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Armelle Barguillet Hauteloire

Armelle Barguillet Hauteloire

Formation : journalisme, psychologie, graphologie. A exercé la graphologie pendant plusieurs années.
Mariée, mère de deux enfants.

A publié plusieurs ouvrages de poésie :

Terre promise
Incandescence
Le chant de Malabata -
 couronné par l'Académie française
Cantate pour un monde défunt - Prix Renaissance de poésie
Je t'écris d'Atlantique - Prix des Cahiers Froissart
Profil de la nuit - un itinéraire en poésie



 Des ouvrages pour la jeunesse :

Le poisson qui volait vers le soleil ( conte )
Le petit chasseur de vent  ( conte )
Le passeur d'horizon  ( roman )
La ronde des fabliaux

Des essais :

Proust ou la recherche de la rédemption
Proust et le miroir des eaux


Deux romans

Les signes pourpres
Le jardin d'incertitude


Anime les blogs :  " La plume et l'image"  et  "Interligne"
Membre du conseil d'administration du "Cercle littéraire proustien de Cabourg-Balbec"

Tableau de bord

  • Premier article le 02/01/2008
  • Modérateur depuis le 11/01/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 23 mai 2008 11:19

     

    à Sisyphe

    A la fin de sa vie, Verlaine a été tenté par le bénitier, pour se refaire une réputation, sans doute...

    Ainsi dans Sagesse : " Je ne veux plus aimer que ma mère Marie / Tous les autres amours sont de commandement , etc.

    Egalement dans Sagesse  : " Mon Dieu m’a dit : Mon fils, il faut m’aimer. / Tu vois mon flanc percé, mon coeur qui rayonne et qui saigne,/ Et mes pieds offensés que Madeleine baigne / De larmes " etc.

    Comme quoi ?
    Sans vouloir vous offenser.



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 mai 2008 20:40

    Pour en rajouter une couche, voici ce que ce même Proust écrivait à l’un de ses amis après la promulgation de la loi de 1901 du petit père Combes :

    "Mais je vous dirai qu’à Illiers, petite commune où mon père présidait avant hier la distribution des prix, depuis les lois Ferry on n’invite plus le curé à la distribution des prix. On habitue les élèves à considérer ceux qui les fréquentent comme des gens à ne pas voir et de ce côté-là tout autant que de l’autre, on travaille à faire deux France et moi qui me rappelle ce petit village tout penché vers la terre avare, et mère de l’avarice, où le seul élan vers le ciel, souvent pommelé de nuages mais souvent aussi d’un bleu divin et chaque soir transfiguré au couchant de la Beauce où le seul élan vers le ciel est encore celui du joli clocher de l’église, moi qui me rappelle le curé qui m’a appris le latin et les noms des fleurs de son jardin, moi surtout qui connais la mentalité du beau-frère de mon père, adjoint anti-clérical de là-bas qui ne salue plus le curé depuis les " décrets" et lit L’intransigeant, il me semble que ce n’est pas bien que le vieux curé ne soit plus invité à la distribution des prix comme représentant dans le village quelque chose de plus difficile à définir que l’Office social symbolisé par le pharmacien, l’ingénieur des tabacs retiré et l’opticien, mais qui est tout de même assez respectable, ne fusse que pour l’intelligence du joli clocher, spiritualisé qui pointe vers le couchant et se fond dans ses nuées roses avec tant d’amour et qui tout de même à la première vue d’un étranger débarquant dans le village a meilleur air, plus de noblesse, plus de désintéressement, plus d’intelligence et ce que nous voulons, plus d’amour que les autres constructions si votées soient-elles par les lois les plus récentes".

     



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 mai 2008 13:55

     

    Réponse à Philippe.

    Bien entendu, Philippe. Je n’ai pas dit autre chose. Mais le respect de l’homme commence par le respect de ses idées.



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 mai 2008 11:37

    Réponse à Le Furtif

    Facile d’être injurieux de façon anonyme. Cela ne vous grandit pas. L’intolérance est monnaie courante sur AgoraVox. Si le chemin des aubépines de Proust ne vous plaisait pas, vous n’aviez qu’à en emprunter un autre. Mais il est évident que beaucoup de gens ne viennent ici que pour agresser et répondre le plus souvent à côté de la question, c’est leur pain quotidien.. Eh bien bon appétit à ceux qui se nourrissent de ce pain-là.

    Je précise que mon texte sur les aubépines, où je laissais parler Proust, ne se prêtait en aucune façon à une polémique d’ordre métaphysique. Ce n’était pas le propos.



  • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 22 mai 2008 10:07

    Mircéa Eliade a posé le sacré comme un archétype de la conscience humaine. Un archétype au sens psychologique, c’est une image originaire primordiale ( ou archaïque ) que l’on rencontre dans toutes les cultures, par exemple, le dragon, le chevalier, le feu. Jung pensait qu’il existe un fonds commun d’archétypes, " qui appartiennent au trésor commun de l’humanité" et qui constituent l’inconscient collectif.
    Par ailleurs, Maurice Pradines a analysé finement la nature humaine. Il a établi que l’une des fonctions de cette nature, c’est la fonction religieuse. Dans son traité de psychologie générale, étudiant " le génie humain", il y décèle les fonctions suivantes : technique, religion,art, langage, société. La religion, c’est le rapport de l’homme a une Force capable de "mouvoir organiquement le monde depuis la pierre jusqu’à l’homme", sorte de sympathie, " principe universel de l’animation, c’est-à-dire de l’âme élémentaire" (t.II, p.122 , l’étude sera développée dans son ouvrage L’Esprit de la religion ).

    Depuis les temps les plus reculés, l’homme s’est posé la question : d’où venons-nous ou allons-nous ? et de cette prise de conscience sont nées la philosophie et la théologie. Si la tentation de l’homme d’aujourd’hui est de ne s’étudier qu’à travers les sciences humaines, deux choses l’en détournent et prennent valeur de signe : l’estime et le respect de soi. Jean Rostand écrivait : " De quelque façon qu’il s’envisage, qu’il le veuille ou non, qu’il le croie ou non, l’homme ne peut se refuser à être pour lui-même une chose sainte. Il ne peut qu’il ne se voie comme l’objet le plus haut et le plus précieux de la planète, l’aboutissement d’une lente et laborieuse évolution dont il est loin d’avoir pénétré tous les ressorts, l’être unique, irrefaisable et irremplaçable, qui, dans l’immense univers, peut-être, n’a pas sa réplique : miracle".

    Miracle que cette espèce qui a produit Léonard de Vinci et Mozart, Spinoza et Goethe, Marie Curie et Bach, Martin Luther King et Mère Thérésa. Toute énumération est vaine. Accepterons-nous de dissoudre tout cela dans un ensemble de conditions physico-chimiques ou accepterons-nous de garder posée la possibilité inhérente à la nature de l’homme d’une possible transcendance ? Tout est là...

     

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