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Analis

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  • Analis 4 juin 2011 13:43

    Quand on s’attaque à la désinformation autour des OVNIs, on tombe souvent dans deux écueils : celui du conspirationisme amplifiant autour des histoires extraordinaires de contactés ou de soucoupes dans des hangars, destinées à discréditer le sujet et à le faire s’enliser ; et celui du conspirationisme pseudo-rationalisant, qui prétend que les services secrets et militaires (états-uniens en général, car il y a en sous-titres le présupposé bêta que les autres sont bons à rien) entretiennent la croyance aux soucoupes volantes et aux extra-terrestres.

    Les deux sont répandus et entretenus par les services en question, afin de discréditer et de banaliser le phénomène. La meilleure désinformation est celle qui fonctionne en boucle, en s’auto-perpétuant. La justification qu’elle affecte en surface de se donner est elle-même de la désinformation : qu’elle est destinée à dissimuler la récupération d’une soucoupe d’outre-espace (et accessoirement les armes stupéfiantes que son examen a permies de réaliser) ; ou que son but est de dissimuler des expériences secrètes - ou, version plus extrême, de promouvoir un agenda de création de nouvelles croyances religieuses, voire une attaque alien sous faux drapeau.

    Le présent article tombe dans le deuxième. En réalité, les autorités US (et d’ailleurs) ont toujours tout fait afin de discréditer l’existence des OVNIs et leur possible origine ET. C’est une politique qui a été suivie sans coup férir depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ridiculiser les témoins, avancer des explications idiotes, mettre l’accent sur des canulars etc... Tous les documents disponibles, à tous niveaux de classification, vont dans le même sens. La question leur a manifestement donné des boutons, sans doute que la présence d’une intelligence étrangère/non-humaine est simplement ingérable. Plus récemment, quand il est devenu apparent que ces recettes ne suffisaient plus, on est entré dans de vastes campagnes de désinformation amplifiantes.

    Il est certain que développer le mythe ET était la dernière chose que les autorités désiraient faire. Mais faire croire qu’elles le faisaient simplement afin de protéger le secret de leurs expériences atomiques ou aéronautiques sert leur but de discréditer et banalise ce problème.

    Une illustration en est fourni par le cas de l’Oxcart A-12 écrasé le 24 mai 1963, celui-là même que vous mentionnez ici :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aviation-12-pas-de-petits-hommes-94588

    Cet incident est réminiscent de bien des détails présents dans la littérature roswellienne. Témoins obligés de signer des déclarations de silence, voire menacés, cordon de sécurité etc... Mais il montre qu’il n’y avait pas de petits hommes verts (ou gris) pour servir d’écran de fumée. Mais une histoire à base de bombardier atomique. Des ET risquaient d’ailleurs d’attirer les curieux.

    Il est certes possible, après, qu’il y ait parfois eu des tests conduits afin de tester les réactions du public ou de personnels qualifiés. Mais c’est un problème tout différent.



  • Analis 24 février 2011 16:15

    J’apporterai une très grosse nuance à cet article : pour affirmer que le discours sur l’aliénation ne serait pas pertinent, il présuppose un peu facilement que les gens seraient mieux éduqués et informés maintenant qu’à l’époque de Marx.

    Ce n’est pas exact. Il ne tient pas compte du fait que la société est beaucoup plus atomisée maintenant. Les gens ont une culture et une conscience politique beaucoup plus faible. Ils sont gavés de télévision, de culture jetable, d’information à la minute... Beaucoup plus de quantité, mais une qualité en chute libre. La conscience de lutte des classes induisait certes une perception bipolaire et partiale, mais en favorisant une culture de la confrontation, elle apprenait à se méfier de la propagande officielle dans nos bons pays occidentaux. Les gens, actuellement, sont devenus beaucoup plus vulnérables à celle-ci, et ne font plus l’effort de discerner le vrai du faux dans ce que leur servent les médias et les politiques.

    Votre article, en fait, loin de réfuter son existence, met encore mieux en évidence l’existence de l’aliénation. Les pauvres obéissent en effet souvent à des mécanismes qui les mènent à agir contre leur intérêt bien compris. Là où il se distingue, par contre, c’est qu’il décrit justement ces mécanismes par lesquels elle se met en place. Et la réponse ne plaît pas au discours gauchiste traditionnel. Ce qui explique les réactions outrancières lues ici. Mais faire l’autruche et refuser de regarder la vérité en face ne sert à rien.

    C’est que pour la gauche, les humains sont identiques et interchangeables. Elle espérait donc qu’une meilleure éducation et de meilleures conditions de vie les amènerait automatiquement à se comporter de façon éclairée. Ce n’est pas le cas. Les gens ne sont pas égaux en caractères et capacités. Une majorité a tendance à se montrer conformistes et soumis à l’autorité. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils sont donc prêts à toutes les compromissions juste pour leur confort personnel.

    Dans les mouvements sociaux d’avant, c’était moins visible. La forte mobilisation et identité militante des travailleurs, comme on disait, faisait que ces différences étaient en partie aplanies, nivelées. Mais elles étaient toujours là. Ces mouvements sociaux avaient leurs meneurs et leurs suiveurs. Cette vérité a été durablement rappelée par les faits dans les régimes communistes.

    Alors, effectivement, pour le gauchiste, il est frustrant de voir que le patriarcat et le machisme sont des systèmes efficaces d’un point de vue darwinien (et que les femmes les défendent souvent, peut-être encore plus que les hommes). Ils sont déçus de constater que les êtres humains ne se comportent pas comme eux aimeraient qu’ils le fassent, avec raison et sagesse.

    La réplique de Mélanchon est donc simpliste, en effet. La manipulation des médias et de l’éducation ne suffit pas à tout expliquer. Mais est-ce à dire qu’elle n’a aucune pertinence ? Non, parce que justement, l’instruction (à laquelle se rattache l’information) est la seule chose qui puisse aider à compenser cet état de fait. Le véritable lavage de cerveau auquel le public est soumis aggrave indiscutablement la propension des pauvres en particulier, et du public en général, à ne pas voir plus loin que le bout de leur nez.



  • Analis 21 février 2011 15:46

    Ce genre d’affaire n’est peut-être pas unique en France. Je pense à l’affaire Saint-Aubin, bien sûr. Mais aussi à la mort du député RPR Charles BIGNON, mort le 29 mars 1980 dans un accident de la route contesté. Je crois qu’il était là aussi question d’un barrage routier suspect. Il est possible que Bignon était au courant de certaines choses très gênantes, car certaines sources ont affirmé qu’il était présent avec Robert Boulin la veille de son pseudo-suicide. Qui sait combien d’autres affaires de ce type attendent de ressurgir ?
    http://www.politiquemania.com/forum/debats-f13/affaire-boulin-retour-t876.html 



  • Analis 21 février 2011 15:21

     

    Quand je lis les commentaires de cet article, je suis étonné de voir que plein de gens croient toujours que Coluche roulait à fond la caisse et ne portait pas de casque. Tout cela a pourtant été réfuté sans contestations possibles. Et la reconstitution a bien établi que le conducteur du camion était intégralement en tort. Mais le bourrage de crâne effectué par les médias et les autorités juste après l’accident a été efficace. 24 ans après, il continue de faire ses effets.

    Il faut s’en tenir à ce qui est établi. Et les faits tels qu’on les connaît vont bien dans le sens du complot. J’étais moi-même très sceptiqu au départ, mais devant l’accumulation d’incongrüités, je ne doute plus sérieusement que ce soit le cas.

    Il y a d’abord ce bourrage de crâne lui-même. Les journaux ont immédiatement rapporté un compte-rendu gravement erroné du drame. On avance habituellement la confusion, et la volonté des journalistes de grossir les faits pour faire mieux vendre. Il s’agit d’une explication normalisante et rassurante. Cependant, les journalistes n’ont pas l’habitude d’embellir en pareil cas. Ils n’en ont de toute façon pas besoin. L’affaire de la mort d’une personnalité comme Coluche est en soi suffisante pour faire les unes. Pourquoi insister sur un excès de vitesse imaginaire ? Pourquoi fabriquer ex nihilo un terrain de camping, sa tenancière, ces automobilistes doublés à pleine vitesse par Coluche ? En général, quand il s’agit de la mort d’une personne aimée du public, les journaux ont plutôt tendance à trouver des excuses.

    Et cela n’explique pas que plusieurs médias aient rapporté ces mêmes détails faux. Cela indique qu’ils s’abreuvaient tous à une même source. Et cette source, c’est très probablement la gendarmerie. Les gendarmes n’avaient pas plus de raison innocente d’inventer ces détails.

    L’omniprésence de la gendarmerie (le conducteur transportait des débris venant d’un de ses chantiers) suggère qu’elle avait quelque chose à cacher. Il pourrait certes s’agir d’un petit complot local, entre un commandant de gendarmerie et un entrepreneur qui lui est lié. Ce genre de chose arrive. Bien que cela paraisse très risqué dans une affaire impliquant une célébrité nationale comme Coluche. Cela suppose qu’ils pourraient tenir la bride aux médias à un niveau national. Car cette accumulation de fausses informations n’aurait pas dû rester sans conséquences. Quand l’enquête judiciaire a démoli la version officielle d’alors, cela aurait dû se remarquer. Au lieu de ça, cette rectification est passée inaperçue. La preuve par de nombreux commentaires ici-même.

    Ce raisonnement se base cependant sur des improbabilités. Y-a-t’il quelque chose qui permettre de trancher définitivement sur le caractère prémédité de l’acte, en établissant qu’il y a eu plus que tentative de couvrir les vraies circonstances d’un accident ? Un tel élément existe bien. Et il permet de répondre à une objection souvent avancée : un tel attentat était très risqué à commettre, car il se déroulait sur une route fréquentée, et les perpétrateurs n’avaient aucun moyen de savoir s’il n’y aurait pas d’autres véhicules au même moment sur la voie.

    En fait, si, il y a un moyen : établir un barrage filtrant juste après le passage des cibles. Cela peut se faire grâce à la présence de guetteurs dissimulés le long de la route.

    Y avait-il un tel barrage ? Jean-Marie Marion, Eric Courly et Mathilda May suivaient Coluche avec un écart d’environ un quart d’heure. Ils se sont trouvés confrontés à un barrage peu après Valbonne. Ce qui peut paraître étonnant dans la présence des gendarmes quinze minutes après, c’est que les secours ont été prévenus par Ludovic Paris plus de cinq minutes après le crash, et ont mis longtemps à venir. Certes, il faudrait un élément plus précis, car les estimations de durée sont par nature difficiles à établir.

    Cette preuve existe. Les deux compagnons de Coluche, Didier Lavergne et Ludovic Paris sont formels. Ils disent qu’il n’y avait aucune autre voiture sur place, jusqu’à ce qu’arrivent les secours. Dans ce cas, on ne peut pas parler de mauvaise estimation du temps pour le délai de l’établissement du barrage. Il n’y avait simplement aucun autre véhicule à passer sur la route à cet endroit. C’est impossible en conditions normales : il s’agissait d’une route fréquentée. Et de toute façon, une route non fréquentée, sur la Côte-d’Azur, ça n’existe pas. Surtout en été, la saison était déjà commencée. Quand je me rends à la déchetterie de Cavalaire, sur une petite route étroite à l’écart, je croise toujours quelques véhicules. S’il y avait un accident, un bouchon se formerait déjà en deux ou trois minutes. Dans le cas de l’incident mortel de Coluche, il se serait rapidement formé un vaste embouteillage. La seule explication, c’est celle du barrage mis en place juste après leur passage.

    Il y a donc bien eu soit assassinat, soit opération d’intimidation qui a mal tourné. On peut toujours après discuter des motifs. Mais les faits sont là. Et de toute façon, on ne met pas la charrue avant les boeufs. Si une mort apparaît n’être ni un suicide ni un accident, alors on cherche des mobiles. C’est la façon standard de procéder, pas l’inverse.



  • Analis 21 février 2011 12:04

    Bon, 5 mois plus tard, toujours pas de réponses à cette question pourtant cruciale. Je pense que la raison en est simple : aucune mesure d’alerte n’avait été prise. Que ce soit à Pearl Harbor, aux Philippines, en Alaska, à Midway etc... Je n’ai rien trouvé dans ce sens. Une situation complètement surréaliste. Aucune marine au monde ne prendrait aucune mesure sachant qu’une attaque était probable.

    On sait d’un autre côté qu’en dépit des contestations, Roosevelt poussait bien le Japon à la guerre. Cela signe pour moi définitivement que l’attaque de Pearl Harbor est bien le résultat d’une politique de laisser-faire délibéré.

    Certaines informations peuvent en effet paraître contradictoires. Les amiraux US de l’époque étaient en effet pour la plupart des cuirassistes, et n’étaient pas capables d’imaginer une attaque aéronavale à une telle distance. Encore que cela doive être relativisé par les enseignements des manoeuvres de 1932, dont ils avaient connaissance. Il reste qu’un syndrôme de Sedan affectait nombre d’entre eux. Mais surtout, il est exact que la destruction de la flotte de Pear Harbor a été désastreuse par son ampleur. Elle a failli faire perdre la guerre aux USA. C’est peut-être l’élément qui rend le plus difficile à admettre qu’une attaque sur cette base ait été recherchée, car cela supposerait un grand degré d’inconscience de la part des états-uniens.

    Mais je ne pense pas qu’il faille y voir obligatoirement une contradiction. Celle-ci n’apparaît que si on pense qu’ils s’attendaient forcément à une attaque sur Hawaï. On a tort de se placer dans une alternative entre conspiration d’une part, et incompétence de l’autre. Cela peut aussi bien être les deux à la fois. Ils s’attendaient à une attaque, mais sur les Philippines, par exemple.

    Je pense qu’on ne peut cependant pas trancher définitivement. Il reste des indices en faveur de la recherche d’une attaque sur Hawaï. Par exemple la révocation de l’amiral James O. Richardson.

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