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Analis

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  • Analis 7 octobre 2010 13:29

    Je me dis que si davantage de wallons avaient été aussi versés en néerlandais que vous, les choses n’en seraient peut-être pas où elles sont...

    Après, je ne pense pas que cela se réduise à un affrontement latins contre germains. La définition de « latin » est déjà simpliste. Le caractère des Wallons n’est pas défini par leur langue. Ce sont des européens du Nord, et sont beaucoup plus proches de leurs voisins que des Italiens et Espagnols. De même que les Roumains sont des européens de l’Est, non des « latins ».

    L’opposition n’est pas entre germains et latins, mais provient de la promotion ethnocentriste par les Wallons de leur culture, qu’ils ont essayé d’imposer à l’ensemble du pays. Le nationalisme flamand, par contre, s’est formé de façon défensive. Il est marqué par un fort complexe d’infériorité, ce qui explique leur sensibilité à fleur de peau, qui tourne parfois au pathologique. 



  • Analis 1er octobre 2010 14:05

    Il ne faut peut-être pas charger Sarkozy inutilement. Je précise que je n’aime pas, mais alors pas du tout le personnage. Mais il a amélioré à plus d’un égard la situation des droits de l’homme dans ce pays. Notamment en permettant la saisine du Conseil Constitutionnel au citoyen, ce qui était alors impossible, à la différence de quasiment tous les autres pays européens - remarquable pour un soit-disant « berceau des droits de l’homme ». Oui, il commet des abus de pouvoir, oui il attente aussi à ces mêmes droits, mais il ne fait pas pire en ces domaines que ses prédecesseurs. Chirac avait été réélu sur une propagande de xénophobie ultra-sécuritaire.

    Mias pour revenir à nos moutons, j’ai lu sur Courrier international n°1037 du 16 au 22 septembre un article du journaliste néerlandais Jeroen Van der Kris, publié par De Standaard et intitulé « L’art et la manière de comprendre le Flamand ». Il met en évidence un point qui me dérangeait déjà il y a plusieurs années : l’arrogance des Wallons, qui refusent d’apprendre le néerlandais. Alors que les Flamands n’avaient eux aucun problème pour parler le français. Et le parlent encore bien.

    Les Wallons continuent en quelque sorte de considérer que le français est la langue de la Belgique par excellence. Ce n’est qu’à contrecoeur, contraints et forcés, qu’ils ont du accepter que le flamand était une langue nationale, au même titre que le français. Quand ils se rendent en Flandre, ils estiment toujours comme allant de soi qu’on doive leur répondre en français. Alors qu’un Flamand n’aurait pas l’outrecuidance de parler en néerlandais quand il va en Wallonie. Alliée au maintien d’une vision politique socialiste, basée sur les dépenses publiques et les subventions, cette attitude des francophones contribue à creuser le fossé entre les deux communautés.

    Je n’irai pas vous demander si vous parlez le néerlandais, et si oui, si vous le parlez aussi bien que les flamands parlent le français... 



  • Analis 29 septembre 2010 13:29

    L’affirmation selon laquelle les palestiniens sont des descendants d’immigrés saisonniers arabes du XIXème siècle et début du XXème est une falsification. Cette idée négationniste est une invention de la propagande sioniste afin de justifier le déracinement de la population autochtone. Ce qui au passage revient à reconnaître que les juifs d’Europe n’avaient pas de légitimité à s’établir en Israël. Au début de la colonisation sioniste, ses promoteurs n’avaient aucun doute que la Palestine était habitée d’autochtones « arabes » (je mets les guillemets, parce qu’il y a un point sur lequel je suis d’accord, la notion d’arabité est assez récente, mais ça ne change rien au caractère autochtone de cette population, en grande partie descendante des judéens/cananéens/hébreux antiques). Lord Balfour disait avec cynisme qu’il n’avait pas le temps de s’occuper des droits de la population locale, qu’il estimait à 700 000 personnes. Ce n’est que plus tard que le mensonge d’une Palestine désertifiée a été promue, afin de justifier l’entreprise. Une terre sans peuple, c’est en fait un classique du colonialisme oppressif, esclavagiste et génocidaire, que ce soit en Amérique du Nord, en Afrique méridionale, en Algérie, en Australie, etc...



  • Analis 29 septembre 2010 13:25

    Contrairement à ce qu’enseigne une propagande sioniste d’inspiration typiquement völkisch, la génétique (la génétique sérieuse s’entend) ne soutient pas une plus grande proximité entre les populations juives d’Europe, d’Afrique du nord et du Proche- et Moyen-Orient. Chacune de ces populations a une identité bien spécifique, et présente de nombreux traits communs avec les populations au sein desquelles elles vivent. En dépit de l’endogamie à laquelle elles ont été soumises, ce qui confirme l’origine variée des communautés juives, car ces ressemblances avec les peuples en question ne peuvent s’expliquer par le métissage.

    L’analyse des études génétiques menées sur les communautés juives dans une optique sioniste informe plus sur les préjugés de ceux qui les ont menées que sur les liens de ces peuples. On ne peut qu’être frappé par la pauvreté méthodologique ; leurs auteurs semblant incapables de prendre en compte les notions d’isolement, de dérive génétique et d’effets fondateurs. De telles conclusions hatives basées sur une mauvaise appréhension de ces phénomènes sont courantes chez les généticiens quand elles sont guidées par des idées préconçues, il sufffit de se rappeler des histoires d’Ève mitochondrial. AInsi, l’annonce de la découverte d’un gêne caractéristique des Cohen, représentant de la caste des prêtres du Temple, avait été annoncée à grands cris par le chercheur Karl Skorecki, et confirmée par d’autres. Mais d’autres études destinées à vérifier ces résultats, menées par le Pr Uzi Ritte, n’ont trouvé aucun gêne particulier pour les Cohen.

    Rappelons-nous les études sur le chromosome Y « juif » par les équipes d’Ariela Oppenheim. Après moults hésitations et corrections, elles montraient en fait simplement qu’on retrouvait chez un certain nombre de juifs des mutations courantes chez les kurdes, arméniens, anatoliens ou turkmènes. Ce qui renforcerait l’hypothèse kazhare ! Quand à la présence éventuelle de ces mutations chez les Sépharades et les juifs d’Europe de l’Ouest, si on suppose que ce n’est pas là encore une simple hallucination liée au désir de croire, là aussi l’endogamie des juifs en rend bien compte ; elles impliquent simplement une diffusion par mélange, pas une origine unique. D’abord par la proximité génétique entre les anatoliens et les caucasiens et russes du sud sur lesquels régnaient les khazars ; ensuite par les croisement entre les juifs d’Anatolie et les autres de l’Empire Ottoman, notamment les Sépharades originaires d’Espagne et ceux d’Afrique du Nord ; ces deux groupes se mêlant ensuite à ceux d’Europe de l’Ouest, ce qui est bien attesté.

    Quant à l’analyse de l’ADN mitochondrial, dont on a fait tant de cas il y a quelques années (les fameuses « Quatre Mères »), si elle veut dire quelque chose, encore une fois la présence de mutations particulières confirme simplement l’endogamie des juifs. Mais ces mutations seraient probablement originaires d’Europe...



  • Analis 29 septembre 2010 13:21

    Que les juifs de la diaspora soient pour l’essentiel des descendants de convertis n’est pas douteux.L’existence de forts mouvements de conversion au judaïsme dans l’Antiquité autour du Bassin Méditérrannéen, et plus tard encore au Moyen-Orient, est bien établie.

    Quant à l’expulsion des juifs de Palestine par Hadrien, elle n’a concerné que Jérusalem, et a été rapidement levée par ses successeurs. Si on parle d’un talmud de Jérusalem à côté d’un de Babylone, c’est parce qu’il est restée une importante et active communauté juive à Jérusalem. La Judée est restée pour les anciens la contrée des juifs par excellence.

    Certes, sur le versant est-européen rien n’indique avec certitude que les souverrains khazars aient été prosélytes. Les témoignages d’époque sur la pratique du judaïsme au sein de leur empire sont ambivalents. Certains d’entre eux vont cependant bien dans le sens d’une diffusion de cette religion dans leur population. Le contraire serait d’ailleurs étonnant. Les Khazars étaient tolérants, accueillaient aussi bien des musulmans, des chrétiens, des juifs que des polythéistes. Mais entouré d’Etats chrétiens, l’empire khazar était un havre pour les juifs. Même sans prédication, il est probable qu’une partie de la population locale avait pris exemple sur leurs souverains, surtout en plusieurs siècles. Il est certain en tout cas que l’apparition de communautés juives importantes en Europe de l’Est, dotées d’une culture bien différente de celles d’Europe de l’Ouest, et démographiquement nettement supérieures à ces dernières, correspond temporellement à la chute de l’empire khazar. 

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