et un missile à longue portée aurait été repéré dès son départ avec son énorme signature infra-rouge.

    Les indépendantistes possèdent-ils le système capable d’abattre un avion volant à 10 000 mètres. (Comme il a été souligné, il aurait été criminel de la part d’un contrôleur aérien - innocent
    - de Kiev de faire descendre l’avion de 10 000 à 7000 mètres pile au-dessus d’une zone de combat. Il aurait fallu donner au commandant de bord une (très) bonne raison pour lui demander d’effectuer cette manœuvre, même provisoirement, car comme il a été dit, à cette altitude, la densité de l’air augmentée et les frottement proportionnés lui auraient interdit d’atteindre sa destination avec le volume de carburant embarqué.

    Il faut réussir la maintenance de radars, de l’informatique de calcul et du matériel d’action dont le missile. Tout ça ne peut pas rester exposé aux intempéries !

    Il faut un environnement et du personnel très formé. Si les séparatistes possèdent un tel matériel en état de marche, il faut que des militaires ukrainiens aient déserté pour se joindre à eux : bien sûr, si c’était le cas, le gouvernement de Kiev ne s’en vanterait pas !

    Un missile sol-air capable d’atteindre une cible à 10 000 mètres doit très vite atteindre mach 3 minimum afin de combattre la gravité. Sa structure doit être aussi légère que possible pour économiser la poudre de propulsion. S’il doit infléchir fortement sa trajectoire il ne résistera pas aux efforts qu’elle subira. Cela signifie que la direction qu’il doit emprunter (au départ en avant de sa cible) doit être calculée avec une extrême précision pour réussir le mortel rendez-vous dans les 4 dimensions, trois d’espace et une de temps, pour que la trajectoire soit la plus rectiligne possible.

    Il faut vraiment du matériel et du personnel au top !

    Je pense que, là aussi, les satellites espions étatsuniens qui doivent se relayer au-dessus de cette zone de combat après avoir un peu abandonné le survol de la Syrie, auraient détecté le vol de ce missile.

    Il est temps de se poser la question : à qui le crime profite-t-il ? Ni aux Russes mis au pilori, ni aux indépendantistes qui ont perdu le contrôle de la zone du crash et peuvent être noircis par les médias de la "communauté internationale". Que reste-t-il sur la liste ?

    Désolé pour la longueur. Cordialement, Alren

    PS Un avion US en vol supersonique au cours d’un exercice tirant ses inertes vers le haut puis plongeant a eu la surprise de recevoir un de ses propres projectiles en train de retomber sur le sol suivant une courbe parabolique. De là l’idée de ne pas tirer (n’importe comment) au canon en vol supersonique !



  • Alren Alren 2 août 2014 15:14

    Excellent résumé d’un ouvrage de qualité !
    J’en profite pour rappeler que la conquête de l’Égypte puis du Maghreb par la secte créée par Mahomet fut extrêmement sanglante.
    La « cohabitation heureuse » en Andalousie (la portion de la péninsule ibérique conquise par les mêmes troupes de Mahomet), cohabitation entre musulmans, juifs et chrétiens, tant vantée par certains qui lui opposent l’intolérance des dits chrétiens après la Reconquista, était due plus à un rapport numérique entre groupes qu’au respect d’une sorte de principe d’acceptation de la différence !
    En effet les chrétiens étaient de loin les plus nombreux car les invasions « agressives » étaient constituées essentiellement d’une minorité de combattants qui arrivaient dans des régions déjà peuplées de « civils ». Lesquels par leur travail créaient la richesses dont leurs nouveaux maîtres profitaient. Les massacrer eût été tuer la poule aux œufs d’or.
    Le même phénomène se produisit déjà quand les Francs et autres « barbares » envahirent la Gaule romaine.

    Cordialement Alren



  • Alren Alren 1er août 2014 17:56

    « peut-être considérez-vous ces gamins palestiniens comme des terroristes »
    Comme des terroristes futurs certainement. De la même manière les nazis exterminaient les enfants juifs par crainte qu’en grandissant, ils vengent leurs parents assassinés par eux ...



  • Alren Alren 1er août 2014 15:15

    Bonjour Hussard noir,

    En 1914, le Kaiser voulait la guerre contre le pays qui montait en Europe (grâce, entre autres, aux prêts français et à l’assistance technique française) à savoir la Russie.

    « L’éveil » de la Russie, comme on a glosé sur « l’éveil » de la Chine, dopé par l’ennemi héréditaire français, risquait de bouleverser les équilibres européens au détriment de l’Allemagne, laquelle rencontrait par ailleurs sur la mer et son désire de conquête de colonies, la concurrence sans faille de l’Angleterre et secondairement de cette maudite France. France qui avait su trouver une majorité d’alliés pour repousser l’Allemagne du Maroc les années précédentes.

    Les services secrets allemands ne finançaient donc pas les mouvements pacifistes en France, lesquels n’existaient d’ailleurs pas sous une forme autonome comme aujourd’hui.

    Ils savaient qu’en déclarant la guerre à la Russie, protectrice des slaves d’Europe centrale, des traités obligeraient la France à entrer dans le conflit. Mais ils pensaient pouvoir la vaincre en jaillissant par la Belgique. Ils furent bien surpris que l’invasion de ce pays neutre, dont la naissance fut voulue par l’Angleterre en 1830, déterminerait la grande puissance navale à entrer en guerre à son tour ...

    Le pacifisme de Jaurès découlait d’une analyse dans le cadre de la lutte des classes. En France on vivait, depuis les années 1880, une période d’affrontements sociaux qui voyaient des avancées pour les travailleurs et un recul concomitant du cléricalisme, principal outil de répression morale des dominants.

    Le patronat et leurs serviteurs de droite et d’extrême droite pensaient que la guerre étrangère permettrait de donner un coup d’arrêt à ce mouvement, lent mais réel. Ce qui fut effectif d’ailleurs. Il faudra des années, l’arrivée de Front populaire, pour que ces avancées sociales reprennent. (Pour une information détaillée sur ces phénomènes, on visionnera avec profit les vidéos d’Henri Guillemin sur Youtube, époustouflantes de précisions et d’anecdotes révélatrices)

    Ce que les ennemis du prolétariat n’avaient pas prévu, c’est que le coût exorbitant de cette guerre industrialisée contraindrait le gouvernement de guerre à instituer l’impôt sur le revenu, lequel frappait les possédants à mesure de leurs (énormes) richesses ! Et que ce principe d’impôt juste devrait être maintenu après la guerre vu la pauvreté du pays alors endetté jusqu’au cou.

    Ces analyses de lutte des classes passaient au-dessus de la tête de Villain, l’assassin de Jean Jaurès. Lui souhaitait la guerre, obsessionnellement, dans un seul but, « sacré » : que la France récupère l’Alsace et la Lorraine. Les tribunaux formés de juges « bourgeois » et de jurés manipulés l’acquitteront en 1919 !

    Cordialement, Alren

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