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Anka

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  • Anka 1er novembre 2007 17:35

    @ l’auteur

    Votre article est tout à fait passionnant et les questions que vous soulevez totalement pertinentes.

    Pour ma part, je réserve mon avis et attends de plus amples informations (et la suite des événements) notamment pour me faire une opinion sur la réaction de nos dirigeants, que j’ai dans un premier temps trouvée choquante, en regard de la réaction des dirigeants espagnols. Mais il faut souligner que la situation des ressortissants espagnols et des ressortissants français n’est pas la même, car leur implication est différente. Ceci explique peut-être ce décalage. Les négociations futures ne se feront pas sur les mêmes termes, car les chefs d’inculpations ne sont pas les mêmes. (j’apprécierais d’avoir votre avis sur la question)

    Sur un plan diplomatique, j’ose espérer que les déclarations de nos dirigeants sont motivées par le souci de conserver le dialogue et d’ouvrir à des négociations futures (cela paraît paradoxal, mais s’ils avaient semblé nier les faits, les conséquences n’auraient-elles pas été plus graves ?). Evidemment, cela ne fait que renforcer la position du Tchad (mais dans le cas inverse, cela n’eût-il pas été pire encore ?) de prime abord, et cela nous pousse à nous interroger sur les intérêts français dans ce pays. Je reste donc évidemment dans l’expectative, me sentant un peu dépassée par le manque d’informations fermes concernant les projets réels de l’arche de Zoé (ce manque d’informations solides me porte à penser que leurs actions manquaient cruellement de responsabilité concernant les personnes qu’ils prétendaient aider), et mon propre manque de culture sur les questions diplomatiques.

    Cordialement.



  • Anka 1er novembre 2007 00:54

    @la taverne

    - « Quant au rôle de l’association, on n’y voit pas très clair pour le moment. » oui, effectivement, et les avis se déchaînent sans tenir compte de cela. Je partage votre impression. Toutefois, cette nébulosité n’est pas bon signe, il faut bien le reconnaître. J’ai beau essayer de réserver mon opinion en attendant de plus amples informations, ce manque de transparence, en lui-même, est consternant quand on considère la délicatesse de l’apport d’une aide dans ce type de situation politique.

    - « Mais laisser le dictateur du Tchad proférer de graves accusations (trafic d’organes, pédophilie : et pourquoi pas cannibalisme ?) dans un but qui n’a rien d’humanitaire et qui n’est pas guidé par la recherche de la vérité, est inquiétant de la part des autorités françaises. »

    Ces paroles m’ont choquée également, tout autant que l’insistance de nos autorités qui ont semblé condamner sans appel l’ONG (alors que nous ne pouvons nous faire un avis, pour notre part, que sur des faits lacunaires). Je ne les crois ni inconscientes ni complètement dépassées par les événements (car visiblement on s’attendait à ce que cette ONG franchisse les limites du droit), malgré ce que l’on peut lire ici et là concernant leurs interventions. On peut donc se demander si sur le plan de la diplomatie ce choix n’est pas le meilleur (en termes de stratégie) pour ouvrir à des négociations futures. Rejeter directement toute accusation, si fantaisiste soit-elle, impliquait peut-être le risque de voir se fermer les portes du dialogue, de la négociation.

    De plus, comme le souligne à juste titre cet article, cette affaire risque d’avoir des conséquences sur toutes les organisations humanitaires (sur leurs possibilités d’actions futures), notamment sur le territoire tchadien, mais peut-être bien au-delà. Nos dirigeants doivent gérer toutes ces implications à la fois, et cela explique sans doute leur choix en terme de communication.

    @ l’auteur : article très intéressant, merci. :)



  • Anka 26 octobre 2007 18:37

    Article très intéressant.

    Ce concept de résilience me paraît pourtant toujours aussi étrange. Il tendrait à minorer l’importance du déterminisme, et pourtant il ne semble que s’inscrire dans son sillage, en renforcer le poids paradoxalement. A l’image de cette tendance pathétique qu’a notre temps à vouloir tout analyser, contrôler, penser en termes de psychologie, avant -au lieu- d’agir. Ne nous encourage-t-on pas à « caresser nos plaies » ?

    Je trouve cocasse que Cyrulnik critique les « perroquets » qui simplifient et banalisent. Il a eu la volonté de vulgariser, ce qui peut être louable, et a regretté que l’on ne s’empare pas de ce concept. Cela fut fait. Quelles autres conséquences pouvait-il en attendre ?

    Concernant les études faites sur des individus dont l’entourage aurait favorisé la douleur ou la reproduction de violences par exemple, je me demande comment elles ont été menées et en quelle mesure ce que l’on en attendait n’a pas joué un rôle important. (Un peu comme une enquête de sociologie peut-être faussée, rien que par la présence du sociologue, si l’on ne s’en protège pas) Si vous aviez les références de ces études, je serais preneuse.

    J’exclue de mon propos les douleurs engendrées par les guerres, tortures et massacres. Gazi Borat citait les cas de Bettelheim et Lévi, qui n’ont en effet pas fini de nous interroger (et de nous émouvoir). Je songe à la bande dessinée « Maus », d’Art Spiegelman, dans laquelle la relation entre le narrateur-auteur et son père illustre ces questions. Les concernant, je ne me prononcerais pas, elles restent pour moi à l’état de questions. Il me semble toutefois que le concept de résilience est inopérant pour ce qui est de les penser, de les questionner.

    Qu’apporte-t-il de plus à la reflexion, à l’action, ce concept ? Très sincèrement et sans animosité, je vous avoue que je ne vois pas... Et pourtant, je le redis, votre article m’intéresse, ne serait-ce que parce qu’il y a là quelque chose qui m’échappe.



  • Anka 24 octobre 2007 17:16

    @ Marsupilami

    Merci pour cet article intéressant (je n’avais jamais entendu parler de Melle Dardant). Je trouve tout à fait utile de souligner que Moquet était un militant communiste et que c’est avant tout pour cette raison qu’il est mort, pour avoir usé comme bon lui semblait de sa liberté.

    Par contre, je ne vous suivrais pas dans vos hypothèses, car bien que vous ayez pris le soin d’envisager les diverses possibilités, il est un peu étrange de « lire » ce qui n’a pas eu lieu. C’est un point de détail, et un point de vue personnel, cela dit. Mais cela permet par exemple d’éviter de répondre à cette question récurrente sur un hypothétique absurde (je souligne son absurdité car évidemment on vous l’a posée ci-dessus) : « Auriez-vous été collabo ou résistant ? »

    @ Nephilim : Pourquoi est-on sommé de justifier une appartenance présumée à un camp historique à la moindre conversation sur la Guerre 39-45 ?
    - L’Histoire n’étant pas une suite d’événements et de textes, dès qu’il s’agit de les mettre en perspective, évidemment, les lectures changent. L’Histoire n’est ni objective ni statufiée il me semble. S’il fallait être reconnu « historien » pour oser avoir une lecture de l’Histoire, nous serions des moutons de Panurge...

    @universitaire 1995 : Si Moquet a tout d’abord été « récupéré » par De Gaulle au sortir de la guerre, nous voyons combien cela n’exclue pas les « récupérations » successives.



  • Anka 18 octobre 2007 23:17

    @ l’auteur

    J’en oublie l’essentiel : votre article m’a fait sourire, rire même (« sauce gribiche, c’est envisageable, m’sieur Ducasse ? »). Et l’humour sur des problèmes aussi délicats me semble tout à fait admis, voire recommandable.

    @ vilain petit canard

    Merci m’sieur...

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