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Analis

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  • Analis 15 décembre 2010 15:43

     C’est d’autant plus vrai que le jugement portait aussi sur les coups et blessures volontaires, ce dont je n’étais pas sûr quand j’ai écrit le message. Cela fait paraître les peines encore plus légères.



  • Analis 13 décembre 2010 11:25

    Eléments techniques et témoignages sont très éclairants, et ne laissent pas de doute raisonnable. Il est fort regrettable que les juges aient décidé de ne pas en tenir compte, ce qui est très inquiétant. 



  • Analis 13 décembre 2010 11:05

    D’abord la situation est à front renversé. Habituellement, Hortefeux hurle contre le laxisme de la justice. Là, il lui reproche de ne pas être assez laxiste.

    L’attitude des syndicats de police est inacceptable, et effectivement purement corporatiste, mais elle n’est pas sans précédent. Elle consiste d’ailleurs elle-même en une infraction pénale. Aucune mesure répressive, qu’elle soit judiciaire ou disciplainaire n’a cependant jamais été prise à ma connaissance en pareil cas envers les manifestants fautifs. Les manifestations elles-mêmes n’auraient pas dû être autorisées.

    Commenter une décision de justice n’est pas obligatoirement scandaleux. Il peut arriver que les juges déraillent. Ce n’est cependant en aucune façon le cas ici. Ces policiers ont commis une infraction particulièrement grave. En réalité, il serait plus justifié de qualifier la décision de laxiste. Car loin d’être sévères, les sanctions prononcées apparaissent légères, vue la gravité des faits reprochés. Un an ferme au maximum, c’est peu ; je doute que la situation aurait été la même si des particuliers avaient essayé de piéger un policier. Un policier devrait être traité plus sévèrement qu’un citoyen ordinaire, rien de permet de dire que cela a été le cas, au contraire. Leur qualité les a sans doute protégés. De quoi se plaignent-ils, et leurs collègues et ministres avec ?

    De plus, si beaucoup des manifestants semblaient s’en offusquer, c’est la moindre des choses que tout policier pris à mentir, même dans des circonstances moins graves, soit expulsé de la police immédiatement. On ne peut pas admettre que dans une supposée démocratie, un menteur patenté soit autorisé à continuer à exercer une fonction si importante, qui repose notamment sur la fiabilité à accorder à leur parole. Il apparaît au contraire inquiétant que deux des condamnés n’aient pas vu leur peine inscrite au casier judiciaire, ce qui leur permet de continuer à exercer. Leur hiérarchie pourrait certes prendre d’elle-même la décision de les exclure, mais il est peu probable qu’elle le fasse.

    Il ne faut de toute façon guère se faire d’illusions : les mensonges policiers ne sont pas si rares. Dans ce cas-là, ils ont été pris, mais combien d’autres fois sont-ils passés à travers.

    Les affirmations de Hortefeux, du préfet et des responsables syndicaux sont donc déplacées et grotesques, en plus d’être hypocrites. Leur démission s’impose. Cela suppose bien sûr que l’on soit dans un état de droit, ce qui n’est pas le cas en France. Quand à la décision du procureur d’interjeter appel, elle ne peut s’expliquer que par le fait qu’il estime que les peines sont trop importantes en raison du fait que les condamnés sont des policiers. 



  • Analis 9 décembre 2010 14:46

    Ouattara bénéficie-t’il d’un capital de sympathie plus fort que son rival auprès des dirigeants étrangers, en raison notamment se de son caractère libéral ? Probablement. Mais cela ne donne aucune légitimité au geste de Gbagbo.

    Les institutions de la Côte d’Ivoire sont-elles un copié-collé de celles de la France ? Oui, avec son Conseil Constitutionnel (et non sa Cour Constitutionnelle, nuance). Mais cela n’a pas toujours été le cas. La création de ce Conseil, en même temps qu’un Conseil d’Etat et une Cour de Cassation, sont des faits récents, servilement copiés de leurs néfastes modèles français, en démantellement de la cour suprême qui existait jusque là. Evolution destinée à compliquer l’accès à la justice, validée par Gbagbo, que l’on a connu aussi au Sénégal.

    Encore le Conseil Constitutionnel français, par delà ses sérieux défauts, fonctionne-t’il assez bien la plupart du temps. Je n’ai en tout cas aucun problème à le voir remis en place par des institutions internationales ou étrangères quand il s’égare, comme tout autre tribunal français. Donc, s’il truquait les résultats d’une élection, j’applaudirai si une CEI vienne le remettre à sa place.

    Gbagbo, président persécuté, seul contre tous depuis 8 ans ? On retrouve là les fantasmes paranoïaques de complot international, destinés à resserrer l’unité autour du chef. Tout le monde en veut à Gbagbo, tout le monde en veut à la Côte-d’Ivoire. Ce n’est jamais Gbagbo qui a tort, quoi qu’il fasse. Ce sont les « autres » qui toujours présentent sous un jour mauvais ses bonnes actions, car ils sont animés par une haine fanatique et irrationnelle envers Gbagbo et la Côte-d’Ivoire (notons d’ailleurs comment les suiveurs de Gbagbo se considèrent comme les seuls représentants de la Côte-d’Ivoire).

    La vérité est bien différente : Gbagbo a été élue à l’isue d’une élection mouvementée, dont Ouattara avait été écarté. Il a accédé au pouvoir déjà entre autres grâce aux pressions étrangères, alors que Bédié ne voulait pas reconnaître le verdict des urnes. Il a ensuite mené une politique ethnocentriste et inspirée par l’ivoirité. En conséquence de quoi, les nordistes et les occidentaux se sont rebellés, et l’auraient renversé sans l’intervention française. Bien ingrat, l’homme n’en a tiré aucune leçon, a continué dans les mêmes errements, a tout fait pour fausser le jeu électoral en faisant le maximum pour maintenir l’exclusion de nombreux électeurs dans le Nord, a systématiquement torpillé l’action des premiers ministres, et a même, comble de tout, accusé les français d’être responsables de la situation de partition du pays. Il est exact que Chirac lui a été hostile durant plusieurs années, et a exercé un intense lobbying contre lui au niveau international ; mais c’était quand même après l’avoir sauvé grâce à l’opération Licorne.

    Mieux, Gbagbo s’est permis de faire un « mandat » supplémentaire, aussi long que le premier, sans être investi par les urnes. Cela grâce à la communauté internationale, qui a accepté de l’adouber à titre provisoire - ce qui pour Gbagbo voulait dire perpétuel, grave source de désaccord avec les instances internationales. [ironique] On ne peut que comprendre le courroux de Gbagbo. Il a été obligé de retourner devant les urnes par la tyrannique ligue internationale. [mode ironique off] Doublement ingrat, donc Gbagbo, d’accuser d’avoir un parti-pris contre lui les mêmes pays grâce auxquels il est resté au pouvoir plus longtemps que ce la constitution lui autorisait.

    Triplement ingrat, même. Après le départ de Chirac, il n’avait plus les français contre lui. Sarkozy avait signifié que les différents personnels étaient enterrés, qu’il allait aider Gbagbo à faire repartir les choses du bon pied dans son pays. Et maintenant, bien sûr, Sarkozy n’est qu’un diable de plus decidé à couler la Côte-d’Ivoire. En réalité, Gbagbo n’est qu’un profiteur, un produit ordinaire de la Françafrique. On lui a laissé plein de chances, il n’a jamais voulu les saisir, dégoûtant plus d’un négociateur africain. Bédié, l’inventeur de l’ivoirité, et Ouattara ne sont pas des saints. Mais Gbagbo est définitivement une nuisance pour son pays. Après les Touré, Conté, Eyadéma, Mugabé, Arap Moi etc... qui tous ont contribué à amener l’Afrique où elle était.



  • Analis 9 décembre 2010 11:25

    Je trouve dans les commentaires, à un degré moindre dans l’article, le type même du discours politiquement correct à la française. Comme il y a de graves problèmes de discrimination en France, et qu’on refuse de les aborder, on sort un discours stéréotypé indigeste et indigent du genre « ce sont ces sales minoritaires communautaristes/islamistes/anti-français qui refusent de s’intégrer ; la discrimination est une invention de cerveaux dérangés, les véritables racistes ce sont en fait les immigrés, parce que c’est bien connu les français, les vrais français s’entend ne sont pas dut tout racistes et sont au contraire hyper-tolérants et ouverts à l’extérieur ».

    Les coupables ne sont donc les français racistes et xénophobes, fermés aux minorités, qui pratiquent la discrimination à l’embauche, ou logement etc..., parce que bien entendu ce sont ces immigrés racistes qui pratiquent la discrimination en refusant d’être embauchés et logés comme de bons français ; non ce sont ceux qui s’en prennent à la discrimination omniprésente dans ce pays, ceux qui la dénoncent. Si ceux-ci sont en plus étrangers, alors on y voit la preuve d’un complot anti-français ourdi par les méchants anglo-saxons contre les gentils français, parce qu’il est bien connu que les complots, ça n’existe que chez les méchants anglo-saxons, britanniques et états-uniens ; et bien sûr pas en France, le fait que l’Etat français soit le champion de l’opacité et de l’arbitraire juridique étant sans conséquence, parce que par un heureux miracle la France s’est retrouvée dotée de l’Etat le plus gentil au monde (sauf quand c’est le méchant pro-américain Sarkozy qui est au pouvoir, mais c’est uniquement dû au fait qu’il est pro-américain ; si c’était le gentil ultra-corrompu Chirac qui était encore au pouvoir ce serait aps pareil, qu’il soit ultra-corrompu étant sans importance c’est un gentil puisqu’il est anti-américain). Les problèmes de minotité, c’est donc tout la faute des méchants américains et britanniques qui ont eu le culôt de réussir à faire bien mieux que les français en matière d’intégration des minorités. Quel affront mortel au sacro-saint « modèle républicain ».

    Oui, mieux vaut se bander les yeux et défendre ce modèle républicain, aussi sclérosé et inefficace soit-il, plutôt que de remettre en cause son absence complète de résultat, qui apparaît de façon crainte. Ou plutôt, c’est justement parce qu’il a largement fait la preuve de son inefficacité en matière d’intégration qu’il faut le défendre ; parce qu’il permet de maintenir la domination des français blancs et de leur « culture ».

    Le discours cliché anti-communautariste en France permet de dissimuler de fait : le vrai communatarisme est celui des français « de souche » bien blancs. C’est lui qui a permis la mise en place de banlieux délabrées et d’antagonismes ethniques. Il aurait pu être possible de permettre une intégration à la culture dominante si on avait mené une lutte vigoureuse contre la discrimination, mêlant répression de la discrimination et éducation. Cela n’a jamais été possible, à cause d’une part de la peur de faire monter le Front National, et d’autre part parce que le modèle « républicain » traditionnel est justement hostile à la diversité de par son monolithisme nationaliste. Ce qui explique la fermeture du français, plus grande qu’ailleurs, car son identité, récente et largement artificielle, est moins assurée.

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